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Accueil du site > Actualités > Politique > Chirac et les autres

Chirac et les autres

Le bilan de Jacques Chirac a été largement survendu au cours de ces trois derniers jours. Le quasi unanimisme de la machine à laver médiatique, sous le coup d’une émotion réelle mais loin d’être partagée par tout le monde ne servira pas la vérité sur le bilan de cet homme politique.

L’homme ambitieux

Sans vouloir le qualifier de roi fainéant, comme le fit Sarkozy, il faut bien reconnaître que son bilan est surtout marqué par une ambition, celle de devenir Président de la République, sachant que le poste constitue davantage aujourd’hui l’incarnation d’un roi, d’un guide pour le peuple qu’un dirigeant en capacité d’agir. Son action, malgré les promesses électorales se réduit souvent à peau de chagrin sous les coups de boutoirs du néolibéralisme. En cela, Chirac ne fut ni meilleur, ni pire que tous les autres Présidents depuis les années 80.

Alors, Chirac ? Humain ? Engagé sur certains dossiers, comme le handicap ? Fauve politique ? Roublard ? Truculent ? Amoureux des terroirs ? Hyperactif ? Sympathique ? Gargantuesque ?...

Oui, tout cela est vrai, mais aussi un opportuniste au bilan politique faible et en tous les cas occulté par une image façonnée par lui-même son entourage et les médias.

La machine à laver médiatique

Au cours des hommages hagiographiques distillés par tous les médias aidés en cela par les gardiens du temple chiraquien faisant la tournée des plateaux et faisant la part belle aux séquences d’archives, on en vient presque à regretter que le Président Chirac ne se soit pas occupé du pays dans son ensemble à l‘image de ce qu’il a fait pour la Corrèze ou pour la charcuterie lors de ses passages au salon de l’agriculture.

Bref, on a eu parfois l’impression que les français n’ont pas élu un Président de la République mais un président du Conseil Général.

Le clou du mauvais goût pendant cette période de deuil revient à l’IFOP qui élève Chirac au rang de Président de la République préféré des personnes interrogées, avec de Gaulle… On se prend à douter du jugement des Français, sous le coup de l’émotion sans doute, et on s’interroge sur leur capacité (et sur l’opportunité) à juger deux hommes politiques à 40 ans d’intervalle. On croit percevoir les ravages sur le cerveau de la téléréalité et des réseaux sociaux qui nous incitent à réagir dans l’instant.

C’est vrai que de Gaulle n’était pas très tête de veau et bière et qu’il n’allait pas taper dans le dos des électeurs au bistrot du coin et on ne lui connaissait pas de frasques extra conjugales. C’est vrai également qu’il payait les repas de ses invités privés à l’Elysée. Rien de commun avec Chirac, par conséquent ni sur le comportement individuel, ni sur l’action politique qu’il est difficile de mettre en parallèle, les époques étant différentes.

Sur le plan judiciaire, rien à voir non plus. Pas les moindres incriminations de de Gaulle pour abus de confiance, détournements de fonds publics, prise illégale d’intérêts, bref, vraisemblablement un nain politique pour les personnes sondées…

Bref, c’est la nostalgie d’une France rassemblée avec un type sympa qu’on inviterait bien à l’apéro chez soi qui fait office de bilan.

Quel bilan politique ?

Des intentions, mais peu de réalisation sur le plan intérieur et parfois une absence de sens politique comme la dissolution de l’Assemblée Nationale. L’abandon de réformes controversées sur les retraites ou de la rémunération de jeunes salariés et surtout un second mandat vide alors qu’il avait en main toutes les cartes pour fédérer une France républicaine après les 82 % de voix au second tour de la présidentielle. On notera également l’échec du référendum européen de 2005, (qui s’est traduit par un tour de cochon sarkosyste trois ans plus tard) qui donne une image contrastée de sa politique européenne.

A son actif, des décisions ou des engagements qui ne coûtent rien mais qui font du bien comme le refus de l’engagement du pays dans la guerre en Irak ou bien encore le discours de Johannesburg sur « la planète qui brûle et nous regardons ailleurs ».

Alors, le pire des Présidents ?

Non ! Comme son prédécesseur et ses successeurs, il est allé chercher une légitimité difficile à acquérir sur le plan intérieur à cause du néolibéralisme ambiant, en promouvant une politique extérieure susceptible d’entrainer les Français.

Mitterrand capitula rapidement contre les « puissances de l’argent » et instaura la rigueur dès 1983 et en politique étrangère fit des gestes forts comme celui vis-à-vis de l’Allemagne. Sur la plan personnel, il s’illustra avec sa double vie qu’il s’efforça de masquer, au prix d’écoutes téléphoniques douteuses.

Avec Sarkozy, on allait voir ce qu’on allait voir. Son activisme pro médef et pro mondialisation annonçait des réformes qui se sont crashées sur la crise financière de 2008 provoquée par ceux-là même qu’il prétendait favoriser. Voilà pourquoi, aujourd’hui, les français ont du mal à entendre le mot « réforme » qui se traduit par régression sociale. Il est peu de dire que le raid en Lybie censé protéger notre civilisation ne fut pas compris par le peuple qui a eu tendance à y voir un règlement de compte personnel avec Kadhafi. Avec Sarkozy, nous eûmes droit à la mise en scène permanente de la vie de couple qui fit le bonheur des gazettes et surtout à une rafale de mises en examen en cours consécutive au financement de la campagne présidentielle.

