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Accueil du site > Actualités > Politique > Budget 2018 : l’hypocrisie en marche

Budget 2018 : l’hypocrisie en marche

Depuis plusieurs semaines nous vivions d’annonces sur les gains supposés des uns et des autres à partir de 2018. Tout le monde allait bénéficier des largesses gouvernementales avec des augmentations des feuilles de paye et des diminutions d’impôts.

La publication du projet de budget 2018 permet de se faire une meilleure idée et surtout de constater qu’il repose sur une triple escroquerie intellectuelle.

Faire croire aux plus pauvres qu’ils vont gagner du pouvoir d’achat

Tout d’abord la veuve retraitée avec 1100 € de pension par mois qui est déjà exonérée de la taxe d’habitation ne va rien gagner (dommage pour elle !) alors que le célibataire retraité qui n’est pas exonéré va gagner 85 € par mois (le pactole !) et que le couple de salarié avec un enfant qui gagne 4000 euros par mois gagnera 1693 € par an (champagne !).

On parle peu des salariés aux hauts revenus qui vont bénéficier de la baisse des cotisations sociales en même temps que d’une diminution de l’ISF et d’une baisse de la taxation sur les revenus du capital.

En bref, quelques miettes aux pauvres pour leur faire croire qu’on ne les oublie pas et de grandes largesses pour les plus riches.

Derrière ces « cadeaux » faits aux plus pauvres se profile en fait une arnaque à venir : moins de cotisations versées par les salariés signifieront à plus ou moins long terme moins de droits en termes de santé ou de retraites.

Pour la santé, on sait déjà qu’un effort de 7 Milliards d’euros est demandé à la sécurité sociale, ce qui ne manquera pas d’impacter les remboursements aux usagers. Notons la sortie de La Ministre de la santé qui justifie l’augmentation du forfait hospitalier par un rattrapage de l’inflation depuis 2010. Les retraités dont les pensions sont ploquées depuis 4 ans aimeraient que l’argument de l’inflation joue également en leur faveur.

En matière de retraite, la réforme est déjà dans les tuyaux. Nul doute qu’elle se traduira par des diminutions de pensions drastiques, étant entendu que les retraités actuels, considérés comme des nantis, (à partir de 1300 € par mois !) sont priés de cotiser 1,7 % de CSG en plus sans compensation.

Pour compléter l’arnaque, ajoutons les recettes de poche, comme on dit pudiquement, sur le gazole et le tabac qui auront vite fait d’anéantir les quelques gains des plus pauvres, mais il est vrai qu’il s’agit là d’écologie et de santé publique. Nous ne sommes plus à une hypocrisie près !

Et encore, on ne parle pas des effets de la réforme du code du travail sur les salariés…

Au final, le gain des plus pauvres jusqu’à celui du couple de salariés avec un enfant gagnant 4000 euros par mois risque donc de se traduire par une perte à court ou moyen terme, d’autant que le suppression partielle de la taxe d’habitation qui ne sera sans doute pas intégralement compensée par l’Etat aux communes se traduira par une augmentation des tarifs des services publics communaux (cantines scolaires, ramassage des ordures, crèches, bibliothèques) ou d’une diminution des subventions aux associations.

Faire croire aux retraités qu’ils sont plus aisés que les étudiants

Nous sommes carrément dans l’ignoble s’il s’agit d’opposer le retraité avec 1300 euros de pension qui va perdre du pouvoir d’achat avec la CSG, avec l’étudiant dont les parents sont très aisés et qui peuvent se permettre de payer des frais élevés de scolarité dans des écoles prestigieuses.

Cette forme de communication gouvernementale très orientée, n’est là que pour justifier l’augmentation de la CSG pour tous les retraités.

On pourrait continuer dans la segmentation des catégories en appuyant davantage sur l’opposition fonctionnaires/salariés du privé ou encore stigmatiser les bénéficiaires des minimas sociaux ou des allocations chômage. Pour ces derniers, la réforme, avec baisse des droits est en cours et pour les autres, cela viendra, en son temps…

Tout se passe comme si le gouvernement Macron mettait en œuvre en douceur la politique libérale du programme de Fillon, sans les éléments de langage extrêmes d’un Wauquier ou d’un Ciotti.

