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Accueil du site > Actualités > Politique > Alain Peyrefitte, De Gaulle et les communistes

Alain Peyrefitte, De Gaulle et les communistes

« Le Général et Georges Pompidou m’ont inculqué la religion du secret, comme ils l’ont inculquée à tous leurs collaborateurs. Ceux qui ont été les plus proches de De Gaulle depuis son retour "aux affaires" ont ressenti les mêmes hésitations que moi. (…) Dix ans : je me suis imposé de tripler ce délai. (…) L’interdit m’a longtemps retenu. Souvent, j’ai commencé à transcrire mes carnets. Bien vite, trois fantômes surgissaient : un aide de camp, un ancien ministre, une femme de chambre. Trois épisodes qui me faisaient l’effet d’un avertissement d’outre-tombe. Ma main tremblait ; et je cassais ma plume. Je ne l’ai pas reprise sans que fût éteinte la prescription trentenaire. » (Alain Peyrefitte, 1994).

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L’homme d’État Alain Peyrefitte est mort à Paris il y a vingt ans, le 27 novembre 1999, à l’âge de 74 ans (il est né le 26 août 1925 près de Rodez). Alain Peyrefitte fut le symbole de la méritocratie républicaine : fils de deux instituteurs, normalien, énarque (3e au classement de sortie), diplomate (il a commencé en Allemagne aux côtés de Jean-François Deniau et André François-Poncet), il fut également un écrivain très lu et reconnu pour ses deux essais, "Le Mal français" (1976) et "Quand la Chine s’éveillera" (1973) qui ont fait date dans la réflexion politique. Son talent littéraire fut d’ailleurs honoré par son élection à l’Académie française le 10 février 1977 au fauteuil de Paul Morand. Éditorialiste, il présida également le comité éditorial du quotidien "Le Figaro" dans les années 1980, en pleine victoire du socialo-communisme.

Mais l’action publique d’Alain Peyrefitte fut surtout caractérisée par son engagement politique à partir du gaullisme triomphant, en 1958, avec un itinéraire politique qui l’a hissé parmi les personnalités qui ont compté dans la vie politique, devenant même premier-ministrable deux fois, en 1979 puis en 1986 pour une cohabitation dont il avait tracé les contours non conflictuels l’année précédente dans "Encore un effort, monsieur le Président". Il a probablement eu le regret de ne jamais avoir été nommé, comme il l’aurait rêvé, Ministre des Affaires étrangères.

Implanté localement en Seine-et-Marne, dans la ville de Provins dont il fut le maire pendant trente-deux ans, de 1965 à 1997 (Christian Jacob y fut son véritable héritier politique), député réélu de 1958 à 1981 et de 1982 à 1995 (il n’échoua qu’une seule fois, en juin 1981, et encore, l’élection fut annulée et l’élection partielle de février 1982 lui "redonna" son siège), sénateur de 1995 à 1999, il a eu un poids politique important dans le paysage politique français, faisant partie des barons du gaullisme que bousculait fréquemment Jacques Chirac à la fin des années 1970.

Sa longue carrière ministérielle a commencé à l’âge de 36 ans. Alain Peyrefitte fut effectivement ministre à de très nombreuses fois, sous trois Présidents de la République (De Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing) et sous trois Premiers Ministres (Georges Pompidou, Pierre Messmer et Raymond Barre), du 14 avril 1962 au 28 mai 1968, du 5 avril 1973 au 28 mai 1974 et du 30 mars 1977 au 22 mai 1981. Bien que gaulliste, il a soutenu dès le premier tour de l’élection présidentielle de 1981 la candidature de Valéry Giscard d’Estaing, au nom du légitimisme régalien.

Parmi les responsabilités ministérielles marquantes, la Justice sous Giscard d’Estaing (avec l’adoption et la promulgation de la loi Sécurité et Liberté le 2 février 1981), l’Éducation nationale (en pleine tempête de mai 68), la Recherche (il a lancé le programme de dissuasion nucléaire français), la Culture et l’Environnement, mais il a été étiqueté au fer rouge avec l’Information, comme Ministre de l’Information de De Gaulle. En le nommant à ce poste, Georges Pompidou lui conseilla de ne pas chercher à imiter André Malraux, mais plutôt Claude Mauriac.

À la fin de sa vie, Alain Peyrefitte a entrepris de publier ses notes personnelles sur ses très nombreux entretiens en tête-à-tête avec le Général De Gaulle. En effet, il a pu rencontrer environ trois cents fois De Gaulle dans l’intimité de la discussion (De Gaulle lui avait donné son accord pour prendre des notes). Cela a donné les trois tomes de "C’était De Gaulle" (sortis chez De Fallois et Fayard en 1994, 1997 et 2000, réédités en un seul volume chez Gallimard en 2002) où il inséra également ses notes des conseils des ministres.

Dans son prologue, Alain Peyrefitte a insisté pour remettre les citations de De Gaulle dans le contexte des événements de l’époque, de l’actualité du moment, mais sans les modifier : « Je me suis refusé à censurer : il faut reproduire les paroles de De Gaulle avec leur brutalité, leur familiarité typiquement militaire de leur forme, dès lors que l’on entend le faire revivre tel qu’il était. Si j’ai dû sacrifier à une part importante de mes notes, qui auraient demandé au moins six ou sept volumes pour être publiées intégralement, je l’ai fait en éliminant nombre de répétitions pures et simples. ». En revanche, il n’a pas retranscrit les mots cruels de De Gaulle sur des personnes bien identifiées : « Il en était pourtant prodigue. (…) Je prends le risque de nuire à la vivacité de mes récits, plutôt que de susciter des chagrins inutiles. ».

