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Accueil du site > Actualités > Politique > Azouz Begag : « une fatwa médiatique »

Azouz Begag : « une fatwa médiatique »

Avant de fairer sa première sortie publique hier aux côtés de François Bayrou, Azouz Bebag était resté étrangement muet depuis la sortie de son livre, Un mouton dans la baignoire.

Il a d’abord rompu le silence en accordant un entretien au Bondy Blog, dans lequel l’ancien ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances s’explique ainsi : "Quand un individu, ministre de l’Intérieur, affirme devant un parterre de ministres que moi, Azouz Begag, j’ai des antécédents psychiatriques ; quand il déclare qu’il faut associer immigration et identité nationale dans un même ministère, alors oui, je dis que cet individu est dangereux. C’est un devoir personnel et politique majeur que d’informer les électeurs avant l’élection. Si je laisse faire, je pourrais être accusé de non-assistance à pays en danger."

Puis, invité vendredi matin sur RTL, il s’est encore épanché à propos de Nicolas Sarkozy. "Quand ce type parle de moutons égorgés dans la baignoire devant douze millions de téléspectateurs, est-ce qu’il est en train de parler des Islandais ou des Finlandais qui sont en train d’envahir la France ?", s’interroge-t-il par exemple. Ou bien, puisque le candidat UMP nie l’avoir menacé de lui casser la figure : "il est un menteur", accuse-t-il. Ou encore : "Un homme comme lui a la maîtrise et le soutien de tant de pouvoirs médiatiques et économiques (...) sans supporter la moindre contestation". Pouvoirs médiatiques ? C’est là qu’on en vient à ce qui nous intéresse ici : Azouz Begag se dit victime d’une "fatwa médiatique" : "Est-ce que vous imaginez qu’il y a des journalistes qui m’ont dit : "Monsieur Nicolas Sarkozy nous a téléphoné pour nous dire de ne plus parler de vous" ? Quand on vous prévient que cet homme-là veut les médias à sa botte ! Il faut visionner la vidéo de l’émission de France 3 Nord/Pas-de-Calais, où il dérape en accusant la rédaction régionale d’être "malhonnête" et d’ "un manque d’objectivité invraisemblable" alors que, comme le décortique bien Arrêt sur images, il ne contredit en fait le reportage visé que sur un point mineur.

Mais quiconque le remet sérieusement en cause s’expose à un violent retour de bâton. Pressions, coups de sang, intimidations, attaques en justice : si la politique ultrasécuritaire de Nicolas Sarkozy menace les libertés individuelles, la liberté d’expression et celle de la presse seraient très vite dans le collimateur d’un petit Néron sacré président. Il rêve le paysage médiatique comme offrant le choix entre la Pravda en version papier et Fox news en cathodique.

Et gageons que même la blogosphère serait vite mise au pas, victime d’une "normalisation" forcée. Voilà encore un des enjeux de cette présidentielle.


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168 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 13 avril 2007 10:49

    Azouz Bebag est un opportuniste qui fait sa petite entreprise du « pauvre beur » qu’on m’aime pas.

    Mais,pourquoi est-il resté aussi longtemps au gouvernement ?

    Pourquoi n’avoir pas dénoncer avec force le discours de Sarkozy durant ces années ?

    Azouz Bebag ,nous pouvons le penser à prise de mauvaises habitudes,celui de vivre au frais du contribuable grace à son maitre à pensée Jacques CHIRAC

    Azouz Bebag n’a fait que débiter des bétises et c’est une véritable caricatures qui ne correspond en rien au français issus de l’immigration qui ne se sont jamais reconnu en lui.

    Azouz Bebag c’est le bouffon du roi gracement rémunéré au frais du contribuable français et qui en sortant un bouquin démago veut s’en faire encore plus !

    Azouz Bebag ,mon povre ami,as tu ciré les chaussures de ton maitre ce matin ?


    • ol (---.---.1.2) 13 avril 2007 10:59

      Vous êtes méprisant dans votre commentaire.

      Oui Azouz Begag s’est fait avoir au gouvernement. Quant il a commencé à critiquer l’attitude de Sarkozy, des pressions énormes et une censure se sont abatues sur lui. Vous lui reprochez de ne pas s’être exprimé et de n’avoir rien fait. Cherchez la réponse du côté de Sarkozy et de ses copains, de Borloo qui n’apréciait pas ce concurent, et de la guerre entre Villepin et Sarkozy. Il a bien fait de rester, même si on a tout fait pour qu’il soit impuissant au gouvernement. L’attitude du gouvernement pendant toutes ces années en dit long sur leur intégrité.


    • nessoux (---.---.25.117) 13 avril 2007 11:27

      Tout à fait d’accord avec vous. Begag a été la caution beur de Villepin et qu’il fasse des choses ou pas tout le monde s’en foutait...

      Il veut maintenent se faire passer pour une victime pour vendre son livre. En fait, il bouffe à tous les rateliers comme le bon opportuniste qu’il est.


    • ol (---.---.1.2) 13 avril 2007 11:35

      Cher nessoux, Peut-être était-il une caution beur, comme vous dites. Pour autant il voulait réellement que son travail soit utile, et il avait toute la légitimité pour cela : "Issu de l’immigration et donc victime de discriminations, sociologue brillant et reconnu, écrivain. On ne l’a pas laissé faire son travail et on l’a piétiné, voilà le seul problème.

      Et qui êtes-vous d’abord pour afficher un tel mépris envers cet homme au point d’affirmer qu’il « bouffe à tous les rateliers » ?


    • (---.---.100.112) 13 avril 2007 11:51

      Azouz Begag est à l’origine d’une entreprise salutaire en écrivant ce livre...

      Mais pourquoi si tard ?? C’est ce que je lui reproche...

      Il lui reste 12 jours pour parler du Sarkozy ignoble qu’il a cotoyé et subi... Pourquoi est-il resté jusqu’à aujourd’hui dans l’ombre de son Ministère en nous disant que tout allait bien et que, non, il n’était pas un alibi ?

      Du courage il en faut pour faire ce qu’il fait (et qui semble indispensable si on veut échapper à la terreur Srakozyste à venir) mais pourquoi ce côté « service minimum » ?? Il a attendu qu’un parapluie suffisament conséquent se présente (Bayrou) pour lui éviter de griller trop sa cérrière à droite...

      Alala que de regrets et de temps perdu alors qu’il y a le feu au lac avec Sarkozy...


    • Julot Julot 13 avril 2007 12:43

      Historiquement, Cela reste l’homme qui avait mis des textes cochons dans un manuel d’école maternelle...

      C’était au temps du bon mitterand...

      Ce que les parents d’élvèes lui ont fait payer cher, et il a été tricard pendant pas loin de 20 ans.


    • Unknown (---.---.241.82) 13 avril 2007 12:54

      A Ierma,

      Si tu avais fait ne serait-se que la moitier du parcours de Mr Begag, tu serais déjà président. Ce type à commencé tellement bas, plus bas qu’on ne peut l’imaginer dans un pays comme la France. C’est un type extraordinaire, en plus il est de ma ville, alors...


    • Leonard (---.---.36.15) 13 avril 2007 13:14

      pas mieux, GG !


    • Leonard (---.---.36.15) 13 avril 2007 13:18

      Tous les commentaires qui critiquent ce gag se retrouvent censures. Ce systeme de vote est detourne a des fins partisanes sans aucune objectivite. C’est donc un mauvais systeme qu’il faudrait remettre en question.


    • cangivas (---.---.185.219) 13 avril 2007 13:20

      Quand on demande à Begag ce qui symbolise Lyon, il répond l’Olympique Lyonnais ! Bonjour le niveau !

      Exit le vin et la gastronomie - pour motif religieux, identitaire et non pas gustatif ou médical - ... alors que dans le même temps des touristes viennent du monde entier, vident leur portefeuille et se tapent des milliers de kilomètres pour l’un et le autre.

      Ce qui symbole la France pour une bonne partie du monde relève pour Begag de l’incongruité. Cherchez l’erreur.

      De même, Begag se plaint qu’il n’y a pas dans l’Histoire de France de personnages d’origine arabe au travers desquels les fils d’immigrés maghrébins pourraient s’identifier.

      Ben oui !... tout comme des empereurs de Chine ou du Japon ayant le type européen, il n’y en a pas des masses. Ca n’étonne pas grand monde (hormis, sûrement, Begag s’il lui prenait le goût de s’installer en Chine ou au Japon).

      A la base, Begag a de gros problèmes de compréhension et d’adaptation.


    • nessoux (---.---.25.117) 13 avril 2007 13:58

      Il a été la caution beur de Chirac/Villepin, n’a eu aucun moyen attribué par Villepin mais est resté quand même ministre pendant 2 ans.

      Si ce monsieur avait été honnête il aurait démissioné rapidement se rendant compte qu’on s’était fichu de lui, au lieu d’empocher son salaire de ministre

      D’autre part, il essaye maintenant de profiter de sa posture anti- Sarkozy pour vendre son bouquin et qui sait, être ministre si Bayrou est élu car il sait qu’avec Sarko il n’y a rien a gagner pour lui... C’est l’exemple type de l’opportuniste


    • tvargentine.com lerma 13 avril 2007 17:20

      On vient toujours du bas de l’echelle sociale et on progresse au fur et à mesure des années qui passent

      Il n’a donc aucun monopole en France du "pauvre qui est parti de rien....." et encore moins le droit de généraliser son cas personnel au reste de la population.

      Vouloir faire du malheur des gens un bizness comme lui c’est un manque total de respect et surtout retourner une image médiatique qui n’a rien A VOIR avec les français issus de l’immigration (quelques soient l’immigration)

      Quand on est pas d’accord avec Nicolas Sarkozy ont attend pas le fin de son CDD (gracement rémunéré) pour ouvrir sa gueule surtout quand on a des convictions profondes

      Vous mettre à son niveau,c’est vous rabaissez,et vous valez mieux que lui


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 13 avril 2007 17:26

      Mais ce n’est toujours pas le sujet ! Trouvez-vous normal que le candidat UMP manifeste aussi fortement et depuis longtemps une telle volonté de contrôle des médias ?


    • Milla 13 avril 2007 18:48

      @ (IP:xxx.x21.100.112) le 13 avril 2007 à 11H51

      Tout à fait d’accord avec vous, d’autant que l’auteur a eu raison d’écrire cet article, le récent tapage relatif aux « gênes de la pédophilie » confirme les dires de Begag...

      L’opportunisme l’aurait plutôt conduit à prêcher pour la paroisse de l’autre et d’en profiter comme la plupart des politiciens de notre siècle...

      It’s up to you not to hear the call up !

      Merci l’auteur pour votre article...

      Milla


    • phillipe l’arabe empereur de rome (---.---.84.115) 13 avril 2007 18:51

      azzouz begag doit savoir qu’il y a eu des empereurs augustus arabe en europe comme phillipe l’arabe emereur de rome . helas pour la « democrazy » de l’europe d’aujourd’hui.


    • h2b1 (---.---.248.210) 13 avril 2007 19:40

      à Julot

      et tu es certainement un imbécile pour traiter ainsi les gens de « tricard » sans rien argumenter ...


    • zerdi (---.---.154.191) 14 avril 2007 10:23

      « un arabe est un arabe meme si c’est le colonel bendaoud », a dit ce dernier avant de se suicider, suite a des remarques desobligeantes de type sarkozien, malgre de brillants etats de service dans l’armee francaise durant l’occupation nazie.


    • zerdi (---.---.154.191) 14 avril 2007 10:27

      l’afrique du nord berbere a donne sept empereurs a rome dont la lignee des septime severe

      pour la chretiennete, tout le monde sait d’ou vient st augustin le bougnoule


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 14 avril 2007 10:28

      Poignant. Mais pour se suicider, il devait avoir un « terrain » génétique smiley))


    • phillipe l’arabe empereur de rome (---.---.84.39) 14 avril 2007 18:22

      septime « berbere » quel insulte.vous voulez dire plutot phenicien c’est a dire « semite » c’est a dire arabe. comme je l’ai dit avant "la minorite berbere c’est a dire barbare primitive" non civlisee impossible quelle peut atteindre le statut des nobles pheniciens arabes . stop a la« berberisation » de l’histoire arabe . la minorite berbere doit assumer son inferiorite face a la suprematie arabe .


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 16 avril 2007 11:38

      Philippe : raciste !


    • Nounou (---.---.154.199) 17 avril 2007 14:03

      Azzouz Begag : Nicolas Sarkozy est « un menteur »

      Azouz Begag, ancien ministre de la Promotion de l’égalité des chances, a qualifié jeudi Nicolas Sarkozy de « menteur » et dénoncé la « fatwa médiatique » dont il a été victime. Interrogé sur RTL après le démenti du candidat UMP à la présidentielle sur ses accusations d’insultes, Azouz Begag a assuré qu’« il est un menteur ». « Est-ce que vous imaginez qu’il y a des journalistes qui m’ont dit : ’Monsieur Nicolas Sarkozy nous a téléphoné pour nous dire de ne plus parler de vous’ ».

      Celui qui soutient aujourd’hui la candidature de François Bayrou a « très bien compris qu’il y avait une fatwa médiatique autour de (lui), qui consistait à (l)’étouffer, à ne plus (l)e faire exister ». Et ce, « de telle manière qu’à la fin des deux ans on me dise : ’regardez ce pauvre type, il n’a rien fait du tout, on en a pas du tout entendu parler’ ».

      L’ancien sous ministre a affirmé que Jacques Chirac et Dominique de Villepin « ne (lui) ont absolument pas demandé de démissionner », et qu’il a quitté le gouvernement en raison de la parution de son livre « Un mouton dans la baignoire » (Ed. Fayard).

      « Comme j’avais envie de dire des choses qui se sont passées, ces humiliations, ces violences, certaines à caractère raciste que j’ai subies en particulier, et aussi des joies (...), et bien je me suis dit ’il ne faudra pas que je reste dans le gouvernement, je vais démissionner et sortir ce livre comme un dernier geste politique’ », a-t-il conclu.


    • N-Y (---.---.183.164) 13 avril 2007 11:48

      Le cas Begag : il est stupéfiant qu’après avoir mangé, durant des mois, dans la gamelle gouvernementale (à 12 000 € par mois à ne rien faire), Azouz se met, alors que les « faits », si « faits » il y a, remontent à plusieurs mois, à 15 jours des élections, à « cracher dans la soupe ». Comment pourrait-on ne pas le soupçonner d’avoir agi, à des fins arrivistes et électoralistes, au profit de son nouveau béguin, BAYROU ? Comment ne pas soupçonner celui-ci d’avoir été l’instigateur de cette manipulation médiatique. Comment ne pas voir en Bayrou, celui qui met, en permanence et « l’air de rien » de l’huile sur le feu pour mieux se poser comme pompier !!!! Par ailleurs, le gars BEGAG entend se « victimiser », en se disant, à tort et/ou à raison, avoir été « l’arabe persécuté », par le méchant Nicolas SARKOZY mais, si cela était vrai, pourquoi n’a-t-il pas démissionné dès novembre 2005 ? Par ailleurs, le titre de son livre dévoile à lui seul toute sa personnalité torve : il se pose comme victime ethnique « le mouton noir » et comme victime de son appartenance religieuse « dans la baignoire » . Ce qu’il fait est très grave, manifestement malhonnête. J’aimerais ajouter que si jamais Sarkozy lui avait dit ce qu’il prétend avoir entendu, Begag l’aurais mille fois mérité : quand on est dans une équipe, on est solidaire et le jour où ce n’est plus possible on démissionne.


      • cangivas (---.---.185.219) 13 avril 2007 11:55

        Begag disposait d’un ministère qui s’il était dépourvu de budget et d’administration, était important car éminemment politique.

        A t-il fait reculer les préjugés et modifier les comportements des uns des autres - tant ceux qui pensent que les fils d’immigrés (africains, maghrébins) sont inassimilables que ceux qui pensent que la France est raciste ?

        La réponse est non. Tout simplement parce que Begag ne s’inscrit pas dans la tradition d’intégration à la française, c’est à dire d’assimilation. Il rejette même cette tradition.

        Begag s’inscrit dans la tradition d’intégration anglo-saxonne, c’est à dire multiculturaliste. Et ça, en France, ça ne peut pas fonctionner et ça ne fonctionnera jamais.

        Au lieu d’opter pour un discours courageux, d’exiger des efforts, de l’excellence chez les uns et chez les autres, de pointer ici ou là les errements, les erreurs d’interprétation, il a préféré opter pour un discours victimaire.

        Un tel discours s’il fonctionne sur le moment et ne nuit pas à votre popularité, est totalement improductif et même contre-productif à moyen et long terme.


        • Bronstein (---.---.1.8) 13 avril 2007 12:24

          Le pouvoir doit être réservé au Francais. (de souche cela va de soi)


          • Henri (---.---.6.131) 13 avril 2007 16:59

            @ Bronstein

            Commentaire intéressant. Dommage qu’il va être bientôt replié.

            Tu peux developper un peu plus ta pensée, Bronstein ?


          • Dedalus Dedalus 13 avril 2007 13:14

            Un ministre de la République démissionne à grand fracas du gouvernement à la veille des élections présidentielles et publie dans la foulée un livre intitulé Un mouton dans la baignoire dans lequel, entre autres choses, il raconte que l’ex-ministre de l’Intérieur, actuel candidat à la Présidence de la République, l’a insulté - Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! - et menacé de représailles physiques - « Je vais te casser la gueule » ; on s’attendrait à ce que le monde médiatique soit en émoi, que l’information fasse les gros titres, que les journalistes tentent d’en savoir davantage, enquêtent, posent des questions, s’interrogent, fassent leur boulot en somme. Mais non, il ne se passe pas grand chose. Service minimum. Visiblement, « on » a choisi de ne pas faire trop de vagues. Alors le citoyen s’interroge : la pluralité de la presse est-elle en France si mal en point que les journalistes n’osent plus, ou ne peuvent plus faire déontologiquement leur travail ? Notre démocratie est-elle déjà à se point gangrénée, en état de décomposition avancée ? Car, on le sait bien, quand la presse n’est plus tout à fait libre, ce sont nos libertés individuelles qui sont menacées.

            Un ex-ministre, tout juste démissionnaire, explique qu’un autre ex-ministre, candidat à la Présidence de la République, l’a insulté et menacé. Mais voilà, l’un se nomme Azouz Begag (faut-il prendre un arabe au sérieux, fut-il ministre ?) et l’autre Nicolas Sarkozy (faut-il se fâcher avec un homme qui a le bras si long, la rancune si tenace et une conception de la liberté de la presse toute personnelle ?), et voilà cette presse, qui n’en manque jamais une occasion de faire des gorges chaudes de son indépendance, qui se couche lamentablement, évoque rapidement le sujet et passe rapidement à autre chose en serrant les fesses. Mais au-delà de cette pitoyable démission, c’est le scandale qu’il est nécessaire de souligner.

            On se souvient en effet des chous-gras dont cette même presse s’était empressé de faire lorsque Eric Besson a publié son brûlot contre Ségolène Royal.

            Et puis on se souvient des procès en incompétence qui ont été dressés à l’encontre de cette même Ségolène Royal, et du silence assourdissant autour des déclarations d’un Nicolas Sarkozy encore Ministre de l’Intérieur et néanmoins incapable de dire si les dirigeants d’Al Qaïda étaient sunnites ou bien chiites, pour ne citer que cet exemple.

            On se souvient également qu’après avoir glosé pendant de longues semaines sur un programme de Ségolène Royal, qu’on en finissait pas d’attendre, disait-on, il n’y eut pas un mot concernant celui de Nicolas Sarkozy qui n’a finalement été publié que... il y a moins de dix jours !!!

            Et puis il y a eu ce comuniqué de presse de la Société des Journalistes de France 3, dénonçant les propos tenus par M. Sarkozy à l’égard d’une rédaction qu’il fallait selon lui « virer » :« Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder ». On n’a alors que peu entendu leurs confrères, à ces journalistes-là. Peu se sont empresser pour relayer leur déclaration d’indépendance. Soudain, la solidarité professionnelle n’a plus exister et chacun de baisser pudiquement les yeux, gardand des doigts tremblants sur la couture de pantalons qu’on devine dégoulinants.

            Tout récemment, Nicolas Sarkozy dérape vers l’eugénisme, évoque sa conviction selon laquelle il y aurait pour l’homme un déterminisme génétique : « On nait pédophile », ne craint-il pas d’affirmer. Le suicide chez les adolescents ? C’est « parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable ». Bref, conclut-il, « la part de l’inné est immense », rejoignant ainsi sans nuance des théories « sceintifiques » en vogue principalement au sein de l’extrême-droite et dont on connait les dérives potentielles. Là encore, service minimum de la part des médias traditionnels. On se garde bien d’appuyer, on évite de soulever la question, on contourne le débat. Surtout, pas de vagues...

            Il semble même que le monde politico-médiatique dans son ensemble bruisse des colères et écarts de langages de M. Sarkozy, lesquels auraient tendance à se multiplier ces derniers temps. On en glose dans les salons et les dîners en ville, le candidat de l’UMP serait allé jusqu’à qualifier les citoyens en général, et les hommes de presse en particulier, « d’enc... », dit-on dans les milieux informés. Et chacun là encore de préférer se taire. Mais passons...

            Un ministre de la république, délégué auprès du Premier Ministre et chargé de la Promotion de l’Egalité des Chances, nous confie que son collègue de l’Intérieur l’a traité de « salaud », a menacé de lui « casser la gueule », lui a demandé de « ne jamais plus lui serrer la main à l’avenir », évoque en prime le mépris dont lui témoignaient les proches du candidat de l’UMP, l’assaillant de violences verbales telles que « Allez, fissa, sors de là ! Dégage d’ici, je te dis, dégage ! », allant jusqu’à lui marcher volontairement sur les pieds ; pour dire les choses clairement, cet homme nous confie en réalité qu’il a été traité au sein même du gouvernement de la République comme un « sale arabe » - c’est-à-dire comme sont traités quotidiennement nombre de nos concitoyens dont les origines peuvent se retrouver de l’autre côté de la Méditerranée -, mais ça n’interpelle pas ceux qui sont chargés d’informer les citoyens et de les éclairer quant au choix qu’ils auront bientôt à faire à l’occasion des présidentielles. Ça s’appelle une démission, ça s’appelle baisser son pantalon, c’est une honte et c’est un scandale. Honte pour une profession et scandale pour notre démocratie.

            Ils ne sont pas responsables ? Ce sont les patrons de presse qui sont aux ordres, eux qui définissent la politique éditorial de leurs canards ? Qu’à cela ne tienne : rien n’empêche les journalistes d’ouvrir « le blog de la presse libre » et d’y publier, éventuellement sous un pseudo, les articles et les reportages qu’on leur a refusés. Ou qu’ils les adressent à Agoravox. Après tout, les journalistes sont aussi des citoyens, non ?

            http://sarkononmerci.fr/files/sarkozy%20presse%20journalistes.html


            • ZEN zen 13 avril 2007 13:37

              @ Dedalus

              A propos des grands patrons de presse. Pas d’étonnement à avoir :

              http://forestent.free.fr/sarko.html


            • Vincent 13 avril 2007 14:08

              Dédalus ce commentaire ça fait au moins deux fois que je le remarque après l’avoir lu, mais pas sur le même sujet !!!!

              Serait-ce un article qu’AV vous aurez refusé ? Une fois c’est suffisant, vous ne trouvez pas, même si le sujet est important.


            • fouadraiden fouadraiden 13 avril 2007 14:58

              Dedalus

              un peu long ton commentaire ,mais tu as compris l’essentiel.

              au fond Azouz nous explique que meme parmi les plus proches des « lumières » de la Révolution ,au sein même de leurs batiments tricolores, on ne l’a juste pris pour un Bougnoul,comme dans toutes les rue de France .

              hé quoi ?

