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C’est quoi la gauche ?

Ce jeudi 22 février 2007, au forum de la Fnac bordelaise, réunion avec Philippe Raynaud, Zaki Laïdi et Gérard Grunberg, tous trois enseignants et chercheurs en sciences politiques, le premier auteur d’un ouvrage sur la gauche extrême et/ou révolutionnaire, les deux autres co-auteurs d’un livre sur l’identité de gauche en France. Cette rencontre a eu un succès moyen. Preuve s’il en est que l’intérêt des Français pour la politique reste en grande partie superficiel et fabriqué par les médias. Un peu comme une coupe du monde de foot. Les élections, c’est quand même tous les cinq ans alors autant en profiter. Je ne sous-estime pas l’attention des Français pour ces élections, mais je mets en doute la qualité de cette attention. Lors de cette réunion à la Fnac, les jeunes étaient absents. Un signe qui démentit l’image que les médias propagent. Cela dit, il se peut que les formes classiques d’investissement politique soient boudées par une jeunesse qui n’a pas forcément le temps ou la patience d’écouter d’austères professeurs et préfère la légèreté d’une émission de télé ou, pour les plus enthousiastes, la ferveur magnétique d’un meeting et l’activisme de l’ouvrier militant qui, à travers sa sueur et ses distributions de tracts, trouve son salut et sa bénédiction laïque.

Ces considérations exprimées, entrons dans le vif du sujet en mettant l’accent sur la gauche de gouvernement. La gauche antilibérale existe certes mais elle se complaît dans une posture de contestation, utile dans l’ordre du discours mais inutile pour le côté pratique de l’action politique. En deux mots, l’extrême gauche est sympathique, mais nullement guérie des conclusions de l’expérience politique. Comment va-t-elle expliquer les queues dans les magasins du Venezuela, dirigé par Hugo Chavez, nouvelle icône de l’altermondialisme ? Sans doute un complot du grand capital ? Il est grand temps de décréter le cirque de l’antilibéralisme révolu, et de ne plus y accorder une attention spéciale. Nous n’avons pas de temps à perdre avec ces billevesées de bas étiage idéologique.

D’après Laïdi, la gauche socialiste souffre de son incapacité à se présenter, s’assumer comme réformiste, seule attitude raisonnable et d’ailleurs appliquée par les gauches européennes assumant leur positionnement social-démocrate. Le PS souffre d’un héritage dirigiste hérité des Trente Glorieuses et voudrait rétablir, réinstaller l’ordre ancien. J’avoue que ce propos m’a conforté dans mon analyse de la prestation de Ségolène Royal sur TFI. J’y ai décelé quelques rémanences de l’esprit du plan. Pour le reste, Laïdi a été assez explicite sur cette gauche de gouvernement qui entretient la peur de la mondialisation, avec Chirac du reste, et qui croit devoir se porter au chevet de la société et se constituer en gouvernance réparatrice des dégâts occasionnés par le libéralisme. Voilà comment se positionne le PS depuis l’ère Jospin, et même avant. C’est assez simple comme schéma. Juste deux précisions apportées par Laïdi, le fait que la mondialisation soit complexe, chose que ne reconnaît pas suffisamment la gauche, et le rôle ambigu de l’Etat qui n’a pas les solutions et de surcroît, agit en aggravant parfois les inégalités, ce qui est un comble, car l’Etat est censé combattre l’injustice sociale découlant du libéralisme.

Une légère impression d’ennui. Je ne notais plus grand chose sur mon cahier, comme mon voisin qui, lui aussi, était venu afin de prendre notes. Histoire de ne pas revenir bredouille, j’ai concocté trois questions pour les intervenants, afin d’avoir quelques dévoilements, et bien m’en a pris, puisque des précisions intéressantes sont tombées.

Je reste sur Laïdi, le plus présent dans cette réunion. A la suite de ma question sur le dirigisme et le soviétisme de Madame Royal, il a apporté un démenti quant à sa méthode nouvelle d’appréhender la chose politique, entre idéologie et pragmatisme, convaincu ou converti, je ne sais. Mais après une autre question, il a reconnu que le PS avec les 35 heures souffrait d’un malthusianisme, préoccupé de partager sans savoir comment on produit. De plus, il a dénoncé un bonapartisme social explicité par des règlements abstraits et généraux au nom desquels le même régime doit s’appliquer à tous ; oubliant la part de négociation et la modulation des choix en fonction des secteurs professionnels et des choix personnels. Bref, la gauche, mais aussi la droite ne parviennent pas à concevoir la liberté de négociation des parties, et c’est cela le bonapartisme social, digne héritage du colbertisme.

Au bout du compte, la France en reste à une situation de chômage de masse, contrairement à beaucoup d’autres nations, dont le Danemark. Mais je ne crois pas le discours de Laïdi, vu la situation en Allemagne, Italie et même Espagne. La France ne fait pas moins bien, excepté les modèles scandinaves ou l’Irlande, mais qui ne sont pas transposables. Des phénomènes d’échelle sont à prendre en compte. Avec également les dépenses militaires qui ne sont pas comparables.

