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Ce moment où un quinquennat (ex-septennat) peut basculer ...

Le mouvement des gilets jaunes aura marqué un point d'inflexion du quinquennat d'Emmanuel Macron. Mais depuis le décès de Georges Pompidou en 1974, chaque Président de la République aura connu une annus horribilis ayant empoisonné son mandat, seuls François Mitterrand et Jacques Chirac pouvant poursuivre leur bail à l'Elysée du fait du boomerang de la cohabitation sur leurs Premiers Ministres respectifs ...

Il est des moments de l'Histoire où cette dernière s'écrit plus vite, par une accélération du destin, comme un séisme allant crescendo de son épicentre vers l'ensemble de sa zone d'impact : des ondes dans une tasse de café, la soucoupe qui tremble, la table qui se renverse, l'immeuble qui se fracasse et la chaussée éventrée par la tectonique des plaques ...

Sans que nous puissions réaliser avec recul l’impact, ce qui rappelle la citation de l’ancien Premier ministre espagnol Felipe Gonzalez sur la période 1989-1993 suivant la Chute du Mur de Berlin : l’Histoire galopait comme un cheval fou qui fend la nuit sans cavalier.

Chaque Président élu depuis VGE en 1974 a connu cette frénésie où son mandat lui échappait, comme si le sol se dérobait sous ses pieds.
Il faut cependant du recul pour analyser tout cela, comme l’écrivait Hegel dans ses Principes de la philosophie du droit en 1820, à l’usage de ses étudiants de l’Université de Berlin : La chouette de Minerve ne prend son envol qu’à la tombée de la nuit. Attendons donc avant de tirer des conclusions définitives sur Emmanuel Macron, qui cependant aura d'énormes défis à relever entre 2019 et 2022 : reconstruction de l'Europe entre le Brexit, le groupe de Visegrad, Allemagne jouant solo, Espagne tiraillée par ses démons (Franco, la Catalogne) et Italie rebelle, lutte contre le réchauffement climatique, réforme des retraites et de l'assurance chômage, lutte contre le terrorisme islamiste, soutien au pouvoir d'achat, réforme de l'Etat, baisse des dépenses publiques liée à l'impérieuse nécessité de mettre fin à l'usine à gaz fiscale, réforme des institutions dans une Ve République à l'agonie ...

Quitte à être impopulaire et ne pas pouvoir être réélu comme VGE ou Sarkozy, voire être dans l'incapacité de se représenter en 2022 devant les Français tel Hollande, autant faire les réformes historiques. Les Allemands ont expulsé Gerhard Schröder de la chancellerie en septembre 2005 mais ils ont sans doute compris, avec le recul, ce qu'ils doivent aux fameuses réformes Hartz de 2003 faites par le gouvernement social-démocrate de l'époque ... 

A Macron de choisir entre l'Histoire avec un grand H et l'immobilisme, entre le redressement national et la facilité, en l'occurrence s'installer dans un rôle de roi fainéant à la Mitterrand ou Chirac, arbitrant depuis son perchoir la vie politique. Car tous les autres présidents ont connu ce moment charnière, ce point de non-retour où le gouvernail lui échappait de façon inexorable, l'amenant dans le toboggan du déclin au niveau des sondages ...