Alain Peyrefitte, De Gaulle

Je propose ici une conversation qu’Alain Peyrefitte a eue avec De Gaulle sur les communistes. La question était : fallait-il s’allier avec les communistes à partir de 1941 ? L’entretien a eu lieu vingt et un ans plus tard.

De Gaulle, qui s’ennuyait dans ses trajets en train (il ne pouvait pas lire car sa vue se fatiguait trop vite avec les secousses), aimait discuter en tête à tête avec les ministres qui l’accompagnaient dans un déplacement en Province. mais sans chercher à alimenter la conversation, si bien que la perspective de ce type d’entretien provoquait une certaine angoisse des ministres,celle de se retrouver avec un long silence devant le Général.

Ainsi, dans le train qui a quitté Limoges, le 20 mai 1962, pour rentrer à Paris, De Gaulle parla à Alain Peyrefitte des inconvénients et des avantages de rassembler les communistes dans la Résistance.

Inconvénients : « Vous savez, j’ai longtemps pesé le pour et le contre. Je voyais bien que ça comportait plus d’un inconvénient. Je risquais de revigorer [les communistes], alors qu’ils s’étaient déshonorés en 39-40. Il y avait ceux qui s’étaient solidarisés avec Moscou après le pacte germano-soviétique ; ils avaient été rejetés par la nation et même déchus de leurs mandats parlementaires par la Chambre du Front populaire. Il y avait ceux qui s’étaient désolidarisés de Moscou, mais qui avaient ensuite flirté avec Pétain. (…) Et puis, je risquais de faire peur aux modérés, qu’il fallait bien rallier au gouvernement provisoire, même s’ils avaient soutenu Pétain. Il fallait que la Libération soit un élan d’union nationale. La droite nationale risquait d’être effarouchée par cette alliance d’opportunité. ».

Avantages : « Mais en face, les avantages étaient tellement plus importants ! Nous allions pouvoir unifier la Résistance. Nous allions éviter que des maquis rivaux se combattent. Nous allions coordonner les actions au moment de la Libération. Nous allions instaurer notre autorité à mesure que les troupes alliées avanceraient. Nous pourrions faire rentrer les communistes dans le rang, s’ils avaient des velléités de rébellion. Nous allions posséder une carte maîtresse en face des Américains. Nous allions pouvoir tenir l’équilibre entre les alliés de l’Ouest et ceux de l’Est. (…) Si je n’avais pas tendu la main aux communistes, y compris Thorez, bien qu’il ait mérité le poteau, nous n’aurions pas évité la formation de milices, nous n’aurions pas réussi l’amalgame des combattants de l’intérieur et de l’extérieur. Et si Thorez n’avait pas appelé les travailleurs à retrousser les manches, nous n’aurions pas relevé nos ruines comme nous l’avons fait. Croyez-moi, il ne faut rien regretter ! ».

Ce petit commentaire de De Gaulle explique ainsi pourquoi il a intégré les communistes au Conseil national de la Résistance (CNR) et pourquoi son programme était donc très audacieux socialement. Programme qu’avait approuvé même des personnalités comme Joseph Laniel, du centre droit libéral, qui expliqua que son approbation visait à ne pas rompre l’unité nationale malgré son désaccord politique.

Et De Gaulle de continuer à expliquer à son ministre de l’information : « Voyez-vous, un bon communiste reconnaît deux patries : la France et l’Union Soviétique ; et même, quand les intérêts des deux sont contraires, il est souvent tenté de préférer la seconde à la première, comme l’a fait Thorez en désertant. Mais depuis l’invasion de la Russie par Hitler, il n’y avait plus pour eux qu’un combat. Et ils se battaient sérieusement. Ils auraient même été probablement les seuls, si nous n’avions pas pris les devants un an plus tôt, et si nous n’avions pas formé les réseaux gaullistes. Alors ! Ils méritaient bien qu’on leur accorde une présomption de patriotisme. ».

De Gaulle avait une confiance totale en Jean Moulin et il considérait qu’il avait contenu efficacement la poussée communiste sous l’Occupation dans la perspective de la Libération : « Il l’a contenu ! Justement parce qu’il avait la réputation d’être un préfet de gauche, et même proche des communistes, justement parce qu’il avait été directeur du cabinet de Pierre Cot, il ne pouvait pas être récusé par eux. Sa mission était de les réintégrer dans la communauté nationale. Il était le meilleur pour ça. Il a été droit comme un i. Ce n’est pas un préfet de droite comme Bollaert qui aurait pu réussir dans cette tâche. C’est Moulin, plus que tout autre, qui a permis de faire entrer les communistes dans l’organisation de la France combattante et donc, de les contrôler. Sans le CNR, il n’y aurait pas eu une Résistance, il y aurait eu des résistances. À la Libération, il n’y aurait pas eu un peuple rassemblé, mais un pays éclaté. On n’aurait pas empêché les communistes de tenir des morceaux de territoire. Voyez ce qui s’est passé en Yougoslavie ou en Grèce. Ca se serait passé aussi chez nous. Dans le Limousin, justement : et pas seulement là. ».

Avec cette réflexion, on peut se rendre compte à quel point De Gaulle était clairvoyant et anticipait les problèmes futurs pour mieux les éviter ou les contourner. C’est aussi intéressant d’avoir la confirmation, dès 1962, que Jean Moulin n’était évidemment pas un agent soviétique, rumeur balancée par Henri Frenay en 1978, ce qui obligea celui qui fut le secrétaire de Jean Moulin de sortir de son silence et de devenir un grand historien de la Résistance, à savoir Daniel Cordier.