Ni la politique actuelle, ni les analyses des intellectuels ne me satisfont. Je suis resté frustré, mais j’ironise, vu que je n’attendais rien sinon de capter l’atmosphère intellectuelle des cercles parisiens. Malgré la question, je n’ai pas eu de réponse concernant la distorsion entre le savoir-faire de gauche et le savoir-être de gauche, le premier émanant des politiques et le second de l’art de vivre et de se penser en citoyens d’une république soucieuse du bien public. Bref, le bon côté de Mai 68, le bonheur de casser les barrières sociales et de rendre à l’amitié, le partage, l’échange, ses lettres de noblesse avec ( ?) une traduction en termes institutionnels autant qu’économiques. Ces questions restent en dehors du champ de compétence des politiciens et des intellectuels. D’ailleurs, lors d’une émission sur France 2, un jeune professeur de philosophie a posé la question sur ce qu’est le bien public, mais n’a pas eu de réponse. Serait-ce le signe que la politique se nihilise au profit de la puissance ? Oui !

En conclusion, je ne cacherai pas ce ressenti, cette impression d’avoir assisté à une réunion terne, sans âme, mais profondément imprégnée de raison et d’analyse. La gauche est en crise d’identité, et c’est certain, mais la droite, qui n’a pas été abordée, est-elle aussi en crise ? Quelque part, on croit voir dans cet activisme sur le Net, dans les médias, avec la jeunesse trentenaire, une régénérescence de la politique, avec ces trois figures atypiques que sont Sarkozy, Bayrou et Royal ? Est-ce le signal d’une renaissance ? J’avoue avoir du mal à y croire. Toujours perplexe !


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52 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 février 2007 13:18

    En guise de complément, cette analyse de la prestation de Madame Royal sur TF1. Cet article est encore en cours de validation mais je préfère en mettre une copie avant que la mémoire fasse oublier cette émission.

    Autant dire que Madame Royal était attendue au tournant de la campagne, sur TF1, en présence de Français, bref, son étape de l’Alpes d’Huez à elle, la candidate qui a prôné les débats participatifs et qui ne sera on ne peut mieux servie avec sur un plateau, un panel de Français. Enfin, un panel certainement plus représentatif que les Français présents dans les centaines de débats organisés par les sections locales de son parti. Mais comme le laisse entendre le PS, Madame Royal est plus à l’aise dans ce type de prestation que dans un meeting face à la foule. Alors attendons, la veillée d’armes commence (il est 15 heures). Les militants sont prêts à compter les points en bon supporters, alors que les fantassins de la plume se préparent à tirer quelques salves si la candidate dérape. La politique est un combat, sans cadeaux à attendre. Soyons honnêtes, cette mise en scène médiatique ressemble aux jeux du cirque, comme si c’était un moyen d’atteindre les masses déçues de la politique. Les divertir, voilà le cheval de Troie que la bataille présidentielle utilise pour pénétrer dans les foyers. Soyons indulgent, ce genre de prestation n’est pas vain et dévoile quelques traits qu’un œil averti peut déceler mais l’exercice est risqué. Au risque de me répéter, cette émission est ambiguë (à 22h 40 par exemple, un jeune homme reprochera à l’Etat de ne pas l’aider à surmonter sa désintoxication alcoolique )

    20 h 50 pétantes, le spectacle commence. Avec un « client » comme on dit, un Français théâtral jouant de la métaphore médicale, ironisant non sans un certain talent sur les maux introduits ou mal soignés par le gouvernement, pour introduire cette réunion entre Madame le Docteur Royal et une France qui semble-t-il, joue dans un premier temps la souffrance et l’inquiétude. Au vu de la première demi-heure, le titre du billet s’impose. « Ségolène Soubirous dans la grotte de TF1, aucun miracle en 2007 » La suite ne démentira pas ce choix.

    Avant d’entrer dans l’analyse de la prestation de Madame Royal, une mise au point sur le panel des Français qui une fois de plus se présentent avec une certaine fadeur, ne reflétant pas forcément l’intelligence citoyenne. Pour le dire franchement, on dirait une combinaison entre des attentes sincères, attestées par des vécus, et des « brèves d’opinion de comptoir », lieux communs et autres clichés répétés d’après ce qui se dit dans les médias. Cela dit, tous les candidats ont été logés à la même enseigne. Notons également quelques cafouillages (volontaires ?) PPDA ayant parfois orchestré une sorte de confusion dans l’enchaînement des questions. Par exemple à 22 heures, une question sur l’équipe de campagne puis une sur le contrôle des indemnités de chômage. La teinte de ce panel c’est que chacun des intervenants est préoccupé par son quotidien, ses idées, ses préjugés, ses problèmes, ce qui met en porte-à-faux le principe de la politique qui est d’agir globalement au nom du bien public.

    Dans la première demi-heure, le débat participatif a porté sur des questions de santé, de médecine, de retraite. Pourquoi ce choix ? Car il y a eu un choix. Est-ce un choix de TF1 ou une entente avec la candidate ? Toujours est-il que Madame Royal se croit en Ségolène de Soubirous qui redonnera à la France sa place dans le monde (22h 15) mais qui au commencement de cette pièce de théâtre démocratique (21 h), se porte au chevet des retraités, des malades, des handicapés. Le côté mère Térésa de Marie-Ségolène n’aura échappé à personne. Ses incantations sur la santé pour tous et l’Europe de la santé. A retenir tout de même un point positif, le rétablissement des dispensaires.

