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Accueil du site > Actualités > Politique > De Gaulle et le Rassemblement du Peuple Français (RPF)

De Gaulle et le Rassemblement du Peuple Français (RPF)

« Notre peuple, bien qu’aient été sauvées son intégrité et son indépendance, bien qu’il ait su s’éviter à lui-même les grandes convulsions intérieures, bien qu’il ait repris son labeur avec courage au milieu des ruines, éprouve parfois une sorte de doute amer et s’interroge avec quelque angoisse sur ce que sera l’avenir. » (De Gaulle, le 7 avril 1947 à Strasbourg).



Il y a soixante-quinze ans, le 7 avril 1947 à Strasbourg, devant l’hôtel de ville, De Gaulle, alors ancien Président du Conseil, a prononcé un discours qui a jeté les bases du Rassemblement du Peuple Français (RPF), un "rassemblement" ou un "mouvement" politique qui ne se voulait pas être un "parti" car son premier objectif était de dénoncer le "régime des partis" dans lequel la Quatrième République avait conduit la France.

De Gaulle créant un parti politique, c’était un scoop alors qu’il s’était toujours refusé à en créer, au nom de l’unité nationale (il représentait la France, pas une partition de la France). La plupart des résistants se sont retrouvés au sein du nouveau parti démocrate-chrétien, le MRP (Mouvement républicain populaire), comme Maurice Schumann, Louis Terrenoire et Edmond Michelet, au sein du parti radical, comme Jacques Chaban-Delmas et Michel Debré, et, pour les résistants communistes, au sein du PCF, qui fut, à la Libération, avec le MRP, l’un des deux partis les plus forts électoralement.

Le 21 janvier 1946, De Gaulle a quitté la direction du gouvernement, considérant que les partis venaient de sombrer dans les divisions politiciennes. En particulier, le divorce a eu lieu avec le MRP, mouvement qui soutenait le régime parlementaire, alors que De Gaulle, au contraire, souhaitait un exécutif fort, qu’il a décrit lors d’un célèbre discours à Bayeux le 16 juin 1946. Il pensait qu’il allait être rapidement rappelé au pouvoir, mais le jeu politique l’a emporté et s’est déroulé sans lui, marginalisé. Après une première tentative ratée de référendum, la Quatrième République est née laborieusement de combinaisons politiciennes et d’un référendum approuvé le 13 octobre 1946 par lassitude (seulement par 9 des 25 millions d’électeurs). Le 10 novembre 1946 enfin, furent élus les premiers députés de la Quatrième République.

De Gaulle s’est alors muré dans un silence pendant tout l’hiver et le 30 mars 1947, il est réapparu à Bruneval pour prononcer un premier discours à l’occasion d’un monument commémorant la Résistance où il a affirmé envisager la création d’un mouvement politique qu’il a confirmé le 7 avril 1947 à Strasbourg : « La Constitution en vertu de laquelle tous les pouvoirs publics procèdent dans leur source et reposent dans leur fonctionnement d’une manière directe et exclusive sur les partis et sur leur combinaison, cette Constitution a été acceptée par 9 millions d’électeurs, rejetée par 8 millions, ignorée par 8 millions, mais elle est entrée en vigueur. On voit, maintenant, ce qu’elle donne. Il est clair que la France n’a pas, à sa tête, à l’heure qu’il est, un État dont l’efficience, l’autorité soient à la hauteur des immenses problèmes qui se posent à elle. (..) Nous zigzaguons sur une route bordée de précipices. Faudra-t-il donc que nous demeurions indéfiniment dans cet État ruiné, exaspérant, où des hommes qui travaillent à une même tâche opposent organiquement leurs intérêts et leurs sentiments ? (…) La République que nous avons fait sortir du tombeau, où l’avait ensevelie le désespoir national, la République, dont il faut qu’elle se confonde maintenant avec notre rénovation. La République sera l’efficience, la liberté et la concorde ou bien elle ne sera rien que désillusion et impuissance (…). Il est temps que se forme et que s’organise le rassemblement du peuple français. ».





