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Accueil du site > Actualités > Politique > Congrès de Tours 1920 : y a-t-il encore des communistes dans la salle (...)

Congrès de Tours 1920 : y a-t-il encore des communistes dans la salle ?

« Nous sommes profondément convaincus, chers camarades, que la majorité des ouvriers conscients de France n’admettra pas un compromis aussi ruineux avec les réformistes et qu’elle créera enfin à Tours le vrai parti communiste un et puissant, libéré des éléments réformistes et semi-réformistes. C’est en ce cens que nous saluons votre congrès et que nous lui souhaitons le succès. Vive le parti communiste de France ! Vive le prolétariat français ! » (Comité exécutif du Komintern, dont Zinoviev, Lénine, Trotski et Boukharine, 24 décembre 1920 à Riga).

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Il y a quelques jours, le dimanche 6 décembre 2020 sur Radio J, le sympathique député de Saint-Amant-les-Eaux Fabien Roussel, par ailleurs secrétaire national de l’archéoparti communiste français (PCF) depuis le 25 novembre 2018, a exprimé sa forte envie de présenter un candidat issu des rangs du PCF à l’élection présidentielle de 2022. Il faut dire que depuis deux fois, 2012 et 2017, le PCF avait passé son tour en soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon, mais ils n’étaient pas d’accord sur beaucoup de choses (notamment sur le nucléaire). Alors, Fabien Roussel (51 ans) candidat en 2022 ? Ou encore André Chassaigne (70 ans), le très chantant président du groupe communiste à l’Assemblée Nationale, qui meurt d’envie de se présenter depuis une quinzaine d’années ? La dernière fois qu’il y a eu un candidat communiste, ce fut une candidate, l’ancienne ministre Marie-George Buffet, en 2007, qui n’a recueilli que 1,9% des voix, très loin du record, celui de Jacques Duclos, en 1969, avec 21,3%.

Grâce à d’anachroniques accords électoraux avec les socialistes, les communistes survivent encore institutionnellement malgré la très faible audience dans l’électorat depuis une quarantaine d’années. Le problème, pour eux, c’est que leur grand frère (le PS) est devenu aussi petit qu’eux. Résultat, la lente érosion va sans doute être assez brutale lors des prochaines élections législatives de juin 2022. Une candidature à l’élection présidentielle, un scrutin que détestent les communistes depuis le début en décembre 1965, ce qu’on appellerait une "candidature de témoignage" aurait l’avantage de préserver leur existence médiatique sinon parlementaire.

Dans quelques jours, ce vieux parti va fêter son siècle. 100 ans de communisme. Et 100 ans de disputes, d’oppositions, de divisions entre socialistes et communistes français. En effet, le fameux congrès de Tours, 18e congrès de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), s’est tenu du 25 au 30 décembre 1920. Commencer dans une brasserie le jour de Noël, c’était probablement un petit clin d’œil à une époque où l’anticléricalisme était encore assez véhément !

L’enjeu de ce congrès fondateur était géant : juste après la Première Guerre mondiale et la victoire, juste après une très large majorité donnée au Bloc national derrière la figure mythique et historique de Clemenceau lors des élections législatives des 16 et 30 novembre 1919, mais aussi, après la Révolution russe (à une époque où l’URSS n’était pas encore fondée), la SFIO avait un devoir de renouvellement. Il était question d’harmoniser, ou plutôt, d’homogénéiser tous les partis communistes sous la seule direction de ce qui allait devenir quelques années plus tard le Parti communiste de l’Union Soviétique (PCUS). En clair, d’adhérer à la IIIe Internationale ouvrière, à savoir le Komintern ou l’Internationale communiste créée le 2 mars 1919 et dirigée par Lénine.

Parallèlement, la CGT (Confédération générale du travail) a doublé ses effectifs en 1919, ce qui laissait prévoir un bon score aux élections législatives de novembre 1919 avec un programme rédigé par Léon Blum, mais la SFIO finalement a perdu un tiers de ses députés. Au congrès de Strasbourg du 25 au 29 février 1920, les militants de la SFIO se sont retirés de la IIe Internationale.

Créée au congrès du Globe, à Paris, le 25 avril 1905, lors de l’unification des partisans de Jules Guesde et de Jean Jaurès, la SFIO est alors dirigée par Ludovic-Oscar Frossard. Parmi les autres leaders, on peut citer Jean Longuet, Léon Blum, Paul Faure et Marcel Cachin. Le choix de Tours était de trouver un lieu "neutre" car à Paris, les militants étaient très majoritairement partisans du rattachement au Komintern.

Pendant plusieurs jours, en cette fin de décembre 1920, les orateurs de la SFIO ont défilé et débattu avec beaucoup de passion sur l’adhésion ou pas au Komintern. Partisans : notamment Boris Souvarine, Marcel Cachin, Ludovic-Oscar Frossard, Louis Sellier, Fernand Loriot, Pierre Monatte, Victor Méric et Paul Vaillant-Couturier. Parmi les opposants : Jules Guesde, Albert Thomas, Marcel Sembat et Léon Blum. Au "milieu", des partisans de l’adhésion mais sous condition de refuser la soumission totale à Moscou et le principe d’une révolution par l’insurrection : Jean Longuet et Paul Faure.