              AZOUZ croyait-il avoir à faire à des ministres coupés des préjugés en cours dans la société majoritaire ?

              il n’y a rien à reprocher aux journalistes, à moins de croire avec Azouz ,ou comme vous, que les journalistes français viennent de tomber du ciel vierge des idées.

              et oui,un arabe de france c’est juste un bougnoul pour les Français,et donc pour la France.

              au moins reconnaissons à Sarko d’etre le moins hypocrite de tous.lui ,le hongrois, ne peut voir dans l’arabe de france un bougnoul ,c’est juste que Nicolas sait que les autres le percoivent encore ainsi.c’est là toute la force de Nicolas. nous révéler les réelles conceptions d’un Chirac ou d’un Devillepin. Eux, les proarabes sur la scène internationale.et mon cul vous l’avez vu !

              indépendamment de cela il faut quand meme dire qu’ils ont pris un nul de chez nul le AZOUZ.c’est peut être pour ça qu’ils l’ont choisi d’ailleurs.le contraire eut été étonnant de la part de révolutionnaires.


            • zerdi (---.---.154.208) 14 avril 2007 16:27

              tout simplement merci

              bien cordialement


            • be wolf (---.---.182.171) 15 avril 2007 11:10

              c pas bien de recopier les articles de marianne, dedalus.... bon on t’ excuse , mais la prochaine fois, precise le...


            • Dedalus Dedalus 17 avril 2007 18:51

              tiens, je viens de voir ce commentaire, alors rapidement je démens avoir pompé cet article... je n’ai pas vérifié si l’inverse s’était produit et je m’en tape, je l’ai pas écrit pour des droits d’auteur.


            • LOLOKERINO (---.---.34.207) 13 avril 2007 13:19

              Bayrou qui promene son nouveau jouet devant les foules, son nouvel instrument anti sarko, c’est particulierement indecent !

              Imaginez ce que vous auriez dit si Sarko avait exposé dans les meeting, Eric Besson tel un trophé anti Royal !

              Le revirement de Begag, son deballage a 15 jrs des elections apres avoir profité du systeme est vraiment ecoeurant

              L’udf ne se grandit pas avec ces manipulation, Bayrou qui crache dans la soupe attire avec lui des personnalité sommes toute peux reluisantes

              Les tactiques de debauchage, la recup des aigris ne sont certainement pas le rassemblement que souhaiterait les Français

              Si d’aventure , Bayrou est au deuxieme tour, nous risquons de voir ce desolant spectacle entre les deux tour avec les seconds couteaux du Ps ou de l’ump

              Abject !!


              • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 13 avril 2007 13:25

                Bayrou est fichu. Avec ou sans Azouz Begag. Il ne sera pas au second tour.


              • ol (---.---.1.2) 13 avril 2007 13:26

                Begag soutient celui qu’il pense capable de réduire les discriminations, quelles qu’elles soient, et celui qui veut pacifier le pays. Qu’il l’accompagne dans ses meetings est tout à fait normal, puisqu’il le soutient. Pourquoi s’en priver. Besson ne soutient ni Sarkozy, ni Bayrou que je sache. Pourquoi irait-il à leurs meetings ?


              • gAZi bORAt (---.---.164.192) 13 avril 2007 13:35

                « Indécence et abjection »

                En matière d’indécence, le déballage de sa vie privée (les riches heures de Cecilia, quand tout allait bien) à sa demande de protection de la même vie privée (quand ça allait moins bien) au re-déballage de son intimité (quand ça allait de nouveau mieux..) est un exemple de pudeur ?

                Exhiber Azouz Begag, sociologue (lisez-le) et écrivain (bof..) c’est tout de même mieux que Doc Gyneco..

                Quand aux traces d’« abjection » chez Nicolas Sarkozy, je laisserai compléter les commentateurs..

                gAZi bORAt


              • aurelien 13 avril 2007 13:48

                En remplaçant Bayrou par Sarkozy dans la phrase, peut-être avancerons-nous dans le débat ;)


              • aurelien (---.---.157.200) 13 avril 2007 17:58

                et oui, ce n’est pas un gag...


              • (---.---.108.64) 13 avril 2007 18:24

                @lolokerino

                pourquoi parler de Besson il y a mieux comme ralliement smiley

                Jacques_ _Chirac_ :
                - HLM de Paris
                - Trucage des élections municipales de Paris
                - Emplois fictifs à la mairie de Paris
                - Financement occulte du RPR
                - Frais de bouche
                - Compte bancaire au Japon ...

                _Alain_ _Juppe_ :
                - Fraude immobilière
                - Financement occulte du RPR
                - Emplois fictifs du RPR

                _Charles_ _Pasqua_ :
                - Trafic d’armes vers l’Angola
                - Financement de ses activités politiques dans le cadre du Casino d’Annemasse
                - Commissions occultes dans le cadre de l’affaire Alstom
                - Prise illégale d’intérêt, Fondation Hamon

                _Patrick_ _Balkany_ :
                - 15 mois de prison pour avoir fait payer par la ville de Levallois ses employés personnels (pour 524 000 EUROS )
                - Son épouse Isabelle qui est vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine et conseiller municipal à Levallois-Perret a été condamnée à la même peine d’emprisonnement.

                _Jacques_ _Santini_ :
                - Condamné pour prise illégale d’intérêts dans l’affaire de la fondation Hamon (même affaire que Charles Pasqua)

                _Didier_ _Schuller_ :
                - Trafic d’influence, recel d’abus de biens sociaux dans le financement occulte du RPR.
                - Impliqué dans l’affaire de destabilisation du juge Eric Halphen

                _Ceccecaldi_ / _Raynaud_ :
                - Diffamation homophobe

                _Pascal_ _Sevran_ :
                - Condamné à verser 30 000 EUROS à son jardinier qui n’était pas rémunéré selon les conventions collectives et à qui les congés payés n’étaient pas versés.

                _Tapie

                et j’en oublie un paquet smiley


              • (---.---.148.22) 13 avril 2007 13:30

                Je n’aime pas les gens qui crachent dans la soupe !


                • gAZi bORAt (---.---.164.192) 13 avril 2007 13:38

                  « Cracher dans la soupe.. »

                  Vous pourriez porter cette accusation si Mr Beggag s’en était pris à Dominique De Villepin, chef du gouvernement, mais il ne l’a pas fait..

                  gAZi bORAt


                • Henri (---.---.6.131) 13 avril 2007 17:04

                  Et quelle soupe.... ! smiley


                • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 13 avril 2007 17:16

                  Ce n’est pas vraiment le sujet : on parle du fait que Sarkozy appelle des journalistes pour demander qu’on ne parle pas de l’affaire, après de nombreux cas préalables où il avait déjà manifesté sa volonté de contrôle des médias.


                • aurelien 13 avril 2007 13:46

                  Dans ce livre, on apprend que Sarkozy a dit à l’auteur :

                  « Sale connard, je vais te casser la gueule ! »

                  Dites-cela à un intervenant sur Agora Vox, et vous serez vite remis à l’ordre, et justement.

                  Qu’en est-il pour ce personnage, candidat à la plus haute investiture du pays ?


                  • erdal (---.---.242.88) 13 avril 2007 14:01

                    Bonjour

                    A l’auteur,

                    Même si cette personne respectable qui est Azouz Begag a été inutile dans ce gouvernement, au moins il nous aura révellé la conception qu’a le candidat UMP des arabes qui jouent à égalité. Et pour ceux qui disent que c’était un alibi, au moins il a le mérite d’avoir mis sur la place publique le comportement de la haute sphère vis à vis de sa personne et à fortiori de cette catégorie de population.

                    En ce qui me concerne, il a confirmé mon approche et pour cela je remercie Mr De Villepin et Mr Begag car dans tous les cas si il n’était pas là, nous aurions été encore dans un flou artistique, ce qui n’est plus le cas.

                    coridalement

                    Erdal


                    • lolokerino (---.---.41.177) 13 avril 2007 14:40

                      dans les histoires , il y a toujours deux versions

                      parce que dans le livre de begag , il y a ecrit «  »Sale connard, je vais te casser la gueule !" vous etes sur et certain que Sarkozy a prononçé cete phrase ? Et cela vous permets de rajouter un couplet supplementaire sur la supposé haine et violence de Sarkozy ?

                      C’est ecrit par Begag, est il objectif ou se venge t’il ?

                      Peut vous importe, encore une occasion pour vous de se defouler sans preuve

                      Vous avez assisté à la scéne ?


                      • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 13 avril 2007 17:21

                        Mais quand vous songez que Sarkozy répond : « Je n’ai jamais dit cela à Azouz Begag pour une raison simple, c’est que je crois que je ne l’ai jamais rencontré », qui donc pensez-vous qui mente ?


                      • Aïcha Qandicha (---.---.64.97) 13 avril 2007 17:43

                        Photo de Nicolas-le-menteur avec l’homme qu’il n’a jamais rencontré : http://fr.news.yahoo.com/photos/070406175421.plx38s9o-photo-azouz-begag-et-nicolas-sarkozy-le-8-novembre-2005-.html


                      • Milla 13 avril 2007 19:51

                        @ Aicha

                        Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP à la présidentielle, a accusé vendredi Azouz Begag de « mensonge éhonté » à propos du livre dans lequel ce dernier affirme que l’ancien ministre de l’Intérieur aurait menacé de lui « casser la gueule ».

                        il n’a pas du le voir juste un peu le toucher...

                        milla

                         smiley


                      • Aïcha Qandicha (---.---.64.97) 13 avril 2007 22:50

                        Milla, c’est que comme saint-nicolas, il ne croit qu’en ce qu’il touche !!!


                      • sihem (---.---.154.191) 14 avril 2007 13:21

                        Par ce que ... Quand trop de sécheresse brûle les cœurs, Quand la faim tord trop d’entrailles, Quand on rentre trop de larmes, Quand on bâillonne trop de rêves, Et comme quand on ajoute bois sur bois sur le bûcher, Enfin, il suffit du bout de bois d’un esclave pour faire dans le ciel de Dieu Et dans le cœur des hommes Le plus énorme incendie.

                        « Mouloud Feraoun »


                      • N-Y (---.---.183.164) 13 avril 2007 14:50

                        Le cas Begag : il est stupéfiant qu’après avoir mangé, durant des mois, dans la gamelle gouvernementale (à 12 000 € par mois à ne rien faire), Azouz se met, alors que les « faits », si « faits » il y a, remontent à plusieurs mois, à 15 jours des élections, à « cracher dans la soupe ». Comment pourrait-on ne pas le soupçonner d’avoir agi, à des fins arrivistes et électoralistes, au profit de son nouveau béguin, BAYROU ? Comment ne pas soupçonner celui-ci d’avoir été l’instigateur de cette manipulation médiatique. Comment ne pas voir en Bayrou, celui qui met, en permanence et « l’air de rien » de l’huile sur le feu pour mieux se poser comme pompier !!!! Par ailleurs, le gars BEGAG entend se « victimiser », en se disant, à tort et/ou à raison, avoir été « l’arabe persécuté », par le méchant Nicolas SARKOZY mais, si cela était vrai, pourquoi n’a-t-il pas démissionné dès novembre 2005 ? Par ailleurs, le titre de son livre dévoile à lui seul toute sa personnalité torve : il se pose comme victime ethnique « le mouton noir » et comme victime de son appartenance religieuse « dans la baignoire » . Ce qu’il fait est très grave, manifestement malhonnête. Tellement incompétent que même Borloo ne voulait pas bosser avec ce taré.


                        • Henri (---.---.6.131) 13 avril 2007 17:25

                          @] N-Y,

                          Tu nous soules avec ton copié-collé !

                          A. Begag n’est pas le seul à manger ou à avoir mangé dans la « Gamelle gouvernementale » et il y en a des tonnes des planqués pistonnés. Lui au moins il a des c...lles pour dire ce qu’il pense du Nabo.

                          Lis sa biographie avant de l’ouvrir.


                        • sweestmoke (---.---.241.2) 13 avril 2007 14:59

                          Il à bien fait de partir, il y avait déja l’arabe de service aux propos sarkozyste bien rodés.


                          • JPP (---.---.70.194) 13 avril 2007 15:06

                            Monsieur BEGAL bouffe à tous les rateliers, à ceux du gouvernement, à celui de BAYROU et à ceux de la racaille, ces interventions auprès des commissariats de police pour faire libérer de la racaille sont bien connues


                            • lolokerino (---.---.41.177) 13 avril 2007 15:30

                              begag , le nouveau gadge de bayrou qui l’exibe de meeting en meeting tel un trophée anti sarkozy !

                              Cette manoeuvre supplementaire de Bayrou est indige de l’udf et contre productive

                              d’ailleurs ses lieutenants commencent a se lasser , tel Morin qui laisse echaper « en apparté » sur canal Plus que bayrou a vraiement pris la grosse tête

                              lu est d’autre ont recement pris des contacts avec l’ump

                              Il s’agit d’assurer leurs arrieres et des fois qu’ils se fassent « virer » au profit des opportunistes de derniere minute....


                              • citadelle (---.---.190.189) 13 avril 2007 15:38

                                prefect et musulman, ministre et fatwa

                                que des mots acrocheur

                                Vous avez un sérieux probléme mental. Faites en un article sur ce sujet


                                • Fred (---.---.20.123) 13 avril 2007 15:45

                                  A. Begag a du caractère et c’est plutôt bien. Je ne suis pas un de ces supporter ... mais force est de constater que Sarko soit on est avec lui soit on est contre lui (et lui contre nous d’ailleurs, il nous rend bien notre haine).

                                  J’ai adoré le canard de cette semaine ou les différents avec NS sont racontés. A+


                                  • fred (---.---.52.227) 13 avril 2007 16:16

                                    Monsieur Azouz Begag en réagissant de la sorte ne fait pas mieux que Monsieur Sarkozy, si ce dernier à réellement dit cela. Ca reste encore à prouver.

                                    Je pense que Azouz Begag à voulu faire pareil que Eric BESSON mais en moins bien et sans aucune preuve ni fondement.


                                    • chris (---.---.133.224) 13 avril 2007 16:18

                                      Je suis d’accord avec ceux qui pensent que M Begag aurait dû s’en aller, quitter un gouvernement qui le discréditait. Au contraire, il a choisi le beurre (sans mauvais jeu de mots) et l’argent du beurre. C’est là qu’on voit que ce monsieur est un opportuniste et un calculateur. Quant à M Bayrou...Beurk...C’est à vomir sa façon de faire. Et on risque de le voir « Président de la République » ? C’est désolant et affligeant...Pauvre France, qu’a-t-elle fait pour mériter ça ? Votez bien le 22...Bye bye...


                                      • Marcusgarvey 13 avril 2007 16:26

                                        La gadgétisation de la diversité marche plutôt bien en France et cela selon les bonnes vieilles méthodes utilisées sous la colonisation. Le Parti Multiculturel Français regrette que l’engagement politique de nos amis français de noirade et de bougnoulie ne se résume qu’à SOS RACISME ou à quelques ministres et sous sous ministres gadget utilisés pour canaliser un électorat islamo-gauchiste représenté par personne.

                                        Les chasseurs amateurs de gibiers d’eau et de fusils ont leur candidat en ce qui concerne la diversité : rien !

                                        Par contre, il y a toujours Le pen expert raciste reconnu de longue date, Villiers islamophobe confirmé qui a trouvé là un bon filon et Sarkozy amateur de karcher qui n’hésite pas à braconner sur les terres boueuses de l’extrême droite francaise.

                                        Bref 2007 ça sent pas bon ! tous cela pour vous dire qu’il est tant que la diversité se reveille et se mette à faire un peu moins de rap mais un peu plus de politique :

                                        Voilà un site sympa qui a pour ambition d’essayer de faire émerger une représentation politique multiculturelle issue de la diversité :

                                        http://www.parti-multiculturel-francais.fr/


                                        • Marcusgarvey 13 avril 2007 16:28

                                          La gadgétisation de la diversité marche plutôt bien en France et cela selon les bonnes vieilles méthodes utilisées sous la colonisation. Le Parti Multiculturel Français regrette que l’engagement politique de nos amis français de noirade et de bougnoulie ne se résume qu’à SOS RACISME ou à quelques ministres et sous sous ministres gadget utilisés pour canaliser un électorat islamo-gauchiste représenté par personne.

                                          Les chasseurs amateurs de gibiers d’eau et de fusils ont leur candidat en ce qui concerne la diversité : rien !

                                          Par contre, il y a toujours Le pen expert raciste reconnu de longue date, Villiers islamophobe confirmé qui a trouvé là un bon filon et Sarkozy amateur de karcher qui n’hésite pas à braconner sur les terres boueuses de l’extrême droite francaise.

                                          Bref 2007 ça sent pas bon ! tous cela pour vous dire qu’il est tant que la diversité se reveille et se mette à faire un peu moins de rap mais un peu plus de politique :

                                          Voilà un site sympa qui a pour ambition d’essayer de faire émerger une représentation politique multiculturelle issue de la diversité :

                                          http://www.parti-multiculturel-francais.fr/


                                        • fouadraiden fouadraiden 13 avril 2007 17:26

                                          @Marcus

                                          NON,la diversité les Français l’aiment dans la rue et dans les caves

                                          Sinon,si on réfléchit un peu plus sérieusement la question ,je pense qu’il est erroné de voir dans la colonisation la responsable des clivages actuels que la société majoritaire opère devant la variété des ses individus.tout le monde connaît le fonctionnement hiérarchique de ces statuts.inutile d’y revenir.un gars de 8 ans pige la combine.

                                          car au fond ,avant d’être des colonialistes avec leurs immigrés-éternels ,la France était quoi avant l’entreprise coloniale ?

                                          vous êtes vous même l’otage de la colonisation et de ses implications.ils ne vous méprisent pas parce qu’ils sont coloniaux,non. mais juste parce qu’ils se sont crus les héritiers d’une conception universelle de l’homme occidental,car le débat des révolutionnaires,quelqu’ils furent, s’est fait à huis clos.ils ont appelé ça les droits de l’homme sans en parler avec l’humanité.

                                          et même quand ils leur arrivent de commettre des crimes,ça leur arrive, ils expliquent à la terre entière que leurs crimes contrairement aux autres ont un rôle positif.ce raisonnement n’a pas pour fondement le colonialisme mais l’idéologie démocratiques qui stipule que meme si les démocrtaes assassinent c’est encore pour l’éducation des assassinés ou de leur avenir.les Américains ne procèdent pas d’une autre logique en Irak et partout où ils sévissent.

                                          ayant ,malheureusment pour nous, rencontré des indigènes sur leur chemin , la propagande révolutionnaire occidentale semblait être contredite à la simple vue d’ arabes et de noirs.

                                          il n ’y a donc aucune contradiction entre la conception universelle de l’homme occidental et l’exploitation des non-occidentaux par elle.l’une est la conséquence ,au moins historique ,de l’autre.la séquence historique en témoigne.

                                          le colonialisme doit avoir une cause .

                                          quelle est-elle ?

                                          ne demandez pas aux Français ce que partout ailleurs l’idéologie occidentale a refusé d’accorder aux non-occidentaux.

                                          les Français n’ont aucune raison de réussir ce que les Anglo-américains ont échoué depuis longtemps sans s’en cacher.pourquoi le devrait-il ? par amour des autres ?

                                          on est Out.et ça a très bien fonctionné ainsi depuis longtemps.


                                        • Milla 13 avril 2007 23:10

                                          @ Marcusgarvey

                                          je te rappelle que le bougnoul était le français sous l’allemagne nazi, tu fais un mauvais transfert mon pauvre, tu devrais consulter...


                                        • zerdi (---.---.154.177) 14 avril 2007 09:29

                                          Le tirailleur indigène

                                          A l’assaut des tranchées adverses, ployant sous un déluge d’obus, suffoquant sous l’effet des gaz mortels sur les champs de bataille brumeux et venteux du nord-est de la France, sous la glaciation hivernale des nuits noires de novembre, à des milliers de kilomètres de leur tropique natal, les grandes rasades d’alcool galvanisaient leurs ardeurs combatives à défaut d’exalter leur patriotisme..

                                          En ces temps-là, écrit René Naba « la chair à canon » carburait à la gnôle.

                                          Par un subterfuge dont la raison détient seule le secret, qui n’en révèle pas moins les présupposés d’un peuple, les ressorts psychologiques d’une nation et la complexion mentale de ses dirigeants, la revendication ultime préludant au sacrifice suprême -« Aboul Gnoul » apporte l’alcool- finira par constituer, par un dévoiement de la pensée, la marque d’une stigmatisation absolue de ceux qui auront massivement contribué, à deux reprises, au péril de leur vie, à vaincre, paradoxalement, les oppresseurs de leurs propres oppresseurs.

                                          « Bougnoule » tire son origine de l’expression argotique de cette supplique ante mortem.

                                          Beaucoup acquitteront leur tribut du sang en faisant l’apprentissage de l’ébriété, sans connaître l’ivresse de la victoire. Beaucoup survivront à l’enfer de Verdun ou de Monte Cassino avant de sombrer dans le désarroi de l’incompréhension au sein de la cohorte des alcooliques anonymes...

                                          Beaucoup, plus tard, bien plus tard, basculeront dans une révolte libératoire qui sonnera le glas de l’empire français... Que de colères contenues devant tant de désinvolture à l’égard de ce que l’un des leurs, Frantz Fanon, qualifiera de « damnés de la terre »...

                                          Léopold Sedar Senghor gratifiera ces victimes muettes de l’Histoire de la dignité de « dogues noirs de la République »


                                        • Phileas Phileas 14 avril 2007 09:37

                                          @Marcus Garvey

                                          Votre Parti Multiculturel et son site ..

                                          Comment expliquez vous que si je veux visualiser les membres de votre parti, il faut que je décline mon identité et que je m’inscrive sur je ne sais quelle base ??

                                          Etrange !


                                        • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 14 avril 2007 10:24

                                          @ zerdi : l’origine de « bougnoule » vient vraiment de là ?


                                        • alain (---.---.126.95) 13 avril 2007 17:15

                                          il faut se souvenir que sarkosy avait deja menace emanuelli en pleine assemblee nationale et ce, publiquement sous l oeil des cameras.


                                          • Henri (---.---.6.131) 13 avril 2007 17:35

                                            Rapport pour Monsieur le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et des libertés locales. par Azouz Begag, chercheur au CNRS, écrivain, novembre 2004...Déjà !

                                            Cela semble emmerder certains sur ce fil qu’un type puisse avoir assez de cran ou des c...lles pour s’opposer à « Särkösy, le Grand ».

                                            Il a fait du travail avec les maigres moyens qu’il a eu et les vexations qu’il a subit, documentez-vous avant de dire n’importe quoi.


                                            • fouadraiden fouadraiden 13 avril 2007 17:40

                                              c’est du pipeau ce genre de rapport « sociologique »

                                              ça fait belle lurette qu’on le savait Henri


                                            • Henri (---.---.6.131) 13 avril 2007 19:39

                                              C’est qui Lurette ? Une copine à toi ?

                                              Et pourquoi tu nous ponds pas un rapport fouadrainien ? smiley


                                            • fouadraiden fouadraiden 13 avril 2007 22:17

                                              les rapports ça n’a jamais aidé personne sinon les désespérés Henri,voilà pourquoi.


                                            • (---.---.122.153) 13 avril 2007 17:56

                                              Il est de notoriété publique que les petits roquets sont méchants en diable est-ce dù à leur taille,les frustrations que celle-ci amène ?

