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Accueil du site > Actualités > Politique > De la terre à l’assiette

De la terre à l’assiette

Manger des légumes, une escalope, un yaourt… représentent le stade ultime de l’intervention de multiples acteurs aux motivations parfois contradictoires et intéressées.

Du paysan à l’étal des supermarchés

Au début, il y a le paysan. Il aime son métier, mais les conditions dans lesquelles il l’exerce parfois (agriculture intensive, prix payé, poids du lobby agricole…), en font le maillon faible de la chaîne, celui qui subit, fait ce que la coopérative agricole lui demande, s’enferme dans des pensées négatives, l’œil rivé sur sa comptabilité, celui qui est tributaire pour son cheptel de fabricants d’aliments ou des pesticides pour ses cultures.

Certains s’en sortent mieux parce qu’ils ont adapté leurs modes de production vers le vertueux ou d’autres se sont reconvertis : 12 % des producteurs sont aujourd’hui dans le Bio. Les deux sont moins dépendants du système et privilégient souvent les circuits courts, dessinant ainsi les contours d’une nouvelle agriculture, moins productiviste, plus rémunératrice et indépendante du système bancaire, coopératif et de l’industrie agro-alimentaire.

L’industrie agro-alimentaire vise la régularité et la quantité pour faire tourner ses chaînes quitte à fermer les yeux sur les méthodes de production ou bien à importer des produits bruts avec comme objectif le prix final qui sera payé par la grande distribution, l’acteur incontournable, dont la tendance à fermer les yeux sur « l’amont » peut parfois interroger. C’est au niveau du « couple » agro-alimentaire/grande distribution que la tragédie des petits exploitants trouve son expression la plus éclatante : aucune indépendance pour le producteur.

Enfin, il y a les marques, toujours en recherche de concepts marketing, qui récupèrent le bio ou, en « entreprises responsables » nous parlent « d’agriculture régénératrice », bref tout ce qui peut augmenter les dividendes, assurer des positions prépondérantes sur le marché en rassurant le consommateur...

Un système bien verrouillé

Tout contribue à ce que celui qui travaille la terre, qui élève son cheptel, soit le moins bien considéré. On reproduit à l’intérieur de nos frontières le système qui consiste à faire produire par des petites mains sous payées en Asie ou ailleurs des produits manufacturés qui seront revendus avec une marge conséquente en France. Chapeau, les artistes !

Au passage, les conseillers des coopératives ou de la Chambre d’Agriculture viennent « aider » l’agriculteur en détresse : produire davantage grâce aux pesticides qui tuent les abeilles ou augmenter la taille des élevages et la pollution qui va avec ou bien se lancer dans la méthanisation pour avoir des revenus annexe. Les algues vertes se portent bien en Bretagne, merci, malgré l’argent mis par les communes pour l’enlevage et le traitement et grâce à la politique faux-cul des gouvernements successifs. Quant à la méthanisation, contestée et sujette à caution ou bien encore l’éolien, l’impression que cela donne c’est qu’on oriente peu à peu les agriculteurs vers ces nouvelles pistes de revenus uniquement pour préserver le système de distribution à bas prix de revient mais à forte marge dans La grande distribution.

Le système bien verrouillé est parfaitement décrit à l’échelon de la Bretagne dans la bande dessinée d’Ines Léraud et de Pierre Van Hove (« Algues vertes, l’histoire interdite »). Les interactions entre politiques, services de l’Etat industrie agroalimentaire, grande distribution, banques et lobbies divers et variés y est très bien décrit (y compris les intimidations). Tout est fait pour enterrer les problèmes, ou décourager les gêneurs.

La question ne concerne pas que les agriculteurs

L’agriculture, mais aussi toute la société, se trouve aussi au carrefour de nombreux défis.