Que dire de Hollande, sinon qu’il s’aligna rapidement sur les thèses néolibérales après avoir proclamé pendant la campagne électorale que « son ennemi c’était la finance » ? Beau résultat, avec les vingt milliards du CICE aujourd’hui pérennisés qui font les beaux jours des actionnaires des entreprises du CAC 40 avides de résultats. Pour le reste, le symbole du Président réunificateur a été obtenu lors des attentats de 2015 et les frasques extra conjugales n’impliquèrent pas d’autres dépenses que celles d’un scooter.

Et Macron dans tout cela ? D’abord des symboles, celui d’un jeune président arrivé au sommet au prix de la trahison de son prédécesseur. Ensuite, une volonté inexpugnable de « réformer » assortie de saillies verbales sur ces allocations qui coûtent un pognon de dingue ou bien encore les ponctions sur les retraités modestes ou la prompte récupérations des bienfaits supposés du CICE instauré par Hollande . Bref, un Sarkozy potentiellement puissance dix… sauf si les français, constatant que la réforme des retraites et de l’assurance chômage vont encore se traduire par une régression sociale et une augmentation des dividendes des actionnaires, ne mettent le holà. La mort de Chirac le jour du lancement du grand débat sur les retraites à Rodez peut ressembler à la malédiction du chat noir. S’agissant enfin de la planète, Macron met en œuvre le principe énoncé par Chirac, c’est-à-dire qu’il incite à regarder ailleurs…, vers l’Amazonie, ou bien en demandant aux jeunes d’aller manifester en Pologne au lieu de balayer devant sa porte, bref, la synthèse parfaite du ni de gauche ni de droite accompagnée d’une dérive autoritaire.  

 

En conclusion, CHIRAC aura été le symbole d’une forme d’immobilisme politique, d’une absence de corpus idéologique, mais un type tout de même franchement sympa et légèrement magouilleur…. Pas le cas de ses illustres successeurs cités dans cet article qui sous couvert d’aimer la France et de la regarder dans les yeux se sont empressés de servir la soupe au Médef et autres lobbies financiers et industriels sans que des résultats sur la vie quotidienne des français s’en ressente, au contraire.

Il ne reste qu’à espérer que les Français, éclairés par l’histoire, arrêtent de répondre aux sondages sous le coup de l’émotion en mettant sur un pied d’égalité De Gaulle et Chirac et prennent enfin en mains leurs destinées. 


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83 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 1er octobre 13:19

    Machine à laver médiatique ? je ne vous conseille pas de lui confier votre linge : lien.


    • Michel DROUET Michel DROUET 1er octobre 14:47

      @Séraphin Lampion
      En l’espèce, dans ce cas de figure, cela relève du nettoyage industriel.


    • leypanou 1er octobre 14:43

      On croit percevoir les ravages sur le cerveau de la téléréalité et des réseaux sociaux qui nous incitent à réagir dans l’instant 

       : en voilà un d’Extinction Rebellion dont le cerveau a été sensiblement ravagé.

      D’après l’article complet ici, on risque d’assister à un suicide collectif comme pour le Temple Solaire mais une société avec moins d’enfants pour préserver la planète est plus probable.


      • leypanou 1er octobre 14:48

        @leypanou
        sauf si les français, constatant que la réforme des retraites et de l’assurance chômage vont encore se traduire par une régression sociale et une augmentation des dividendes des actionnaires, ne mettent le holà 

         : comment pourront-ils faire ?

        Ne vous en faites pas : si l’oligarchie sent que l’actuel ne pourra plus passer, elle aura une solution de rechange, à coup d’enfumage 24h/24, 7j/7.


      • Michel DROUET Michel DROUET 1er octobre 14:58

        @leypanou
        La technique est bien celle que vous décrivez, mais ça commence à se voir un peu beaucoup. Il va falloir trouver une autre stratégie et à part l’autoritarisme que je note, je ne vois pas...


      • Buzzcocks 1er octobre 15:21

        Après, faut reconnaitre que gouverner ce pays, ne doit pas être tache aisée. Chaque français ou corporation veut des reformes mais à condition qu’on ne touche pas à sa prébende. Il faut plus de services publics mais c’est à l’autre de payer.

        Avec le postulat que si tu ne casses pas tout, tu n’obtiens jamais rien : la FNSEA détruit le parlement de Bretagne, ils sont vite écoutés. 

        Alors, soit tu fais du Chirac ou du Hollande, tu gouvernes sans vouloir heurter qui que ce soit, et tu ne fais pas grand chose. Soit tu fais le matamore à la Sarkozy/Macron, et tu te crashes en beauté en voulant jouer les musclors.

         


        • Michel DROUET Michel DROUET 1er octobre 15:51

          @Buzzcocks
          Bonjour
          Remarque pertinente et très bonne synthèse.


        • Fergus Fergus 1er octobre 23:18

          Bonsoir, Buzzcocks

          Rectification importante : pour une fois, ce n’était pas les agriculteurs de la FNSEA qui étaient à la manoeuvre lorsque un feu de détresse a déclenché l’incendie du parlement de Bretagne, mais les marins-pêcheurs. 


        • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 07:43

          @Fergus
          Bonsoir Fergus
          On ne prête qu’aux riches. Précision utile ; mais Je ne suis pas toujours convaincu par le feu de détresse qui aurait déclenché l’incendie...


        • keiser keiser 1er octobre 15:40

          "le raid en Lybie censé protéger notre civilisation ne fut pas compris par le peuple qui a eu tendance à y voir un règlement de compte personnel avec Kadhafi."

          Ce qu’il faut comprendre :

          Les États-Unis ont voulu détruire les velléités de Kadhafi à créer le front monétaire Africain.

          Avec : L’ UMA (union monétaire africaine) et BCA (banque centrale africaine)

          Cela pour en finir avec le monopole du pétro-dollar.

          Alors ...

          Le prix Nobel de la paix ( Obama ) n’a pas été très content des ambitions de Kadhafi.

          Ils a donc commencé la destruction de la Libye de Kadhafi.

          Mais comme, Prix Nobel de la paix oblige.

          Il lui fallait conserver son prix Nobel, évidemment.

          Ce dernier, a donc refilé la patate chaude à Sarko.

          Et Sarko a vite saisi l’occasion de se débarrasser de ce sponsor trop encombrant.

          Voila, c’est aussi simple que cela.


          • Michel DROUET Michel DROUET 1er octobre 15:52

            @keiser
            Bonjour
            Sponsor, c’est le terme qui convient et que je cherchais...


          • keiser keiser 1er octobre 17:06

            @Michel DROUET

            Salut
            Heureux d’avoir pu vous aider. smiley


          • Buzzcocks 1er octobre 17:05

            Chirac fait parti de la dernière génération qui n’avait pas une armée de conseillers en communication sortie de Euro Rcsg.

            Maintenant, il faut avoir un contrat d’exclusivité avec Mimi Marchand pour dévoiler dans Gala les photos en exclusivité des vacances à Bregançon. Il faut parler de level up la start up nation et crowfoundé le mixing market, do it yourself. 

            Chirac, était donc compréhensible, gaffeur à souhait, pas marqueté par des têtes de cons sortis d’école de commerce. Ca le rendait humain. Maintenant, un président ou une boite de couscous, c’est pareil. 


            • Michel DROUET Michel DROUET 1er octobre 17:15

              @Buzzcocks
              Je trouve que c’est un peu désobligeant pour le couscous. Je penche plutôt pour le bac à glace.


            • Massaliote 3 octobre 12:33

              @Buzzcocks
              Le couscous est moins indigeste.


            • jymb 1er octobre 19:06

              Radars, repentance, repris de justice.....J’arrête au bord de la nausée


              • Fergus Fergus 1er octobre 23:22

                Bonsoir, jymb

                Parmi les rares points dont Chirac peut être crédité, il y a indiscutablement la mise en place d’une politique de sécurité routière qui a eu des effets très positifs et le discours du Vel’ d’Hiv’ attendu à juste titre depuis très longtemps par les Juifs de France.


              • Eric F Eric F 2 octobre 10:03

                @Fergus
                Le discours du vel d’hiv par Chirac, tout comme la suppression de la peine de mort par Mitterrand ou le mariage pour tous par Hollande, cela ne change pas la vie quotidienne de la population. Par contre, si on cherche un résultat tangible pour Chirac, on peut relever que le taux de chômage était inférieur après ses deux mandats par rapport au début -même si Jospin a fait le gros du boulot-.


              • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 10:19

                @Eric F
                Oui, le sociétal et la politique étrangère font souvent office de cache misère.


              • Eric F Eric F 2 octobre 12:48

                @Michel DROUET
                « le sociétal et la politique étrangère font souvent office de cache misère »

                absolument !
                à quoi s’ajoute désormais le vibrionisme climatique (je parle du discours et des congrès, non de l’action véritable). Alarmisme sur le CO2, mais minimisation sur des fumées toxiques. 


              • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 1er octobre 20:19

                « il est allé chercher une légitimité difficile à acquérir sur le plan intérieur à cause du néolibéralisme ambiant, »


                Non, il n’y avait rien de difficile pour lui à acquérir une légitimité intérieure, il lui suffisait de faire appliquer à la lettre la constitution de 1958, les droits de l’homme de 1789 et le préambule de la constitution de 1946 comme le lui ordonne l’article 5 de notre constitution : « "Le Président de la République veille au respect de la Constitution."

                 

                Au lieu de cela, il nous a mis des impôts tant et plus avec son Juppé, il nous a mis des PV tant et plus avec son Sarko. En 2007, il a laissé Sarko piétiner le référendum de 2005 sans aucunement élever la voix.


                • Eric F Eric F 2 octobre 13:00

                  @Daniel PIGNARD
                  "En 2007, il a laissé Sarko piétiner le référendum de 2005 sans aucunement élever la voix."


                  Chirac était alors retiré de la politique (devoir de réserve), ceci étant il aurait pu s’opposer à la ratification dans le cadre du Conseil Constitutionnel, on ne saura pas s’il s’est prononcé en ce sens, les délibérations sont à huis clos (du reste le CC n’a été consulté que pour savoir s’il fallait modifier la constitution préalablement à la ratification).


                • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 3 octobre 11:52

                  @Eric F

                  Le devoir de réserve quand il s’agit d’un grand principe bafoué n’a pas lieu d’être, et ce grand principe est :

                  « Le principe de la République est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. » (Article 2 de la constitution de 1958)

                  « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. » (Article 3 de la constitution de 1958)

                   

                  Le texte suivant ne permet pas de proposer au Parlement une loi refusée par référendum mais permet seulement de refaire un référendum deux ans après minimum.

                  « Lorsque la proposition de loi n’est pas adoptée par le peuple français, aucune nouvelle proposition de référendum portant sur le même sujet ne peut être présentée avant l’expiration d’un délai de deux ans suivant la date du scrutin. » (Article11 de la constitution de 1958)


                • exol 1er octobre 20:21

                  Très beau portrait d’un homme politique français avec service 3 pièces là où il faut , qui ne s’embarrassait pas des petites vermines sans envergures mises sur sa route . Il a empapaouté les veaux jusqu’à l’os et c’est pour çà qu’il aimait tâter le cul des vaches. Seul petit bémol sur ce n’article , le style verbeux et emphatique , je dirais même prétentieux d’un piètre auteur n’étant pas à la hauteur de ses prétentions littéraires . Chirac un géant au pays des nouilles , Mimi un nain de scribouillard sur un site citoyen.


                  • Michel DROUET Michel DROUET 1er octobre 20:51

                    @exol
                    Je vois que vous n’avez pas aimé ma remarque vous concernant dans l’article de Fergus....
                    Petite réaction de frustration, donc... mais ça passera...


                  • exol 1er octobre 21:00

                    @Michel DROUET
                    Tout çà sans grossièreté .


                  • eau-pression eau-pression 6 octobre 09:13

                    @exol
                    Salut

                    Ca fait plaisir de voir un peu de castagne en allumant son ordi. Motivés, les frenchies, on est quand même des millions contre une île de quelques milliers d’habitants. Pour ceux que ça intéresse, bientôt France-Tsonga.

                    Ouais, 3 pièces qu’il offrait à qui il voulait, et pas à la Maggy. Enfin, c’est peut-être Bernadette qui posait les limites d’utilisation du lance purée, non ?

                    Ca m’espante de ne pas avoir vu parler du rôle de ces dames. Il y a quelques années, j’ai vu un reportage bien fait dont il résulte, en simplifiant, que l’ambition politique n’était pas chez Jacques mais chez Bernadette.

                    Je dis donc ça au premier qui passe et qui parle le gaulois. Ressasser le passé, à quoi bon ?

                    Si on parlait de Brigitte. C’est quoi pour elle, le blondinet ? Un colifichet pour claquer le bec des copines ?


                  • Numèrologue Numèrologue 6 octobre 09:29

                    @eau-pression

                    Tu as dit vrai mon ami. http:// mediumvoyantsidick.eklablog.com


                  • JMPBW 1er octobre 21:00

                    Je vous propose de classer nos six derniers présidents en fonction du niveau de dette (en % du PIB) durant leur passage à l’Elysée rapporté à la durée de leurs mandats.

                    Giscard  74 à 81  20 % > 20 % = 1

                    Mitterrand 81 à 95 20 % > 45 % = 2,25 x soit + 9 % par an

                    Chirac    95 à 07 45 % > 65 % = 1,44 x soit + 3.6 % par an

                    Sarko    07 à 12 65 % > 90 % = 1.38 x soit + 7.6 % par an

                    Hollande  12 à 17 90 % > 98 % = 1.08 x soit + 1.6 % par an

                    Macron   17 à 19 98 % > 99 % pour une promesse électorale de 93 % en 2022 qui sera intenable. 

                    Classement Giscard, Hollande, Chirac, Sarko, Mitterrand.

                    Chirac n’est pas le pire, je suis d’accord avec vous.

                    Durant son passage la dette a même fait un palier à 60 % alors que sa hausse a été continue depuis 1980.


                    • titi 1er octobre 22:43

                      @JMPBW

                      L’époque Chirac est même marqué par le seul moment où la dette est stabilisée en valeur absolue et pas seulement le ratio dette / PIB.

                      Cela correspond à la privatisation des autoroutes. 


                    • Michel DROUET Michel DROUET 1er octobre 22:53

                      @titi
                      Avec des pertes de recettes par la suite, donc...


                    • Fergus Fergus 1er octobre 23:25

                      Bonsoir, JMPBW

                      D’autant plus que dans les 12 années Chirac, il y a 5 années Jospin pendant lesquelles le rôle du défunt président a été quasi-nul au plan économique.


                    • jmdest62 jmdest62 2 octobre 08:22

                      @Fergus
                      Bien vu !
                      Les gens ont vraiment peu de mémoire
                      @+


                    • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 08:32

                      @Fergus
                      Il faut rappeler également l’AVC dont il a été victime en 2005 et qui n’a pas facilité sa fin de règne.


                    • Fergus Fergus 2 octobre 09:26

                      Bonjour, Michel DROUET

                      En effet. Après cet épisode fâcheux, il n’en a été que plus inconsistant.


                    • Eric F Eric F 2 octobre 10:20

                      @Michel DROUET
                      en effet, privatiser les autoroutes (ou ADP...), ce sont des recettes publiques en moins, En outre, on oublie souvent que les privatisations diminuent les « actifs » de l’état, qui servent de contrepartie à la dette publique.

                      C’est donc une politique de Gribouille, mais contrairement à une légende urbaine, elle n’est pas spécifique à l’UE, ni même au dogme néo-libéral mondialiste, mais au besoin de financement public à court terme, les rois de France le faisaient, et même Poutine l’a fait https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/russie-letat-relance-un-grand-plan-de-privatisations ) ; La Chine privatise aussi une partie de l’industrie, mais pour d’autres raisons, cela lui permet d’agir à l’international.


                    • titi 2 octobre 12:55

                      @jmdest62

                      « Bien vu !
                      Les gens ont vraiment peu de mémoire  »

                      Non pas bien vu.
                      Et surtout mal compté.

                      La stabilisation de la dette c’est Chirac + Raffarin.

                      Jospin, et malgré la propagande, n’a pas stabilisé la dette.
                      Il y’a eu un moment avant l’an 2000, où le PIB a crû plus vite que la dette ce qui fait que la courbe dette/pib a semblé marquer le pas.

                      C’est d’ailleurs à ce moment que les partis de gauche avaient fait croire qu’il y avait une cagnotte, montrant ainsi leu incapacité totale à gérer un budget.


                    • titi 2 octobre 12:59

                      @Eric F

                      « en effet, privatiser les autoroutes (ou ADP...), ce sont des recettes publiques en moins, »« 

                      Si le budget est excédentaire ou au moins équilibré : oui.
                      Dans le cas contraire et c’est le cas de la France : non.

                      Les recettes perdues sont à mettre en balance avec les intérêts qui auraient dû être payés sur les obligations d’Etat qui auraient été émises sans la vente d’ADP.

                       »n outre, on oublie souvent que les privatisations diminuent les « actifs » de l’état, qui servent de contrepartie à la dette publique. "
                      Pas du tout. C’est la différence actif/passif qui sert de contrepartie.
                      Or la dette alimente le passif. 
                      En vendant ADP et en se désendettant, l’Etat a perdu de l’actif, mais aussi du passif.
                      Donc jeu à somme nulle.


                    • titi 2 octobre 13:01

                      @titi

                      Oups j’ai mis ADP. Mais c’étaient les autoroutes :)

                      J’anticipe.


                    • Eric F Eric F 2 octobre 13:02

                      @titi
                      non pas jeu à somme nulle, il n’y a pas eu désendettement équivalent au total de l’actif cédé.


                    • titi 2 octobre 13:03

                      @titi

                      J’adore rappeler que c’est Raffarin, le premier ministre le moins charismatique de ces 40 dernières années qui est le seul a avoir obtenu des résultats.

                      Alors qu’il a été complètement oublié...


                    • titi 2 octobre 18:32

                      @Eric F

                      Les recettes de la vente ont été consommées.
                      Sans ces recettes la dette aurait augmenté d’autant.


                    • Eric F Eric F 2 octobre 18:44

                      @titi
                      d’accord avec votre dernière remarque, mais cela revient à vendre la vaisselle de famille pour boucler les fins de mois.


                    • Eric F Eric F 2 octobre 18:54

                      @titi
                      « Raffarin, le premier ministre le moins charismatique de ces 40 dernières années »
                      Ni Barre, ni Bérégovoy, ni Balladur, ni Fillon, ni Ayrault, ni Philippe n’ont été particulièrement charismatiques, ni n’avaient été des personnalités de premier plan avant leur passage à Matignon, ils ont été choisis comme « collaborateurs ». Ceux considérés comme « bons gestionnaires » avant leur promotion ont laissé filer la dette. Finalement les PM ayant eu le plus d’audience ont été ...ceux de cohabitation.


                    • JMPBW 2 octobre 21:20

                      Cette analyse douteuse était volontaire, pour stimuler un peu les commentaires.
                      L’impact de la privatisation des autoroutes n’est cependant pas aussi importante que certains voudraient le dire 14 Mds sur une dette de 1300 cela n’affecte que les décimales.

                      Il faudrait par contre prendre en compte le taux moyen de la dette qui a été divisé par 20 entre 1981 et 2017.

                      Faites l’essai en prenant en compte le taux moyen durant le mandat de chacun.

                      Et vous verrez que le plus mauvais n’est pas mort.


                    • titi 6 octobre 23:37

                      @Eric F

                      «  cela revient à vendre la vaisselle de famille pour boucler les fins de mois. »

                      Le seul moyen de ne plus vendre la vaisselle de famille serait d’équilibrer le budget.
                      Les recettes de l’Etat c’est à peu prêt 250 milliards... ses dépense 330 milliards.

                      Sur quel poste proposez vous d’économiser les 80 manquants ?
                      A moins de réformer complètement le pays c’est impossible.
                      Et comme le risque politique est trop grand, alors nous allons continuer à vendre la vaisselle.