Les débats furent houleux et le 28 décembre 1920, ils furent dénaturés par les pressions de Lénine. Un message daté du 24 décembre 1920 de Grigori Zinoviev (lu par André Le Troquer, proche de Léon Blum) a condamné toute forme de réformisme en donnant son avis sur la motion de Jean Longuet : « Cette résolution est pénétrée d’un esprit de réformisme et de diplomatie mesquine et chicanière. (…) Le projet de résolution signé de Longuet et Paul Faure montre que Longuet et son groupe n’ont aucune envie de faire exception dans le camp des réformistes. Ils ont été et restent des agents déterminés de l’influence bourgeoise sur le prolétariat. Ce qui est le plus remarquable dans leur résolution, c’est moins ce qu’ils disent que ce qu’ils taisent. De la révolution mondiale, de la dictature du prolétariat, du système soviétiste, Longuet et ses amis préfèrent, ou bien ne rien dire du tout, ou bien dire les plus banales ambiguïtés. (…) Le plus mauvais service qu’on puisse rendre dans les circonstances actuelles au prolétariat français est d’imaginer je ne sais quel compromis embrouillé qui sera ensuite un véritable boulet pour notre parti. ». Exit donc le "boulet" Longuet !

À la fin du congrès, ce furent les partisans de l’adhésion au Komintern qui ont largement gagné le 29 décembre 1920 : 3 208 votes favorables sur 4 731 contre 1 022. Sans surprise puisque les mandats des délégués étaient impératifs : les militants, ouvriers, paysans, étaient favorables à Moscou qui avait un discours populiste contre l’élite, et les élus de la SFIO, plus éduqués, moins nombreux, étaient favorables à l’indépendance.

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La SFIO s’est alors divisée en deux partis : les majoritaires, regroupés dans la SFIC (Section française de l’Internationale communiste) qui est devenue le Parti communiste français en 1943, avec, à sa tête, Marcel Cachin remplacé ensuite par l’indéboulonnable Maurice Thorez, et les minoritaires, gardant la "vieille maison", selon l’expression de Léon Blum, sous la direction de Paul Faure pendant vingt ans (aux côtés de Léon Blum).

Pour les journaux, "L’Humanité", fondé par Jaurès en 1904 et dirigé par Marcel Cachin depuis 1918, est attribué à la SFIC (Marcel Cachin le dirigea jusqu’en 1958) et "Le Populaire" à la SFIO.

Paul Faure a mal fini, car si Léon Blum, arrêté par le régime de Vichy, a soutenu la résistance du Général De Gaulle, au contraire, Paul Faure, soutien des Accords de Munich, a soutenu Pétain… (64 députés proches de Paul Faure ont aussi voté les plein pouvoirs le 10 juillet 1940). Jean Longuet, petit-fils de Karl Marx, ancien député et futur maire de Châtenay-Malabry, était prêt à rejoindre l’Internationale communiste mais sans les conditions imposées par Lénine, une provocation venue de Moscou l’a fait rejoindre le camp de Léon Blum et Paul Faure (le message de Zinoviev) : « Le socialisme de Jaurès ne peut aller à Moscou la corde au cou et la tête couverte de cendres ! ».

Quant à ceux qui avaient choisi la voie majoritaire, beaucoup furent exclus de la SFIC quelques années plus tard, dont Ludovic-Oscar Frossard qui retourna à la SFIO, afin de laisser la place à une jeune génération complètement formée et moulée par les propagandistes soviétiques.

Cet événement a cristallisé la gauche française pendant un siècle et reste donc très important dans l’histoire de France, en particulier en raison de la division du mouvement ouvrier entre des socialistes partisans de la réforme et des communistes, prenant leurs consignes auprès du grand frère soviétique (principalement Staline), allant jusqu’à devenir des traîtres pour la nation à cause du Pacte germano-soviétique, partisans de la révolution. Après la Seconde Guerre mondiale, le PCF a eu beaucoup de force, grâce à un réseau structuré qui s’est jeté dans la Résistance après le début du front est, représentant entre un cinquième et un quart de l’électorat, jusqu’à ce que François Mitterrand, comprenant la logique de la Cinquième République, a su les réunifier autour du programme commun de la gauche jusqu’à sa victoire de 1981. 

Le plus intéressant demeure les très nombreux discours au cours de ce congrès de Tours. J’en propose ici quelques extraits qui ont été tous archivés par la Bibliothèque nationale de France et son contenu numérique Gallica.

Marcel Sembat, ancien ministre pendant la guerre, le 26 décembre 1920 : « C’est une calomnie d’assimiler ce que nous avons fait alors à un acte de ministérialisme et de participation ministérielle. Il n’y avait rien dans notre attitude qui engageât l’avenir ; et Guesde, comme moi, nous réservions pour l’après-guerre toute l’indépendance du parti. Par conséquent, ne venez pas nous dire que par l’effet de ce qui s’est passé pendant la guerre, la ligne de conduite traditionnelle du parti pouvait avoir été altérée. Il demeurait possible, il demeure possible encore, de continuer cette ligne de conduite, et si Jaurès était là, cela serait réalisé ce soir ! car il ne nous manque rien que la puissance de son génie pour le réaliser à l’instant… Puisqu’il est mort, n’essayons pas de le ressusciter, ni même de le faire parler ! Nous tâchons, comme vous, d’interpréter au mieux des intérêts du parti ce qui nous reste de ses leçons et de ses exemples. ».