Bref, tout cela permet de masquer habilement le vrai clivage qui traverse la société française entre riches et pauvres : il y a des retraités riches et des retraités pauvres comme il y a des étudiants qui ne pourront jamais réaliser leurs rêves de grandes écoles pour des raisons financières alors que d’autres, peut-être moins créatifs, mais qui sauront reproduire la logique de leur caste au service de leurs intérêts, y auront accès.

Derrière tout cela, il y a les idiots utiles tel ce retraité de 70 ans, intervenant en direct dans une émission de Bourdin avec une pension de 3000 euros mensuels qui se dit prêt à contribuer pour les plus jeunes, sous les yeux émerveillés et presque larmoyants d’Emmanuel Lechypre, économiste très libéral. Cela nous donne une idée très précise de la société segmentée dans laquelle nous allons évoluer et qui oubliera toujours de faire appel aux plus riches, soit disant « créateurs de richesses ».

Faire croire que les cadeaux fiscaux aux riches vont doper l’économie

Il s’agit de cette bonne vieille théorie « du ruissellement » qui postule (sans preuves) que lorsque les riches s’enrichissent plus, il y a toujours des retombées sur l’économie et donc l’emploi, sauf que cette théorie n’a jamais été validée. C’est pourquoi Philippe Aghion, le conseiller économique de Macron, n’a pu que bredouiller une réponse minable au micro de Nicolas Demorand sur Inter qui lui demandait à propos de cette théorie « Vous nous le dites au doigt mouillé ou c’est prouvé scientifiquement » ?

Donc, l’argent va se déverser chez les riches avec des cadeaux sur l’ISF, la baisse des taxes sur les revenus du capital, comme cela est déjà le cas pour les entreprises avec les 24 Milliards annuels du CICE sans que cela ait eu des effets quelconque sur la baisse du chômage malgré les promesses de M. Gattaz.

On peut prévoir que les dividendes, déjà plus élevés dans notre pays qu’en Allemagne, augmenteront encore et que les achats de yachts déjà en plein boom vont encore augmenter. On sait également que le Medef qui réclame que la stabilisation du CICE dans les comptes des entreprises, demande désormais que l’augmentation des bénéfices qui va en résulter ne soit pas taxé à l’impôt sur les sociétés. Tout est dit : le CICE ira dans les bénéfices, pas dans l’augmentation de la masse salariale des entreprises.

La baisse des dépenses publiques

L’alpha et l’oméga de la politique macronienne, très bien relayée par les économistes libéraux consiste à dire que les dépenses publiques sont trop importantes par rapport à nos concurrents mondiaux, mais tout le monde, surtout ceux qui ont à perdre dans une baisse de ces dépenses doit comprendre ce que cela signifie, s’agissant en particulier des dépenses sociales puisque ces dernières font partie de la dépense publique, contrairement à d’autres pays, comme les USA, où se soigner pour un cancer est à la charge du malade qui paye une assurance privée qui pourra refuser de la prendre en charge.

Sommes-nous prêts, au-delà des discours consensuels sur la diminution de la dépense publique à accepter cela alors que dans le même temps, des transferts énormes au profit des plus riches et des entreprises sont effectués sans que cela ne produise aucun effet sur l’économie ?

A chacun sa part d’effort, donc, dans la maîtrise des dépenses publiques, sans oublier également les collectivités territoriales avec les cohortes d’élus devenus inutiles et les doublons d’emplois territoriaux.

Un modèle bien pratique, mais qui prend l’eau

C’est donc le modèle Allemand qui est en vogue dans le discours de nos économistes et de Macron. Tout doit être fait pour éviter de déplaire à l’inamovible Chancelière.

Pourtant, à y regarder de plus près, si ce modèle (qui doit beaucoup à sa faible démographie) séduit le patronat allemand ainsi que les organisations syndicales qui siègent aux C.A. des entreprises (contrairement à ce qui se passe en France), il produit également des inégalités criantes.

C’est ainsi que 7 Millions d’Allemands occupent des mini-jobs à 450 euros maximum par mois et sans cotisations sociales obligatoires pour le salarié et donc sans droit sociaux pour ceux qui les occupent.