  • Comment préserver les terres agricoles en maîtrisant l’étalement urbain et se loger décemment, sans obérer la qualité de vie des habitants ? Dans les territoires à proximité des métropoles notamment (mais pas que…) on assiste à une politique de densification de l’habitat et de maîtrise de l’accès aux véhicules destinée en partie à maintenir les espaces cultivés en périphérie. Les réponses ne sont pas toujours à la hauteur s’agissant de la qualité de vie, des alternatives aux déplacements par des moyens collectifs en sites propres. Enfin, la question est de savoir s’il faut absolument préserver des terres agricoles polluées aux pesticides (avec les répercussions sur le vivant et la qualité de l’eau) sachant que les espaces cultivés en bio représentent moins de 10 % des terres concernées.
  • Comment freiner l’utilisation des terres pour des infrastructures commerciales ou des routes qui ne feront qu’accroitre les émissions de CO2 ? Autrement dit, comment éviter de construire des centres commerciaux en périphérie ou des entrepôts Amazon (parce que c’est bon pour l’emploi…), les routes et les rondspoints qui vont avec (parce que c’est de l’investissement pour les entreprises…) ? Les variables d’ajustement sont connues : fermetures des commerces de centreville et construction de quartiers périphérique sans âme avec problèmes sociaux inévitables. L’Etat, véritable serpent qui se mord la queue, donne de l’argent à ces bons élus locaux pour les aider à revivifier leurs centres villes après les avoir vidés avec ce système…
  • Comment préserver l’environnement et la biodiversité, indissociables de la santé, en continuant à utiliser des pesticides ? Le glyphosate dont l’utilisation semblait décroitre a connu une hausse de ses ventes de 42% entre 2019 et 2020. Tout est dit !
  • Comment raisonner autrement que par le concept techno de « chaînes de valeur » et de profits lorsque la planète et ceux qui travaillent sur le vivant ne sont pas considérés ? Les producteurs bio ou ceux qui font le choix de la production locale pour les cantines ou les particuliers au sein d’AMAP par exemple offrent une alternative pour sortir du système verrouillé, mais ils sont encore trop peu nombreux pour déstabiliser l’organisation actuelle et ont du pain sur la planche pour combattre les acquis de certains adeptes de cette fameuse mondialisation heureuse qui ne raisonne que par les profits.

Se nourrir et surtout bien se nourrir et répondre à ces questions sur le bien vivre relève de notre responsabilité collective et nécessite un débat ouvert en dehors de toute influence de la part de ceux qui privilégient le court terme.  


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48 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 8 septembre 12:53

    Ach... Les plus gros parasites de l’agriculture sont hors-sols et à ce jour, pas de traitements, au contraire le secteur est boosté pour produire de la merde...

    Qui, a besoin de consommateurs en bonne santé, je vous le demande ?

    Si un jour vous avez besoin d’illustrer un système mafieux, c’est un domaine qui s’y prête assez bien et qui fait école...


    • Michel DROUET Michel DROUET 8 septembre 15:21

      @Clocel
      Synthèse expéditive smiley


    • Fergus Fergus 8 septembre 17:07

      Bonjour, Clocel

      Loin de moi l’idée de dire qu’il n’y a pas de problèmes, notamment liés à l’arsenal chimique utilisé par les gros producteurs agricoles, mais Il faut relativiser : certes, les aliments avaient plus de goût, mais les consommateurs prenaient plus de risque autrefois. Dans les années 60, les cas d’intoxication étaient en effet beaucoup plus fréquents, et parfois graves.

      Et franchement, des consommateurs très âgés et en bonne santé, j’en vois toutes les semaines, y compris dans des activités physiques éprouvantes comme le longe-côte. Un spectacle qui eût été inimaginable il y a 30 ou 40 ans !

      Cela ne m’empêche pas de partager très largement les analyses de Michel Drouet, en l’occurrence très lucides et très pertinentes sur l’évolution de l’agriculture.


    • Michel DROUET Michel DROUET 8 septembre 18:39

      @Fergus
      Bonjour Fergus
      Certes, difficile de dire que tout était merveilleux avant. Le problème c’est qu’à chaque époque on pense avoir trouvé la solution à nos maux, solution qui s’avèrent obsolète quelques années après. Nous sommes dans une époque où tout doit aller vite et où on ne se donne pas le temps de faire les évaluations nécessaires. Pire, ces évaluations sont souvent faites par les producteurs de pesticides eux mêmes avec l’aide parfois de scientifiques payé par eux. Ce sont les intérêts économiques qui guident le changement et non la prudence et la raison.


    • zygzornifle zygzornifle 8 septembre 15:12
      De la terre à l’assiette

      et de l’assiette au cimetière ....


      • Michel DROUET Michel DROUET 8 septembre 15:19

        @zygzornifle
        Retour à la terre...


      • roby roby 8 septembre 17:18

        Espérance de vie dans les années 60 https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&codePays=FRA&codeStat=SP.DYN.LE00.IN&codeTheme=3

        Celà n’empèche pas que la plupart des aliments sont gavés de produits chimiques et gavés de sel ,sucre etc....


        • Michel DROUET Michel DROUET 8 septembre 18:17

          @roby
          Effectivement, la durée de vie s’allonge, celle en bonne santé, je ne sais pas. il est évident que les effets des produits chimiques gavés de sel et de sucre, etc... finiront par se répercuter sur la santé avec croissance notamment de cas de diabète et de cholestérol avec effets induits.
          Maintenant, les progrès de la médecine pallieront sans doute une partie de ces effets. Pour autant, se reposer sur ces progrès pour continuer sur cette lancée, n’est pas satisfaisant.


        • Claude Simon Claude Simon 8 septembre 17:28

          Etant d’accord avec vos conclusions, je n’ai pas toutes les réponses à vos questions.