Marcel Cachin, le 27 décembre 1920 : « Sans émettre la prétention d’avoir fait, en quelques brèves semaines, une étude approfondie et décisive, nous avons cependant observé attentivement la Russie socialiste telle qu’elle est présentement. Nous avons vu vivre la grande nation. La Russie est en proie à la détresse, nous ne l’avons pas caché ; mais la foi, l’enthousiasme, l’espérance en l’avenir y restent admirables et poignants. Et nous avons assisté à un spectacle qui devait nous émouvoir jusque dans nos fibres les plus intimes de socialistes chevronnés. C’est celui d’un grand pays, le plus grand de l’Europe, radicalement débarrassé de toute bourgeoisie, de tout capitalisme, dirigé uniquement par les représentants de la classe ouvrière et de la classe paysanne. (…) Nous ne vous demandons pas à tous de partager un enthousiasme que vous trouvez chez nous déplacé, et procédant d’une sentimentalité, à vos yeux, débile ; mais vous, les hommes raisonnables, les têtes froides qui vous défiez de votre imagination, pourquoi vous obstiner à nier cette réalité incontestable. Elle est cependant là bien vivante ! La République russe est définitivement, solidement établie ; une république socialiste est née, elle vous appelle à venir avec elle lutter sur le front nouveau de l’internationale qu’elle a créée. Le fait de sa stabilité, de son établissement définitif n’est-il pas déjà un argument pour nous ? (…) Guerre civile, guerre étrangère ; les Russes durent faire front, dans les conditions de détresse intérieure les plus effroyables, à ces deux périls qui menaçaient la vie elle-même de leur État socialiste. Certes, ils se sont montrés énergiques ; ils se sont défendus de manière farouche, cela est vrai. Nos révolutionnaires de 93, eux aussi, se montrèrent, jadis, énergiques et impitoyables pour les ennemis de la République. (…) La Révolution française a connu la guillotine en permanence, et des violences intérieures beaucoup plus nombreuses que le mouvement russe présent. (…) Les révolutionnaires bolcheviks se sont donc trouvé dans des conditions historiques à peu près semblables aux nôtres. (…) Voici que dans le Caucase, ils viennent de reconnaître l’indépendance de l’Arménie, désormais soviétique et fédérée avec la République de Moscou. Chacune des quatre-vingts républiques ainsi groupées autour du gouvernement des commissaires du peuple possède des représentants qui se réunissent à dates fixes à Moscou, et fixent les relations de chacune des républiques indépendantes avec la Russie centrale. Cette forme fédérale est celle de la véritable démocratie. Et il est permis de supposer qu’elle s’imposera dans l’avenir, par la force des choses elle-même, à ceux des pays allogènes qui provisoirement se sont détachés de la Russie. (…) À la Chambre, le Bloc national est enivré d’idées guerrières. Notre presse excite sans merci à la violence et aux coups de force. ».

Charles Rappoport, qui a accompagné Marcel Cachin et Ludovic-Oscar Frossard dans leur voyage à Moscou, le 27 décembre 1920 : « C’est une profonde erreur d’attribuer aux bolcheviks cette idée monstrueuse qu’on ne peut pas faire de propagande et d’organisation révolutionnaire qu’après la révolution. (…) Les bolcheviks ont démontré, par quinze années d’action et d’organisation, qu’ils repoussaient toute démagogie. ».

Léon Blum, le 27 décembre 1920 : « Un vote de majorité, je le répète, ne changera rien à un cri de conscience assez fort chez nous pour étouffer ce souci de l’unité qui nous a toujours guidés. Nous sommes convaincus, jusqu’au fond de nous-mêmes, que, pendant que vous irez courir l’aventure, il faut que quelqu’un reste garder la vieille maison. Nous sommes convaincus qu’en ce moment, il y a une question plus pressante que de savoir si le socialisme sera uni ou ne le sera pas. C’est la question de savoir si le socialisme sera, ou s’il ne sera pas. C’est la vie même du socialisme que nous avons la conscience profonde de préserver en ce moment dans la mesure de toutes nos forces. Et, puisque c’est peut-être pour moi la dernière occasion de vous le dire, je voudrais vous demander quelque chose qui est grave à mes yeux. Pouvons-nous vraiment, les uns et les autres, prendre là-dessus une sorte d’engagement suprême ? Demain, nous serons peut-être divisés comme des hommes qui comprennent différemment l’intérêt du socialisme, le devoir socialiste ? Ou serons-nous divisés comme des ennemis ? Allons-nous passer notre temps devant la bourgeoisie à nous traiter les uns de traîtres et de renégats, les autres de fous et de criminels ? Ne nous ferons-nous pas, les uns et les autres, crédits de notre bonne foi ? Je le demande : y a-t-il quelqu’un ici qui croie que je ne suis pas socialiste ? Dans cette heure qui, pour nous tous, est une heure d’anxiété tragique, n’ajoutons pas encore cela à notre douleur et à nos craintes. Sachons nous abstenir des mots qui blessent, qui déchirent, des actes qui lèsent, de tout ce qui serait déchirement fratricide. Je vous dis cela parce que c’est sans doute la dernière fois que je m’adresse à beaucoup d’entre vous et parce qu’il faut pourtant que cela soit dit. Les uns et les autres, même séparés, restons des socialistes ; malgré tout, restons des frères qu’aura séparés une querelle cruelle, mais une querelle de famille, et qu’un foyer commun pourra encore réunir. ».

Ludovic-Oscar Frossard le 28 décembre 1920 : « Nous pouvons nous demander si dans quelques heures, le moment des séparations tant redoutées ne va pas se produire. (…) Comment ne serais-je pas troublé, moi qui aperçois dans les rangs de mes adversaires d’aujourd’hui mes amis de toujours ? Un long passé de luttes communes nous lie les uns aux autres. Aux heures troubles de la guerre, nous avons combattu ensemble dans un accord absolu de pensée. Voici que des divergences nous séparent maintenant. Et mon émotion s’accroît encore à la pensée que ce grand parti va sans doute se briser et que nous allons demain nous dresser les uns contre les autres, non pas, je le crains, dans l’état d’esprit que nous demandait hier notre camarade Blum, mais l’injure aux lèvres et peut-être le poing tendu. (…) À Strasbourg, nous avons rompu avec cette seconde Internationale devenue une Internationale de ministres de rois, de collaboration de classe. (…) J’ai un reproche à faire à certains de mes amis, je le ferai : On ne vote pas l’adhésion à la Troisième Internationale dans la même séance où l’on vote le bloc de gauche avec des radicaux. ».

