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Accueil du site > Actualités > Politique > Clivage unilatéral ?

Clivage unilatéral ?

La malhonnêteté intellectuelle n’aura donc pas de limite ? Sarkozy est clivant, voilà en effet une litote. Il serait très indécent de prétendre le contraire. Pour autant faudrait-il comprendre, en contraste que Hollande ne l’est pas ? A lui seul l’apanage du rassembleur se refusant à opposer les idées et les références ? Pourtant la démocratie, qui suppose le choix, ne serait-t-elle pas clivante par essence ? Des choix sont proposés, une majorité se détermine à partir de ces différentes propositions plus ou moins appréciées, mais personne n'est qualifié pour décider avant le choix de ce qui oppose véritablement ou divise radicalement.

Refuser de prendre en compte les clivages qui traversent effectivement la société serait d’ailleurs une mauvaise « discipline » à partir du moment où ces « débats » relèvent de sujets importants pouvant menacer l’équilibre toujours fragile d’un consensus social en perpétuel mouvement.

Ainsi, Introduire avec volontarisme dans le débat, le vote des étrangers non ressortissants de l’UE aux élections, promouvoir le mariage des homosexuels, s’engager vers la législation d’une euthanasie active, ne seraient donc pas des sujets « clivant » ?

Le clivant ici ne serait-il pas clivant  ? Quand la gauche propose, ce serait par définition « rassembleur » quand la droite évoque un sujet, ce ne pourrait-être que « clivant » ?

Soyons sérieux, chacun a bien le droit de considérer tel ou tel sujet comme important, de le proposer à ces concitoyens qui finalement trancheront entre les anathèmes, les oukases ou les visions d’avenir. Hollande est tout aussi clivant que Sarkozy, simplement il ne clive pas au même endroit !

Bien sûr il y aura toujours ceux qui tiendront à ignorer ces évidences, pour ne pas dire ces nécessités. Ils ont à leur disposition le candidat du « NI …NI » ; Je ne suis pas certain qu’ils soient majoritaires (plus de 50%) à désigner Bayrou comme le chantre désiré pour demain.

Clivage, encore un mot employé abusivement pour simplement exprimer les différences naturelles et nécessaires dans toute confrontation démocratique.

A ce titre, Jean-Luc Mélenchon, une fois de plus, fait bande à part avec panache ; il considère avec justesse des oppositions de « classe », c'est-à-dire des choix fondés sur des réalités profondes de situation, de vie. Son « clivage n’est pas « sociétal » mais idéologique, réellement politique. En ce sens il rehausse le débat, tant il est vrai que la gauche de Hollande ne sait plus trop bien comment elle s’appelle.

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1 réactions à cet article    


  • JL JL1 11 février 2012 19:11

    La question ne me parait pas tant de savoir si tel sujet est clivant ou pas - ceci dit, quand on prétend être le chef, on évite les sujets qui fâchent, non ? -, mais de constater que c’est l’équipe de Sarkozy qui fait campagne sur ce thème du clivage !

    Une campagne suicidaire ?

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