- Septennat de Valéry Giscard d'Estaing (1979) : malgré le choc pétrolier de 1973 et la montée du chômage, le septennat de Giscard se passait plutôt bien : majorité à 18 ans, introduction de la loi Veil sur l'I.V.G. Le tandem Giscard / Barre a résisté aux élections législatives de mars 1978 ainsi qu'au violent appel de Cochin de Jacques Chirac (qui s'est émancipé fin 1976 en lançant le R.P.R.) en décembre de la même année : Il est des heures graves dans l’Histoire d’un peuple où sa sauvegarde tient dans toute sa capacité de discerner les menaces qu’on lui cache. L’Europe que nous attendions et que nous désirions, dans laquelle pourrait s’épanouir une France digne et forte, l’Europe, nous savons depuis hier qu’on ne veut pas la faire. Tout nous conduit à penser, que, derrière le masque des mots et le jargon des technocrates, on prépare l’inféodation de la France, on consent à l’idée de son abaissement […] Nous disons non. Non à la politique de supranationalisation, non à l’asservissement économique, non à l’effacement international de la France […] Nous voulons autant que d’autres que se fasse l’Europe. Mais une Europe européenne où la France conduise son destin de grande nation. Nous disons non à une France vassale dans un empire de marchands, non à une France qui démissionne aujourd’hui pour s’affaisser demain […] Comme toujours quand il s’agit de l’abaissement de la France, le parti de l’étranger est à l’œuvre, avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l’écoutez pas. C’est l’engourdissement qui précède la paix de la mort. Mais 1979 bouleverse l'ordre établi. C'est d'abord le Canard Enchaîné qui sort l'affaire des diamants de Bokassa, alors que VGE était Ministre des Finances de Georges Pompidou. La mort obscure du Ministre du Travail Robert Boulin en forêt de Rambouillet (octobre 1979), trois ans après celle du député Jean de Broglie rue des Dardanelles (décembre 1976), jette l'opprobre sur une sphère politique de droite qui règne sans partage sur le pays depuis 1958 ... Les attaques verbales de François Mitterrand pendant la campagne de 1981 seront terribles, là où le Chef de l'Etat décidera de ne pas utiliser l'arme absolue d'une photo du candidat socialiste décoré de la francisque par le maréchal Pétain ... Le candidat socialiste n’avait pas épargné le président sortant : Vous n’avez commis qu’une seule erreur durant votre campagne, celle de vous représenter. Le 24 juin 1980, le futur candidat de la rue de Solferino avait décerné à VGE divers titres de noblesse avec son éloquence notoire : Baron du chômage, marquis des inégalités, comte de la hausse des prix, duc de la technocratie, prince de l’électoralisme, roi de l’anesthésie. L’homme de Latché sert le bilan de VGE en 4 D : déclin, décadence, destruction, désarroi. Le débat télévisé du 5 mai 1981 est terrible de violence. Mitterrand attaque le premier : Un conducteur qui vient de renverser sa voiture dans le fossé, et qui viendrait me demander de passer mon permis. VGE rétorque : Vous gérez le Ministère de la Parole, ceci depuis 1965 ou depuis 1974, moi j’ai géré la France. Le président sortant interroge son challenger sur le cours du mark. Le candidat socialiste sorte l’artillerie lourde : D’abord, je n’aime pas beaucoup cette méthode. Je ne suis pas votre élève. Vous n’êtes pas le Président de la République, ici, vous êtes simplement mon contradicteur. Mitterrand répond ensuite à la question posée : Vous ne voulez pas parler du passé, je comprends bien, naturellement et vous avez tendance à reprendre le refrain d’il y a sept ans, l’homme du passé. C’est quand même ennuyeux que dans l’intervalle vous soyez devenu, vous, l’homme du passif. Le 9 mai 1981, à Nantes, à la veille du scrutin, François Mitterrand porte le coup de grâce à son rival Valéry Giscard d’Estaing : Je l’entends encore me demander que est le cours du mark ... J’avais de lui répondre : quel est le cours du diamant ? Preuve ultime que l'affaire Bokassa avait été le début de la fin pour Giscard ...