Jean Longuet le 29 décembre 1920 : « Camarade, si par malheur la scission sortait de ce congrès, si l’édifice que depuis quinze ans et avec tant de peine, le prolétariat français a maintenu et développé, s’écroulait, alors, nécessairement, vous auriez la division en deux tendances, en deux fractions et plus probablement en trois, quatre ou même cinq, comme cela est arrivé dans d’autres pays et comme cela arriverait chez nous. Nécessairement, chacune des tendances, s’il n’y en avait que deux, les différentes tendances groupées en deux courants exagéreraient chacune l’une et l’autre, leur côté prédominant. La tendance de droite tomberait nécessairement, malgré tous les efforts, j’en ai bien peur, au réformisme le plus complet, la tendance de gauche tomberait dans l’impossibilisme anarchique, car il n’y aurait plus de contrepoids. (…) Si, par malheur, nous sortions brisés de ce congrès, il y aurait exagération des tendances extrêmes de part et d’autres ; il y aurait aussi, fatalement, un affaiblissement redoutable de notre force combative, en face de la bourgeoisie, en face de la réaction (…). Croyez-vous, camarades, que, lorsque nous serons déchirés en deux groupes socialistes, en train de se couvrir d’anathèmes et d’injures, les appels réciproques de Blum et de Frossard sur le départ en beauté, et sur la continuation des rapports après la scission, seront entendus ? Mais non ! vous le savez bien que ce sera la lutte, la lutte au couteau, la lutte fratricide… (…) Camarades, la maison bâtie par Jaurès, par Vaillant, par Guesde, allons-nous la laisser tomber ? Nos mains débiles vont-elles la laisser détruire ? Je reconnais que pour la sauver, il faut du courage, de ce courage dont parlait Jaurès dans l’un de ses plus beaux discours lorsqu’il disait : "Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces". Il disait aussi : "Le courage, c’est d’aider la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille, d’aller à l’idéal et de comprendre le réel, agir et aller aux grandes causes sans savoir la récompense que réserve à notre effort l’avenir fécond… le courage, c’est de chercher la vérité de l’avenir, c’est de ne pas subir la loi du mensonge…". Ce courage, camarades, je vous supplie de l’avoir. ».

La Fondation Jean-Jaurès a cité le 9 décembre 2010 un extrait du discours du socialiste André Le Troquer lors de la mort de Marcel Cachin en 1958, rappelant la préparation du congrès de Tours et le voyage d’étude de Ludovic-Oscar Frossard et Marcel Cachin à Moscou : « Le parti m’avait confié la tâche d’assurer l’intérim du secrétariat général pendant l’absence de Frossard et, le 11 août 1920, j’étais à la gare du Nord pour accueillir les deux voyageurs à leur retour de Russie. Je trouvai Frossard encore un peu réticent, mais Marcel Cachin était enthousiaste, résolument décidé… Dès les premiers propos de Marcel Cachin, j’avais été frappé par l’extension inattendue, et qui me paraissait grosse de menaces, qu’il donnait à la formule de Karl Marx : "La force est la grande accoucheuse de l’histoire". Je lui opposai une autre phrase célèbre qui me venait à l’esprit, que je crois vraie, qui était celle d’un des chefs de notre Révolution française, c’est "qu’on ne porte pas la liberté aux autres peuples à la pointe des baïonnettes". ».


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (19 décembre 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le congrès de Tours.
Trotski.
Le Pacte germano-soviétique.
Liliane Marchais.
Georges Marchais.
Fais les valises, on rentre à Paris !
Gaston Plissonnier.
Jean Ferrat.
Roland Leroy.
Georges Séguy.
Le communisme peut-il être démocratique ?
Karl Marx.
Claude Cabanes.
Michel Naudy.
Paul Vaillant-Couturier.
La Révolution russe de 1917.
Jacques Duclos.
Staline.
Front populaire.
Jean Jaurès.
Léon Blum.

 


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40 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 décembre 2020 09:03

    « On ne tire pas sur une ambulance » est une expression consacrée. Ça n’empêche pas certains de le faire quand leur plus grand souhait est la neutralisation du passager.


    • Clocel Clocel 21 décembre 2020 09:22

      De Jaurès à François Hollande...

      Ah... Si les historiens avaient un peu plus d’humour, quels bons moments nous passerions...


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 décembre 2020 09:43

        @Clocel

        la filiation est de la même nature que celle de César à Brutus : « Tu quoque mi fili » .
         :
        « Quand il vit Marcus Brutus, qu’il traitait comme son fils, se précipiter sur lui, il dit : “Toi aussi, mon fils !”  »

        Abbé Lhomond - « Des hommes illustres de Rome, de Romulus à Auguste » -1779



      • Clocel Clocel 21 décembre 2020 10:42

        @Séraphin Lampion

        La sous-traitance pour les enfants...

        Déjà quand tu te les bricoles à l’ancienne, t’es pas sûr de couver un crotale, alors quand tu les ramasses dans le caniveau...

        C’est comme à la SPA, c’est tout ou rien ! smiley


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 décembre 2020 10:47

        @Clocel

        ... et quand c’est rien, ça peut être moins que rien, négatif et dangereux pour ta propre survie.