Comme le souligne un article d’ « Alternatives Economiques » de septembre, « Ces emplois atypiques renforcent une vision patriarcale de la société, encore profondément ancrée outre Rhin, où les femmes doivent s’occuper des enfants pendant que les conjoints font bouillir la marmite ».

 Pas sûr que nous soyons prêts à un tel bouleversement des mentalités françaises et qui se traduirait par un changement de société majeur auquel les français n’adhèreront pas.

En attendant ce jour béni par les économistes et le Médef, on bricole en faisant croire qu’un retraité avec 1300 euros mensuels est un nanti.

 


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62 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 28 septembre 12:09

    On parle peu des salariés aux hauts revenus ..... En Macronnie gagner le SMIC c’est avoir un haut revenu.....


    • Petit Lait 28 septembre 13:43

      @zygzornifle
      ça se n’est pas depuis Macron, cela fait des années que le SMIC n’est plus le minimum, mais la norme.... 


    • Michel DROUET Michel DROUET 28 septembre 14:40

      @Petit Lait
      Exact ! les salaires se sont effondrés au nom de la « compétitivité » des entreprises.


    • gogoRat gogoRat 30 septembre 16:16

      @Michel DROUET

      Z’avez rien compris ! 
      S’il faut assister les riches ’Investisseurs« qui n’investissent pas, et les lucratives »entreprises« qui n’entreprennent pas plus qu’elles n »embauchent,
      s’il leur faut des réductions fiscales et de nouvelles facilités juridiques pour licencier plus facilement, pour flexibiliser davantage les précaires, en promettant de les sécurisifier demain par du formatage et des jobs de m.... instables, pathogènes et sous-payés,
       c’est même plus pour satisfaire à la fumeuse ’théorie du ruissellement’ ...
       Non, non, c’est tout simplement parce qu’il faut céder au chantage, et récompenser les déserteurs !

       Comprenez-vous, vous, mes compatriotes fainéants, cyniques, extrémistes, racistes (j’en passe et des meilleures ! ...), il s’agit seulement d’espérer courageusement qu’avec ces cadeaux faits aux maîtres chanteurs qui n’ont pas encore désertés, quelques-uns soient assez stupides pour ne pas aller investir ce surplus de leur surplus sous d’autres souverainetés nationales !
       Il est donc urgent de faire de la pédagogie aux petits Français (aux ’rien’) pour leur faire comprendre que ce n’est pas eux qui vont pouvoir se payer cette désertion :
       c’est donc eux , les ’rien’, qui ont un devoir impératif (sous peine de graves sanctions immédiates) de financer par leur servage, à la fois la dette, les cadeaux aux maîtres chanteurs, l’infrastructure sociale et industrielle désadaptée et factuellement inefficace, un état d’urgence permanent contre ’le monde du mal’, des interventions militaires arbitrairement décidées, des Recherches dont on ne sait trop qui en profite, du militaire et de la bombe atomique dont on ne saurait oser demander quelles en sont les retombées à l’intérieur de nos frontières ... , puis enfin, accessoirement ... leurs propres besoins vitaux !
       
       


    • Yvance77 Yvance77 28 septembre 12:43

      La meilleure - prise en couille - c’est celle-là : « Faire croire que les cadeaux fiscaux aux riches vont doper l’économie »

      Il s’agit de cette bonne vieille théorie « du ruissellement » .... (sans preuves)...

      Tout à fait exact ... les Jauny, Pagny, Gégé ... sans oublier Mulliez, les fondateurs d’Accor : Dubrule, Pélisson, celui d’Axa etc... vont tous revenir. c’est faux et archi-faux... car pour eux même payer 10 € ou un impôt juste ce sera encore et toujours trop. 

      Il n’y a qu’une loi et une seule qui a fait ses preuves et elle vient des USA. Anecdote, je suis de Monaco et avant cela il y avait pléthore de ressortissants de Stars & Stripes qui séjournaient dans cette contrée à la douceur fiscale inégalée (à l’époque). 

      Zéro la tête à Toto ; c’est tout ce que ces sans-le-sou pouvaient espérer payer.

      Qu’ont fait nos voisins d’outre-Atlantique ... une loi où chaque ressortissant est obligé de payer la différence quoiqu’il en soit et surtout quoiqu’il en coûte à l’Oncle Sam. Et les menaces sont rarement en l’air en général. 