    Ségolène Royal croit en la technologie mais en se méprenant sur son coût ; elle encourage et soutient la « bonne France », celle des excellentes entreprises (21 h 30), celle des bons salariés, celle des entreprises et des salariés qui se reconnaîtront dans ses valeurs (22h 25). Pour la candidate du PS, au cas où cela aurait échappé au téléspectateur, il y a des gens bien et bons, et il y a le reste mais elle ne fustige pas les assistés qui se lèvent tard, contrairement à son concurrent Sarkozy. Sans doute un effet d’ajustement à un certain type d’électorat et s’agissant de la candidate du PS, il faut ménager les marges populaires.

    Madame Royal encadre tout, aide les bonnes entreprises, sur des critères précis mais nécessitant une bureaucratie substantielle (chiffrage en moyens financiers et humains) pour être efficace. Madame Royal voudrait tout contrôler et à la limite, penser pour tous, elle régit (régente) l’ensemble de la vie publique, offrant sélectivement des aides, des gages, administrant des sanctions. Sécurisation de l’existence. La France ressemble à cet instant de l’émission à un sanatorium venu écouter les homélies du médecin-chef Royal. La pirouette du premier intervenant avait donné le ton de cette opérette politicienne. A la limite, la politique proposée par Madame Royal relève plus de l’hospice que de l’hospitalité, de l’accueil des individus libres et déterminés. Tout est encadré, régenté, réglementé, jugé, selon l’ordre juste reconnaissant les valeurs de travail et d’investissement social. Bref, une bureaucratie de plus gérant la vie des citoyens, évoquant quelques relents de soviétisme.

    Vers 21h45, le sentiment d’un flou politique s’empare de mon esprit. Un magma indigeste de dispositions, pouvoir d’achat, indice pluriel des prix, mise à disposition des jeunes diplômés pour des emplois tremplins dans des entreprises qui vont créer des emplois, avoir des débouchés, des produits qui se vendent sur les marchés grâce aux dispositions de Madame Royal, tout est génial dans ce pays où tout est solutionné par les mesures réglementaires de la candidate du PS. On peut croire en ce discours mais on peut aussi y voir le propos d’une dame dont l’obsession planificatrice relève de la thérapie philosophique, autrement dit, la remettre sur le rail des réalités et du bon sens. Bourse tremplin, parcours sécurisé, le tout organisé selon un flou artistique entre le jugement et la loi, sans tenir compte de l’administration nécessaire pour mettre en place ce programme bureaucratique où en fin de compte, la nation française est à l’intérieur de l’Etat, au lieu que ce soit l’inverse, une société qui vit et crée en partenariat avec un Etat servant de colonne vertébrale et d’arbitre impartial autant que faire se peut, sans être sous la tutelle d’une bureaucratie qui finit par parasiter le fruit du travail et vivre à ses dépends.

    En conclusion, on pourra résumer la vision de la France proposée par Madame Royal. Sur le fond, une parenté évidente avec le candidat UMP sur l’effort, le travail et la récompense qui va avec. La différence, c’est la main-mise de l’Etat sur toutes les activités, avec une foi indécrottable dans le bon sens de l’administration et de l’inspection. On reconnaît là la touche de l’ENA. Inutile de nous voiler la face. La prestation de Ségolène Royal fait penser à un oral de concours de la fonction publique quant au contenu, il nous renvoie à l’époque du plan. Sauf que la société est devenue complexe, les gens autonomes et qu’on ne peut décréter ni la croissance, ni la compétitivité d’une entreprise, (en y ajoutant par exemple un docteur en science payé six mois par la collectivité) ni planifier l’existence humaine, au nom d’un parcours formalisé, le même pour tous. Et pour finir, retour à l’esprit de Sarkozy consistant à reconnaître essentiellement le faire, laissant de côté l’être, et de ce fait, récompensant l’effort. La différence ne porte par sur la fin mais sur les moyens. Le travail, la réussite de l’entreprise, l’effort, sont récompensés préférentiellement par l’économie privée et le marché si on prend la carte Sarkozy, alors que l’Etat y va de sa poche si on choisit l’option Royal.

    Raymond Aron disait de la France qu’elle est une sorte d’Union soviétique qui a réussi en restant une république démocratique. La prestation de Ségolène Royal nous ramène aux années 1960, avec une nation sous tutelle technocratique (héritage de Colbert et du Roy ?) C’est une erreur de positionnement évidente. Ce n’est pas en revenant en arrière qu’on pénètre dans l’avenir et l’espérance. Les électeurs de 2007 sauront le lui faire savoir.

    Pour finir, je dois avouer un certain malaise, ressenti à la fin de l’émission, suivie avec le sentiment d’assister à un accouchement pénible. Et sur la fin, Royal m’a parue fatiguée, lassée, comme si elle s’était trouvée dans un rôle déplacé la rendant quelque peu désincarnée comme personnage, ou du moins décalée. Pas en phase. Suis-je trop sévère ?