Son discours à Strasbourg a donc marqué un véritable retour politique de De Gaulle, alors que la veille, il avait célébré à Strasbourg le second anniversaire de la libération de l’Alsace qui avait été annexée par l’Allemagne dès 1940.

La création formelle du RPF a eu lieu le 14 avril 1947, suivie d’une conférence de presse de De Gaulle, entouré de Jacques Soustelle et du capitaine Guy, le 24 avril 1947 à la salle de la Maison de la Résistance, rue François-Ier à Paris, une salle beaucoup trop petite pour accueillir la myriade de journalistes venus l’écouter présenter le RPF : « Je déplore de choquer peut-être certaines de nos habitudes et de nos traditions, fort souvent très respectables, mais je constate que dans la France telle qu’elle, étant donné les partis tels qu’ils sont, ceux-ci ne peuvent pas fournir à ce sentiment commun le cadre nécessaire ; ils ne peuvent pas créer le sentiment nécessaire pour appuyer une politique déterminée. ».

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Dans son communiqué le 14 avril 1947, De Gaulle a affirmé à la presse : « Pour marcher droit vers son but, il faut que la nation soit guidée par un État cohérent, ordonné, concentré, capable de choisir et d’appliquer impartialement les mesures commandées par le salut public. Le système actuel, suivant lequel des partis rigides et opposés se partagent tous les pouvoirs, doit donc être remplacé par un autre où le pouvoir exécutif procède du pays et non point des partis, et où tout conflit insoluble soit tranché par le peuple lui-même. Cela, chaque Français le sent. Aujourd’hui est créé le Rassemblement du peuple français. J’en prends la direction. Il a pour but de promouvoir et de faire triompher, par-dessus nos divisions, l’union de notre peuple dans l’effort de rénovation et la réforme de l’État. J’invite à se joindre à moi, dans le rassemblement, toutes les Françaises et tous les Français qui veulent s’unir pour le salut commun, comme ils l’ont fait hier pour la libération et la victoire de la France. ».

Les quatre grands axes du RPF étaient ainsi présentés : réforme constitutionnelle, anticommunisme, troisième voie économique avec l’alliance capital-travail (ce fut la participation), enfin, souveraineté française dans les territoires d’Outre-mer, ce qui voulait dire concrètement la lutte contre l’influence soviétique en Afrique. L’idée était de rassembler politiquement tous les gaullistes et de contrôler, organiser et guider ce qu’était le gaullisme.

Le RPF était structuré avec des fédérations départementales, et le patron était le secrétaire général, poste confié à Jacques Soustelle le 14 avril 1947 qui précéda Louis Terrenoire en 1952 et Jacques Foccart en 1954. Parmi les adhérents du RPF, on retrouvait des expérimentés comme des très jeunes : Jacques Baumel (président du groupe UDSR avant le RPF), René Capitant, Jean Charbonnel, Robert Poujade, Jean Royer, Jacques Debû-Bridel, Roger Frey, Jacques Chaban-Delmas, Christian Fouchet, Léon Noël, Edmond Michelet, André Malraux, etc. Le trésorier était le normalien René Fillon, oncle de François Fillon et fondé de pouvoir chez Rothschild qui a introduit Georges Pompidou à cette banque.

Ce fut une grande réussite, car la création du RPF répondait à une forte attente d’une partie des Français. Un demi-million de Français ont adhéré au RPF en quelques mois, le mouvement est devenu un parti de masse, composé surtout de classe moyenne et beaucoup plus féminisé que les autres partis (car il y a eu beaucoup de femmes résistantes). Il y a eu à la fois des maurrassiens (Pierre de Bénouville par exemple), des modérés et des républicains de gauche comme Jacques Soustelle, René Capitant, André Malraux, etc.