      Et bien croyez-le où non, vous avez sur Monaco tous types de millionnaires/milliardaires (référence à leur nationalité d’origine) ... mais pratiquement aucun citoyen américain. 

      Dès qu’il s’agit de d’impôts, c’est un sujet très sensible et gare aux fraudeurs, certains acteurs tel Wesley Snipes (assez connu) ont fait de la taule et pas façon Hollywood, de la vraie (trois années en l’occurrence pour ce dernier)


      • Petit Lait 28 septembre 13:22

        @Yvance77
        Il ne s’agit pas de théorie du ruissellement, mais juste d’un minimum de bon sens : pour payer des prestations, il faut prélever de l’impôt... et pour prélever de l’impôt, il faut qu’il reste des gens qui en paient... Si tous les riches partent parce qu’ils en ont assez de payer vraiment trop, ce ne sont pas les smicards qui vont faire bouillir la marmite de l’état.... Comme vous le dites, pour certains, payer ne serait-ce que EUR 10, c’est déjà trop. Mais ce n’est de loin pas la majorité tant quitter ainsi son pays c’est aussi quitter sa famille, ses amis, ses attaches etc et parfois ces intérêts professionnels et financiers. Ce choix n’est certainement pas le plus simple pour beaucoup. 


        Notez que les pays à la fiscalité plus douce sont souvent largement mieux classé que la France dans pleins de domaines « sociaux », notamment l’éducation, l’inégalité sociale, le chômage, la richesse par habitant, le pouvoir d’achat etc etc. Le niveau des prélèvements d’un pays n’est clairement pas un facteur de la qualité de vie ou du bonheurs des citoyens, sans quoi la France serait largement en tête pour ce classement, ce qui est de loin pas le cas !

        Beaucoup de citoyens américains vivant à l’étranger préfèrent renoncer à leur nationalité !! J’en connais.... 

      • Laulau Laulau 28 septembre 14:11

        @Petit Lait
        Le « niveau de prélèvement » ne signifie rien ! En France l’école est gratuite de la maternelle à l’université, c’est un des, sinon le plus gros, budget de l’état, ça n’est pas le cas dans la plupart de vos pays « modèles » où l’on doit y mettre de sa poche pour suivre un enseignement de qualité, mais bien sûr ça n’est pas un « prélèvement, ça change tout, pas vrai ?
        En France, l’assurance maladie fait partie des »prélèvements« , dans les pays ou l’assurance maladie est privée cela n’empêche pas les habitants de la payer, mais cela ne fait pas parti de vos chers »prélèvements", ça change tout, pas vrai ?
        Ce que ça change, c’est que dans vos chers modèles, seuls ce qui en ont les moyens sont éduqués et soignés, les autres se démerdent.


      • Petit Lait 28 septembre 14:33

        @Laulau
        Ah bon ? Mes enfants sont à l’école en Suisse et jusqu’à leur bac, je ne vais pas débourser un centime. Pour l’UNI, ce sera quelques centaines de francs par année.... 


        Je ne suis pas certain que dans les pays du nord, aux prélèvements importants mais plus faible qu’en France et aux prestations sociales largement plus généreuse, l’école soit payante... j’en doute même fortement. 

      • Michel DROUET Michel DROUET 28 septembre 14:44

        @Yvance77
        Le cynisme de Pagny est très éclairant. Il a bénéficié du système français depuis qu’il est né et au moment de partager, c’est « tout pour ma gueule ».
        S’agissant des impôts, quand on veut on peut. L’exemple que vous citez des USA est très éclairant, mais de là à le transposer en France... Il ne faut pas désespérer le capital.


      • Michel DROUET Michel DROUET 28 septembre 14:53

        @Laulau
        Très bonne démonstration de l’escroquerie intellectuelle que l’on nous sert sur tous les médias.
        Dans quelle société voulons nous vivre ? Une société qui protège ou une société où c’est chacun pour soi ?


      • Armelle Armelle 28 septembre 15:08

        @Laulau

        « En France l’école est gratuite de la maternelle à l’université »
        De quoi ? Queskidit ?