Pour conclure sur ce sujet d’une alliance avec les communistes dans la Résistance, De Gaulle a eu ces phrases qui pourraient s’appliquer à tous les problèmes majeurs comme guide de réflexion : « Voyez-vous, il faut toujours se demander : quel est l’intérêt supérieur de la France ? Les choses alors se simplifient. ». Pour terminer ainsi : « Pendant la guerre, le doute n’était pas permis. La Résistance était nécessairement très minoritaire, compte tenu des circonstances ; elle ne pouvait s’offrir en outre le luxe d’être divisée. ».

Ce petit échantillon est très significatif des confidences de De Gaulle rapportées par Alain Peyrefitte. Elles donnent des éléments de compréhension essentiels pour appréhender l’action historique de De Gaulle tout au long de sa vie publique. Alain Peyrefitte, au moindre entretien, et il en avait beaucoup comme ministre de l’information car il devait l’accompagner à tous les voyages en province, il a su faire fructifier son privilège d’avoir l’occasion de discuter avec De Gaulle en posant les bonnes questions, en lui demandant de confirmer, de démentir certaines interprétations, voire en le titillant si nécessaire pour le faire sortir de ses retranchements verbaux.

C’est en cela que ces notes d’Alain Peyrefitte ont un grand intérêt historique. Pas de les avoir simplement retranscrites, mais avant tout, d’avoir suscité cette substance riche et dense auprès du grand maître (je rappelle qu’Alain Peyrefitte, en 1962, n’avait que 36 ans). En quelques sortes, pendant au moins quatre ans, Alain Peyrefitte a été le psychanalyste politique de De Gaulle. Quant aux communistes, ils n’avaient pas à rougir de la considération que De Gaulle avait d’eux…


Aussi sur le blog.


Sylvain Rakotoarison (23 novembre 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Alain Peyrefitte.
Le diplomate académicien du gaullisme triomphant.
Général De Gaulle.
Jacques Chirac.
Maurice Druon.
Robert Boulin.
Alain Devaquet.
Hubert Germain.
L’amiral François Flohic.
Maurice Schumann.
Maréchal Leclerc.
L’appel du 18 juin 1940.
Le gaullisme politique.
Pierre Messmer.
Georges Pompidou.
Jacques Chaban-Delmas.
Yves Guéna.
Edmond Michelet.
Jean Foyer.
Michel Debré.
Jean-Marcel Jeanneney.
Olivier Guichard.
Robert Galley.
Jean Charbonnel.
André Malraux.
Pierre Bas.

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45 réactions à cet article    


  • Laulau Laulau 27 novembre 16:47

    « C’est en cela que ces notes d’Alain Peyrefitte ont un grand intérêt historique »

    Les notes de ce Monsieur ne sont pas des documents historiques mais une réécriture de l’histoire qui conviennent à ses propres opinions.


    • Laulau Laulau 27 novembre 17:00

      @Laulau
      pardon il faut lire : "de l’histoire qui convienne.

      "

      C’est marrant, pour Peyrefitte, quitter la France pour Moscou mérite le poteau, tandis que pour Londres, c’est de l’héroïsme.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 27 novembre 17:06

      @Laulau

      et pour Washington, c’est une simple promotion.


    • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 27 novembre 22:01

      @Laulau

      Sauf que Thorez est parti à Moscou avant même la défaîte et qu’il a fallu aux cocos une bonne année avant de changer de camp ...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 novembre 22:07

      @Sharpshooter - Snoopy86

      Et Sartre et Simone sont allés visiter Rome dans les trente sur invitation du Duché. Lol


    • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 28 novembre 01:45

      @Sharpshooter ( incapable de dire contre qui)

      De Gaule comme Thorez n’ont pas trahi leur camp respectif.

      De Gaule celui de la Bourgeoisie et Thorez celui du prolétariat, pour chacun il s’agit de la lutte des classes. Seulement, comme tout le monde le sait, la Bourgeoisie ne met jamais ses oeufs dans le même panier... on ne sait jamais. Si le fils de de Gaule s’appelle Philippe,...c’est pour témoigner son appréciation envers Pétain dont les acquaintances fascistes étaient déjà connues par de Gaule au moment du baptême de son fils. De Gaule a gracié Pétain, et fait venir des serviteurs fascistes dans ses gouvernements.

      Dans un sens c’est de Gaule qui a trahi son camp, et c’est bien, mais au moment où la défaite était déjà assurée tant elle était prévue d’avance. De Gaule en bon serviteur de la haine du peuple et du « communisme » avait déjà participé en tant que Colonel à la lutte contre la jeune URSS en 1921, avec des crimes sur les territoires de l’URSS en 1921 dans une guerre déclenchée par la Pologne. Il s’est bien gardé de trahir son camp à ce moment. L’URSS à la faveur du pacte de non agression a récupéré ses territoires qu’elle avait céder après les accords de Brest Litovsk.

      Thorez a toujours été jusqu’à sa mort dans le camp du prolétariat, il en n’a jamais fait mystère. Mais pour les marxistes la dichotomie fondamentale n’est pas entre des pays, mais entre les 2 principales classes sociales au niveau mondiale. La Bourgeoisie et le Prolétariat mondial. Dans un parti interdit, pourchassé, non par les nazis mais par le gouvernement français franchement déjà fasciste, comme les pseudo socialistes, les cadres communistes dans la clandestinité ont certainement cru agir dans les intérêts du prolétariat en se rangeant du côté de l’URSS, qui a toujours été la cible réelle de cette 2GM et ses préparatifs depuis la prise du pouvoir par les bolcheviks en 1917.

      Quant à Sharpshooter, il est de toute évidence dans le camp des faux cul, dans une lutte de classe qu’il fait semblant d’ignorer mais en étant toujours dans le camp des criminels de classe.