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Il est assez rare que se forment des partis politiques ex nihilo, émanant surtout de son fondateur. À ma connaissance, il n’en a eu que deux qui ont su s’imposer dans le paysage politique depuis la Libération, le RPF (qui a donné ensuite l’UNR, l’UDR, le RPR, l’UMP et LR) et En Marche fondé par Emmanuel Macron le 6 avril 2016 à Amiens (qui a donné LREM), qui tous les deux, ont réussi à obtenir une majorité absolue à l’Assemblée Nationale (en 1968, 2002 et 2007 pour l’un, 2017 pour l’autre). Le mouvement Reconquête lancé par Éric Zemmour le 5 décembre 2021 à Villepinte pourrait en être un troisième, mais reste à connaître son audience électorale réelle dans le pays, car sinon, on pourrait aussi compter de nombreux micro-partis personnels qui ont également été créés depuis une cinquantaine d’années, mais sans influence déterminante dans la vie politique.

Les débuts du RPF furent prometteurs : dès les élections municipales des 19 et 26 octobre 1947, ce fut un raz-de-marée pour les gaullistes, recueillant 40% des suffrages, gagnant de nombreuses grandes villes dont Paris (Pierre De Gaulle), Marseille, Lille, Strasbourg, Grenoble, Bordeaux (Jacques Chaban-Delmas), Renne, Nantes, Angers, Besançon, Le Mans, Tours, Le Creusot, etc., souvent au détriment des communistes. Ce qui a montré une organisation très efficace et une implantation généralisée sur tout le territoire (au contraire de LREM qui a toujours peiné dans les élections locales depuis 2017).

Mais les partis du "système" (de la Troisième force : SFIO, radicaux, MRP, CNIP) ont réagi avec efficacité contre le RPF en faisant voter la réforme électorale (loi des apparentements du 9 mai 1951) qui avait pour but de casser les dynamiques électorales du RPF et du PCF. Et effectivement, les élections législatives du 17 juin 1951 furent un échec pour les gaullistes et les partis de la Troisième force ont pu gagner une majorité de 402 sièges au lieu des 301 qu’ils auraient dû obtenir avec l’ancien mode de scrutin. Résultat, deuxième force du pays avec 21,8% (derrière le PCF à 25,9%), le RPF n’a obtenu que 121 sièges sur 626 et n’a pas pu réellement peser (l’objectif du RPF était de faire élire 200 députés).

Les crises politiques qui se sont succédé après ces élections ont provoqué des divisions au sein des gaullistes. Jacques Soustelle fut même pressenti pour diriger un gouvernement de coalition mais y renonça à cause du refus de De Gaulle, mais d’autres députés RPF (vingt-sept députés dont Édouard Frédéric-Dupont) ont quand même soutenu Antoine Pinay lors de son investiture de Président du Conseil le 8 mars 1952. D’autres députés RPF se sont éloignés de De Gaulle pour d’autres raisons. Les élections municipales des 26 avril et 3 mai 1953 furent une défaite pour les gaullistes qui ont perdu la plus grande partie des villes conquises en 1947 (le nombre de suffrages est passé de 40% à 10% !), perdant notamment Paris, Marseille (Gaston Defferre élu maire), Châlons-sur-Marne, etc.

L’échec aux municipales de 1953 a démobilisé De Gaulle qui a redonné leur liberté aux députés RPF ; eux-mêmes ont créé le groupe des Républicains sociaux jusqu’en novembre 1958. Pour De Gaulle, l’échec provenait des élus de droite qui n’avaient plus peur du PCF (réduit) et donc, qui pensaient pouvoir se passer de De Gaulle et aller à la soupe. Pour d’autres, c’était l’hétérogénéité du recrutement des adhérents du RPF qui a provoqué les profondes divisions (comme plus tard pour LREM, le RPF acceptait la double appartenance avec un autre part, mais les autres partis refusaient cette double appartenance). Le RPF fut mis en sommeil officiellement le 13 septembre 1955 mais tous les réseaux du RPF ont servi à préparer le retour politique de De Gaulle en mai 1958.

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Le journal "La Croix" du 14 avril 2017 a retrouvé dans ses archives les déclarations de De Gaulle au cours de sa conférence de presse du 24 avril 1947, où il confirmait que sur seulement 40 départements structurés, des centaines de milliers d’adhésions étaient déjà arrivées. Les journalistes ont posé de nombreuses questions dont certaines étaient très intéressantes.

