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Accueil du site > Actualités > Politique > Bad news ! Edouard PHILIPPE n’est pas si complémentaire d’E. (...)

Bad news ! Edouard PHILIPPE n’est pas si complémentaire d’E. MACRON !

Contrairement à certaines apparences [1], Edouard Philippe n'est probablement pas aussi complémentaire du Président de la République qu'il serait souhaitable.

Surtout, il ne semble pas avoir un profil de 'dirigeant' habituel, qui serait bien nécessaire pour diriger un pays dans une crise si forte.

Un tel profil de "Propulseur Organisateur" (qui sied si bien aux responsabilités d'un Directeur Général) serait très complémentaire de celui du Président Macron qui est Créateur Innovateur, ce qui est parfait pour avoir des qualités de leader, visionnaire, donnant un cap au gouvernement, et au pays.

Des préférences au travail sous-estimées, mais extrêmement utiles à comprendre la difficulté du travail en équipe

Les notions auxquelles nous faisons référence sont abordées dans notre article antérieur : Premier Ministre de Macron : Et Thierry Breton ?

L'idée de base est que "personne n'est parfait, mais une équipe peut l'être" : il est essentiel dans les entreprises et organisations que le comité de direction soit "équilibré" en matière de "préférences au travail" (TMS). Sans quoi certaines activités ne sont pas faites, ou pas bien faites, ou bien trop tard, car personne ne souhaite s'en occuper, et au contraire tous se disputent pour réaliser les mêmes activités, qui les intéressent.

S'il existe deux personnalités à la tête d'une entreprise (Président, et Directeur Général par exemple), il est excellent qu'elles aient deux profils très complémentaires, voire opposés : ces dirigeants ont alors en général des façons de voir assez différentes, et les décisions qui résultent de leur discussion sont beaucoup plus pertinentes que celles prises par des personnes de profil très proche.

Le contre exemple Hollande - Ayrault...

Un exemple sera parlant pour tous, au terme des 5 dernières années à la tête de l'Etat français :

- François Hollande n'avait pas du tout un profil de Dirigeant ou même de ministre, raison pour laquelle il n'avait jamais fait partie d'une équipe ministérielle (même pas secrétaire d'état). F Mitterrand ne pouvait imaginer le nommer ministre, et l'avait cantonné, à juste titre, comme premier secrétaire du PS. Son profil ("observateur conseiller") le faisait percevoir comme excellent commentateur des choses politiques, et non comme un acteur éminent. [2]

Au terme d'une campagne électorale qui n'avait pas montré un enthousiasme sa faveur (et surtout marquée par de l'antisarkozisme), François Hollande voulait s'appuyer sur des personnes de confiance, et avec qui il pourrait facilement s'entendre. Il a donc choisi Jean Marc Ayrault ("observateur conseiller" également) comme Premier Ministre : l'expérience montre que les personnes de profil proche ont des 'affinités' entre elles, car elles ont les mêmes priorités, parlent principalement des mêmes choses.

Réciproquement, deux conjoints ne peuvent avoir des profils proches, car cela ne serait pas vivable au quotidien, ni viable à terme. Ce qui fait qu'en général ils ont des profils opposés. Pour que deux conjoints puissent rester ensemble, c'est absolument nécessaire, regardez autour de vous ! D'ailleurs Ségolène Royal est probablement "Producteur", presque à l'opposé du profil de son ex compagnon.

L'ennui, c'est que la plupart des 'équipes naturelles', créées par 'affinités', sont constituées pour rassembler des personnes ayant des profils proches, c'est-à-dire exactement l'inverse de ce qu'il faudrait faire ! Est-il étonnant alors qu'il soit si difficile de travailler en équipe ?!

... et les exemples Hollande + Valls, Sarkozy + Fillon

Revenons au quinquennat précédent : conformément à ce que nous avions pensé en 2012, François Hollande n'a pu continuer longtemps avec Jean Marc Ayrault : il a dû faire appel au bout de 2 ans à Manuel Valls, probablement "Producteur", quasiment à l'opposé de lui (et de profil proche de Ségolène Royal).

Inversement, malgré leurs difficultés interpersonnelles de notoriété publique, Nicolas Sarkozy a gardé François Fillon 5 ans comme Premier Ministre. Ils sont parfaitement opposés sur la roue TMS, et donc très complémentaires, de ce point de vue en tout cas. Nicolas Sarkozy semblant être 'Créateur Innovateur', à l'opposé du 'Producteur' François Fillon. Evidemment d'autres critères jouent aussi, mais cette complémentarité facilite grandement des décisions prenant en compte une grande partie des données du réel, nécessairement complexes et souvent antagonistes. 