          Concernant l’étalement urbain, il va de soi que le resserrement du crédit à la construction est indispensable.

          Il est conseillé de forcer sur l’alimentation riche en glycine pour remplacer le glyphosate ; Mieux, de jardiner. Mais bon, c’est une exigence qui n’est pas donné à tout le monde.

          Pour remplacer le glypho, il y a le spinozad (pesticide bio moins agressif pour le corps), mais il me semble que ça ne marche qu’avant la culture. Sinon, c’est l’équipe au sarcloir pour désherber.


          • Michel DROUET Michel DROUET 8 septembre 18:24

            @Claude Simon
            Pour être clair, je n’ai pas non plus les réponses... mais poser les problèmes permet d’élargir le cercle de réflexion.
            Je doute que le resserrement du crédit soit une option, car privilégiant les plus riches, qui peuvent s’en passer
            Le jardinage est une bonne option, à condition de posséder un jardin, ce qui est limitant, sauf politiques de jardins familiaux ou partagés à mettre en place par les communes.
            Pour les alternatives au glyphosate, j’avoue mon « inculture ». Je note cependant que la mécanisation a fait disparaître la main d’œuvre humaine avec orientation vers ces alternatives chimiques dont nous cherchons à nous débarrasser aujourd’hui ;


          • Claude Simon Claude Simon 8 septembre 19:11

            @Michel DROUET

            Le hic, c’est que sans l’énergie (majoritairement fossile ou électrique), l’énergie humaine est insuffisante.
            Le sol vivant utilise l’énergie végétale, mais ce n’est qu’en sol calcaire. Sinon, il reste l’énergie animale (french method).

            Sinon, on peut s’essayer à reconstruire des écosystèmes valorisants pour l’alimentation utilisant uniquement l’énergie solaire. C’est une expertise difficile à équilibrer, surtout pour les plantes fragiles, telles les annuelles.


          • Michel DROUET Michel DROUET 8 septembre 19:52

            @Claude Simon
            Merci pour ces échanges
            Beaucoup d’incertitudes, donc. Une partie du problème provient également de la volonté politique de faire de l’agriculture un moyen d’exporter et d’influer sur la balance commerciale ce qui nécessite d’aller vers la surproduction en permanence.
            Pour le reste, j’avoue ne pas être expert ni en sols ni en alternatives.


          • Claude Simon Claude Simon 8 septembre 20:14

            @Michel DROUET

            Surtout que faire coexister ces modèles, c’est loin d’être toujours possible, quoiqu’il peut y avoir complémentarité.

            Je suis évidemment plus pour l’autonomie alimentaire pour chaque pays.
            Après, la surproduction, oui, il est indispensable d’avoir une marge de sécurité, étant donné les aléas de ce secteur.
            Aujourd’hui, le périmé peut être recyclé dans le circuit de l’énergie, ou de l’alimentation des sols, sans être un expert par contre.


          • véronique 9 septembre 08:15

            @Claude Simon

            Le spinozad est un insecticide. Et il n’est pas inoffensif même s’il est autorisé en bio. 


          • Claude Simon Claude Simon 9 septembre 08:50

            @véronique

            Un calin, induisant l’ocytocine, et ça passe déjà mieux.
            Mais bon, les vitamines du système nerveux, les vitamines B (B1-B2-B3-B5-B6-B8-B9-B12), ça devrait être ad hoc.

            Je vais peut-être essayer l’argousier, qui a la vitamine B7 en exclusivité.


          • charlyposte charlyposte 9 septembre 08:58

            Rien ne vaudra une bonne laitue bien verte avec une imprimante 3D que l’on pourra installer partout, dans l’arctique et le Nevada par exemple... sur mars !!! smiley hum.


            • Michel DROUET Michel DROUET 9 septembre 09:19

              @charlyposte
              Oui, et pour l’assaisonnement, l’huile de vidange du scooter des neiges smiley


            • charlyposte charlyposte 9 septembre 09:28

              @Michel DROUET
              Si l’huile de vidange est bio ! smiley hum... sinon j’opte pour l’huile de phoque tout simplement... voir aussi via le saumon. smiley


            • charlyposte charlyposte 9 septembre 09:08

              Et aussi : bientôt le pique-nique avec sous le bras son imprimante 3D pour une grande bouffe sous le chêne avec 500 menus possible smiley trop cool smiley j’ai hâte.


              • Michel DROUET Michel DROUET 9 septembre 09:22

                @charlyposte
                La FNSEA cherche actuellement à renforcer son service R&D pour se positionner sur ce nouveau marché prometteur...


              • TSS (...tologue) 9 septembre 09:51

                Dans ma region il y a belle lurette qu’ils n’ont plus de betes ,ça les

                empechait de partir en vacances.