Sur la politique américaine, De Gaulle a expliqué : « [Je l’ai] rencontré tout de suite après la libération de la France et [connaissais] ses sentiments. Le Président Truman demeure fidèle à la politique traditionnelle américaine qui consiste à défendre la liberté même hors du nouveau monde, à soutenir partout le droit des peuples et des individus à disposer d’eux-mêmes. La tradition américaine s’apparente à la tradition française. À Strasbourg presque en même temps que le Président Truman et, bien sûr, sans que nous ne nous soyons concertés, j’ai tenu un langage qui n’était pas sans analogies avec le sien. ».

Sur le fait qu’il n’ait pas voulu proposer "sa" propre Constitution à Libération, De Gaulle a confié : « Je dois vous faire une confession publique. En août 1944, je n’ai pas cru devoir ouvrir moi-même une controverse constitutionnelle. Souvenez-vous. Nous étions en guerre contre l’Allemagne et le Japon. On s’est même battu contre le Japon jusqu’en septembre 1945, c’est-à-dire jusqu’à la veille des élections pour l’Assemblée Constituante. Je comptais sur la raison et la réflexion de mes concitoyens pour parvenir peu à peu à un régime démocratique bien organisé. Je suis intervenu plus tard, quand le débat s’est trouvé ouvert. Je ne suis pas surpris que nous ne soyons pas arrivés à une situation définitive, puisqu’il avait fallu cinq ans dans une période beaucoup moins troublée pour élaborer la Constitution qui devait d’ailleurs être révisée plusieurs fois. ».

Sa démission en janvier 1946 : « Quand je n’ai plus senti derrière moi ce rassemblement actif, je m’en suis allé, car je n’aurais plus servi à rien. ».

Les accusations de pouvoir personnel : « On parle beaucoup à mon propos de plébiscite, de pouvoir personnel. Il faudrait s’entendre sur les mots. Il y avait plébiscite en France quand un homme, après avoir pris le pouvoir, faisait ratifier cette conquête par le peuple. Moi, je suis revenu d’Égypte et je n’ai pas étranglé la République. Si être pour le pouvoir personnel, cela veut dire que l’on doit prendre pour soi toutes les responsabilités de la tâche à laquelle on s’est attelé, alors oui, je suis pour le pouvoir personnel. ».

Accusé à l’époque d’être un nouveau général Boulanger, De Gaulle a finalement prononcé des mots (la dernière citation) que pourrait aujourd’hui prononcer Emmanuel Macron dans sa manière de gouverner la France. En d’autres termes, Emmanuel Macron a été l’enfant idéalisé d’un De Gaulle qui recherchait avant tout l’efficacité dans la défense de la souveraineté de la France. Reste à savoir si le peuple suivra, car pour De Gaulle, cela n’a été qu’épisodiquement…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (03 avril 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
De Gaulle chef de parti.
La création du RPF.
Philippe De Gaulle, entre père et mer.
L'autre De Gaulle.
Philippe De Gaulle.
18 juin 1940 : De Gaulle et l’esprit de Résistance.
Daniel Cordier.
Le songe de l’histoire.
Vive la Cinquième République !
De Gaulle et son discours de Bayeux.
Napoléon, De Gaulle et Macron.
Pourquoi De Gaulle a-t-il ménagé François Mitterrand ?
Deux ou trois choses encore sur De Gaulle.
La France, 50 ans après De Gaulle : 5 idées fausses.

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40 réactions à cet article    


  • wagos wagos 9 avril 13:20

    De Gaulle voulait nous sortir du merdier, Macron lui veut nous y remettre un peu plus !


    • charlyposte charlyposte 9 avril 13:30

      @wagos
      Macron est à l’image du clown de KIEV...deux idiots utiles sans parler de WONDER LAYETTE, le clown Allemand soi disant Chancelier !!! Charles Michel qui ne respecte pas ce que fut son père .... etc etc... smiley


    • Seth 9 avril 14:29

      @wagos

      C’est possible...