      Ce faux cul sait pertinemment que le PCF était interdit depuis le 26 septembre 1939 des lors IL NE PEUT AVOIR TRAHI le 3 octobre 1939, puisque en tant que premier secrétaire du PCF il SE DEVAIT de se mettre à l’abri devant les CRIMINELS que soutient ce soit disant Sharp Shooter, faux cul de première, qui shoot toujours contre les communistes. Thorez a simplement coupé l’herbe sous le pied des crapules fascistes qui gouvernaient la France sous le mot d’ordre Hitler plutôt que le front populaire.

      D’ailleurs, à ce jour , il n’y a toujours pas un raisonnement impartial et légitime pour justifier cette interdiction du PCF, alors qu’il fut quasi le seul en tant que parti qui a gardé son honneur devant le DÉCLENCHEMENT de la 2GM contre l’URSS par une bande de criminels lors des accords de Munich.

      L’utilisation du mot trahison à l’égard de Thorez, et certainement un indicateur d’imbécillité anticommuniste de ceux qui usent cette calomnie. Mais on ne peut exiger d’un anticommuniste d’être intelligent, je le reconnais. 


    • Eric F Eric F 1er décembre 23:55

      @MAUGISMICHEL
      « Si le fils de de Gaule s’appelle Philippe,...c’est pour témoigner son appréciation envers Pétain » 

      ...c’est une légende
      Le grand-père du général de Gaulle s’appelait Julien Philippe de Gaulle, et le beau-père du général s’appelait Jacques Philippe Vendroux, la tradition était souvent dans les familles de reprendre les prénoms des aïeux (du reste je l’ai appliqué pour mes enfants), ce qui explique le prénom de Philippe de Gaulle.
      Idem pour les parrains, la tradition est souvent que ce soit un oncle, le parrain de Philippe était son oncle X̤a̤v̤i̤e̤r̤ (frère de Charles). Le prénom complet de l’amiral est : Philippe (arrière grand père P, grand père M) Henri (grand père P) X̤a̤v̤i̤e̤r̤ (oncle/parrain) Antoine

      on peut suivre les liens généalogiques
      https://gw.geneanet.org/garric?n=de+gaulle&oc=0&p=charles


    • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 27 novembre 22:20

      Le déserteur Thorez condamné à 6 ans de prison et à la déchéance de la nationalité française par un tribunal parfaitement légitime et républicain n’a jamais vu sa peine annulée ni n’a jamais été réhabilité.

      Il a seulement bénéficié d’une mesure individuelle de grâce de Charles de Gaulle


      • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 28 novembre 01:48

        @Sharpshooter - Snoopy86

        Légal mais certainement pas légitime, à moins bien sûr que vous vous déclarez fasciste, Mais pour cela il faudrait être honnête.

        C’est curieux qu’il n’y a jamais de fascistes qui se déclarent comme tels sur Agoravox !! pourtant je suis sûr qu’ils existent


      • Laulau Laulau 28 novembre 08:26

        @MAUGISMICHEL
        Et il sont nombreux, mais la plupart ne s’en rendent même pas compte.


      • Et hop ! Et hop ! 28 novembre 14:40

        @MAUGISMICHEL

        Fasciste avec quel sens ?
          Au sens de régime dictatorial et d’ennemis du communisme que lui ont donné les militants communistes et trotskystes depuis les années 1920. En ce sens eux-mêmes étaient fascistes.
          Ou au sens du régime socialiste et national de Mussolini ?


      • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 28 novembre 16:41

        @Et hop !

        Au sens unique du fascisme, tel qu’il se manifeste de nos jours en Bolivie avec la nouvelle autoproclamée présidente, en Colombie avec Duqué, au Venezuela avec l’auto proclamé Guaido, en Ukraine avec les hordes fasciste installées au pouvoir grâce aux USA et l’Otanazie.

        Le Fascisme est le capitalisme qui quitte la « démocratie » pour éviter la victoire démocratique des forces populaires oeuvrant pour un autre monde.

        Autres exemples : Hitler, Franco, Salazar, Les colonels grecs, les dictatures d’ AL dans les années 70 80 avec Benzer, Duvalier, Somoza, Pinochet Galtieri Videla etc...

        En 2009 il y a déjá eu 8 journalistes assassinés par DUQUE ( Colombie). Aucun au Venezuela, aucun en Bolivie en 14 ans avec Morales, Aucun à Cuba en 60 ans de révolution. Des responsables sociaux et syndicaux se font assassinés actuellement en Bolivie, en Colombie, mais chut...

        Mais chut.. comment appelez vous les journaux comme Libération et Le Monde et d’autres qui ne vous tiennent pas au courant de cette réalité ?

        En France et en Otanazie le fascisme s’installe sûrement mais surement.

        La période de ce que vous appelez Stalinienne, à mis une fin au fascisme colonial en sauvant des centaines de millions de vie. C’est en fait ce qui reproché au « stalinisme ». Il a installé un pouvoir qui jusqu’à nos jours EMMERDE les fasciste de tous bords depuis 1917


      • Et hop ! Et hop ! 30 novembre 22:59

        @MAUGISMICHEL

        Mussolini (et son conseiller Ezra Pound) et Hitler (et son ministre des finances Hjalmar Schacht) étaient radicalement opposés au capitalisme libéral, et à la finance internationale, ils se sont désendettés, comme Khadafi, comme Poutine. Raison pour laquelle ils étaient haïs par les anglo-saxons.

        Donc ça n’a rien à voir avec les dictateurs mis en place par les USA pour imposer le libéralisme économique et l’endettement financier, c’est le contraire.


      • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 27 novembre 22:24

        Et il suffit , pour se convaincre que l’analyse de Peyrefitte est exacte de lire le discours de Rennes de Charles de Gaulle en 1947

        http://www.charles-de-gaulle.org/wp-content/uploads/2017/03/Discours-de-Rennes.pdf


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 novembre 22:32

          @Sharpshooter - Snoopy86

          Si tu peux l’ouvrir ...moi impossible.


        • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 27 novembre 22:47

          @Aita Pea Pea

          Moi il fonctionne parfaitement ....
          Tu as du être piraté par un troll de l’UPR smiley

          Va sur le site de la fondation via google ou tape « discours de Rennes 1947 »


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 novembre 22:54

          @Sharpshooter - Snoopy86

          Lol . J’irai ce week-end.


        • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 28 novembre 01:56

          @Sharpshooter - Snoopy86

          Il ne faut jamais grand chose pour convaincre un faux cul anticommuniste !

          Tenez, écoutez henri Guillemin jusqu’au bout.

          Ne vous en faites pas, je sais que vous ne changerez jamais d’avis. Ce qui vous guide est votre parti pris anticommuniste, c’est à dire l’égoïsme.
          Si je le poste c’est pour tous ces jeunes qui nous suivent sur Agoravox et n’ont pas encore vendu leurs âmes.


        • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 28 novembre 10:00

          @MAUGISMICHEL

          C’est vrai que des jeunes chez les stals, ça fait 50 ans qu’il n’y en a plus smiley

          Rassure-toi pépère ils t’ont gardé une place à l’Ehpad Maurice Thorez


        • Jonas 28 novembre 10:15

          @MAUGISMICHEL
          1) Lorsque l’on veut savoir ce que représente l’islam , on se reporte à l’islamisme et ses dérives comme , Al-Qaïda, Etat islamique , Boko Haram, etc et leurs nombreux crimes un peu partout dans le monde. sans oublier ce qui se passe dans les pays musulmans . Islam = Islamisme.

          2) Lorsque l’on veut savoir ce que représente le communisme , on se reporte au Goulag, a ces cohortes , de suppliciés, ces damnés , ces forçats et déportés qui subissaient le joug d ’un système totalitaire et meurtrier qui a avait pour nom le communisme et son avatar monstrueux , le stalinisme. Les millions d’exécutions sommaires , les hommes ,les femmes et le enfants qui crevaient dans la neige et le froid. La famine organisée , les peuples entiers déportés , comme les Tatars ( musulmans) et les millions de morts. Communisme = Goulag.

          En effet les jeunes ou pas jeunes doivent pour se forger une idée , écouter le grand historien Henri Guillemein , et lire « L’Archipel du goulag » d’Alexandre Soljenitsyne et le « Livre noir du Communisme » de Stéphane Courtois , Nicolas Werth ,Karel Bortossek etc. 
           


        • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 28 novembre 16:44

          @Jonas

          Vous tournez en rond sur vos propres conneries. 


        • Jonas 28 novembre 17:02

          @MAUGISMICHEL
          Au lieu de faire des petites phrases idiotes , essayez d’argumenter. 

          Le communisme est un totalitarisme sans dieu.
          L’islam est totalitarisme avec dieu.


        • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 28 novembre 18:50

          @Jonas
          Parce que vous croyez argumenter en rabâchant les mêmes clichés.

          Le communisme en tant qu’idéologie ne date pas depuis 1917, mais depuis sa disparition en tant que monde de production il y a des dizaines de milliers d’années. 

          AUCUN pays ne s’est dit communisme. C’était des pays qui construisaient leurs socialisme, et qui continue aujourd’hui.

          La réaction des réactionnaires consiste à mentir en permanence sur les termes.


        • foufouille foufouille 28 novembre 18:54

          @MAUGISMICHEL

          Mu ou Atlantis ? pauvre timbré.


        • Jonas 29 novembre 10:09

          @MAUGISMICHEL
           « Aucun pays ne s’est dit communiste »,  écrivez-vous . Je laisse les internautes d’AgoraVox , vous jugez sur vos connaissances historiques du fléau communiste. . 

          Donc, si je vous comprends bien , La Roumanie, Bulgarie, Pologne, Hongrie ,RDA Tchécoslovaquie etc en mettant des partis communistes au pouvoir et en prenant comme modèle l’Union soviétique , n’ont jamais été communistes et ne se sont jamais qualifiés de communistes. 

          Le KOMINFORM ( bureau d’information des partis communistes ) créé en 1947 par Moscou , pour surveiller les partis communistes de ces pays , est une idée de la "réaction et des réactionnaires qui consiste à mentir en permanence sur les termes. Slogans éculés , qui font rire aujourd’hui !
           


        • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 29 novembre 11:52

          @Jonas

          Vous n’avez rien prouvé, puisqu’aucun pays ne s’est dit communiste.
          vous ne citez que la propagande des ordures !!.
          c’était des pays socialistes. Le communisme est un mode de production SANS ETAT. Or ces pays avaient un état, l’état socialiste.

          Vous êtes NUL. Vous confondez mode de production et idéologie pour allez vers ce mode de production. par le socialisme.


        • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 29 novembre 15:52

          @Jonas

          URSS signifie Union des républiques SOCIALISTES soviétiques 

          Vous n’avez toujours pas nommé un seul pays qui se dit communiste.
          Tous ces pays à direction communiste sont des pays SOCIALISTES.

          comme la France à direction « socialiste » sous Mitterand était un pays CAPITALISTE et n’a jamais été un pays socialiste.

          je crois que vous ne comprendrez jamais tant vous êtes incapable de raisonner en dehors de vos dogmes,

          Alors, j’attends, quel est le chef d’état d’un pays qui se disait ou se dit communiste ?