                    • Michel DROUET Michel DROUET 7 octobre 08:17

                      @titi
                      On peut équilibrer le budget autrement qu’en diminuant les dépenses, par exemple en augmentant les recettes (rétablir l’ISF) ou en conditionnant les aides de l’Etat aux entreprises à la création réelle d’emplois pour le CICE (en augmentant le nombre d’emplois on augmente mécaniquement les recettes sociales et fiscales) ce qui éviterait que cette aide soit confisquée par les actionnaires dont les dividendes atteignent des sommets en France.
                      La baisse des dépenses publiques ne doit pas être un dogme mais si elle se traduit par un affaiblissement de l’Etat dans les territoires ou un manque de moyens de contrôle des entreprises polluantes (Lubrizol, à Rouen par exemple), on a tout faux.
                      C’est donc sur les deux leviers de la maîtrise des dépenses (et leur efficacité) et celle du contrôle de l’usage des aides versées que l’on arrivera à rééquilibrer le budget.


                    • titi 7 octobre 19:30

                      @Michel DROUET

                      «  par exemple en augmentant les recettes (rétablir l’ISF) ou en conditionnant les aides d  »
                      Bah vous pouvez continuer à vous bercer d’illusions si ça vous chante.
                      Mais vous ne trouverez pas 80 milliards par an.

                      Faut sortir du carcan idéologique et revenir à l’arithmétique...

                      « La baisse des dépenses publiques ne doit pas être un dogme mais si elle se traduit par un affaiblissement de l’Etat dans les territoires ou un manque de moyens de  »

                      L’Etat n’a jamais autant dépensé.
                      Donc ne parler pas de manque de moyens.


                    • Abou Antoun Abou Antoun 1er octobre 22:08

                      Excellente synthèse. Vous auriez pu parler de l’intervention en Serbie, à mon avis la plus grave faute de Chirac en matière de politique étrangère.


                      • Eric F Eric F 2 octobre 19:10

                        @Abou Antoun
                        On peut penser que les rancœurs suite au conflit bosniaque ont accentué l’hostilité des « alliés » envers la Serbie lors de l’affaire du Kosovo, considérée en quelque sorte comme une opération « punitive » pour solde de tous comptes. Car il est notoire que la barque serbe a été outrageusement chargée.


                      • Olivier 1er octobre 23:06

                        Chirac est finalement très symbolique de ce qu’est devenue la classe politique actuelle : des carriéristes à la pensée creuse, corrompus jusqu’à la moelle, soumis aux diktats de la finance mondialiste et organisant le sourire aux lèvres la liquidation de leur pays, par le grand remplacement ethnique et l’abandon de la souveraineté nationale dans le processus européen.

                        Mais après tout c’est bien ce que veulent les français, qui se plaignent beaucoup mais finissent toujours par voter pour la même clique. Michel Audiard aurait su trouver le mot qui con-vient...


                        • Fergus Fergus 1er octobre 23:13

                          Bonsoir, Michel

                          Un regard lucide sur ce qu’ont été les différentes facettes de la personnalité de Chirac et sur la manière dont il s’est inscrit dans la Ve République, sans doute ni pire ni meilleur que ses successeurs à l’Elysée.

                          J’ai bien aimé l’image du « président de Conseil général ». C’est en effet comme cela que je l’ai vu en différentes occasions. Tout comme Hollande.


                          • exol 1er octobre 23:19

                            @Fergus
                            Le bal des faux culs qui viennent se congratuler l’un , l’autre , comme c’est touchant. Il y a de la solidarité même dans la médiocrité littéraire.


                          • Fergus Fergus 1er octobre 23:28

                            Bonsoir, exol

                            Qui parle de littérature ? Nous ne sommes pas dans un talk-show culturel. 
                            Qui plus est, je ne crois pas que votre style soit d’un tel niveau  tant sur la forme que sur le fond  que vous puissiez vous ériger en censeur des auteurs de ce site !


                          • exol 1er octobre 23:48

                            @Fergus
                            Sous la belle couverture du livre qui vous représente à la manière de votre avatar , je ne vois que pages blanches ou griffonnées. L’autodidacte est en fait un amalgame incohérent de diverses données ingurgitées çà et là sans aucune cohérence , votre univers mental est chaotique et confus . C’est comme si l’on avait voulu faire rentrer de force un marteau par le goulot d’une bouteille . Bref vous régurgitez sans coordination un patchwork de savoir , juste pour satisfaire votre ego hypertrophié . Vous avez le culte de votre personne , c’est à dire un nain de jardin en porcelaine se prenant pour un géant d’acier.


                          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 1er octobre 23:57

                            @exol

                            Salut Bébert...ben tu sais parler la France mon coco . Lol . Je le savais déjà. Bonne nuit.


                          • Cadoudal Cadoudal 2 octobre 00:25

                            @Aita Pea Pea
                            Ah ouais, il prend cher le révérend sur ce coup-là...lol...


                          • jmdest62 jmdest62 2 octobre 08:28

                            @Fergus
                            Perso j’ai bien aimé :
                            "un type tout de même franchement sympa et légèrement magouilleur…

                            « 
                            A ce compte là , on se demande pourquoi Balkany est en tôle puisqu’il réunit les mêmes »qualités".....il est vrai que , ne faisant pas preuve de sénilité ,

                            Balkany a pu être jugé.
                            @+


                          • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 08:46

                            @Fergus
                            Oui, c’était le style de l’élu qui passait son temps a faire obtenir des avantages à ses électeurs de terrain, sauf que son influence ne pouvait pas aller au delà de la Corrèze, enfin si l’on excepte les emplois fictifs de la Mairie de Paris qui n’étaient pas tous corréziens.


