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Accueil du site > Actualités > Politique > Des godillots « En Marche » ?

Des godillots « En Marche » ?

C’est ce qui est à craindre après la parodie de démocratie qui s’est terminé samedi par « l’élection » par quelques centaines de happy fiew de M. Castaner au poste de Délégué Général de La République En Marche et la volonté de Macron de tout verrouiller et de tirer les ficelles en coulisse.

Rappelons la définition d’un Godillot

Monsieur Godillot était un fabricant de brodequins militaires en usage dans l’infanterie jusqu’à la seconde guerre mondiale et sans doute par rapprochement avec la formule d’Einstein « Pour marcher au pas, pas besoin de cerveau, la moelle épinière suffit », le nom de Godillots fut attribué aux fidèles du général de Gaulle qui avait l’habitude de ne jamais remettre en cause leur chef, et de suivre ses consignes sans discuter, d’où le nom de « Parti Godillot » dont fut affublé l’UNR qui votait sans barguigner les textes proposés par l’exécutif sans tenir compte des arguments de l’opposition.

Une autre façon de faire de la politique ?

Pour le moment les nouveaux élus LREM à L’Assemblée Nationale n’ont pas montré une appétence réelle pour le débat, même si l’on commence à voir poindre çà et là quelques personnalités qui émergent.

Difficile de leur en faire grief compte tenu du renouvellement important du personnel politique provoqué par les dernières élections législatives.

On ne parle plus de parti politique mais de « mouvement citoyen ». Pas de section locales non plus, mais des « comités locaux » animés par des « référents » désignés d’en haut un peu comme les candidats aux législatives dont on disait qu’ils avaient été retenus sur CV après un véritable entretien de recrutement…

Autres temps, autres mœurs, mais le caractère hétérogène, voire hétéroclite de ce « Mouvement », ne va-t-il pas produire quelques remous parmi ceux qui ont été écartés des candidatures aux législatives ou de la désignation des « référents ». C’est vrai que l’absence de cotisations pour adhérer à « En Marche » ne légitime pas les « bénévoles » dans une éventuelle contestation du fonctionnement du mouvement, même si on sent remonter des frustrations.

L’impression que l’on peut avoir c’est que « l’autre manière de faire de la politique » annoncée s’applique davantage au fonctionnement du « Mouvement » qu’aux décisions prises par la majorité qui elles sont clairement très libérales. Par conséquent, une majorité qui adhère à En Marche l’a fait sans doute en connaissance de cause mais aussi par opportunisme pour enrichir leur CV et que les autres qui croient encore au « Mouvement citoyen » ont plutôt les caractéristiques de témoins de Jéhovah ou de vendeurs à domicile de barquettes plastiques culinaires.

Des godillots, donc, mais aussi des godillots éclairés soucieux de donner un coup de boost à leur carrière, le tout votant comme un seul homme/femme les textes proposés par Macron, aidés par des petites mains exploitées au niveau local. Ce qui est important, c’est moins le corpus idéologique proposé par « En Marche » (encore faudrait-il le trouver…) que la soumission au chef qui est demandée ainsi que l’adhésion à une politique très libérale.

Et pour la suite ?

La suite ce sont les prochaines élections qui se profilent à l’horizon comme les européennes en 2019. Là, pas de problème pour Macron, européen convaincu, pour constituer une liste d’autant que du côté de Juppé, avec sa fameuse théorie de l’omelette (on coupe les extrêmes et on garde le centre) a déjà fait des appels du pied à Macron pour faire une liste de rassemblement large. Pour ces élections ce sera plutôt le taux de suffrages exprimés qui sera regardé à la loupe.

Après, il y aura les municipales avec quelques complications à attendre pour « En Marche » compte tenu du différend sérieux qui oppose en ce moment les élus locaux à Macron en matière de financement et de ressources fiscales.

Premier indice de ce désamour, le faible résultat des candidats « en Marche » obtenu aux sénatoriales, avec un corps électoral d’élus installés qui ont eu l’occasion de faire part de leur mécontentement.