- Premier Septennat de François Mitterrand (1983) : après l'abolition de la peine de mort à l'automne 1981, place aux cadeaux en 1982. C'est Noël ... 39 heures, cinquième semaine de ongés payés, nationalisations d'entreprises et surtout la retraite à 60 ans ... La dégringolade de l'économie et la fonte vertigineuse des réserves de change du Trésor convainc Jacques Delors et Pierre Mauroy d'infléchir la politique du gouvernement en 1983. C'est le tournant de la rigueur, puis le tollé de la loi Savary sur l'école privée (1984) et enfin le scandale du Rainbow Warrior en baie d'Auckland avec la mort d'un photographe de Greenpeace (1985). Politicien hors pair, le Florentin va trouver la parade : création de S.O.S. Racisme par Harlem Désir et Julien Dray pour mieux faire émerger le Front National afin d'affaiblir la droite républicaine (R.P.R. et U.D.F.), après les municipales de 1983 à Dreux et les européennes de 1984 qui marquent la véritable naissance du parti frontiste. Pour mieux torpiller les chances de la droite aux législatives de mars 1986, le Sphinx de l'Elysée instaure la proportionnelle en 1985. Jacques Chirac et le R.P.R. l'emportent cependant au Palais-Bourbon, concrétisant le concept de cohabitaton décrit dans un article du Monde par Edouard Balladur en 1983 . Ce dernier devient Ministre des Finances et ses mesures libérales (privatisations, suppression de l'I.G.F.) coûteront à Chirac l'élection en 1988, le Premier Ministre s'étant ridiculisé à plusieurs reprises : en 1986 à Tokyo au sommet du G7 où sa présence faisait doublon avec celle du chef de l'Etat, mais aussi et surtout dans le débat télévisé du 5 mai 1988 où la férocité verbale de son rival socialiste le condamnera à un échec cinglant dans les urnes (45 % des voix au second tour) ...

- Second Septennat de François Mitterrand (1991) : démission de Jean-Pierre Chevènement après l'intervention française en Irak pendant la Guerre du Golfe, affaire URBA, remplacement de Michel Rocard par Edith Cresson à Matignon et débuts catastrophiques du nouveau chef du gouvernement, loi Evin mortifère pour la secteur viticole, affaire du sang contaminé venant tel un boomerang frapper l'ancien Premier Ministre Laurent Fabius ... L'année 1991 est une catastrophe pour le pouvoir socialiste, et mène tout droit au désastre électoral de mars 1993 aux législatives (Bérézina précédée de celle de mars 1992 aux régionales), celui qui offre une nouvelle cohabitation de deux ans entre François Mitterrand et la droite, cette fois-ci menée par Edouard Balladur, avec un Jacques Chirac qui espère tirer les ficelles dans l'ombre ... En parallèle le 19 juin 1991 à Orléans, l'opposant en chef Jacques Chirac se paie le luxe d'un discours qui marquera le R.P.R. au fer rouge, celui du bruit et de l'odeur ...

- Premier Mandat de Jacques Chirac (1995) : il avait été élu sur la fracture sociale, s'accrochant et s'énervant même en janvier 1995 face à Arlette Chabot (France 2) qui lui demandait s'il n'allait pas abdiquer dans sa quête du Graal. Très vite, l'ancien Maire de Paris déchante : tollé international après reprise des essais nucléaires dans l'atoll de Mururoa, virage de la rigueur officialisé lors d'une interview télévisée avec Alain Duhamel en octobre 1995 afin de qualifier la France pour l'euro, et grèves de décembre 1995 contre la réforme des retraites et de l'assurance maladie. Alain Juppé n'avait pas écouté la secrétaire générale de la C.F.D.T., Nicole Notat : Si vous rajoutez les retraites, je ne vous suis pas. Personne ne suivra, et la France est dans la rue de façon massive, pour les plus importantes manigestattions depuis mai 1968. Bernard Thibault, alors leader de la C.G.T. au sein de la S.N.C.F., gagne ses galons de futur leader du syndicat tandis que le gouvernement Juppé réussit même l'exploit peu commun de rapprocher C.G.T. et Force Ouvrière, en froid depuis 1947 ... Tout le reste, dont l'expulsion des clandestin de l'Eglise Saint-Bernard en août 1996, ne sera qu'un long calvaire pour Jacques Chirac, Alain Juppé et leurs ministres avant la dissolution ratée du printemps 1997, qui offre à Lionel Jospin et à la gauche plurielle une victoire inattendue aux législatives.

- Deuxième Mandat de Jacques Chirac (2003) : si le Chef de l'Etat et son Ministre des Affaires Etrangères, Dominique de Villepin, mettent leur veto à une intervention français en Irak aurpès des Américains (prenant le revers du Britannique Tony Blair, de l'Espagnol Jose Maria Aznar et de l'Italien Silvio Berlusconi), l'année 2003 est une véritable Bérézina sur le plan intérieur. La réforme des retraites du secteur public menée par Jean-Pierre Raffarin et François Fillon ravive les tensions sociales dans l'Hexagone, tandis que les 15 000 morts de la canicule choquent profondément l'opinion. La France d'en bas dont parle le Premier Ministre ne voit toujours pas le bout du tunnel ... Pour n'avoir pas ouvert son gouvernement à la gauche qui l'a élu contre Jean-Marie Le Pen, Jacques Chirac paie très cher l'échec de sa politique et de l'omniprésence médiatique du n°2 de son gouvernement, Nicolas Sarkozy, jugé arrogant par l'électorat de gauche. En 2004, les régionales tournent au plébiscite pour la gauche socialiste : la droite ne conserve que l'Alsace et la Corse. Le coup de grâce sera porté en 2005 via le référendum européen.

- Quinquennat de Nicolas Sarkozy (2007) : l'état de grâce aura été court pour l'ancien Maire de Neuilly, l'hyper président asphyxiant le Premier Ministre François Fillon et faisant des Ministres de simples figurants. Les erreurs de communication se multiplie : dîner au Fouquet's (la gauche caviar étant prise d'amnésie, Mitterrand étant allé hez Bofinger le 10 mai 1981), séjour sur yacht Le Paloma de Vincent Bolloré, les vacances aux Etats-Unis, le divorce avec Cécilia, la phrase sur la Rolex de Jacques Séguéla, la prise de la Lanterne et l'augmentation de l'indemnité du Président de la République (de 6 000 à 15 000 euros mensuels). C'est un festival pyrotechnique des erreurs pour se couper du peuple, malgré le lancement d'une excellente réforme, l'autonomie des universités. La réforme des régimes spéciaux de retraite n'est qu'un écran de fumée dont les syndicats sortent en fait vainqueurs à l'automne 2007, quelques mois après la loi T.E.P.A. qui divise : heures supplémentaires défiscalisées pour les Français moyens, bouclier fiscal de 50 %. Par la suite, la crise financière mondiale de 2008 viendra contrecarrer les desseins politiques d'un Nicolas Sarkozy contraint de muscler son discours identitaire, via le fameux discours de Grenoble (juillet 2010).

- Quinquennat de François Hollande (2012) : la finance était son ennemie. Dès son premier sommet avec Angela Markel, Hollande tourne pourtant le dos à l'une de ses promesses phares, renégocier les traités européens. L'élection législative n'a pas encore eu lieu que les électeurs socialistes sont déjà trahis ... Les autres vont eux subir ce qu'ils craignaient : un matraquage fiscal sans précédent, avant que François Hollande ne fasse sa spéciale, incapable de prendre des décisions, avec en point d'orgue la gestion de l'affaire Leonarda en 2013. l'éphèmère remontée dans le ssondage saprès les attentats de 2015 n'est qu'une parenthèse, car le peuple de gauche est vent debout contre le pouvoir : pacte de compétitivité (2014), déchéance de nationalité pour les bi-natinaux en cas d'actes terroristes (2015), loi Macron pour la modernisation de l 'économie (2015), loi El Khomri sur le droit du travail (2016). Rarement président aura gouverné en tournant autant le dos à ses promesses de campagne, totalement intenables il est vrai ...

- Quinquennat d'Emmanuel Macron (2018) : commençant par parler avec sa jambe droite et par se poser en sauver de l'Europe, Emmanuel Macron est ensuite pris dans un tourbillon inexorable de mauvaises nouvelles à partir de l'été 2018, tel un cercle vicieux : affaire Benalla, Piscine-gate de Brégançon, Vaisselle-gate de l'Elysée, démissions de Nicolas Hulot et Gérard Collomb, séquence sociale des gilets jaunes ... Jupiter avait promis des réformes, elle tardent à venir. La refondation de l'Europe semble une utopie face à Salvini ou Orban sur le plan migratoire, et aux pays du Nord tenants de l'orthodoxie budgétaire, là où la France a encore ouvert les vannes de la dépenses pour éteindre l'incendie sociale de l'automne 2018 ... Le pyormane Macron aura intérêt à se muer en pompier et à réllement baisser les dépenses publiques s'il veut être réélu, pour faire baisser le chômage tout en assurant la justice sociale, par une réforme des retraites mettant enfin tous les Français à égalité. Sinon, il sera balayé par la vague populiste en 2022, comme l'ensemble des libéraux-démocrates : David Cameron par le Brexit, Hillary Clinton par Donald Trump, Matteo Renzi et consorts ... Seul rayon de soleil pour l'ancien Inspecteur des Finances, l'opposition est toujours en ruines, de Marine Le Pen (RN) à Laurent Wauquiez (LR) en passant par Jean-Luc Mélenchon (LFI), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), François Asselineau (UPR), Fabien Roussel (PCF) ou Olivier Faure (PS) ...


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27 réactions à cet article    


  • François Pignon François Pignon 2 janvier 13:14

    « chaque Président de la République aura connu une annus horribilis ayant empoisonné son mandat,   »

    ce qui est nouveau avec Macron, c’est qu’un seul « n » suffit dans le premier mot de la locution latine qu’affectionne tellement par ailleurs la reine d’Angleterre.


    • Axel_Borg Axel_Borg 2 janvier 14:38

      @François Pignon

      Le pouvoir va être piégé par le prélèvement à la source qui va diluer les 80 euros d’augmentation du SMIC annoncés lundi 10 décembre par Jupiter.

      Le moindre bug informatique de la part du fisc sera un carnage en terme d’effet d’opinions. Bref les samedis 2 et 9 février seront ceux de la recrudescence pour les gilets jaunes.

      Mais LaREM limitera la casse aux européennes vu l’éclatement des forces d’opposition, surtout si une liste « jaune » parvenait à s’inscrire pour le scrutin.


    • François Vesin François Vesin 2 janvier 22:09

      @Axel_Borg
      «  Mais LaREM limitera la casse aux européennes »

      Sans référendum avant les européennes
      il n’y aura pas d’européennes !!!
      Les Gilets Jaunes ne sont pas des pantins
      contrairement à Macron et son fan-club !!!


    • Axel_Borg Axel_Borg 3 janvier 09:00

      @François Vesin

      Et sur quelle question ? On en revient toujours au meme problème avec les referendums, qui se transforment en plebiscites contre le pouvoir en place.

      Moi je proposerais bien le régime de retraite unique avec les memes droits pour 1 euro cotisé, pas certain que la question convienne à grand monde ...


    • François Vesin François Vesin 3 janvier 12:16

      @Axel_Borg
      «  Et sur quelle question ? On en revient toujours au meme problème avec les referendums, qui se transforment en plebiscites contre le pouvoir en place.  »

      La sortie immédiate de l’U.E maastrichienne
      Le rétablissement du franc et d’une banque de France souveraine
      La sortie immédiate de l’OTAN
      ...un bol d’oxygène avant que de nous atteler aux réformes constitutionnelles !


    • Axel_Borg Axel_Borg 3 janvier 13:30

      @François Vesin

      Si c’est pour proposer de telles inepties ce n’est pas la peine. Non aux 3. Comme je l’ai déjà mille fois, la racine de nos problèmes vient à 95 % de Paris et seulement 5 % de Bruxelles.


    • zygzornifle zygzornifle 2 janvier 16:01

      Le Président de la Raie publique aura connu une annus Benallanus ....


      • troletbuse troletbuse 2 janvier 17:22

        Merdias et journaputes avaient claironné : Année 2018, année blanche pour l’impôt sur le revenu.

        Première escroquerie : Ce mois-ci on prélève dejà des impôts sur décembre 2018.

        Ca commence bien.


        • Axel_Borg Axel_Borg 2 janvier 17:28

          @troletbuse

          De toute façon cette nouvelle usine à gaz n’a pas d’autre vocation que de fournir le maximum de flexibilité de trésorerie à l’Etat ...

          Et comme l’on prélève les revenus 2019 sur un calcul datant de 2017 ajusté par la suite sur les revenus 2018, ce n’est pas de la vraie retenue à la source de toute façon impossible à réaliser ... Bref inutile


        • Eric F Eric F 2 janvier 19:00

          @Axel_Borg
          c’est de la retenue à la source, mais avec un taux qui n’est pas calculé en temps réel. Seul un taux directement proportionnel aux revenus avec comme unique paramètre le quotient familial aurait été vraiment « autoadaptatif ».


        • troletbuse troletbuse 2 janvier 20:48

          @troletbuse
          Prelevement sur les revenus de décembre 2018 en janvier 2019, les soldes vont automatiquement faire un bide.
          A qui la putasserie journalistique va attribuer la chute des achats pour ces soldes ? Ben, aux gilets jaunes.


        • Eric F Eric F 2 janvier 19:15

          Je suis moyennement convaincu par le parallèle entre tous ces mandats. Il me semble notamment que le second mandat de Chirac et le mandat de Hollande sont plus une descente progressive qu’une année horrible particulière. Pour Sarko, on peut reconnaitre que la crise de 2007/2008 ne lui est pas imputable,

          Concernant Macron, il est de tous les présidents celui qui a le moins « senti » le pays profond, c’est un technocrate sans attache électorale, d’où les fautes politiques comme supprimer l’ISF en augmentant en contrepartie d’autres taxes, et il faut dire qu’un psycho-rigide comme premier ministre n’a pas conduit à arranger les choses, le « maintien de cap » sur l’augmentation de la taxe sur les carburants au début du mouvement protestataire a été une grave erreur de jugement.


          • Axel_Borg Axel_Borg 3 janvier 09:03

            @Eric F,

            Tu ne peux pas comparer le 2e mandate de Chirac et le quinquennat de Hollande. Chirac ne comprend pas qu’il aurait du ouvrir son gouvernement après son election à 82 %.
            Hollande choisit la pure démagogie au Bourget tout en sachant que Martine Aubry va lui savonner la planche au Palais Bourbon avec une quarantaine de frondeurs de l’aile gauche du PS.

            Quant à Sarkozy, certes il n’est pas responsable de la crise mais tant d’erreurs de communication, et aucun autre president n’aura autant creusé la dette. Cependant il a fait beaucoup pour la cohesion européenne et du G20 pendant la crise financière c’est vrai.

            Sur Macron, oui n’ayant jamais été élu ni meme au contact de la vie quotidienne de la classe moyenne, il se heurte au mur de la réalité.
            Baisser l’ISF est juste économiquement, mais il aurait du baisser la TVA ou l’IR en parallèle pour les classes moyennes afin que la pilule passé sur ce totem symbolique.


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 janvier 18:22

            On blâme Macron à tort. Macron a été un dernier effort désespéré pour « tout changer afin que rien ne change ». Un effort BRILLANT. Je ne crois pas qu’on aurait pu faire mieux. Mais il était trop tard, et le Jaune qui flotte et va flotter de plus en plus sur la France est le pavillon d’une maladie dont ceux qui gouvernent notre société ont choisi de mourir plutôt que d’en guérir : l’lNJUSTICE. En fait, la PRIDE CONSCIENCE de l’injustice qui est au coeur de notre société. Postmortem quand on tirera les conclusions des élections européennes. 

            PJCA
             


            • Axel_Borg Axel_Borg 4 janvier 11:57

              @Pierre JC Allard

              Fan du Guépard ?


