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Accueil du site > Actualités > Politique > Ce dont il faut être gré au macronisme

Ce dont il faut être gré au macronisme

  • Extrait de la publicité pour le film American Nightmare (2013)

 

Voilà des décennies maintenant qu'un discours montait, selon lequel il faudrait gouverner par compétences. Notamment, dans un économisme comme le nôtre (économie politique du signe, croissancielle, en vue d'un libre marché qui confond liberté avec profitabilité), on se disait qu'il faudrait "au moins" un entrepreneur ou un comptable, au Ministères de l'Economie et des Finances, sinon à la tête de l'Etat (à la giscardienne, balladurienne - et finalement macronienne), et ainsi de suite de tous les ministères, etc. à condition évidemment qu'ils aient aussi la technocratie, à savoir le pouvoir technique, dont le grec tekhnè évoque aussi bien la compétence.

Eh bien nous pouvons être gré au macronisme, de nous avoir démontré que cela ne fonctionnait pas, et que cela ne faisait jamais que 1. retomber dans les vieux travers et 2. entériner de fallacieuses importances. Il faut lire Alain, quand on se veut un démocrate radical.

C'est qu'un pays, une patrie, un territoire, une contrée ... sont des choses qui s'habitent. Habite-t-on dans une entreprise ? Non, pas plus que l'artisan médiéval n'habitait son atelier, ou l'esclave ancien les quartiers de son maître. Pour habiter, il faut des affects en commun, des préjugés référentiels communs, du conservatisme instinctif. En somme, vouloir gouverner un pays comme une entreprise est une vaste supercherie, confinant à la clownerie - véritablement à la clownerie, aux farces clownesques - et voilà Monsieur le Président apparaissant comme tel : un clown (sans compter ses théâtralités).

Ce faisant, nous pouvons être gré au macronisme de révéler à quel point le "beau monde" qui contribua à son avènement, se fit lui-même duper par une poupée de guigne, dont l'intelligence alléguée n'est que d'improvisation dramatique. Où, en effet, sa pensée complexe s'en donne à coeur-joie. Il est évident qu'il est heureux. Et ce bonheur d'avoir leurré tous les économiciens qui contribuèrent à son avènement, peu importe leurs noms.

On entend souvent revenir celui de Rothschild, ces derniers temps, par complotisme ou par factualisme - peu importe. De fait, cette famille à des avoirs à garantir, vaste et influent patrimoine. Et pourtant, elle s'ébaubit d'un clown, qui rétroactivement révèle à quel point toutes les techniques de management/leadership qui règnent, payées avec force coaching, sont des clowneries.

Concrètement, un cadre "supérieur" dit "dynamique" ne fait rien de plus que de l'agit-prop à échelle entrepreneuriale, comme les staliniens ou les hitleriens faisaient de l'agit-prop et de l'idéologie. D'ailleurs, cela finit souvent en déportation, mais on dit plus sobrement délocalisation ou plan social. Ces clowns, décidément, ne font rire personne, ce sont des clowns tristes, et nous pouvons gager que le succès actuel de l'imaginaire du clown carnassier n'est pas peu symptomatique d'un tel état de faits. Tout cela est de new age, d'ailleurs.

Devant de tels clowns, Donald Trump est un saint épris de noblesse. C'est vous dire la déréliction. En fait, on ne peut pas gouverner qu'avec de l'argent qui, comme on sait, ne fait pas le bonheur, quoiqu'il puisse y contribuer, selon objectifs de vie.

 

Voir aussi :
* Effets "culturels" du capitalisme
* Innovation et démocratie
* Vivre "mondialisé"
* Où veut en venir l'Occident ?


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48 réactions à cet article    


  • Jeekes Jeekes 31 décembre 2018 17:15

    ’’l’artisan médiéval n’habitait (pas) son atelier, ou l’esclave ancien les quartiers de son maître’’

     

    Z’avez l’air drôlement bien au courant de ce qui se pratiquait à ’’l’époque médiévale,’’ z’êtes bien sûr que vous ne vous avancez pas un peu en affirmant ça ?

     


    • Morologue Morologue 1er janvier 10:54

      @Jeekes. L’artisan médiéval ne dormait pas avec ses établis et outils, quoique je sois convaincu que cela arrive encore de nos jours pour des raisons de pauvreté ; quant à l’esclave en effet, s’il entretenait la maisonnée (sens grec d’oikonomia) de son maître pour ainsi dire le domaine il n’habitait pas ses quartiers. Mais à part ça, « vous avez raison ».