Les départementales et les régionales constitueront un véritable test pour ce nouveau mouvement et sa manière de faire de la politique autrement. Pas sûr que les électeurs ruraux ou des villes moyennes votent en masse pour les candidats macronistes. Par contre, les Métropoles confirmeront en partie leur attrait pour une nouvelle classe politique bobo rejetant les partis traditionnels (et on peut comprendre ce rejet lorsqu’on analyse les péripéties des dernières campagnes, entre trahison, escroqueries et petits meurtres entre amis).

Ce n’est qu’à l’issue de ce cycle quinquennal que nous saurons si la vieille politique est définitivement enterrée et si l’approche « il n’y a pas d’autres alternatives » aura gagné. On peut penser que l’économie et la finance qui ont pris le pas sur les politiques devraient continuer à être les véritables dirigeants des pays, par Macron, Merkel ou Junker interposés avec leurs petites start-up et leurs geeks, autrement dit les nouveaux godillots de la mondialisation.


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48 réactions à cet article    


  • Christian Labrune Christian Labrune 20 novembre 13:13

    à l’auteur,
    Je vois qu’on ne se bouscule pas pour vous répondre, et il y a là pourtant un très réel problème. Après s’être entichée des vieillards gâteux : le Maréchal puis l’homme à la francisque, la France se laisse maintenant séduire par un immature. En tout cas, elle suspend son jugement, dans l’attente de résultats, c’est-à-dire, probablement, d’un miracle.

    La politique de Macron est celle de Merkel au début de ce siècle. Ca n’avait pas trop mal marché en Allemagne, du moins quand on regardait les choses de très loin, mais on n’est plus au début du siècle, encore moins à l’époque de Thatcher. Pour faire « moderne », nos petits technocrates bardés de certitudes imbéciles n’hésitent pas à évoquer l’intelligence artificielle, dont ils n’ont cependant pas la moindre idée : dans la troisième décennie de ce siècle - et on y arrive - la plupart des activités humaines pourront être exécutées à moindres frais par des machines. Faire croire encore, comme Hollande, qu’on va résoudre la crise du chômage, c’est particulièrement grotesque. Macron est jeune, mais sa politique est celle du passé, et il n’est pas difficile de comprendre qu’elle va droit dans le mur, que le diagnostic peut être fait dès aujourd’hui.

    Le spectacle qu’offre l’Assemblée nationale, ce ramassis de godillots, atteint des sommets dans le grotesque, comme on pouvait le prévoir dès la ridicule cérémonie devant la pyramide du Louvre.

    La bulle du macronisme est énorme, elle ressemble à celles, gigantesques, que font des SDF devant Beaubourg pour amuser les petits enfants et récolter quelques pièces, mais après une quinzaine de secondes, fatalement, elles éclatent, ces grosses bulles, et même plus rapidement que les plus petites.


    • Michel DROUET Michel DROUET 20 novembre 16:07

      @Christian Labrune
      Oui, on peut parler de bulle, mais quant à prédire quand elle éclatera, c’est une autre paire de manches. Je crois que les français, comme beaucoup d’autres, ont compris qu’il n’y avait pas grand chose à faire pour contrer le pouvoir économique et financier et que le pouvoir politique était juste là pour donner l’illusion de la démocratie. Le problème, c’est que des gouvernants élus avec moins de 20 % des suffrages exprimés s’estime légitimes.
      Le pouvoir macroniste élu avec peu d’électeurs tend à verser dans l’autocratie avec deux ou trois hommes de confiance et une troupe de godillots dont le profil est loin d’être représentatif du pays mais qui ne manqueront pas à nous dire qu’il faut faire de nouveaux sacrifices.


    • wesson wesson 21 novembre 11:20

      @Christian Labrune
      entichée d’un vieillard gâteux, c’est oublier que sa prise du pouvoir, si elle se fit effectivement avec la complicité de tous les parti à l’exception notable du PCF, ne fut pas le résultat d’un vote populaire, mais d’une manœuvre habile et politicienne qui avait tout du coup d’état. Dès la première décision prise (abrogation de la république), Pétain n’as pas respecté le mandat qu’il avait reçu.