          Les communistes existent depuis l’antiquité, donc le communisme aussi, bien avant 1917. Marx lui a donné une théorie scientifique appelée communisme scientifique alors qu’avant c’était le communisme utopique.

          personne ne peut dire que le communisme aurait échoué alors qu’il n’a jamais existé sous sa forme moderne, c’est à dire sans classe sociale antagoniste et donc sans état, et qu’il a été le mode de production de plus grande longévité sous sa forme primitive, il y des dizaines de milliers d’années, et existe encore dans certaines communautés primitives en AL, en Afrique, en Asie et en Australie.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 novembre 20:21

          @MAUGISMICHEL
          Un pays sans état, c’est aussi ce que prônent les anarchistes...
          ça fonctionne comment un pays sans état ?
          .
          Donc sans Ministères, sans armée, sans administration, sans diplomatie, sans Banque centrale, sans gestion de la monnaie, sans fonction publique, sans Parlement, et donc sans lois nationales ?
          C’est Marx qui raconte ces couillonnades ?
          .
          Vous faites comment pour récupérer les impôts sans administration fiscale, et pour redistribuer, sans administration, ni Ministères ?
          Tout cela me semble très utopique.


        • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 29 novembre 21:44

          @Fifi Brind_acier

          Non, les anarchistes proposent l’élimination de l’Etat tout de suite.
          ce ne sont donc pas des marxistes, mais des anti-marxistes. des fils de bourgeois complexés, pour semer la confusion. Le plus imposteur de ses représentants est le « filosofe » Michel Onfray, très bien vu par le Kapital

          Au contraire, le marxisme stipule le rôle fondamental de l’état pour transformer la société en l’ « inflexant » vers une sortie de l’exploitation de l’homme par l’homme, c’est à dire de l’infléchir vers ce qu’elle était à l’origine de son histoire.

          C’est pourquoi il n’y a pas de pays communistes. Et c’est un abus conscient de langage d’appeler les pays socialistes actuels ou du passé comme des pays communistes. Comme si la France avait été un pays socialiste parce qu’elle était dirigé par des socialistes !!!

          Il convient de faire remarquer que seuls les pays dirigés exclusivement ou presque par les communistes ont réussi à construire un pays socialiste, grâce à a dictature du prolétariat. 

          il est aussi extraordinaire de constater qu’un pays qui essaie de construire son socialisme en démocratie, quand les communistes sont minoritaires, alors le Capital occidental des ordures font un coup d’état approuvé par les partis dits socialistes de la sociale démocratie fauxcul ( Chili, Venezuela, Bolivie et d’autres..)

          Cela ne peut se faire que par une dictature du prolétariat, c’est à dire du Travail, sur le Capital, de la même manière que nous vivons dans une dictature du Capital sur le Travail. Il faut comprendre ce concept de dictature dans le même sens que la dictature que nous subissons actuellement.

          Une simple analyse de bon sens pousse à l’idée que le Capital ne pourra pas éternellement imposer ses lois de l’accroissement indéfini du Capital dans un monde aux ressources finies, pour pouvoir satisfaire les besoins élémentaires des droits de l’homme que sont la SANTE EDUCATION VIEILLESSE.
          La seule solution qu’est offerte au Capital est LA BARBARIE. Il suffit d’écouter les ordures comme Clinton Killarie, Bolton, Trump, Bolsonaro, Aznar, et autres pour en être convaincu.

          Comment fera le Capital pour maintenir son taux de profit, quand celui-ci inéluctablement ne peut que s’amenuiser ? N’est il pas possible de maintenir le Capital, de l’entretenir à son niveau pour développer les droits fondamentaux de l’homme ? Non, le Capital préfère ÉLIMINER, TUER, et RECOMMENCER sa course aux profits pour que les ordures possédantes se paient du bon temps pendant que les peuples se massacrent.
           
          Lorsque le marxisme parle de la société communiste, il entend un mode de production sans classe sociales antagonistes et qui donc elimine l’utilité de l’état en tant qu’instrument de domination d’une classe sur l’autre.

          L’État communiste sera réparti dans les têtes des hommes conscients. il existe d’ailleurs des exemples de « communisme » dans la société telle qu’elle est, comme il ya toujours existé des éléments de capitalisme dans la société féodale ou même esclavagiste. 

          Il est impossible d’entrevoir aujourd’hui ce que serait une société communiste, qui n’existera que dans un futur encore lointain, comme il était absolument impossible de penser il y des centaines de milliers d’années, au temps du communisme tribal primitif, ce que serait une société esclavagiste ou une société féodale ou encore une société capitaliste.

          Les marxistes rejoignent les religions, en particulier le christianisme, en ce sens qu’ils ont tous conscient que l’Humanité est ALLIÉNÉE, c’est a dire qu’elle n’est pas ce qu’elle devrait être.

          Mais les religions proposent l’abnégation et un paradis après la mort, et le marxisme propose la lutte pour éviter la barbarie pour construire le socialisme puis le communisme. 

          Barbarie ou Socialisme. 


        • JC_Lavau JC_Lavau 29 novembre 21:49

          @Fifi Brind_acier. On peut voir ce que ça donne, un pays où l’état et ses services est défaillant : les côtes du Liban sont des montagnes d’ordures et déchets jetés là.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 novembre 08:19

          @MAUGISMICHEL
          Ce n’est pas la dictature du prolétariat qui importe, mais l’appui de l’armée aux gouvernements qui combattent le capitalisme.
          Vous n’avez qu’à comparer le coup d’état au Venezuela et en Bolivie. 
          Maduro a l’appui de l’armée, le coup d’état a échoué.