    • Christian Labrune Christian Labrune 1er janvier 12:50

      @Jeekes

      La séparation des classes sociales dans l’espace urbain est plutôt récente et contemporaine de la domination de la bourgeoisie après la révolution, mais même dans le paris haussmannien, un certain mélange social subsiste. L’étage « noble », le deuxième, est réservé aux plus fortunés. Les domestiques, avant l’invention des ascenseurs, seront relégués au 6e étage.
      Deux siècles plus tôt,dans Le savetier et le financier, La Fontaine faisait bien voir la coexistence, dans une même rue, des plus riches et des plus pauvres.

      Un Savetier chantait du matin jusqu’au soir :
       C’était merveilles de le voir,
      Merveilles de l’ouïr ; il faisait des passages,
       Plus content qu’aucun des Sept Sages. 
      Son voisin au contraire, étant tout cousu d’or,
       Chantait peu, dormait moins encor.
       C’était un homme de finance.
      Si sur le point du jour, parfois il sommeillait,
      Le Savetier alors en chantant l’éveillait,

      Les esclaves, dans l’antiquité, habitent évidemment la domus, et non pas je ne sais quelle lointaine banlieue qui leur eût été concédée. Ils n’ont pas à prendre le métro pour se rendre au turbin. Métro, boulot, dodo, c’est les temps modernes !


    • Christian Labrune Christian Labrune 1er janvier 13:25

      L’artisan médiéval ne dormait pas avec ses établis et outils, quoique je sois convaincu que cela arrive encore de nos jours pour des raisons de pauvreté 

      =================================
      @Morologue

      Dans la plupart des cas, jusqu’à la révolution industrielle, le logement de l’artisan était contigu à son échoppe et bien souvent envahi par son outillage. Les romans de Zola évoquent aussi, plus tard, des logements d’ouvriers qui sont de véritables ateliers où les femmes passent leur temps à coudre pour mettre un peu de beurre dans les épinards. Au XIXe siècle, souvent, les « garçons » des grandes brasseries qui fermaient tard, n’ayant pas les moyens de se loger en ville, déroulaient une paillasse derrière le zinc et dormaient là jusqu’à l’aube.


    • Morologue Morologue 1er janvier 13:53

      La pauvreté, donc.


    • izarn izarn 1er janvier 14:11

      @Christian Labrune
      Procédé théatral de La Fontaine.
      Bien entendu, le serviteur couchait à coté du maître ; mais dans les combles !
      Et c’était bien pratique pour servir le maitre à tout moment.
      Hé non ! Le serviteur n’habitait pas le centre ville...Comme aujourd’hui, il n’en avait pas les moyens, ni le choix.


    • Christian Labrune Christian Labrune 1er janvier 14:50

      Hé non ! Le serviteur n’habitait pas le centre ville...Comme aujourd’hui, il n’en avait pas les moyens, ni le choix.

      =================================
      @izarn
      Vous vous contredisez : si le serviteur habite les combles d’un hôtel particulier en plein Paris, ces combles sont bien « en centre ville », non ?
      Si vous aviez mon âge, vous auriez pu connaître le quartier du Marais qui était resté jusqu’à la fin des années 60 un quartier populaire où vous pouviez trouver, juste à côté d’un hôtel particulier du XVIIe siècle, des taudis habités par des gens très pauvres que la spéculation immobilière a commencé à chasser sans ménagement, et par les procédés les plus tordus, dès les années 70.
      Des pauvres dans le quartier du Marais devenu « bobo », vous pouvez toujours essayer d’en chercher, mais vous n’en trouverez plus.


    • Morologue Morologue 1er janvier 16:26

      Il n’y a pas que des domestiques, dans la vie ...



      • JL JL 31 décembre 2018 18:50

        @hunter
         
        Ne demandons pas à Morologue qui copie-colle ici des articles intéressants de corriger les éventuelles erreurs de ses sources : il fait ce qu’il peut.


      • hunter hunter 31 décembre 2018 18:55

        @JL
        Effectivement....à part jargonner avec du vocabulaire de socio-psycho digne des pires heures de France Culture, n’en demandons pas plus !

        Perso, je n’ai pas lu l’article, la FAUTE m’ayant sauté aux yeux...j’ai quand même vérifié par acquis de conscience, et j’ai mis l’URL !

        Par contre j’ai lu beaucoup de ses autres articles, c’est pédant, du vrai verbiage crétino-universitaire sans trop d’intérêt !

        Adishatz

        H/


      • Morologue Morologue 1er janvier 10:56

        C’était en effet essentiel à la compréhension de cet article, « vous avez raison », et puis, « ce n’est pas comme si les langues évoluaient et présentaient des ambiguïtés » ...