L'importance des préférences 'Analytique' et 'Structuré', pour diriger

Dans les duos dirigeants, il faut également tenir compte d'un critère important : il est très utile qu'un des deux dirigeants soit Analytique et Structuré, comme Georges Pompidou. Le duo qu'il forma avec Charles de Gaulle dura 6 ans (1962-1968), bien que leurs deux profils n'étaient pas excellemment répartis sur la roue TMS. Inversement, l'absence de composantes Analytique et Structurée a été très pénalisante dans le duo Hollande - Ayrault.

La proximité des profils Chirac Giscard ('dévelopeurs') a probablement contribué au ralliement de J. Chirac à la candidature de de Giscard d'Estaing en 1974 (contre celle de J. Chaban Delmas 'créateur innovateur')... mais elle a sûrement joué beaucoup contre une durée longue de ce duo aux affaires.

Giscard remplaça Chirac par Raymond Barre ('producteur'), ils encadraient à eux deux le profil 'propulseur organisateur' qui réussit si bien à beaucoup de dirigeants d'entreprise.

C'est d'ailleurs l'absence de préférence Analytique et Structurée qui nous inquiète le plus pour les débuts de ce quinquennat : Emmanuel Macron semble bien être Flexible et Basé sur des convictions, de même probablement que Edouard Philippe. Cela n'a pas empêché le Président de faire un discours très structuré lundi 3 juillet, mais le discours de politique générale du Premier Ministre a paru 'brouillon' à de nombeux commentateurs. Peut-être est-il Analytique plutôt que Basé sur des convictions, mais il semble bien être en bas de la roue, et non à droite de cette roue, là où se trouvent la plupart des dirigeants d'entreprise efficaces.

L'importance pour E. Philippe de s'appuyer sur un 'organisateur'

Si Edouard Philippe est Basé sur des convictions comme nous le pensons, il devrait se révéler en bon animateur de son équipe gouvernementale, ce qui est très favorable/ Mais il faudrait qu'il s'appuie considérablement sur un 'propulseur-organisateur' que nous n'avons pas encore trouvé dans le gouvernement. Bruno LeMaire semble être Structuré, mais pas Analytique, et serait ainsi 'promoteur', en haut de la roue, et non à droite de cette roue TMS.

Il faudrait que Edouard Philippe s'appuie sur un profil du genre d'Eric Woerth, qui semble bien être 'Propulseur Organisateur'. Jean Yves Le Drian a peut-être ce profil (organisateur ou producteur), qui est parfaitement complémentaire de celui de Emmanuel Macron !

Notons aussi au passage que le profil de François Bayrou (producteur probablement) est également très complémentaire à celui de Emmanuel Macron, et que cela l'a sûrement aidé, en plus de sa longue expérience en politique, aux plus forts moments de la campagne électorale.

La complémentarité Président - Premier Ministre comme elle n' a jamais été présentée...

Nous pouvons d'ailleurs remarquer que les Présidents sont dans le haut de la roue, alors que les Premiers Ministres sont très souvent en bas.

Parmi les deux seuls qui ont été à la fois Premier Ministre et Président (Pompidou et Chirac), un seul (Pompidou) n'est pas dans le haut de la roue : il est justement à droite de cette roue ; et Pompidou a sûrement bénéficié, pour être élu Président, d'une campagne courte, suite à la démission du général de Gaulle en 1969. De même que François Hollande (à gauche, pas en haut) a bénéficié d'un anti sarkozysme très important, qui a permis l'élection, sans suffire pour réaliser un vrai projet présidentiel.

Tous les autres présidents sont dans le haut de la roue (il faut un minimum de 'promotion').

Inversement, plusieurs Premiers Ministres étaient introvertis (Jospin, Fillon, Juppé, Barre, Ayrault) ou pragmatique + basé sur des convictions + structuré, comme Manuel Valls (extraverti). Sur ces 6 premiers ministres, 5 ont essayé, sans succès, de devenir président. Deux autres premiers ministres (Chaban Delmas et Rocard) étaient extravertis, et dans le haut de la roue, mais ils n'ont pu se faire élire non plus président. L'extraversion semble une condition nécessaire, mais elle n'est évidemment pas suffisante !