        Oui c’est vrai !!! 90 Milliards, une paille.
        Mais quelle mauvaise foi !!!
        Vous ne vous reposez jamais vous !
        Les fameuses aides aux entreprises des socialistes, genre CICE, sont donc gratuites elles aussi ?
        Dites plutôt qu’elle est accessible pour tous, mais cessez vos âneries.


      • Petit Lait 28 septembre 15:22

        @Michel DROUET
        Vous pourriez aussi dire une société où l’état assiste et décide pour ses citoyens qui se voient déresponsabilisés ou une société ou chacun est libre et dispose de droits en même temps qu’il doit assumer ses responsabilités ? 


        Personnellement, j’aime mieux un minimum de liberté, notamment celle de me tromper et d’en assumer les conséquences. J’ai l’impression que cela me rend moins con dans ma manière de faire mes choix, puisque si je me trompe, je ne m’attends pas à ce que la collectivité paie pour mes erreurs. Vu comme cela, je me demande bien où se trouve le cynisme que vous dénonciez... Du côté de celui qui veut assumer ses responsabilités ou du coté de celui qui attend que la collectivité les assume pour lui ? 

      • Et hop ! Et hop ! 28 septembre 15:45

        @Petit Lait : «  Il ne s’agit pas de théorie du ruissellement, mais juste d’un minimum de bon sens : pour payer des prestations, il faut prélever de l’impôt... et pour prélever de l’impôt, il faut qu’il reste des gens qui en paient. »


        Les prestations sont payées par les cotisations des salariés.

        Vous confondez les cotisations et les impositions.

        Je vous signale que la totalité de l’impôt sur le revenu payé par les imposables, sert à payer à des banques étrangères les intérêts de la dette faite par le Ministère des finances, soit 55 milliards d’euro par an (sans compter les intérêts des dettes des collectivités locales et des établissements publics).

        Donc l’impôt prélevé en France ne va jamais dans la poche des pauvres, il va dans la poche des actionnaires des banques. et fonds de pension auxquels Bercy emprunte.


      • Michel DROUET Michel DROUET 28 septembre 15:46

        @Petit Lait
        Je n’ai pas l’impression de ne pas assumer les conséquences de mes actes et je ne demande jamais à la collectivité d’en prendre la responsabilité à ma place.
        Ce n’est pas toujours le cas pour les entreprises qui sollicitent des subventions pour installer et qui se barrent au bout de deux ou trois ans sans avoir créé les emplois promis (Nokia en ce moment).
        Citons également les frasques du Crédit Lyonnais et ses épisodes récents où c’est le contribuable qui paye en dernier ressort.
        Les exemples sont légions de ces entreprises qui font assumer par le contribuable l’enrichissement de quelques uns.


      • Petit Lait 28 septembre 15:49

        @Et hop !
        Et quand l’état emprunte, il fait quoi de cette argent ? Il boucle son budget avec.... donc cet argent sert à payer les prestations de l’état. Ceci alors que la dette ne devrait servir qu’à financer des infrastructure, en aucun cas les dépenses courantes. 


      • Michel DROUET Michel DROUET 28 septembre 15:55

        @Petit Lait
        Juste pour donner des exemples : quand je fais un excès de vitesse ou que je ne paye pas mes impôts à temps je paye, sans rien dire. Par contre lorsqu’on s’appelle Christine Lagarde, patronne du FMI et ancienne ministre et qu’on est reconnu coupable de malversations dans une procédure d’arbitrage qui a coûté 400 Millions d’euros aux contribuable français (Adidas/Crédit Lyonnais), on est dispensé de peine...


      • Armelle Armelle 28 septembre 17:14

        @Et hop !
        Vous oubliez de dire aussi que 45 Milliards sur le déficit total correspondent à un déficit STRUCTUREL, donc une mauvaise gestion.
        D’autre part vous nous bassinez avec ces 55 milliards d’intérêts de dette, mais à qui la faute ? je vous inviterai alors encore une fois à féliciter vos cadors de politico-technocrates d’opérette d’avoir choisi la bonne solution pour le citoyen, et qui ne sont autres que les représentants de votre « cher » état
        J’adore vous défendez un système et en critiquez les conséquences car c’est bien connu quand on dépense l’argent des autres on est forcément moins regardant !!!