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 4 janvier 20:01

              @Axel_Borg

              « Fan du Guépard ? »

               Fan de la vérité et de l’évidence. En croyant que nous avons un probleme avec Macron, on se cache que c’est toute notre société que rejettent les Gilets Jaunes. Parce qu’elle repose sur une partage de la richesse dont on vient de comprendre l’injustice et l’ineptie. Il va devenir chaque jour plus difficile de distraire les gens et de les faire discuter d’autre chose. Les Anglos dIsent « WHERE IS THE BEEF ? »

              On se reparle après les européeennes ....


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 4 janvier 20:19

              @Pierre JC Allard

              Leonardo Sciascia devrait vous plaire ...a moins que vous ne connaissiez .


            • Axel_Borg Axel_Borg 5 janvier 18:47

              @Pierre JC Allard

              Jupiter Macron (qui s’est foudroyé tout seul comme un blaireau ne maîtrisant pas ses attributs royaux) n’est que la goutte d’eau qui fait déborder le base. Mais la coupe est pleine depuis Tonton en 1981 voire même VGE en 1974, Chirac, Sarkozy et Hollande n’ayant que fait que poursuivre son oeuvre destructrice : pays qui vit au-dessus de ses moyens, assistanat, clientélisme, usines à pauvres, institutions monarchiques héritées du général de Gaulle avec le tournant de 1962, élites totalement déconnectées du peuple dans leur Arche de Noé parisienne ...

              Les Français ont compris depuis longtemps que l’élection bonapartiste du héros national tous les sept puis cinq ans était comme Cendrillon, le conte de fées se termine à minuit. L’état de grâce appartient bel et bien au passé pour les politiciens, à force de mentir encore et toujours au peuple en usant des mêmes recettes : des taxes, des aides pour compenser ces taxes, et des usines à gaz à n’en plus finir pour que l’électorat assisté soit satisfait et vote bien la fois d’après ...

              Il serait bien que nos compatriotes comprennent aussi que taxer les riches n’a jamais permis aux pauvres de s’enrichir, que l’Etat ne peut s’endetter indéfiniment et que ce sont les entreprises qui créent la richesse et donc l’emploi (merci aux profs marxistes pour le lavage de cerveau de générations de lycéens et d’étudiants), que l’Europe n’est pas la cause de nos problèmes malgré tous les défauts de Bruxelles (notre technocratie parisienne a réussi cet exploit tout seul de ruiner ce pays), que l’immigration certes si mal gérée depuis les années 60 (zéro intégration) ne va faire que s’amplifier avec la démographie du Tiers Monde et le réchauffement climatique, que l’APL soutient l’offre alors que le secteur du logement souffre d’un problème de demande, que le code du travail français est d’une rigidité sans nom, que la retraite devra un jour été reformée avec de l’égalité (tout le monde sur la même règle du jeu) et non de l’égalitarisme (chaîne de Ponzi où le pigeon en profession libérale paie pour le privé qui paie pour le public qui paie pour les régimes spéciaux du Sénat, de l’Assemblée, de la RATP, de l’Opéra, EDF et autres SNCF ...), que le contribuable n’est pas une vache à lait inépuisable, que la gratuité est un mythe ...

              Bref, réclamer l’ISF, toujours plus de redistribution commeà Cuba ou en Union Soviétique, des référendums citoyens à tire-larigot (sur quelles questions ?) tout en jacassant sur Bruxelles vêtu comme un Stabilo jaune fluo sur un rond-point ne sert strictement à rien ... 

              Salauds de pauvres, disait Jean Gabin dans la Traversée de Parisvia la plume de Marcel Aymé ... On pourrait la tourner à toutes les sauces : Salauds de politiques, d’énarques, de profs d’économie, de journalistes (avec leur maudite niche à 7500 euros par an), de syndicalistes, de leaders étudiants de l’UNEF ...

              Mort au communisme mou, au socialisme à la française ... Vous avez deux vaches. Le gouvernement subventionne l’achat de la troisième, mais vous devez vendre les deux premières pour payer vos impôts.