      • Parrhesia Parrhesia 21 décembre 2020 12:22

        @Séraphin Lampion
        >>> de Romulus à Auguste <<<
        Mais quid de Romulus à Romulus-Augustule, pour être précis ???
        Parce que finalement c’est là que le bât blesse.


      • taketheeffinbus 21 décembre 2020 09:25

        De toute façon, les communistes, c’est comme les électeurs de droite, espèce en voie de disparition. Des partis qui n’ont ni su fédérer ni se renouveler, cantonnés majoritairement au troisième âge des boomers, qui, de fait naturel, tend à disparaître.
        Le flux des générations fait son œuvre, hormis quelques « jeunes entrepreneurs » et bourgeois il n’y a plus grand monde qui soit de droite (d’autant que la classe moyenne tend à disparaître), et de quelques vieux rêveurs et embrigadés, communistes.

        Quand au PS, il est juste mort, divisé de partout, et Hollande a fait autant de bien à son parti, que Sarkozy au sien.

        Prochain tour ? Tout le monde exècre LREM et quasiment tous ceux ayant voté pour eux les désavouent, faut pas être sorcier pour comprendre que ça va se jouer entre LFI et le RN.


        • Clocel Clocel 21 décembre 2020 09:27

          Des socialistes qui réunissaient rue La Fayette... smiley


          • tonimarus45 21 décembre 2020 10:19

            bonjour -JAURES  dont les socialos se declrent heritier, disait lors de son discourt de narbonne le 20 octobre 1907«  »«  »« Pour moi je ne regrette rien de mon passe et je ne desavoue rien de l’action socialiste que j’ai faite de 1898 a 1904.En exerçant mon action j’ai aiguilonne la majorite et je l’ai oblige » a voter la loi des dix heures,le repos hebdomadaire , les retraites ouvrieres qui attendentde vant le senat, j’ai fait realiser la separation.Je ne le regrette pas ,mais je n’ai jamais oublie, la fin supreme du socialisme ET J’AI TOUJOPURS PROCLAME LA NECESSITE DU COLLECTIVISME ET DU COMMUNISME«  »«  »«  »«  »"----’’’Jean JAURES et le languedoc viticole ;; auteur JEAN SAGNES


            • tonimarus45 21 décembre 2020 10:24

              @ Rakotoarison Au sujet du pacte germano sovietique vous reecrivez l’histoire et vous le savez.Le parti communiste demantele des le debut de la guerre, par ceux qui avaientt signes les accords de « munich »( voir ce qu’en a dit churchill) et meme avant a enclenche la lutte des qu’il a pu



                • tonimarus45 21 décembre 2020 10:33

                  @ Rakotoarison’’’’’’

                  L’entrée des communistes dans la Résistance avant le 22 juin 1941  : la preuve par le sang
                  Mercredi 27 Mai 2015
                  Les communistes n’ont pas attendu l’invasion de l’URSS par l’armée nazie pour entrer dans la Résistance. Ils s’organisent à partir de 1940, forment les premiers noyaux clandestins de la Résistance armée. La lecture du dictionnaire des fusillés permet de mesurer la réalité de cet engagement des militants.

                  Nous sommes en 1940. Marcel Delattre, jeune militant, est arrêté à Bègles (Gironde) suite à une distribution de tracts du Parti communiste clandestin. Interné au camp de Mérignac, il est fusillé le 21 octobre 1941 au camp de Souge. 148 communistes sont arrêtés dans la région bordelaise le 22 novembre 1940. La plupart seront fusillés… Jean Lemoine vit à Romainville (Seine-Saint-Denis). Le 26 avril 1941, il y est interpellé par des policiers français pour «  activités de propagande communiste  ». Il est condamné à dix ans de travaux forcés, transféré à la prison de Caen (Calvados). Le 11 mai 1942, il est désigné pour faire partie du contingent d’otages exécutés en représailles d’une action de la Résistance en Seine-Maritime. Recherché pour «  menées communistes  » et pour avoir participé à la grande grève des 100 000 mineurs du Nord et Pas-de-Calais de mai-juin 1941, Léon Bailleux est fusillé le 14 avril 1942 au fort du Vert-Galant, à Wambrechies (Pas-de-Calais). Ouvrier tourneur chez Hispano-Suiza, Georges Vigor est interpellé à son domicile le 20 janvier 1941 par des policiers de Gentilly (Val-de-Marne), étant considéré comme un «  meneur très actif et dangereux  ». Fin septembre 1940, la mairie avait informé le commissariat que l’ouvrier était susceptible de s’occuper d’impression et de distribution de tracts communistes clandestins. Il est fusillé le 15 décembre 1941 à Châteaubriant (Loire-Atlantique). Ces vies retirées par l’occupant nazi avec l’aide active de l’État vichyssois que l’on retrouve parmi les milliers de biographies de fusillés dans le dictionnaire qui vient de paraître à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la Libération (1) illustrent tragiquement à quel point l’engagement des communistes est considéré comme une menace à anéantir aux premières heures de l’Occupation. Les militants du PCF qui s’organisent dans les premiers réseaux clandestins se voient sévèrement réprimés. Emprisonnés dès 1940, nombreux sont internés. Certains sont exécutés. D’autres, dont de nombreuses femmes, sont déporté«  »«  »«  »«  »"Et juste en passant dites moi quel parti constitue est entre en resistance a part le particommuniste


                  • CN46400 CN46400 21 décembre 2020 14:49

                    @tonimarus45
                     Et vous avez oublié la grève des mineurs du Nord qui s’est déroulée en avril-mai 41 avec plusieurs exécutions de militants communiste et déportation d’autres.....