                Ils cultivent selon les aides européennes ,une année tout maïs,l’autre

                Tournesol,colza etc...

                il y en a même qui enfouissent sans recolter,les aides leur suffisent !!

                 Avec des tracteurs et des « moissbats » dernier cri ,des exploitations de 500

                à + de 1000Ha sont ils vraiment tous à plaindre ?,

                 


                • charlyposte charlyposte 9 septembre 10:06

                  @TSS (...tologue)
                  Un peu comme le nouveau modèle économique smiley ou le virtuel est devenu un gourou sans terre smiley


                • Michel DROUET Michel DROUET 9 septembre 11:28

                  @TSS (...tologue)
                  Les céréales, les oléagineux,... Les exploitations de 500 à 1000 Ha ne sont pas courante dans ma région où on fait plutôt de l’élevage et des cultures fourragères et c’est un peu plus dur.
                  Cela n’empêche pas la présence de matériels un peu haut de gamme...


                • charlyposte charlyposte 9 septembre 11:43

                  @Michel DROUET
                  Le matériel du voisin ou en location !


                • Claude Simon Claude Simon 9 septembre 11:48

                  @TSS (...tologue)

                  « il y en a même qui enfouissent sans recolter,les aides leur suffisent !! »

                  La qualité ne doit pas être au rendez-vous, alors ; le maïs étant très sensible à l’hydrométrie.


                • TSS (...tologue) 9 septembre 13:10

                  @Claude Simon
                  La qualité ne doit pas être au rendez-vous, alors ; le maïs étant très sensible à l’hydrométrie.

                  Là en fait c’etait du tournesol !!
                  Les plus aisés achètent des jachères dans des regions pauvres,ils s’occupent
                  à peine de ce qu’ils ont semé ,cela leur permet ,essentiellement,de toucher
                  les aides... !!


                • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 9 septembre 13:14

                  @Claude Simon
                   
                   hydrométrie ?


                • velosolex velosolex 9 septembre 22:03

                  Non, le paysan n’est pas victime, c’est le consommateur. Le paysans fait des choix, accepte ou non de participer au productivisme qui nous envoie dans le mur, qui nous fait respirer de l’hydrogène sulfuré, le long des cotes bretonnes. Comment se fait il que des habitants n’aient pas encore porté plainte pour mise en danger délibérée, avec un état complice ?...


                  • Michel DROUET Michel DROUET 10 septembre 08:25

                    @velosolex
                    Le consommateur ne choisit pas toujours. Il a l’esprit façonné par l’environnement médiatique et aussi par ses racines culturelles qui lui feront acheter tel ou tel produit. Le Paysan est un prestataire qui répond à la demande de l’industrie agroalimentaire et des consommateurs conditionnés.
                    Mais lorsqu’on considère que ni le paysan, ni le consommateur, ni les industriels et ni la distribution ne sont coupables du système qui détruit notre environnement, il faut se retourner vers un arbitre, en l’occurrence l’Etat qui ne fait pas grand chose en matière de réduction des algues vertes comme l’a souligné un récent rapport de la Cour des Comptes.
                    S’agissant d’une plainte, la réponse sera de dire qu’au vu des données actuelles, on ne sait pas imputer à l’hydrogène sulfuré des problèmes de santé ou des désagréments.
                    Pendant ce temps les communes ramassent les algues vertes sur les plages avec le soutien financier de l’Etat.... Qui ne fait pas grand chose pour prendre le problème à la source, c’est à dire la pollution agricole. Clap de fin...


                  • velosolex velosolex 10 septembre 10:52

                    @Michel DROUET
                    J’ai regardé hier soir l’émission sur la 2, avec Lucet, sur le sujet. Il ne m’a pas appris grand chose, mais c’est tout de même intéressant de savoir jusqu’à où une émission de Tv peut aller. Croustillant le passage où les journalistes vont à l’ARS faire les interroger sur le problème, et où le directeur met en avant l’absence de données scientifiques « Mais on y travaille » sur le seuil de toxicité de l’hydrogène sulfuré...Qu’on connait bien sûr, et qui explose. l’émission en construction a sans doute effrayé l : Un mois plus tard ouest france titrait sur les seuils effrayants mettant en danger la population, avec les dernières recommandations de l’ARS...L’émission ciblait particulièrement Hillion, et la baie de saint brieuc, la plus touchée, un spectateur pourrait à tort en conclure qu’il n’y a rien à craindre ailleurs. Hors en dehors des huit bassins versant connus, c’est la plupart des criques bretonnes et des rias, qui sont maintenant touchés. Mais dire que la région de Lorient, Larmor plage et le golf du Morbihan sont impactés, fait tâche, et peut désespérer le tourisme. Malgré tout, sur fond de continuation de délivrance de permis d’agrandissement des fermes industrielles, tout à fait autistes, voir menaçant ( comme les menaces contre les journalistes comme Morgan Large le montrent) la cata devient si endémique, que l’état se trouve maintenant devant un problème d’urgence sanitaire flippant. Les autorités de tutelle ont condamné l’inaction de l’état et l’Europe donne des pénalités, faute de réponse. 