                          • Fergus Fergus 2 octobre 09:25

                            Bonjour, exol

                            Hélas  ! tout le monde n’a ni votre talent, ni votre élévation d’esprit. Je m’incline donc sans réserve devant la qualité de vos articles, tellement frappés au coin de la pertinence et si remarquables par leurs fulgurances intellectuelles.

                            Mais voilà que l’on m’informe qu’il n’y a jamais eu le moindre article de bébert alias exol, uniquement des centaines de commentaires, le plus souvent délibérément fielleux. J’ai donc confondu avec un autre. Une méprise sans doute due à l’âge.  smiley


                          • exol 2 octobre 09:34

                            @Fergus
                            Vous n’avez rien compris encore une fois de mes talents , j’innove sur ce site un concept :« le non écrit » , mais je sais que vous ne pouvez pas comprendre , il fait appel à la physique quantique .


                          • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 09:49

                            @exol
                            Formidable ! Je vous conseille d’aller jusqu’au bout du concept.  smiley


                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 octobre 10:05

                            @jmdest62
                            Ils ne sont pas tous jugés de la même manière, quand ils sont proches du PS ou de LREM, les sentences sont plus légères, c’est tout le reste de l’opposition qui est dans l’oeil du cyclone...

                            « PNF + Pôle financier, une juridiction d’exception au service de Macron ? »

                            "... Il s’agit du Pôle d’Instruction Financier, composé de juges d’instruction qu’on dit spécialisés, en général vedettes médiatiques, et qui bénéficient de la complaisance de la presse et de la mansuétude des juridictions supérieures qui leur passent beaucoup de choses. Normalement chargés des affaires financières complexes, il se sont fait une spécialité de la chasse au sein du monde politique....  "

                            Il serait peut-être temps de comprendre qu’il faut se serrer les coudes et défendre les libertés publiques pour tout le monde... Mais certains sont tellement contents quand leurs adversaires politiques ont des problèmes, qu’ils oublient qu’ils sont aussi sur la liste noire.


                          • Eric F Eric F 2 octobre 10:25

                            @exol
                            "Vous n’avez rien compris encore une fois de mes talents , j’innove sur ce site un concept :« le non écrit » , mais je sais que vous ne pouvez pas comprendre , il fait appel à la physique quantique"

                            Amusante formule humoristique, et pour aller au taquet, au delà du « non écrit », il y a l’« impensé » smiley


                          • JulietFox 2 octobre 10:44

                            @Fergus
                            Et pan dans les dents !


                          • Eric F Eric F 2 octobre 12:39

                            @Fergus
                            « sans doute ni pire ni meilleur que ses successeurs à l’Élysée »

                            Il était en tout cas moins « clivant » que Sarko et Macron.


                          • kimonovert 6 octobre 08:21

                            @exol

                            Que c’est bien dit !


                          • zygzornifle zygzornifle 2 octobre 08:29

                            Un seul mot pour décrire Chirac : RIPOUX 


                            • zygzornifle zygzornifle 2 octobre 08:31

                              On nous a vendu ma mort de Chirac comme une lessive , plus blanc que blanc et ça nettoie même dans le nœud du chiffon ....


                              • Eric F Eric F 2 octobre 10:27

                                @zygzornifle
                                "plus blanc que blanc et ça nettoie même dans le nœud du chiffon ....

                                « 
                                 »Il est plus blanc mort que vivant"


                              • p.castor p.castor 2 octobre 08:44

                                Fin d’une longue trêve estivale ?

                                Synthèse enlevée qui se termine par un voeu pieux ? Prendre son destin en mains, certes, mais la matrice économique ( ordo libérale) expressément visée dans le traité de Lisbonne et encadrée par le TSGC et les packs divers qui nourrissent le césarisme bureaucratique de la commission européenne, bref une nasse qui comme son nom l’indique ne laisse guère de marge de manoeuvre en dehors d’une grave crise ( qu’on nous annonce) ou d’un changement résolu de politique, qui se libère de la phobie de la dette publique ( toutes les grandes crises : 1929,2008...sont dues à un excès de mauvais endettement privé) et promeut des investissements publics massifs dans les équipements et la transition écologique.La crise des liquidités actuelle, le récession allemande qui conduira peut être à s’abstraire du dogme constitutionnel de l’absence de déficit public, les soubressauts bancaires en Allemagne , en Italie sont peut être des signes annonciateurs d’évolutions possibles....