                  • tonimarus45 21 décembre 2020 17:36

                    @CN4640---------je n’ai fais que faire un copie/colle d’un article qui comme l’on dit remets les « pendules a l’heure »" de gens comme cette indignite de rakoto qui n’hesitent pas apres de 80 ans(qui se souvient de cela) a faire du revisionisme .Pour ces executions et deportations que vous citez, si vous pouvez, donnez moi un lien a consulter ou un livre a lire-je vous en remercie par avance ceci dit, bien que de gauche ,je dis bien de gauche ,je n’adhere a aucun parti


                  • Garibaldi2 22 décembre 2020 02:41

                    @tonimarus45

                    Et vous avez oublié Georges Ginguoin, surnommé ’’le préfet maquis’’ : https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2005/10/29/georges-guingouin-le-prefet-du-maquis_704640_3382.html


                  • Garibaldi2 22 décembre 2020 02:53

                    @CN46400

                    ’’Les mineurs, encadrés par les militants communistes, entament une grève pour protester contre la dégradation de leurs conditions de vie et de travail, revendications auxquelles se mêlent des sentiments patriotiques.

                    Les femmes de mineurs, comme Émilienne Mopty, jouent un rôle actif dans cette grève, qui, déclenchée le 27 mai [1941] à la fosse no 7 - 7 bis de la Compagnie des mines de Dourges, s’étend en cinq jours à l’ensemble du bassin minier.

                    Cette grève générale prenant de l’ampleur et cette industrie étant importante économiquement et stratégiquement pour l’Allemagne d’autant que ce mouvement prend un tour politique, elle est violemment et rapidement réprimée.

                    Connu comme l’un des premiers actes de résistance collective à l’occupation nazie en France, le bilan se solde par plus d’une centaine d’arrestations, des exécutions et la déportation de 270 personnes. Les autorités allemandes donnent finalement en partie gain de cause aux mineurs en leur accordant des suppléments alimentaires et des vêtements de travail.’’

                    https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_du_Nord-Pas-de-Calais_(1941)

                    L’opération Barbarossa n’a commencé que le 22 juin 1941.


                  • Parrhesia Parrhesia 21 décembre 2020 11:46

                    Pour qu’un Parti Communiste (P.C.) ait une chance de rebondir électoralement si peu que ce soit en France, il faudrait qu’il soit au moins partiellement Français (P.C.F.) !!!

                    Mais ceci est absolument antinomique, un Parti Communiste « national » se détachant de facto, au moins partiellement, d’une communauté communiste qui par essence se veut « internationale », pour ne pas dire « universelle ».

                    Ce qui, évidemment, n’est pas plus réaliste sur le plan de l’Universalité que ne le fut le calendrier révolutionnaire de la France républicaine de 1793. Il se voulait également universel et solaire, en toute simplicité, alors que l’hiver français devenait l’été sur la moitié Sud de la planète ...

                    Et tout ceci est bien dommage lorsque l’on considère que la force sociale et revendicatrice d’un P.C.F. intellectuellement honnête et intelligent ( mais là, il ne faut pas non plus rêver plus fort que pour le reste de la population hexagonale) manque cruellement à la reconstitution d’un équilibre socio-économique dans les restes de la France !!!

                    Nous remarquerons ici que cet aspect profondément diviseur, donc destructeur, du camembert électoral populaire français ne semble pas déplaire aux ambitions universalistes de la cinquième colonne du Nouvel Ordre Mondial capitaliste financiarisé maintenant au pouvoir (Par exemple le turbulent B.H.L.) !

                    Pas plus, en tout cas qu’il ne déplaisait en leur temps aux ambitions universalistes de la cinquième colonne communiste en Europe de l’Ouest (Par exemple à Maurice Thorez et à ses camarades !!!)

                    Il faut bien diviser un peu lorsque l’on veut régner !!!

                    Mais Dieu merci (si je puis dire...) la Chine « capitalisto-communiste » va bien finir par remettre un peu de cohérence dans tout ce fatras, puisque nous en sommes désormais devenus aussi incapables que d’apprendre à compter à nos enfants du cours moyen  !


                    • tonimarus45 21 décembre 2020 17:39

                      @Parrhesia-parce que le capitalisme ,le liberalisme et l’ultra liberalisme prone par la droite , le « mecronistant », et l’exteme droite n’est pas international ???????????


                    • phan 21 décembre 2020 11:51
                      Fin 1920, Hô Chi Minh (debout) participa au XVIIIe Congrès de Tours (France), en qualité de seul délégué officiel des pays colonisés de l’Indochine.

                      Piqûres de rappel pour Rakoto, le collabo de service :


                      • titi 21 décembre 2020 14:47

                        @phan

                        « Fin 1920, Hô Chi Minh (debout) participa au XVIIIe Congrès de Tours (France) »

                        Merci de rappeler la culpabilité du PCF dans ses multiples trahisons qui ont accompagné la décolonisation.
                        Et plus tard encore dans les crimes qui ont suivi (Cambodge notamment)


                      • phan 21 décembre 2020 16:38

                        @titi

                        Diên Biên Phu : une défaite de l’État français, une victoire du peuple français ?

                        Il y a, à Paris, au père Lachaise, un monument érigé aux martyrs de Châteaubriant (dont Guy Môquet). Sous le nom de Huynh Khuong An, une simple mention, d’ailleurs anachronique : Annamite. Depuis juillet 2014 – donc bien tardivement – une plaque l’honore, là où il a vécu, au 6 avenue de la Porte Brancion, à Paris.