 

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Nos hypothèses sur ces personnalités figurent ci-dessous.

Il est possible qu'un des critères ne soit pas vérifié, ce qui peut dans certains cas changer beaucoup le profil obtenu. Mais nous avons tenu compte de la combinaison de ces critères, sous forme d'un profil, et les résultats nous semblent très plausibles, très compatibles avec ce que nous percevons de ces personnalités. Si vous avez des informations précises permettant de penser que certains de ces critères seraient erronés, merci bien de nous les communiquer, pour correction.

Remarque importante. En fait il n'y a pas 8 profils avec l'approche TMS (Team Management System), mais plus de 100 combinaisons possibles, obtenus en répondant à une soixantaine de questions, pour le profil Team Management Index (TMI), et cela se concrétise par un texte d'une quinzaine de pages.

Notre démarche ici est donc nécessairement un peu caricaturale, pour faciliter la compréhension, en nous limitant à 4 questions principales : Intraverti / Extravert au travail, Conceptuel (préférant les idées, les projets) / Pragmatique (préférant les faits, les réalités), Analytique dans la prise de décision ou Basé sur des convictions, Flexible ou Structuré.

 

Edouard Philippe : Introverti, Pragmatique (ou Analytique ?), Basé sur des convictions, Flexible

Emmanuel Macron : Extraverti, Conceptuel, Basé sur des convictions, Flexible

Bruno LeMaire : Extraverti, Conceptuel, Basé sur des convictions, Structuré

Jean Yves Le Drian : Extraverti, Pragmatique, Analytique ? Basé sur des convictions ?, Structuré

François Bayrou : Extraverti, Pragmatique, Basé sur des convictions, Structuré

Manuel Valls : Extraverti, Pragmatique, Basé sur des convictions, Structuré

François Hollande : Extraverti, Pragmatique, Basé sur des convictions, Flexible

Jean Marc Ayrault : Introverti, Conceptuel, Basé sur des convictions, Flexible

Ségolène Royal : Extravertie, Pragmatique, Basée sur des convictions, Structurée

François Fillon : Introverti, Pragmatique, Analytique, Structuré

Alain Juppé : Introverti, Conceptuel, Basé sur des convictions, Structuré

Nicolas Sarkozy : Extraverti, Conceptuel, Basé sur des convictions, Flexible

Lionel Jospin : Introverti, Pragmatique, Basé sur des convictions, Structuré

Jacques Chirac : Extraverti, Pragmatique, Analytique, Flexible

Alain Madelin : Extraverti, Pragmatique, Basé sur des convictions, Flexible

Michel Rocard : Extraverti, Conceptuel, Basé sur des convictions, Structuré

Valéry Giscard d'Estaing : Extraverti, Conceptuel, Analytique, Structuré

Jacques Chaban Delmas : Extraverti, Conceptuel, Basé sur des convictions, Flexible

Georges Pompidou : Extraverti, Pragmatique, Analytique, Structuré

Charles de Gaulle : Extraverti, Conceptuel, Basé sur des convictions, Structuré

[1] Les discours récents du Président et du Premier Ministre (des 3 et 4 juillet 2017) ont été diversement appréciés, mais ils se sont révélés beaucoup plus complémentaires que les commentateurs ne le craignaient

[2] Sa façon de faire des "synthèses" qui n'en étaient pas vraiment s'est révélée désastreuse à la tête du pays. On ne gouverne pas un pays comme il est possible de diriger un parti politique.


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15 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 6 juillet 08:44

    Dans tout son cerveau il y a parmi ses milliards de neurones 1 seul de rebelle , souhaitons lui longue vie .....


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 6 juillet 08:52

      L’état n’est pas une entreprise.

      Gouverner, ce n’est pas « manager ».
      La chambre des députés n’est pas un comité d’entreprise.