      Après, sur sa popularité, la propagande fait des merveilles et continue d’en faire autant d’ailleurs.
       

    • Dzan 21 novembre 12:13

      @Christian Labrune
      « Les petits technocrates »
      Vous avez parfaitement trouvé ce qui pourrit jusqu’à la moëlle, toute notre société.
      Ces« formatés » par les grands écoles, la plupart issus de milieux très favorisés, que peuvent ils comprendre aux souffrances, je dis bien souffrance, des sans dents et même du petit peuple des fourmis qui font tourner la baraque.

      J’ai connu ça en entreprise. Les petits chefs, qui font carrière sur le dos des autres.
      Coup de sifflet d’en haut et, le doigt sur la couture du pantalon.


    • Eric F Eric F 21 novembre 23:13

      @wesson
      « Dès la première décision prise (abrogation de la république), Pétain n’as pas respecté le mandat qu’il avait reçu. » Vous avez entièrement raison, les sots croient que l’Assemblée avait donné à Pétain les pleins pouvoirs pour les exercer en tant qu’autocrate, or le mandat était de proposer une constitution à faire entériner, mais il a gardé le pouvoir et mis en place son régime sans qu’il y ait eu ratification par des élus ou par referendum, et n’a jamais fait élire d’assemblée, il a donc fait un coup d’état par rapport au mandat qu’il avait reçu.


    • Et hop ! Et hop ! 22 novembre 16:09

      @Eric F


      Les sots oublient de dire 
      que la France était en cours d’invasion par l’Allemagne à laquelle le gouvernement Daladier avait déclaré la guerre de façon totalement inconstitutionnelle puisqu’il fallait une loi votée par le Parlement, 
      que de ce fait le gouvernement français était sorti de la légalité républicaine,
      que l’armée française était en déroute, que le président de la République avait disparu sans démissionner, 
      que le gouvernement français fuyait devant l’avance ennemie et qu’il était arrivé à Bordeaux, 
      que les hauts fonctionnaires avaient abandonné leurs postes sur instruction de Georgez Mandel qu’on retrouve peu après parmi les fuyards du Massilia, 
      qu’il y avait 5 millions de civils belges, luxembourgeois, français en exode sur les routes, sans rien à boire ni à manger, sans secours, 
      que Pétain était chargé de mettre fin aux combats en signant un traité d’armistice ou une capitulation avec l’Allemagne, sachant que les Anglais avaient fait défection en s’enfuyant à Dunkerque,
      que ce traité aurait légalement force constitutionnelle,
      que la mobilisation et la guerre rendaient impossible toutes élections pour plusieurs années, dont tout fonctionnement démocratique,
      qu’il n’était absolument pas possible de lancer un débat constitutionnel,
      que c’était réellement une situation nécessitant de prendre des milliers de mesures d’urgence et que d’ailleurs le Parlement s’était auto-dissoud sans possibilité d’en faire élire un nouveau,
      que personne d’autre ne s’est proposé pour prendre la tête d’un pays envahi et vaincu, sombrant dans le chaos et la ruine, et pour tenir tête à Hitler,
      que tous les prétendus résistants étaient en fuite, qui à New-York, qui à Moscou, qui à Londres, qui en Afrique du Nord, qui à bord du paquebot Massilia essayant d’obtenir de la GB d’être accueillis comme réfugiés.


      Les sots oublient de dire que le Maréchal Pétain a été le premier résistant à l’Allemagne, le seul en 1940, en résistant aux prétentions d’Hitler, d’une part lors de la négociation du traité d’armistice, ensuite en résistant à leurs exigences comme la déportation des Français israélites pour travailler en Allemagne.


    • zygzornifle zygzornifle 20 novembre 13:49

      Macron verrouille le pays ....


      l’opposition réduite a un gargouillement de fin de repas partagé entre Le Pen et Mélanchon quand a Wauquiez il est a 90% Macron compatible ......

