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Ce que nous apprend la législative dans l’Oise

Dimanche 17 mars s’est déroulé le 1er tour d’une législative partielle dans l’Oise. Dans un contexte politique lourd pour le gouvernement, ce scrutin était attendu avec beaucoup d’intérêt par les observateurs...

17 juin 2012 : Jean-François Mancel est réélu député de la 2e circonscription de l’Oise (Beauvais sud-ouest) avec 63 voix d’avance lors du 2e tour des législatives. 25 janvier 2013 : l’élection de M. Mancel est invalidée par le Conseil constitutionnel au motif qu’il a fait distribuer le vendredi soir précédant le scrutin un tract portant préjudice à sa concurrente socialiste Sylvie Houssin. En conséquence de quoi, les électeurs de la 2e circonscription de l’Oise ont été appelés à revoter dimanche dernier pour désigner leur député.

Après 10 mois de gouvernance Hollande-Ayrault marqués par de nombreux cafouillages et un reniement des engagements présidentiels en matière de fiscalité, de lutte contre les puissances financières et de réforme constitutionnelle, l’occasion était belle pour les électeurs de cette circonscription de l’Oise de manifester dans les urnes leur soutien à l’action de l’exécutif ou, a contrario, leur rejet des potions amères administrées par le Dr Hollande et son infirmier-chef Ayrault. Comme on pouvait s’y attendre, ce vote était scruté avec beaucoup d’acuité, ici avec inquiétude, là avec gourmandise, par tout ce que notre pays compte de responsables politiques et d’éditorialistes de tous bords.

Les résultats de ce 1er tour sont éloquents, et quelque peu surprenants lorsqu’on les regarde de près. Des résultats nettement impactés par une abstention massive s’élevant à 72,21 %.

On s’attendait à une chute de la candidate du PS, et de facto cette chute s’est bien produite : avec 21,37 % des voix contre 30,5 % en 2012, soit une dégringolade de 9,13 %, Sylvie Houssin, victime d’une très faible participation (32,79 %), n’atteint même pas la barre des 12,5 % des inscrits et se trouve sèchement éliminée du 2e tour. Son image personnelle n’étant pas en cause, il ne fait aucun doute que Mme Houssin a très largement été victime du mécontentement de l’électorat de gauche à l’égard de la politique conduite par un gouvernement soumis aux diktats de la BCE et de la Chancelière allemande.

Eu égard aux difficultés prévisibles du PS lors de ce scrutin, on s’attendait à un bonus pour le candidat UMP Jean-François Mancel, mais un bonus limité par la défiance d’un électorat très largement échaudé par la gestion des affaires du pays durant la décennie précédente, et notamment durant le mandat de Nicolas Sarkozy. Contre toute attente, il n’en a rien été, et le candidat de l’UMP, en passant de 33,36 % en 2012 à 40,31 %, soit une hausse significative de 6,95 %, tire largement les marrons du feu, en profitant tout à la fois de sa bonne image personnelle locale et de la crise de l’exécutif, mais également d’une forte abstention des électeurs socialistes qui a contribué à doper sa performance.

En réalité, on s’attendait à autre chose : en toute logique, la défiance vis-à-vis de la gouvernance passée de l’UMP et la volonté de donner un sérieux coup de semonce au pouvoir socialiste auraient dû favoriser les partis opposés à cette entité libérale qu’un nombre croissant de Français nomme l’« UMPS ». Or, malgré un contexte on ne peut plus favorable à un vote de rejet des partis dominants, ni le Front National ni le Front de Gauche ne tirent un profit significatif de ce contexte. C’est ainsi que la candidate du FN Florence Italiani, en passant de 23,23 % en 2012 à 26,58 %, ne progresse que de 3,35 %, bien loin des ambitions affichées par les caciques de son parti. Quant au candidat du FdG Pierre Ripart, il passe de 5,25 % à 6,64 %, soit un gain modeste de 1,39 %, là aussi bien loin des espoirs nourris par le Parti Communiste local qui escomptait en 2013 un report sur son candidat d’un nombre nettement plus élevé d’électeurs socialistes de 2012, frustrés par le contenu délibérément libéral de l’action gouvernementale mise en œuvre sous la houlette de François Hollande.

 

Dimanche 24 mars se déroulera le 2e tour de cette législative partielle. Il opposera le sortant Jean-François Mancel à la frontiste Florence Italiani. Selon toute probabilité, le candidat UMP retrouvera facilement son siège et il n’y aura sans doute aucun enseignement majeur à tirer de ce face-à-face. Sauf si le score de la candidate du FN faisait un bond spectaculaire à plus de 45 % que seul un important report des voix de gauche sur son nom pourrait rendre possible. À l’évidence, un tel scénario « anti-front républicain » contribuerait à redessiner dans les états-majors les stratégies en vue des prochaines échéances électorales.

L’important n’est toutefois pas dans ces spéculations très improbables, mais dans les réalités du 1er tour tel qu’elles nous sont apparues. Manifestement, les électeurs français restent, dans une large majorité, enchaînés aux partis dominants. Un constat qui ne manquera pas de donner des aigreurs à tous ceux qui, comme moi, aspirent à un changement profond du paysage politique. Encore faut-il – une hirondelle ne fait pas le printemps ! – relativiser le poids de cette élection partielle, la dimension personnelle des candidats et les contingences locales ayant pu jouer un rôle important lors du vote. Mais le fait est que l’abstention a majoritairement été imputable aux électeurs socialistes déçus. Des électeurs qui ont préféré ne pas se rendre aux urnes plutôt que d’apporter leur voix à la gauche radicale. Cela doit nous interpeller, et surtout servir d’aiguillon au Front de Gauche pour qu’il adapte son discours et son action à cette réalité en forme d’avertissement.


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56 réactions à cet article    


  • jako jako 21 mars 2013 08:54

    Merci Fergus. Je retiens l’abstention , plus de 72% ! le vote devrait être encore invalidé, reforme immédiate du code electoral. Je fais beaucoup de sondages persos autour de moi et je constate l’abîme des connaissances geopolitiques de mes concitoyens. On arrive au vote style starac, du pain béni pour le bi-partisme , même pas besoin de programme, cela marche tout seul.


    • Fergus Fergus 21 mars 2013 09:23

      Bonjour, Jako.