        Mais la meilleure est quand même celle-ci ;

        "pour payer des prestations, il faut prélever de l’impôt... et pour prélever de l’impôt, il faut qu’il reste des gens qui en paient« 
        Oui et ? Il est où le problème ; Chacun est quand même libre de faire ce qu’il veut non ? C’est la stasi en france ? Non mais, elle est trop bonne celle-ci

        Quand vous trouvez qu’une voiture est trop chère, vous l’achetez vous ? Si c’est non vous êtes comme ceux que vous critiquez car vous privez votre »état providence" d’une TVA susceptible d’être redistribuée !!!

        Pourquoi les uns et pas les autres ? Deux poids deux mesures, faites ce que je dis mais pas ce que fais. Nous sommes aux portes du fascisme en France
        Pffff


      • Fergus Fergus 28 septembre 17:22

        Bonjour, Petit Lait

        Les citoyens américains qui vivent à l’étranger sont tenus de payer leurs impôts aux Etats-Unis, où qu’ils vivent sur le planète. Moyennant quoi, ils paient 2 fois, aux USA et dans le pays où ils sont installés. Pour échapper à cette double imposition, ils sont contraints de renoncer à ;leur nationalité étasunienne !


      • Petit Lait 28 septembre 17:30

        @Fergus
        N’est-ce pas ce que j’ai écrit ? Et je peux vous assurer que de nombreux renoncent à leur nationalité US.


      • goc goc 28 septembre 18:23

        @Yvance77
        Faire croire que les cadeaux fiscaux aux riches vont doper l’économie

        si le débat sur la justification est important, il est aussi un écran de fumée face aux vrais problèmes liés a ces cadeaux budgétaires. 
        En effet il est « curieux » smiley smiley de constater que personne (aux niveaux des médias et encore moins au niveau politique) ne parle du fond, à savoir que
        1 - les cadeaux fait aux riches concernent essentiellement la finance et non l’industrie (donc bonjour l’emploi)
        2 - Ces cadeaux ne sont encadré par rien.

        Or quand on voit les dégâts actuels que fait la finance sur le quotidien des gens, on est en droit d’être plus qu’inquiet.
        Je ne reviens pas sur la liste de ces dégâts tant elle est longue, mais on peut citer par exemple l’investissement à court terme (voir les LBO) afin de garantir une rentabilité à plus de 15% immédiatement ou les méthodes des fond vautours, et surtout les plans sociaux injustifiés (c’est à dire quand l’entreprise fait des bénéfices) ainsi que les délocalisations avec transfert de technologie.

        Alors comment peut-on imaginer un gouvernement et surtout son chef, qui se permet de faire des cadeaux aux « investisseurs » sans leur mettre des garde-fous et sans exiger quoi que ce soit sur l’utilisation de ces mêmes cadeaux, , sinon qu’il est irresponsable et que visiblement sa seule fonction est de se dépêcher de remercier ses bailleurs de fond électoraux avant la crise.

        Aujourd’hui on a en spectacle, une nouvelle étape de notre désindustrialisation avec Alsthom (curieusement on a fait silence sur la reprise d’un secteur crucial  de notre pays - la vente de la partie « énergie » aux ricains), alors je vous laisse imaginer ce qui se passera quand les investisseurs requins, usant des méthodes dignes de Zola se goinfreront de bénéfices financiers à peine imposables.


      • bubu123 29 septembre 07:05

        @Armelle
        une mauvaise gestion ben oui c’est sur vu que depuis 40 ans on baisse les cotisations sociales des entreprises et on baisse les impôts des plus riches. Un riche en France n’a jamais payé si peu d’impôt. Donc forcement on se retrouve avec des budgets en déséquilibre.


        De plus quand on voit dans les mains de qui est desormais la creation monetaire, on comprend bien pourquoi les politiques se foutent des budgets en déséquilibre, on sait dans quelle poche vont les intérêts de la dette. J’invite tout le monde à s’intéresser au fonctionnement de la creation monetaire, certains font tomber de leur chaise



      • Ecométa Ecométa 30 septembre 09:35

        @Petit Lait

        Si le smicard ne fait pas bouillir la marmite de l’État... il fait grandement bouillir celle de l’économie capitaliste... et au bout du compte celle de l’État.

        Un État qui ne fait que rendre justice en redistribuant aux smicards ce que l’économie capitaliste devrait lui donner pour son travail mais qu’elle ne lui donne pas ! 