      • Le421 Le421 20 novembre 18:32

        @zygzornifle
        Marrant...

        Wauquiez, je le vois 90% Le Pen compatible...


      • zygzornifle zygzornifle 23 novembre 09:00

        @Le421


         le pauvre il est tellement timide qu’il n’ose avouer sa flamme pour Marine.....

      • gogoRat gogoRat 23 novembre 12:23

        « Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles »
        disait un
        certain Max Frisch

         Des ’anciens’ qui mettent en marche les petits-enfants pour purifier l’excellence d’une population, et mettre au pas leurs propres enfants ... on a déjà vu ce que cela donnait dans un douloureux passé, éternellement honteux, et pourtant vécu par bien des vieux briscards encore aux manettes  !


      • gogoRat gogoRat 23 novembre 12:29

         ( clin d’œil à la théorie du « juvénilisme » -tout un programme ! - qui a été catéchisée, en tout cas au moins à Lyon, par des représentants de l’Unesco. En manœuvre préparatoire ? ... )


      • Le421 Le421 20 novembre 18:39

        La façon dont la campagne a été axée sur la personne et non sur le programme était parlante.
        A la FI, on s’est fait moquer comme pas possible autour de « l’égo surdimensionné » de Mélenchon.
        C’était vraiment l’hôpital qui se moquait de l’infirmerie.
        En plus, je connais pas mal de monde à la FI qui n’aimait pas trop JLM et qui était là pour l’essentiel du mouvement.
        Le programme L’Avenir en Commun qui a été écrit par des milliers de contributions détriées en congrès à Lille.
        Pas de ça chez LREM.
        D’ailleurs, même des membres éminents de la macronie ont expliqué que si on écoutait tout le monde, c’était forcément le bordel, et qu’en conséquence, il fallait faire bloc et suivre le chef !!

        Qui a naturellement la science infuse et les bonne grâces du Medef depuis des lustres.
        C’est bien le principal, non ??
        Et devinez quoi ?
        On va baisser les chaaaaaaarges des entreprises !!
        Vu que ça a toujours marché !!
        Pour augmenter le chômage et précariser le peuple, ainsi que pour goinfrer un peu plus le CAC40 et les paradis fiscaux.
        Mais que vont-ils faire de tous ces yachts ?? Grave dilemne.


        • Fergus Fergus 20 novembre 20:42

          Bonsoir, Le421

          Le fait est que l’ego de Macron est tout aussi surdimensionné que celui de Mélenchon. Avec toutefois une différence entre les deux : celui de Macron est plutôt de nature empathique là où celui de Mélenchon est plutôt rugueux. Et cela a incontestablement joué auprès d’une partie des électeurs comme j’ai pu le constater dans ma région au fur et à mesure de l’émergence des comités de soutien En Marche ! dès l’automne 2016.

          Pour le reste, d’accord avec vous : il n’y avait pas photo entre le programme squelettique de LREM et celui, très fouillé de l’Avenir en Commun.


        • chantecler chantecler 21 novembre 09:17

          @Fergus
          Faut reconnaître que tous les élus de la FI n’ont pas la même valeur ...
          Ce mouvement a permis de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions.
          Mais je doute que ce soit majoritairement les meilleurs qui aient été élus à l’A.N .
          Là aussi il y a eu improvisation dans l’urgence .
          Et peut être aussi phénomène « godillot » encore que je trouve le chef spirituel très acceptable .
          Enfin tout cela est très récent : quelques mois à peine .
          D’ailleurs généralement dans la classe politique la revendication d’un chef est assez fréquente :
          c’est historique : la royauté , les bonapartisme ,P. Pétain et l’Etat Français (révolution nationale), G. De Gaulle et la Révolution de 44/45 , Mitterrand ?
          Bref la démocratie a ses angles morts et n’échappe pas à la sociologie électorale .