      La forte abstention n’entraînera pas l’invalidation du scrutin, et cela d’autant moins que l’écart du 2e tour entre le candidat UMP et la candidate FN sera suffisamment important pour gommer d’éventuelles erreurs commises ici et là.

      Entièrement d’accord avec vous sur la nécessité de réformer le code électoral, notamment en introduisant une véritable reconnaissance du vote blanc, signe que l’électeur peut enfin sortir du choix par défaut . Mais ni l’UMP ni le PS, partis ultradominants, ne veulent en entendre parler. Et l’on peut les comprendre au vu de cette partielle car si le vote blanc était pris en compte, il est probable qu’un nombre important d’électeurs auraient fait ce choix et réduit de manière significative le score des participants UMPS.

       


    • frugeky 21 mars 2013 09:11

      Le PS au gouvernement fait monter le FN. Les socialistes principaux soutiens du FN ?

      L’UMPSFN fait plus de 80% des votants (bon d’accord, ils sont pas bézefs). Donc la doxa néolibérale est un choix, à mon avis peu éclairé, des votants.

      • Fergus Fergus 21 mars 2013 09:32

        Bonjour, Frugeky.

        Comme vous, je pense que la doxa libérale, très largement véhiculée par les médias, a de beaux jours devant elle dans notre pays (cette élection l’illustre bien), et ce n’est pas réjouissant. D’où la nécessité de se livrer à un gros travail de pédagogie pour contrer cette mégamanipulation sans entrer dans une logique contreproductive d’agressivité porteuse de défiance.

        On touche là les limites du Front de Gauche que je soutiens pour ses idées mais dont je persiste à déplorer la communication. A cet égard, je crois que, pour gagner significativement des électeurs, ce parti aurait besoin de s’appuyer sur un porte-paroles plus « oecuménique » et par conséquent moins clivant. Les élections de 2014 seront sur ce plan riches d’enseignements en vue des futures échéances nationales.


      • frugeky 21 mars 2013 09:47

        Bonjour Fergus

        L’effort de communication, autrement dit mettre de l’eau dans son vin, pour être le PS à la place du PS ne m’apparaît pas être la bonne solution. 
        Un communicant moins clivant, dite-vous. Non ! Quelqu’un d’autre que Mélenchon, si vous voulez, ce n’est pas le personnage qui est important, quoi qu’il ait un talent certain, mais les idées. Et ces idées sont clivantes dans le sens où elles ne correspondent pas à la doxa néolibérale. J’insiste sur le néo qui correspond au libéralisme poussé par les raisonnements de Friedman et Hayeck et surtout mis en place dans plusieurs pays, de l’Amérique du Sud au Nord à l’Europe de l’Est et dorénavant de l’Ouest (cf Stratégie du choc de N. Klein).

      • Fergus Fergus 21 mars 2013 10:10

        @ Frugeky.

        Je ne parle pas de mettre de l’eau dans son vin en évoquant la pédagogie, mais de démontrer calmement mais fermement les errances du système libéral et la nécessité de refonder la société sur des valeurs plus équitables.

        Pour ce qui est de Mélenchon dont je soutiens les idées, j’aime bien cet homme, mais il est trop souvent prisonnier de sa flamboyance et de son goût pour le pugilat médiatique. Cela enchante évidemment les militants du Front de Gauche mais cela rebute également beaucoup d’hommes et de femmes déçus du socialisme dérivant sur les eaux du libéralisme, mais qui renoncent pourtant à rejoindre un FdG jugé trop vindicatif, au profit d’une absention contreproductive.

        Bonne journée.


      • JL JL 21 mars 2013 09:26

        Bonjour Fergus,

        comme jako ci-dessus, je retiens ceci : ’’Des résultats nettement impactés par une abstention massive s’élevant à 72,21 %.’’

        Il y a quelque chose de pourri au royaume de la démocratie !

        Il n’y a plus guère de différences entre le PS et l’UMP. Mais ce n’est pas nouveau : déjà en 1950, j"entendais dire que le PS était le parti le plus dur pour la classe ouvrière. Aujourd’hui il n’y a plus de classe ouvrière, il n’y a plus que des classes défavorisées et des classes moyennes en perte de vitesse.


        • Fergus Fergus 21 mars 2013 09:37

          Bonjour, JL.

          Un triste constat que je partage, malheureusement.

          Hélas ! ni l’UMP ni le PS ne sont prêts à engager les réformes qui s’imposent en matière de représentation et de fonctionnement démocratique. Les élus de ces partis composés principalement de barons locaux et de notables n’entendent pas scier la branche sur laquelle ils sont assis, et l’on peut les comprendre car c’est humain, même si, en s’abstenant d’agir pour sauvegarder leur carrière et leurs avantages, ils trahissent leurs engagements de représentants élus vis-à-vis des citoyens et de la nation.


        • JL JL 21 mars 2013 09:56

          Fergus,

          ’’l’on peut les comprendre car c’est humain’’

          Si c’est humain, c’est le plus mauvais de l’humain. On est en droit d’attendre mieux de ceux qui prétendent nous représenter.

          « Nos plaies ouvertes saignent parce que les gens voient qu’un tas de connards à qui ils ne confieraient même pas un stand de hot-dogs dirigent leurs vies. » (Tim Willocks)


        • Fergus Fergus 21 mars 2013 10:02

          @ JL.

          D’accord avec vous. C’est pourquoi j’ai parlé de trahison de la mission d’élu.

          Cette citation mérite d’être complétée car ce n’est pas la compétence des élus qui est en cause la plupart du temps, mais le fait qu’ils sont trop nombreux à subordonner leur mission de serviteurs de l’Etat à leurs intérêts personnels.

          Bonne journée.


        • Gabriel Gabriel 21 mars 2013 09:29
          Bonjour Fergus,

          Il serait temps d’arrêter cette farce démocratique qu’est le choix de partis politiques au niveau local. Une bonne gestion de la cité commencerait par élire un panel représentatif de celle-ci (de la société civile) et de constituer un bloc de décideurs sans tenir compte de leur étiquette politique. Suivant l’importance de la ville un groupe de deux à vingt ou trente élus suffirait. Ils prendraient leurs décisions qu’en fonction de l’avis de leurs administrés (Démocratie directe et participative, référendum) et seraient contrôlé par ceux ci. Ce qui, en autre, rendra peut-être plus difficile les appels d’offres et les marchés publics truqués. 


          • Fergus Fergus 21 mars 2013 09:45

            Bonjour, Gabriel.

            D’accord avec vous, mais comme je l’ai indiqué ci-dessus dans ma réponse à JL, tout est bloqué par les partis ultradominants. La faute à une population manipulée qui, depuis des décennies, reconduit toujours les mêmes individus pour conduire la même politique, à quelques nuances près.

            C’est pourquoi l’on n’en sortira que par un gros travail de pédagogie pour contrer la doxa libérale évoquée plus haut ou par une révolte populaire. Mais rien n’indique que celle-ci soit réellement en germe, tant nos compatriotes semblent en état de résignation, voire de sidération face aux agressions antisociales qui se multiplient...


          • gruni gruni 21 mars 2013 09:39

            Bonjour Fergus


            Je retiens surtout le désintérêt des électeurs pour finalement une élection jouée d’avance, surtout dans l’Oise. Mais l’indifférence pour la politique n’est-elle pas généralisée, en verra pour les municipales même si d’ici là il se passera encore des choses. La vraie question à mon avis serait plutôt pourquoi nous en sommes là. Je ne suis pas spécialement anti-européen mais qu’un pays comme l’Allemagne qui s’en sort plutôt mieux que les autres impose à tous la même recette alors que chaque pays est différent, pose des questions. 

            • Fergus Fergus 21 mars 2013 09:58

              Bonjour, Gruni.

              Une élection jouée d’avance, c’était probable dans le contexte de défiance des électeurs de gauche vis-à-vis du PS. Mais je ne suis pas sûr que les électeurs aient pensé ainsi car si Mancel l’avait emporté assez facilement en 2012 dans le cadre d’une traingulaire, il n’avait gagné la fois précédente qu’avec environ 52,5 % des voix face à Houssin à 47,5 %. La caractéristique de ce 1er tour a bien été la désaffection des électeurs socialistes.

              Pour ce qui est de l’Allemagne, il y aurait beaucoup à dire, ne serait-ce que pour souligner les forts contrastes de ce pays, très largement occultés par sa richesse apparente et ses excédents commerciaux. Par exemple un taux de chômage sensiblement moins élevé que chez nous mais aussi un nombre de pauvres et de précaires nettement plus élevé outre-Rhin. Qui plus est, l’Allemagne joue avec le feu : en imposant à tous avec la BCE une ligne monétaire idéologique, elle pourrait bien courir à la catastrophe en rendant exangues les pays du sud de l’Europe sans lesquels ses exportations s’effondreraient. Les mois à venir vont être intéressants, et Hollande a l’opportunité, en s’alliant par exemple avec l’Italie, de faire plier Merkel. Mais en aura-t-il le courage ?


            • Mr Dupont 21 mars 2013 12:11

              Monsieur Fergus

              En fait vous demandez à Mr Mélanchon de faire comme Monsieur Hollande :

              Envelopper le cadeau dans un joli papier pour attirer le chaland et mieux l’appâter

              Quand à penser que l’Italie alliée à la France peut faire plier Madame Merckel : cela ne peut se faire même si cela aurait pu y changer quelque chose : ce dont je doute fort

              L’Italie étant encore plus instable que nous, autant que cela soit possible

              En plus , pas besoin de le faire : le traité Sarko-Merckel à été entériné par Monsieur Hollande sans qu’il y soit changé une virgule ( malgrès ses annonces de campagne) fait que nous sommes à sa remorque

              Par contre j’ai bien aimé dans un commentaire « La doxa libérale » ; cela change des « Forces réactionnaires »


            • Fergus Fergus 21 mars 2013 13:03

              Bonjour, M. Dupont.

              Non, je ne demande pas à Mélenchon d’envelopper quoi que ce soit dans un beau papier pour faire joli. Je lui demande, à lui ou à un autre s’il en est incapable, de défendre les idées du FdG avec conviction, évidemment, mais en s’appuyant sur un discours pédagogique débarrassé des invectives, de l’agressivité et de la condescendance dont il fait trop souvent preuve dans les médias.

              Je crois que Mélenchon a un indéniable potentiel de séduction des déçus du socialisme, et certains moments de ses interventions sont réellement très forts. Dommage qu’à en faire trop dans le rôle de la grande gueule, il gâche très souvent ses prestations par des comportements (surjoués) de goujat dont on comprend qu’ils fassent fuir les potentiels renforts du FdG.


            • LE CHAT LE CHAT 21 mars 2013 10:27

              Salut Fergus ,
              67% d’abstention , c’est énorme ! ça prouve le désenchantement total des français et la défiance envers la classe politique .
              Je pense que Mancel sera réelu sans problème , avec l’appui de Solférino dans l’alliance UMPS, le FN augmentera ses voix peut être avec l’appui d’abstentionnistes du 1er tour voulant se défouler .....
              Le soutien de Mélenchon à la présidence normale a totalement décrédibilisé le FDG qui n’apparait m^me plus comme une force de protestation crédible ...........


              • Fergus Fergus 21 mars 2013 11:32

                Salut, Le Chat.

                Le désenchantement est grand, en effet. Et pourtant les électeurs qui votent encore continuent de porter leurs voix aux parti dominants comme ils l’ont fait depuis des décennies. Comme s’il n’existait aucune alternative à la pensée dominante libérale, dictée par les marchés.

                Le Front de Gauche peut, à mon avis, être une force crédible s’il réforme sa communication et s’il parvient à surmonter ses dissenssions sur la stratégie en vue des municipales. Les prochains mois seront sans doute riches d’enseignements.

                Bonne journée.


              • T.REX T.REX 21 mars 2013 19:57

                Salut Le Chat,

                Moi ce qui m’agace dans ce vote Mancel, c’est que les français veulent une république irréprochable mais continuent à voter pour des repris de justesse !

                Car contrairement à ce que dit Fergus, l’image de Mancel n’est pas si bonne, elle a été écornée par quelques casseroles de mises en examen pour abus de biens publics.

                Cette admiration « romanesque » des français pour les Gentlemen cambrioleurs est nuisible !
                Je pense au cas Tapie par exemple ...mais ils sont hélas légions ... Jean-Polochon et consort  !