                      • tonimarus45 21 décembre 2020 17:41

                        @titi—Votre anti comunisme visceral vous fait dire n’imorte quoi


                      • titi 21 décembre 2020 23:31

                        @tonimarus45

                        « Votre anti comunisme visceral vous fait dire n’imorte quoi  »

                        Il y a des témoignages d’anciens combattants d’Indochine qui rapportent que les officiers français se tenaient au courant de leurs manœuvres futures par la radio chinoise, qui était au courant des décisions prises à Paris avant même qu’elles ne soient connues de leur hiérarchie militaire.
                        Il y a des témoignages d’ancien combattants d’Indochine qui rapportent qu’au moment de leur départ, les dockers Français leur refusaient l’embarquement.
                        Il y a des témoignages d’ancien combattants d’Indochine qui rapportent qu’à leur retour en France leurs embauches dans les grandes sociétés françaises étaient bloquées par la CGT (à l’époque très liée au PCF)

                        Cela plus les « porteurs de valises en Algérie », moi je trouve que ça fait pas mal et que ça justifie la qualification de haute trahison.

                        De plus...
                        Niez vous que Ho Chi Minh ait été formé par le PCF ?
                        Niez vous que Pol Pot ait été formé par le PCF ?
                        Pouvez vous nous dire ce que faisait Vergès au Cambodge ?

                        Il faudra bien un jour qu’il y ait un inventaire...


                      • titi 21 décembre 2020 23:40

                        @phan
                        « Diên Biên Phu : une défaite de l’État français, une victoire du peuple français ? »

                        Désolé mais en 1954 le gouvernement Français était la résultante d’élections.
                        Pour avoir une autre politique, il suffisait d’obtenir la majorité.
                        Or ce ne fut pas le cas.

                        Ceux qui ont donc apporté leur soutien à ceux qui tuaient des Français , sont des traitres. 
                        C’est la définition même du mot.
                        Et je parle pas de Boudarel... comment peut on avoir amnistié une telle merde ?


                      • Garibaldi2 22 décembre 2020 03:21

                        @titi

                        Merci de rappeler que ce sont les troupes du Nord Viêt Nam communiste qui ont viré les Khmers rouges du Cambodgen et que :

                        ’’Le 25 décembre 1978, redoutant le chaos s’installant chez son voisin, le Viêt Nam envahit le Cambodge et provoque la destruction des rizières, entraînant l’effondrement du régime des Khmers rouges. Les autorités vietnamiennes installent un gouvernement proche de leurs intérêts et réorganisent le pays selon le modèle socialiste laotien et vietnamien. Les États-Unis et le Royaume Uni réagissent en instaurant un embargo aux conséquences dévastatrices

                        Une guerilla rassemblant des mouvements divers allant des Khmers rouges aux mouvements royalistes appuyés par la Thaïlande fait alors rage dans le pays semant la destruction dans toutes les provinces. Le gouvernement britannique mené par Margaret Thatcher exigea que les Khmers rouges conservent la représentation du Cambodge aux Nations unies. Depuis la Thaïlande, la CIA et la Defense Intelligence Agency entretiennent des liens étroits avec le mouvement khmer rouge et en 1983, le gouvernement Thatcher envoya les SAS, les forces spéciales britanniques, former la guérilla aux technologies des mines terrestres. Des millions de mines sont alors disséminées, par les deux camps, à travers tout le territoire et nombre d’entre elles perdurent jusqu’aujourd’hui. Des centaines de milliers de réfugiés, repoussés par les combats, passent la frontière thaïlandaise et trouvent refuge dans des camps encadrés par l’armée royale thaïe (camps de Sa Kaeo, Nong Samet et Nong Chan). Durant toute la décennie des années 1980, le pays est ruiné et divisé au gré des combats. La malnutrition fait des ravages et les épidémies entraînent des milliers de morts alors que le pays ne dispose plus ni d’alimentation ni de médicaments.’’

                        https://fr.wikipedia.org/wiki/Cambodge

                        Merci aussi de rappeler que grâce aux bombardements (clandestins !!!!) des USA, le Cambodge est le pays le plus bombardé de l’histoire, ce qui a fait quelques centaines de milliers de morts.


                      • Garibaldi2 22 décembre 2020 03:26

                        @titi

                        Pouvez-vous nous dire ce que faisait l’administration coloniale française au Viêt Nam ?


                      • Garibaldi2 22 décembre 2020 03:42

                        @titi

                        Comment peut-on avoir amnistié tous les tortionnaires français de la guerre d’Algérie ?

                        ’’Ceux qui ont donc apporté leur soutien à ceux qui tuaient des Français , sont des traitres.’’.

                        Avez-vous la même opinion des résistants français qui ont tué des membres de la milice sous Pétain, par exemple Philippe Henriot, secrétaire d’État à l’Information et à la Propagande du gouvernement Laval ?

                        Puisque vous semblez très attaché à la légalité, faut-il vous rappeler qu’en 1944 le gouvernement de Laval était le gouvernement légal ?


                      • titi 22 décembre 2020 09:55

                        @Garibaldi2
                        « Pouvez-vous nous dire ce que faisait l’administration coloniale française au Viêt Nam ? »
                        Elle faisait ce que le gouvernement Français élu demandait de faire.
                        Et les Français qui y étaient opposé avaient tout loisir de mobiliser les électeurs pour influencer cette politique. Mais en aucun cas ils n’avaient à fournir des balles pour tuer d’autres français.


                      • titi 22 décembre 2020 09:57

                        @Garibaldi2

                        « Puisque vous semblez très attaché à la légalité, faut-il vous rappeler qu’en 1944 le gouvernement de Laval était le gouvernement légal ? »
                        Vous mettez au même niveau un gouvernement en situation d’occupation, et un gouvernement élu ?
                        Vous ne voyez pas la différence ? Vous êtes aveuglé par votre idéologie sectaire.