    • EXPAT456 (---.---.252.110) 23 février 2007 18:01

      Bravo, je me suis essayé a commenter point par point sur daily motion cette prestation du dr ROYAL, mais sans ce talent et en finissant par m’énerver ! Ce texte vaut de l’or.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 février 2007 18:26

      J’avoue avoir eu quelque mal à accoucher de ce texte, avec les nerfs moi-aussi. J’espère qu’il sera publié sur Avox lundi, expérience intéressante, une semaine après, une fois les esprits revenus de l’extase catholique, pardon, je voulais dire cathodique


    • JL (---.---.73.200) 23 février 2007 19:41

      On se demande ce qu’il faut retenir de tout ça, je veux dire, le texte et l’auto commentaire.

      Sur le texte, l’impression que l’impression de l’auteur est à l’image de la conf. blablabla.

      Sur la prestation de S. R. : assez d’accord. J’ai vu une mère Thérésa bien habillée, (riche). Un peu moins sûre d’elle. La réorganisation de son staff a confirmé cette impression que ’Ségolène Soubirous’ jetait l’éponge.

      Faut-il s’en réjouir ? Oui sans doute, pour la forme. Cela changera-t-il quelque chose, sur le fond ?

      Pourvu que Sarkozy ne passe pas. Sa proposition d’exonérer et défiscaliser les heures sup c’est une bombe à retardement contre notre protection sociale.


    • ArbreBlanc (---.---.232.64) 23 février 2007 14:39

      « Il est grand temps de décréter le cirque de l’anti-libéralisme révolu et de ne plus y accorder une attention spéciale. Nous n’avons pas de temps à perdre avec ces billevesées de bas étiage idéologique. »

      J’aurais tout autrement tourné cette affirmation. En réalité elle cache une fracture dans la gauche, qui se révèle de plus en plus, et que le référendum du 29 mai 2005 est venue cristallisé : une gauche radicale d’un côté, qui fera tout pour soumettre l’économique au social, et constatant l’écart et plus encore la tendance de l’économique à s’affranchir du social des nations, a compris que la globalisation est le principal moteur de cette déconnection. C’est à ce camp qu’appartiennent naturellement les marxistes historiques et leur idéologie dépassée. Cependant tout l’enjeu d’aujourd’hui, c’est de porter la relève (politique, idéologique) pour enterrer ce courant, tâche ô combien difficile que prétend incarner J. Bové. Prêtez attention aux enjeux de l’élection en cours aujourd’hui et la place qu’y occupent les communistes orthodoxes et les réformateurs, cela saute aux yeux.

      De l’autre côté, se trouve désormais une gauche social-démocrate attirée par des tendances ouvertement libérales (le social-libéralisme : « flexsécurité », Tony Blair, Europe du Nord, etc).

      Mon avis, c’est que, à la manière de deux continents séparés par un rift qui s’éloignent, ces deux pôles de la gauche s’opposent désormais sur un point de fond essentiel. Il y a, au sein de la gauche, deux sous-gauches très distincts en voie de formation. Je suis ainsi d’accord avec l’affirmation selon laquelle « D’après Laïdi, la gauche socialiste souffre de son incapacité à se présenter, s’assumer comme réformiste, seule attitude raisonnable et d’ailleurs appliquée par les gauches européennes assumant leur positionnement social-démocrate. »

      Ceci peut d’ailleur expliquer comment la candidature de Ségolène Royal est arrivée à convaincre : il s’agit d’une bouffée social-libérale, on peut dire que la candidate à conquis son parti par la droite, champ libre dans le parti. On peut comprendre aussi les raisons de son revirement à gauche. Le PS a laissé le champ libre au social-libéralisme, paralysé par les conséquences du référendum, et il est désormais impossible pour lui de l’occuper. La place est prise, par Bayrou, qui venant du centre a toute légitimité pour rogner l’aile droite de l’électorat socialiste.

      En clair, je suis entièrement d’accord pour considérer que le PS a un gros problème de positionnement : pourra-t-il encore longtemps prétendre gagner des élections, ce qui nécessite d’avoir une ligne politique principale, et faire le grand écart de la gauche radicale au centre gauche ? Spectre de plus en plus large, de plus en plus fissuré ?

      En conclusion, suivant cette lecture, on ne peut être que dubitatif devant la composition de la nouvelle équipe de Ségolène, qui tente bel et bien ce grand écart.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 février 2007 17:47

        A titre d’exemple, voilà ce que dit un entrepreneur à M Royal sur un blog consacré aux entreprises

        «  »« Pourtant, pour encourager les entrepreneurs, vous parlez d’aides qui seraient conditionnées par la création d’emplois. Or, vous devriez savoir que les vrais entrepreneurs ne demandent jamais d’aides. Personnellement, en trente ans d’activité, je n’ai jamais bénéficié d’un euro d’aide publique. Nous n’avons pas besoin de compassion pour réussir. La seule mesure vraiment efficace, c’est la baisse des charges sociales. C’est en effet le seul moyen de ramener le coût du travail à un niveau plus compétitif par rapport à la concurrence internationale. »«  »