                                • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 09:44

                                  @p.castor
                                  Oui, lecture, bricolage, famille et le sentiment que quoiqu’on dise ou que l’on écrive la partie semble jouée, mais il y a pourtant des signes qui montre une lassitude de nos concitoyens face à ce « nouveau monde » qui ressemble furieusement à l’ancien, celui de Chirac, Sarkozy ou Hollande.Certes, la technostructure ne donne pas envie de se pencher sur ce que pourrait être un nouvel horizon car comme le disait Tatcher : « there is no alternative », a priori.
                                  Pour autant, la voracité et la rapacité des marchés sont capables à elles seules de provoquer un nouveau choc qui fera réfléchir nos contemporains.
                                  J’observe avec attention ce qui se passe autour de divers mouvements comme les gilets jaunes ou celui des pompiers, des urgences, de la police, la lassitude des maires, le malaise des agriculteurs ou bien encore l’écologie.
                                  Tout n’est sans doute pas lié au contexte politique qui n’est que le relais de proximité des donneurs d’ordre financiers et économiques mais la radicalité parfois imbécile qui s’exprime ou le mal être donnent une tonalité différente à l’époque actuelle et incite certains décideurs à temporiser sur les réformes.
                                  On a cherché (parfois avec succès) à opposer les catégories les unes aux autres les « statutaires » par rapport au privé par exemple, jusqu’à ce que l’on s’aperçoive des dégâts causés par la suppression des services publics par exemple. Plus récemment ce furent les actifs contre les chômeurs et les actifs contre les retraités, mais je crois que les gens se sont aperçus qu’ils pouvaient être successivement l’un ou l’autre. On a également qualifié maladroitement ceux qui perçoivent les aides sociales et porté aux nues les « premiers de cordée » en leur déroulant le tapis rouge fiscal et au final on constate surtout l’augmentation des dividendes au détriment de l’emploi et des salaires.
                                  Je pense que ces deux dernières années auront été un formidable accélérateur de la compréhension de ces manœuvres dilatoires et de ce mépris.
                                  Alors, vœu pieux ? Faisons le pari de l’intelligence !
                                  Bonne journée.


                                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 octobre 09:51

                                  @p.castor

                                  des signes annonciateurs d’évolutions possibles....

                                  Ce qui n’évolue pas, ce sont les européistes !
                                  Ils déplorent d’avoir des Présidents gouverneurs de provinces, pas un pour relever l’autre, mais ils ne remettent jamais en cause les Traités européens qui font de chaque gouvernement un village Potemkine... !

                                  Et pire, ils croient que les Présidents ont des marges de manoeuvre, alors que toute la politique économique & sociale française est décidée à Bruxelles par un fonctionnaire dans un bureau anonyme qui ne connaît qu’une Bible, les Traités européens.
                                   Voici « les véritables maîtres de la France ».


                                • p.castor p.castor 2 octobre 09:56

                                  @Michel DROUET
                                  Acceptons en l’augure, mais je ne perçois guère de débouché politique et me méfie des réactions post-crise nationale.


                                • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 10:22

                                  @p.castor
                                  Là est le danger effectivement, mais dans la mesure où les élections se font depuis plus de vingt ans « contre » et non « pour » avec un taux de participation de plus en plus faible, il n’est pas illogique que des solutions plus radicales soient pensées.


                                • JulietFox 2 octobre 10:46

                                  @Michel DROUET
                                  Et puis dresser les salariés du privé contre ceux du public, ça marche à tous les coups.


                                • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 10:49

                                  @JulietFox
                                  Sauf que depuis un bout de temps les salariés du privé rêvent d’un emploi public pour leurs enfants...


                                • Eric F Eric F 2 octobre 10:47

                                  Il n’avait qu’une faible popularité en fin de mandat, taxé notamment d’immobilisme. Sa popularité s’est envolée quelques mois après son départ, puis peu a peu il a glissé dans l’oubli. Et sa popularité à connu une sorte de résurrection post mortem pour quelques jours, dans une atmosphère d’union nationale.

                                  En tout début de carrière politique, il passait pour un technocrate (c’est comme tel qu’il est caricaturé dans Asterix ,« Obélix et Compagnie »), et il a été perçu dans l’opinion comme plutôt froid et « dur » jusqu’aux années 80. C’est la campagne de 95 qui l’a popularisé semble-t-il. On sent bien qu’il a cherché à se défaire de toute image d’intellectuel et de technocrate, mais son sourire restait un peu forcé.
                                  Peut être l’« immobilisme » qui lui avait été reproché en fin de carrière lui laisse finalement une image d’homme de consensus.


                                  • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 10:51

                                    @Eric F
                                    L’AVC a dû y être pour quelque chose également.


                                  • Eric F Eric F 2 octobre 12:19

                                    @Michel DROUET
                                    Dans l’immédiat, Chirac avait semblé avoir retrouvé sa vitalité après l’AVC, on se souvient notamment de sa visite au salon de l’agriculture en 2009 (plus d’un an après son départ), En 2011, sa dernière visite, il était déjà un peu plus hésitant, il était alors au fait de son rebond de popularité. C’est ensuite qu’il s’est peu à peu retiré en lui-même, mais les enquêtes d’opinion le présentaient encore comme « le président le plus sympathique ».
                                    Finalement sa roublardise et sa mauvaise fois sont assez gaulois, et puis, il a fait partie de l’époque de la jeunesse de la plupart d’entre nous, depuis la fin des années 60...


                                  • illiadegun illiadegun 2 octobre 11:11

                                    Quand vous voyez ce flot de gens faisant des selfies avec le cercueil en toile de fond on ne peut pas parler de grande émotion.

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