                                              Vous aurez remarqué que dans la vie courante il en est ainsi aussi des hommes, sans en faire une généralité mais les petits sont souvent agressifs car ils ont toujours quelque chose à se prouver et vous verrez des grands costauds cool et zen.

                                              Souvent quand la grenouille veut se faire aussi grand que le boeuf....

                                              Cà c’est mon explication concernant un prétendant au trône de france Mr Sarkosy et ses théories fumeuses sur les gènes pédophiles.

                                              Pour Mr Begag oui j’ai écrit que je n’aimais pas les gens qui crachent dans la soupe à fortiori quand on s’est bien gavé de cette soupe pendant un laps de temps ou cet opportuniste aurait eût largement le temps de démissionner, je dit opportuniste car si on me traitait comme mr Begag l’affirme comme le dernier des derniers je regrette de vous dire que je ne serais pas rester même pour 12.000€/mois ,l’honneur de la vie d’un homme qui se respecte ne s’achète pas ou alors il se conduit comme une prostituée.

                                              L’homme qui perd l’honneur à cause du fric perd le fric et l’honneur.


                                              • citadelle (---.---.190.189) 13 avril 2007 18:48

                                                Il n’a pas a rougir d’avoir rejoind un autre parti. Il s’est bien rendu compte qu’il n’était là que pour faire de la couleur dans ce gouvernement, qu’il a été choisi parce qu’il est un peu « simplet » et pour un poste dont on ne comprend pas vraiment le but

                                                Ca n’est pas un traitre, il s’est surement senti inutille et un peu humillier dans ce poste, ajouté qu’il a avec lui sarkosy,un sarkosy qui encore l’autre jour faisait sa télé sur le sacrifice du mouton et la circonsition chez les musulmans « une colére NOIR depuis chez beaucoup »

                                                Il n’aura pas rien fait dans son poste, il a profité de l’occasion pour dégripper les mentalités et faire avancer les choses. On ne peut pas lui repprocher ça !


                                                • A.L.G.Y (---.---.44.145) 13 avril 2007 20:02

                                                  L’inimitié entre l’ancien Ministre à l’égalité des chances et l’ex-Ministre de l’Intérieur n’était évidemment qu’un secret de polichinelle. Azouz Begag avait à de multiples reprises pris ses distances et même dénoncé les propos pour le moins maladroits et déplacés de Nicolas Sarkozy. Rien d’étonnant dès lors qu’en privé, ils ne se soient adonnés à de tels échanges houleux.

                                                  Je ne suis donc pas surprise et je pense que peu de monde l’est...sauf peut être Azouz, lui-même, qui redescend de son petit nuage, véhicule improbable de la promotion à l’égalité des chances.

                                                  Pauvre petit Azouz qui découvre que l’univers impitoyable de la politique n’est pas exactement le monde des bisounours ; les invectives et les affrontements y compris entre individus de même camps politiques y sont plus habituelles que les franches embrassades !

                                                  Azouz, le sociologue, le fils d’immigré algérien qui aime tant rappeler qu’il a grandi dans un bidonville près de Lyon, celui qui, par son parcours, certes tout à fait remarquable, ayant gravi les échelons de l’ascenseur social, devait servir de symbole et redonner fierté et espoir à toute une génération d’enfants issus de l’immigration....

                                                  Azouz, le ministre bien sympathique, presque loufoque qui faisait sourire... pour ne pas dire franchement rire sur les plateaux de télévision.... On l’aurait presque pris pour un clown de la politique avec ses emportée lyrique sur cette France arc-en ciel qu’il appelait de ses vœux en répétant sans cesse sa petite marotte « diversité... diversité... ».

                                                  Malgré l’adoption de la loi sur l’égalité des chances votées au printemps 2006, passée presque inaperçue, on reste un peu sceptique devant le bilan du Ministre à l’égalité de chances : a-t-il rempli sa mission ?

                                                  Mais celui que tout le monde prenait pour l’alibi de ce gouvernement, pour « l’arabe de service » a en tout cas choisi le timing idéal pour faire paraître son livre. Ne serait-ce pas la preuve qu’il n’est pas lui non plus seulement ce « petit mouton docile » longtemps restés fidèles aux chiraquiens ? Ne serait-ce pas là la démonstration évidente qu’il est lui-même devenu un politicien retors.... ??

                                                  Azouz Begag ne devrait-il pas arrêter de jouer la carte de la victimisation. Sa fonction de Ministre issu de l’immigration lui ait peut-être montée à la tête, mais il serait temps d’arrêter de se faire passer pour l’innocent et le naïf... de service.

                                                  Je me suis aussi amusé à répondre sans langue de bois aux questions du Bondy Blog (voir le lien ci-dessous)

                                                  http://cosmauxpolis.blogspot.com/2007/04/azouz-begag-je-suis-victime-dun-homme.html


                                                  • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 14 avril 2007 09:12

                                                    Toujours rien sur le fait que Sarkozy fasse pression sur des journalistes...


                                                  • Aïcha Qandicha (---.---.64.97) 13 avril 2007 22:57

                                                    Arrêtons de parler de Begag, en fourrant systématiquement les mots « arabe de service », « immigré » ; ou alors ne venez pas reprocher à Le Pen de parler du hongrois sakrozyste, ni à ceux qui le traitent de « juif de service ». L’Egalité, c’est d’abord ça, le même traitement pour tous !!!!


                                                    • fouadraiden fouadraiden 13 avril 2007 23:21

                                                      @Aicha ,ma concitoyenne,

                                                      dans les faits l’égalité ça n’existe pas Aicha, et la marocaine que tu es devrait le savoir plus que n’importe qui.faut pas croire ce que raconte l’idéologie occidentale.tu devrais le savoir pourtant.

                                                      pour un occidental un arabe ne vaut pas un juif occidentalisé ou un occidental de l’est.

                                                      je crois que tu ne comprends pas très bien la réalité hiérarchique du système occidental.

                                                      quand je te disais que la democratie c’est pas pour toi ,tu en es la preuve vivante.tu piges à présent ????

                                                      pour ici le Azouz c’est juste un Bougnoul à qui ils veulent bien prêter un costume de foire afin de masquer leurs carences politiques auprès de la population immigrés devenue « français » de papier depuis .

                                                      mais je crois que chez vous les dirigeants aussi se croient capables d’imiter en costume de clown le colonisateur d’hier.

                                                      ah ces Arabes ,ils sont vraiment nuls.toujours à pleurer auprès des occidentaux qui hier encore les chassaient comme des singes pour tenter de les éduquer à la civilisation

                                                      deviens une authentique révolutionnaire Aicha, car les Occidentaux ne pourront rien ni pou toi ni pour ta misère.


                                                    • Milla 14 avril 2007 00:53

                                                      @ fouadraiden

                                                      pourquoi Fouad ne vois tu pas le rapport d’homme à homme qui anime leur orgueil de politiciens, tu sais très bien ce qu’est la domination qui n’a sans doute rien à voir avec les origines ethniques mais avec celle de l’« homme » tout simplement...

                                                      Milla

                                                       smiley


                                                    • (---.---.150.55) 14 avril 2007 11:09

                                                      @fouadraiden

                                                      « pour un occidental un arabe ne vaut pas un juif occidentalisé ou un occidental de l’est. »

                                                      parle pour toi pas pour les autres ... les valeurs/principes divergent d’une personne a l autre


                                                    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 14 avril 2007 11:23

                                                      Il est vrai que, sur les sujets sensibles, il vaut mieux éviter de manier amalgames et généralisations abusives.


                                                    • zerdi (---.---.154.191) 14 avril 2007 11:33

                                                      L’étrange lecture de l’histoire coloniale de Mr Sarkozy

                                                      (les citations entre parenthèses sont tirées du discours de Nicolas Sarkozy à Toulon du 7 février 2007) La justification et la réhabilitation de l’aventure coloniale".

                                                      Bien loin de la réalité de l’histoire de la colonisation française, mettant de coté les fondements raciaux de la colonisation, l’injustice subit par les « sujets français » selon le code de l’indigénat, et enfin oubliant le caractère inacceptable de la suppression de la souveraineté d’une population sous couvert d’oeuvre « civilisatrice » ; le discours de Toulon tente de réhabiliter et de justifier l’une des pages les plus sombres de notre histoire.

                                                      Premièrement, on note que la pierre est jetée sur ceux qui oseraient (répudier l’histoire de France, dénigrer la nation). la (mode de la repentance) est conspuée. Enfin, apogée de ce délire, on savoure le magnifique : (De quel droit demandez vous au fils de se repentir des fautes de leur pères, que souvent leur pères n’ont commises que dans votre imagination). En effet, c’est dans l’imagination féconde de quelques gauchistes que sont nés le massacre de Sétif, les enfumages de Pélissier, l’ignoble code de l’indigénat ou les zoos humains.

                                                      A l’opposée de la lecture rationnelle de l’histoire de la colonisation, c’est une image tronquée de cette période que Nicolas Sarkozy nous propose : il souhaite que nous fassions avec lui le (rêve de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc venu accomplir un rêve de civilisation). En effet, selon lui, (beaucoup (de colons) mirent leur énergie à construire des routes, des ponts, des écoles, des hôpitaux). (Beaucoup s’épuisèrent à cultiver un bout de terre ingrat que nul avant eux n’avait cultivé)...

                                                      Enfin, ajoutons que pour justifier l’aventure coloniale, le candidat fait allusion à un argument aussi ancien que la colonisation : la mission de civilisation. Cet argument dont les bases idéologiques ne sont que racisme, sentiment de supériorité de l’homme blanc sur le « sauvage » devenu, grâce à cet apport de civilisation le « bon indigène » pacifié et soumis. Je cite : (la méditerranée est pour nous tous le souvenir (...)d’une violence archaïque que le long travail des civilisations n’a pas réussi à éteindre), (on doit respecter les homes de bonne volonté qui ont pensé de bonne foi oeuvrer utilement pour un idéal de civilisation)...

                                                      Dans ce discours, le mot civilisation est utilisé 18 fois. La caricature des peuples anciennement colonisés, ou le mythe du nouveau barbare. Dans la continuité de l’image du sauvage exploitée par les pires colonisateurs, Sarkozy nous décrit les « nouveaux barbares » effrayants, rétrogrades et représentant pour la « civilisation occidentale » un péril mortel. Cette image caricaturale, xénophobe et populiste convaincra l’auditeur , comme nous le verrons plus tard, de la nécessité d’une nouvelle oeuvre coloniale.

                                                      On savoure ainsi le (ceux qui veulent soumettre leur femme, ceux qui veulent pratiquer la polygamie, l’excision ou le mariage forcé). Notons aussi : (nous pouvons avoir la paix ou la guerre, la meilleur part de la civilisation mondiale ou le fanatisme et l’obscurantisme). Pour ceux qui ne serraient pas encore effrayé par le péril de ces hordes barbares, on citera : (la méditerranée cessa de représenter une promesse pour ne plus constituer q’une menace). Enfin, le magnifique (choc des civilisations) est lâché, pour achever les plus téméraires, ou tolérants d’entre nous.

                                                      La promesse d’un nouvel ordre néocolonial.

                                                      Les barbares étant à nos portes et la civilisation de notre coté, il ne reste plus qu’à fonder un nouvel ordre colonial qui ravira les nostalgiques de l’Oas ou de la main rouge : (jusqu’a quand l’Europe attendra t’elle pour construire l’Afrique de demain ?) A L’Europe paternaliste de construire une Afrique sortie grâce à la civilisation de son (arriération tribale) ? Ou plutôt vivant sous le joug d’une politique faite de soutiens aux tyrans afin de faciliter notre accès aux matières premières que ce continent détient.

                                                      L’ancien empire français maître des mers a de beaux jours devant lui : (La France augmentera notamment ses moyens aériens et maritimes, parce que j’ai la conviction que ses son droit, son devoir (...) et parce que je crois à la vocation maritime de la France).

                                                      On trouve aussi le honteux (faire une politique de civilisation, voila à quoi nous incite la méditerranée ou même les républiques marchandes brillèrent dans le ciel de l’art et de la pensée). On savoure le (je veux être le président d’une France qui s’efforce de fonder l’ordre du monde sur les valeurs spirituelles et morales qu’elle incarne aux yeux des hommes).

                                                      En fin de discours, on trouve le très inquiétant (il suffit d’unir nos forces et tout recommencera). Nul besoin de commentaire, tout est là.

                                                      Arnaud.


                                                    • zerdi (---.---.154.191) 14 avril 2007 11:41

                                                      Homme providentiel ou mauvais génie de la France ? (première partie)

                                                      La France est périodiquement secouée d’un phénomène cyclique : le syndrome du sujet médiatique unique (SMU). Une seule personne occupe le devant de la scène médiatique dans sa totalité pour une longue période, reléguant dans l’ombre toute autre personne, même la plus respectable, tout autre sujet, même le plus digne, paré de toutes les qualités, sans le moindre défaut, suscitant l’admiration éperdue de la presse et des foules jusqu’à l’infini... Jusqu’à sa chute, qui déclenche alors une curée d’une férocité à la mesure de la complaisance antérieure.

                                                      Dans les années 1980, la France a eu droit au phénomène Bernard Tapie, du nom de cet industriel charmeur qui ensorcela journalistes et politiques au point de devenir ministre de la République française, jusqu’à ce que ses déboires judiciaires le rejettent dans l’opprobre généralisée. Dans les années 1990, ce fut au tour du phénomène Jean Marie Messier. Le génie de la finance internationale déchaîna des élans d’admiration jusqu’au collapsus final, qui déclencha une risée universelle en même temps que le démantèlement du deuxième groupe mondial de communications « Vivendi-Universal » et l’exil vers les Etats-Unis de cet ancien jeune prodige de l’élite intellectuelle française.

                                                      Nous voilà dans les années 2000 devant le phénomène Nicolas Sarkozy, seul homme sans doute à devoir restaurer la sécurité de la France, à redresser ses finances publiques en état de faillite, le principal barrage à l’extrême droite française, le tombeur de la gauche et le redresseur de la France, le champion de la lutte contre l’antisémitisme et de la discrimination positive. En somme le nouvel homme providentiel de la décennie, le sauveur suprême. Du moins à en juger par ses déclarations et les commentaires savants de la presse française, souvent révérencieuse, rarement impertinente, à l’égard des puissants. A croire que la France souffre d’une pénurie d’hommes et de femmes de valeur et de talents ou plus simplement d’hommes et de femmes de bonne volonté.

                                                      Le ministre de l’Intérieur et ancien ministre des Finances, le vibrionnaire candidat à la succession de Jacques Chirac à la magistrature suprême, est aujourd’hui au faîte de sa gloire. Une critique dans ce contexte, c’est à dire hors du concert des louanges, sans que ne pointe à l’horizon la moindre perspective de trébuchement, est un exercice périlleux. Assumons-en le risque tant il est vrai que des débordements de comportement jamais dénoncés, une falsification des faits de gestion jamais relevée, s’ils venaient à persister, pourraient desservir à terme tout autant la démocratie que le renom de la France dans le monde. Boulimique, hyperactif, l’homme détient un double record difficilement égalable, celui des passages télévisés (4 200 en dix ans) et des lois répressives (11 depuis son arrivée au ministère de l’intérieur en 2002).

                                                      En dix ans, (1996-2006), Nicolas Sarkozy est en effet passé à la télévision 4 200 fois, soit plus d’une fois par jour, chiffre qui prend compte de ses périodes d’éclipse politique ou de ses vacances familiales, mais exclut la campagne présidentielle de 2007. Au ministère de l’Intérieur, malgré tous ses déplacements musclés et médiatisés sur le terrain, malgré tous les bulletins de victoire relayés par une presse compréhensive, malgré une baisse des « faits constatés », malgré l’hyperactivité qu’il a déployée sur le plan sécuritaire (onze textes de loi en cinq ans, record mondial absolu, la criminalité ordinaire a augmenté en France où la violence faite aux personnes a augmenté de 9% depuis 2002.

                                                      Rien que pour son premier passage place Beauvau (2002-2004), la criminalité a augmenté de 10,1% au premier trimestre 2004 par rapport à la période correspondante de 2003, elle-même en augmentation déjà de 7,3% par rapport à 2002, alors que les bavures policières à l’encontre des civils ont triplé en trois ans. Les violences commises par les policiers dans l’accomplissement de leur fonction sont ainsi passées de 20 actes en 2001 à 70 bavures en 2003, entraînant la mort de deux personnes en 2003 dans des opérations d’expulsion d’immigrés, au cours d’embarquement forcés à bord des « charters de la honte », selon l’Observatoire de la déontologie de la sécurité publique.

                                                      Au ministère des Finances, son entrée en fonction en fanfare dans un contexte de luxe tapageur a obéré, d’emblée, la crédibilité d’un discours volontariste. La réquisition de trois des cinq logements officiels du ministère pour en faire des appartements de fonction pour la famille et le personnel affecté à son service, ainsi que la mobilisation d’une escouade de 24 policiers pour la protection rapprochée et d’une flotte automobile de sept voitures augure mal d’une politique de rigueur que la France se doit de s’imposer pour sortir de ses difficultés financières.

                                                      Il est, en effet, inconvenant d’exiger des autres ministères des compressions de dépenses, et de faire, dans le même temps, étalage de luxe. Indécent de se déplacer avec un tel déploiement de forces, sans susciter des interrogations sur cette forme puérile d’autoritarisme, la marque d’une immaturité politique. Le déploiement d’un dispositif de sécurité et de confort proportionnellement plus important que celui affecté à la protection du Général Ricardo Sanchez, le chef du corps expéditionnaire américain en Irak, autrement plus exposé que M. Sarkozy, retentit comme une manifestation précoce de prépotence. Un tel comportement frappe de caducité une démarche d’exemplarité dans la gestion des affaires publiques. L’ami du patronat français a privilégié, sur le plan économique, le faste sur la sobriété,et sur le plan interne, dans la pure tradition coloniale française, la répression sur la prévention.

                                                      Donnant une dimension policière à sa politique de sécurité avec des résultats aléatoires, il a aggravé les problèmes lancinants de la société française. Rétablissant la délation, il a renvoyé ses concitoyens à une pratique hideuse, aux pages sombres de l’histoire nationale qui avaient fait de la France l’antichambre des camps de la mort, à l’époque de la collaboration nazie. Il est sain pour un homme politique de situer son action dans une perspective historique et de ne jamais banaliser l’infâme.

                                                      Plus préoccupante est la projection internationale de sa politique sécuritaire : En prenant à deux reprises le contre-pied de Jacques Chirac dans des manifestations internationales, l’héritier autodésigné a largement contribué à accréditer l’idée d’une duplicité de la diplomatie française. Ainsi, le 5 mars 2003, alors que le président français serrait la main à Alger de Yacef Saadi, l’ancien adversaire algérien du général Jacques Massu dans la bataille d’Alger durant la guerre d’indépendance nationale (1954-1962), Nicolas Sarkozy refaisait décoller, le jour même, à une heure de décalage, le premier « charter de la honte » à destination de l’Afrique, occultant ainsi l’éclat de cette réconciliation nécessaire entre l’ancien colonisateur et son ancienne possession.

                                                      A moins d’impérieuses nécessités d’intérêt national, ses retrouvailles se devaient d’être exemptes de toute pollution. M. Sarkozy pouvait y surseoir et « les charters de la honte » attendre au sol la fin de la visite présidentielle en Algérie. Cela n’a pas été le cas. La visite algérienne de Jacques Chirac en a été entachée, de même que la réputation de la France qui dispose, en la matière, du monopole de cette pratique. Se restreindre devant un désir de parasitage est une marque des hommes d’expérience. Il en a été de même pour l’affaire du « voile islamique », déclenchée, contre toute attente, dans la foulée de l’installation du Conseil Français du Culte musulman, en octobre 2003. S’agissait-il alors de donner des gages à la droite radicale française en contrepartie de la mise en place d’un organisme représentatif de l’Islam en France ? De faire preuve d’habileté tactique ?

                                                      La réactivation de cette querelle en plein congrès des associations musulmanes de France, alors que l’affaire était en phase d’accalmie depuis une demie dizaine d’années, que le port ostentatoire du voile ne concernait que trois cents élèves et que l’opinion mondiale était polarisée par l’intervention américaine en Irak, a suscité une tollé dans le monde arabe et musulman. Tranchant avec l’attitude de la France dans la nouvelle guerre d’Irak, l’affaire du voile a relancé le procès de la duplicité de la diplomatie française et l’occasion pour l’administration Bush de donner, à bon compte, des leçons de liberté religieuse à ses contestataires français, sans pour autant que le problème ne gagne en clarté. Etait-ce le but recherché ? Se réserver pour les batailles décisives est également la marque des grands hommes.

                                                      Le ministre des Finances d’un État en cessation de paiement se doit au premier chef de redresser la barre et de tenir les engagements internationaux de son pays. Le voyage de Nicolas Sarkozy à Washington fin avril 2004, alors que l’administration Bush se débattait dans le scandale des tortures des prisonniers irakiens, de même que celui qu’il a effectué deux ans plus tard en septembre 2006, apparaîtront rétrospectivement comme un point noir de la juvénile carrière diplomatique du ministre d’État, ministre de l’Intérieur, ancien ministre des Finances, de l’économie et de l’industrie de la France.

                                                      Un voyage à Canossa, par similitude avec le voyage effectué dans ce petit village d’Italie par l’Empereur Henri IV en vue d’implorer le pardon du pape Grégoire VII en janvier 1077 après Jésus Christ, passé à la postérité comme une démarche d’humiliation devant l’adversaire. Se faire adouber par les associations juives américaines, un des principaux instruments de la stratégie d’influence de l’axe israélo-américain, un des principaux partisans du boycottage des produits français durant la guerre d’Irak, en pleine déconfiture diplomatique du tandem Bush-Sharon, et, dans le même temps, prendre à partie l’opposition socialiste pour sa frilosité dans la lutte contre l’anti-sémitisme constitue tout à la fois un contresens diplomatique, une contrevérité politique et une fanfaronnade démagogique.

                                                      Plutôt que la surenchère électoraliste, la sagesse commande, sur un sujet aussi passionnel, un discours de vérité : l’antisémitisme, résiduel en France, a existé bien avant l’arrivée des Arabes et des Musulmans en France et ses épisodes, douloureux, sont connus de tous.

                                                      René Naba


                                                    • zerdi (---.---.154.191) 14 avril 2007 11:54

                                                      Par Mohamed ABASSA, directeur de l’institut du meme nom, conseiller en communication

                                                      Etes-vous sûr d’aimer la France, Monsieur Sarkozy, plus que les autres Français d’origine étrangère ?

                                                      ALGER, - Monsieur le Président de l’UMP, Monsieur le Ministre, vos déclarations aussi impulsives qu’intempestives sur les jeunes révoltés des banlieues (racaille, nettoyer les banlieues au Karcher, aimer la France ou la quitter et autres noms d’oiseaux variés) ainsi que votre dernière trouvaille de loi sur l’immigration, conduisent naturellement à penser que vous agissez contre les intérêts supérieurs de votre propre pays, la France.

                                                      Elles trahissent en définitive un profond sentiment de désarroi et de rejet de cette même France que vous appelez d’autres à aimer sinon à la quitter. Cette singulière attitude n’est pas la meilleure des manières d’aimer la France et encore moins de la faire aimer. Voici pourquoi.

                                                      Vous qualifiez les jeunes beurs révoltés de racaille, exactement comme les nazis de Hitler et leurs héritiers actuels (Le Pen, de Villiers et consorts) qualifiaient les juifs de vermine. Cette insulte inqualifiable (racaille, vermine) dite par un ministre français en poste et président de parti, l’UMP, gaulliste de surcroît, prétendant déclaré à la présidence de la République Française, est humainement insupportable, vraiment insupportable, Monsieur Sarkozy.