          « Le peuple désarmé sera toujours vaincu » Bruno Guigue.
          .
          La dictature du prolétariat, ça sert à fabriquer des apparatchiks.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 novembre 08:19

          @JC_Lavau
          Bon exemple ! Merci.


        • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 30 novembre 12:13

          @Fifi Brind_acier

          Combien de temps croyez vous que le Venezuela va tenir ?
          Le problème du Venezuela est que ce n’est pas une dictature ! 

          Je trouve qu’Asselineau parle trop de la Corée du Nord, comme s’il avait peur qu’on le prenne pour un communiste

          La dictature du prolétariat SA SERT à sauver le monde, s’ a à servi à sauver le monde, à terminer les guerres, à nous donner des droits, et le problème maintenant est pour beaucoup de se montrer innocent devant leur histoire passée de criminels ayant soutenu l’anticommunisme et continu de le soutenir pour ne pas passer pour un communiste.



        • Jonas 1er décembre 14:28

          @MAUGISMICHEL
          Votre logiciel sur le communisme est périmé , il est temps de le changer et de vous mettre à jour . Beaucoup de « Compagnons de route » se sont fourvoyés en soutenant cette dictature. C’est le pauvre Sartre , qui défendait la patrie du goulag en traitant , tous ceux qui la vomissait , en ces termes « tout anticommuniste est un chien. » Pour le récompenser , lorsqu’il a émis , plus tard quelques critiques molles , il fut traité«  d’hyène  dactylographe. »

          Georges Marchais , secrétaire général du Parti communiste Français ( PCF) grand défenseur de la Patrie du communisme , avait soutenu l’invasion de l’Afghanistan en 1980, puis de porter ce jugement qui montre l’abrutissement idéologique , des dirigeants du Parti communiste Français << Quant au rapport du socialisme au mouvement historique des pays concernés et à l’humanité dans son ensemble nous répondons : le bilan des pays socialistes est globalement positif.>> . 

           


        • Jonas 1er décembre 15:11

          @MAUGISMICHEL(2)
          Ce n’est pas sur Wikipédia que vous pouvez approfondir vos connaissances , sur le communisme et son histoire. A propos de production , vous devriez lire cet extrait. Si je ne vous donne pas , d’où , il a été tiré, vous serez, vous le communiste , incapable de trouver l’origine. 

          << Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveau , la bourgeoisie envahit le globe entier.Il lui faut s’implanter partout ,exploiter partout ,établir partout des relations. Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Aux désespoir des réactionnaires , elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour .C’est du Schumpeter ,ndlr) Elles sont supplantées par des nouvelles industries , dont l’adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées , industries qui n’emploient plus les matières indigènes, mais des matières premières venues des régions des plus lointaines , et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même , mais dans toutes les parties du globe. A la place des anciens besoins , satisfaits , par les produits nationaux , naissent des besoins nouveaux , réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus lointains. A la place de l’ancien isolement des provinces et des nations se suffisant à elles- mêmes se développent des relations universelles , une interdépendance universelle des nations .Et ce qui est vrai de la production matérielle ne l’est pas moins des productions de l’esprit. Les oeuvres intellectuelles d’une nation deviennent la propriété commune de toutes. L’étroitesse et l’exclusivisme nationaux deviennent de jour en jour plus impossibles ; et de la multiplicité des littératures nationales et locales naît une littérature universelle .>> 
          -Manifeste du Parti Communiste-Marx /Engels , éditions sociales, 1966, pp 35/36 


        • Eric F Eric F 2 décembre 09:29

          @JC_Lavau
          Intéressant article, je relève notamment la phrase "Le Hezbollah sera le protecteur des chrétiens [...] qui jouent un rôle essentiel en matière d’équilibre [...] «  c’est vraiment l’ »Orient compliqué", et les menées étasuniennes et saoudiennes contre le gouvernement Libanais vont là aussi avoir des effets inverses de ceux qu’ils escomptent, perseverare diabolicum.


        • Jonas 28 novembre 07:08

           Charles de Gaulle , l’homme visionnaire !

          (...)

          -A.P — Pourquoi n’avez-vous jamais utilisé ce terme ? ( Intégration )

          C.de Gaulle  Parce qu’on a voulu me l’imposer ,et parce qu’on veut faire croire que c’est une panacée . Il ne faut pas se payer de mots ! C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes , des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité . Sinon , la France ne serait plus la France.  Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche , de culture grecque et latine et de religion chrétienne.

          « Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans , vous êtes allé les voir ? Vous les avez regardés , avec les turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri , même , s’ils sont tous savants ( il doit penser à Soustelle) Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre . Agitez la bouteille . Au bout d’un moment , ils se sépareront de nouveau . Les Arabes sont des Arabes , les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions er après-demain quarante ? 

           » Si nous faisions l’intégration , si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole , alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village se s’appelait plus Colombey-le-deux-Eglises , mais Colombey-les-deux-mosquées ! (C’était de Gaulle I. Alain Peyrefitte) 

          Q’aurait dit de Gaulle , s’il avait assisté , aux prières dans les rues de France , le voile et les cris d’Allah Akbar ? 