      • jmdest62 jmdest62 30 septembre 13:57

        @goc

        Salut
        N’est-il pas surprenant , de la part d’un gouvernement si prompt à la recherche de simplification dans la gestion du pays , de donner de l’argent ( 4 Milliards) à certains pour qu’ils le fassent ruisseler ...
        Pourquoi ne pas faire ruisseler tout cet argent directement en supprimant les intermédiaires ...beaucoup plus simple Non ?  smiley
        @+



      • Michel DROUET Michel DROUET 30 septembre 15:02

        @jmdest62
        Trop simple pour un ancien inspecteur des finances dont on nous dit qu’il a une pensée complexe...


      • stone stone 28 septembre 13:13
        Cadeaux aux riches pour relancer l’économie ?
        Pour relancer l’économie, il faut des commandes supplémentaires, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
        Les salaires sont trop haut en France pour avoir des prix de revient compétitifs, c’est la triste réalité.
        Il n’y aura donc pas de sortie du tunnel pour notre économie dans l’avenir.
        Tout ce que raconte ce gouvernement n’est que mensonges.

        • Yvance77 Yvance77 28 septembre 13:25

          @stone

          Cessez avec ce genre d’arguments à la con du prix de revient qui doit compétitif. La France n’est pas non plus un pays à l’arrêt complet. Des autres contrées ont aussi des fiscalités dures et cela n’empêche en rien. Et même si un produit X a un bon prix de revient (fini j’entends) reste le transport, les assurance, la normalisation etc.... 
          .
          La question de fond est éminemment liée aux formes de dumping et de paradis fiscaux ... le souci majeur est surtout là. Demain la France fait comme le Portugal zéro impôt et tous le monde rapplique, mais comme pour un autre pays qui a pratiqué cela aka l’Irlande, on a vue que ce n’était pas suffisant 

          L’autre pan désastreux est que des dirigeants comme Mitterand ont sacrifié nos industries et cela il ne faut pas le mettre sous le tapis ! 

        • stone stone 28 septembre 13:29
          @Yvance77...Je vois que vous êtes un « expert » en la matière, mille excuses.
          Nous sommes (d’après vous) si compétitifs que deux fleurons de notre industrie foutent le camp dans les mains des étrangers.
          Encore merci pour cotre leçon d’économie.
          Bonne journée.

        • Petit Lait 28 septembre 13:29

          @stone
          Le problème n’est pas le niveau du coût du travail, mais la production qui est inadaptée vis-à-vis de la concurrence : au lieu de produire des produits de qualité, chers, qui se démarquent, à très haute valeur ajoutée comme le font l’Allemagne ou la Suisse (largement plus industrialisée que la France), la France se contente de production de masse entrant directement en concurrence avec les pays à bas coût. Les domaines à forte valeur ajoutée se porte très bien en France, Loreal, Hermes ou LVMH ne connaissent pas trop de problème de compétitivité, puisque leurs savoir-faire particulier et leur notoriété les rendent uniques et sans compétiteur. 


        • Petit Lait 28 septembre 13:33

          @Yvance77
          Aucun pays de l’OCDE n’a une fiscalité aussi forte que la France et de loin !


        • Michel DROUET Michel DROUET 28 septembre 14:48

          @stone
          Pourquoi nos fleurons partent-ils à l’étranger ? A cause sans doute de l’avidité des dirigeants et des actionnaires et leur manque de créativité, pas à cause du coût du travail, ni de la productivité des salariés. Sur ce dernier point, l’Allemagne n’est pas plus compétitive et elle s’en sort mieux (à cause d’autres facteurs comme la démographie, par ailleurs).
          Donc les choses sont beaucoup plus complexes qu’on ne le dit et le coût du travail en France est loin d’être seul en cause.


        • Michel DROUET Michel DROUET 28 septembre 14:50

          @Petit Lait
          Oui, et leur dirigeants figurent aussi parmi les plus grosses fortunes mondiales...


        • Petit Lait 28 septembre 15:15

          @Michel DROUET
          Pas les dirigeants, mais les propriétaires d’une partie du capital. ça vous pose un problème ? C’est plutôt bon signe dans la capacité de la France a avoir des entreprises performantes. Encore faut-il les favoriser, plutôt que de maintenir à bout de bras et d’interventions étatiques des entreprises qui seraient mortes depuis longtemps sinon.