                                                      Elle conduit et appelle surtout à de plus violentes révoltes génératrices à leur tour de haines et de divisions entre les communautés, entre les religions, entre les citoyens d’un même pays. De fait, l’insulte que votre seule impulsivité n’explique pas, par sa défiance irresponsable et son caractère provocateur, atteint les jeunes et leurs familles, dans leur dignité d’êtres humains, dans leur amour-propre de jeunes et dans leurs droits républicains de citoyens français. Tout porte donc à croire que vous poussez volontairement la France minoritaire des banlieues, la France du ghetto, à plus de violences aux seules fins d’effrayer l’autre France, la majoritaire, la France tranquille, celle qui vote et dont vous serez, naturellement, le seul et le plus grand défenseur ; on l’aura deviné.

                                                      Ainsi, vous vous posez plus et mieux que Le Pen en défenseur autoproclamé des Français de souche, pur beurre, contre cette « barbarie française » des banlieues que vos discours suggèrent arabe, islamique et africaine et que, entre nous soit dit, vous avez vous-même contribué à créer, à provoquer ; vos diverses polices aidant. Agir ainsi, Monsieur Sarkozy, est-ce le meilleur moyen d’aimer la France ? Est-ce le meilleur moyen de paraître plus français que français ? Est-ce le meilleur moyen de rassurer ces centaines de millions de musulmans, d’Africains et d’Arabes qui entretiennent avec la France des rapports historiques et qui demandent, maintenant plus que jamais, à être assainis, clarifiés ?

                                                      Car, pour mémoire, sachez Monsieur Sarkozy que pour devenir chancelier, Hitler avait agi comme vous, exactement comme vous le faites aujourd’hui ; faire peur au brave petit peuple et se poser en muraille infranchissable contre la « racaille » des banlieues arabes, islamiques et africaines qui menacent la quiétude du brave et grand peuple de France. Dans le même contexte argumentaire que développait Hitler contre les communistes allemands et la « vermine » juive. Vous connaissez la suite, Monsieur Sarkozy : 60 millions de morts.

                                                      Cette même « racaille » que vous comptez nettoyer au Karcher dans les banlieues est issue, à son corps défendant, d’une autre « racaille » ces millions de Maghrébins, de musulmans, d’Africains qui ont fait tous vos champs de bataille, ont partagé vos souffrances, vos tranchées, vos défaites et aussi vos gloires. Le seul cas algérien est édifiant. Les Algériens se sont battus avec et pour la France pendant plus d’un siècle : en Crimée, au Mexique, à Sedan, à Verdun, à la Marne, au Tonkin, à Madagascar, en Indochine et même en Algérie contre leur propre peuple. Ils sont des centaines de milliers d’Algériens à avoir donné leur vie pour la France. Combien de Hongrois l’ont fait, Monsieur Sarkozy, combien ? Aucun je crois ; ils se battaient en face pour Hitler. Ces mêmes Algériens, morts pour cette même France que vous croyez incarner aujourd’hui, ont été également traités de racaille et de sous-hommes par vos pairs d’alors.

                                                      Sinon pourquoi étaient-ils utilisés comme chair à canon, boucliers humains dans toutes les grandes batailles que la France a menées pour sa survie ? Le plus caustique et, aussi, le plus affligeant est que cette « racaille », les tirailleurs algériens et les tabors marocains s’étaient battus à Marseille et Monté Cassino (Mont Cassin en français) contre les Panzergrenadiers allemands soutenus par des volontaires hongrois et français de la division Charlemagne ; la vraie racaille de droite et d’extrême droite dont les héritiers actuels s’appellent Le Pen, de Villiers et bien d’autres qui ont admiré et servi l’Allemagne nazie.

                                                      Au vu de vos inconduites, de votre ingratitude envers ces vaillants combattants, et de vos insultes fracassantes et récurrentes à l’endroit de l’immigration, je serais naturellement tenté de vous classer dans la seule rubrique de ceux qui semblent vous inspirer ; la racaille brune ; celle qui hait les Arabes, les Juifs et les Noirs Une seule raison m’interdit de le faire ; votre rang. De même, votre descendance juive par la mère aurait dû vous porter à mieux comprendre les souffrances humaines, celles des migrants, des exilés et des expatriés au lieu de prendre fait et cause systématiquement pour les bandits sionistes. Pourquoi ne pas entendre et rejoindre ces juifs français de cœur et d’esprit qui soutiennent et défendent leurs frères émigrés ? Parce que vous aussi, Monsieur Sarkozy, vous êtes un expatrié, un migrant et un exilé, de père légionnaire et de maman juive tout autant expatriée.

                                                      Ce ne sont ni des tares ni des motifs de haine et de rejet de l’autre surtout quand cet autre, l’immigré, avec moins de réussite, partage en mieux votre histoire et vous ressemble. Monsieur Sarkozy, on n’échappe pas à son passé, à son histoire, en crachant sur tout ce qui vous ressemble, sur tout ce qui n’est pas suffisamment et correctement français. Sinon, que veut dire cette terrible boutade que même Le Pen n’a pas (encore) prononcée « aimez la France ou quittez- la ! » A qui s’adresse cette sentence aux relents odieusement racistes ? Aux Français de souche comme ne l’est pas M. Sarkozy ? Non. Aux Européens de l’UE vivant en France ? Non.

                                                      Dans l’entendement du ministre français de l’Intérieur, la menace s’adresse seulement et exclusivement aux Français d’origine maghrébine, arabe, islamique et africaine. A vos yeux, Monsieur le Ministre, pour aimer la France, les Français de cette mauvaise origine, de cette mauvaise naissance diriez-vous, la racaille donc, selon vos propres dires, se doit d’être sage et soumise : n’envahissez pas le Stade de France pour dire votre mal-vie, ne brûlez pas les banlieues pour crier vos douleurs, vos misères, votre profonde solitude par l’exclusion organisée, ne manifestez pas vos colères contre le gouvernement de la France. Si vous le faites, c’est que vous n’aimez pas la France donc quittez la France. A-t-on dit cela aux révoltés de mai 68 ? Aux anti CPE ? Aux altermondialistes ? A José Bové ? Aux manifestants gay ? Dit-on à ces manifestants, à ces révoltés de quitter la France parce qu’ils ne l’aiment pas ?

                                                      Les jeunes de banlieues aiment la France, c’est leur pays, mais ils n’aiment pas les gouvernements de cette même France qui les confinent dans des ghettos, dans la malvie, dans la non-vie ; si vous dites aïe, j’ai mal, j’ai très mal, c’est que vous n’aimez pas la France, alors quittez-la, dites-vous Monsieur Sarkozy. Est-ce vraiment le meilleur moyen d’intégrer, de rassurer, de gagner ces jeunes que votre système a exclus ? Est-ce le meilleur moyen de rendre service à cette France que vous croyez servir et aimer, Monsieur le Ministre ? Ces pratiques, par leur lecture profondément raciste, sont attentatoires à l’honneur et à l’image de la France, à cette France supposée laïque et républicaine.

                                                      Monsieur Sarkozy, votre dernière loi sur l’immigration est à la fois choquante et amusante : Amusante : il y a quelques petits siècles, vos pairs choisissaient leurs émigrés, esclaves compris, selon des normes très proches de votre définition mise à jour de la racaille : analphabètes, costauds, forts et musclés, courageux, baroudeurs et combatifs. A l’époque, cette « racaille humaine », Monsieur Sarkozy, transformée par vos négriers et divers employeurs en bêtes de somme, en chair à canon, en harkis, en manœuvres et en divers OS, en main-d’œuvre bon marché qui a reconstruit à bas prix vos pays ravagés par vos seules et sales guerres, cette « racaille-là », dis-je, avait fait la prospérité et le bonheur de votre pays, la France.

                                                      Pendant des siècles, cette immigration, esclaves compris, était la plus prisée, la plus recherchée, la plus aimée, parce qu’elle faisait vos guerres en mourant pour vous, sans gloire et sans pleurs, qu’elle transpirait dans vos chantiers sans protester, qu’elle souffrait la misère et la faim sans crier, sans haine, qu’elle acceptait son exclusion sans manifester et sans brûler les symboles de son aliénation, de son humiliation. Cette « racaille-là », Monsieur le Ministre, a fait des petits ; ils sont dans vos banlieues. Ils ne veulent pas, ne veulent plus subir le sort dégradant de leurs parents, de leurs aïeux. Ils veulent exister, travailler, chanter, aimer ; seulement cela, parce qu’ils aiment la France.

                                                      Votre loi est choquante parce qu’elle introduit, encore une fois, des normes racistes et élitistes. Cette même logique raciste qui portait naguère vos pairs et vos systèmes à choisir, sélectionner vos migrants sur les seules valeurs marchandes de leur viande et de leurs muscles, les porte tout naturellement maintenant à les choisir sur son parfait contraire ; sur leurs performances intellectuelles, culturelles, techniques et scientifiques. Ce qui veut dire, en termes simples, que la France actuelle, celle de M. Sarkozy, le fils du migrant légionnaire hongrois, n’acceptera plus en France la racaille de la viande et des muscles, cette même racaille qui a sauvé la France à Verdun et à Monté Cassino ; ce glissement moral qui renseigne parfaitement sur l’amoralité de ses auteurs nous paraît, ici en terre d’Algérie, assez indécent et très choquant, Monsieur le Ministre ; vous en conviendrez, je l’espère.

                                                      Et, plus grave encore, cette loi va tout naturellement pousser les cadres et élites du tiers-monde, africaines en particulier, à s’expatrier massivement pour venir enrichir la France des têtes, de l’immigration choisie pas subie ; le haut du panier ; on choisit les hommes comme on choisit ses patates ; du vrai racisme exprimé en loi et bien votée par une droite négrière et poujadiste à l’excès. Quand vous déclarez les cadres et élites africains éligibles à l’émigration par opposition à l’autre émigration dont vous ne voulez plus, la racaille subie dites-vous souvent avec insistance, quel but visez-vous ? Appauvrir encore et toujours l’Afrique ou enrichir la France ? J’affirme ici que, par cette loi, vous allez encore appauvrir l’Afrique sans enrichir la France. Parce que ces nouveaux migrants cultivés et en phase avec les nouveaux besoins de la France, rejoindront vite, très vite, les banlieues dans lesquelles elles seront obligatoirement casées.

                                                      Est-il normal, moral, vous le prétendant au poste le plus élevé de France, président de la République, que vous appeliez, selon une procédure insidieuse et dangereuse, les derniers cadres africains à quitter leur pays pour venir s’installer en France. Hier vous aviez vidé l’Afrique de ses bras pour en faire des esclaves, aujourd’hui vous voulez la vider des rares élites pensantes qui lui restent ; c’est un autre crime qu’aucune loi ne saurait punir ici ou ailleurs. Que faites-vous Monsieur le Ministre de l’Intérieur contre ce racisme verbal ordinaire et banalisé par votre presse ? Pourquoi rappelle-t-on toujours l’origine étrangère d’un citoyen français d’origine maghrébine ou africaine. Pourtant, plus de 50 % de la population française est d’origine latine autre que française (espagnole, italienne, portugaise). On n’entend et ne lit jamais dans votre presse « le Franco-Espagnol, le Franco-Italien, le Franco- Portugais, ou le Franco- Hongrois », jamais. Par contre, quand il s’agit d’actes répréhensibles commis par des citoyens français d’origine ...maghrébine on n’oublie rarement, dans la presse surtout, de rappeler l’origine étrangère du délinquant français. Dernier exemple en date, le Français Moussaoui est systématiquement qualifié de franco- marocain.

                                                      Par contre, quand d’autres Français de mêmes origines réalisent des prouesses et forcent l’admiration, alors, là, on insiste pour rappeler qu’ils sont français et seulement français, le Français Zidane, la Française Leila Picard, le Français Djamal Bourras, le Français Noah, etc., etc. Le jour où Zizou jouera moins bien, soyez certain Monsieur le Ministre, votre presse parlera du Franco- Algérien Zidane. Cette discrimination terminologique au quotidien crée dans ces communautés des sentiments de frustration et de rejet. Vous conviendrez que cette France-là, raciste dans son ordinaire, ne soit pas aimée. Pour autant, faudra-t-il la quitter comme vous les y invitez ? Assurément non, Monsieur le Ministre, puisque ces gens-là aiment à en mourir une autre France qui n’est pas, ne peut pas être la vôtre.

                                                      Ils aiment la France de l’Abbé Pierre, d’Henri Alleg, de Jeanson, de Garaudy, de Ferrat, de José Bové, de Bernard Thibault, de Marie-George Buffet, de Renaud, de Lang, de Martine Aubry, de Danielle Mitterrand, de Roger Hanin et de milliers d’autres Français de cœur, de talent et d’esprit qui sont la vraie France, la France des tolérances, la France des solidarités et des amours vraies, cette France-là est bien aimée par la « racaille ». S’il vous plaît, Monsieur le Ministre, ne parlez plus des bienfaits de la colonisation. Au mieux fermez-la (la parenthèse coloniale). Je vous livre quelques petits extraits d’auteurs français (Lounis Aggoun et Jean Baptiste Rivoire sur les « bienfaits » de la colonisation en Algérie et, en particulier, les comportements de la légion étrangère que vous semblez si bien connaître.

                                                      A suivre


                                                    • zerdi (---.---.154.191) 14 avril 2007 11:57

                                                      « En 1832, deux ans après le débarquement français en Algérie, une sombre affaire de vol commis par des membres de la tribu des Ouffas provoque la colère du gouverneur d’Alger, le duc de Rovigo, qui vient d’être nommé par la France. En représailles, il lance contre les Ouffas une attaque au cours de laquelle « tout ce qui y vivait fut voué à la mort ». « En revenant de cette funeste expédition, racontera le colonel Pélissier de Reynaud, plusieurs de nos cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances et une d’elles servit, dit-on, à un horrible festin [1]. » Simple dérapage d’un colonel français, ou massacre prémédité ?

                                                      « Des têtes. Apportez des têtes, aurait demandé à l’époque le gouverneur d’Alger. Bouchez les conduites d’eau crevées avec la tête d’un Bédouin que vous rencontrerez. » Bilan, « il y eut douze mille morts chez les Ouffas. On trouva, les jours suivants, bracelets et boucles d’oreilles en abondance au marché algérois de Bab-Azoun. La devise de Rovigo était : « On m’a coupé trois têtes ; si dans 48 heures les coupables ne me sont pas livrés, j’irai chez vous et je prendrai trois cents têtes ; et il tenait parole » [2] . » Dès lors, et jusqu’en 1848, les troupes françaises engagées dans la conquête de l’Algérie multiplient les expéditions meurtrières.

                                                      En 1834, une mission élémentaire dresse à son retour d’Algérie un sévère bilan de la conquête : « En un mot, nous avons dépassé en barbarie les barbares que nous venions civiliser et nous nous plaignons de ne pas réussir auprès d’eux [3] . » A partir de 1837 et l’arrivée de la Légion étrangère commandée par Achille de Saint-Arnaud sous la supervision du général Bugeaud, les massacres délibérés prennent une dimension effarante. L’objectif affiché, que l’on n’hésiterait pas aujourd’hui à qualifier de génocidaire, est de réduire les effectifs des populations algériennes, pour permettre à la colonisation de prendre ses aises.

                                                      L’expression consacrée est : « Comprimer les Arabes » - elle est d’Alexis de Tocqueville, qui préférait cela à l’« extermination » des Indiens en Amérique. Pour Bugeaud, le but « n’est pas de courir après les Arabes, ce qui est fort inutile, il est d’empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer, [...] de jouir de leurs champs ». « Allez tous les ans leur brûler leurs récoltes [...], ou bien exterminez-les jusqu’au dernier [4] » : cela s’appelle la razzia. Et la razzia devient bientôt routine : « Nous tombions sur une portion de la tribu des Garabas qui a été surprise, gobée, dévalisée : neuf cent quarante-trois boeufs, trois mille moutons et chèvres, trois cents ânes, soixante chevaux, trois mulets, vingt chameaux, force poules, beaucoup de tapis, des tentes, de l’orge, du blé, de l’argent, etc., sept femmes et quelques hommes (ceux qui n’ont pas pu se sauver ont été tués), je crois qu’il est difficile de faire razzia plus complète. [...]

                                                      Tant mieux, c’est très amusant », écrit le lieutenant-colonel de Montagnac, un de ces nombreux militaires français arrivés en Algérie avec le grade de lieutenant et repartis une quinzaine d’années plus tard avec celui de général. « Les femmes, les enfants accrochés dans les épaisses broussailles qu’ils sont obligés de traverser, se rendent à nous, continue de Montagnac. On tue, on égorge ; les cris des épouvantés, des mourants, se mêlent au bruit des bestiaux qui mugissent, bêlent de tous côtés.

                                                      Chaque soldat arrive avec quelques pauvres femmes ou enfants qu’il chasse, comme des bêtes, devant lui [...]. Vous me demandez ce que nous faisons des femmes que nous prenons. On en garde quelques-unes comme otages, les autres sont échangées contre des chevaux, et le reste est vendu, à l’enchère, comme bêtes de somme. Parmi ces femmes, il y en a souvent de très jolies. »

                                                      Je pense que ces témoignages produits par des Français de souche ou presque ne hanteront pas vos nuits. Sachez, enfin, que le plus grand génocide après celui des Indiens d’Amérique est algérien. HUIT MILLIONS D’ALGERIENS massacrés pour et par la France. Sachez aussi que les premières chambres à gaz ne sont pas allemandes, elles sont françaises. Des dizaines de milliers d’Algériens dont des enfants, des femmes et des vieillards ont été gazés à la paille ; il s’agit des tristement célèbres enfumades du Dahra organisées par le sanguinaire général Pélissier, une vraie ordure humaine qui se distingua par cette déclaration qui donne froid au dos « la peau d’un de mes tambours avait plus de prix que la peau de tous ces misérables ».

                                                      Ce général a fait gazer les survivants de 15 grandes tribus du Dahra dont les hommes valides se battaient ailleurs contre Bugeaud. Il a fait gazer des vieillards, des femmes et des enfants sans défense des tribus des Ouled Riah, des Achâacha, Hachachta, Adjissa, Beni Zerroual, Tazgaït, Médiouna, Nekmaria et bien d’autres dans la seule région de Mostaganem. Il récidivera plus tard dans le Haut Dahra ; Ténès, Chlef, Miliana.

                                                      Je vous conseille, Monsieur Sarkozy, de visiter ces grottes, elles racontent à ce jour les horreurs françaises. Alors, Monsieur Sarkozy, en attendant le procès, à titre posthume, de cette horde de barbares que sont vos maréchaux, généraux et colonels, Bugeaud, de Bourmont, Pélissier, Cavaignac, Saint Arnaud, Lamoricière, Rovigo, Montagnac et de bien d’autres racailles, de la vraie racaille celle-là, la peste brune qu’aucun criminel de guerre n’a su égaler à ce jour, en attendant donc ces procès posthumes qui tardent à venir, je vous conseille de la fermer (la parenthèse coloniale) sur les bienfaits de la colonisation.

                                                      Pour ce motif, Monsieur Sarkozy, à partir de dorénavant, quand vous croiserez un franco-algérien des banlieues, qu’il soit descendant de moudjahid ou de harki, ayez l’élémentaire décence de baisser les yeux. Ayez aussi l’autre décence de prononcer secrètement et distinctement ces deux syllabes « PAR DON ». Pour finir, je vous livre, Monsieur le Ministre, une opinion du réalisateur Mathieu Kassovitz : « Comme Bush, Nicolas Sarkozy ne défend pas un idéal, il répond aux peurs qu’il instille lui-même dans la tête des gens (...) Il sera impossible demain de dire que nous n’étions pas au courant (...) »

                                                      M. A.


                                                    • Bois-Guisbert (---.---.141.146) 14 avril 2007 12:55

                                                      Ayez aussi l’autre décence de prononcer secrètement et distinctement ces deux syllabes « PAR DON ».

                                                      Et si toi, tu avais la décence de dire que ce que tu attends, en réalité, c’est un petit chèque ?


                                                    • fouadraiden fouadraiden 14 avril 2007 12:58

                                                      Milla

                                                      non ,ce qui distingue deux hommes ,au moment où ils s’affrontent ,c’est bien la différence de leur culture respective à l’instant du choc.

                                                      des hommes nus et sans cultures qui se dominent ça n’a jamais existé ou alors dans des temps tres tres tres reculés.meme là je suis sûr que l’idéologie groupusculaire dominait les dominés.


                                                    • Milla 14 avril 2007 13:11

                                                      @ Zerdi

                                                      « Il sera impossible demain de dire que nous n’étions pas au courant (...) »

                                                      Vous vous trompez, comme un certain Eichmann, ils diront « je n’ai été qu’un simple exécutant »,

                                                      savez vous qu’à ce procès on a même demandé aux juifs pourquoi il s’étaient laissés faire...

                                                      très intéressant votre post

                                                      Milla


                                                    • Milla 14 avril 2007 13:28

                                                      @ fouadraiden

                                                      non ,ce qui distingue deux hommes ,au moment où ils s’affrontent ,c’est bien la différence de leur culture respective à l’instant du choc.

                                                      Non Fouad c’est avant tout leur soif de pouvoir...

                                                      Des hommes nus et sans cultures qui se dominent ça n’a jamais existé ou alors dans des temps tres tres tres reculés.

                                                      Non l’homme n’a pas muté Fouad...

                                                      Et je te respecte et respecte tes pensées...

                                                      Milla


                                                    • zerdi (---.---.154.191) 14 avril 2007 13:36

                                                      a milla

                                                      grazie mille

                                                      tres respectueusement


                                                    • fouadraiden fouadraiden 14 avril 2007 13:37

                                                      Milla,

                                                      sans doute aussi.mais alors t’es contrainte de ne privilégier que la dimension psychologique de l’action.

                                                      je pense que cette méthode est insuffisante.

                                                      ce qui distingue le Nazisme d’un révolutionnaire des lumières occidentales par exemple, doit avoir une autre cause que la psychologie de la volonté de dominer.

                                                      sinon ,on retombe dans le relativisme de l’inconscient et son jeu de cache-cache infini.

                                                      alors qu’il serait ,à mon avis,plus judicieux de chercher ce que croit un homme quand ils justifient une domination contre les autres.


                                                    • fouadraiden fouadraiden 14 avril 2007 13:40

                                                      ip 55

                                                      non ,les valeurs n’ont de sens que groupusculaire.

                                                      tu peux,tout seul, aimer tous les Noirs du monde que ça ne changera rien au regard que porte une colléctivité d’ Occidentales sur un individu Noir.


                                                    • zerdi (---.---.154.191) 14 avril 2007 13:49

                                                      a milla

                                                      savez vous que de nombreux juifs se sont refugies en algerie durant l’occupation nazie de la France et qu’ils ont entretenu des relations amicales avec les populations dites indigenes qui les ont parfois proteges, comme a l’epoque de l’espagne andalouse, tandis que le « juif » Roger Hanin est toujours chez lui a alger.

                                                      Bien cordialement


                                                    • zerdi (---.---.154.208) 14 avril 2007 15:16

                                                      Par ce que ... Quand trop de sécheresse brûle les cœurs, Quand la faim tord trop d’entrailles, Quand on rentre trop de larmes, Quand on bâillonne trop de rêves, Et comme quand on ajoute bois sur bois sur le bûcher, Enfin, il suffit du bout de bois d’un esclave pour faire dans le ciel de Dieu Et dans le cœur des hommes Le plus énorme incendie.

                                                      « Mouloud Feraoun »

                                                      Un mouton dans la baignoire, Azouz Begag, Fayard, 2007

                                                      Zoé Castillex mercredi 11 avril 2007

                                                      Azouz Begag est un écrivain, un vrai. Son livre est un témoignage irremplacable des arcanes de l’Etat. Pas une charge au vitriol contre Sarkozy, pas une bessonnerie de droite. Un livre, un vrai.

                                                      On nous avait annoncé le brûlot au vitriol contre Sarkozy. Les médias, avides de jeux du cirque, rêvaient d’une sorte de Besson de droite. Les sarkozystes, toujours prompts à dégainer, avaient demandé, et obtenu, sa tête. Ils seront tous déçus. Mais les amoureux de littérature vont adorer ce mouton dans la baignoire.

                                                      Car le livre d’Azouz Begag est d’abord un superbe livre. Le ministre de l’égalité des chances (et pas de l’intégration, on vous dit !) s’est souvenu qu’il était écrivain. C’est d’une langue inventive, créative, malicieuse, frondeuse, taquine, modeste et souvent émouvante qu’il nous conte ses mésaventures dans la cage des politiques.

                                                      C’est tout le mandat de Villepin qui nous est raconté, vu par une sorte de Monsieur Hulot (l’autre) des Aurès qui aurait pu assister au conseil des ministres, un gône ultrasensible, hyper fier de faire entrer avec lui tous ses ancêtres sous les ors de la République, heureux de faire entrer la banlieue au sommet de l’Etat, observateur attentif (il est sociologue, aussi, le bougre) des agissements des uns et des autres. Tenaillé, aussi, par la frousse, réveillé toutes les nuits, habité par cette « pierre » qui s’ébroue dans son estomac.

                                                      On se dit qu’il en faut, de l’estomac, pour survivre dans ce monde là, où la victoire, pour être définitive, passe immanquablement par l’anéantissement politique, médiatique et psychologique de l’adversaire. Il faut être bien sûr de soi, ou poète, pour en sortir intact.

                                                      La gauche en prend pour son grade, aussi. Combien de députés Noirs ou Arabes dans ses rangs ? Pourquoi cette conviction d’être les dépositaires légitimes des votes populaires et de ceux des banlieues ?

                                                      Du coup, devant tant de verve et tant de malice, on en vient à se demander comment un tel homme a pu être un ministre aussi peu existant. Et on trouve dans ce livre des informations plus profondes encore qu’il n’y paraît. Et tout d’abord sur le fait qu’Azouz Begag, ministre sans portefeuille (sans administration ni budget) estime, lui, avoir bien œuvré... et qu’on est tenté de lui accorder ce crédit.

                                                      On se rend compte aussi de combien le pouvoir est codé, combien il est difficile à qui vient de la société civile de saisir les règles des relations entre ministres, des relations avec le parlement, de la communication avec la presse (pas d’annonce importante le vendredi, enfin !).

                                                      On voit aussi la violence des rapports entre ces hommes. On voit le poids des disciminations, comme cet huissiers du Sénat, un jour de questions au gouvernement, qui ne veut pas laisser rentrer cet Arabe qui se prétend ministre et qui, voyant un garde du corps qui l’accompagne, au lieu d’entrevoir son erreur s’écrie : « Et vous êtes armés, en plus ! ». Une mélasse de préjugés dont il faut s’extraire au quotidien. Les gages à donner aux collègues pour prouver qu’on n’est pas ministre des Arabes.

                                                      Et puis, bien sûr, quand même, la fatwa sarkozyste. Les injures envers ce « villepiniste » qui a osé dire que l’on ne pouvait pas traiter les jeunes de banlieue de « racailles » quand on était ministre de la République. Et qui s’est attiré de ce fait la haine inextinguible de Sarkozy.

                                                      Extrait : « Tu es un connard ! Un déloyal ! Un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom... [1] Azouz Sarkozy ! Je vais te montrer, moi, Azouz Sarkozy... Tu te fous de mon physique, aussi, je vais te casser la gueule, salaud ! Connard ! » Il y a cela, bien sûr, et la confirmation de la paranoïa, de la violence et de la colère permanente du ministre de l’intérieur. Mais il serait regrettable de réduire ce livre à cela. il y a trop de petites gens, d’ancêtres algériens à qui on envoie, en vain, des SMS, peut-être pas si vains que cela. D’amour de la France, d’amour de Lyon, d’amour de l’humanité...

                                                      Parce que l’essentiel est quand même que : « De jeunes Africains quittent leur misère pour aller se perdre dans les mains des faux passeurs qui les arnaquent dans les sables du Sahara, dans le détroit de Gibraltar, dans les courants de la Méditerranée, à Lampedusa. Les passages vers l’Europe regorgent de cadavres d’êtres humains en quête d’humanité ».

                                                      Merci Azouz


                                                    • Bois-Guisbert (---.---.141.146) 14 avril 2007 16:21

                                                      ...comme cet huissiers du Sénat, un jour de questions au gouvernement, qui ne veut pas laisser rentrer cet Arabe qui se prétend ministre et qui, voyant un garde du corps qui l’accompagne, au lieu d’entrevoir son erreur s’écrie : « Et vous êtes armés, en plus ! ». Une mélasse de préjugés dont il faut s’extraire au quotidien.

                                                      C’est tout le problème des Français - s’agissant de Begag, il faut encore nuancer (Voir ci-dessous)... -, à têtes d’étrangers, dont je me tue à dire qu’il est insoluble.

                                                      Pour tout le monde, un Français, c’est un Caucasien, les autres sont Arabes, Nègres, « Hindous » ou Chinois, même s’ils sont titulaires d’un passeport de la République, même si un de leurs ancêtres est mort pour la France.

                                                      Et c’est normal. Parce qu’autrement ça voudrait dire que la France compte trois ou quatre milliards d’habitants, et que c’est le pays dans lequel tous les métèques du monde sont libres d’aller et venir...


                                                    • Milla 14 avril 2007 20:12

                                                      @ Fouad

                                                      alors qu’il serait ,à mon avis,plus judicieux de chercher ce que « croit » un homme quand ils justifient une domination contre les autres.

                                                      voilà c’est tout la différence...un peu long comme discussion à mon humble avis smiley

                                                      Milla


                                                    • Milla 14 avril 2007 20:22

                                                      @ zerdi

                                                      Oui je sais, et en Tunisie ils ont toujours leur pèlerinage à Gerba je crois si ma mémoire ne me fait pas défaut, les plus grandes vedettes de la chanson tunisienne furent de confession juive aussi.

                                                      Je pense qu’il ne faut pas mélanger pouvoir politique et humanisme sans quoi tout est noir...

                                                      Pour ma part l’histoire me passionne et j’essaye de me prendre qu’il y a de plus enrichissant pour tous...

                                                      respectueusement

                                                      Milla


                                                    • zerdi (---.---.154.208) 14 avril 2007 22:01

                                                      je suis d’accord qu’il ne faut rien melanger et je ne pense pas l’avoir fait.

                                                      Seulement les faits sont tetus. les grands chantres de la musique classique andalouse qui l’ont sauvegardee et transmise au maghreb etaient des sepharades et pas seulement en tunisie mais dans tous le maghreb et tout particulierement en algerie.

                                                      Ils etaient fiers de leur culture arabo-andalouse tout en etant restes tres attaches a leur religion, malgre toutes les persecutions qu’ils ont subies, en particulier de la part d’isabelle la catholique en espagne, apres le reflux des musulmans vers le maghreb, surtout apres la chute de grenade en 1492.

                                                      « les justes » ont egalement existe au maghreb et ce n’est pas enrico macias qui pourrait pretendre le contraire, malgre l’episode dramatique qu’il a vecu durant la guerre d’independance.

                                                      bien cordialement


                                                    • zerdi (---.---.154.184) 15 avril 2007 09:52

                                                      a la charmante milla

                                                      bon week end

                                                      respectueusement

                                                      karim


                                                    • zerdi (---.---.154.184) 15 avril 2007 10:19

                                                      je pense que vous avez tort de preter vos structures mentales aux autres.

                                                      bien cordialement


                                                    • zerdi (---.---.154.184) 15 avril 2007 10:22

                                                      C’etait pour bois-guibert

                                                      karim


                                                    • zerdi (---.---.154.184) 15 avril 2007 10:26

                                                      a bois-guisbert

                                                      je pense que vous avez tort de preter vos structures mentales aux autres.

                                                      bien cordialement

                                                      karim


                                                    • Bois-Guisbert (---.---.24.91) 15 avril 2007 11:06

                                                      Et moi, je crois que vous avez tort de comprendre comme vous comprenez... smiley

                                                      Begag a une structure mentale faisant qu’il considère les Français comme les indigènes du pays dans lequel et il vit, lui, Begag, lui-même n’étant pas, un indigène, un « descendant de Vercingétorix »... Et comment pourrait-il l’être ?

                                                      A l’opposé, ma structure mentale à moi est empreinte, sans réserve, du fait que je suis un indigène, un « descendant de Vercingétorix »...

                                                      Vous comprenez ? Non ? C’est pas grave à votre âge, il y en a de 15 à 20 % qui ne savent même pas lire, alors...


                                                    • zerdi (---.---.154.164) 15 avril 2007 15:15

                                                      si tous les gens qui disent du mal de nous pouvaient savoir ce que nous pensons d’eux, ils en diraient bien davantage.


                                                    • (---.---.24.91) 15 avril 2007 15:35

                                                      ...ils en diraient bien davantage..

                                                      Il y a quand même des lois qui briment la liberté d’expression. Ce qui fait que les propos sont très en retrait par rapport à la pensée...


                                                    • nounou (---.---.154.164) 15 avril 2007 16:07

                                                      Identité et immigration : Dualité ou complémentarité ? Comment peut-on être Français au XXIe siècle ?

                                                      par Chems Eddine Chitour

                                                      « Il ne faut pas se payer de mots ! C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne nous raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés, avec leurs turbans ou leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! (...) Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! » [1]. Général de Gaulle

                                                      Ces mots du général résument à eux seuls toute la problématique de la condition « d’être français » tel que le pensait de Gaulle il y a une cinquantaine d’années en plein XXe siècle. Qu’en est-il aujourd’hui de l’identité française au XXIe siècle ? Doit-on la circonscrire uniquement aux Gaulois à têtes rondes pour paraphraser San Antonio dans « l’Histoire de France », assiégés à Alésia et qui résistent astucieusement aux Romains, grâce en soit rendue à Asterix et son ami Obélix tombé accidentellement dans la soupière du druide Panoramix ? Doit on au contraire faire du désir d’être ensemble le ciment d’une identité du XXIe siècle ?

                                                      En 1882, Renan pouvait définir la nation comme « une âme, un principe spirituel ». Les Français partageaient une même histoire et un égal désir de vivre ensemble. Comment peut on définir l’identité ? D’après le Nouveau Larousse encyclopédique, l’Identité caractérise ce qui est permanent et fondamental chez quelqu’un ou dans un groupe. Si la notion d’« identité nationale » n’apparaît pas dans le dictionnaire, on trouve la notion d’« identité sociale » définie comme la conviction d’un individu d’appartenir à un groupe social, reposant sur le sentiment d’une communauté géographique, linguistique, culturelle, et entraînant certains comportements spécifiques.

                                                      S’agissant de la Nation, la première acception du mot désigne, au sens large, une grande communauté humaine, le plus souvent installée sur un même territoire et qui possède une unité historique, linguistique, culturelle et économique. En droit, la nation est une communauté politique distincte des individus qui la composent et titulaire de la souveraineté. L’État est constitué d’une population, d’un territoire et d’une organisation communs. C’est une institution qui détient le pouvoir et exerce son autorité sur un peuple. Enfin, la République au sens littéral, c’est une forme d’organisation politique dans laquelle les détenteurs du pouvoir l’exercent en vertu d’un mandat conféré par le corps social.

                                                      Avant de parler de l’identité nous allons traiter du sort actuel de ceux qu’elle vise, il est bon de rappeler la condition qui est faite aux immigrés même naturalisés français du fait d’un racisme que Pierre Tevenain et Said Bouamama, deux sociologues français, qualifient de post-colonial. Ils écrivent : « Comment peut-on ne pas parler de racisme ? Comment peut-on parler des formes contemporaines du racisme sans évoquer deux de ses principales généalogies : les systèmes esclavagiste et colonial ? De ces enquêtes, il ressort en effet que, depuis plusieurs décennies, deux phénomènes sont observables : d’une part, les vagues d’immigration les plus récentes sont toujours les plus dépréciées, les plus craintes ou les plus méprisées, les immigrés issus de pays anciennement colonisés, notamment d’Afrique, font exception à cette première règle. Si les immigrants italiens, polonais, arméniens ou portugais ont pu être, à leur arrivée en France, l’objet de discours infâmants et de mesures discriminatoires d’une grande brutalité, souvent comparables par leur forme et par leur violence à ce que subissent aujourd’hui les immigrants post-coloniaux, il n’en est pas allé de même pour leurs enfants, et moins encore pour leurs petits-enfants.

                                                      On ne peut pas en dire autant des enfants d’immigrés maghrébins ou noirs-Africains, seuls condamnés à l’appellation absurde - mais éloquente politiquement - d’« immigrés de la deuxième ou troisième génération », et aux discriminations qui l’accompagnent ». « Si le racisme est, selon la formule d’Albert Memmi, « une valorisation généralisée et définitive de différences réelles ou imaginaires, au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime, afin de légitimer une agression ou des privilèges » [2], il y a bien un racisme spécifique qui s’est construit comme une légitimation de l’agression et du privilège coloniaux : Le racisme post-colonial n’est donc pas une simple survivance du passé. Il s’agit au contraire d’une production permanente et systémique de notre société, les représentations héritées du passé étant reformulées et réinvesties au service d’intérêts contemporains.

                                                      L’imaginaire colonial se réinvestit notamment dans la manière d’appréhender les situations d’inégalité réelle. Dans le regard du colonisateur, les inégalités produites par le système colonial ne sont pas niées, mais leur genèse est refoulée, et recouverte par une explication biologique ou culturelle : le manque d’ardeur au travail du colonisé n’est par exemple pas expliqué par le rapport social colonial, qui impose au colonisé des conditions de travail éreintantes tout en le privant de toute initiative et de toute jouissance du fruit de son travail, mais par la congénitale indolence « de l’Africain » ou par l’incorrigible indiscipline « du Maghrébin ».

                                                      « Le mot d’ordre d’intégration impose également à ses destinataires une obligation de réserve, de discrétion, voire d’invisibilité. Eric Savarèse a montré comment le regard colonial tendait à invisibiliser le colonisé, ou à en faire le simple miroir dans lequel « la France » contemple son propre génie « civilisateur », et Abdelmalek Sayad a montré que cette invisibilisation était reproduite à l’endroit de l’immigration : Il en va de même aujourd’hui pour les jeunes Français issus de la colonisation : eux aussi sont invisibilisés. Eux aussi sont sommés de ne pas être « ostentatoires ». Eux aussi sont les objets d’une injonction à la politesse et la discrétion alors même qu’ils font quotidiennement l’expérience du mépris et de l’injustice sociale. Et toute stratégie de visibilisation de leur part est ressentie comme une menace, un « refus d’intégration » ou un « rejet de la République ».

                                                      « Si le racisme est le refus de l’égalité, l’intégration est précisément le mot d’ordre qui permet d’évacuer la question égalitaire. En effet, si être « intégré », être « inclus », avoir « sa place » vaut mieux que d’être purement et simplement exclu, ces termes ne disent pas de quelle place il s’agit. Un serviteur a « sa place », il est inclus et intégré - il n’en demeure pas moins subordonné, méprisé et exploité Le mot « intégration » n’est en effet jamais autant utilisé par l’État français que lorsque les colonisés réclament l’égalité des droits, l’autodétermination ou l’indépendance - ou, plusieurs décennies plus tard, à partir de 1983, lorsque leurs descendants « marchent pour l’Égalité » [3] [4].

                                                      Comment se construit l’identité nationale ?

                                                      Tout a commencé il y a quelques mois par une petite phrase : « La France : Aimez-la ou quittez-la » Ce mot d’ordre n’a même pas le mérite de l’originalité. Il a été emprunté à Ronald Reagan, le président Rambo des États-Unis de la décennie 1980 (1980-1988) qui entendait par cette formule neutraliser les critiques contre l’aventurisme américain dans la période post Vietnam. Tout naturellement, la question de l’identité nationale vient de faire son apparition dans la campagne électorale après des déclarations de Nicolas Sarkozy. La proposition d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, renoue avec une tentation politique plus contemporaine, qui avait saisi la droite dès 1984. Le Front national, inspiré par les penseurs de la Nouvelle Droite, venait alors d’ériger la défense de l’identité française menacée, en cheval de bataille.

                                                      Le RPR et Valéry Giscard d’Estaing lui emboîtèrent le pas en prônant une réforme du code de la nationalité directement inspirée par Jean-Marie Le Pen. C’est l’époque où le député (UDF) Alain Griotteray proclamait l’inassimilabilité des « immigrés musulmans » et où Le Figaro magazine se demandait : « Serons-nous encore français dans trente ans ? ». L’obligation de parler français et de suivre une formation civique, elle, est déjà obligatoire pour l’obtention d’une carte de résident. La mère de Zidane ou les ancêtres de... M. Sarkozy parlaient-ils français à leur arrivée en France ? L’historien Max Gallo longtemps de Gauche rallié à la Droite, pense que « Ce concept se trouve au cœur de l’œuvre de Michelet. Depuis, Ernest Renan, Marc Bloch et bien sûr Fernand Braudel en ont fait leur problématique centrale », souligne l’auteur de L’Âme de la France.

                                                      Quelle est, à ses yeux, la singularité de ce pays ? « Le droit du sol, par opposition au droit du sang. Le principe d’égalité, qui en découle. Celui de laïcité, aussi, pour que les individus puissent être égaux, quelles que soient leurs convictions religieuses », énumère l’historien. Pour lui, l’identité nationale française s’appuie aussi sur le rôle prééminent de l’État, tenu de réprimer les « tendances centripètes », ainsi que sur la langue, facteur d’unité, au même titre que l’école, qui « modèle » les futurs citoyens.

                                                      Autre élément constitutif, précisément, le rapport individuel de chaque homme à l’État. Et, pour finir, « même si l’évolution juridique n’a pas toujours suivi, même si elle n’a obtenu le droit de vote qu’en 1946 », la place de choix réservée à la femme. René Rémond établit un parallèle avec l’évolution de la langue : « À la commission du dictionnaire de l’Académie française, dont je suis membre, l’on introduit quantité de nouveaux mots empruntés à des langues étrangères. Ils enrichissent le français, mais n’affectent pas sa syntaxe, qui modèle la structure de l’esprit. »

                                                      De la même manière, poursuit René Rémond, l’influence de la religion sur l’identité nationale a évolué. « Longtemps, on n’était français que si l’on était catholique. Puis une rupture est intervenue, à la Révolution. Certaines valeurs du christianisme, comme la personne, la liberté, l’ouverture sur le monde, sont restées au cœur de l’identité nationale, mais sous une forme sécularisée. L’identité nationale se doit d’être ouverte, « Elle se modifie sous l’apport bénéfique de populations venues d’ailleurs. Mais il faut tout de même s’interroger sur la façon dont elle va évoluer, à chaque flux migratoire », s’inquiète Max Gallo.

                                                      A suivre


                                                    • nounou (---.---.154.164) 15 avril 2007 16:10

                                                      À en croire Michel Wieviorka, il est en tout cas indispensable de revenir aux fondements juridiques de l’identité nationale. « Il existe des critères objectifs pour déterminer qui en relève et qui n’en relève pas. On est Français ou on ne l’est pas... La grandeur d’un pays consiste à reconnaître les différentes identités qui se manifestent sur son sol », veut croire Michel Wieviorka [5].

                                                      Le lien entre immigration et identité nationale en débat Ségolène Royal, François Bayrou et Nicolas Sarkozy parlent tous les trois de l’identité française, mais seul ce dernier la lie à l’immigration. Nicolas Sarkozy, a fait de la nation, depuis l’année dernière, l’un de ses chevaux de bataille. « Le Pen n’est pas propriétaire de la nation, ni de l’identité nationale », a-t-il ainsi affirmé. Un constat qu’opère également François Bayrou lorsqu’il écrit, que la France est « à l’épicentre d’un séisme qui vient de loin, au point de rencontre de deux forces antagonistes qu’il va falloir conjuguer. Une force qui vient de dehors : l’onde immense de la mondialisation. Une force qui vient du dedans de notre peuple et de notre histoire : le grand courant national qui a produit le modèle républicain. ».

                                                      « Évoquer Fernand Braudel et Marc Bloch, écrit J.P. Pierot comme le fait Max Gallo, pour tenter de défendre le dernier clin d’oeil de Sarkozy en direction de l’extrême droite relève, au mieux, d’un abus de langage. Les mots sont les mots et les faits sont têtus. La conception sarkozyenne de l’identité nationale n’est pas celle de Braudel et de Bloch. Elle est déjà à l’oeuvre dans la traque aux enfants de sans-papiers, dans les caricatures et les amalgames, martelés par le ministre de l’Intérieur candidat à longueur de discours, présentant les immigrés comme une menace dont il faudrait de prémunir. Avec ce projet de ministère, cette conception de l’étranger, danger pour la France de « deux mille ans de christianisme » deviendrait politique d’Etat. Ce qui, on est au regret de le constater, nous rapproche plus de l’idéologie de la « révolution nationale » pétainiste que des principes républicains de la Révolution française et donc de notre véritable identité nationale ». [6].

                                                      En recourant à la trompette de l’« identité nationale », Nicolas Sarkozy amorce un tournant stratégique limpide : séduire les électeurs de l’extrême droite. Vichy n’est pas la seule réponse, car la crainte d’une dénaturation de la nation par l’immigration et la tentation de sélectionner les étrangers « bons pour la France » est à peu près aussi ancienne que le phénomène des migrations modernes. Pour l’histoire, dès 1880, les Belges, parmi les premiers migrants, étaient traités de « vermines ». Dans l’entre-deux-guerres, « ritals » et « polaks » ont longtemps été considérés comme « inassimilables » tandis que juifs et Arméniens étaient accusés d’« abâtardir la race ». Mais il faudra attendre 1945 pour qu’un organe de l’Etat républicain, le Haut Comité de la population, prône une sélection des étrangers basée sur leur « assimilabilité ».

                                                      Dans cette logique, les Européens du Nord sont les mieux notés, à l’opposé des Africains du Nord, relégués pour cause d’« incompatibilité entre l’islam et la civilisation européenne ». Cette mécanique, défendue par une partie de l’administration, n’a jamais été appliquée parce que, dans l’euphorie de la reconstruction puis des trente glorieuses, le patronat a opté pour la main-d’oeuvre bon marché, fût-elle considérée comme « indésirable » [7].

                                                      Dans la VIe République prochaine de la Gauche ou de la Droite, la politique migratoire se ferait en fonction du prototype identitaire français. L’immigration serait refusée à celui qui ne connaît pas la langue française, qui a une tenue vestimentaire qui dépareillerait la France, qui a un nom à consonance particulièrement étrangère et étrange, non conformes à la France de Charles Martel. Il ne devrait pas être noir, tout comme les Gaulois ne l’étaient pas. S’il veut être français, il faudra qu’il passe à travers les gouttes de pluie, qu’il gomme ses aspérités identitaires et cultuelles .

                                                      C’est un sale temps pour les basanés coupable d’un délit : le faciès.