      Que le courant idéologique mis au pouvoir par un stratagème (efficace) soit convaincu du contraire apparaît de plus en plus comme évident à travers le vocabulaire utilisé par le président et le premier ministre. Mais le rôle d’un gouvernement est d’oeuvre pour une nation, pas pour un conseil d’administration représentant les actionnaires dont l’objectif est de réaliser des profits, retours sur les investissements qu’ils ont opérés.Le glissement opéré par l’équipe en place a au moins un mérite : débarrasser de son masque l’activité des politiques et montrer la réalité nue : ce que les « républicains » comme Thiers, Clémenceau, De Gaulle ou Mitterrand n’ont utilisé les institutions et les élections que pour donner au peuple une illusion démocratique qui a joué le rôle de sédatif et/ou de stimulant. « Le management est une discipline morbide » l’utiliser comme méthode de gouvernement, c’est réduire l’état à ses fonctions de défense nationale et maintien de l’ordre public. L’objectif étant la protection de la propriété privée et la répression des rebellions, on peut s’attendre à de la casse.

      • Laurent Simon 6 juillet 09:11

        @Jeussey de Sourcesûre
        On ne gouverne pas un Etat comme on manage une entreprise, OUI. D. Trump en fait l’exacte démonstration très souvent depuis son accession au pouvoir.
        Mais faire comme si des règles humaines ne s’appliquaient pas aux ’équipes’ gouvernementales, c’est faire une grossière erreur. Les dirigeants politiques ont envoyé le pays dans le mur en ne prenant pas en compte des considérations basiques, mais fondamentales.
        Réciproquement les phénomènes de ’cour’ se retrouvent également souvent autour des dirigeants de grandes entreprises, entourés de ’conseillers’ - courtisans qui se bornent alors à dire ce que le dirigeant veut bien entendre...


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 6 juillet 11:05

        @Laurent Simon

        Contrairement à la contraposée d’une implication, la réciproque ne se déduit pas de cette implication. Le faire sans précaution conduit au sophisme de l’affirmation du conséquent.
        implication : « S’il y a du feu alors il y a de la fumée. »
        réciproque : « S’il y a de la fumée alors il y a du feu. »
        Le fait qu’un état-major d’entreprise puisse ressembler au gouvernement d’un pouvoir absolu (la cour est un attribut de l’absolutisme) ne signifie pas que :

        état= entreprise

        ni que :

        président de l république = PDG

        ni que :

        ministère = département ou direction (financières, commerciale, GRH...)

        ni que :

        représentant du peuple = délégués du personnel.

      • Laurent Simon 6 juillet 11:51

        @Jeussey de Sourcesûre
        état n’est pas égal à entreprise.. Mais les dirigeants d’un Etat peuvent ils se passer de manger ? De même certaines règles humaines, depuis la nuit des temps, s’appliquent également à des groupes, qui pour être efficaces devraient être des équipes authentiques, et qui n’en sont souvent que des caricatures.
        J’en profite pour signaler qu’une équipe est à la fois potentiellement plus que la somme des parties (les individus) qui la composent, et moins (« la partie est plus que la partie du tout », E. Morin) car il faut tenir compte de la spécificité de chaque individu (il est aussi parent, citoyen, etc.)
        De plus, une vraie équipe n’est pas le lieu de « consensus mou », mais au contraire celui de conflits, dont il sort d’excellentes décisions, le Win Win est incontournable, et hyper puissant.


      • Alren Alren 6 juillet 16:07

        @Laurent Simon

        Comment peut-on écrire que le « Président Macron qui est Créateur Innovateur, ce qui est parfait pour avoir des qualités de leader, visionnaire, donnant un cap au gouvernement, et au pays  » alors qu’en matière de « vision » politique il n’a que les opinions sectaires et agressives de l’UE et du Medef, ennemis des gens, opinions qu’il se gardait bien d’exprimer durant la campagne, même s’il a laissé entrevoir le mépris qu’il avait pour les victimes du capitalisme ultra-réactionnaire, à la manière d’un Hollande et de ses « sans-dents » ?

        J’espère pour vous que vous êtes un de ces milliardaires qui ont mis notre argent volé dans les paradis fiscaux !
        Sinon vous serez bientôt beaucoup moins laudateur, je vous le garantis !


      • Le421 Le421 7 juillet 13:44

        @Laurent Simon
        Et sauf erreur grossière de ma part, le phénomène de cour, avec Jupiter 1er, va battre son plein.
        Sans être méchant, notre députée locale a le charisme d’une huître et l’esprit rebelle d’un ovidé.
        Jamais dépassé 5% à une élection.
        Une étiquette Macron, et hop !!
        Elue plus que facile...

        Je discutait avec une « bonne femme » qui a voté pour elle (classe ouvrière, 65 ans, maquillée au pistolet et QI de bulot) et j’ai bien compris pourquoi ces gens sont là.
        Pas par conviction, mais justement par abandon de toute conviction...