        • Parrhesia Parrhesia 21 novembre 12:19
          @chantecler

          Il faut tout de même porter un drôle de regard sur l’histoire en général pour ne pas s’apercevoir que les godillots qui suivent éventuellement le chef des Armées Emmanuel Macron n’obtiennent pas les mêmes résultats, dans tous les domaines, que ceux obtenus par les « godillots » du général Charles de Gaulle !!!
          Et « suivre parce que l’on approuve » n’a rien de comparable avec « suivre parce que l’on obéit », ou encore « suivre parce que l’on va à soupe » !!!

        • chantecler chantecler 21 novembre 12:28

          @Parrhesia
          Oui, naturellement !
          Ch. De Gaulle ça a été l’après guerre,l’épuration , la reconstruction , avec la 4ème République ...
          puis la fin des trente glorieuse amorcèe par G. Pompidou .
          Je ne remets pas en cause l’autorité de D.G , mais qu’aurait il fait dans le cadre de la mondialisation ?
          Bref il est parti au bon moment .


        • Fergus Fergus 21 novembre 13:04

          Bonjour, Parrhesia

          « ou encore « suivre parce que l’on va à soupe » »

          Ce qui est manifestement le cas de nombreux « marcheurs » à tous les niveaux : quelques dizaines de députés LREM espèrent un portefeuille, et pas mal de militants actifs misent sur une investiture pour les échéances à venir (européennes, régionales et municipales). Il est vrai que, le terrain étant vierge d’élus LREM à Strasbourg et dans les collectivités locales, il va y avoir de très nombreuses possibilités de mandat pour les plus appréciés et les plus déterminés.


        • Parrhesia Parrhesia 21 novembre 17:55
          @Fergus
          Bonjour Fergus,
          J’avoue que je suis bluffé par la réussite de la manœuvre Macron !
          Lorsqu’il m’arrivais, lors de mes moments de grosse grinche politique, de demander avec insistance le renouvellement de notre classe politicienne, jamais je n’aurais imaginé qu’icelui allait m’exaucer ... en réussissant le tour de force électoral de remplacer les sortants par leurs clones politiques !!!
          Chapeau l’artiste...
          et, bien que cela n’arrange pas nos affaires, bonne soirée à vous. 

        • Michel DROUET Michel DROUET 21 novembre 20:33

          @Fergus
          Bonjour Fergus
          L’entrée au Sénat de LREM s’est faite « discrètement » et je ne suis pas persuadé de la percée de ce « mouvement » lors des prochaines élections locales.


        • Fergus Fergus 21 novembre 22:46

          Bonsoir, Michel DROUET

          La « percée » ne sera sans doute pas spectaculaire, mais elle se produira quand même du seul fait que LREM était absent lors des scrutins précédents. Mais cela risque en effet d’être une déception pour Macron et son état-major si les réticences observées lors des sénatoriales se reproduisent. A suivre...


        • troletbuse troletbuse 23 novembre 05:56

          @Fergus
          Fergus, je suppose que vous allez brûler un cierge tous les soirs afin que vos vues prémonitoires se réalisent . Ne vous appelez vous pas Fergus Nostradamus ?  smiley