      • Christian Labrune Christian Labrune 1er janvier 13:04

        @hunter
        J’avais fait, sans avoir vu la vôtre, la même remarque.
        « La langue est fasciste », disait Roland Barthes, dans sa conférence inaugurale au Collège de France. Et nous sommes donc probablement vous et moi, au garde-à-vous face aux règles de la grammaire, de parfaits fascistes.
        Il y a bien longtemps, un élève à qui j’avais eu l’outrecuidance de reprocher quelque phrase très mal ficelée m’avait fait cette réponse pleine de bon sens : « Mais, m’sieur, je m’comprends, moi ! ».
        N’est-ce pas l’essentiel ?


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 1er janvier 13:26

        @Christian Labrune

        Je suis tombé il y a quelques jours, sur une chaîne info où un journaliste discutait avec un « start uper » ...le verbiage anglo-saxon pour enrouler le fait qu’il n’avait pas inventé l’eau chaude quant à sa politique commerciale était un délice...


      • Morologue Morologue 1er janvier 13:54

        ... tant il est vrai que l’article parle franglais ... (!)


      • Christian Labrune Christian Labrune 1er janvier 17:44

        ... tant il est vrai que l’article parle franglais ... (!)

        ------------------------------------------------
        @Morologue

        Non, mais je me demande s’il ne penserait pas un peu allemand. Quand vous parlez de la nécessité « d’habiter l’espace », ça me rappelle telle conférence d’un grand philosophe nazi à propos du « wohnen », dont une phrase de Hölderlin était le point de départ, et que Bourdieu s’était beaucoup amusé à ratatiner dans son Ontologie politique de Martin Heidegger.
        En tout cas, même si l’idée vient de là, vous avez eu bien raison de ne pas trop expliciter : ça ferait mauvais genre.


      • Morologue Morologue 1er janvier 18:16

        @Christian Labrune. Je me moque littéralement de Martin Heidegger, mais j’assume parfaitement le parallèle (1, 2) dans la mesure où ça parle de notre séjour dans la contrée. Reste que « On n’habite pas une entreprise » est une assertion de fait, par-devers tous vos pointillismes. Quant à votre barthésien « la langue est fasciste », j’ai surtout le sentiment que sont fascistes les correcteurs fanatiques, comme les allégateurs fanatiques, toujours prêts à insinuer dans le sens du discrédit et de la censure subtile par le dissensus l’ostracisme, qui ne vaut pas mieux que le racisme.

        Je ne répondrai plus, au reste, vous pourrez débiliter le sens à coeur-joie dans la suite.


      • Christian Labrune Christian Labrune 31 décembre 2018 19:00
        Ce dont il faut être gré au macronisme

        ==========================================

        A l’auteur,

        Je n’ai ouvert l’article que parce que je n’en comprenais pas le titre. Précisions utiles sur un site de l’Académie française :

        "avoir gré est une locution très ancienne dans laquelle le mot gré est un nom qui signifie « gratitude, reconnaissance ». On en trouve la trace dans un des premiers textes français, La Vie de saint Alexis, qui date du milieu du XIe siècle. On y lit : « Un fil lor donet, si l’en sovrent bon gret », « Il (Dieu) leur donna un fils, ils lui en surent bon gré ». On se gardera bien de faire de gré un adjectif attribut et de substituer au verbe savoir le verbe être, quand bien même cette faute pourrait s’expliquer par la proximité phonétique des formes de ces verbes au conditionnel (saurais et serais), mode auquel cette expression s’emploie le plus fréquemment, ou par l’analogie avec certaines constructions attributives de même sens, comme être reconnaissant."

        http://www.academie-francaise.fr/je-vous-serais-gre-pour-je-vous-saurais-gre


        • Xenozoid Xenozoid 31 décembre 2018 19:13

          @Christian Labrune

          heureusement que tu es athé


        • Morologue Morologue 1er janvier 10:56

          C’était en effet essentiel à la compréhension de cet article, « vous avez raison », et puis, « ce n’est pas comme si les langues évoluaient et présentaient des ambiguïtés » ...


        • Christian Labrune Christian Labrune 1er janvier 13:13

          heureusement que tu es athé

          =========================
          @Xenozoid
          Ce serait mieux avec un « e » au bout. UNE athéE mais aussi, UN athéE. C’est bizarre, mais c’est comme ça et, même si le bonhomme porte la barbe et ne ressemble en rien à une danseuse des Folies Bergère.
          Quant au « tu », étant donné que je n’ai pas le souvenir qu’on ait jamais gardé ensemble les cochons, il ne me paraît pas qu’il puisse être en accord avec les bienséances.


        • Morologue Morologue 1er janvier 13:55

          J’ai un service à thé.


        • Xenozoid Xenozoid 1er janvier 17:47

          @Christian Labrune

          pov’labrune


        • Christian Labrune Christian Labrune 1er janvier 17:56

          J’ai un service à thé.