              • Fergus Fergus 21 mars 2013 20:11

                Salut, T.Rex.

                Que Mancel soit encore en politique est effectivement insupportable car sa présence est une tache sur la République irréprochable qui devrait être la règle.

                Concernant l’image de ce monsieur, la paradoxe est pourtant qu’elle n’est pas mauvaise dans sa circonscription, si ce n’est dans une minorité de la population, plutôt marquée à gauche.

                Bonne soirée.


              • Fergus Fergus 21 mars 2013 23:07

                Excellente nouvelle ce soir : on apprend que Sarkozy est mis en examen, de même que Woerth, par le juge Gentil pour abus de faiblesse sur la personne de Liliane Bettencourt.


              • Yohan Yohan 21 mars 2013 23:40

                Tiens comme par hasard. Le GVT ne néglige rien pour faire oublier Cahuzac. C’est de bonne guerre, ils ont tous trempé dans des magouilles.


              • Fergus Fergus 22 mars 2013 09:03

                Salut, Sampiero et Yohan.

                Nous verrons bien ce qu’il sortira des affaires Sarkozy et Cahuzac, mais il est bon que la Justice puisse exercer son action, dût-elle prononcer des non-lieux, rien n’étant pire que l’impression de voir les personnalités protégées des légitimes investigations.

                Bonne journée.


              • joshuadu34 joshuadu34 21 mars 2013 11:43

                quoi d’étonnant là dedans ? Contrairement à ce que prétend le PS, ce résultat était on ne peux plus prévisible ! Et les voix exprimées sur le PS ne sont pas passées de 15 000 votes exprimés lors du scrutin précédent, à seulement 5000 lors de celui-ci sans qu’il soit évident qu’il s’agit là bel et bien d’un vote sanction !

                Je ne supporte pas Bayrou, et sa volonté libérale à peine cachée par des propos populistes (sa remise en cause du code du travail est une énorme escroquerie, et d’une malhonnêteté exemplaire), mais il affirme, depuis peu de temps, que nous allons en passer par le néant (bref, un vote d’extrême gauche ou d’extrême droite, même si je suis, malheureusement, persuadé qu’il sera bien plus surement d’extrême droite), avant qu’une réaction ne prenne place dans l’esprit des français... Et tout démontre que, là dessus, il n’a peut-être pas tord !

                Le vote PS des présidentielles était un vote anti-sarko, mais aussi contre la politique libérale menée par celui-ci ! Comment s’étonner, quand on voit le PS continuant la même politique, jusque dans l’inacceptable des actions et propos d’un Valls envers les Rroms, en se contentant de seulement saupoudrer le tout d’un semblant de socialisme par le mariage pour tous (la seule mesure de gauche de ce gouvernement, mais que coûte t’elle au système ? Rien ! Ce n’est que de l’esbroufe !), de constater que le peuple ne croit plus au PS ?

                Le résultat est et était évident ! En attisant la haine d’un côté, en tentant de faire croire que la situation de mal être est la conséquence de l’immigration, ce que poursuit ce gouvernement, même si deux secondes de réflexion suffisent à démonter cet argument et à démontrer que seul le libéralisme est responsable des maux de la société dans leur ensemble, en poursuivant sans changement une politique libérale éloignée des désirs de ceux qui ont voté pour eux, en rejettant même ce qu’ils veulent, on aboutit soit à un transfert vers des idées nauséabondes, soit à une abstention attentiste et non politisée qui font le lit du FN !

                Nul doute que cette situation, malheureusement, va perdurer jusqu’aux prochains rendez-vous électoraux, celui de 2017 y compris !

                Mais Hollande a t’il seulement le choix ? Sauf à vouloir changer la société, à abandonner le libéralisme, c’est à dire à revenir à des idées de socialisme originelles, aucun choix ne s’offre à lui ! Quand aux idées portées ailleurs, le ridicule de l’aménagement d’un système totalement inaménageable les rends non pas utopistes, mais même dangereuses ! Et je ne parle même pas de la sortie de l’Euro qui correspondrait à un effondrement, sans changer de système, de la France puisque celle-ci est totalement dépendante, que ce soit pour les matières premières, pour l’alimentation, pour, même, l’industrie, du reste du monde !

                Bref, sauf à renverser le système, aucun changement n’est possible  !... Mais encore faudrait-il que ce renversement soit conscient, politisé et fortement appuyé sur l’histoire pour que ne se produise plus les dérives meurtrière d’un pseudo communisme axé sur un despotisme, un culte du chef, qui conduit au pire, à l’équivalent du fascisme... Et c’est là le danger de l’abstention non politisée, puisque basée sur un manque de culture politique !

                Bref, nous voilà mal barrés... dans tous les sens du terme, et, que ce soit la direction prise, comme l’incompétence de celui qui tiens la barre, ou de ceux, qui qu’ils soient, qui veulent la lui prendre, tout ne nous prépare qu’au pire : une réaction épidermique de rejet qui se traduira sans aucun doute possible, par une montée de l’abstention attentiste d’un côté, et des votes extrêmes de l’autre ! C’est malheureusement inévitable !

                Et ce qui se passe dans l’élection de l’Oise n’en est qu’un signe avant coureur !


                • Fergus Fergus 21 mars 2013 11:55

                  Bonjour, Joshua.

                  Je partage votre opinion sur la plupart des points. Et notamment sur le fait que le parti le mieux placé pour tirer les marrons du feu lors des prochains est, hélas !, le FN car si, comme le FdG, il apparaît en rupture avec l’UMP et le PS, le Front National bénéficie d’une stratégie xénophobe de dénonciation de boucs émissaires qui est entendue par un nombre croissant de nos compatriotes.

                  Pour ce qui est des choix politiques de Hollande, pas d’accord en revanche. Quitte à aller au clash avec Merkel, au risque d’une crise politique majeure en Europe, il pouvait tenir tête aux exigences de la Chancelière et de la BCE. Pour une raison simple : l’Europe en peut se passer du poids de la France. Et l’économie allemande non plus.