        • Pyrathome Pyrathome 20 novembre 21:21

          Bonsoir,

          Il semblerait que personne n’ait vraiment compris que la supercherie du soit disant parti « en marche » n’est qu’une imposture médiatique, il revendique 300 000 adhérents qui ne sont que des clics sur un site pourri vide de toute substance et dont personne n’a rien à foutre !
          Il représente rien en réalité, tout au plus quelques centaines d’adhérents ( et qui commencent à se barrer...) qui n’ont même pas payé leurs cotisations, vu que tout le financement du Micron est tombé du « ciel » sans que personne sache véritablement qui a financé l’imposteur ? 
          Mais, bien évidemment on subodore bien qui sont ces généreux mécènes, car la multitude de chèques plafonnés à 7500 euros n’émane certainement pas du péquenaud lambda....ceux qui ont financé le coup fourré sont ceux ( entre autres..) à qui appartiennent la quasi totalité des médias/presse/magazines...etc bref, le petit club oligarchique du moment...
          L’élection présidentielle 2017 fût un vrai « complot » dans tous les sens du terme, merci de vous rendre compte de cette très grave manipulation, et de cette propagande éhontée..... smiley
          Une note d’espoir toutefois, une baudruche finit toujours par se dégonfler ou exploser en plein vol, c’est juste une question de temps.....( E Macron, c’est l’anagramme de Cameron..)
          Macron ne fait qu’appliquer les exigences ultra libérales de l’UE et ses traités signés dans les dos des Français, Fillon aurait la même chose ainsi que les Hamon/Dupont gnangnan/et même Mélenchon in fine, quant à Lapine, elle a juste servi à faire élire le gigolo stipendié du moment, le rôle dévolu du FN, la petite entreprise familiale 

          • Eric F Eric F 21 novembre 23:19

            @Pyrathome
            « tout le financement du Micron est tombé du « ciel » sans que personne sache véritablement qui a financé l’imposteur » C’est très curieux que le financement de Sarko avait fait l’objet de rumeurs médiatiques, mais rien ne filtre sur la financement de Macron ...à moins que Filoche n’ait détecté le filon fêlé du filou félon smiley


          • canard54 canard54 20 novembre 21:49

            Les godillots plébiscités par une partie des bourricots d’électeurs de France alors de quoi se plaint t’on ? Les « veauteurs » ont choisi qu’ils subissent maintenant et ceux qui n’avaient pas le même choix subissent hélas aussi...


            • bob14 bob14 21 novembre 06:11

              La politique..ça use le portefeuille du peuple !


              • chantecler chantecler 21 novembre 09:18

                Ah oui,
                Merci l’auteur pour cet article .
                Je viens de lire le dernier de F. Lordon : un vrai bonheur :
                https://www.les-crises.fr/une-strategie-europeenne-pour-la-gauche-par-frederic-lordon/#comment-481598


                • Djam Djam 21 novembre 10:05

                  Bon article qui rappelle l’essentiel de l’arnaque politique mondiale qui se déroule sans trop d’obstacle dans toute la partie occidentale du monde.
                  Mais malheureusement, il n’y aura pas d’explosion de bulles économiques susceptibles d’arrêter cette dictature mondiale. Car les prochaines « crises économiques » n’affecteront que les peuples et pas les organisateurs du chaos en cours.

                  D’une certaine façon, c’est bien fait pour les peuples qui subissent et qui subiront encore. Arrêter de croire aux discours, arrêter de consommer sans limite du n’importe quoi, arrêter de pleurnicher pour le moindre problème, arrêter de penser et d’agir comme des enfants incapables de gérer la frustration naturelle... tout cela est à notre portée. Si les peuples ne prennent ses décisions de nouveaux comportements urgents c’est qu’ils acceptent tout simplement que leurs souffrances continuent.


                  • Fergus Fergus 21 novembre 13:10

                    Bonjour, Djam

                    « bien fait pour les peuples qui subissent et qui subiront encore »

                    Attention de ne pas généraliser : une partie seulement des populations galère, la majorité des citoyens vivant dans un confort au moins relatif qui satisfait ses attentes.

                    D’où - la solidarité étant une valeur largement en perte de vitesse au profit de l’individualisme - le manque de combattivité des masses et l’échec corrélatif des luttes sociales.


                  • Michel DROUET Michel DROUET 21 novembre 20:40

                    @Djam
                    Je crois qu’il n’y a désormais plus de filtre. Il ne se cachent même plus et affichent leur mépris pour le peuple.


                  • Pierre Balcon 21 novembre 10:17

                    Cessons de chercher à cerner  les attributs de l’entreprise « En Marche » et les mérites des entrepreneurs !