        Si on souscrit à ce propos, le raisonnement est simple, l’entrepreneur demande à ne pas être écrasé de charge et en retour, à se passer des aides de l’Etat. C’est à mon avis plus juste car l’inverse vise à mettre sous tutelle l’entreprise qui doit sollciter des aides, avec les risques de copinages et le coût bureaucratique. D’un côté l’Etat prend avec les charges excessives et d’un autre redistibue, avec le risque du fait du Prince et de la république bananière


      • Jawed (---.---.72.13) 23 février 2007 22:03

        Juste pour dire que je trouve ridicule de baser un argument sur la différence entre aide publique à une PME et baisse de charge. Sauf cas particuliers, ce sont deux termes utilisés pour parler de la même chose. Quand Mme Royal ou M. Bayrou disent que l’Etat aidera les patrons de PME qui embauchent, ils parlent d’exonérations de charges ! Ils l’ont tous deux confirmé ensuite. Alors répondre « Je veux pas d’aide, j’ai trop de charge. » c’est de la mauvaise foi.


      • Jawed (---.---.72.13) 23 février 2007 22:12

        Felicitations pour votre étude partielle et partiale mais intéressante des gauches. Mais je voudrais vous soumettre une remarque. Il y a évidemment pléthore de raisons qui nous poussent à critiquer les différents courants de gauche en France et leurs idéologies. Mais choisir Chavez est, je trouve, pire qu’une mauvaise idée. L’Amérique du Sud est l’une des seules régions au monde où l’Altermondialisme a fait ses preuves, où l’on a constaté que des nationalisations pouvaient rendre des services accessibles à tous. On l’y a constaté que les premiers objectifs des altermondialistes étaient atteints, à savoir premiers soins gratuits pour tous et enfin l’Education pour tous, même dans les régions les plus reculées. Alors allez dire aux habitants du Venezuela, de la Bolivie ou de l’Equateur que la gauche est dépassée, et vous constaterez que cette idée est tous sauf universelle, et qu’en tous cas il vaut mieux éviter de citer Chavez, Morales ou Correa pour le justifier. Merci de votre attention,


      • jade (---.---.195.234) 24 février 2007 09:44

        Et les 65 milliards d’aides données aux entreprises ? Je suis d’accord avec vous, on doit les supprimer, cela permettra de baisser les impôts et charges sociales.


      • jade (---.---.195.234) 24 février 2007 09:47

        Cela ne m’étonne pas que vous n’intéressiez personne dans vos réunions. Vous croyez que parce que vous avez fait des études, vous détenez la Vérité


      • JL (---.---.73.200) 25 février 2007 10:29

        Jawed : «  »Juste pour dire que je trouve ridicule de baser un argument sur la différence entre aide publique à une PME et baisse de charge. Sauf cas particuliers, ce sont deux termes utilisés pour parler de la même chose«  »

        Oui et non. Disons que les aides publiques sont au paiement des charges, ce que les niches fiscales sont à l’impôt sur les revenus.

        On pourrait dire que c’est le fond de commerce des politiques, leur ’marge de manoeuvre’, leur joujou.

        Bref, vous aurez compris, l’économie à petite échelle, l’expérimentation hexagonale.


      • Riquet (---.---.231.90) 26 février 2007 11:28

        Bonjour,

        Je confirme : la plupart des chefs de petites entreprises n’ont rien à faire des aides publiques et demandent seulement des baisses de charges, Pour bénéficier des aides publiques il faut y passer tellement de temps qu’une PME de 15 personnes comme la mienne a autre chose à faire, c’est ça le libéralisme : qu’on nous fiche la paix, qu’on nous laisse bosser mais sans être assommé de tous les côtés.


      • etienne (---.---.84.151) 26 février 2007 17:49

        bravo pr ce commentaire :aides ou baisse conditionnelle des charges c’est le même argent public,assez de coquetterie patronale !Tout le monde sait que bp de patrons de pme ont la faculté de faire passer par les comptes de leurs entreprises des avantages perso:ok ils travaillent dur mais les salariés aussi : cf l’aggravaton des conditions de travail ,la compétivité accrue résulte d’une concentration de l’effort sur un effectif réduit ! les entreprises françaises n’aiment pas assez les jeunes de leur pays .


      • Jaï (---.---.121.96) 23 février 2007 15:25

        Sans rentrer dans des théories complexes, la gauche pour moi qui vis dans une région socialiste, la nouvelle décentralisation m’a apporté 30% d’impôts locaux en plus, et croyez moi pour quelqu’un qui gagne légèrement plus du SMIC c’est un véritable coup de bambou !

        Les gens votent pous des idées de gauche, mais les idées et l’économie ne font pas bon ménage, or concrètement en application la gauche n’est pas une idée, c’est l’augmentation des impôts ainsi que des dépense, le reste n’est que de la tache pour bobos.

        La gauche une foi élue, augmentera les impôts sistématiquement, tout simplement car ils ne savent faire que ça, mais une nouvelle augmentation entrainera la France vers le chaos !

        Plus d’impôts c’est plus de chômage et plus d’inégalité et plus d’exclusion !