      Mais c’est quand même à de Gaulle et à son caniche Debré que l’on doit la constitution sous laquelle nous nous débattons en ce moment et dont il reste coupable, comme c’est étrange...

      Les choses ont changé me direz vous et c’est vrai. Mais gouverner c’est prévoir et il n’avait pas une excellente vue à long terme apparemment donc il aurait mieux valu qu’il se retienne.

      Et puis il a été en son temps si magnanime avec les vichistes, Couve de Murville et cie...

      J’ai l’impression que c’est un type de droite (certains parlent d’ex-cagoulard) qui, poussé par le communisme avec lequel il fallait composer, a utilisé des moyens résolument différents de ceux de la droite classique et avec lesquels il est sorti vainqueur (du moins à l’échelle française) mais qu’il a ensuite vite abandonnés pour tout un tas de mauvaises raisons.


    • V_Parlier V_Parlier 9 avril 16:25

      @wagos
      En effet l’auteur eurofédéraliste et atlantiste ne manque pas de culot quand il conclut : "Emmanuel Macron a été l’enfant idéalisé d’un De Gaulle qui recherchait avant tout l’efficacité dans la défense de la souveraineté de la France". A ce train là bientôt on entendra dire qu’Epstein était un descendant d’Emmeline Pankhurst ou on entendra des nazis se revendiquer descendants de la shoa... quoique... autour de Kiev il se passe des trucs tellement ambigus...


    • Seth 9 avril 17:12

      @V_Parlier

      Sans oublier que c’est quand même à Mongénéral que l’on doit aussi l’approbation de l’europe avec les Schuman, grand collabo pro-nazi devant l’Eternel avant notre période radieuse, et les Monnet à la solde des US, grands créateurs de cette europe de m... devant qui tant s’agenouillent encore aujourd’hui ; il faut les excuser, on ne leur a rien dit.

      Rien que du propre tout blanc en europe, puisqu’on vous le dit !...

      Et ce n’est pas la non élue Leyen dite « la pintade sur canapé » à la suite de sa déconvenue en Turquie, imprésentable dans son pays d’origine, qui va vous dire le contraire.


    • V_Parlier V_Parlier 9 avril 17:30

      @Seth
      « Sans oublier que c’est quand même à Mongénéral que l’on doit aussi l’approbation de l’europe avec les Schuman »
      Je serais très étonné si j’avais la preuve absolue que Degaulle pensait aller aussi loin dans le « machin ». En tout cas il ne l’imaginait pas arrimé aux USA.


    • Seth 9 avril 17:58

      @V_Parlier

      Il aurait alors du se tenir plus éloigné de la Pax Americana et de tous ceux qui la soutenaient, dont Monnet.

      Et bien sûr plus loin aussi de cette pauvre Allemagne de l’Ouest qu’on avait entre temps transformée en martyr et d’Adenauer et de son très discutable gouvernement.

      Or il n’en fit rien.

      Alors il eut tort, et le tort tue...


    • Seth 9 avril 18:37

      @charlyposte

      Joli, le « wonder layette ». Moi je dis « vent de la layette » parce qu’en fait elle n’a pas beaucoup plus de poids que le pet d’un nourrisson. Mais elle discourt beaucoup avec son cou de poulet, son tailleur ridicule et son brushing 80’s et va même jusqu’à jouer la Jeanne d’Arc à Kiev.

      La memerkel s’en est débarrassée parce qu’elle ne savait plus quoi faire de cette catastrophe nationale.

      A chacun ses Lagarde...


    • Seth 9 avril 18:40

      @Seth

      Tiens, ça y est... Un vote négatif d’un ignorant de l’histoire du 20ème siècle...


    • Doume65 9 avril 19:34

      @Seth
      « Mais c’est quand même à de Gaulle et à son caniche Debré que l’on doit la constitution sous laquelle nous nous débattons en ce moment »
      Nous nous débatons dans quelque chose qui n’est pas la Cinquième République qu’a conçue de Gaulle. Toutes sortes de changements ont été apportés dont les pires sont le quinquennat présidentiel et toutes les modifications imposées par l’UE. De toute façon, Cinquième ou pas, ce sont Washington et Bruxelles qui commandent.