                      • titi 22 décembre 2020 10:04

                        @Garibaldi2

                        « Comment peut-on avoir amnistié tous les tortionnaires français de la guerre d’Algérie ? »
                        Ces « tortionnaires » ont servi la France, et ont suivi les instructions données par le gouvernement Français de l’époque. Particulièrement un certain Mitterrand ministre de la justice, qui était bien content que les militaires fassent la police à sa place.

                        Boudarel, il a servi contre la France, et quand il a vu que son idéologie menait immanquablement à la dictature, il est revenu bien tranquillement toucher son salaire de prof payé par les parents, amis, de ceux qu’il avait lui même torturé ou fait mettre à mort.
                        Non seulement c’est un traitre, mais c’est une merde. 
                         


                      • titi 22 décembre 2020 10:20

                        @titi

                        « 1944 le gouvernement de Laval était le gouvernement légal  »
                        En plus c’est faux.
                        Relisez vos livres d’histoire.
                        https://fr.wikipedia.org/wiki/Comit%C3%A9_fran%C3%A7ais_de_lib%C3%A9ration_nationale


                      • titi 22 décembre 2020 10:45

                         @Garibaldi2
                        « Merci de rappeler que ce sont les troupes du Nord Viêt Nam communiste qui ont viré les Khmers rouges du Cambodgen et que :  »
                        Ho Chi Mninh a été formé par le PCF, comme Pol Pot et Khieu Samphan qui ont tous fait leurs classes dans le quartier latin.
                        Qui les a endoctriné ?
                        Quel est leur parcours politique qui conduit au massacre et à l’exode de millions de gens ?
                        Ah oui j’oubliais : c’est pour leur bien.


                      • Octave Lebel Octave Lebel 21 décembre 2020 12:48

                        Je trouve que vous citez bien Jaurès notamment dans sa volonté farouche de ne pas se cacher derrière ce que d’aucuns présentent comme des nécessités indépassables et/ou  incontournables pour rappeler qu’il y a une incessante dynamique entre les moyens et les fins.Et qu’il s’agit de prendre garde aux moyens employés dans la démesure et le tragique de l’histoire (les guerres par exemple, les révolutions) qu’imposent finalement des hommes à d’autres hommes, et à ce que ces moyens extrêmes ne deviennent pas finalement  l’ultime justification d’un ordre qui craint qu’une assemblée de citoyens considèrent que pour gouverner un pays il s’agit de garantir et organiser l’accès aux informations et aux savoirs, la mise en place d’instances organisant un débat public permettant d’éclairer er d’expliquer les finalités et les critères de décision afin que au-delà des désaccords (il en restera toujours), un intérêt général se dégage loyalement. Belle utopie qui comme toute utopie (on peu dire la même chose des tragédies qui elles aussi se préparent de longue haleine) dépasse l’échelle de nos vies. Utopie peut-être parce que nul ne prévoit l’avenir ni les événements dans leurs variétés et leurs chronologies. Travail en tous cas et réflexions déjà à l’œuvre dans nos sociétés. Ils me semble que beaucoup y participent déjà sans bien en discerner la portée et les reliances tandis que d’autres freinent tant qu’ils peuvent ou tentent de biaiser la trajectoire de toutes leurs forces.

                        Lorsqu’on cite si bien un penseur politique, c’est que l’on pense que ces pensées sont inspirantes. Vous devriez dans vos exercices de propagande ordinaire vous rapprochez un peu plus de la rigueur éthique que vous admirez pour mieux servir les valeurs que vous affichez dans la mesure où cela est possible.


                        • tonimarus45 21 décembre 2020 17:46

                          @Octave Lebel—Si c’est a moi que vous vous adressez sachez que je ne fais que porter a la connaissance des internautes une partie du discourt que JAURES fit a narbonne en 1907.Curieusement les declarations de jaures ce jour là n’amenent pas beaucoup de reaction surtout chez les «  »«  »soit disants«  »«  » socialos et meme chez les autres posteurs ??????????


                        • Octave Lebel Octave Lebel 21 décembre 2020 18:05

                          @tonimarus45

                          Désolé pour ce malentendu, je m’adresse à l’auteur qui évoque

                          "de ce courage dont parlait Jaurès dans l’un de ses plus beaux discours lorsqu’il disait : "Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces« . Il disait aussi : »Le courage, c’est d’aider la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille, d’aller à l’idéal et de comprendre le réel, agir et aller aux grandes causes sans savoir la récompense que réserve à notre effort l’avenir fécond… le courage, c’est de chercher la vérité de l’avenir, c’est de ne pas subir la loi du mensonge…". Ce courage, camarades, je vous supplie de l’avoir. ».


                        • tonimarus45 21 décembre 2020 19:05

                          @Octave Lebel-oui il declarait cela aussi , mais ce netait pas en contradiction avec cette partie du discourt que j’ai cite Et pensant a ce que ce grand homme a dit ce jour là,, a narbonne, les «  »« soit disants socialos »«  » ce pretendants heritiers de jaures me font me bidonner quand le les entends affirmer cela


                        • ETTORE ETTORE 21 décembre 2020 20:14

                          Ce coup ci, pas de doute, Rakoto a bien été muté aux Service Archives !

                          Bientôt le bureau CHT, Patience !


                          • altaos 21 décembre 2020 20:25

                            eh oui ma tapette

                            s’il y aplus de communistes dans la salle

                            il en traine dehors et j’en suis ma poulette

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