        La gauche c’est également plus de privilèges pour les subventionés, c’est reproduire à l’exact le même système que l’ancien régime, qui sur sa fin était totalement déconecté de la réalité, largement autant que nos politiciens actuels.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 février 2007 18:28

          Et si l’augmentation des prélèvements n’était pas lié à la gauche pu à la droite mais à une culture étatique poussée en France, fille aînée de l’administration universelle


        • Jawed (---.---.72.13) 23 février 2007 21:55

          Et si les différentes augmentations de prélèvements qui jalonnent l’histoire de la cinquième République n’avaient aucune origine commune ? Et si elles dépendaient uniquement des conjonctures qui les entouraient ? On ne peut pas être systématiquement pour ou contre les augmentations d’impôts. Si elles sont inclues dans un plan qui améliorera la santé économique des français, pourquoi pas ? Par exemple, Mme Buffet propose d’augmenter légèrement l’IS mais de diminuer la TVA. Les prix diminuent, la consommation augmente, les marges aussi. Les entreprises s’y retrouvent, l’Etat également et les prélevements sont rééquilibrés ! Et puis on est au 21e siècle ! C’est fini le discours « La gauche c’est tous des cons, la droite roule pour les riches ! »


        • Lettelier (---.---.182.140) 24 février 2007 00:48

          Et la droite c’est la fin progressive des impots directs des plus aisés c’est à dire plus d’impots indirects pour le plus grand nombre, c’est ce qu’elle vient de faire depuis cinq ans. Augmentation des prélévements obligatoires de près de 1%, alors même que les impots directs des tranches supérieures diminuent. Regardez quelles années les budgets de l’état ont été en déficit les plus élévés : 1993-1997 et 2003-2005, ça vous dit rien ? Qu était aux manettes ? Sarkozy Balladur Juppé puis Chirac Raffarin et encore Sarkozy.

          Regardez ensuite les conditions de transfert des charges entre l’Etat et les régions. Transferts partiels. Certes les plus fortunés gagneraient au change si Sarkozy gagnait. Mais les autres, si nombreux ?


        • jade (---.---.195.234) 24 février 2007 09:50

          D’ailleurs, il suffit de regarder les chiffres officiels : les déficits sont dus à la droite, et en particulier vu l’incompétence de l’équipe en place. Heureusement qu’il y a eu Bruxelles pour les freiner !!!


        • jade (---.---.195.234) 24 février 2007 09:52

          En fait, on est revenu dans la même situation qu’avant 1789 où les impôts ne profitaient qu’aux riches


        • etienne (---.---.84.151) 26 février 2007 17:53

          ce presque smicard fait une réponse super téléphonée UMP,merci


        • non666 non666 23 février 2007 16:23

          Tant que les electeurs oublieront que le socialisme est un marxisme, reformiste peut etre, mais un marxisme quand meme, les danseurs de claquette pourront continuer leurs jeux d’illusionistes.

          Rocard, le premier, avait proposé le changement doctrinal du PS en un mouvement social democrate : On sait comment il a finit, egorgé par l’assassin royal de Mitterand(Fabius) Delors a a failli y croire aussi, avant de jeter l’eponge la veille d’une election presidentielle, persuadé de ne jamais avoir de majorité au sein meme du PS.

          Alors effectivement decouvrir aujourd’hui comme candidats a l’investiture PS les deux sociaux liberaux(Fabius/Dsk) et la « blairiste » Royal ressemble foutrement a du foutage de gueule.

          Qui sera trahis en premier ? Ceux qui croient encore au marxisme et suivent Royal dans les hurlements planificateurs et social-miserabilistes ? Ou ceux qui croient que le PS a vraiment changé et decrivent Dsk comme un social-democrate ?

          A droite c’est la meme chose.

          L’offre est devenue unique

          Plus de droite nationale depuis le suicide des gaullistes du RPR Plus de Chretien democrates depuis le ralliement des Douste, et autres tranfuges UDF Plus de liberaux depuis le retrait de madelin ?

          heureusement, ungroupe d’irreductibles gaulois defendent encore vaillament chacun de ces familles...

          LePen, Bayrou et Sarkozy sont leurs incarnations. Que chacun vote pour sa famille naturelle.

          Finalement, il n’y a que les sociaux democrates qui n’ont plus de candidats. Mais on s’en fout, ça, c’est l’affaire des gauchistes.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 février 2007 18:30

            Le socialisme français veut intervenir de trop dans l’économie, se supplanter aux patrons sans en assumer les risques, et déjà, Georges Sorel avait détecté de défaut congénital du socialisme à la française


          • Hihihi (---.---.55.92) 23 février 2007 19:56

            « LePen, Bayrou et Sarkozy sont leurs incarnations. »

            Merci de les laisser dans l’ordre, n ayez pas honte... :

            Ici, proche du centre-droit, vous avez Bayrou, et la bas, beaucoup plus à droite , Sarkosy et Lepen.

            Merci de votre attention.


          • dégueuloir (---.---.187.69) 26 février 2007 03:01

            eh ! Dark vador ! t’es un troll à qui ?...... smiley


          • Jeremy (---.---.244.84) 24 février 2007 00:11

            Bonjour. Une question : pourquoi le modele irlandais n’est pas transposable en France ? Merci


            • Gai nihiliste (---.---.220.222) 24 février 2007 13:33

              Non seulement parce que c’est assez faux de penser que le « boom économique » de l’Irlande est due au simple fait de la libéralisation de son économie. C’est en réalité un peu plus compliqué que ça : aides structurelle européenne, euro favorable, position stratégique en europe pour l’exfiltration de marchandises vers les US, retard économique à rattraper légitimant une croissance forte, etc ... Mais aussi parce que derrière son PIB élevé se cachent en réalité 23% de travailleurs pauvres. Et expliquez aux Français que le statut de travailleur pauvre est un statut vers lequel il vont devoir s’élever, c’est pas gagné d’avance.


