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Débattre idéologiquement : dialectique progressisme/extrême-droite, exemple du retour sur le-la MPT

Ne sous-estime-t-on pas les cinq émotions universelles de base ? Celles qui sont mises en scène joliment dans le film Vice versa chez une (pré)ado subissant un déménagement et ses parents.

 


Source de l'image

 

Si je me retrouve face à - même pas un adversaire, mais seulement - un diversaire idéologique (un divergent, un autre, un nuancé) ne subis-je pas des émotions de tristesse (parce que je suis seul), de colère (parce que ça peut me heurter), de dégoût (parce que j'essaie de m'éloigner de ça), et de peur (parce que je me sentirais en danger) ... autant de frustrations, voire paniques ... nuisant à ma joie ... autant de satisfactions, plaisirs, bonheurs, récompenses ? ... Et dans la mesure où je recherche (comme tout le monde) la perpétuation de ma joie, ne suis-je pas un nuisible pour mes diversaires (la joie est naturellement Cruelle à certains, ceux qui ne peuvent pas la partager pour diverses raisons parfois inconciliables, même et hélas surtout quand elle n'est pas Maligne) ? ...

Maintenant, puisque l'extrême-droite semble être une cible de choix pour le progressisme (ou de certaines façons de progressismes), ce développement :

 

Quelqu'un d'extrême-droite est avant tout dans une joie traditionnelle et territoriale, loin des clichés.

Or, de tradition, les progressistes en parlent et en ont besoin eux-mêmes : ils s'inscrivent chacun (ils le savent plus ou moins, comme tout le monde) dans une et des H/histoires, qu'ils regardent potentiellement ou aimeraient regarder idéalement, sous l'angle évolutionniste et sociologique en dynamique des groupes (puisqu'ils se veulent éthiques).

Mais ces mêmes évolution et sociologie en dynamique des groupes, signalent des transmissions inter- comme intra-générationnelles, qui sont l'essence de la Tradition, ou de la traditionalité si vous préférez, notion pourtant reliée à l'extrême-droite.

Le premier terme majusculaire de Tradition seyant aisément à l'extrême-droite peut-être (car elle assume sa volonté de puissance) tandis que le deuxième terme suffixé en conception de traditionalité seyant aisément aux autres peut-être, car semblant plus déconstructible et/ou cogniscible : affaires "esth-ethiques" qui n'altèrent pourtant rien au fait qu'il y a du traditionnel, serait-ce dans l'éducatif et le socio-éducatif naturel ou populaire ...

 

A la fin, il faut du groupal qui (se) tienne, et cela implique une communauté de sentiments et de pratiques minimale et nécessaire.

Quant à la territorialité, le territorialisme est animal, y compris animal humain : l'éthologie (humaine) en témoigne, où donc on milite (on déploie sa volonté de puissance) pour déployer nos aires (seraient-elles symboliques, idéologiques, afin de se retrouver dans une culture en général qui nous seye groupalement).

La personne d'extrême-droite, à la racine, assume cette vérité que je qualifierai singulièrement "d'intradiégétique" dans sa vie ou, si l'on préfère, de biographique ou d'existentielle (voire "existentiale", pour citer le controversé Heidegger, dont la philosophie n'a peut-être pas tant à voir avec une quelconque essence du nazisme qu'on le prétend ... la "preuve", même BHL l'a réhabilité ... mais cette boutade n'en est pas autant une qu'on voudrait le croire).

Alors après, évidemment, la posture d'extrême-droite, quand elle est assumée par des idiots, tourne bien plus vite à l'hostilité aveugle à tous et tout, que la posture progessiste qui, quand elle est assumée par des idiots (et il semble qu'elle l'est plus souvent qu'à l'extrême-droite) a toujours l'enthousiasme militant et l'idéalisme tendres en sa faveur (raison pour laquelle le progessisme peut plus facilement se passer de raisonner, quand même les raisonnements d'extrême-droite partiraient dans mille directions erronées).Ainsi, tout se passe entre le progessisme et l'extrême-droite, comme cela se passe entre les gentils et les méchants dans les films : les gentils sont toujours bonnards, et les méchants des génies (du Mal, évidemment) - du moins, dans la caisse de "raisonnances" médiatique, et à ce qu'il me semble.

 

Exemple : le Mariage Pour Tous.

Les anti-MPT, derrière Frigide Barjot du moins, s'y opposaient dans LA MPT (Manif Pour Tous), au nom d'une Union Civile Pour Tous les couples de n'importe quel partenariat biologique.

Pourtant, il semblait, pour les militants DU MPT, falloir absolument s'arroger la notion de Mariage. Preuve que le traditionnel compte pour les progressistes, dans leurs genres, car théoriquement ils auraient pu laisser aux militants de LA MPT cette querelle de mots, puisqu'au final les lois républicaines allaient abandonner la notion de Mariage au profit de l'Union Civile Pour Tous.

Au lieu de quoi, dans les médias, c'est devenu les homophiles DU MPT, contre (la frange extrémiste) des homophobes de LA MPT (mais il faut certes dire que les militants de LA MPT, ne se sont pas illustrés en prétendant qu'on allait mentir aux enfants sur les processus inexorables de l'hérédité biologique, alors qu'on n'allait faire que des aménagements socio-éducatifs néo-familiaux ... arrangements contre lesquels, néanmoins, la liberté démocratique doit laisser qu'on puisse militer, en vertu d'une culture différentielle).

Là, un couple de gays interviewés sur France 2, de dire après le passage de la loi que "maintenant on sait où est le Bien, et où est le Mal" : on voit très bien l'idiotie, de confondre le légal avec le moral/idéologique, qui finalement parodie le manichéisme de la frange extrémiste homophobe, surtout quand elle est monothéiste d'ailleurs : fanatisme pour fanatisme ...