                  • velosolex velosolex 10 septembre 12:28

                    @Michel DROUET
                    « Le Paysan est un prestataire qui répond à la demande de l’industrie agroalimentaire et des consommateurs conditionnés ».

                    Un peu facile de déresponsabilisation. Le paysan peut se déterminer. Il n’y a pas de fatalité au crédit agricole, à l’achat de tracteurs à la puissance surdimensionnés, et prenant toute la largeur d’une route de campagne. Une image parlante.
                    D’autre part il n’y a jamais eu autant de suicides de paysans.
                    Comme de policiers d’ailleurs. ca veut dire qu’on peut manier la langue de bois, et faire semblant d’être droit dans ses bottes en lachant le classique « après la guerre, on nous a demandé de nourrir la France »....
                    Mais la guerre s’est terminée maintenant il y a presque 80 ans...
                    Le malaise parcourt la population, consciente maintenant du mensonge, de la malbouffe, et autant les paysans, qui affrontent eux mêmes au niveau de leur santé les inconséquences, qu’au niveau de la satisfaction de leur travail.
                    Je ne parle pas pour tous, certains sont si blindés et menaçant qu’ils sont dans une dérive mafieuse, et violente, comme l’attentat contre Morgan Large, la journaliste Bretonne, le montre. 
                    Des paysans et des viticulteurs se sont mis au bio, pour retrouver du sens, et peut être des marchés c’est sûr. Arrive un moment où la balance intéret bénéfice change. « Pendant ce temps les communes ramassent les algues vertes sur les plages avec le soutien financier de l’Etat »..... Sauf que Hillion cette fois ci a demandé l’aide de l’état cette année, devant l’ampleur du phénomène, devant fermer ses plages. Le déni et le refoulement n’ont qu’un temps. En Bretagne les marées n’apportent pas que des fortunes de mer. 


                  • Michel DROUET Michel DROUET 10 septembre 13:38

                    @velosolex
                    J’ai regardé aussi et le passage de l’ARS était très édifiant :« on y travaille »...depuis plus de trente ans et on n’a pas fini de noyer le poisson.
                    PS : on peu ajouter Ines Leraud avec sa BD qui n’a pas plu au microcosme local.


                  • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 10 septembre 10:06

                    Que de poncifs et stéréotypés décalés de bobo des villes sur les paysans, sur la nourriture et que de niaiseries caricaturales.

                    Affligeant ces gens qui toute leur vie dépendent de l’argent de l’état et n’ont aucun problèmes réels, et vivent sans compter de leurs statuts et position acquise d’intouchable, adorent se faire compatissants de victimes qu’ils inventent.

                    La minorité qui achète du bio dans le rayon sans clients, parce que son pognon n’est jamais envisagé pour investir dans le secteur marchand qui ne leur apporte rien sauf a essayer de faire croire que c’est un monde cruel de méchants exploiteurs contre eux les soi-disant gentils gauchistes syndiqués de l’état, qui n’investissent dans rien, ne créent rien, ne produisent rien, nourrissent personne et se prennent pour des juges de production alimentaires condescendants.

                    1-Le Bio ne nourrit pas le paysan. C’est une diversification qui ne fait vivre correctement une mini minorité, mais totalement inadapté a la production des masses. Le gauchiste adore faire de la pub pour ceux qui ne le dépasseront pas un jour.

                    Le « circuit court » ne fait vivre que les paysans proche des marchés de centres urbains. Dans les faits ceux éloignés crèvent.

                    2-Le Bio n’a aucune valeur nutritive ou qualité supérieure a l’agriculture conventionnelle. Aucune !

                    Le Bio a un avantage environnent, mais aucun alimentaire supérieur.

                    3-Les pesticides sont indispensables a une qualité de nourriture saine ! Qui voudrait se passer de médecine et de médicaments pour son corp ? Les pesticides agissent de la même manière sur les aliments en protégeant les cultures des parasites.

                    Que c’est archaïque et sans réflexion cette haine anti-pesticides.

                    4-Contrairement à l’idée reçue, les produits bio sont les plus toxiques. Ce sont eux qui font le plus d’hospitalisations pour toxicité des aliments, notamment par le datura et les plantes invasives toxiques qui se retrouvent dans les aliments.

                    faites « intoxication datura » sur google, vous constaterez.