    • roman_garev 9 avril 19:36

      @wagos
      « Cette guerre doit être gagnée sur le champ de bataille », a tweeté Borrell. Les dirigeants de l’Union européenne ne se sont pas prononcés sur la priorité d’une victoire militaire sur une solution politique au conflit ni pendant la guerre en Yougoslavie, ni en Libye, ni en Afghanistan, à laquelle la plupart des pays de la communauté ont participé dans le cadre des structures de l’OTAN.
      En fait, Borrell a dit : « Il faut détruire la Russie, et nous fournirons tout ce qui est nécessaire ».
      Est-on prêt en France à faire la guerre à la Russie ?
      Ah bon, allez-y.


    • charlyposte charlyposte 9 avril 13:22

      Oncle Sam semble n’avoir pas beaucoup changé !!! sachant que cette Europe est une chimère en culotte courte smiley que restera t’il au bout du bout quand aucun état ne sera plus à minima souverain dans cette nasse Européenne larbin utile des USA ??? smiley


      • Seth 9 avril 14:35

        @charlyposte

        Ni Oncle Sam ni l’europe (sans majuscule) n’ont changés. Ce qui été depuis le fameux D Day est encore aujourd’hui et à moins de rupture drastique continuera à être.

        Ni Biden ni Leyen ne me contredirons.



        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 avril 14:56

          @samy Levrai
          Meilleur commentaire . T’es au large ?


        • charlyposte charlyposte 9 avril 15:12

          @Aita Pea Pea
          T’a des sources , dés fois que ! smiley


        • Seth 9 avril 16:03

          @charlyposte

          Sait on jamais...


        • Rinbeau Rinbeau 9 avril 15:56

          De Gaulle a accouché d’une dictature en guise de constitution (5ème république), comme tout bon militaire qui se respecte ! Mais faites pour une durée provisoire, d’après guerre, elle a duré !


          • Rinbeau Rinbeau 9 avril 16:02

            @Rinbeau

            Et alors qu’elle se voit de plus en plus contestée pour l’instauration d’une 6ème république, on nous dit « nous sommes en guerre »


          • Seth 9 avril 16:07

            @Rinbeau

            C’est vrai. Du reste il est revenu en vue du pouvoir par une sorte de pronunciamento, même s’il est de bon gout de n’y pas faire mention.

            Feu mon Père a passé sa vie à se poignarder mentalement d’avoir voté oui au fameux referendum qui l’avait assis en place.

            Mon Dieu, comme il avait raison mon Père de regretter son erreur....



            • sylvie 9 avril 17:47

              Il avait une belle bidoche, surement un amateur de « tête de veaux »


              • Seth 9 avril 18:03

                @sylvie

                Ca, faut avouer qu’il était moche. Et tante Yvonne guère sexy.

                Dommage qu’on n’ait pas de sextape du couple, on aurait rigolé un bon coup.
                 smiley


              • sylvie 9 avril 18:37

                @Seth
                mon commentaire et le votre ne valent pas un peanuts, je suis d’accord


              • Seth 9 avril 18:42

                @sylvie

                Merci Sylvie, j’adore les commentaires déplacés. smiley


              • sylvie 9 avril 19:00

                @Seth
                un peu comme Lampion quoi


              • Seth 10 avril 01:06

                @sylvie

                Je ne connait pas Lampion (ancienne BD peut être). On ne peut pas tout savoir...



                • Doume65 9 avril 19:54

                  Un macroniste qui se réclame du gaullisme, c’est une malhonnêteté, une manipulation, une farce, un bobard, un canular, une fable, un conte, une mystification, une duperie, une duplicité, au attrape nigaud, une comédie, un faux-semblant, une usurpation, un traficotage, une tromperie, un tour de magicien, un autre de passe-passe, une tartuferie, un mensonge, une tromperie, une escobarderie, une escroquerie, une filouterie, une triche, un pharisaïsme (doux jésus !), une fraude, du maquillage, une forfanterie, une perfidie, une salle sournoiserie, une simagrée, une grimace, une fourberie, une hypocrisie, une imposture, une ruse, une feinte, une dissimulation, un truc frelaté, une mascarade, bref : une traitrise, une trahison. Pardonnez-moi d’en oublier.