                    En Marche n’est rien d’autre qu’une entreprise médiatique globale et  à ce titre nous en dit plus sur la nature des cerveaux ( les récepteurs ) que sur la substance politique de cet anti mouvement politique .
                    A vrai dire le merchandising et la psychologie expérimentale du début du 20 ème  ( avec une mention particulière des techniques de manipulation mentale ) avaient déjà fait le tour de la question .
                    La pratique US des élections a confirmé qu’avec un peu de vigilance on peut traiter identiquement un consommateur et un votant 
                    Au fond nous ont ils enseigné : on peut faire ce que l’on veut avec un cerveau , sauf le rendre  intelligent.évidemment , parce que la lucidité n’est pas dans sa nature .

                    Contraindre les corps c’était une tache difficile , formater un cerveau  ! rien de plus facile .

                    Faire courir le bruit que finalement c’est le soleil qui tourne autour de la terre et dans un mois  50% des électeurs croiront mordicus qu’en effet nous sommes le centre de l’univers .

                    Le drame c’est que tels que nos cerveaux sont configurés il n’y a pas d’issue . Et ça ne va pas s’améliorer.
                    Donc attendons nous  à ce que la politique ne soit plus q’un chapitre particulier et accessoire des traités de psychologie sociale .

                    Je lance un appel aux intellectuels : rentrer dans vos foyers et payez vous un poste émetteur très puissant. Ajoutez y un zeste de cul et de la bouffe à volonté .

                    • Pere Plexe Pere Plexe 21 novembre 18:22

                      Je vous trouve bien sévère avec les piétons suiveurs.

                      Ils ont en si peu de temps réussi à faire la politique autrement.

                      Fini le temps ou les députés faisaient mine de s’intéresser aux français et se proposaient à les representer.
                      Aujourd’hui ils y renoncent officiellement en prêtant serment au chef.

                      Fini le temps ou les élections internes s’efforçaient, souvent bien mal, à paraître démocratique.
                      Aujourd’hui Macron dit on exécute.

                      Fini le temps ou on faisait de l’expérience, voir de compétences, des arguments.
                      Aujourd’hui les arguments massue sont inexpériences et la proximité avec le gourou. 

                      Hier les électeurs étaient pris pour des cons mais il était inconcevable de leur dire.
                      Aujourd’hui on ne fait plus cet effort de dissimulation. De toute façon ces fainéants illettrés ne comprenne pas à quel point on les méprise.


                      • Michel DROUET Michel DROUET 22 novembre 07:55

                        @Pere Plexe
                        C’est vrai que la démocratie c’est compliqué, ça prend du temps et ça coûte cher. En supprimant les intermédiaires, Macron a tout compris en créant une nouvelle secte.


                      • Eric F Eric F 21 novembre 23:39

                        Macron a bénéficié d’un concours de circonstances inespéré (renoncement de Hollande, échec de Juppé à la primaire, affaire Fillon...), de coups de pouces financiers et médiatiques appuyés, mais il a surtout fait preuve d’un sacré aplomb de croire à sa bonne étoile, sur laquelle au début personne n’aurait parié un sesterce (on pensait qu’il visait 2022). Contrairement à tous ses prédécesseurs, il n’a pas chercher à conquérir un parti, mais à en fonder un sur du sable, en pariant sur l’effondrement des vieilles maisons, et là il a eu du flair ! Et puis, quel culot de se présenter comme anti-système, alors qu’il était le plus pur produit de l’élite eurolibérale du plateau !
                        Alors son mouvement regroupe des geeks et startupers, mais son électorat se recrute surtout chez les seniors diplômés -qu’il récompense en augmentant la CSG sur les retraites-. Combien durera l’illusion ?


                        • Michel DROUET Michel DROUET 22 novembre 07:58

                          @Eric F
                          Plus c’est gros, mieux ça passe. L’attrait de la nouveauté a toujours fait frémir la truffe de l’électeur consommateur spéculateur français, mais on commence à s’apercevoir que c’est un placement risqué, une forme de subprime à la française..