                    • velosolex velosolex 10 septembre 10:56

                      @Spartacus Lequidam
                      Votre tissu d’âneries est si consternant que même les lobbys agricoles ne s’en réclameraient pas. Car même pour la propagande, il faut un peu de talent. 


                    • mmbbb 10 septembre 12:16

                      velosolex il est la parfaite symétrie de ceux qu il dénonce si âprement , les communistes il est aussi obtus 
                      Je ne lui réponds plus il est décidément trop con et abruti Qu il patauge dans sa fange intellectuel 
                      Il est tellement con qu il oublie que le scandale de la vache folle naquit en angleterre ches les libéraux qui décidèrent d abaisser la cuisson a 800 degre des farines animales 
                      Ce sont les liberaux qui eurent cette géniale idee , une vache carnivore !! 


                    • Michel DROUET Michel DROUET 10 septembre 13:40

                      @Spartacus Lequidam
                      J’ai beaucoup ri ! Bientôt sur « Rires et chansons » lequidam ? smiley


                    • véronique 10 septembre 14:41

                      @Michel DROUET

                      En même temps vous partez de fausses croyances et il y en a beaucoup concernant l’agriculture. C’est un peu le même genre de phénomène qu’avec le covid.
                      Par exemple, une augmentation des achats de glyphosate sur une année et pour vous tout est dit  ?!
                      https://agriculture.gouv.fr/publication-des-donnees-provisoires-des-ventes-de-produits-phytopharmaceutiques-en-2020

                      Il faut toujours rester logique. On ne peut pas d’un côté suggérer que les agriculteurs ont des difficultés pour trouver des revenus et de l’autre, croire qu’ils achètent des pesticides sans compter.
                      Quant aux agriculteurs qui s’en sortiraient mieux parce qu’ils ont adapté leur modèle de production vers ce que vous appelez le vertueux, c’est une affirmation qui ne repose sur rien. Dans la réalité les agriculteurs bio ne sont pas mieux lotis, certains s’en sortent bien, mais c’est vrai aussi de certains agriculteurs conventionnels. Pour la plupart c’est de plus en plus compliqué, bio ou pas bio. Compliqué pour avoir du revenu, ou bien un revenu suffisant, ou encore un chiffre d’affaires suffisant, ou une régularité dans le revenu ou/et le chiffre d’affaires.

                      Bien sûr, l’objectif de produire avec un maximum de sécurité et un minimum de dommages est une évidence.
                      Mais ce ne sont pas les agriculteurs qui peuvent modifier l’idéologie économique qui nous gouverne tous et qu’ils subissent comme tout le monde. Pourtant, sans modifier ce modèle, ce que vous appelez l’agriculture vertueuse restera minoritaire et en définitive aucun problème de revenu, de santé publique ou d’environnement ne sera véritablement réglé, malgré les débats, les manifs, les retraits de molécules, les incitations au bio ou autre etc. C’est pour ça aussi que les débats restent superficiels, à coups de clichés et de vérités toutes faites. Dans notre modèle économique, si on change quelque chose c’est pour que ça rapporte à certains, pas pour le bien commun. Si on avait une vraie volonté de remodeler le secteur agricole pour le bien commun, pas sûr qu’on choisirait le bio ou qu’on le verrait comme plus vertueux que le reste. On aborderait sans doute la question d’une manière très différente.


                    • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 10 septembre 16:10

                      @mmbbb
                      « con et abruti » « vache folle » « Angleterre »
                      Insultes, ad hominem, et comparaison sur d’autres stéréotypes totalement décalés et hors sujet.

                      Ca vole pas haut et c’est con les arguments des frustrés ! 

                      En fait ces cliques n’ont jamais d’argumentsLe sentiment de supériorité morale chez ces branques est spécieux, conditionné et ils marchent en troupeaux.

                      Une fois que que ces gens ont commencé à croire qu’ils sont obligatoirement du coté des gentils parce qu’ils sont formatés c’est émotionnellement gratifiant de sortir son stéréotype de la presse écolo-marxiste moutonnière.


                      Les pesticides, c’est forcement méchant, puisque qu’entre eux ils se branlent dans leur condescendance, et que chaque matin les medias sortent une sornette.

                      Même si c’est une connerie et ridicule au 1er argument contradictoire.