                                                      Professeur Chems Eddine Chitour


                                                    • Bois-Guisbert (---.---.153.4) 13 avril 2007 23:08

                                                      Azouz Begag est un type très intéressant, il est exemplaire du citoyen français n’ayant de Français que la citoyenneté. Ses propos permettent d’expliciter le fonctionnement mental du citoyen français non-Français. Et ce fonctionnement permet de réduire en miettes la marie-chantalesque réflexion de la Bécassine des Charentes

                                                      - Que veut dire Français de souche ? Cela veut-il dire que les autres sont des Français de feuillage, des Français de branchage ?

                                                      Et bien non, Madame, être de souche, c’est de penser ou de dire « NOUS » lorsqu’on fait référence aux Français, tandis que ne pas être de souche, c’est de penser ou de dire « EUX », lorsqu’on fait référence aux Français.

                                                      M. Azouz Begag fait partie de ceux qui, subconsciemment ou non, ne se reconnaissent pas comme Français au sens identitaire du terme. Pour lui, les Français au sens identitaire du terme sont les « indigènes » - originaire du pays où il se trouve -, les « descendants de Vercingétorix », ainsi qu’en témoignent ses déclarations à Respect Magazine :

                                                      "Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix... Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s’ouvrir, il faut y allé (sic !) aux forceps. Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être une invasion de criquets, dans les concours de la fonction publique, dans la police Nationale. Partout de manière à ce qu’on ne puisse pas revenir en arrière. »

                                                      Alors, il faut cesser de dire que les Français issus de l’immigration, sont des Français comme les autres. Eux-mêmes ne se considèrent pas comme tels.

                                                      Et qui d’autre qu’un Français issu de l’immigration* pourrait faire un tel aveu : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid... » ?

                                                      * Candidat à la plus haute charge de l’Etat.


                                                      • Aïcha Qandicha (---.---.64.97) 13 avril 2007 23:25

                                                        Bois-guiberg, Nicolas Sarkozy est un type très intéressant, il est exemplaire du citoyen français n’ayant de Français que la citoyenneté. Ses propos permettent d’expliciter le fonctionnement mental du citoyen français non-Français. (....) M. , Nicolas Sarkozy fait partie de ceux qui, subconsciemment ou non, ne se reconnaissent pas comme Français au sens identitaire du terme. La preuve, sa prosternation devant Bush et devant les lobbys juifs qui le considèrent comme leur candidat idéal.


                                                      • Bois-Guisbert (---.---.141.146) 14 avril 2007 12:49

                                                        Nicolas Sarkozy est un type très intéressant, il est exemplaire du citoyen français n’ayant de Français que la citoyenneté. Ses propos permettent d’expliciter le fonctionnement mental du citoyen français non-Français. (...) M. Nicolas Sarkozy fait partie de ceux qui, subconsciemment ou non, ne se reconnaissent pas comme Français au sens identitaire du terme.

                                                        C’est faux, il ne fonctionne pas mentalement comme Begag. Quand il dit « nous », il pense « nous, les Français », et il se considère comme un « indigène », à la différence de Begag.

                                                        En revanche, Sarkozy trahit sa non-appartenance au peuple français quand il avoue que la France, son histoire, ses paysages le laissent froid.

                                                        Mais c’est un autre type de « citoyen français n’ayant de Français que la citoyenneté », que Begag. C’est la raison pour laquelle votre intervention est à la fois juste et fausse.


                                                      • Aïcha Qandicha (---.---.66.17) 14 avril 2007 13:09

                                                        Hum, voyons voir.... Sarkozy est-il vraiment français ? Son nom apparaît dans la liste des soutiens en France au lobby lobby JAZ(Jewish-American-Zionist) Il déclare aux USA être « étranger en son propre pays ». Il se fait partisan de la racaille Ariel sharon En matière de « maintien de l’ordre », il a jugé bon prendre des leçons des chefs de la police israéliens Gideon Ezra et Moshe Karadi, qu’il a invités à Paris, pour lui enseigner comment mater ses concitoyens Il se pose en héraut de la défense d’Israel (il a même un tombre à son effigie en Israël) et de la lutte contre l’antisémitisme mais refuse que les Arabes fassent de la victimisation devant les dérives coloniales ou racistes ; Il stigmatise les musulmans de France et parle de moutons égorgés dans les baignoires ; Il commande des fichiers ethniques de ses concitoyens ; Il flirte avec l’eugénisme dans des propos scandaleux qui rappelle le nazisme... Conclusion : Sarkozy est dangeureux pour la France. Et s’il postulait pour une candidature en Israël ?


                                                      • Aïcha Qandicha (---.---.66.17) 14 avril 2007 13:11

                                                        Sarkozy mérite qu’on réfléchisse sur son profil avant que ne soit trop tard :
                                                        - Son nom apparaît dans la liste des soutiens en France au lobby lobby JAZ(Jewish-American-Zionist. - Il déclare aux USA être « étranger en son propre pays ». - Il se fait partisan de la racaille Ariel sharon. - En matière de « maintien de l’ordre », il a jugé bon prendre des leçons des chefs de la police israéliens Gideon Ezra et Moshe Karadi, qu’il a invités à Paris, pour lui enseigner comment mater ses concitoyens. - Il se pose en héraut de la défense d’Israel (il a même un timbre à son effigie en Israël) et de la lutte contre l’antisémitisme mais refuse que les Arabes fassent de la victimisation devant les dérives coloniales ou racistes. - Il stigmatise les musulmans de France et parle de moutons égorgés dans les baignoires. - Il commande des fichiers ethniques de ses concitoyens. - Il flirte avec l’eugénisme dans des propos scandaleux qui rappelle le nazisme... Conclusion : Sarkozy est dangeureux pour la France. Et s’il postulait pour une candidature en Israël ?


                                                      • Bois-Guisbert (---.---.141.146) 14 avril 2007 18:37

                                                        Vous semblez très sensible au problème israélo-paléestinien, moi, il y a quinze ans que j’ai décidé de me désintéresser totalement de ce foutoir, dans lequel s’affrontent des gens qui, ni les uns ni les autres, ne sont de ma bande.

                                                        Ce qui fait que, quand le journal en parle, je tourne la page, quand la télévision en parle, je zappe et quand la radio en parle, je passe en mode cassette audio. Alors, je ne sais que vous répondre sur la position de Satkozy, ayant perdu de vue les tenants et les aboutissants du problème.


                                                      • Aïcha Qandicha (---.---.66.17) 14 avril 2007 19:29

                                                        Bois-Guismberg, lui en tous les cas ne s’en désinteresse pas du conflit israélo-palestinien et a bien choisi son camps, qu’il en assume les conséquenes. Est-il normal qu’un chef d’Etat français pleurniche sur la sécurité d’Israël, puissance nucélaire et militaire occupante et qu’il fasse de la lutte contre l’antisémitisme son cheval de bataille comme si on était encore au temps de Vichy. Pas de disrimination (même positive) dans le pays de la Liberté, Egalité et fraternité. Juifs, Arabes, allobroges ou tziganes y ont les mêms droits !


                                                      • Aïcha Qandicha (---.---.66.17) 14 avril 2007 19:29

                                                        Bois-Guismberg, lui en tous les cas ne s’en désinteresse pas du conflit israélo-palestinien et a bien choisi son camps, qu’il en assume les conséquenes. Est-il normal qu’un chef d’Etat français pleurniche sur la sécurité d’Israël, puissance nucélaire et militaire occupante et qu’il fasse de la lutte contre l’antisémitisme son cheval de bataille comme si on était encore au temps de Vichy. Pas de disrimination (même positive) dans le pays de la Liberté, Egalité et fraternité. Juifs, Arabes, allobroges ou tziganes y ont les mêms droits !


                                                      • (---.---.149.144) 14 avril 2007 02:53

                                                        Je connais (indirectement) Azouz BEGAG.

                                                        Je dois dire qu’il m’a fortement déçu en démontrant qu’il avait pris « la grosse tête » du jour où il a été nommé au gouvernement (grace à Chirac et Villepin !).

                                                        C’est ainsi qu’à partir de ce moment là, il a jugé indigne de sa nouvelle gloire de continuer à fréquenter ceux chez qui il avait auparavant l’habitude d’aller rendre visite... smiley


                                                        • mateo (---.---.93.35) 14 avril 2007 05:37

                                                          Ils me font bien rire tous ceux qui accusent Begag d’avoir bien profité des dorures de l’assemblée et d’aujourd’hui cracher dans la soupe. Qui se désolidarise totalement d’un gouvernement auquel il a appartenu pendant 5 ans ,alors qu’il pouvait le quitter à tout moment ? Qui s’est permis de parler d’arrogance française alors même qu’il était aux responsabilités ? En la matière certains devraient au moins avoir la décence de ne pas faire de vagues.


                                                          • polyr (---.---.233.101) 14 avril 2007 12:03

                                                            11000 euros/mois pour ce type !!?? incroyable gachis de l’argent des contribuables pour payer un type pendant des années pour rien faire ! Si, pour écrire son livre ?


                                                            • (---.---.37.124) 14 avril 2007 12:07

                                                              On ne comprend pas que le bonnet d’âne de Réparade nous ait privés de ce morceau de littérature de BEGAG Extrait d’un ouvrage de fond qui a manqué de peu le Goncourt

                                                              Gone du chaâba

                                                              "Et si on s’enculait comme des grands ? Elle rougit de peur, tandis que Hacème encourage, malgré sa surprise :
                                                              - Ah oui ! on s’encule comme les grands !
                                                              - D’accord , mais si ma mère nous voit ? Je la rassure :
                                                              - Elle n’est pas là ta mère. Et pis d’abord, on répètera rien à personne, enlève ta culotte. Après quelques secondes d’hésitations, elle s’exécute.
                                                              - Et maintenant comme on fait ? dit elle Je m’approche d’elle, ma zémama entre les doigts. Alors Saïda s’assied sur les fesses, entrouvre ses jambes pour m’offrir son intimité [...]"

                                                              Et ça a été à la table du conseil des ministres ? On peut gerber ?


                                                              • (---.---.124.207) 14 avril 2007 13:49

                                                                sans vouloir prendre partie pour ou contre m. Begag, je trouve étrange de taper sur un homme à la tête d’un ministere imposé et crée par un gouvernement qui aime les écrans de fumée.. car ce ministere, à quoi sert-il sinon à laisser croire à une égalité des chances qui décidemment n’existe pas ? (ni l’égalité ni les chances d’ailleurs !) Ministere crée en 2004 me semble-t-il, l’année du scandale « des recalculés » et de la mise à la poubelle du « pare »... Enfin, il est toujours plus simple de taper sur un homme que sur un gouvernement pour réagir à un article qui dénonce la lacheté des médias...

                                                                bien à vous


                                                                • fouadraiden fouadraiden 14 avril 2007 14:10

                                                                  ip 207

                                                                  oui c’est vrai.

                                                                  la juste interprétaion ,au-delà du cas d’Azouz,dont il faut, malgré tous les ricanements, saluer le courage, c’est la conséquence dune absence totale de politique qu’aurait nécessité le fux migratoire des magrhébins et des noirs il ya 40 ans de cela.

                                                                  la républiques des occidentaux tente de colmater les brèches à défaut de tout refonder.on peut le comprendre.

                                                                  combien d’arabes et de noirs devront- ils mettre au jour pour cacher les millions de fissurés ?

                                                                  on est donc bien à la discrimination positive :résultat.échec, inévitablement,comme chez les anglo-américains.

                                                                  enseignement positif :

                                                                  l’idéologie française,fondée sur une sorte d’égalité tribale ,révèle les limites de ses fondements et le fond commun entre toutes ces idéologies occidentales.car aucune ne résiste, dès lors qu’elles se trouvent confrontées à des non-occidentaux.

                                                                  à moins que l’Europe ne veuille un jour des turcs ?

                                                                  que dit l’opinion occidentale à ce sujet ?


                                                                • karim (---.---.154.208) 14 avril 2007 16:39

                                                                  Le brûlot de Begag

                                                                  Bien qu’il ne soit disponible dans les librairies que dans les jours à venir, le dernier livre de Azzouz Begag “Un mouton dans la baignoire”, publié aux éditions Fayard, fait des vagues dans l’Hexagone, à quelques encablures seulement du premier tour de l’élection présidentielle et risque même, selon des observateurs avertis, de parasiter les sondages ou les pronostics si cette livraison n’est pas escamotée médiatiquement.

                                                                  Les quelques bonnes feuilles livrées par l’hebdomadaire Marianne donnent, en tout cas, le ton sur les relations exécrables qui existaient entre Nicolas Sarkozy et l’auteur de ce brûlot qui fait ainsi des révélations fracassantes sur son départ du gouvernement Villepin tout en montrant au public la face cachée agressive et violente du candidat de l’UMP.

                                                                  Contrairement à ce que rapportent certains médias bien-pensants plus ou moins proches de l’ex-ministre de l’Intérieur, Begag tient à rappeler que ce départ n’est pas un limogeage ou une révocation, mais bien une démission assumée pour marquer son désaccord total avec le pseudo mais néanmoins dangereux programme d’intégration prôné par Sarkozy. C’est de notoriété publique, Azzouz Begag, solidement attaché à ses principes, n’a jamais accepté de jouer le beur de service depuis qu’il a été choisi pour diriger un ministère qui n’avait en fait aucun impact sur la société malgré son titre pompeux.

                                                                  Ce refus de cautionner une politique-alibi fortement exacerbée pour les besoins de la campagne électorale finit par s’exprimer ouvertement suites aux propos jugés insultants, voire dégradants prononcés par le chef de file de la droite à l’encontre des jeunes des banlieues à majorité issus des communautés immigrées.

                                                                  Begag ne supportera pas de voir Sarkozy traiter ces jeunes Français à part entière de voyous, de racaille qu’il faut nettoyer au karcher. Sa désapprobation monta d’un cran quand Sarkozy persiste et signe dans une émission télé grand public en ciblant ceux qui égorgent le mouton dans la baignoire, raccourci insidieux pour attaquer la communauté arabe et musulmane.

                                                                  C’est d’ailleurs cette allusion perfide qui mit à mal tous les musulmans de France qui a inspiré le titre de son livre, aujourd’hui au centre d’une violente polémique qui embarrasse sérieusement Sarko. Au demeurant, si cette publication est pour l’heure mise au silence, c’est dit-on pour éviter que les éclaboussures soient trop compromettantes pour celui qui semble caracoler dans les sondages d’opinion. A la vérité, les révélations de Azzouz Begag sont illustratives de la nature violente de Sarko qui cadre mal avec le visage bienveillant qu’il affiche dans ses sorties publiques.

                                                                  Les extraits publiés par Marianne sont à ce point sidérants : “Tu es un connard, un déloyal, un salaud. Je vais te casser la gueule...” Ce sont les mots relevant d’un langage ordurier qu’a lancés le chef de file de la droite par téléphone pour exprimer sa colère et pour évidemment le menacer de toutes les représailles possibles s’il venait à aller au bout de son entreprise. Etonnant de la part d’un personnage qui s’est toujours démarqué des voyous, des gens qui manquaient à ses yeux d’éducation et qui, de surcroît, se réclame de la libre expression et de l’exercice de son choix politique.

                                                                  Cette affaire qui fait couler beaucoup d’encre, mais que les grandes chaînes de télévision minimisent pour ne pas gêner aux entournures la marche du candidat de l’UMP, donne un aperçu assez pointu sur le traitement qui est réservé aux Français d’origine émigrée, comme c’est le cas de Azzouz Begag, et dont l’assimilation pleine et entière reste encore aléatoire. Hier cité comme un exemple de réussite de l’intégration normale dans un pays qui se flatte de sa diversité culturelle, le chercheur-écrivain est désormais devenu peu fréquentable avec le rajout de cet adjectif significatif de “franco-algérien” qui n’existait pas dans le lexique avant ce conflit avec Sarkozy.

                                                                  La plaie, finalement, c’est l’origine, et quoi qu’on dise les politiques de manière générale ont du mal à l’oublier. De là à évoquer l’identité française pour en faire un thème de campagne porteur, il n’y a qu’un pas que des hommes comme Sarkozy n’ont pas hésité un instant à franchir. On attendra de voir, cela dit, si le livre de Begag sera médiatisé comme celui de Henri Besson qui est entré lui aussi en dissidence avec Ségolène Royal, ou pas. Les silences des médias disent souvent plus que l’on en croit.

                                                                  Begag, de son côté, a fait ce qu’il croyait être dans l’intérêt de l’opinion. La transparence, c’est bien, mais il faut savoir la consommer. Pour finir, cette réponse du leader du Front national à une question qui lui a été posée à Europe1 de savoir quelle différence y a-t-il entre lui et Sarkozy : “Nicolas Sarkozy est un candidat qui vient de l’immigration, moi je suis un candidat du terroir”, répond-il. L’origine, ça vous suit partout. On vous le dit.

                                                                  A. Merad


                                                                  • Bois-Guisbert (---.---.141.146) 14 avril 2007 18:27

                                                                    L’origine, ça vous suit partout. On vous le dit.

                                                                    Et ça vous imprègne tellement de partout que, quand Begag parle des Français, il ne dit pas nous, il dit les indigènes et les descendants de Vercongétorix, dont il s’exclut par la formulation même du propos, comme par la teneur du discours.

                                                                    Et, lui, il passe pour un intégré, alors je te laisse imaginer les autres smiley


                                                                  • Bois-Guisbert (---.---.141.146) 14 avril 2007 18:22

                                                                    Mathieu Kassovitz : « Comme Bush, Nicolas Sarkozy ne défend pas un idéal, il répond aux peurs qu’il instille lui-même dans la tête des gens (...) Il sera impossible demain de dire que nous n’étions pas au courant (...) »

                                                                    Qu’est-ce qu’il veut dire par là, ce parfait compatriote de Sarkozy ?

                                                                    Il y a, en France, plusieurs millions de gens d’origines diverses (principalement maghrébines et africaines), que des dizaines de millions d’autres personnes ne souhaiteraient qu’en tout petit nombre dans leur environnement immédiat. A raison de quatre ou cinq pour mille, peut-être, mais en aucun cas davantage.

                                                                    A partir de là, tous ceux qui subissent une promiscuité interethnique suffocante sont sensibles au discours d’un candidat qui feint de s’intéresser à leurs problèmes de vie quotidienne.

                                                                    Sarkozy, faux Le Pen et vraie grande gueule, n’a instillé aucune peur à personne, et ce n’est pas lui qui a inventé ni la promiscuité ni les problèmes* qu’elle induit.

                                                                    Ces problèmes, son ancien chef, Chirac, antiraciste à chaux et à sable, les a dûment certifiés, en 1991* (Sarkozy n’était encore que député-maire), et le dénommé Kassovitz ne les vérifie assurément pas dans son quartier résidentiel.

                                                                    Notre problème, ce n’est pas les étrangers, c’est qu’il y a overdose. C’est peut-être vrai qu’il n’y a pas plus d’étrangers qu’avant la guerre, mais ce n’est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d’avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d’avoir des musulmans et des Noirs [...] Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler... si vous ajoutez le bruit et l’odeur, hé bien le travailleur français sur le palier devient fou.

                                                                    Alors on peut hurler au racisme, s’arracher les cheveux d’inignation et de fureur, ça n’allége pas d’un milligramme le calvaire que subit le travailleur français !!!


                                                                    • (---.---.74.206) 14 avril 2007 21:04

                                                                      @bois-guisbert

                                                                      tu es un clistere lepeniste !

                                                                       smiley


                                                                    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 16 avril 2007 11:45

                                                                      Bois-Guibert reprend le honteux discours de Chirac qui ne repose sur rien. Il est évidemmment impossible de toucher 50 000 francs de prestations sociales, et tout est à l’avenant.

                                                                      Triste sire.


                                                                    • Bois-Guisbert (---.---.63.52) 16 avril 2007 12:16

                                                                      Bois-Guibert reprend le honteux discours de Chirac qui ne repose sur rien.

                                                                      En partie au moins, ça repose sur ses esgourdes (pour le boucan) et sur son tarbouif (pour les « fragrances »).

                                                                      Il est évidemmment impossible de toucher 50 000 francs de prestations sociales...

                                                                      Avec trois femmes et vingt gosses, on doit pas être bien loin du compte...

                                                                      ...et tout est à l’avenant.

                                                                      C’est pas pire que la propagande des collabos de l’immigrationnisme.

                                                                      Triste sire.

                                                                      Moi, au moins, je ne trahis pas ceux de mon goupe au profit d’envahisseurs inassimilables, avec leurs têtes d’appartenance à d’autres groupes, fondamentalement différents !


                                                                    • Kool (---.---.192.7) 14 avril 2007 20:54

                                                                      A ceux qui trouvent qu’Azouz Begag crache dans la soupe après avoir mangé dans la gamelle gouvernementale, que dites vous de ces deux morpions, toujours en action... : Morpions de l’Intérieur

                                                                      Et il y en a des dizaines comme eux !

                                                                       smiley


                                                                      • Kool (---.---.192.7) 14 avril 2007 20:56

                                                                      • humerus (---.---.1.22) 15 avril 2007 02:10

                                                                        CANGIVAS, Le problème n’est ni dans la compréhension ni encore moins dans le vin ... Sarkozy, voyant son discours sur le « travailler plus pour gagner plus » n’ayant pas trop retenu l’intérêt des français a voulu détourner complètement leur regard sur un autre débat, faut-il encore le rappeler, d’un autre âge : intégration, identité nationale, ... histoire de compenser la perte des voix des habitants des banlieues, ramenée à droite par un certain Chirac, par une partie de l’électorat de l’extrême droite. Dans ce dessein politicien, importe peu, pour Sarkozy, les sentiments des français d’origines arabes ou de confession musulmane même si l’un d’eux appartient à la même famille politique que lui. Ca a commencé par l’immigration sélective, Begag s’est certainement dit, c’est peut être l’excitation du début de la campagne ... mais de là à parler d’un Ministère de l’identité nationale et de moutons égorgés dans la baignoire le doute est totalement dissipé ... Enfin un mot sur l’opportunisme, il parait vraiment trop exagéré de parler d’opportunisme pour un mandat de deux ans en tant que Ministre ... délégué ... à la Promotion de l’égalité des chances quand on est devant des gens qui usent de leurs mandats de maires pour faire des spéculations immobilières ou quand ils soutiennent au dernier moment la candidature des adversaires de ceux qui sont à l’origine de leurs ascension en politique, l’opportunisme n’est ni une religion ni une race c’est un comportement. Begag gagnerait certainement beaucoup mieux que son salaire de Ministre s’il se consacre à l’écriture, mais il parait qu’il s’est choisi une voie maintenant.


                                                                        • zerdi (---.---.154.184) 15 avril 2007 10:02

                                                                          je partage tout a fait cette analyse

                                                                          bien cordialement


                                                                        • Barth (---.---.91.67) 15 avril 2007 12:11

                                                                          Oui, Azouz Begag est courageux en publiant ce livre. Il y décrit tout ce qui se dit en off dans l’entourage de NS, depuis longtemps. La plus belle preuve de la réalité des faits, en dehors du fait qu’il est évident que NS est un menteur, c’est que les médias ne l’invitent qu’exceptionnellement, alors qu’ils se sont gavés avec Eric Besson. Aucun organe de presse écrite, parlée ou télévisée n’a parlé de l’article de Marianne présentant NS comme FOU. Du moins, je n’ai rien entendu, lu ou vu. Je lirai avec plaisir un démenti, cela me rassurerait quelque part. Donc, si l’un d’entre vous a vu quelque chose, qu’il le signale. Les faits décrits dans cet article sont avérés, tout le monde a pu les entendre, les voir ou les lire. Le dossier est étayé, tellement étayé que personne n’en parle de peur des représailles.

                                                                          Azouz Begag et les signataires de l’article de Marianne sont véritablement courageux, parce que s’il passe, attention aux retombées... Si par malheur, nous devons subir NS à la présidence de la République, la responsabilité des médias qui savaient et des gens de son entourage sera colossale.