        • Et hop ! Et hop ! 28 septembre 15:22

          @stone :


          Pour qu’il y ait des commandes qui augmentent, il faut que la masse des gens aient un pouvoir d’achat, donc des salaires importants et qui augmentent ?

          Si la majorité des Français se retrouvent avec des salaires minimaux, il n’y a plus de marchés et de débouchés, plus de vente de voitures, plus de travaux et de construction, ... 

        • Et hop ! Et hop ! 28 septembre 15:32

          @Petit Lait : 


          L’Allemagne vend sa production en devise forte aux pays européen auxquels elle a imposé l’euro (Italie, Espagne, France, Grèce,..), mais elle fait fabriquer à bas coûts dans les pays voisins hors de la zone euro : Tchéquie, Roumanie, Pologne, Turquie,..

          C’est pour ça que l’Allemagne a un énorme excédent commercial avec les pays de la zone euro auxquels elle vend ses produits, sans jamais rien leur acheter ou y sous-traiter.

          En résumé : l’Allemagne a imposé sa devise très forte aux pays où elle voulait écouler sa production pour qu’ils payent cher, mais elle fait fabriquer dans le pays voisins qu’elle maintient hors de la zone euro pour ne pas payer cher leur production.

          Les questions de compétitivité se résume à des questions de taux de change des monnaies.

        • Petit Lait 28 septembre 15:36

          @Et hop !
          C’est un facteur, mais de loin pas le seul, sans quoi la Suisse ne vendrait aucune machine, aucune montre, aucun médicament à l’étranger, du fait de la force du Franc largement surévalué depuis de nombreuses années. Hors la Suisse a une balance commerciale largement positive, et les trois produits mentionnés ci-dessus en sont les principales composantes. 


        • Michel DROUET Michel DROUET 28 septembre 15:37

          @Petit Lait
          Les entreprises que vous citez avec leurs dirigeants et les propriétaires du capital sont loin d’être à la rue... et leurs actionnaires sont très contents.


        • Et hop ! Et hop ! 28 septembre 15:49

          @Petit Lait : La Suisse est l’exception qui confirme la règle.


          C’est aussi le seul pays du monde qui comprend 3 nations (Italiens, Français et Allemands) et qui ne soit pas au bord de la guerre civile et de la sécession (comme la Belgique, l’Irlande, Israël, le Québec, l’Irak, les Tutsi et le Hutu, les Indiens et les Pakistanais, le Liban, etc..).

        • Et hop ! Et hop ! 28 septembre 16:01

          @Petit Lait :

           
          Pour baisser par exemple de 15 % le coût des productions de la France à l’export en 2 ans, on peut 
          - soit baisser de 15 % la monnaie dans laquelle les produits sont exportés, ce qui est rapide et facile, 
          - soit baisser de 15 % les coûts de revient à monnaie constante, ce qui supposerait de baisser le coûts de la main d’oeuvre de 40 %, soit par exemple 20 % le salaire des employés et 60 % celui des cadres.

          La deuxième solution est complètement impossible, le marché intérieur serait dévasté par une baisse aussi importante de la demande de produits et services.

        • Petit Lait 28 septembre 16:08

          @Et hop !
          Ce que voulais dire avec mon exemple de la Suisse, c’est que produire des biens au caractère « exceptionnel », de par leur marque, ou leur qualité particulière, permet de les vendre plus cher que les autres et donc absorber ces coûts de production élevé, puisqu’ils n’entrent pas en concurrence avec d’autres fabriqués à bas coût. Il en va de même avec l’industrie allemande : Audi ne concurrence pas directement Renault, car grâce à son image haut-de-gamme avant tout, Audi peut vendre ses véhicules bien plus cher que Renault. Renault est plutôt concurrent des coréens... 


        • Yvance77 Yvance77 28 septembre 17:59

          Et ce que tous le monde oublie ce sont les 146 Milliards € planqués dans les paradis fiscaux ... de quoi te remettre une industrie compétitive sur pieds, mais on préfère fermer les yeux et taper sur les pauvres ... comme d’hab

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