                      Mais avoir des arguments, sur les objections il faut faire plus d’effort intellectuels que l’insulte et le mépris. Ils sont tellement supérieurs et tiennent tellement a le montrer


                    • Michel DROUET Michel DROUET 10 septembre 17:37

                      @véronique
                      Merci pour ce lien qui montre une courbe un peu curieuse sur ces trois dernières années que l’on peu peut être attribuer à des achats de précaution au moment où le gouvernement songeait à interdire le glyphosate.
                      Alors, globalement, si on essaye de tirer une moyenne sur ces trois années, il est vrai que pour les pesticides dans leur ensemble il y a une tendance à la baisse. Par contre pour le glyphosate, ce qui est inquiétant, après une baisse moyenne sur les deux années 2018/2019, on ne constate plus de baisse en 2020. A suivre, donc...
                      Lorsque je parle du « vertueux », il s’agit d’agriculteurs conventionnels qui ont adapté leur façon de faire et je ne parle pas du bio.
                      S’agissant du bio, je m’appuie sur ce que je lis et entends. La plupart des reportages mettent l’accent sur les vertus du bio que ce soit en matière environnementale ou en terme de revenus agricoles, mais je veux bien croire que que les revenus des agriculteurs bio seront soumis aux mêmes pressions que ceux de l’agriculture conventionnelle dès lors que le « marché » aura mis le pied dedans.
                      Enfin, je souscris totalement à cette notion de « bien commun » mais comme vous le notez, cela s’oppose à la notion de marché...
                      Je note en définitive, que l’Etat qui devrait arbitrer se contente de regarder les trains qui passent en disant haut et fort qu’il veut protéger la biodiversité. S’agissant des algues vertes pour reprendre cet exemple, l’Etat se contente de financer leur ramassage au lieu d’accompagner les agriculteurs locaux dans des transitions plus en phase avec l’environnement. La Cour des Comptes à mis le doigt sur cette carence de l’Etat qui en fin de compte est soumis à de nombreuses pressions de la part des lobbies.
                      Merci pour cet échange.


                    • mmbbb 11 septembre 08:23

                      @Spartacus Lequidam mon gars ,vas faire un tour dans les iles , la ou le chlordécone avait ete utlise voir ma reponse lorsque tu ecrivis un article sur les insecticides  Celui ci est un organo chlore les plus pernicieux Leur composition chimique est proche des gaz innervants Ton article tombait « a pic » puisque ce dossier etait en examen au minsitere de la sante Voir ma longue reponse .Lorsque tu te fis le chantre du sucre , je t ai repondu longuement, le sucre c est du saccharose , les pates ect des hydrates de carbone distinction dans cette composition chimique et dont la digestion est différente , ce dont tu ne fis pas Je t avais rappeler que C Bernard mit en évidence la fonction glycogénique du foie , les sucre rapide passe directement dans le sang 
                      Le probleme est justement là , tu es incapable d avoir des arguments nuancés pondéres Il ne s agit pas de croire que l on est du cote du gentil et bannir le , coco bobo stalinien , franc mac et reunion secrete dans des loges pour vendre des Tupperware ; une argumentation fallacieuse qui denote la faiblesse de tes connaissances , ton enferment intellectuelle et ton inclination a avoir des propos péremptoires . Voila pourquoi je ne peux avoir que propos acerbes ! 
                      De surcroit , tu veux nous forcer a croire en ta science !! en ta vérité ; a nous faire accroire au monde indépassable du monde liberal comme l etait jadis le monde communiste et a adhérer aveuglement a ses vertus , Bref tu nous prends pour des cons !
                       


                    • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 11 septembre 11:07

                      @mmbbb

                      L’écologie rend fou furieux, intolérant et développe l’esprit sectaire et l’absence d’esprit critique semble t-il.  smiley

                      « vas faire un tour dans les iles ».

                      Faisons donc un tour dans les iles, puisque c’est suggéré ! smiley smiley
                      Le Sri Lanka par exemple.
                      Le Sri Lanka a décidé par des dogmatiques de supprimer les pesicides...
                      Moralité la pénurie alimentaire et un e crise sans précédent vient d’arriver.

                      Les fait sont les faits !
                      L’absence de pesticides crée une insécurité alimentaire et une crise grave dans les iles !
                      https://www.contrepoints.org/2021/09/11/404947-sri-lanka-de-la-chimiophobie-a-lurgence-alimentaire

                      Et l’absence de « sucre » est devenu l’un des premiers problèmes.
                      C’est dire si c’est con de promouvoir son absence alimentaire.

                      Un petit message aux Sri Lankais qui crèvent des idées débiles de la caste a branlette qui ne comprend rien ?

                      Alors, On assume pas les conséquences solipsistes de ses idées dans le monde réel ?


                    • mmbbb 11 septembre 13:52

                      @Spartacus Lequidam apprends a lire les rapports espece d ane .
                      Il ne s agit pas d être contre tout mais de denoncer les derives 
                      Les premiers a etre victime de ces pesticides sont les agriculteurs eux mêmes 
                      Mais comme il n y a pas eu d etude depuis leur debut de leur emploi et que celle ci sont tardives , nous sommes dans le syndrome de « ’ l amiante » 
                      je me répète puisque tu es un abruti, vas dans les iles et regarde les consequence de la chlordécone . 