                  • Octave Lebel Octave Lebel 9 avril 20:45

                    Vous ne pouvez pas défendre vos idées sans vous avilir intellectuellement et moralement à ce point-là ? Tout est à vendre dans votre monde ? C’est de ce genre de monnaie dont a besoin votre patron ?


                    • charlyposte charlyposte 10 avril 15:44

                      @pipiou2
                      Il suffit de parler d’un loup et paf... la meute arrive jusqu’à plus faim en prenant la miette pour un plat BOCUSE avec 10 étoiles au pays des rêves !!! smiley


                    • Octave Lebel Octave Lebel 10 avril 12:15

                      Qui a peur de la démocratie ?

                      La réalité c’est que la droite UMP/LR a liquidé ses références gaullistes depuis un moment déjà (une bonne génération). Cyniquement, façon Tartuffe comme quand Sarkozy ou votre champion vont s’incliner sur la tombe de De Gaulle ou qu’un journaliste flagorneur évoquant tel homme politique signale un tropisme de gaulliste de gauche, espérant tromper ces imbéciles de français incultes et sans mémoire que nous serions.

                      Une masse médiatico-malléable chargée régulièrement de pratiquer la vaccine électorale (à minima mais qu’importe) aux dirigeants ainsi protégés pendant 5 ans de tout risque démocratique.

                      Faisons-leur une surprise avec dès le 1er tour une vaccine de nature à stimuler nos anticorps républicains dissolvant les barrières antidémocratiques une fois pour toutes.


                      • charlyposte charlyposte 10 avril 14:13

                        @Octave Lebel
                        Je confirme, le Français n’a aucune culture historique sauf concernant l’instantanée du moment avec un guide touristique, la langue bien pendue sans trop toutefois bousculer le bobo inculte le reste de l’année  smiley en villégiature avec une maîtresse de circonstance écoutant le guide comme l’évangile selon Bern. !!! smiley smiley


                      • Aristide Aristide 10 avril 14:32

                        @charlyposte

                        J’aime bien quand dites « le Français n’a aucune culture historique », c’est super bien vu, et dans la nuance en plus , enfin bien simple quoi !!! Tout à fait vous ...


                      • charlyposte charlyposte 10 avril 14:35

                        @Aristide
                        Les loups sortent du bois quand la culture est au centre du champs !!! hum smiley


                      • charlyposte charlyposte 10 avril 14:54

                        @Aristide
                        Ce qui veut dire : dés qu’on parle de toi, tu sors du sous bois en criant au loup !!! smiley je pense vraiment que la culture vraie mérite mieux que tes bruits de bottes au milieu d’un marécage ! smiley


                      • izarn izarn 10 avril 21:38

                        De Gaulle était contre les USA.

                        Il les a viré de France, leurs bases militaires. Puis viré le Central Com de l’OTAN de Paris...

                        La France est le SEUL grand pays de l’OTAN à n’avoir AUCUNE base militaire US sur son sol !

                        C’est toujours ça de gagné. Quoi que fassent tous les pourris qui lui ont succédé.



                          • Français, Françaises ,

                            Ne faites pas Ce que vous voulez 

                            `VOTER MLP .

                            Quoi qu’il vous en coût !

                            ....Dégager Macron et sa bande d’escrocs ....


                            Attention !

                            Macron et Véran

                            Les milliers de morts suite à la politique sanitaire catastrophique

                            du Domicile, Doliprane, Dodo, D C D .

                            Ce sont des criminels .


                            • ETTORE ETTORE 12 avril 13:00

                              Quand je vois le Rakototatanobis, chercher un saponacé, pour se rincer ses doigts crades de toutes les corps caverneux explorés avec délice, et se servir du Général, comme essuie tout.....

                              On peut dire, que ce temps, est celui du déterrage des valeurs, pour en agrémenter les parasites existentiels, qui grouillent aux ordres des moins que rien.

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