                • joshuadu34 joshuadu34 21 mars 2013 12:46

                  Le PS le peut-il et surtout le veut-il ? Une partie, l’aile gauche, sûrement, mais le gouvernement en place démontre quotidiennement qu’il n’a plus de socialiste que l’étiquette qu’il se colle lui-même... Mais le socialisme, ce sont des convictions, pas une étiquette ! Et cela fait bien longtemps que les socialistes détenant le pouvoir nous ont démontré qu’ils ne l’étaient pas et ne partageaient pas les convictions qu’ils disent défendre (pour être large, je dirais que les convictions politiques socialistes ont été abandonnées en 1983, même si, personnellement, je placerai cet abandon BIEN avant...)

                  Hollande ne déroge pas à la règle, et la politique menée depuis le premier jour de son élection est une politique du libéralisme, et pas une politique de gauche ! Les attaques, au nom de la sauvegarde du PIB, menées contre les acquis sociaux le démontrent !

                  Une politique du moins pire est, certes, possible même si, mais cet avis n’engage que moi, un accompagnement du libéralisme est une fumisterie puisqu’il ne fait que justifier le fait que la seule solution sociétale c’est le libéralisme, ce qui, au regard de la direction de la société, sera très prochainement intenable... Comment justifier, déjà, la spéculation boursière sur l’alimentation, qui pousse des populations entière vers la famine ? Et comment, surtout, justifier le lien énergétique et économique intenable alors que le pic d’Hubbert a été atteins et que nous savons que la baisse déjà réelle de la production d’énergie conduira, dans un premier temps, à des guerres énergétiques, avant de pousser l’économie, bien trop liée à l’énergie, dans un gouffre d’ici très peu de temps ? Sans même parler des problèmes environnementaux qui s’annoncent...

                  Pour en rester à une réflexion n’englobant pas l’avenir, ce qui est une erreur monumentale, une politique socialiste intègrerait non seulement un refus de rembourser des dettes iniques, mais aussi un aspect social permettant, par une plus juste redistribution, aux plus touchés par la crise actuelle de survivre le temps que la France, et l’Europe, sortent de cette crise (comme, par exemple, l’Argentine l’a fait en 2002).

                  Qui, au gouvernement, est prêt à mettre en place une telle politique ? Ceux qui ont cru, dans une inculture politique niaise, que Hollande serait celui qui le ferait n’ont, tout simplement, pas pris connaissance de qui il était, et leur déception est à la hauteur de leur inculture ! Il suffisait, pourtant, de regarder la ligne politique du PS pour savoir que la politique qui serait menée serait une politique purement libérale, et pas socialiste ! Et, malheureusement, je ne vois que très peu de leaders politique souhaitant incarner le socialisme, à l’heure actuelle, même si, et je le répète, le socialisme est bien trop attentiste face à un futur catastrophique qui s’annonce à mon goût...


                • Fergus Fergus 21 mars 2013 14:18

                  @ Joshua.

                  Je suis malheureusement d’accord avec vous !


                • superyeti superyeti 21 mars 2013 12:45

                  Le seul conseil que je donnerai, c’est que les ouvriers et les gens de la vraie gauche fassent comme au 1er, rester a la maison ou aller a la pêche.

                  Pour moi si le cas de figure se présentait dans ma circonscription, la seul possibilité pour que j’aille voter serait qu’un candidat de la vraie gauche soit en lice pour cette élection.

                  Les duels, UMP/PS, UMP/FN, PS/FN ne me concernerait pas.


                  • Fergus Fergus 21 mars 2013 12:50

                    Bonjour, Superyeti.

                    En l’absence d’un vote blanc reconnu comme suffrage exprimé, ne pas aller voter est, malheureusement, une option que l’on peut comprendre en l’absence d’une offre conforme à ses idées.


                  • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 mars 2013 13:46

                    la reconnaissance du vote blanc, ça sert à quoi, puisque celui qui vote blanc décide justement de ne pas choisir ?
                    Pour moi ça se justifie si le vote est obligatoire, mais sinon j’arrive mal à voir l’intérêt


                  • Fergus Fergus 21 mars 2013 14:13

                    Bonjour, Olivier.

                    Reconnaitre le vote blanc comme exprimé, ça sert à mettre en lumière le rejet de l’offre proposée au scrutin. D’une part, en diminuant les scores des candidats en terme de pourcentage. D’autre part, en augmentant les risques d’élimination au 1er tour des scrutins à deux tours. Avec, dans les cas extrêmes, la possibilité qu’il n’y ait... aucun qualifié pour le 2e tour (aucun candidat à plus de 12,5 % des inscrits) !

                    Bref, le vote blanc reconnu est un moyen de hurler dans les urnes sa colère contre un système démocratique dévoyé.

                    Non reconnu comme exprimé, le vote blanc n’a en revanche pas plus d’intérêt que le vote nul, voire l’abstention.

                     


                  • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 mars 2013 16:41

                    et s’il n’y a aucun qualifié, on fait quoi ?
                    On revote combien de fois ?


                  • Fergus Fergus 21 mars 2013 16:52

                    @ Olivier.

                    Le cas pourrait se produire même sans vote blanc reconnu en cas de forte dispersion des candidatures et de faible participation. Les 2 premiers seraient-ils qualifiés pour le 2e tour bien qu’ils n’aient pas atteint le seuil minimal ? Très honnêtement, je ne sais pas ce qui se passerait en pareil cas, faute de connaître les subtilités du code électoral.

                    L’avantage de ce type de situation serait de pointer du doigt dans les médias la nécessité de revoir un système électoral qui produit toujours plus de rejet. Qui sait ce qui pourrait alors en sortir ?


                  • brieli67 21 mars 2013 13:46

                    zieutez donc le palmarès judiciaire de cet énarque !


                    C’est bien à un grand parti d’élaguer
                    C’est honteux de quémander le vote citoyen pour adouber, pour blanchir

                    • Fergus Fergus 21 mars 2013 14:16

                      Salut, Brieli.

                      Merci pour ce lien. J’ai sciemment passé sous silence dans cet article le passé délinquant de Mancel pour me concentrer sur le scrutin. Mais il est bon de rappeler que ce monsieur a parfois pris des libertés avec la morale politique.

                      Bonne journée.


                    • leypanou 21 mars 2013 14:48

                      Salut Fergus,

                      Cette élection législative partielle prouve une fois de plus l’aberration de notre système prétendu démocratique. Comment concevoir qu’une circonscription où il y a plus de 70% d’abstention doive avoir un député ? Est-ce que la démocratie se porterait plus mal s’il y a 586 députés au lieu de 587 ? (avec les Français de l’étranger, c’est encore plus ridicule car il y a 11 députés et 11 sénateurs, quoi qu’il arrive, alors que le taux de participation aux élections est dans les 30% je crois).