                                                                          • Bois-Guisbert (---.---.24.91) 15 avril 2007 12:32

                                                                            Mettre en avant l’« Algérien » qui poignarde son leader par derrière, dans la dernière ligne droite ne serait pas forcément productif.

                                                                            Ca pourrait même s’avérer très improductif, puisque ce comportement correspond à l’idée que se font de l’« Arabe », une très grande masse de Français...

                                                                            Plutôt que d’insister sur les faits, dans un cas comme celui-là, il faut réfléchit à leur impact réel sur le grand public...


                                                                          • Kool (---.---.192.7) 15 avril 2007 13:38

                                                                            @ Bois-Guisbert (IP:xxx.x17.24.91) le 15 avril 2007 à 12H32

                                                                            « Mettre en avant l’ »Algérien« qui poignarde son leader par derrière, dans la dernière ligne droite ne serait pas forcément productif. »

                                                                            L« Algerien » est français, il n’a poignardé personne, il s’est défendu. Sarkosy, l’« Hongrois » n’a jamais été son leader et il a bien fait de dénoncer les dérives sectaires de ce dernier.

                                                                            Quant à la majorité...Elle comprendra, mais trop tard, ce qui risque de lui arriver, si par malheur ce « Leader, dealer des lobbies » arrive au trône. Parce que là, on va bien rigoler de rage et d’amertume...


                                                                          • Bois-Guisbert (---.---.63.52) 16 avril 2007 10:18

                                                                            L« Algerien » est français...

                                                                            Non, ce monsieur est citoyen français. S’il était Français, il ne parlerait pas des Français, en disant « les indigènes », en se positionnant ainsi en tant qu’allochtone.

                                                                            ...il n’a poignardé personne, il s’est défendu.

                                                                            Ca, c’est subjectif comme appréciation. Moi, je vous dis qu’une majorité de Français auront l’impression du coup de poignard dans le dos, « typique de la mentalité arabe »...

                                                                            ...Sarkosy, l’« Hongrois » n’a jamais été son leader...

                                                                            C’est possible, la cuisine interne des cloportes m’est étrangère, mais encore une fois, ce qui compte, c’est la manière dont la masse des Français ressentira les choses.

                                                                            ...et il a bien fait de dénoncer les dérives sectaires de ce dernier.

                                                                            Ca, c’est ce que vous espérez, mais on ne peut exclure que l’hostilité de ce Beur ne profite finalement à Sarkozy, ce qui serait le comble, vous en conviendrez.

                                                                            Quant à la majorité...Elle comprendra, mais trop tard, ce qui risque de lui arriver, si par malheur ce « Leader, dealer des lobbies » arrive au trône. Parce que là, on va bien rigoler de rage et d’amertume...

                                                                            Ne vous faites aucun souci. Si Sarkozy est élu, il commencera de trahir ses électeurs dès le 6 mai au soir, dans son premier discours présidentiel... C’est couru d’avance...

                                                                            Ca ne me dérangerait pas, puisque c’est ce qu’il faudrait pour servir de marchepied au Front national.


                                                                          • nounou (---.---.154.164) 15 avril 2007 13:53

                                                                            La République des lettres...

                                                                            Azouz Begag, qui a quitté jeudi 5 avril son poste de ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances, publie un livre sur son passage au gouvernement. Intitulé Un mouton dans la baignoire*, l’ouvrage paru le 11 avril chez Fayard mais les bonnes feuilles publiées dans l’hebdomadaire Marianne (numéro 520 du 7 avril) font l’onjet d’une polémique.

                                                                            Un mouton dans la baignoire fait référence à l’un des nombreux dérapages néo-racistes de Nicolas Sarkozy qui, lors de l’émission J’ai une question à vous poser sur TF1 le 5 février dernier, stigmatisait dans son style autoritaire habituel les musulmans qui « égorgent des moutons dans leur baignoire » lors la fête traditionnelle de l’Aïd-el-Kebir, une pratique qui n’existe plus en France depuis de nombreuses années, le sacrifice rituel étant désormais effectué dans des abattoirs.

                                                                            Azouz Begag livre ses réflexions et relate son expérience au sein du gouvernement de son ami Dominique de Villepin qui ne lui a donné ni administration ni budget pour accomplir la mission à laquelle il a été appelé en juin 2005 et lui a ensuite retiré son soutien sous la pression des sarkozystes. Il règle surtout ses comptes avec l’ex-ministre de l’Intérieur qui ne l’a jamais contacté lors de ses déplacements en banlieue alors qu’il était « l’un des rares au gouvernement à être légitimé par 25 ans d’expérience et de travail sur les quartiers » et qui ne lui a plus adressé la parole depuis les émeutes de banlieue à l’automne 2005.

                                                                            Azouz Begag relate en détail comment, ayant osé dire publiquement qu’il était opposé à la « sémantique guerrière » d’un Nicolas Sarkozy utilisant des expressions telles que « la France, tu l’aime ou tu la quitte », « racaille » ou encore nettoyage des cités « au karcher », il a depuis subi les foudres et les coups bas des amis de son « ennemi de l’Intérieur » qui feront paraître des articles calomnieux dans la presse et réclameront sa tête au Premier ministre.

                                                                            À l’Assemblée nationale, Brice Hortefeux, l’un des sbires de Sarkozy, n’hésite pas un jour à lui lancer : « Dégage, tu n’as pas de place ici ». Le candidat de la Droite décomplexée à la présidentielle a même piqué une grosse crise lorsque le « beur de Villepin » (c’est son surnom parmi les sarkozystes lorsque ce n’est pas « bicot de service ») déclare lors d’un meeting à Marseille qu’il ne s’appelle pas « Azouz Sarkozy » : « Tu es un connard ! un déloyal, un salaud ! je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom... Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser la gueule ! sale Connard ! », et il lui conseille de ne plus jamais lui serrer la main à l’avenir.

                                                                            Méthodes d’intimidation et propos édifiants qui n’empêcheront toutefois pas l’auteur du Gone du Chaâba de continuer à critiquer Nicolas Sarkozy, fustigeant encore tout récemment la proposition de ce dernier de créer un « ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale ».

                                                                            À contrario de ce qui s’est passé pour le livre d’Eric Besson** sur Ségolène Royal, on tente côté UMP de banaliser et de minimiser tant la démission que la sortie de ce livre peu flatteur pour l’image de leur candidat à la magistrature suprême. Pour Xavier Bertrand, « On n’a pas vocation à commenter ou à se faire les agents littéraires de qui que ce soit » et pour Nicolas Sarkozy, ce que dit Azouz Begag est tout simplement un « mensonge éhonté ».

                                                                            Azouz Begag a fait l’objet de pressions de Matignon et de l’Elysée pour qu’il ne sorte pas son livre pendant la campagne électorale, mais il a finalement décidé « de passer outre » et a préféré démissionner de ses fonctions ministérielles pour « reprendre sa pleine liberté de parole ». C’est l’un des rares membres du gouvernement à soutenir la candidature de François Bayrou à l’élection présidentielle.


                                                                            • lolokerino (---.---.41.177) 15 avril 2007 14:05

                                                                              quelque soient les « bonnes raison » de Begag, quelque soient les propos qu’il pretend avoir echanger avec l’ancien ministre de l’interieur( ce n’est que sa version), attendre le dernier moment, demissionner 12jrs avant le premier tour en sachant pertinament que de toute façon , il etait viré releve vraiment d’un comportemnt abject et de niveau du caniveau

                                                                              C’est encore pire que l’attitude de Besson puisque A begag aura été recuperé et instrumentalisé par l’un des concurents de Sarkozy, content effectivement de donner un coup de poignard supplementaire dans le dos

                                                                              On a pu voir le triste spectacle du « trophé » exibé dans les derniers meetings...

                                                                              Le plus surprenant est que le candidat utilisant de pareille methode a la pretention d’etre le rassembleur et l’appaiseur de la politique française

                                                                              Je crois plutot que ces gens là font la demonstration que , ne reculant devant aucun moyen, il ne sont pas à la hauteur du mandat qu’ils sollicitent auprés des français


                                                                              • Blablabla (---.---.128.178) 15 avril 2007 17:31

                                                                                @ l’auteur

                                                                                La conclusion de l’auteur : « Voilà encore un des enjeux de cette présidentielle ».

                                                                                Je vous en citer un autre d’enjeu :

                                                                                1° - Extrait d’article publié le 30 Mars 2007 Par Luc Bronner « A Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), les jeunes du quartier des 3 000 craignent qu’il n’y ait « plus aucune limite » pour les policiers si le candidat de l’UMP l’emporte. Dans leurs têtes, il y a désormais comme un compte à rebours : combien de jours avant que Nicolas Sarkozy ne devienne président de la République ? Car il ne fait presque aucun doute, pour ces jeunes adultes de la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), que le candidat UMP l’emportera le 6 mai prochain, surfant sur l’image d’une jeunesse des banlieues qui serait dangereuse, image encore renforcée par les violences à la gare du Nord à Paris, mardi 27 mars ».

                                                                                2° - Lors de son meeting, à Meaux vendredi soir, Sarko s’est appliqué à durcir le ton vis-à-vis du président du FN : « Je ne veux pas de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour », a-t-il lancé. Mais il n’a pas renoncé à séduire ses électeurs : « Si quelqu’un qui a voté Le Pen, on ne peut pas le convaincre, il n’y a qu’à lui interdire de voter. Si un présentateur de télévision a le droit de parler à tout le monde, si un journal a le droit de s’adresser à tous ses lecteurs, pourquoi moi, je n’aurais pas le droit de parler à des gens qui étaient nos électeurs. J’irai chercher les électeurs un par un. Leur voix, elle ne sert à rien si elle se porte sur Le Pen. »

                                                                                3° - Le quotidien Les Echos ne fait pas dans la dentelle avec NS.

                                                                                Le 13/04, son correspondant à Tokyo rapporte :"Les journalistes de l’Archipel sont globalement sous le charme de Ségolène Royal, tout en soulignant que son programme est quelque peu décousu. Ils se montrent beaucoup moins indulgents avec Nicolas Sarkozy. Beaucoup se souviennent de ses déclarations sur les sumos, où il raillait aussi bien le surpoids de ces lutteurs que leur coiffure surmontée d’un chignon. Nicolas Sarkozy a heurté une frange non négligeable de la population, très attachée à ce sport. Ses propos, malgré de nombreuses explications de texte, reviennent de façon récurrente dans les colonnes des journaux. Qu’il en vienne à faire des déclarations sur la pédophilie ou le suicide des jeunes, et divers journaux comme l’« Asahi Shinbun » relèvent alors ses « déclarations inconsidérées ».

                                                                                Certains médias ... abordent le thème ...de la discrimination positive, qui vient à l’encontre du principe d’égalité, pourtant une des devises de la République française".

                                                                                Je comprend Azouz Begag dans son désistement pour Bayrou.

                                                                                Désistement intervenu trop tard pourtant. Le mal est fait.

                                                                                Cependant, « La gauche, marquée par son approche souvent radicale de la laïcité, ne s’est pas saisie des questions liées aux religions, alors que dans une rare déclaration sur ce thème, le candidat de l’UDF, M. Bayrou indique dans un entretien à La Croix, vendredi 13 avril, qu’il est »légitime« de donner sa place à »une nouvelle famille (l’islam) quand elle arrive dans le village" (Extrait de l’article du Monde du 14/04/2007 par Stéphanie Le Bars).

                                                                                 !!!Que fait-il avec Bayrou maintenant ?


                                                                                • (---.---.225.215) 15 avril 2007 17:58

                                                                                  Sarkosy élu, Begag foutu :

                                                                                  http://sauverlaterre.free.fr/presidentielle.html

                                                                                  Et beaucoup, beaucoup d’autres...


                                                                                  • seksiko (---.---.154.164) 15 avril 2007 20:32

                                                                                    Les médias comme vecteurs de l’idéologie dominante

                                                                                    Les médias constituent les vecteurs d’une idéologie qui utilise un langage de discrimination et d’exclusion à l’égard de celles et ceux qui sont issus des peuples anciennement colonisés. Cette idéologie , qui s’étend de manière hégémonique depuis la fin de la seconde guerre mondiale, reproduit des rapports de domination avec ces pays anciennement colonisés.

                                                                                    Le développement de la diffusion satellitaire, la multiplication des chaînes transfrontières et d’autres canaux de diffusion tels l’Internet, le courrier électronique, le blog ou encore le fax ou le mobile ont porté les sociologues et analystes politiques à célébrer « l’avènement d’une société de l’information » comme la marque caractéristique du XXIème siècle, l’echec du totalitarisme et le terme ultime de la démocratie néo-libérale.

                                                                                    Toutefois, le contrôle accrû des grands conglomérats industriels sur les vecteurs d’information et l’importance prise par ailleurs par les stratégies de communication au détriment de l’information proprement dite tendent à relativiser le premier constat au point que se pose la question de la viabilité d’un débat démocratique dans une société où les principaux vecteurs d’information sont dominés par les puissances d’argent et la promotion des intérêts privés.

                                                                                    On peut donc douter de la neutralité de cette « idéologie des droits de l’homme » derrière laquelle se cachent les intérêts bien réels de ces anciennes puissances colonisatrices qui cherchent à conserver leurs territoires d’influence. Cette guerre idéologique , menée par les élites intellectuelles occidentales, et qui passe par la maîtrise des canaux d’information, nie d’une part le sombre passé colonial de ces puissances mais aussi l’oppression que continue de subir ces peuples aujourd’hui, notamment en désignant ces derniers comme un « danger » ou un « péril » pour la civilisation.

                                                                                    Dans ce contexte, le langage devient un marqueur d’identité culturelle de par la terminologie empruntée et l’accent utilisé par le locuteur mais il apparaît aussi comme un redoutable instrument de sélection et de discrimination, de domination et d’exclusion.

                                                                                    René Naba est un spécialiste reconnu du monde arabe. Il est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels figurent Du bougnoul au sauvageon : voyage dans l’imaginaire français (édition l’Harmattan) et Aux origines de la tragédie arabe (édition Bachari).


                                                                                    • sihem (---.---.154.164) 15 avril 2007 21:58

                                                                                      Un racisme post-colonial Par Pierre Tévanian et Saïd Bouamama

                                                                                      Après Culture impériale et Culture coloniale, Nicolas Bancel et Pascal Blanchard publient aux éditions Autrement un troisième volet intitulé Culture post-coloniale. Comme son nom l’indique, ce livre collectif traite des multiples manières dont le passé colonial de la France « marque en profondeur » le présent, dans des champs aussi divers que la « coopération », la « francophonie », les « politiques d’immigration » et « d’intégration », l’aide humanitaire, le « tourisme ethnique », la culture de masse ou encore les débats sur « la mémoire collective ».

                                                                                      Sollicités pour répondre à la question « Peut-on parler d’un racisme post-colonial dans la France de 2006 ? », Saïd Bouamama et Pierre Tevanian ont répondu par l’affirmative, en précisant pour quelles raisons et en quel sens. À la question « Peut-on parler d’un racisme post-colonial ? », nous répondons par une autre question : Comment peut-on ne pas en parler ? Comment peut-on parler des formes contemporaines du racisme sans évoquer deux de ses principales généalogies : les systèmes esclavagiste et colonial ? Comment peut-on nier qu’existe aujourd’hui un profond racisme qui trouve son fondement dans des institutions, des pratiques, des discours et des représentations qui se sont élaborées dans le cadre de l’empire colonial français ? Comment peut-on le nier, par exemple, alors que les enquêtes d’opinion mettent en évidence une forme de mépris ou de rejet spécifique, plus fort et plus durable, à l’encontre des immigrés originaires de pays colonisés ?

                                                                                      De ces enquêtes [1], il ressort en effet que, depuis plusieurs décennies, deux phénomènes sont observables : d’une part, les vagues d’immigration les plus récentes sont toujours les plus dépréciées, les plus craintes ou les plus méprisées, tandis que le temps dissipe peu à peu cette crainte et ce mépris ; d’autre part, les immigrés issus de pays anciennement colonisés, notamment d’Afrique, font exception à cette première règle. En d’autres termes, il convient de distinguer le stigmate xénophobe, qui n’existe sous une forme exacerbée que pour les nouveaux arrivants, et le stigmate raciste, qui cristallise des représentations beaucoup plus profondément enracinées, et qui par conséquent ne perd pas - ou très peu - de sa force avec le renouvellement des générations et leur enracinement en France.

                                                                                      Si les immigrants italiens, polonais, arméniens ou portugais ont pu être, à leur arrivée en France, l’objet de discours infâmants et de mesures discriminatoires d’une grande brutalité, souvent comparables par leur forme et par leur violence à ce que subissent aujourd’hui les immigrants post-coloniaux [2], il n’en est pas allé de même pour leurs enfants, et moins encore pour leurs petits-enfants. On ne peut pas en dire autant des enfants d’immigrés maghrébins ou noirs-Africains, seuls condamnés à l’appellation absurde - mais éloquente politiquement - d’« immigrés de la deuxième ou troisième génération », et aux discriminations qui l’accompagnent.

                                                                                      Si le racisme est, selon la formule d’Albert Memmi, « une valorisation généralisée et définitive de différences réelles ou imaginaires, au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime, afin de légitimer une agression ou des privilèges » [3], il y a bien un racisme spécifique qui s’est construit comme une légitimation de l’agression et du privilège coloniaux : il y a bien eu essentialisation et naturalisation de « différences culturelles » (notamment la référence musulmane), disqualification « morale » de ces différences, théorisation et production de « l’indigène » comme « corps d’exception » encadré par des dispositifs spécifiques (formalisés notamment, en Algérie, par le Sénatus-Consulte du 14 juillet 1865) [4].

                                                                                      Et ce racisme culturaliste s’est bel et bien transmis de génération en génération, y compris après les indépendances - et cela sans grande déperdition, comme tout système de représentations non-soumis à la critique et à la déconstruction : on peut difficilement nier que dans la société française contemporaine continuent de circuler - et d’agir - de manière massive des représentations du « Noir », de « l’immigré », du « musulman », du « beur » ou de la « beurette » [5] survalorisant une différence « culturelle » (« ils » sont différents de « nous ») en même temps que sont niées les autres différences, notamment de classe ou de « personnalité » (« ils » sont tous les mêmes, et « nous » partageons tous une même « identité nationale »).

                                                                                      Il n’est pas contestable non plus que cette double opération de clivage et d’amalgame produit des représentations clairement infériorisantes (« ils » sont marqués au mieux par la carence ou le retard, au pire par la dangerosité [6], tandis que « nous » incarnons « la Raison », « l’Universel » et « la modernité »). Il n’est pas contestable enfin que ce discours dévalorisant assure au présent la légitimation d’une situation de domination, de relégation et d’exclusion sociale systémiques.

                                                                                      Des discriminations systémiques et institutionnelles Après des décennies de cécité ou de dénégation, l’existence massive de discriminations racistes commence à être reconnue, et beaucoup sont prêts à admettre qu’elles touchent plus spécifiquement les descendants des anciens colonisés. Mais malgré l’existence de plusieurs études soulignant le caractère systémique de ces discriminations [7], celles-ci restent appréhendées majoritairement comme des phénomènes purement individuels de « méconnaissance de l’autre » ou de « repli sur soi », quand ce ne sont pas les victimes qui sont elles mêmes incriminées pour leur manque « d’intégration » ou leur retard « culturel » .

                                                                                      Dans tous les cas, ce qui est nié est l’existence de processus sociaux de production des discriminations, en toute légalité, et par les institutions de la République elles-mêmes, masqués par un principe officiel de non-discrimination, rituellement proclamé mais quotidiennement bafoué [8]. Ce caractère systémique et institutionnel des discriminations est pourtant patent, et il constitue la première analogie repérable avec le rapport colonial : « Outre la série d’analogies qu’on peut saisir entre les deux phénomènes - analogies d’ordre historique (l’immigration est souvent fille de la colonisation directe ou indirecte) et analogies de structure (l’immigration, actuellement, occupe dans l’ordre des relations de domination la place qu’occupait hier la colonisation) - l’immigration s’est, d’une certaine façon, érigée en système de la même manière qu’on disait que la « colonisation est un système » (selon l’expression de Sartre) » [9].

                                                                                      Le racisme post-colonial n’est donc pas une simple survivance du passé. Il s’agit au contraire d’une production permanente et systémique de notre société, les représentations héritées du passé étant reformulées et réinvesties au service d’intérêts contemporains. C’est bien notre société qui, au présent, continue de produire des indigènes au sens politique du terme : des « sous-citoyens », des « sujets » qui ne sont pas étrangers au sens juridique mais ne sont pas pour autant traités comme des Français à part entière.

                                                                                      Marx a bien étudié cette interaction entre passé et présent, et le rôle que joue l’imaginaire social hérité [10]. C’est à travers cet imaginaire que les hommes déchiffrent leur réalité vécue, déterminent les frontières entre un « nous » et un « eux », et fondent leur action présente. C’est en l’occurrence au travers de l’imaginaire colonial qu’ont été appréhendés les immigrés postcoloniaux des années 60 et 70, et qu’a été légitimée leur relégation économique, sociale et politique : insertion par le bas dans les secteurs les plus pénibles du monde économique, négation des besoins sociaux non liés directement aux besoins productifs, réduction de l’homme à une simple force de travail (et en conséquence non-prise en compte de la vie familiale et de l’inévitable enracinement), injonction à la discrétion et à l’apolitisme. La massification du chômage et de la précarité depuis la décennie 1980 s’est réalisée sur la base de cet ordre des dominations dans lequel les immigrés apparaissent comme dominés parmi les dominés, et les Français issus de la colonisation ont hérité de la place de leurs parents.

                                                                                      Des « attributions causales » culturalistes, capacitaires et dépolitisantes

                                                                                      L’imaginaire colonial se réinvestit notamment dans la manière d’appréhender les situations d’inégalité réelle. Dans le regard du colonisateur, les inégalités produites par le système colonial ne sont pas niées, mais leur génèse est refoulée, et recouverte par une explication biologique ou culturelle : le manque d’ardeur au travail du colonisé n’est par exemple pas expliqué par le rapport social colonial, qui impose au colonisé des conditions de travail éreintantes tout en le privant de toute initiative et de toute jouissance du fruit de son travail, mais par la congénitale indolence « de l’Africain » ou par l’incorrigible indiscipline « du Maghrébin » [11].

                                                                                      Un même mécanisme de décontextualisation, dépolitisation et ethnicisation opère aujourd’hui : ce ne sont plus les discriminations qui expliquent la marginalisation, la « rage » ou le « je-m’en-fichisme » [12] de nombreux jeunes issus de la colonisation, mais une carence de ces jeunes - manque de « repères » ou d’éducation parentale, incapacité ou incompatibilité « culturelle », manque de familiarité avec les « valeurs » de « la République » ou de « la modernité » ... Un ministre est même allé, en novembre 2005, jusqu’à inverser les causes et les effets en expliquant la difficulté de ces jeunes à trouver un emploi par leurs « comportements asociaux » ... eux-mêmes produits par la polygamie des parents !

                                                                                      La thématique de « l’intégration », encore dominante dans les politiques publiques ciblant les immigrés ou leurs enfants, s’inscrit dans ce registre culturaliste, capacitaire et dépolitisant. L’appel à l’intégration assigne en effet ses destinataires à une « différence culturelle » irréductible et à une perpétuelle position d’extériorité par rapport à la « communauté nationale » : s’« ils » doivent s’intégrer ou être intégrés, c’est qu’« ils » ne le sont pas encore - la procédure de naturalisation, avec son « questionnaire d’intégration », est l’une des traductions pratiques de cette logique. Or, c’est bien dans le cadre du système colonial que l’égalité des citoyens a été subvertie au profit d’une conception culturaliste de la Nation, le colonisé ne pouvant pleinement intégrer la citoyenneté qu’en renonçant à son « statut personnel » [13].