Où l'on a plus de tendresse pour le fanatisme progessiste que pour l'autre, d'un point de vue conséquentialiste, alors que du point du vue intentionnaliste ça rend aussi nul, tandis que du point de vue déontologiste c'est aussi malpropre - en philosophie morale.

 


Un mème circulant sous Facebook.

 

Préférer l'idiotie progessiste à l'idiotie d'extrême-droite n'est pas forcément un bon calcul, quand on veut que "les gens" raisonnent (sous l'angle conséquentialiste).

Comme on dit : "l'enfer est pavé de bonnes intentions" ... Ce qui ne signifie pas qu'il faille laisser proliférer l'idiotie d'extrême-droite évidemment, non plus, au contraire : il n'y a pas de "bonne" idiotie, sauf en fins de soirées, entre nouilles.

 

 

 

 

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7 réactions à cet article    


  • Docteur Faustroll Docteur Faustroll 24 septembre 11:28

    Le marketing politique a transformé les ’institutions« en hypermarchés et les »élus« en produits.

    Les échéances électorales sont identiques aux opérations promotionnelles des marques et les »campagne" sont des campagnes publicitaires exploitant jusqu’à la nausée les techniques base de la manipulation psychologique, à commencer par l’analyse transactionnelle qui n’avait pas été élaborée pour ça par Berne.


    « Le concept de « SENTIMENTS PARASITES ET DE RACKET »

    Les quatre sentiments de base sont la joie, la tristesse, la colère, la peur. Le petit enfant apprend quelquefois à réprimer l’un de ces sentiments qui n’est pas accepté dans sa famiIle pour le remplacer par un autre sentiment qui est autorisé. Il utilise alors ce sentiment dit « parasite ou racket  » pour obtenir les gratifications et signes de reconnaissance dont il a besoin. Plus tard, il pourra entretenir des relations confuses en continuant inconsciemment à utiliser ses « sentiments-parasites » dans la relation aux autres. En thérapie, la mise en évidence et l’analyse des « rackets » permet au client de prendre conscience du sentiment refoulé et de se le réapproprier. »


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 septembre 15:41

      @Docteur Faustroll. Eh oui.


    • Lynwec 24 septembre 18:10

      Les émotions sont à proscrire dans tout débat que l’on voudrait honnête puisqu’elles constituent un obstacle majeur à tout raisonnement logique. La meilleure preuve en est l’utilisation constante de la peur depuis janvier 2020 dans le débat public .

      Cette remarque est tout aussi valable selon moi dans le domaine du débat politique, et les mêmes manipulations émotionnelles s’y retrouvent constamment, ayant pour but de masquer les failles et problèmes gênants .

      Toute personne inconsciente du fait que son interlocuteur peut tenter de jouer sur les émotions est par avance perdante dans un débat, quelque soit sa valeur personnelle puisqu’elle ne pourra penser à dévoiler aux auditeurs les manipulations qu’on leur fait subir en direct . C’est encore plus critique pour l’auditeur et une des raisons pour lesquelles les manipulations de masse sont si difficiles à combattre .


      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 septembre 14:26

        Je ne serai pas un rationaliste, bien que je reste rationnel ou que j’essaie de le rester, et du moins raisonnable au possible. Le rationalisme, c’est le fanatisme de la raison, tout comme le scientisme est le fanatisme de la science. Le fanatisme est généralement le fait d’aspirants à une joie, tellement frustrés dans leur joie, qu’ils pratiquent ce que ci-dessus le premier commentateur a appelé la substitution d’une émotion par une autre, c’est-à-dire que leur frustration de joie est telle, que les rationalistes investissent colère, dégoût, tristesse et peur dans le rationalisme, en guise de joie, à tire-larigot tout ce qui ne leur semble pas rationaliste, et de cela ils font leur « joie ». Joie grise. Ne tombez pas dans ce travers. Les émotions sont des filtres nécessaires à l’intelligence, mais la qualité de l’intelligence envers les émotions ne peut être que la tempérance. Ou la patience qui, comme on dit, est mère des vertus.


      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 septembre 14:31

        C’est le propre de tout fanatisme, que de procéder ainsi en guise de « joie ».


      • wagos wagos 25 septembre 10:54

        C’est bien là qu’il faut conserver la tête froide lorsque l’on est soit spectateur ou intervenant principal face à un adversaire....ne pas se laisser porter par l’émotion.

        Mais hélas , chaque intervenant se laisse dominer par ses convictions renforcées par ses propres émotions, dans un but de convaincre les auditeurs , encore plus bien entendu ceux qui sont sur la même longueur d’onde d’un des deux adversaires

        A nous de garder le recul nécessaire pour peser le pour et le contre suivant nos propres convictions.

        Bon ensuite sommes nous nous mêmes prêts à l’appliquer à nous mêmes ? .


        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 septembre 14:30

          Votre regret lui-même, vous ne vous en rendez peut-être pas compte, est un argument émotif raisonnable, c’est-à-dire une volonté de nous persuader par l’empathie émotionnelle, de la nécessité de la tempérance. En fait, le rationnel pur n’existe peut-être qu’en maths, et encore : les matheux s’adonneraient-ils aux maths, si elles ne les éjouissaient pas intuitivement, voire spirituellement pour certains (à commencer par Platon) ? Nous voulons la joie, parce qu’elle signale le déploiement de notre puissance (de notre existence, de notre faculté dans l’existence, de notre épanouissement comme on dit gentiment).

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