            • habon (---.---.132.20) 26 février 2007 11:30

              aide structurelle européenne : La france a touche la PAC pendant des decennies ! Les aides structurelles ne vont plus vers l’irlande maintenant suite a l’elargissement.

              euro favorable, et defavorable pour nous ? etonnant ?

              position stratégique en europe pour l’exfiltration de marchandises vers les US, Et la france a une position geographique unique en europe, le plus grand territoire, une porte vers la meditteranee...

              retard économique à rattraper légitimant une croissance forte, Ca va bientot etre notre cas, patience

              etc... Regardons la situation de la france et de l’allemagne. L’allemagne , malgre la reunification, reussi a maintenir son rang international et economique. Nous n’avons pas eu durant la meme periode de reunification francaise ?!


            • Blablabla (---.---.213.55) 24 février 2007 07:18

              On se rend bien compte que sur AGORA, il n’y a plus cet échange constructif, encore présent avant la pseudo-montée de Bayrou, qui grignotte tout, qui marginalise les idées, au lieu de les rassembler. Une désaffection de débats (moins de participants), des sujets bateaux qui prennent vite l’eau, des interlocuteurs qui ne se parlent plus.

              Toute participation a un débats d’idées est gangréné ou jeté. Le cinquième pouvoir a accouché d’une souris. Il n’y a que le chat pour s’y intéresser.


              • yvan (---.---.148.16) 24 février 2007 10:43

                @bla bla

                Non je ne crois pas, vous devez être trompé par la déception de constater que la gauche est à un moment charnière de son histoire .

                Je vous livre mon sentiment sans détour : Il s’agit en fait de la fin d’une duperie inaugurée par Mitterand en 1981 (le pouvoir pour ne rien en faire de profond).

                La Gauche(la vraie) sortira assainie et grandie de cette épreuve ; elle pourra enfin s’attaquer au plus grave problème de notre époque : la primauté du pouvoir de l’argent sur celui du politique (c’est-à-dire du peuple) .


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 24 février 2007 11:16

                à titre informatif, lire ce rebond de Libé sur la « droitisation » des sociétés européennes. Ce qui ouvre un champ d’investigation sur l’identité de droite qui apparemment, se trouve en bonne santé grâce à l’activisme du capitaine de l’économisme Sarkozy.

                http://www.liberation.fr/rebonds/237081.FR.php

                Livre. Les raisons de la hausse des valeurs de la droite en Europe, brillamment décortiquées. Bilan de l’ouragan droitier Par Renaud DELY QUOTIDIEN : samedi 24 février 2007 A droite toute Eric Dupin, Fayard, 239 pp. , 18 €. 2 réactions Bienvenue dans un monde de droite ! Tout le monde peut bien gloser sur ses bourdes, gaffes et erreurs, Ségolène Royal n’est pas pour grand-chose dans la frêle santé de son camp dans les sondages. La situation de la gauche est beaucoup plus grave : si elle est en mauvaise posture à deux mois de l’échéance présidentielle, c’est qu’elle n’est plus de son temps.

                L’époque est de droite. Longtemps, l’homme de gauche a bombé le torse. Convaincu d’évoluer dans le sens de l’histoire, il cédait même volontiers à une forme de surenchère qui le grimait en révolutionnaire du verbe. Non seulement, il était bien vu d’être de gauche, mais encore fallait-il ne pas être de n’importe quelle gauche. C’est l’époque où il valait mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron, perdre avec Mendès France que gérer avec Guy Mollet, rêver avec Cohn-Bendit rue Gay-Lussac plutôt que manifester à Charléty avec Mitterrand. Les intellectuels savaient dans quel camp se situer, les « cultureux » s’entassaient en rangs serrés dans les comités de soutien et la gauche avait conquis les esprits bien avant de gagner dans les urnes.


                • (---.---.37.71) 26 février 2007 11:45

                  Je n’ai jamais compris ce qui permettaient au gens de gauche de se croire supérieur... Finalement, ils étaient trés trés cons. S’etre trompé comme ca sur tout, il faut le faire : ils l’ont fait. C’est parce que le pseudo raison histoire et progrés ne peuvent se comprendre qu’à l’intérieur d’une religion. La pensé de gauche est une pensée magique, archaique, préhistorique, anti-scientifique, anti-rationnel, une espéce de religion des ténébres complétement irrationnel.. Suffit de voir Sollers s’exalter parce que Ségoléne est une femme pour voir que ces gens sont avant tout de grands malades. Enfin sauf ceux qui les manipule, bien sur.

                  En même temps, biens ur, ils se sont rempli les poche d’argent public, donc ca motive à être « de gauche », tout ce fric sans rien faire. Le plus bizare, c’est tout de même que des victimes du socialisme continue de les soutenir. Si on n’est pas fonctionnaire, quel peut être l’interet d’être « de gauche » ? L’amour de la sodomie ?