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 novembre 21:32

            @Jonas
            De Gaulle a été contraint par la situation, et l’importance du Parti Communiste, d’accepter d’importantes mesures sociales dans le programme du CNR, au grand dam du patronat, qui ne rêve depuis 1945 que de voir disparaître cette horreur bolchévique, comme dirait Spartacus !
            .
            Mais de Gaulle avait bien conscience que le modèle social français, coûtait « un pognon de dingue », comme dirait qui vous savez, et que l’étendre à la population algérienne, avec l’économie en reconstruction des années 50/60, ce n’était pas possible. Ou du moins, le pensait-il ainsi.
            .
            Qu’en bon catholique, il n’ait pas souhaité que les musulmans deviennent français, ce n’est guère étonnant de sa part... , mais ce n’était pas la seule raison. Il y avait encore tout l’empire colonial français, et s’il fallait financer la même chose partout, cela aurait ruiné les finances publiques...
            .
            Ceci dit, je conseille aux curieux de l’histoire de France, la lecture du livre de Peyrefitte. On y découvre un de Gaulle à l’intelligence supérieure, refusant de vendre le pays comme tant d’autres l’ont fait par la suite, pour un plat de lentilles...Et on découvre toutes les réformes qu’il faites, et les obstacles qu’il a rencontrés.
            .
            Comme il n’avait que des ennemis, qui eux voulaient vendre la France, les uns aux Russes, les autres aux Américains, on nous a beaucoup menti sur de Gaulle.
            La lecture de ce livre remet un peu les pendules à l’heure.


          • Jonas 29 novembre 09:26

            @Fifi Brind_acier

            Bien sûr , qu’il faut lire les trois tomes de « C’était de Gaulle » pour appréhender la vision du grand homme , mais il faut lire également l’auteur , et ses analyses pertinentes , « Le mal Français » et surtout « La société de confiance » dans lequel il traite les différents blocages que la société Française rencontrent encore aujourd’hui,( 2019) sa défiance entre les mentalités figées , de ceux qui sont accrochés à leurs privilèges acquis dans une société qui ne ressemble plus à celle du passé et les difficultés que rencontrent ceux qui cherchent à faire évoluer ces mentalités et à réformer la France. La France de 2019 , n’a strictement rien à voir avec celle de 1945 et au programme de CNR. 
             Peyrefitte est un grand intellectuel égaré en politique. 


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 novembre 12:01

            @Jonas
            La France de 2019 , n’a strictement rien à voir avec celle de 1945 et au programme de CNR. 

            Dans vos rêves ! Ce n’est ni ce que disent les Gilets jaunes, ni les Français !
            Ils sont nombreux à rester attachés aux acquis sociaux du CNR, aux services publics, et à la solidarité nationale.
            .
            Ce qui a changé, ce sont les Traités qui ont bousillé le pays, et supprimé la démocratie. Et là aussi, une majorité de Français trouvent que c’était mieux avant, à tel point que s’ils pouvaient revoter sur Maastricht et Lisbonne, ils voteraient contre  ! Et ils sont seulement 29% à voir de l’espoir dans l’Europe !


          • Jonas 1er décembre 16:07

            @Fifi Brind_acier
            Il est tout à fait normal, qu’un certain nombre de Français soit attaché , aux avantages acquis à une certaine époque. Mais c’est le devoir des hommes politiques au pouvoir de prendre le temps pour faire de la pédagogie en réunissant , les organisations syndicales , les professionnelles des diverses professions , les fonctionnaires , les partis politiques , etc , et de leur expliquer , que la France de 2019, n’a plus les moyens , ni les industries de l’époque , qui employaient des millions de personnes , mines, industries textiles, hauts fourneaux , constructions navales etc. 
             
            Les Français sont conscients , que l’on ne peut pas passer plus de temps de sa vie à la retraite , que celui qui avait été consacré au travail. Grâce aux progrès de la médecine , l’hygiène , la qualité de la nourriture , on vit plus longtemps. La France compte déjà plus de centenaires que les pays de l’OCDE. Par ailleurs , à l’époque du CNR, il y avait 3 personnes qui travaillaient pour un retraité, aujourd’hui , c’est l’inverse. A l’époque du CNR, c’était la construction de la France , il fallait aller vite , aujourd’hui nous sommes en vitesse de croisière. C’est l’innovation , la recherche et les découvertes qui pourront aider la France à maintenir son niveau. 

            Grâce a ma profession , les Français , pas tous , que je rencontre à l’étranger , en vacances où en visite pour quelques jours du pays , des musées , sont des retraités , heureux et en pleine forme. Ils le méritent cela ne se discute pas , mais , aujourd’hui c’est différend. Une personne qui commence à travailler a 14 /15 ans et une autre qui a fait des études ,jusqu’à 25 , 27 ans , ne peut pas avoir la retraite au même âge. 
             

            La solidarité nationale c’est l’équité . De tous les pays de l’OCDE , la France est la plus solidaire , c’est en France , où il y a les taux de prélèvements les plus élevés , comme de distribution.

            Avant c’était les bateaux à voile et les lampes à pétrole et pour les cheminots , il faut se replonger dans « Germinal » de Zola , sans parler de l’alcoolisme , des nombreuses maladies , de l’analphabétisme de la mort des enfants en bas âge. Les voyages en avion étaient réservés a des privilégiés , comme la possession de voiture, et toutes sortes de commodités . Non ce n’était pas mieux avant. 
             


          • Eric F Eric F 2 décembre 09:40

            @Jonas
            La vision à l’époque de la décolonisation était que chaque peuple est souverain dans son pays autour de son histoire et ses traditions, il était alors cohérent que ce qui valait pour les Algériens en Algérie vaille aussi pour les Français en France.
            Les temps ont changé, et il s’est progressivement établi un brassage mondial des populations et des cultures, non pas seulement l’aspect migratoire, mais les gens voyagent et la culture mondialisée est véhiculée par les média et internet.
            De Gaulle a évolué entre l’époque de sa jeunesse qui exaltait l’empire colonial, et celle de son âge plus avancé où s’opérait une dynamique continentale. Il aurait certainement évolué avec notre époque de dynamique planétaire, en gardant en vue l’intérêt national comme prépondérant.


          • robert 29 novembre 18:53

            ah celui là ! il m’a fait super rire avec son livre « quand la chine.... »

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