          ===============
          @Morologue

          Moi, je n’avais que quelques théières et des tasses chinoises un peu dépareillées, mais comme je ressemble un peu à Diogène le cynique, je trouvais que tout cet attirail faisait vraiment trop « bourgeois ».
          La lecture de Bertrand Russel, un jour, m’a induit à m’en débarrasser en les envoyant dans l’espace par un très grand et très énergique coup de pied. J’en ai une qui gravite actuellement quelque part autour du soleil entre l’orbite de la terre et celle de la planète mars.
          Mon propos n’est en rien digressif : cette question des théières est fortement articulée à celle de l’athéisme. Ceux qui n’en seraient pas immédiatement convaincus n’auront qu’à consulter l’article que Wikipedia consacre à cette importante question. C’est là :
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9i%C3%A8re_de_Russell


        • Morologue Morologue 1er janvier 18:17

          J’ai du pâté.


        • Christian Labrune Christian Labrune 1er janvier 18:46

          J’ai du pâté.

          ================================
          @Morologue

          Voudriez-vous dire qu’il y a à boire et à manger, dans votre article ? Du thé et du paté. Du pâté et du thé ?
          C’est bien. Continuez. Bon appétit !

          En fait, mon ironie sur cette page n’a rien de bien méchant et je peux quelquefois être en accord avec ce que vous écrivez. Ce qui m’agace, c’est votre macronisme, c’est-à-dire cette manie qu’épinglait déjà plus haut Hunter de multiplier inconsidérément le recours à des concepts préfabriqués qui, pour la plupart, sonnent creux. Le rasoir d’Ockham, bon Dieu ! Le rasoir d’Ockham !


        • Zaza Zaza 31 décembre 2018 20:45

          Macron est juste un peu trop en avance mais tout le monde comprend qu’il n’y a déjà plus de pays « France », mais pas encore la complète startup colony. Mais l’UE sans âme voulue par Coudenhove Kalergy advient :

          « Ce n’est qu’à travers l’alliance avec le meilleur sang bourgeois que les éléments les plus capables du développement de la noblesse féodale d’antan s’élèveront vers une nouvelle apogée ; ce n’est qu’à travers l’union avec les sommets de l’européanité non juive que l’élément juif de la noblesse du futur parviendra à son plein épanouissement. Nôtre âge démocratique est un pitoyable interlude entre deux grandes époques aristocratiques. Dès qu’une nouvelle et véritable noblesse se sera constituée, la démocratie disparaîtra d’elle-même L’humain du lointain futur sera un métis . La race du future, négroïdo-eurasienne (eurasisch-negroide Zukunftsrasse), d’apparence semblable à celle de l’Égypte antique, remplacera la multiplicité des peuples (par une multiplicité d’individus)  »

           

           


          • Morologue Morologue 1er janvier 10:59

            @Zaza. Vous vous imaginez disposer d’un meilleur que sens que cet article, et croyez devoir l’y opposer pour vous sentir exister. Soit. Néanmoins, je vous invite à suivre les liens autour du mot déportation dans mon article ; si votre eugénisme est vrai, alors il réfère aussi à ce lien. Néanmoins, cet eugénisme ne va pas au-delà d’une romance telle que L’Empire du Mal, d’Allan Follsom, ou Les Rivières Pourpres, de Jean-Christophe Grangé, au final.


          • Morologue Morologue 1er janvier 16:45

            Le lien est mauvais, dans l’article, alors le voici : l’Inavouable essence du nazisme.


          • Zaza Zaza 1er janvier 19:07

            L’épigénétique donne raison à l’amélioration des peuples ethnologiques : la culture améliorant le QI génétiquement, contre la simple transmission darwinienne et les mutations aléatoires. Le coup de a girafe de Lamarck peut être le cerveau.
             
            Les nazis ne sont pas des eugénistes mais des standardistes de peuple, sinon ils auraient gardé les juifs intelligents.


          • math math 1er janvier 07:05

            La clique libérale dans ses oeuvres..ouvrant la boite de « Pandore » pour quelques billets de plus...

            Bof..nous avons bien couper la tête d’un roi…. smiley


            • math math 1er janvier 09:30

              @math.......Nouvel An : plus de 1.000 voitures brûlées pendant la nuit du réveillon...Joyeuses Fêtes... smiley


            • Morologue Morologue 1er janvier 10:59

              On l’a fait récemment symboliquement d’un président, en effet.


            • ledo 1er janvier 11:27

              Ah tous les traine savates , ratés de la vie d’avox qui crachent sur le pognon , parce qu’ils en ont pas . Ce qui les rend encore plus acariâtres , c’est d’avoir fait quelques études universitaires qui ne servaient à que dalle dans notre société , mais où ils n’ont trouvé que de modestes emplois mal rémunérés et qui de surcroit se complaise dans leur fainéantise de penseurs au cerveau sclérosé.

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