                      On en vient toujours au problème des partis politiques qui n’ont de compte à rendre à personne, qu’on soit content ou non, il y aura toujours 587 députés,300 et quelques sénateurs,etc, etc.

                      Déjà, avec un ou quelques députés en moins, cela ferait déjà un peu d’économie, chose qu’on rabâche aux oreilles tous les jours. Le PS perd de plus en plus de crédibilité auprès du citoyen lambda de peu de culture politique (pour moi en tout cas, cela fait très longtemps qu’il n’a plus aucune crédibilité), mais le FdG n’est pas plus audible pour autant.

                      Tant qu’il n’y aura pas de remise en cause de ce qu’on voit à la télé au niveau du pluralisme des opinions, on restera au moins point pendant très longtemps encore et c’est ce que souhaitent le PS et l’UMP-UDI.


                      • Fergus Fergus 21 mars 2013 16:29

                        Salut, Leypanou.

                        Le nombre pléthorique des députés en France est une anomalie par rapport aux autres pays. Et l’on en voit d’autant moins l’utilité qu’ils se comportent la plupart du temps comme des godillots pour ne pas hypothéquer leurs chances d’être réinvestis la fois suivante. Pitoyable !

                        Cela dit, il ne serait pas possible de laisser une circonscription sans député, sauf à introduire une inéquite de représentation.

                        Entièrement d’accord avec la conclusion. Hélas !

                        Bonne journée.


                      • Guy BELLOY Guy BELLOY 21 mars 2013 15:02

                        Bonjour Fergus,


                        "Manifestement, les électeurs français restent, dans une large majorité, enchaînés aux partis dominants. Un constat qui ne manquera pas de donner des aigreurs à tous ceux qui, comme moi, aspirent à un changement profond du paysage politique.

                        C’est en effet consternant, je vous rejoins là-dessus. Il reste qu’il est nécessaire de relativiser au vu de l’abstention plus que conséquente (72% !) qui démontre combien la politique du Président sortant déçoit. 
                        L’électorat semble perdu, sans repères, et, faute de connaissances politiques indispensables que le bipartisme se garde bien de lui apporter, revient à la niche UMP. 
                        L’âne décérébré tourne autour de la noria tel un zombie... 

                        • Fergus Fergus 21 mars 2013 16:36

                          Bonjour, Guy.

                          Il convient en effet de relativiser la portée de ce scrutin qui ne représente qu’une ciconscription sur les 587. Mais le fait est qu’il montre un fort rejet de la politique conduite par le tandem Hollande-Ayrault, et le pouvoir exécutif devrait prendre cette réalité en compte s’il ne veut pas poursuivre dans la voie de la dégringolade.

                          Cela dit, les électeurs semblent bel et bien perdus, comme vous le soulignez. Dommage qu’ils ne prennent pas leurs responsabilité en sautant le pas du vote alternatif à l’UMP et au PS.


                        • viva 21 mars 2013 15:42

                          Il serait tout a fait possible de rajouter un bulletin indiquant que l’on souhaite qu’aucun des candidats ne soient élus. Mais là il ne faut pas réver, les plus corrompus ne pourraient jamais être élus.


                          • Fergus Fergus 21 mars 2013 16:43

                            Bonjour, Viva.

                            Avec un tel bulletin, on se fait plaisir, mais cela ne fait ni chaud ni froid aux candidats mis en cause car ce type de bulletin est considéré comme un nul et n’intervient pas dans les décomptes d’exprimés.

                            En conséquence de quoi, ce bulletin ne joue aucun rôle. Il n’empêche donc pas le vainqueur d’être légitime légalement, et de se comporter comme tel, même s’il a très mal été élu, ce dont plus personne ne se souvient après quelques semaines, et cela les politiques le savent pertinemment.


                          • Dwaabala Dwaabala 21 mars 2013 17:20

                            L’exemple de la 2ème circonscription de l’Oise est passionnant en ce qu’il nous dessine l’avenir électoral.

                            Pour ceux qui redouteraient encore les succès futurs du FN, le message des responsables du PS est limpide quoique en contradiction avec celui de sa candidate : "On a toujours dit qu’il fallait appeler à voter au second tour pour un candidat républicain. Je ne pense pas que Jean-François Mancel soit républicain. Je connais ses accointances et ses relations très proches avec le Front national. Il n’y aura aucune consigne de vote .

                            Harlem Désir a appelé «  sans hésitation à faire barrage au Front national » lors du second tour. Autrement dit :

                            Vous n’avez rien à craindre de notre future déroute, vous n’aurez qu’à voter à droite pour faire barrage au FN.


                            • Fergus Fergus 21 mars 2013 19:02

                              Bonsoir, Dwaabala.

                              L’ancienne unité d’attitude des socialistes pour contrer le Front National dans un tel contexte a volé en éclats. A Beauvais, je ne serais pas surpris de voir la candidate du FN réaliser, grâce à l’apport de nombreuses voix de gauche, un score élevé face à Mancel.

                              Tout cela est effectivement très instructif.


                            • TSS 21 mars 2013 17:47

                              Le repris de justice Mancel ne devrait plus avoir le droit de se présenter à une élection et

                              cela depuis longtemps... !!


                              • Fergus Fergus 21 mars 2013 19:07

                                Bonsoir, TSS.

                                D’accord avec vous. Le problème est que son inéligibilité de 10 ans a été levée elle aussi depuis longtemps. Des gens comme lui, ou comme Balkany, devraient être définitivement écartés de la politique dès lors qu’ils ont été condamnés pour des délits commis dans le cadre de leurs mandats d’élus. Mais sur ce plan-là, on est malheureusement beaucoup plus proches des républiques bananières que des pays scandinaves.


                              • superyeti superyeti 22 mars 2013 09:41

                                Certains disent dans leur commentaire que si les électeurs s’abstiennent a plus de 73% c’est qu’ils semblent bel et bien perdus, ils sont désemparés, je ne suis pas du tout d’accord avec ces interprétations du nombre élevé d’abstentionnistes.