                                                                                      L’intégrationnisme, autre nom du racisme

                                                                                      Le mot d’ordre d’intégration impose également à ses destinataires une obligation de réserve, de discrétion, voire d’invisibilité. Eric Savarèse a montré comment le regard colonial tendait à invisibiliser le colonisé, ou à en faire le simple miroir dans lequel « la France » contemple son propre génie « civilisateur », et Abdelmalek Sayad a montré que cette invisibilisation était reproduite à l’endroit de l’immigration : « Parce que le rapport de forces est incontestablement en faveur de la société d’immigration - ce qui l’autorise à renverser du tout au tout la relation qui l’unit aux immigrés, au point de placer ces derniers en position d’obligés là où ils devraient au contraire obliger - celle-ci n’a que trop tendance à porter à son bénéfice ce qui, pourtant, est l’œuvre des immigrés eux-mêmes : aussi est-ce fréquemment qu’on présente au moins les aspects les plus positifs (ou considérés comme tels) de l’expérience des immigrés, c’est-à-dire en gros, l’ensemble des acquisitions qu’ils ont su imposer au grès de leur immigration (...) comme le résultat d’un travail diffus ou systématique d’inculcation, d’éducation (...) travail qui consiste à produire ce qu’on appelle les « évolués » (et du même coup, à discriminer ces immigrés « évoluables », « éducables », ou « amendables » des immigrés qui ne le sont pas ou ne veulent pas l’être) et dont le mérite revient bien sûr à la société d’accueil et à elle seule » [14]

                                                                                      A suivre


                                                                                      • sihem (---.---.154.164) 15 avril 2007 22:03

                                                                                        Il en va de même aujourd’hui pour les jeunes Français issus de la colonisation : eux aussi sont invisibilisés. Eux aussi sont sommés de ne pas être « ostentatoires ». Eux aussi sont les objets d’une injonction à la politesse et la discrétion alors même qu’ils font quotidiennement l’expérience du mépris et de l’injustice sociale. Et toute stratégie de visibilisation de leur part est ressentie comme une menace, un « refus d’intégration » ou un « rejet de la République ».

                                                                                        Au risque de choquer, on peut finalement dire que l’intégration, telle qu’elle est généralement pensée, parlée et traduite en termes de politiques publiques, est moins souvent une alternative à la discrimination raciste qu’une formulation sublimée ou un instrument de légitimation de cette discrimination : si le racisme est le refus de l’égalité, l’intégration est précisément le mot d’ordre qui permet d’évacuer la question égalitaire. En effet, si être « intégré », être « inclus », avoir « sa place » vaut mieux que d’être purement et simplement exclu, ces termes ne disent pas de quelle place il s’agit. Un serviteur a « sa place », il est inclus et intégré - il n’en demeure pas moins subordonné, méprisé et exploité. Et de fait, dans de très nombreux contextes, parler de « problèmes d’intégration » sert essentiellement à ne pas prononcer d’autres mots, comme domination, discrimination ou inégalité.

                                                                                        Le parallèle est à cet égard saisissant entre l’usage du terme même d’« intégration » dans le système colonial et dans le système post-colonial : dans les deux cas, au-delà des nombreuses différences de contexte, c’est la même opération qui est réalisée, à savoir le refoulement des revendications de liberté et d’égalité. Le mot « intégration » n’est en effet jamais autant utilisé par l’État français que lorsque les colonisés réclament l’égalité des droits, l’autodétermination ou l’indépendance - ou, plusieurs décennies plus tard, à partir de 1983, lorsque leurs descendants « marchent pour l’Égalité » [15].

                                                                                        « Intégrer, réprimer, promouvoir, émanciper »

                                                                                        Le système postcolonial reproduit aussi des opérations de division et de compartimentage des individus issues du système colonial : une masse à intégrer, une masse à réprimer, une élite à promouvoir, des femmes à « émanciper » . Une masse à intégrer. « Handicaps culturels », « résistances », « inadaptation de l’islam à la modernité » ou à « la laïcité », manque « d’efforts d’intégration » : nous retrouvons dans tous ces clichés l’une des principales marques du « portrait mythique du colonisé », qu’Albert Memmi avait en son temps nommée « la marque du négatif ». Nous retrouvons le motif de « l’arriération » et du « retard », et son pendant : la mission « civilisatrice » de l’État français.

                                                                                        Une masse à réprimer. Dès qu’il s’agit de jeunes des quartiers populaires, et plus particulièrement de ceux qui sont issus de la colonisation, le refus et la révolte devant les inégalités sont d’emblée mis en illégitimité. Leurs actes étant perçus à travers un prisme étroitement culturaliste, ne sauraient avoir une signification, une valeur et a fortiori une légitimité sociale ou politique [16]. De par leur « refus d’intégration » ou leurs caractéristiques familiales et/ou culturelles et/ou religieuses, les jeunes revendicatifs ne peuvent apparaître que comme « anomiques » - ou pire : porteurs de normes et de valeurs dangereuses pour l’ordre social.

                                                                                        Des « rodéos des Minguettes » de 1981 aux émeutes de novembre 2005, le recours systématique, quasi-exclusif et disproportionné à la « fermeté », à la surveillance et à la répression des mouvements de révolte est un autre point commun avec le modèle colonial. Plus largement, tout comportement dissident, déviant ou simplement « déplacé » de la part d’un jeune issu de la colonisation fait l’objet de jugements moraux qui s’apparentent, par leur outrance, leur généralité et leur contenu, aux doléances du colon à l’encontre du colonisé. Le « portrait mythique du postcolonisé » reproduit dans une large mesure le « portrait mythique du colonisé » dont Albert Memmi avait en son temps analysé la structure et la genèse. C’est ainsi qu’on parle, aujourd’hui comme au temps des colonies, de « territoires » à « conquérir » ou « reconquérir », d’espaces « décivilisés », de « sauvageons » ou de « barbares », de « défaut d’éducation », de nécessaire « adaptation » de nos dispositifs pénaux à des populations « nouvelles », radicalement « différentes » des jeunes de jadis, vivant « en dehors de toute rationalité » [17].

                                                                                        Au-delà des mots, les pratiques politiques et policières rejouent, sur un mode heureusement moins extrême, une partition qui s’est largement écrite dans un contexte colonial : qu’il s’agisse du couvre-feu, de la « guerre préventive » que constituent les contrôles policiers à répétition ou les dispersions intempestives dans les halls d’immeuble, de la pénalisation des parents pour les fautes des enfants, ou encore des méthodes de gestion de la contestation politique (diffamation, criminalisation, appel aux autorités religieuses locales pour pacifier une émeute ou détourner la population d’une action politique protestataire), les autorités instaurent en banlieue des modes de gestion qui violent un certain nombre de principes fondamentaux (comme la présomption d’innocence, le principe de la responsabilité individuelle, le principe de laïcité), et qui par conséquent apparaissent comme des anomalies au regard d’une certaine tradition du Droit français, mais qui ne tombent pas du ciel.

                                                                                        Si l’on se réfère à l’autre tradition française, à la part d’ombre que constituent le Droit d’exception et les techniques de pouvoir qui se sont inventées et expérimentées dans les colonies, alors l’actuelle « dérive sécuritaire » perd beaucoup de sa nouveauté et de son exotisme. Une élite à promouvoir. Que ce soit pour disculper le « modèle français d’intégration » (en montrant à la masse en échec qu’« on peut s’en sortir », et que par conséquent chaque individu est seul responsable de son malheur) ou pour servir d’« intermédiaire » avec les autres « jeunes » au prétexte d’une proximité culturelle, ou encore pour occuper des postes ethnicisés au prétexte de spécificités, partout se décline une injonction idéologique à la déloyauté, dans des modalités proches de « l’évolué » ou du « peau noire, masque blanc » tel que l’analysait Franz Fanon.

                                                                                        Des femmes à « émanciper », malgré elles et contre leurs groupes familiaux. Les débats autour de la « loi sur les signes religieux » ont mis en évidence la persistance des représentations coloniales sur « l’hétérosexualité violente » du « garçon arabe » ou du « musulman » et sur la soumission de sa femme et de ses filles. Le fait même de récuser la parole des premières concernées, et de les sommer de se dévoiler, sous peine d’exclusion et de déscolarisation - en d’autres termes : de les « forcer à être libres » - relève d’une conception de l’émancipation qui fut celle des colonisateurs [18].

                                                                                        L’enjeu de la nomination

                                                                                        Deux précisions s’imposent, pour finir, en réponse à des objections récurrentes. Tout d’abord, dire qu’il existe un racisme post-colonial ne revient pas à dire que ce racisme est le seul à l’œuvre dans la société française de 2006, que la colonisation est la seule source du racisme, et que les pays qui n’ont pas eu d’empires coloniaux n’ont pas leurs propres racismes, avec leurs propres fondements historiques. Il est évident qu’il existe en France d’autres racismes, c’est-à-dire d’autres formes de stigmatisation irréductible à la xénophobie : les racismes anti-juifs et anti-tziganes notamment - ou même des formes radicales de mépris social à l’égard de « blancs pauvres » qui s’apparentent à un « racisme de classe ».

                                                                                        S’il est parfois utile de le rappeler, il est en revanche absurde, malhonnête et irresponsable de suspecter ou d’accuser a priori - comme beaucoup l’ont fait [19] - de « colonialo-centrisme », de « concurrence des victimes » voire de « banalisation de la Shoah » ou d’antisémitisme toute personne qui se consacre à l’analyse ou au combat contre les racismes spécifiques visant les colonisés ou les postcolonisés. Nous citerons sur ce point Sigmund Freud : se consacrer aux nombreuses névroses qui naissent de refoulements sexuels ne signifie pas qu’on nie l’existence d’autres troubles et d’autres causalités.

                                                                                        De même, souligner les origines coloniales de certaines formes de racisme ne revient pas à nier l’existence d’autres formes de racisme et de discrimination, qui s’enracinent dans d’autres épisodes historiques et d’autres processus sociaux. Nous ne voyons pas plus « la colonisation partout » que Freud ne voyait « le sexe partout » - même si nous la voyons à l’oeuvre là où beaucoup ne veulent pas la voir, comme Freud voyait la pulsion sexuelle là où beaucoup ne voulaient pas la voir. Parler de racisme post-colonial, ce n’est pas non plus prétendre que les descendants de colonisés vivent une situation identique en tous points à celle de leurs ancêtres. Le préfixe « post » est à cet égard suffisamment clair : il marque à la fois un changement d’ère et une filiation, un héritage, un « air de famille ». Là encore, la précision est parfois utile, mais elle est le plus souvent hors de propos, notamment lorsqu’elle sert à « faire la leçon » à des mouvements militants qui sont parfaitement conscients des différences entre les situations coloniale et postcoloniale - et qui le disent de manière claire et répétée.

                                                                                        Tel fut le cas à propos du Mouvement des Indigènes de la République : malgré leurs nombreuses mises aux point [20], nombre de savants ou de responsables politiques leur reprochent, de manière quasi-rituelle, de se nommer « indigènes » ou de qualifier de « coloniaux » certains discours ou certains dispositifs légaux, administratifs ou policiers. Le code de l’indigénat est aboli, leur explique-t-on doctement. Le problème que posent ces appels au sérieux et à la rigueur historique, outre qu’ils prennent leurs destinataires pour des imbéciles, c’est qu’ils méconnaissent la spécificité du discours politique, ou plutôt de certaines formes du discours politique (la pétition, le tract, la banderole, le slogan), qui impliquent, de tout temps et quel que soit le front de lutte (ouvrier, féministe, homosexuel...), un certain usage du raccourci et de l’hyperbole. C’est aussi qu’ils méconnaissent le pouvoir heuristique que peut avoir « la colère des opprimés » [21].

                                                                                        Ces rappels à l’ordre laissent enfin un sentiment de « deux poids deux mesures », car on n’entend pas aussi souvent, de la part de chercheur-e-s ou de politiques, les mêmes leçons ou conseils amicaux adressés aux militantes féministes quand elles continuent - non sans raisons - de qualifier notre société de société patriarcale. Il en va pourtant de même pour les lois discriminatoires donnant un statut de mineure à la femme que pour le code de l’indigénat : elles ne sont plus en vigueur. L’égalité hommes-femmes est désormais actée dans les textes de loi, tout comme le principe de non-discrimination en fonction de « la race, l’ethnie ou la religion » - avec la même efficacité toute relative dans les deux cas... On ne retrouve pas non plus un tel souci de mesure et d’hyper-correction lorsque des sans-papiers sur-exploîtés se comparent à des esclaves, quand des philosophes, des sociologues ou des militants de gauche parlent d’Apartheid scolaire ou social, ou quand des salariés, bénéficiant pourtant encore de quelques acquis sociaux et d’un accès relatif aux biens de consommation, continuent de s’identifier, en chanson, aux « damnés de la terre » ou aux « forçats de la faim » ...

                                                                                        Plus profondément, les réactions hostiles, méfiantes ou condescendantes suscitées par l’Appel des indigènes de la République posent la question cruciale du pouvoir de nomination et de sa légitimité. Ce pouvoir de nomination a des effets performatifs sur la réalité, sur ce qui en est dit et sur ce qui est renvoyé dans le « non-dit » et même dans l’indicible. Il construit le réel social d’une façon déterminée, imposant ainsi des grilles de lectures, des attributions causales et les conséquences concrètes qui en découlent en termes de politique publique.

                                                                                        Il n’est donc pas indifférent de savoir qui s’autorise à nommer qui. Il n’est pas indifférent de voir émerger de nouveaux termes, qu’ils soient d’auto-désignation ou d’hétéro-désignation. C’est sous cet angle, plutôt que sur le mode professoral du rappel des différences entre indigènes coloniaux et postcoloniaux, qu’historiens et sociologues devraient appréhender le récent mouvement des Indigènes de la République. Comme le rappelait Abdelmalek Sayad :

                                                                                        « C’est une chose connue : la dérision est l’arme des faibles ; elle est une arme passive, une arme de protection et de prévention. Technique bien connue de tous les dominés et relativement courante dans toutes les situations de domination : « Nous, les Nègres... » ; « Nous les Khourouto ... » (pour dire « Nous les Arabes... ») ; « Nous les nanas... » ; « Nous les gens du peuple... » ; « Nous les culs-terreux », etc. (...). La sociologie noire américaine, la sociologie coloniale enseignent qu’en règle générale une des formes de révolte et sans doute la première révolte contre la stigmatisation (...) consiste à revendiquer le stigmate, qui est ainsi constitué en emblème » [22].


                                                                                      • sihem (---.---.154.157) 16 avril 2007 07:36

                                                                                        Begag règle ses comptes avec Sarkozy

                                                                                        A Marseille, parti soutenir le candidat centriste François Bayrou, le sociologue lâche des perles devant une assistance qui en redemandait. « Quand j’entends parler de moutons égorgés dans la baignoire, ça ne me convient pas.

                                                                                        Qu’est-ce que ça veut dire, livrer en pâture non pas des immigrés mais des descendants d’immigrés au moment de l’élection présidentielle comme le fait le Front national depuis 25 ans ? Quand on est républicain, on ne peut pas s’offrir ce luxe, c’est impossible !

                                                                                        Pourquoi ne pas essayer pendant cinq ans, une rupture bayrousienne ? » Il appuie là où ça fait mal en rappelant que le candidat de droite n’a toujours pas effectué le moindre déplacement en banlieue. « Il y a des quartiers qui sont interdits à Sarkozy ! Mais il y a des candidats qui offrent des perspectives républicaines, et je suis là pour le dire.

                                                                                        Quand Sarkozy a parlé de nettoyer au Kärcher, j’étais embêté ; j’ai dit que ce n’était pas bien et je m’en suis pris plein la gueule pendant deux ans ! Malheureusement pour lui, les propos de Sarkozy ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd, mais dans la plume d’un écrivain. »

                                                                                        Jamais Azouz Begag n’a été aussi présent dans la presse, même si les médias lourds continuent d’être frileux. Jeudi dernier, il a accusé Nicolas Sarkozy d’être « un menteur et de draguer à fond la caisse l’électorat d’extrême droite avec des idées d’extrême droite ». « Quand ce type veut créer un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, vous trouvez que c’est du ressentiment personnel ? Quand ce type parle de moutons égorgés dans la baignoire devant 12 millions de téléspectateurs, est-ce qu’il est en train de parler des Islandais ou des Finlandais qui sont en train d’envahir la France ?

                                                                                        (...) N’avez-vous pas le sentiment qu’il est en train de draguer à fond la caisse l’électorat d’extrême droite avec des idées d’extrême droite ? Quand un individu, ministre de l’Intérieur, affirme devant un parterre de ministres, que moi, Azouz Begag , j’ai des antécédents psychiatriques, quand il déclare qu’il faut associer immigration et identité nationale dans un même ministère, alors oui, je dis que cet individu est dangereux.

                                                                                        Quand un homme comme lui a la maîtrise et le soutien de tant de pouvoirs médiatiques et économiques, et qu’il peut, avec cela, marquer son emprise totale sur la société française, sans supporter la moindre contestation, alors oui, je dis que cet homme est dangereux. » Avec son sens de la formule, il affirme que « c’est un devoir personnel et politique majeur que d’informer les électeurs avant l’élection.

                                                                                        Si je laisse faire, je pourrais être accusé de non-assistance à pays en danger ». Il n’épargne pas non plus le lieutenant de Sarkozy, Brice Hortefeux, ministre délégué aux Collectivités territoriales. « Allez, fissa, sors de là ! Dégage d’ici, je te dis, dégage ! », lui aurait-il lancé le 11 octobre 2006 alors qu’ils étaient assis sur les bancs de l’Assemblée nationale. « Il utilise un terme de l’époque coloniale. Il se croit encore dans l’Algérie de l’indigénat. Je fais le benêt. Je dis que je ne comprends pas le breton. » Fissa est un terme argot d’origine arabe, contraction de « fi sa’a », soit mot à mot, dans l’heure.

                                                                                        Le livre d’Azouz Begag, Un mouton dans la baignoire (Fayard), en référence à la fameuse phrase de Nicolas Sarkozy, est en passe de devenir un best-seller.

                                                                                        Rémi Yacine


                                                                                        • Bois-Guisbert (---.---.63.52) 16 avril 2007 09:46

                                                                                          La démarche de Begag aurait été beaucoup plus crédible s’il n’était pas resté rivé à la gamelle jusqu’au 5 avril, moment où il devait impérativement quitter le gouvenement, pour rentabiliser au maximum son bouquin, en termes de droit d’auteur.

                                                                                          Maintenant, s’il croit que d’aller faire le « supplétif musulman » chez Bayrou, peut faire basculer le scrutin, il se trompe lourdement : quand un conflit oppose un « ethnique » à un Blanc, la grande majorité des Blancs se solidarise avec le sien.


                                                                                          • Aïcha Qandicha (---.---.65.248) 16 avril 2007 09:56

                                                                                            Bois-guibert, puisque vous avez la hantise de l’ethnie et de la religion, vous devez alors opposer au supplétif musulman de begag, le supplétif juif de sarkozy. Et de grâce, ne parlez plus de couleur, on se croirait au 19e siècle. Quelle tristesse d’en être encore là, ça se trouve Begag est sur le plan purement chromatique, plus blanc que vous !


                                                                                          • Bois-Guisbert (---.---.63.52) 16 avril 2007 11:18

                                                                                            , vous devez alors opposer au supplétif musulman de begag, le supplétif juif de sarkozy.

                                                                                            C’est qui ?

                                                                                            ...de grâce, ne parlez plus de couleur, on se croirait au 19e siècle. Quelle tristesse d’en être encore là...

                                                                                            C’est fondamental, la couleur ! C’est la couleur qui fait que les Arabes basanés et les Subsahariens sont, instinctivement, perçus comme des étrangers, quelle que soit leur nationalité.

                                                                                            C’est aussi la couleur qui fait que les immigrés « ethniques » ne pourront jamais s’intégrer par immersion dans la masse, comme l’ont fait les Italiens, les Polonais, les Russes, les Espagnols, les Portugais, les Juifs même (qui vous obsèdent semble-t-il)...

                                                                                            Et cette perception n’a rien à voir avec le XIXe siècle.Cette extranéité éclate aux yeux des gens d’aujourd’hui. Mais je présume que, pour propager un tel non-sens, vous n’êtes vous-même pas blanche-blanche...

                                                                                            ...ça se trouve Begag est sur le plan purement chromatique, plus blanc que vous !

                                                                                            Alors, il cache bien son jeu, si j’en juge par la photo que vous pouvez voir au haut de la présente page... smiley

                                                                                            Sans compter, qu’abstraction faite de la couleur, la physionomie est tellement typiquement maghrébine, qu’il n’y a absolument aucun risque d’erreur de localisation géographique.


                                                                                          • Aïcha Qandicha (---.---.65.248) 16 avril 2007 13:02

                                                                                            Alors, je suis une drôle d’Arabe puisque je ne suis pas basanée et que j’ai les yeux clairs. Pauvre guiberg, à quoi ça sert de prétendre appartenir à une société de modernité et de progès quand notre esprit est encore au Moyen-âge, avant la Relativité et avant les principes des Lumières !


                                                                                          • Bois-Guisbert (---.---.63.52) 16 avril 2007 14:30

                                                                                            Alors, je suis une drôle d’Arabe puisque je ne suis pas basanée et que j’ai les yeux clairs.

                                                                                            Moi, je dirais plutôt une Arabe chanceuse, puisque les gens que vous rencontrez ne vous demande jamais de quel pays vous venez. Comme personne ne demande jamais à Daniel Prévost de quel pays il vient... A moins que vous ne vous prénomassiez Soukaina, Fatoumata, Redouane, Bouchra, Aïcha, Ibtissam ou Maimouna, bien sûr.

                                                                                            Pauvre guiberg, à quoi ça sert de prétendre appartenir à une société de modernité et de progès quand notre esprit est encore au Moyen-âge, avant la Relativité et avant les principes des Lumières !

                                                                                            Outre que je ne prétends rien du tout, je ne vois pas le rapport existant entre le Moyen Age, la Relativité, les grotesques principes des Lumières, la modernité, et le fait d’assimiler une personne à peau noire, à une origine africaine ou d’assimiler une personne de type maghrébin, à une origine nord-africaine...

                                                                                            Mais je suis bien sûr qu’avec les éminentes valeurs, antisémitisme* compris, qui gouvernent votre existence, vous allez nous l’expliquer. Oh, et puis, ne vous fatiguez pas, je m’en fous. Ce que je vous dis, c’est la manière dont réagissent 100 % des gens, alors vos théories à la mords-moi...

                                                                                            P.S. - En revanche, je suis toujours intéressé par l’identité du supplétif juif de Sarkozy...

                                                                                            * C’est par intention maligne que vous enjuivez systématiquement mon patronyme, ou c’est un TOC ? smiley smiley


                                                                                          • Aïcha Qandicha (---.---.65.248) 16 avril 2007 15:19

                                                                                            Bois-guisbert, je pensais plus au CRIF en tant que supplétif juif de Sarko, quant à vous, vous avez un nom qui fleur bon la franchouillophonie, nul doute là-dessus. Entre parenthèse, je ne vois pas en quoi ça me rend chanceuse d’être claire de peau ou moins chanceuse d’avoir un nom arabe. Mes origines, j’en suis fière, je les revendique haut et fort , je me ferais même teindre en noir s’il le faut pour me démarquer de certains « blancs becs » bornés !

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