                • Blablabla (---.---.213.55) 24 février 2007 14:41

                  REPONSE A YVAN

                  La Gauche ne restera qu’un intrument de contre pouvoir au service du Pouvoir. Une chimère politique à l’usage des révoltés ou des mendiants intellectuels. Peut-on affirmer que la société a gagné en estime avec les révolutions successives ? Aucun parti, aucun mouvement idéologique n’a l’apanage de la Raison. La pensée universelle suit l’axiome « on ne prête (vie) qu’aux riches ».

                  On peut néanmoins se fonder sur les expériences collectivistes, mais l’expérience actuelle et passée de la gauche française ne mérite pas attention. Même le langage utilisé par la gauche dans son ensemble est à réinventer. Tandis que la Droite, adroite, subtilise les mots, détourne les idées et singe l’attitude des gens du peuple. En ces temps de guerres, on ne peut plus méditer sur l’avenir social : il faut déjà oeuvrer à sa reconstruction.

                  La pensée est morte avec ses victimes.


                  • Jawed (---.---.169.26) 24 février 2007 15:23

                    C’est marrant, vous me rappelez Fukuyama à la fin des années 80. Il y avait toujours eu de nombreux changement géopolitiques, des conflits mais là c’était terminé, c’était la fin de l’histoire, plus rien ne changerait. Et on l’a cru. Et vous êtes en train de faire le même genre d’erreur. Le pouvoir en place a souvent alterné, changé ses façons d’agir et là d’un coup, le Sarkozysme va s’imposer pour 50 ans ? Permettez moi d’en douter. Aujourd’hui, et ça n’a pas souvent été le cas, la droite représente des aspects que les Français n’accepteront pas longtemps : suivre les Etats-Unis et Israel aveuglément, interventionisme pour les gros groupes français mais peu d’aide aux pme, unification des médias en 2,3 individus proches du pouvoir. Ces aspects feront douter les français et surtout, aucune conclusion ne peut être tirée sur l’avenir de la politique française sans prendre en compte l’évolution de la santé écologique du monde. L’environnement va devenir petit à petit la préocupation première des gens, et à ce moment là, la droite aura du mal à ne pas devenir le responsable.


                  • (---.---.173.145) 24 février 2007 15:12

                    «  »« Bonjour. Une question : pourquoi le modele irlandais n’est pas transposable en France ? Merci »«  »

                    Très bonne question !

                    Moi je parlerais du modèle suèdois que l’on nous a tant vanté comme le socialisme triomphant.

                    Or il faut savoir que le modèle suèdois n’existe pas, c’est un système qui leur a été imposé par le FMI après la ruine des comptes publiques de ce pays, tout les politiciens de gauche comme de droite le savent parfaitement bien, cependant ils nous le cachent, tout simplement car ils ménent exactement les mêmes politiques économiques qui ne sont que démagogie et clientélisme.

                    Que ce soit le modèle irlandais ou suédois, c’est Straus Khan qui l’avait proposé d’ailleur, moi je chiche !!

                    Mais dans ce cas il faut savoir qu’en France, celui qui éssaiera vera le pays tout entier en état d’insurection pernanente, des grèves générale, des manifs géantes, des émeutes destruction ect...

                    Même en Angleterre, on a préférer cracher sur Tatcher tout en cachant qu’a cette époque le pays était déclaré en état de faillite, ainsi pour redresser le pays il a falut à la Dame de Fer emprisonner près de 3000 syndicalistes, combien en France ?

                    Je vais vous donner un exemple concrèt de ce qu’est l’état d’esprit gauchiste.

                    Un bonne amie à moi, travaille comme comptable dans une société publique liée à la culture. On lui à proposé un mi-temps, or arrivé sur les lieux elles s’est rapidement aperçu que les comptes était un vrai bordel, puisque on a prèféré embaucher sa petit copine plutôt que des personnes comptétentes car ses dèrnières non pas vraiment le profil gaucho. Ainsi elle doit rattraper tout les comptes de 2006 et ceux de 2005. Je ne vous fait pas un dessin, dans le privé l’état des comptes ferait l’objet d’une mise en examen du directeur pour détournement de fonds et abus de biens sociaux.

                    Or elle leur dit « vous savez, je suis à mi-temps, ne comptez pas que ça va aller vite ! »

                    C’est l’exemple même de gestion gauchiste que l’on retrouve partout, ca ne les empêche pas quand on prenonce le nom de Sarkozy « ce fils de p... »


                    • (---.---.37.71) 26 février 2007 11:48

                      « Mais dans ce cas il faut savoir qu’en France, celui qui éssaiera vera le pays tout entier en état d’insurection pernanente, »

                      Uniquement les privilégiers, qui seront ilégitimes, puisqu’ils auront perdu les elections.

                      Au reste, c’est plutôt vers le modéle scandinave que s’oriente Sarko, en tout cas pour l’emploi.


                    • toto1701 (---.---.156.148) 24 février 2007 19:11

                      http://blog-ump.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/20070112_www000000514_29671_3.jpg tres belle image sarko defait et man qui ponte son index vers le bas c’est tres symbolique çà !

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