                                La politique du tandem Hollande/Ayrault déçoit un bon nombre d’électeurs de la vraie gauche, alors abstention de ceux-ci.

                                Le sieur Mancel n’arrive pas a convaincre la droite républicaine qu’il est l’homme providentiel pour cette élection, alors abstention de ceux-ci.

                                Et pour une bonne partie des électeurs, ils sont convaincus que les décisions politiques ne se prennent plus a l’Assemblée Nationale mais dans les conseils d’administration des banques, alors abstention de ceux-ci.

                                Une autre grosse partie des électeurs comprend qu’un nombre de plus en plus important de lois sont décidées et votées a Bruxelles, sans que les députés français aient leur mot a dire, alors abstention de ceux-ci.

                                Si un nombre élevé d’électeurs décident d’aller a la pêche ou de rester chez eux pour le 2éme tour, c’est bien la faute aux politiques français et aux diktats de l’Europe.


                                • Fergus Fergus 22 mars 2013 10:07

                                  Bonjour, Superyeti.

                                  Sans doute, mais cela ne change manifestement pas les grands équilibres en faveur de l’UMPS pour, au final, désigner l’un des leurs avec la légitimité légale nécessaire à la poursuite de la même politique.

                                  A moins qu’un sentiment de révolte dans les urnes n’anime l’électorat dimanche prochain en portant une 3e élue du FN à l’Assemblée, ce qui aurait les effets d’un séisme en vue des prochaines échéances. Ce n’est pas le scénario le plus probable, mais Mme Italiani à déjà obtenu 48 % aux cantonales. A suivre...


                                • Sarah 22 mars 2013 10:01

                                  Si les électeurs ne veulent plus être enchaînés aux partis dominants, ils doivent voter pour n’importe quel candidat autre que l’UMP ou le PS, quel qu’il soit.


                                  Un député UMPS de moins à l’Assemblée, c’est peu mais c’est toujours ça de moins.

                                  Les abstentionnistes ne sont majoritaires que comme silence.



                                  • Fergus Fergus 22 mars 2013 10:10

                                    Bonjour, Sarah.

                                    Bien que ce ne soit pas l’hypothèse la plus vraisemblable, un coup de pied dans la fourmilière est possibe dimanche prochain. A cet égard, je me permets de vous renvoyer à ma réponse ci-dessus à Superyeti.


                                  • eric 22 mars 2013 10:27

                                    Ah les gauches ! Toujours fâchées avec les chiffres en politique comme en économie.

                                    Que nous enseigne ce scrutin ? Perte d’électeurs en nombre d’un premier tour a l’autre, UMP 33%, FN 34%m, FdG 30% PS 60 % !
                                    Tous le monde perd dans une partielle, et sensiblement la même chose a 10% prêt. Sauf le PS, la, c’est la débandade.

                                    L’ultragauche, si on peut nommer ainsi des gens qui participent sans soutenir ( ils sont dans toutes les collectivités locales, syndicats, prébendes publiques a se partager postes et crédit avec la gauche « arrivée » Je préfère les appeler la gauche arriviste, celles qui veut encore plus. N’existe pas comme alternative politique dans un contexte démocratique. Elle reste Léniniste, une minorité bien organisée. Un noyau dur sociologique. Rejettee par 90 a 95% de l’électorat, elle perd d’un scrutin a l’autre un tout petit peu moins. Mais elle est tellement « concentrée » que cela n’a pas vraiment de sens.

                                    Le PS est un parti populiste  contestataire qui parvient a se faire élire en promettant tout et n’importe quoi a n’importe qui, mais sans susciter d’adhésion. Au delà de son étiage sociologique de 20 a 25% il parvient a mobiliser les mécontents en période de crise et de reformes. Ainsi Sarkozy en reformant lui a permis de cristalliser les conservatismes corporatistes. Des que le PS est au pouvoir, cet électorat volatil fuit ( 60% de pertes !) car ce parti s’avère incapable de gouverner, d’avoir une politique.
                                    L’auteur ne me contredira pas sur ce point. C’est le ni-ni-ni. Ni a droite, ni a gauche ni ailleurs du reste...

                                    Il n’y a de vrai projet politique qu’a droite. Reformer le pays et d’abord l’État en tentant d’y associer les forces de gauche. C’est le projet Sarkoziste. Le faire par une confrontation frontale avec les conservatismes corporatistes et idéologiques de gauche. C’est la voie FN.
                                    La prochaine alternance devrait produire un compromis entre ces deux positions. Droite traditionnelle plus a droite, FN plus ouvert, réunis autour de l’intérêt national pour surmonter enfin les conservatismes interesses des gauches.


                                    • Fergus Fergus 22 mars 2013 13:20

                                      Bonjour, Eric.

                                      Votre vision du panorama politique de notre pays est amusante car très partisane. Il suffit, pour s’en convaincre de se rapporter à deux de vos affirmations :

                                      1) « Ce parti (le PS) s’avère incapable de gouverner, d’avoir une politique ». Faux : même si l’on peut critiquer ses choix, Jospin a montré qu’il pouvait gouverner, au point que les médias ont, durant plus de 3 ans, qualifié le gouvernement socialiste de « dream team » ; et si Jospin n’avait pas été aussi maladroit durant la campagne au point d’être éliminé par le FN, sans doute eût-il été élu sans difficulté au 2e tour comme l’ont montré les sondages des RG.

                                      2) « Il n’y a de vrai projet politique qu’a droite ». Faux là encore. Je vous renvoie non seulement à ce que je viens d’écrire ci-dessus, mais aussi au quinquennat de Sarkozy, truffé d’un bout à l’autre de virages intempestifs, parfois à 180 %, et de sur-réactions contreproductives aux évènements. Hollande lui-même est sur une stratégie (insupportable à mes yeux car délibérément libérale) visant à temporiser délibérément afin de limiter les atteintes au modèle français dans l’attente d’un retournement de conjoncture qui rebattrait les cartes. Le pire est que cela peut marcher auprès de l’opinion si son pronostic se vérifie en 2014, voire en 2015, avec une embellie de tous les indcateurs et une dynamique positive en vue de 2017. 