                        • Fergus Fergus 22 novembre 09:29

                          Bonjour, Eric F

                          Vous avez raison de le souligner, Macron a effectivement eu « du flair » et fait preuve d’un grand sens de la stratégie pour conquérir le pouvoir ; Et c’est la conjonction de ces qualités de stratège combinée aux « surprises » que vous avez énoncées à juste titre qui lui a permis de réussir. Nier cela comme le font certains est une faute politique car on ne combat bien qu’un adversaire dont on reconnaît le talent et les atouts.

                          D’accord avec votre dernier paragraphe. A un détail près : je n’ai pas l’impression en écoutant ce qui se dit autour de moi qu’il y ait la moindre amorce de rejet de Macron chez ceux qui l’ont soutenu. Et comme il y a toujours autant de divisions dans les autres camps, et une réelle déception au spectacle des mobilisations populaires ratées contre les lois en gestation, Macron continue d’avoir les coudées franches.


                        • Eric F Eric F 22 novembre 10:10

                          Bonjour Fergus,
                          il est trop tôt pour que les conséquences des décisions gouvernementales impactent vraiment la vie des gens. Actuellement il s’agit d’accord ou de désaccord sur une ligne politique générale, les électeurs de droite se trouvent plutôt d’accord, et c’est parmi les seniors que le sentiment pro-UE est le plus fort (un reste de lecanuetisme smiley ) , mais le moment viendra ou certains se rendront compte que la hausse de la CSG dépasse l’épaisseur du trait, et ceux qui continueront à payer la taxe d’habitation se sentiront grugés, or c’est justement le coeur de l’électorat Macron (ceux qui bénéficient de la suppression de l’ISF ne sont pas numériquement significatifs).


                        • Eric F Eric F 22 novembre 10:27

                          @Michel DROUET
                          Je ne sais pas quelle a été, au premier tour, la part de l’attrait de la nouveauté par rapport à celle du « meilleur second choix », vote de repli des hollando-vallsistes et des juppéistes. Peut être l’attrait de la nouveauté a-t-il joué chez les jeunes, qui est la catégorie qui désormais déserte le plus le macronisme.
                          Au second tour, même un porte-manteau aurait été élu face à MLP, le plafond de verre quoiqu’on dise fonctionne toujours, la seule question était de savoir si ce serait un gros triomphe ou *seulement* une nette victoire, jamais l’écart dans les sondage n’a été moindre que 20%, soit six ou sept fois la marge d’incertitude, on nous a joué un faux suspense.


                        • Fergus Fergus 22 novembre 11:29

                          @ Eric F

                          Trois choses :

                          1) A mon avis, c’est moins le « plafond de verre » qui a desservi Le Pen que son incroyable fiasco du débat d’entre deux tours : jamais on n’avait vu un(e) finaliste aussi mauvais(e) tant sur le fond que sur la forme !

                          2) Pour ce qui est de la désertion des jeunes qui ont voté Macron, c’est sans doute vrai, mais cela semble compensé par un soutien croissant de l’électorat de la droite traditionnelle ; à cet égard Macron est peut-être en train de finaliser l’OPA qu’il a engagée sur cette droite républicaine, ce que semble confirmer le satisfecit non dissimulé des juppéistes et des caciques de l’UDI.

                          3) La hausse de la CSG jouera sans doute un rôle dans la démobilisation d’une partie des retraités. Mais Macron s’en fiche probablement, son objectif étant de convaincre les futurs électeurs en affichant un taux de chômage en baisse significative. Un pari qui peut être gagnant si les lois libérales flexibles qu’il promeut entraînent une précarisation à l’allemande ou à la britannique.La question serait dans ce cas : en fin de quinquennat, les Français regarderont-ils cette précarisation accrue ou le taux des demandeurs d’emploi en baisse ? A l’évidence, Macron pense que c’est le 2e critère qui l’emportera.

                          Bonne journée.


                        • Michel DROUET Michel DROUET 22 novembre 11:50

                          @Eric F
                          Bonjour

                          J’adhère à votre analyse.


                        • Michel DROUET Michel DROUET 22 novembre 11:52

                          @Eric F
                          A la seconde également
                          Bonne journée

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