            • JC_Lavau JC_Lavau 5 janvier 18:49

              @Axel_Borg : « et le réchauffement climatique » ? Crédulité illimitée. 


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 5 janvier 19:05

              @Axel_Borg

              Si on pouvait simplement simplifier toute la merdasse de paperasse qui fait crever les pmi pme ...et dégoûte les ceusses qui ont de l’alent mais pas forcement de diplômes ...


            • Axel_Borg Axel_Borg 7 janvier 11:11

              @Aita Pea Pea

              Oui cette paperasse qui justement devient intolerable avec les fameux seuils sociaux.

              Une enterprise française court le marathon avec une enclume de norms et de taxes sur le dos, pas étonnant qu’elle ne gagne pas aux Jeux Olympiques de la compétitivité dans l’OCDE ...


            • Axel_Borg Axel_Borg 7 janvier 11:13

              @JC_Lavau,

              LIbre à toi d’etre climatosceptique ... Mais tu nous expliqueras comment le climat a change si vite sans que ce soit l’oeuvre de l’homme et de ses activités industrielles.

              Dans l’Histoire géologique, les changements de climats ont pris des milliers d’années.
              Là on voit le climat changer sous nos yeux avec des records en tous genres, le jour du dépassement et des désastres (inondations, sécheresses) en pagaille ...


            • JC_Lavau JC_Lavau 7 janvier 11:24

              @Axel_Borg. C’est ce que répète la propagande dans tous les médias aux ordres, et toi tu le crois.
              Par exemple Slate publie que « le dioxyde de carbone étouffera progressivement la forêt », et bloque toute objection à cette stupidité.
              — 
              Gang Intergouvernemental d’Escrocs Carbocentristes, et fraude à 
              l’évolution climatique : 
              http://deonto-ethics.org/impostures/index.php?board=30.0


            • Axel_Borg Axel_Borg 7 janvier 11:34

              @JC_Lavau,

              Sauf que les politiques ne font rien pour lutter contre le réchauffement climatique ...

              Et puis la moindre des choses quand on pretend que qqch est faux, c’est d’apporter un minimum de preuves ...

              Ta conviction est une chose qui t’appartient, mais où sont tes preuves que l’évolution du climat n’est pas liée à l’homme ?


            • JC_Lavau JC_Lavau 7 janvier 13:38

              @Axel_Borg. J’ai fait ma part voici des années. J’ai donné le lien.
              A ton tour de travailler.
              J’ai à présent bien d’autres chats à fouetter que de continuer à m’occuper de ces vieilles escroqueries déjà entièrement démontées.
               

              — 
              Gang Intergouvernemental d’Escrocs Carbocentristes, et fraude à 
              l’évolution climatique : 
              http://deonto-ethics.org/impostures/index.php?board=30.0

               


            • rugueux 6 janvier 23:46

              Les gilets jaunes ? C’est Cabanel, papy zinzin, qui est jaune parce qu’il s’est pissé dessus...Il va rien se passer...

              Suffit de voir les soutiens de ce mouvement sur AV..Papy cabanon énurétique notoire, Mélusine à la robe de saphir qui est complètement siphonnée à force de sniffer les remugles du précédent....Les débiles usuels...

              Ces baltringues de GJ ils vont rien bousculer du tout et rentrer à la niche après s’être pissé dessus...


              • Axel_Borg Axel_Borg 7 janvier 11:10

                @rugueux,

                Le mouvement au depart légitime a été vite récupéré et inflitré par des anarchistes, casseurs et autres ultras d’extrême droite ou gauche.

                Boxer des gendarmes ou défoncer une porte de ministère avec un engin belier n’a jamais fait progresser la démocratie, jusqu’à preuve du contraire.

                Mais les gilets jaunes ne seront pas les dindons de la farce, comme d’habitude ce sera la classe moyenne supérieure, la vache à lait des cadres et petits chefs d’entreprises, qui va payer, celle des 7e, 8e et 9e déciles ...

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