                                    • eric 22 mars 2013 14:55

                                      Attendre et voir venir ce qu’offrira la conjoncture internationale, n’est ce pas la définition même d’une absence de politique ? Etre dans le vent, dans le lit du courant, c’est très exactement une ambition de feuille morte...
                                      Mais tous cela n’a une chance de fonctionner que tant que le PS partage assez les prébendes avec le FdG pour que celui-ci, en faisant semblant de protester, accepte de jouer les supplétifs.
                                      C’est vrai que Jospin avait cru pouvoir surfer sur la conjoncture. Il fut comme tous les socialistes. Il oublia qu’il substiste quand meme un peuple, contrairement a ce qu’ils croient. Celui-ci eut sa peau.
                                      A l’époque, il avait encore de quoi faire des cadeaux a ses clients. Baisse d’impôt et 35 heures, deux tiers de la hausse de notre endettement depuis 2002 d’après la cour des comptes. 400 des fameux 600 milliards...Cela n’a pas suffit. Alors Hollande....
                                      Enfin, l’essentiel est que vous admettiez que le FdG est hors jeux politique si ce n’est comme force d’appoint. Il faudrait maintenant tirer les conclusions politique de cette rupture totale avec le peuple. Une refondation ?....


                                      • Fergus Fergus 22 mars 2013 16:13

                                        @ Eric.

                                        Le Front de Gauche est hors-jeu pour la gagne... actuellement. Rien ne dit qu’il en ira de même dans quelques années, lorsque l’UMP et le PS seront définitivement rejetés par l’électorat.

                                        Pour ce qui est des 35 heures, loin d’être une erreur, cette orientation vers une plus grande réduction du temps de travail s’imposera comme une évidence lorsque les peuples d’occident comprendront que le partage est devenu une nécessité dans une société dominée par les automates.

                                        Pour ce qui est de l’endettement, ce que vous affirmez est totalement erroné, le champion de la dette sous la Ve République ayant été, et de très loin, Sarkozy aux 3 postes qu’il a occupés en rapport avec l’économie du pays : le Budget sous Balladur, les Finances sous Raffarin et bien sûr l’omniprésidence du dernier quinquennat. 3 pics de dette ! D’accord avec vous en revanche pour reconnaître que Jospin, malgré une conjoncture plutôt favorable, n’a rien fait pour diminuer cette dette. A son crédit dans le même temps, un rétablissement des comptes sociaux, depuis repartis dans le rouge sous la gestion UMP.

                                        Bonne journée.


                                      • eric 23 mars 2013 06:58

                                        Non, non, je vous assure, relisez le rapport de la Cour, un bon tiers des baisses des recettes de l’État et de la hausse de l’endettement public, ce sont les exonérations pour leur clientèle de la classe moyenne sup réalisé par Jospin Fabius et le cout des 35 heures qui a profite essentiellement aux mêmes. Bon, il est vrai que que les conséquences se sont fait sentir sous la droite et que Sarko na pas ose s’attaquer de front a ces prébendes clientélistes crée par la gauche a la fin de ses mandats. Mais, bon, il n’était pas suicidaire. Quand on voit a quel point ils ont manifeste parce qu’on leur demandait de faire un peu d’effort aussi sur les retraites...


                                      • Defrance Defrance 27 mars 2013 19:38

                                         Bonjour Fergus ! 

                                           J’habite dans l’Oise et je constate que le FN monte de jour en jour avec le chômage, les fermetures d’usine et des élus pourris qui sont mis en tète de gondole à, chaque élection ! 

                                        Jean-François Mancel a connu plusieurs affaires judiciaires.

                                        En 1997, Jean-François Mancel alors président du conseil général est l’objet d’un rapport très sévère de la Chambre régionale de comptes de Picardie. Une série de procédures judiciaires visent alors sa gestion du département.

                                        La même année, il fait l’objet d’une information préliminaire dans « l’affaire dite des Caddies ». Entre 1989 et 1992, sous sa présidence, il lui a été reproché d’avoir effectué des dépenses personnelles par le biais du conseil général de l’Oise. Au titre de président du conseil général et donc responsable de celui ci, J.-F. Mancel a effectué un remboursement partiels de celles-ci. En 1998, le procureur de la République de Beauvais classe l’affaire sous condition de remboursement7,8.

                                        Jean-François Mancel est mis en examen le 8 septembre 1998 pour « détournement de fonds publics » et « recel d’abus de biens sociaux » dans une affaire relative à des commissions sur des emprunts passés ou renégociés de 1986 à 1990 avec la société Rhoddlams de Michel Pacary, un intermédiaire financier mis en examen qui affirme avoir redistribué une partie de ses commissions, principalement au RPR. En 2002, en appel, la Cour des comptes le blanchit de ces accusations, le dossier ne permettant pas d’établir que les prestations de Rhoddlams étaient fictives9.

                                        Puis, il est reproché à Jean-François Mancel un conflit d’intérêts entre sa position de président du conseil général attributeur de marchés à Euro-2C et son statut d’actionnaire de la chaîne de parfumeries « Séduire » dont Euro-2C10 était également l’un des actionnaires. Après une condamnation en première instance par le tribunal correctionnel de Beauvais (Oise), Jean-François Mancel est relaxé le 29 novembre 2001 par la cour d’appel d’Amiens. Cet arrêt est ensuite censuré par la Cour de cassation. Le 14 avril 2005, Jean-François Mancel est condamné par la 9e chambre de la cour d’appel de Paris à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende11 et dix ans d’inéligibilité. Le 1er décembre 2005 la Cour de cassation de Paris rejette son pourvoi et confirme les peines prononcées en appel. Le 2 mars 2006, la Cour d’appel de Paris annule son inéligibilité tout en confirmant sa condamnation avec sursis et son amende. Jean-François Mancel a déféré l’arrêt de la Cour de Cassation devant la Cour européenne des droits de l’homme, où il obtient satisfaction en juin 2010 selon l’argument que « la Cour de cassation n’aurait pas dû se pencher deux fois dans une composition quasi identique sur le dossier »12.


                                        • Fergus Fergus 27 mars 2013 20:04

                                          Bonjour, Defrance.

                                          Merci de rappeler les différentes casseroles accrochées aux basques de Mancel. Qu’un type comme lui puisse encore avoir sa place à l’Assemblée Nationale est l’une de ces aberrations dont notre pays est malheureusement coutumier. On est bien loin de l’éthique exigée des élus dans les pays scandinaves !

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