        L’envie de bouffer une boite de Tranxène et l’emballage avec !!  smiley


      • Laurent Simon 7 juillet 17:41

        @Le421
        pour ma part, j’ai de solides convictions. Mais ne vaut-il mieux ne plus avoir certaines convictions (et illusions), que des convictions qui envoient tout droit et invariablement au Goulag, ou au nazisme / fascisme ?! Ou tout simplement à la misère et à la ruine de tout un pays (Venezuela par exemple) ?


      • baldis30 6 juillet 11:14

        bonjour,

        excellent article qui a le mérite de présenter les choses sous un angle inhabituel ne manquant pas d’intérêt .

        Certes on peut, et c’est mon cas ne pas être d’accord avec les classements des personnalités dans des cases précises, et sur un mode humoristique on peut penser qu’il manque la case « trahison » ..... cela s’entend bien sûr dans un double sens visant aussi ceux qui n’ont pas trahi les incompétences qu’on leur reconnaissait ....


        • Laurent Simon 6 juillet 12:03

          @baldis30 Je n’aime pas mettre les gens dans les cases, mais il est des cas où c’est très utile, à condition d’en bien comprendre les limites, de ne pas tirer des conclusions hâtives, et donc aberrantes.
          La ’trahison’ dont vous parlez a existé quasi nécessairement avec la 5e République, jusqu’à ces élections de 2017, car il fallait nécessairement plaire aux extrêmes de chaque bord pour se faire élire, et donc faire des promesses intenables, dans ce monde complexe et ouvert qui est le nôtre.
          Ces dysfonctionnements ont été renforcés du fait d’un PS et de la gauche française qui n’ont pas fait leur ’Bad Godesberg’ qui en Allemagne a reconnu l’économie de marché et en a tiré des conséquences fondamentales (co gestion, win win incontournable, temps important nécessaire pour trouver des accords qui ensuite peuvent être pleinement appliqués, etc.).


        • troletbuse troletbuse 6 juillet 13:17

          Ca veut dire quoi « plémentaire » ?


          • zygzornifle zygzornifle 6 juillet 16:00

            Il faudrait que Edouard Philippe s’appuie sur un profil du genre d’Eric Woerth.....pourquoi , il veut lui aussi aller chez mamie Betancourt chercher de l’oseille comme a la grande époque Sarkosienne ?


            • Le421 Le421 7 juillet 13:48

              J’ai noté que les dirigeants de quoi que ce soit, adorent avoir un second d’accord avec tout.
              J’ai eu l’exemple dans mon club automobile.
              Le vice-président disait oui à tout et parfois non à rien...
              Et là, la machine se sclérose à tout coup.
              Edouard Philippe, un rebelle qui s’ignore ?
              Ben voyons.
              Je file à l’atelier, avec ces chaleurs, le chocolat fond vite et les marmottes ont intérêt à le plier rapido dans le papier alu...


              • Laurent Simon 7 juillet 15:38

                @Le421
                « Avoir un second d’accord avec tout », c’est très confortable pour un dirigeant... mais c’est le plus sûr moyen d’aller dans le mur. Et « sans klaxonner », pour reprendre le bon mot de quelqu’un. Je redis que travailler en équipe signifie nécessairement des conflits, quelquefois forts, et qu’en « sortir par le haut » permet à la fois à tous d’oeuvrer dans le même sens et d’obtenir d’excellents résultats, de réussir ensemble, y compris de relever des défis qui semblent impossibles.
                Mais « Edouard Philippe, un rebelle qui s’ignore ? », je n’ai pas compris, merci d’éclairer ma lanterne.


              • Laurent Simon 7 juillet 18:19

                A ceux que l’aéronautique intéresse : ce forum
                http://avia.superforum.fr/t2030p25-simple-complique-complexe-la-difference

                où ces questions sont abordées, ce commentaire d’un pilote d’avion,
                suite à ma description du travail en équipe authentique :
                « A 2 mots près, c’est comme ça que fonctionne un cockpit, surtout en situation dégradée. » 

                Et je rappelle les travaux de la Nasa dans les années 1960, sur ces questions, pour pouvoir gérer les situations de crise dans un espace très réduit, avec 3 astronautes, pendant des jours (et voir Apollo 13 et l’excellent documentaire à ce sujet).

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