                      Tu es tellement con que tu n a pas le discernement pour admettre les faits 
                      Cet insecticide est desormais interdit Tu es un abruti puissance dix !

                      Contrepoints 
                      Un sacre journal a la con qui colle a ton image . Changement climatique , un gu gus de ta trempe affirmait que depuis les années 1990 , les températures etaient stables ou mieux à la baisse 
                      Recherche dans les archives 
                      Vraiment pas de bol , en 2005 la voie Bonatti des Drus de Chamonix s est effondree un des cons m a appelé le cretin des Alpes .

                      Ce qui denote leur tolerance . 

                      Des merdes de ta trempe , cet auteur niait ce fait marquant .

                      Quant à être empathique avec le Si Lankais , c est de l amalgame dont les staliniens usent et abusent .

                      Quand j achete , je m occupe dans un premier temps de manger sain , si j achete un poulet , il est labellise Que vient faire le Skri lankais dans cette affaire.

                      Suis je responsable si la population a double depuis 1960 ! 

                      Donc si l on te suis il ne faudrait pas produire AOC et détruire la filiere agricole noble de notre pays 
                      La gastronomie francaise a ete inscrite au patrimoine immatériel de l UNESCO 

                      Quant a la mal bouffe , tu le nies , batard c est moi et les francais qui paient par leur impot ces degats 26 milliards d euros par ans 

                      Aux USA , cela coute une blinde ! 

                      Déciment tu ne cesses de démontrer ton immense bêtise 

                      Bouffe ce que tu veux , c est ton droit deviens un sac de merde ambulant comme les amerloques abruti.

                      Je ne suis un ecolo « fou furieux » mais il faut admettre que tu es un cas d espece dans l imbécillité . 





                    • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 12 septembre 15:11

                      @mmbbb
                      Quel festival d’’insultes ad personnam !


                    • samuel 13 septembre 08:57

                      @Spartacus Lequidam

                      L’agriculture biologique est évidemment l’avenir. Que ce soit de par un choix ou de fait.

                      Premier exemple. Le phosphore. Il est indispensable pour maintenir les rendements agricoles aux niveaux actuel. Celui-ci est pour l’instant extrait de mines qui un jour seront épuisées. La conséquence est que lorsque les mines seront épuisées, les rendement s’affaisseront. 
                      Mais alors, comment faire et surtout comment "faisait-on avant’ ? 

                      Et bien avant on acceptait des rendements moindre (la population à nourrir était moins nombreuse) et surtout, les cylces biologiques étaient respectés. Actuellement le phosphore s’échappe dans les nappes phréatiques et fini à la mer alors qu’il devrait être récupéré par la vie microbienne du sol...

                      Et seul l’agriculture bio permet de restaurer une vie microbienne suffisante pour recréer les cycles biologiques qui permettront de se passer de l’agriculture se basant sur des apports exogènes (intrans).


                    • Legestr glaz Legestr glaz 13 septembre 09:21

                      @Spartacus Lequidam

                      Il ne s’agit pas non plus de faire n’importe quoi. Faire du biologique sans recul c’est n’importe quoi. 

                      Le ferme du bec Hellouin, pratique la permaculture et les rapports de production sont si extraordinaires que les chercheurs de l’INRA se posent aujourd’hui des questions sur ce mode d’agriculture, sans pesticide et sans engrais chimique ! 

                      « Une première étude, en partenariat avec l’INRA-AgroParisTech, s’est achevée au printemps 2015. Elle a mis en évidence le fait que 1 000 m2 cultivés entièrement à la main selon la méthode de la Ferme du Bec Hellouin avaient permis une production commercialisée de 55 000 m2 sur une année, pour un équivalent temps plein, ce qui ouvre des perspectives entièrement nouvelles en matière d’agriculture et d’écologie. »

                      Mais la permaculture n’est vraiment une préoccupation actuelle. Elle ne reçoit aucune subvention contrairement à l’agriculture « pesticides et engrais chimiques ». Cherchez l’erreur ! 


                    • samuel 13 septembre 11:00

                      @Legestr glaz

                      « Il ne s’agit pas non plus de faire n’importe quoi. Faire du biologique sans recul c’est n’importe quoi. »

                      Tout à fait. Même si la volonté Sri Lankaise est louable, ils ont oublié qu’on ne passe pas de la chimie à la bio « performante » d’un claquement de doigt, et surtout en conservant la même philisophie culturale (grand champs, monoculture,...).


                    • Doume65 10 septembre 11:57

                      « Manger des légumes, une escalope, un yaourt… représentent le stade ultime de l’intervention de multiples acteurs aux motivations parfois contradictoires et intéressées. »

                      Souvent, oui, mais pas toujours. On peut acheter local en circuit court. Pas pour tout et pas partout, je le reconnais.

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