• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Devoir d’irrévérence

Devoir d’irrévérence

à propos de "Éloge de l'irrévérence" de Georges Kiejman et Richard Malka chez Grasset (voir à ce lien)

JPEG

Dans cet ouvrage les deux auteurs racontent le procès du 7 et 8 mars 2007 des caricatures de "Charlie Hebdo". Ils racontent leurs plaidoiries, leurs échanges avec l'UOIF en face, leurs tentatives pour expliquer l'irrévérence et le sens de la dérision à des gens qui ne les comprennent pas, ne veulent pas les comprendre. Mahomet en 'Une" se lamentait en disant : " « C'est dur d'être aimé par des cons.... ». Ce procès fait écho à la représentation empêchée à la Sorbonne de la pièce d'Eschyle "les Suppliantes" par le CRAN et autres associations de défense des africains en France, pièce jugée "racialiste" et "promouvant la colonisation" (voir lien ici).

Deux reproches complètement anachroniques...

Le metteur en scène utilisait comme procédé de mise en scène les masques à l'antique (blancs et noirs) pour caractériser les personnages, procédé assimilé au "blackface" par les groupuscules se disant antiracistes (voir ici la définition du terme). Rappelons également que la pièce a été écrite il y a deux-mille cinq-cents ans par un auteur n'ayant comme ambition que de dire que l'Humanité est "Une" en étant multiple. Notons aussi l'ignorance des "censeurs" d'un soir sur l'auteur et son œuvre qui finalement met en avant des idées et convictions qu'ils affirment être les leurs également. Elle recule l'irrévérence. Maintenant, douze ans après, la plupart des gens défendraient les caricatures de Mahomet avec beaucoup moins d'ardeur.

Notons au passage donc que ces militants associatifs ne se définissent finalement que par leur couleur de peau et rien d'autres, ce qui est une conception raciste au sens premier du terme de leur identité. Tout comme d'autres militants de diverses communautés, groupes ethniques, minorités sexuelles passent leurs temps à ne se référer qu'à leur reflet narcissiquement contemplé dans le miroir. Et qu'ils ont pris l'habitude de judiciariser tout ce qui ressemblerait de près ou de loin à de la dérision, de l'humour.

L'irrévérence dont se prévale les deux auteurs du livre n'est pas exactement la mienne. La leur est plus ou moins teintée de bien-pensance, le problème étant que croyant s'attaquer à l'Islam sans risques ainsi que pour les chrétiens ils ont déclenché des réactions barbares auxquelles ont pouvait s'attendre. La différence entre les deux religions est que lorsque les chrétiens sont attaqués, raillés, vilipendés, ils passent leur temps à se justifier le plus souvent maladroitement, voire à approuver leurs persécuteurs et insulteurs qui savent qu'ils ne courent aucun risque.

Mais je pense aussi, qu'en nos temps troublés, il n'y a pas de question à se poser entre personnes de bonne volonté et alors que la barbarie parfaitement assumée de certains menace, et la tentation arbitraire de certains dirigeants qui voudraient bien d'un peuple plus docile, soucieux du bien-être de l'oligarchie et des puissants mais pas du sien.

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury - Grandgil

illustration empruntée ici


Moyenne des avis sur cet article :  2.05/5   (22 votes)




Réagissez à l'article

1 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 29 mars 16:50

    Non, je ne suivrai pas le devoir d’irrévérrence.

    Ce serait de l’ingérence dans les affaires d’un autre pays... smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès