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Accueil du site > Actualités > Politique > Droit de vote des étrangers : la faute de Hollande

Droit de vote des étrangers : la faute de Hollande

Serpent de mer des promesses socialistes depuis 30 ans, le droit de vote des étrangers aux élections municipales passera-t-il une nouvelle fois à la trappe durant le mandat de François Hollande ? C’est malheureusement probable. Ce serait pourtant une faute contre l’éthique...

Rappelons tout d’abord que le droit de vote des étrangers aux élections européennes et municipales existe déjà en France, comme chez nos voisins membres de l’UE. Ce droit de vote est toutefois réservé aux seuls citoyens de l’Union, conformément aux dispositions du Traité de Maastricht, signé en 1992 et transcrit dans le droit français.

 L’ouverture du vote aux étrangers non communautaires lors des scrutins municipaux est revenue en force dans le débat politique ces dernières années. Le 8 décembre 2011, une proposition de loi socialiste a même été approuvée par 178 voix contre 166 au Sénat grâce à l’émergence, deux mois plus tôt, d’une majorité de gauche au sein de cette assemblée jusque là systématiquement dominée par les partis conservateurs.

 Aussi spectaculaire et emblématique soit-il, le vote du Sénat reste toutefois sans le moindre effet car ce texte de loi nécessite, pour être appliqué, une réforme de la Constitution. Pour être validé, ce texte requiert par conséquent, soit un vote majoritaire des Français à l’occasion d’un référendum initié par le président de la République, soit une majorité des deux-tiers des membres du Congrès, autrement dit de la réunion de l’ensemble des députés et des sénateurs. Or, tous les observateurs de la vie politique le soulignent : une telle majorité des deux-tiers n’existe pas actuellement, eu égard à la composition du Sénat et de l’Assemblée Nationale. Le seul moyen de faire entrer le vote des étrangers non communautaires dans la Constitution est donc le référendum.

 Ce n’est pourtant pas la voie choisie par François Hollande comme il l’a confirmé lui-même lors de la conférence de presse du mardi 13 novembre. Le président de la République s’est prononcé en faveur d’une saisine du Congrès, à condition toutefois que les conditions d’un vote positif soient réunies, à savoir une approbation massive du texte par les forces de gauche, complétée par l’apport de voix venues de la droite parlementaire à l’issue d’un travail de « pédagogie » en direction des élus du centre-droit.

 En l’état actuel des mentalités et des intérêts partisans, une telle éventualité ressemble fort à un impossible pari, et le président le sait parfaitement. C’est pourquoi il faut sans doute voir dans ce choix qui ferme la porte à un référendum un moyen d’évacuer cette question durant la durée du quinquennat : pas de majorité des deux-tiers = pas de saisine du Congrès = pas de réforme constitutionnelle. Résultat : exit le droit de vote des étrangers non communautaires, une nouvelle fois remis aux calendes grecques. Pas très glorieux, c’est le moins que l’on puisse dire !

 

Le référendum détourné : une fable !

 Cela dit, on peut comprendre que François Hollande ait le souci d’éviter un camouflet parlementaire qui risquerait d’ajouter une nouvelle ombre à un début de mandat laborieux et des choix politiques controversés. C’est pourquoi l’on ne comprend pas son rejet d’un référendum qui aurait le mérite d’apporter une solution immédiate et indiscutable à cette question récurrente sans que sa responsabilité personnelle soit engagée. Mais manifestement l’on répugne toujours, dans les allées du pouvoir, à saisir le peuple pour lui demander d’exercer de manière directe sa souveraineté.

 Le sujet se prête pourtant parfaitement à un référendum : qui mieux que les citoyens peut décider si l’on doit ou non étendre le droit de vote aux étrangers non communautaires lors des élections municipales ? Qui mieux que nos compatriotes et nous-mêmes est en mesure d’évaluer s’il est pertinent d’étendre ce droit à leurs collègues ou à leurs voisins installés en France depuis plus de 5 ans, parfois depuis des décennies ? Des collègues et des voisins dont les enfants fréquentent les mêmes écoles. Des collègues et des voisins qui s’acquittent des impôts locaux. Des collègues et des voisins qui, pour nombre d’entre eux, s’investissent bénévolement dans la vie de la cité par le biais des associations.

 Certes, les opposants au référendum brandiront une fois de plus l’épouvantail d’un vote populaire irresponsable en affirmant de manière péremptoire que les Français ne « répondent jamais à la question posée mais transforment le scrutin en un plébiscite pour ou contre celui qui pose la question ». Cette affirmation, très souvent entendue et relayée tant par des personnalités politiques que par des éditorialistes de renom, a la peau dure. Elle est pourtant très largement infondée. Seuls deux référendums sur neuf ont en effet donné lieu à un rejet au cours de la Ve République, les sept autres ayant été adoptés. Et si le référendum de 1969 portant sur la réforme territoriale a effectivement été transformé par nos concitoyens en un vote pour ou contre le général De Gaulle, le référendum de 2005 portant sur le Traité constitutionnel européen a bel et bien été rejeté pour son contenu ultralibéral et antisocial et non pour mettre Jacques Chirac ad hominem en difficulté.

 C’est pourquoi j’en appelle à François Hollande afin qu’il revienne sur sa décision d’un très hypothétique renvoi au Congrès et choisisse de faire confiance aux Français. Cela pourrait se faire avec des mots simples comme ceux-ci : « Cela fait trop longtemps que la question du vote des étrangers non communautaires lors des élections municipales est posée sans jamais recevoir de réponse. C’est pourquoi j’ai décidé de saisir directement le peuple français afin qu’il exprime sa volonté. Qu’il choisisse d’accorder ce droit de vote, et j’en prendrai acte. Qu’il choisisse de refuser ce droit de vote, et j’en prendrai acte de la même manière. La question sera ainsi tranchée par la volonté du peuple français, et la décision s’imposera à tous. »

 La balle est dans le camp de l’Élysée.


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94 réactions à cet article    


  • Roi des flans 19 novembre 2012 10:08

    Décoreller citoyenneté et nationalité veut dire 3 choses :

    • une terre séparée pour tous au sein d’une fédération
    • pas d’empiètement de la subjectivité de chacun sur tous
    • une idée impériale, religion, impérium romain etc ... unificatrice d’un but commun

    Aucune de ces 3 choses n’existe. Le multiculturalisme n’est qu’un arlequin de ghettos au service de l’Empire et des capitalistes.

    Le Grand Remplacement organisé par les Colonisateurs Globaux Capitalistes :

    2006 : 25% de naissances immigrées (hors UE)
    2040 : 50%

     
    vidéo 30s du Grand Remplacement
    (30s de Michel Godet C dans l’air)

     
    D’après l’OCDE, les deux tiers des immigrés arrivant en France ont un niveau d’éducation inférieur au premier cycle des collèges, contre 30% seulement pour la Grande-Bretagne et 22% pour les Etats-Unis. En 2005, il n’y a eu que 11.500 cartes de séjours délivrées au titre de l’emploi, soit 7% des flux.

    http://www.marianne.net/Immigration-l-INSEE-aurait-t-elle-peur-des-chiffres_a181537.html
    http://www.oecd-ilibrary.org/fr/perspectives-des-migrations-internationales-2012_5k9crzfhmqd0.pdf

     

    « Il faut imposer le métissage partout. L’idée de pays ethniquement purs est une survivance du XIXe siècle. Le IIIe millénaire verra la victoire du métissage. Les peuples non mélangés appartiennent aux idées périmées du XIXème siècle. Pour passer au XXIème siècle, il ne doit plus exister que des états multi-ethniques » Wesley Clarke


    • Fergus Fergus 19 novembre 2012 10:19

      Bonjour, Roi des flans.

      La décorrelation entre la citoyenneté et la nationalité existe déjà pour les étrangers communautaires sans que cela gêne quiconque. Cette mesure existe d’ailleurs déjà dans d’autres pays sans que cela présente d’inconvénient pour les collectivités locales concernées.

      D’autre part, on ne parle là que des élections municipales et non des scrutins qui engagent la politique socioéconomique du pays. Qui plus est, aucun étranger non communautaire ne pourrait devenir maire ou adjoint s’il se présentait sur une liste municipale.

      Pourquoi ne pas laisser les Français décider eux-mêmes ce qu’ils veulent, que leur décision soit favorable ou non au vote des étrangers non communautaires ? Au moins les choses seraient claires et l’on sortirait de l’hypocrisie entretenue depuis des décennies.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 19 novembre 2012 12:22

      C’est pénible ces intervenants qui copient-collent leurs pubs dans tous les sujets pour faire parler d’eux !


    • louphi 19 novembre 2012 19:11

      Roi des flans

      Par hasard,, l’OCDE n’aurait-elle pas publié aussi les statistiques sur le niveau d’étude de Nicolas Sarkozy l’ex-président et son fils jean l’ex-proposé directeur de l’EPAD, le « World Trade Center français » ? Il paraitrait que leur niveau d’étude est plus bas que celui des immigrés arrivant en France. Peut-on compter sur vous pour y voir clair ?

      Encore une question : y a t-il aussi des statistiques de l’OCDE pour être roi mangeur de flans ? Quel niveau d’étude faut-il pour ce dernier métier privilégié ?

      Et puis, l’OCDE a probablement omis de vous donner les statistiques ethniques des flans vos sujets tant choyés, car vous ne seriez pas si gourmand Roi des flans puisque vous refusez toute importation. En effet, l’étymologie de la langue de France, terre souchienne de votre royaume des flans, révèle que vos sujets flans sont tous des immigrés originaires « (fin XIIIe siècle) De l’ancien français flaon (XIIe s.), fladon (XIe s.), de l’ancien bas francique *flado (cf. neerlandais vlade, vla « crêpe, galette »,ancien haut allemand flado « gâteau d’offrande, hostie »). » (Wikipédia). Donc, rien à voir avec votre terre de France même si l’ancien français et l’ancien bas franciquepeuvent donner cette illusion. Détrompez-vous. Ce ne sont que des calembours. En fait, l’ancien français « provient du roman, forme de latin vulgaire présente dans toute la Romania » (Wikipédia) tandis que « Le francique était la langue parlée par les Francs. » (Wikipédia). Quant aux Francs, « Les Francs constituent un peuple germanique apparaissant sous la forme d’une confédération de tribus au moment des grandes invasions. » (toujours Wikipédia). Donc, votre peuple tant adoré des flancs n’est qu’un peuple d’immigrés. Même la langue que vous parlez ! Et çà, c’est un grand scoop !

      D’où une dernière question. Maintenant que vous découvrez que vos sujets sont tous originaires de l’immigration, des immigrés envahisseurs, allez-vous vous découronner comme Roi des flans ?


    • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 19 novembre 2012 10:17

      Salut Fergus,


      C’est avec ce genre de promesses ( en sachant pertinemment que ces dernières ont peu de change de passer ) tel le vote des étrangers ,et le mariage pour tous que François Hollande a engrangé des milliers de voix à l’élection présidentielle !


      @+ P@py


      • Fergus Fergus 19 novembre 2012 10:23

        Salut, P@py.

        Sincèrement, je ne crois pas que cela ait joué un rôle important, entre les étrangers majoritairement non demandeurs de ce droit au vote (ou ne considérant pas cela comme une priorité) et les homosexuels qui, dans une large proportion, notamment chez les gays, se contrefichent du « mariage pour tous »

        Bonne journée.


      • eugène wermelinger eugène wermelinger 19 novembre 2012 18:34

        Voilà ce qui circule sur la toile :
        93% des étrangers ont voté Hollande ! ça vous parle !
        >
        > > > > > Voici ce que vient de déclarer Mohamed Sabaoui, jeune sociologue et socialiste de l’université catholique de Lille, d’origine algérienne, naturalisé français Ceci est plus que prometteur !
        >
        > > > > > Je cite : « Notre invasion pacifique au niveau européen n’est pas encore parvenue à son terme. Nous entendons agir dans tous les pays simultanément. Comme vous nous faites de plus en plus de place, il serait stupide de notre part de ne pas en profiter. Nous serons votre Cheval deTroie. Les Droits de l’homme dont vous vous réclamez, vous en êtes devenus les otages.
        >
        > > > > > Ainsi, par exemple, si vous deviez vous adresser à moi en Algérie, ou en Arabie Saoudite, comme je vous parle maintenant, vous seriez, dans le meilleur des cas, arrêtés sur-le-champ. Vous autres Français n’êtes pas en mesure d’imposer le respect à nos jeunes. Pourquoi respecteraient-ils un pays qui capitule devant eux ?
        > > > > > On ne respecte que ce qu’on craint. Lorsque nous aurons le pouvoir, vous ne verrez plus un seul de nos jeunes mettre le feu à une voiture ou braquer un magasin... Les Arabes savent que la punition inexorable que mérite, chez nous le voleur, c’est l’amputation d’une main ».
        >
        > > > > > Et, toujours du même Mohamed Sabaoui lors d’une interview récente du 10-01-2012 qu’il a cité :
        > > > > > Les lois de votre République ne sont pas conformes à celles du Coran et ne doivent pas être imposées aux musulmans, qui ne peuvent être gouvernés que par la Charia. Nous allons donc oeuvrer pour prendre ce pouvoir qui nous est dû. Nous allons commencer par Roubaix, qui est actuellement une ville musulmane à plus de 65 %.
        >
        > > > > > Lors des futures élections municipales, nous mobiliserons nos effectifs, et le prochain maire sera musulman. Après négociation avec l’État et la Région, nous déclarerons Roubaix enclave musulmane indépendante comme le KOSOVO et nous imposerons la Charia (loi de Dieu) à l’ensemble des habitants, ainsi que le voile obligatoire.
        >
        > > > > > La minorité chrétienne aura le statut de Dhimmis. Ce sera une catégorie à part qui pourra racheter ses libertés et droits par un impôt spécial.
        >
        > > > > > En outre, nous ferons ce qu’il faut pour les amener par la persuasion dans notre religion. Des dizaines de milliers de Français ont déjà embrassé l’Islam de plein gré comme Frank RIBERY, GARAUDY et d’autres, pourquoi pas les chrétiens de Roubaix ?
        >
        > > > > > Et puis avec l’entrée prochaine de la TURQUIE en Europe, c’est plus 80 millions de Musulmans qui circuleront librement et se chargeront d’Islamiser toute l’Europe. Actuellement à l’université de Lille, nous mettons sur pied des brigades de la foi, chargées de ’convertir’ les Roubaisiens récalcitrants chrétiens, ou juifs, pour les faire rentrer dans notre religion, car c’est Dieu qui le veut !
        >
        > > > > > Si nous sommes les plus forts, c’est que Dieu l’a voulu.
        >
        > > > > > Nous n’avons pas les contraintes de l’obligation chrétienne de porter assistance, à l’orphelin, aux faibles et handicapés. Voir votre Soeur EMMANUELLE. Nous pouvons et devons, au contraire, les écraser s’ils constituent un obstacle, surtout si ce sont des infidèles ».
        >
        > > > > > Une réalité que beaucoup prennent pour de la fiction, et rigolent en lisant, mais c’est la vérité du futur de notre France.....
        >
        >
        > > > > > A MEDITER ............. Longuement ! A faire circuler largement !!!!!!
        >
        > > > > > Mails envoyé à plus de 362 144 personnes pour l’instant objectifs atteindre les 500.000 personnes minimum ! Notre devoir est de dire la vérité à tous ce qui veulent protéger leur pays d’origine sauvons la France je vous en supplie, ainsi que pour l’avenir de nos enfants !!
        >
        > > > > > Je précise ce mail à été vérifié auprès des services de police et a bien été validé par l’élève en question après enquête sur son ordinateur grâce à l’adresse IP de son PC.

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         


      • Fergus Fergus 19 novembre 2012 19:16

        Bonsoir, Eugène.

        Merci d’avoir rapporté ces propos. Ils donnent d’excellents arguments à tous ceux qui hésiteraient à voter NON, mais ne remet pas en cause la pertinence d’un référendum.


      • eugène wermelinger eugène wermelinger 19 novembre 2012 19:50

        attention, ce serait un hoax ???
        http://www.hoaxbuster.com/forum/roubaix-enclave-musulmane
        Mes excuses si cela était le cas.


      • dixneuf 19 novembre 2012 20:38

        Et ça resservira aux prochaines élection Mitterrand veillera...


      • Fergus Fergus 19 novembre 2012 22:41

        @ Eugène Wermelinger.

        Il semble évident en effet qu’il s’agit d’un hoax qui, apparemment, à déjà circulé sur le net.

        Bonne nuit.


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 20 novembre 2012 02:05

        « Voilà ce qui circule sur la toile :
        93% des étrangers ont voté Hollande ! ça vous parle !  »


        Bien entendu que c’est un hoax. La première ligne en est la preuve : comment les étrangers pourraient avoir voté Hollande alors que même les Européens n’ont pas accès aux scrutins nationaux ?

      • Robert GIL ROBERT GIL 19 novembre 2012 10:22

        En 1958, l’Algérie était française. Avec 3 départements, elle faisait partie intégrante de la France, disait-on. Il y avait une assemblée Algérienne. Seulement, pour cette assemblée, 8 millions d’Algériens ne pouvaient pas élire un député de plus que les 800 000 Français … de souche ! Il ne faut pas tout confondre, la classe dirigeante n’avait aucune envie de voir arriver des autochtones, avec lesquels il aurait fallu partager le pouvoir et les privilèges. Voila en fait, la véritable inquiétude !
        donc le vrai probleme est
        LE DROIT DE VOTER OU D’ETRE ELUS ?


        • Fergus Fergus 19 novembre 2012 10:27

          Bonjour, Robert Gil.

          Encore une fois, il ne s’agit pas de tout amalgamer : on ne parle, dans ce projet, que des seules élections municipales, et la proposition de loi qui a été votée au Sénat, si elle permet à un étranger non communautaire de figurer sur une liste municipale, lui permet seulement d’accéder à une fonction de conseiller, les fonctions de maire ou d’adjoint lui étant interdites.


        • Robert GIL ROBERT GIL 19 novembre 2012 10:52

          oui, mais je pense que de fil en aiguille, les gens ont peur que par la suite ils puissent etre eligible...fantasme et peur sont des armes redoutables.


        • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 19 novembre 2012 12:39

          L’étranger élu dans un conseil municipal ne pourrait être maire, mais il participerait directement à l’élection du maire, participant ainsi indirectement à la fois à l’élection des sénateurs et au parrainage des candidats aux élections présidentielles. 


        • Fergus Fergus 19 novembre 2012 13:10

          @ Senatus pmopulusque.

          Une influence tellement marginale en nombre de communes concernées que cela devient insignifiant. Qui plus est, comme indiqué plus bas, cela ne jouerait pas pour la validation des candidatures à la présiddentielle dont les règles de parrainage vont évoluer.


        • ZenZoe ZenZoe 19 novembre 2012 10:28

          Bonjour Fergus,
          Moi je pense que si cette loi n’est jamais passée depuis 30 ans, c’est tout simplement parce qu’elle n’enthousiasme vraiment personne. Dans un fabuleux éclair de lucidité, Manuel Walls n’a-t-il pas déclaré qu’elle ne répondait pas à une demande forte de la population ? Française ni même étrangère d’ailleurs, c’est ça qui est intéressant. Et on est d’accord avec lui, il n’y a qu’à voir les chiffres de l’abstention pour constater que même ceux qui peuvent voter ne le font pas, alors les autres, vous pensez.... Le problème crucial serait plutôt d’arriver à donner envie de voter à tous, plutôt que de distribuer des cartes d’électeurs à tout va, non ?

          Quant au PS, je trouve détestable leur attitude. Soient ils y croient, et ils n’auraient pas attendu 30 ans pour la faire voter, soit elle est là pour faire joli dans le programme, et c’est nul. On a envie de leur dire : enlevez-la cette proposition et passez à autre chose !


          • Fergus Fergus 19 novembre 2012 10:39

            Bonjour, Zenzoé.

            D’accord avec vous pour dénoncer l’hypocrisie du PS sur le sujet. Quant à dire qu’il n’enthousiasme personne, c’est sans doute excessif. Raison de plus pour donner la parole aux Français et évacuer cette question dans un sens ou dans l’autre.

            On pourrait d’ailleurs coupler ce référendum avec un autre, le même jour, sur le mariage homosexuel (appelons les choses par leur nom). Ce sujet mériterait lui aussi d’être tranché par le peuople souverain.


          • ZenZoe ZenZoe 19 novembre 2012 12:15

            Le projet enthousiasme qui alors ?
            Certainement pas les premiers concernés, qui ne disent strictement rien à ce sujet.
            Certainement pas monsieur et madame tout-le-monde, qui pensent déjà sans le dire qu’il y a trop d’étrangers en France, alors les faire voter, vous pensez !
            Peut-être pas non plus les immigrés qui ont pris la peine de se faire nationaliser (long et difficile processus), et qui pourraient se demander s’il n’ont pas été floués du coup ?
            Pas les politiques, qui sentent bien tout de même une réelle réticence française dans l’opinion.

            Bref, il reste les militants socialistes. Pourquoi s’attachent-ils vraiment à cette mesure ? Pourquoi se pensent-ils mieux placés que les premiers intéressés pour défendre une cause jamais évoquée par lesdits intéressés ? Vraiment bizarre.


          • Fergus Fergus 19 novembre 2012 13:13

            Bonjour, Zenzoe.

            Précisément, si les Français sont si peu nombreux à souhaiter cette extension du droit de vote, il serait bien qu’ils puissent l’exprimer et évacuer ainsi la question du débat politique.


          • LE CHAT LE CHAT 19 novembre 2012 10:42

            Normal 1er a l’air d’un ravi de la crèche , mais il n’est pas suicidaire au point de proposer un référendum qui serait balayé par un rejet massif des français !

            si les étrangers veulent voter , il faut qu’ils s’intégrent et deviennent français ...


            • Fergus Fergus 19 novembre 2012 10:51

              Bonjour, Le Chat.

              Cette question, strictement municipale, n’a rien à voir avec les affaires du pays. Quel que puisse être le résultat, la responsabilité de Hollande ne pourrait par conséquent pas être engagée.


            • LE CHAT LE CHAT 19 novembre 2012 11:15

              sachant que ce sont les maires qui jusqu’à nouvel ordre donnent leurs signatures pour les candidats aux présidentielles et votent également aux sénatoriales , il serait inadmissible que les votes d’étrangers influent sur nos choix politiques !


            • Fergus Fergus 19 novembre 2012 11:54

               Le Chat.

              Il n’y aurait aucun maire ni adjoint étranger, et par conséquent aucun grand électeur étranger. Quant au mode de sélection des candidats à la présidentielle, il va de toute façon évoluer vers une désignation citoyenne comme le préconise la Commission Jospin.


            • LE CHAT LE CHAT 19 novembre 2012 13:25

              @fergus

              ne joue pas les hypocrites , comment le maire de Roubaix , même français , pourrait il se faire élire sans caresser la communauté musulmane dans le sens du poil ?


            • Fergus Fergus 19 novembre 2012 13:43

              @ Le Chat.

              Faux problème. Outre que ce genre de situation resterait très marginal dans le pays, les maires de villes comptant une importante communauté étrangère sont déjà de facto tenus de la brosser dans le sens du poil.


            • Clojea Clojea 19 novembre 2012 10:48

              Salut Fergus : Honnêtement, je ne vois pas pourquoi il faudrait autoriser le vote des étrangers non communautaire. Si moi demain je décide de m’installer en Chine, il me semblerait correct de ne pas participer aux élections du pays, d’une part parce que la politique chinoise me serait étrangère, et d’autre part, je ne suis pas chinois. A moins de demander et d’avoir la naturalisation, je trouverais normal de ne pas participer aux élections. 

              Quand au droit de vote des étrangers communautaires, encore faudrait-il qu’ils parlent et comprennent le français, pour pouvoir voter. S’ils ne comprennent pas grand chose, à quoi sert aussi de leur donner le droit de vote. Déjà que pas mal de français ne comprennent rien en politique.......Bon, je pousse un peu mais pas tant que ça....
              C’est un piège démagogique si cher aux socialos bobos, qui n’apporte rien de concret à part avoir des voix supplémentaires pour que la classe moyenne qui bosse continue à se faire écraser par toujours plus d’impôts.
              Je sais que tu es un défenseur de la gauche, mais à mon avis, tu ferais bien de revoir ta copie. Cette gauche n’est pas la vrai gauche qui a fait progresser les choses. On est en train de s’enfoncer dans une paupérisation galopante. 

              • Fergus Fergus 19 novembre 2012 10:56

                Bonjour, Clojea.

                J’ai probablement dû mal m’exprimer dans cet article : encore une fois, il ne s’agit que des élections municipales, et si tu vivais en Chine, participer à une élection municipale n’aurait aucun effet sur la politique chinoise.

                Qui plus est, je demande un référendum, autrement dit que les Français disent eux-mêmes dans les urnes s’ils sont d’accord ou pas. Tu pourrais ainsi voter Non, mais les choses auraient le mérite d’être claires pour tous et d’évacuer cette question récurrente.


              • Le printemps arrive Le printemps arrive 19 novembre 2012 11:13

                Bon, cette promesse n’est qu’une part de marché électoral(e ?), un bon représentant du PS se doit de la faire (pas de la tenir).

                Mais, il y a pire, il y a des français sans logement qui n’ont pas le droit de vote, d’ailleurs leur état matériel et psychologique leur permettrait-il d’exercer ce droit ? cela passe inaperçu, pourquoi ?

                Ensuite, pourquoi camouflent-t-ils si bien le taux d’abstention ? à droite et à gauche...

                Enfin, avant d’être élus, ils savent très bien qu’ils ne sont pas obligés de tenir leurs promesses puisqu’elles n’engagent , dans notre système dit « démocratique », que ceux qui les croient (dixit Coluche).

                Les promesses électorales, c’est comme la pub, elles sont faites pour faire rêver d’un jour meilleur, or rêver n’est pas vivre l’instant présent.
                Cela fait longtemps que l’on se plaint, prenons conscience que le pouvoir est en nous, laissons nos erreurs passées (croire aux promesses socialistes) au passé, sans nous flageller (comme vous semblez le faire en écrivant cet article). Il y a une autre priorité : vivre, ici et maintenant, avec compassion sans esprit de compétition, ni de comparaison.

                Le vote des étrangers ne changera pas l’impasse dans laquelle nous mène le système financier/politique/médiatique, mais j’y suis quand même favorable pour toutes les bonnes raisons avancées en général.


                • Le printemps arrive Le printemps arrive 19 novembre 2012 11:19

                  « (croire aux promesses socialistes) », on peut étendre aux promesses de droite ! bien sûr.


                • Fergus Fergus 19 novembre 2012 12:00

                  Bonjour, Le printemps.

                  Largement d’accord avec vous sur le constat que vous faites concernant le fonctionnement de notre démocratie dévoyée sur bien des aspects.

                  Cela dit, le droit de vote des étrangers non communautaires aux municipales ne vient en aucune manière ajouter de la perturbation au fonctionnement de nos institutions. Refuser à ces gens de s’exprimer dans la commune où ils vivent, c’est un peu comme si l’on refusait à un ouvrier étranger de voter dans sa boîte aux élections professionnelles, ou à un élève étranger de voter dans sa classe pour désigner le délégué.


                • Kookaburra Kookaburra 19 novembre 2012 12:05

                  Bonjour Fergus,

                  Vous pensez que les étrangers (comme moi) devraient pouvoir voter aux municipales, mais vous n’expliquer pas pourquoi. Personnellement je n’y tient pas particulièrement, comme, j’imagine, beaucoup d’autres étrangers. Mais si j’y tenais, je pourrais faire les démarches nécessaires pour acquérir la nationalité. Vous pensez que ce serait trop exiger ?


                  • Fergus Fergus 19 novembre 2012 12:15

                    Bonjour, Kookaburra.

                    Expliquer pourquoi n’est pas l’objet de l’article. Cela dit, pas de problème : en ce qui me concerne, et pour reprendre un argument que j’ai utilisé plus haut, je ne vois pas de différence entre un vote municipal pour l’habitant étranger d’une commune, un vote professionnel pour l’employé étranger d’une entreprise, ou le vote d’un écolier étranger pour désigner le délégué de classe.

                    Quant à acquérir la nationalité, pourquoi ne pas l’exiger également des étrangers communautaires qui disposent déjà de ce droit de vote ?


                  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 19 novembre 2012 12:07

                    Le vote étranger remettrait en cause :


                    * Le concept juridique de « peuple français » (Conseil constitutionnel, décision 91-290 DC du 9 mai 1991, à l’occasion de son rejet comme contraire à la Constitution de la notion de « peuple corse », 13e considérant), distinct de l’ensemble des personnes présentes sur le territoire.


                    * La forme républicaine (1) du Gouvernement selon les articles premier, 1er alinéa (“La France est une République indivisible [...]“) et 89, dernier alinéa (“La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision.”) de la Constitution.


                    * Le principe de la République : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », selon le 5e alinéa de l’article 2 de la Constitution.


                    * la notion d’électeur selon le 4e alinéa de l’article 3 de la Constitution.


                    * La portée de la citoyenneté européenne selon l’article 9 de la version consolidée du Traité sur l’Union européenne. La condition de réciprocité pour le vote des ressortissants de l’U. E. aux élections municipales est inscrite à l’article 88-3 de la Constitution.


                    1. ‎« forme républicaine » parce que République, res publica, c’est l’affaire du peuple, en l’occurrence celle du peuple français, concept juridique à valeur constitutionnelle selon le considérant 12 de la décision de 1991 citée plus haut.


                      Il résulte de tous ces éléments que l’introduction du vote étranger casserait la forme républicaine du Gouvernement, forme qui ne peut être révisée, selon l’article 89 de la Constitution ; ainsi ce vote étranger semble juridiquement impossible. Tout parti prônant un tel vote étranger ne peut donc être dit « républicain ». 


                    • Fergus Fergus 19 novembre 2012 13:18

                      Bonjour, Senatus populusque

                      Cela ne remettrait rien en cause car ce droit existe déjà, sans que cela pose de problème constitutionnel, pour les étrangers de la communauté européenne.

                      Et surtout les élections municipales relèvent beaucoup plus des votes de copropriété ou des conseils de locataires que les autres scrutins, à caractère nettement plus politique et en prise avec les choix socioéconomiques du pays.


                    • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 19 novembre 2012 14:28

                      L’exception européenne est justifiée par la base conventionnelle d’un Traité qui construit, dans la réciprocité, l’Union européenne et définit la citoyenneté européenne. Un vote de tous les étrangers ne serait basé sur aucun traité, et de plus ferait perdre tout sens à la construction européenne. Pourquoi alors exiger cette réciprocité des seuls États membres de l’U.E., et pas de tous les autres États ?


                    • Fergus Fergus 19 novembre 2012 15:47

                      @ Senatus populusque.

                      On pourrait effectivement envisager (le PS le fait d’ailleurs) que des conventions de réciprocité puissent être un préalable, mais, reconnaissez que cela n’aurait guère plus qu’une valeur symbolique, eu égard au faible nombre de citoyens français désireux d’aller vivre en Algérie, au Sénégal ou au Mali.


                    • docdory docdory 19 novembre 2012 18:12

                      @ Senatus populusque 

                      Impeccable et irréfutable démonstration !

                    • ZenZoe ZenZoe 19 novembre 2012 12:23

                      Un référendum n’aura jamais lieu. Un référendum donne des résultats clairs et sans appel sur ce que pensent vraiment les Français, et oblige les politiques à prendre acte.
                      Aucun politique n’aime les référendums, parce qu’aucun politique n’aime prendre acte de ce que les Français veulent. On se rappelle avec tristesse la honte et l’arnaque épouvantable du dernier en date, sur l’Europe, qui fut bafoué sans vergogne.


                      • Fergus Fergus 19 novembre 2012 13:21

                        @ Zenzoe.

                        Sur ce point-là, entièrement d’accord avec vous, et c’est d’ailleurs pour cette raison que Hollande a évacué l’hypothèse d’un référendum lors de sa conférence de presse. En cela, il ne relève pas le niveau de ses prédécesseurs.


                      • pergolese 19 novembre 2012 12:24

                        Cette histoire est extrêmement curieuse...

                        On ne cesse de la présenter comme une « promesse »...A l’égard de qui au juste ? Que je sache, les principaux intéressés ne sont pas demandeurs (et l’exemple belge le démontre). Or, on assiste, de la part de la Gauche, à une volonté farouche de faire cette réforme. Une telle insistance laisse perplexe

                        Ensuite, c’est une réforme qui ne se justifie absolument pas. Et qui est extrêmement dangereuse comme l’exemple belge le démontre aussi.

                        Je rappelle que lors des dernières communales il y a quelques semaines, un parti « Islam » intégriste (c’est le moins que l’on puisse dire puisqu’il s’agit ni plus ni moins que d’instaurer la charia en Belgique) s’est constitué et a engrangé un nombre de voix significatif dans deux communes bruxelloises au point d’avoir des élus...Une pétition circule d’ailleurs sur le net, laquelle a déjà recueilli énormément de signatures :

                        https://www.lapetition.be/en-ligne/Stop-parti-islam-12068.html


                        • pergolese 19 novembre 2012 12:29

                          Au passage je signale ce danger lié au fait qu’il concerne les élections locales...C’est d’autant plus dangereux qu’il s’agit justement d’élections locales...On risque en effet de voir apparaître un clientélisme de nature communautariste...


                        • Fergus Fergus 19 novembre 2012 13:26

                          Bonjour, Pergolese.

                          Il n’est pas nécessaire qu’il y ait demande pour qu’il y promesse sur un sujet dont on estime, pour un motif de morale publique, qu’il doit être traité.

                          Les cas que vous mentionnez en Belgique sont très marginaux et sont très largement montés en épingle par les opposants au vote des étrangers. Doit-on refuser une mesure sans danger dans 99 % des cas au motif qu’elle pourrait localement avoir des effets pervers, quoique non déterminants, dans 1 % des cas ?


                        • pergolese 19 novembre 2012 17:56

                          Phénomène marginal...C’est quand même plusieurs milliers de voix. Je rappelle qu’il s’agit d’un parti islamiste que veut imposer la charia...


                        • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 19 novembre 2012 12:25

                          Depuis que l’on a supprimé le suffrage censitaire, payer des impôts (ou non) ne donne (ni n’enlève) aucun droit de vote. Par ailleurs il est juridiquement déplacé d’invoquer une exigence d’égalité entre étrangers U.E et étrangers hors U.E., sauf à nier toute la construction d’un droit européen.

                          Ce vote des ressortissants d’ États hors U. E. ne serait une mesure de justice que si les distinctions Français / citoyens de l’Union Européenne / étrangers n’étaient pas fondées en droit. Ces étrangers, votant déjà, s’ils le souhaitent, dans leurs consulats, par correspondance ou par procuration dans leur pays (tout comme les Français de l’étranger pour les élections françaises) ; ils ne sont donc pas renvoyés de façon discriminatoire à leurs “origines” (comme le prétend le sénateur Leconte) mais à leur appartenance à une communauté nationale étrangère. Ils auraient, si la proposition socialiste était adoptée, double poids ; ainsi certains seraient plus égaux que d’autres, ce qui est hélas déjà le cas avec les doubles nationalités dont notre époque égalitariste s’accommode curieusement … S’il y a une justice à établir, c’est bien la suppression de la reconnaissance de ces doubles nationalités et non leur généralisation de facto à des étrangers présents sur le territoire.

                          Il y aurait injustice aussi par rapport aux nombreuses personnes qui ont véritablement et sincèrement souhaité acquérir la nationalité française depuis les années 1960 pour participer à la vie nationale et aux choix engageant l’avenir de notre nation. C’est à tort que l’on évoque le cas d’étrangers ayant des enfants français pour demander ce vote ; les étrangers ayant des enfants naturalisés ont, plus que les autres, vocation à la naturalisation.


                          • Fergus Fergus 19 novembre 2012 13:29

                            @ Senatus populusque.

                            J’entends votre discours, mais encore une fois il faut voir de quoi l’on parle ici : du seul scrutin municipal.

                            Libre à vous de voter NON si le projet venait, par miracle, à être soumis aux Français.


                          • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 19 novembre 2012 14:22

                            Ce projet de faire voter les étrangers est, comme je l’ai montré dans mon commentaire de 12 h 07, en contradiction avec la « forme républicaine du Gouvernement », et avec la notion à valeur constitutionnelle de « peuple français » ; il ne devrait donc pas pouvoir être soumis à référendum. S’il l’était, ce serait contraire à l’article-verrou 89 de la Constitution (comme le serait, dans un autre genre, un référendum sur le rétablissement de la royauté).


                          • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 19 novembre 2012 14:35

                            « @ Senatus populusque.

                            J’entends votre discours, [...] »


                            Ce n’est pas un discours, c’est un raisonnement. C’est vous qui nous faites des discours ...

                            « @ Senatus pmopulusque.

                            Une influence tellement marginale en nombre de communes concernées que cela devient insignifiant. »

                            Mais dans d’autres communes, ou avec le temps, cela pourrait bien cesser d’être marginal.


                          • Fergus Fergus 19 novembre 2012 15:51

                            @ Senatus populusque.

                            Cette « valeur constitutionnelle de peuple français » à laquelle vous faites allusion n’aurait, à mon avis, pas l’ombre d’une chance d’être à l’origine d’un empêchement à initier un référendum sur le sujet, pas plus qu’à remettre en cause un vote du Congrès, les deux voies de réforme, bien que très différentes, ayant très exactement le même poids juridique.


                          • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 19 novembre 2012 16:38

                            Cette valeur constitutionnelle du « peuple français » reçoit son poids de la « forme républicaine du Gouvernement », forme qui ne peut être révisée, et là, il y a un réel empêchement.


                          • Fergus Fergus 19 novembre 2012 17:38

                            @ Senatus populusque.

                            Cela voudrait dire que le vote du Sénat et le débat contradictoire qui l’a précédé ont eu lieu en dehors de toute légalité sans que les élus de gauche comme de droite ne s’en soient souciés. Pas très convaincant, non ?


                          • Mmarvinbear Mmarvinbear 19 novembre 2012 12:34

                            Le vote des étrangers non communautaires aux municipales ? Il y a du pour et du contre.


                            Pour les européens, il y a une contrepartie : un français peut être élu en Finlande.

                            Mais qu’en est-il pour le reste du monde ?

                            Est-ce que cela n’aiderait pas les choses si des conventions de réciprocités étaient signés avec les pays étrangers ? Bien entendu, cela ne concernerait à chaque fois que peu de monde mais cela mettrait en place un système égalitaire entre les nations.

                            • Fergus Fergus 19 novembre 2012 13:33

                              Bonjour, Mmarvinbear.

                              Les socialistes veulent précisément s’appuyer sur des conventions de réciprocité pour gagner à leur cause des élus de droite favorables à ce droit de vote mais hésitant à mêler leur voix à celles des élus du PS en Congrès.

                              De telles conventions pourraient d’ailleurs constituer une condition sine qua non de l’ouverture du droit de vote aux seuls ressortissants de pays ayant signé un tel texte.


                            • Le péripate Le péripate 19 novembre 2012 15:18

                              Un référendum... c’est si rare. Alors pour une question dont une très large majorité se fout, ça fait un peu gadget. La construction du prolétariat de remplacement souhaité par Terra Nova attendra un peu, n’est-ce pas ?

                              Suggestion d’une question pour un référendum : êtes-vous pour ou contre la baisse des dépenses publiques ? Je suggère d’équiper les bureaux de vote d’écrans qui afficheraient en direct l’évolution de la dette publique, sans vouloir influencer personne, naturellement smiley

                              • Fergus Fergus 19 novembre 2012 15:42

                                Bonjour, Le Péripate.

                                Ce référendum pourrait parfaitement être couplé avec d’autres consultations, sur le « mariage pour tous » par exemple.

                                Un référendum sur la « baisse des dépenses publiques » n’aurait en revanche aucun sens car cela ne constitue pas une finalité en soi, les dépenses publiques devant être mesurées à l’aune des services rendus au pays et à ses citoyens. Bref, le sujet serait beaucoup trop complexe et technique pour être soumis à une question de pur dogme tranchée par un OUI ou un NON.


                              • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 19 novembre 2012 15:42

                                Le référendum, cela va rester rare longtemps ; depuis que Sarkozy a perdu le référendum local en Corse de juillet 2003, Chirac et l’aile droite du PS celui de mai 2005 sur la Constitution européenne, bien fou qui osera se fier à l’avis du peuple. Ce n’est pas un hasard si le référendum d’initiative parlementaro-populaire issu de la réforme constitutionnelle de juillet 2008 n’a jamais vu naître ses lois ordinaire et organique d’application.


                              • Fergus Fergus 19 novembre 2012 15:55

                                @ Senatus.

                                Je vous rejoins sur ce point pour m’en désoler.

                                Cela dit, la question du Traité constitutionnel européen n’était pas de même nature que le vote des étrangers : la première remettait en cause les choix du gouvernement et du PS ; le seconde n’engagerait rien d’autre que la volonté des Français.


                              • Le péripate Le péripate 19 novembre 2012 18:07

                                Ah les référendums c’est pour les cons alors ! 


                                J’aime beaucoup votre sens de la démocratie.

                              • Fergus Fergus 19 novembre 2012 19:28

                                @ Le Péripate.

                                Ni dans un cas ni dans l’autren les Françàis ne sont « pris pour des cons ». Je ne comprends par conséquent même pas cette interpellation... ???


                              • docdory docdory 19 novembre 2012 16:16

                                @ Fergus 

                                1°) Le droit de vote des étrangers non communautaires n’a strictement rien à voir avec celui des étrangers en provenance de l’UE . En effet, dans ce dernier cas, il y a réciprocité : les français ayant émigré vers un autre pays de l’UE peuvent voter dans le pays en question. 
                                Il est bien évident que, si nous accordons le droit de vote aux algériens, aux chinois ou aux turcs, par exemple, il n’y a pas la moindre probabilité que l’un de ses pays accorde un jour par réciprocité le même droit au citoyen français résidant là bas.

                                Cela dit, ce droit accordé aux étrangers en provenance de l’UE fait déjà partie des excès de l’union européenne. Rien n’empêche un français installé en Angleterre de voter à la fois pour les municipales anglaises et pour les municipales françaises. Il dispose ainsi d’un double droit de vote s’il reste inscrit sur les listes électorales françaises, ce qui est inégalitaire. C’est une des nombreuses raisons qui m’avaient fait voter à l’époque contre le traité de Maastricht !

                                2°) Pour réviser la Constitution, il suffit d’avoir une majorité des trois cinquièmes au congrès, et non pas des deux tiers. Malgré cela, il manque une cinquantaine de parlementaires au pouvoir actuel pour disposer d’une majorité des trois cinquièmes.

                                3°) Vous soulevez l’hypothèse d’un « travail de pédagogie » que pourrait faire Hollande en direction des parlementaires de centre-droit pour aboutir à une majorité des trois cinquièmes. Les parlementaires de centre droit ne sont pas fous, ils tiennent à leur réélection et savent très bien que voter en faveur du droit de vote des étrangers équivaudrait à un suicide politique dont le seul bénéficiaire serait le front national...

                                4°) Pourquoi François Hollande ne propose t-il pas un référendum ?
                                b) d’autre part, cela obligerait François Hollande, par souci d’équité, à proposer un autre référendum pour une mesure plus que contestée, le « mariage » homosexuel. Même si dans ce cas les sondages sont favorables à cet mesure, il est cependant fort possible que ses opposants soient bien plus mobilisés que ses partisans ( cf les manifestations de samedi ).
                                c) parce qu’un référendum clorait définitivement le débat. On n’imagine pas du tout la gauche réorganiser dans dix ou quinze ans un contre-référendum à ce sujet.
                                 Or, le rapport de Terra Nova indique que le droit de vote des étrangers est un élément absolument essentiel et même crucial de la stratégie de maintien au pouvoir du PS et de la gauche, qui a depuis longtemps renoncé à son électorat ouvrier.
                                En effet, on sait que les étrangers naturalisés votent massivement à gauche ( 80 %, et 93 % pour ce qui est de l’électorat musulman ). Seuls les asiatiques d’extrême orient votent plutôt à droite, mais ils sont très minoritaires parmi les électeurs d’origine étrangère.
                                En voulant instituer le droit de vote des étrangers aux élections locales, la gauche espère gagner quasiment toutes les municipalités à population essentiellement immigrée, ce qui veut dire un nombre considérable de maires ( c’est à dire de grands électeurs ) de gauche pour les élections sénatoriales, ce qui signifierait une majorité quasiment automatique et inamovible de la gauche au sénat, pendant de nombreuses décennies. Vous voyez bien que ceci n’a rien avoir avec une quelconque philanthropie ou un supposé progressisme de la gauche, mais tout à voir avec un clientélisme électoral éhonté.
                                Donc, François Hollande ne propose pas de référendum car il raisonne à très long terme : il espère qu’un jour, dans dix ou vingt ans peut-être, la gauche disposera contre toute attente d’une majorité des trois cinquièmes au parlement et que cette réforme pourra alors être re-proposée. S’il organise maintenant un référendum perdu d’avance, il sait très bien que cette « réforme » sera définitivement enterrée ensuite, ce qui serait hautement préjudiciable aux intérêts clientélistes de la gauche....
                                d) parce qu’un référendum coûte extrêmement cher : celui de 2005 avait coûté 130 millions d’euros, on peut donc dire qu’avec l’inflation, un nouveau référendum coûterait 200 millions d’euros. Ceci serait évidemment, en cette période de graves difficultés financières de l’Etat, un gaspillage des deniers publics pour un référendum perdu d’avance concernant une lubie à visée purement électoraliste.

                                5°) Le droit de vote des étrangers est une idée scandaleusement anticonstitutionnelle. Seul quelqu’un de nationalité française doit pouvoir voter en France. L’argument des impôts locaux, donné régulièrement par les partisans de cette réforme ne tient pas debout. En effet, parmi les étrangers résidant depuis plus de cinq ans en France, une petite fraction relèvent de l’ immigration de travail, le reste fait partie de l’immigration de regroupement familial, et la plupart est au chômage de longue durée, donc ne paie pas d’impôts. C’est un argument qui légitime le suffrage censitaire : en suivant cette logique absurde, un Français qui ne travaillerait pas et ne paierait donc pas d’impôts devrait être privé du droit de vote ! Curieuse conception de la démocratie .
                                Parmi ces étrangers vivant en France, il y a quantité de femmes voilées ou d’hommes en djellaba ne parlant pas un mot de français ou presque. Je ne veut en aucun cas que le sort de ma commune soit livré par une réforme constitutionnelle absurde aux mains de gens qui n’ont strictement rien à voir avec la France, sinon le fait d’y résider depuis plus de 5 ans, sans y avoir fait le moindre effort d’assimilation.
                                Qu’est-ce qui empêchera un conseil municipal islamo-socialiste élu par des étrangers non assimilés de voter des subventions pour une mosquée au mépris de la loi de 1905 ? Quand on voit déjà les socialistes fouler régulièrement l’esprit et la lettre de cette loi sans la moindre vergogne, imaginons les horreurs anti-laïques que commettrait une majorité municipale socialo-musulmane...
                                6°) Plutôt que de proposer le droit de vote des étrangers, il faut revoir de fond en comble le code de la nationalité de façon que les étrangers ayant fait un grand effort d’assimilation, d’apprentissage du français et de contribution au bien commun soient facilement naturalisés, tandis que ceux qui ne font pas cet effort ne puissent en aucun cas l’être. J’ai connu nombre de gens qui avaient fait tous les efforts pour devenir français et qui n’étaient pourtant pas naturalisés, et d’autres qui n’avaient fait aucun effort d’assimilation et qui l’étaient, alors qu’ils ne parlaient qu’à peine le français, ne travaillaient pas et ne regardaient que la télévision de leur pays d’origine à l’aide d’une parabole. Les deux cas sont un scandale.
                                Cela suppose de renoncer à des aberrations telles que les doubles-nationalités, les naturalisations par mariage, ou la naturalisation automatique des enfants nés en France de parents étrangers, naturalisation qui devrait être progressive ( nationalité probatoire à l’âge de 18 ans, et définitive vers l’âge de 30 ans )

                                • docdory docdory 19 novembre 2012 17:59

                                  @ Fergus


                                  J’ajoute que le droit de vote des étrangers aux élections locales n’est qu’un cheval de Troie pour une extension beaucoup plus importante du droit de vote, de la même façon que le « mariage » homosexuel est un cheval de Troie pour l’adoption homosexuelle .
                                  Il faudrait être bien naïf pour imaginer que la gauche s’en contenterait et s’arrêterait en si « bon » chemin. Le droit de vote des étrangers aux élections cantonales et aux régionales suivrait vite, ensuite ce serait le tour des élections européennes, et enfin celui des présidentielles et législatives, avec, de ce fait, instauration à moyen terme d’une « république » islamique en cadeau-surprise...

                                • Fergus Fergus 19 novembre 2012 18:54

                                  Bonjour, Docdory.

                                  Tout d’abord, un grand mercid’avoir rectifié cette grosse faute de ma part : ce sont effectivement les trois cinquièmes des voix qui sont requis au Congrès.

                                  Vous avez raison sur la réciprocité dans le cadre de l’Union européenne, mais reconnaissez qu’uen réciprocité entre le France et le Mali ou même la France et l’Algérie n’aurait qu’une valeur symbolique.

                                  Sur le travail de « pédagogie » en direction des élus de droite, entièrment d’accord avec vous, et c’est pour cela que le choix de Hollande est parfaitement hypocrite car il sait pertinemment qu’il ne parviendra pas à aller chercher les dizaines de voix manquantes. Qunat à raisonner à 15 ou 20 ans, je n’y crois pas car les politiques n’ont pas une vision et une stratégie à si long terme, saufpour leur propre carrière.

                                  D’accord avec vous sur le code de la nationalité, mais cela n’est pas forcément incompatible avec la mise en place rapide d’un droit de vote aux municipales. 

                                  Enfin, je ne crois pas un instant à cette théorie du cheval de Troie visant à étendre à terme le droit de vote aux élections cantonales et régionales. Mais peut-être suis-je naïf.


                                • docdory docdory 20 novembre 2012 13:37

                                  @ Fergus

                                  1°) Au contraire, les hommes politiques raisonnent tous à très long terme en ce qui concerne leur carrière politique, ( mais surtout pas en ce qui concerne l’intérêt de la France et des Français ).
                                  Seul un raisonnement à très long terme fait que des gens en apparence sains d’esprit passent des années à des activités aussi absurdes que de coller des affiches la nuit, d’assister à des réunions politiques, de fréquenter les galettes des rois des anciens ou les inaugurations de comices agricoles, et ce dans l’espoir d’être un jour maire, puis conseiller général, puis député, puis Ministre et enfin président !
                                  2°) Que la réciprocité avec le Mali et l’Algérie ait une valeur symbolique, je n’en disconviens pas, mais il n’empêche que, sans cette réciprocité pleine et entière, il est aberrant de proposer le droit de vote à des étrangers.
                                  3°) Quant au cheval de Troie, là c’est sûr, vous êtes très, très naïf !
                                  Quand on met le doigt dans l’engrenage, c’est tout le bras qui y passe ...

                                • Fergus Fergus 20 novembre 2012 17:58

                                   @ Docdory.

                                  Sur le premier point, si vous relisez mon commentaire précédent, vous verrez que c’est très exactement ce que je dis ; nous sommes donc d’accord.

                                  Sur le troisième point, permettez-moi de garder intacte ma naïveté. Je crois qu’il ne s’agit là que de spéculations dont je reconnais néanmoins qu’elles sont plausibles.

                                  Bonne journée.


                                • COLRE COLRE 19 novembre 2012 16:19

                                  Bonjour Fergus, 

                                  C’est une loi qui aurait dû être votée au milieu/début des années 80. Maintenant, c’est trop tard.
                                  À cette époque, l’assimilation des immigrés était une perspective crédible, et un droit de participer aux affaires concernant leur lieu de vie aurait été un facteur bénéfique d’intégration.
                                  Évidemment, il aurait fallu le coupler avec une politique extrêmement restrictive en matière d’immigration. Les intérêts en jeu (celui du patronat : salariés à bas coût, vivier de chômeurs corvéables, pression sur les bas salaires, cassage des syndicats…) et l’humanisme dévoyé d’une certaine gauche ont empêché une gestion sociale humaine et efficace de l’immigration.

                                  Personne n’a voulu voir que les vagues successives appauvrissaient de plus en plus les premiers immigrés et leur descendance qui ont été les premières vraies victimes de ces politiques irresponsables.

                                  Aujourd’hui, c’est trop tard. Les réactions en chaîne ont conduit à une situation bloquée (et explosive) : d’un côté, colère des Français de souche ancienne appauvris, insécurisés et abandonnés, et de l’autre repli identitaire, tentations intégristes (et jihadistes), islamisation de plus en plus envahissante et décomplexée dans ses prétentions communautaires et anti-laïques.
                                  Or, comment peux-tu imaginer un référendum dans cette situation ? On vient de vivre 5 ans de clivage forcené, j’en ai un peu marre de ces ambiances d’intolérance et de guerre civile. Il faut apaiser d’abord la société et panser ses plaies.

                                  Faire des référendums dans ces conditions, c’est mettre la clef sous la porte pendant 3 mois de guerre à couteaux tirés.


                                  • Fergus Fergus 19 novembre 2012 19:05

                                    Bonsoir, Colre.

                                    Je ne suis pas sûr que cette question soit de nature à engendrer une « guerre à couteaux tirés ». Lors du vote au Sénat, certes sans portée opérationnelle, il n’y a pas eu d’affrontements idéologiques si virulents, mais peut-être en irait-il autrement si un réfrendum était initié ou si la question était posée au Congrès. Je suis quand même dubitatif.

                                    Que la question ait dû être abordée dans les années 80, bien d’accord là dessus, mais on a, par négligence ou calcul, raté le coche à l’époque. Or, je fais partie de ceux qui pensent que l’on ne peut continuer indéfiniment à différer la solution du problème posé, et c’est pourquoi je crois qu’un référendum permettrait de le résoudre et de ramener la sérénité sur cette question, quel que soit le résultat.


                                  • TSS 19 novembre 2012 18:32

                                    Quand on voit l’honneteté et la competence des parasites qui nous dirigent ,je me demande

                                    si des etrangers aux affaires ne seraient pas aussi valables... !!


                                    • Fergus Fergus 19 novembre 2012 19:07

                                      Bonjour, TSS

                                      Euh... oui, peut-être, mais alors aux Affaires... étrangères.


                                    • Yohan Yohan 19 novembre 2012 18:33

                                      Bonsoir Colre

                                      « À cette époque, l’assimilation des immigrés était une perspective crédible » je souscris à cela. 
                                      Dans les années 70, les immigrés pouvaient s’insérer par le travail, avec en perspective pour leurs enfants, la possibilité d’une réussite par les études. La religion restait confinée dans la sphère privée avec même, une primauté de la laïcité parfaitement intégrée. Au lycée, le distinguo communautaire n’existait pas, nos potes berbères (majoritaires à l’époque) mangeaient comme tout le monde à la cantine et picolaient dans les fêtes sans qu’il soit question de halal et d’interdictions. A la limite, c’était plutôt les juifs qui nous gonflaient avec leurs exigences de pain azim et leur quête du casher. Les beurettes ont même été le fer de lance de cette intégration, et certaines ont milité pour obtenir des droits pour elles, notamment vis à vis de leurs familles qui cherchaient à les marier de force au bled, 
                                      Ce n’est plus le cas aujourd’hui, on le sait bien.

                                      • Fergus Fergus 19 novembre 2012 19:11

                                        Bonsoir, Yohan.

                                        C’est vrai, mais peut-être ne faut-il pas entrer dans le jeu dangereux de l’antagonisme, source d’une escalade dangereuse pour la société. Le droit de vote aux municipales est un signe de respect et un facteur d’intégration. Du moins pour ceux qui le souhaitent...


                                      • COLRE COLRE 20 novembre 2012 00:48

                                        Salut Yohan, nous avons exactement le même vécu de ces années là. Ah là là… quel gâchis. Ça va être dur de revenir en arrière maintenant…


                                      • Fergus Fergus 19 novembre 2012 19:32

                                        Bonjour, Terrorist76.

                                        Quel rapport entre voter pour une équipe municipale et faire partie d’un gouvernement ?Strictement aucun.

                                        De toute façon, je comprends que vous voteriez NON à un référendum, et ce serait parfaitement respectable.


                                      • iciailleurs 19 novembre 2012 22:16

                                        Et, si on commençait par reconnaitre le vote blanc, et part donner les résultats des élections en proportion du nombre d’inscrits. Cela me semble plus urgent que de donner le droit de vote aux étrangers hors de la zone européenne, et cela présenterait l’avantage de rendre plus modestes nos élus.


                                        • Fergus Fergus 19 novembre 2012 22:37

                                          Bonjour, Iciailleurs.

                                          Entièrement d’accord avec vous pour la reconnaissance du vote blanc. Cela et l’introduction d’une dose de proportionnelle moins homéopathique que le préconise la Commission Jospin, voilà deux priorités qui seraient de nature à réconcilier quelque peu les citoyens avec la classe politique.

                                          Cela dit, ce n’est pas incompatible avec le vote des étrangers non communautaires.


                                        • Romain Desbois 19 novembre 2012 23:28

                                          Pour faire quoi le vote blanc ?

                                          Le vote blanc ne peut avoir que pour but de faire annuler une élection.

                                          On fait après, on revote ? Et pendant ce temps les élus qu’on est censer remplacer, il srestent en place ?

                                          Ca peut durer longtemps ce jeu.

                                          Et je vois bien à qui ca peu profiter.


                                        • Fergus Fergus 20 novembre 2012 09:27

                                          @ Romain.

                                          Non, le vote blanc n’a pas pour seul effet de faire annuler une élection (le cas serait d’ailleurs exceptionnel), il diminue également la légitimité des élus. Agissant comme une menace pour l’avenir, il oblige ces élus à mieux prendre en compte les attentes de l’électorat.


                                        • Romain Desbois 21 novembre 2012 00:08

                                          fergus, l’abstention a le même effet non ?


                                        • Fergus Fergus 21 novembre 2012 09:31

                                          Bonjour, Romain.

                                          En apparence seulement car l’abstention (qui regroupe des empêchés de tous genres, des réfractaires à la chose politique, des négligents récidivistes ou des marginaux) n’est pas un vote exprimé.

                                          Si les votes blancs et nuls étaient comptabilisés comme tels, cela rendrait officiel le mécontentement des électeurs vis-à-vis de l’offre électorale. En outre, cela pourrait avoir un impact direct sur les qualifications de 2e tour.


                                        • Romain Desbois 19 novembre 2012 23:36

                                          On peut aussi penser que donner le droit de vote aux étrangers dissuadera nombre d’entre-eux demander la nationalité française puisqu’il pourront voter quand même.
                                          Donc ceux qui sont contre l’immigration devraient plutôt être pour le droit de vote des étrangers.


                                          • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 20 novembre 2012 04:03

                                            Vous confondez être contre l’immigration et être contre les naturalisations.


                                          • Romain Desbois 20 novembre 2012 04:25

                                            non non je ne confonds pas. Je suppose que ceux qui sont contre l’immigration sont encore plus opposés à la naturalisation.


                                          • Fergus Fergus 20 novembre 2012 09:54

                                            @ Romain Desbois.

                                            On ne demande pas une nationalité pour voter, mais pour des raisons plus profondes te plus diverses. Et cela d’autant plus que, je le répète, il ne s’agit là que des élections municipales.

                                            Bonne journée.


                                          • Yohan Yohan 20 novembre 2012 13:43

                                            Faux, Perso, je préfère une bonne naturalisation à une immigration à la sauce laxiste qui favorise le communautarisme. Avant d’accueillir de nouveaux immigrés (500.000 par an au bas mot), on ferait mieux de s’occuper de ceux qui sont là et de faire ce tri entre ceux qui veulent s’assimiler et ceux qui ne sont ici que que vivre aux crochets de l’Etat providence.


                                          • Romain Desbois 21 novembre 2012 00:10

                                            ha bon actuellement il ne faut pas être de nationalité française ou de l’UE pour voter en France.


                                          • docdory docdory 20 novembre 2012 13:25

                                            @ Fergus


                                            Ce qu’on ne comprend pas bien à vous lire, c’est la raison pour laquelle vous êtes pour le droit de vote des étrangers. En effet, vous admettez dans vos commentaires la validité des objections de vos contradicteurs, dont certaines ( celles de senatus populusque particulièrement ) sont d’une logique imparable, mais pourtant vous persistez et signez.
                                            En quoi serait-ce un progrès de donner le droit de vote à des étrangers dont les trois quarts sont strictement incapables de comprendre le contenu d’un catalogue de promesses électorales, et qui risquent de voter pour le candidat x pour de très mauvaises raisons ( parce que le mari, ou l’imam ou on ne sait qui, a dit qu’il fallait voter pour le candidat x ) ?
                                            Je pense qu’il faut faciliter l’accès à la nationalité pour les étrangers qui la méritent, et qui pourront ainsi voter, la refuser pour ceux qui ne la méritent pas parce qu’ils refusent de faire les efforts basiques d’assimilation exigés pour cette démarche.
                                            Imaginez que vous vous installiez en Chine. Si vous voulez obtenir la nationalité chinoise, il va falloir travailler en Chine, apprendre le chinois, vous conduire comme un chinois, respecter les us et coutumes de la Chine, essayer d’entrer au parti communiste chinois ( ça doit sans doute faciliter les choses ), donner des prénoms chinois à vos enfants nés en Chine, et là, on vous donnera peut-être la nationalité ( et le droit de voter pour le parti unique ! ).
                                            Le droit de vote est un privilège de la nationalité, ça a toujours été partout comme ça et ça doit le rester !

                                            • Fergus Fergus 20 novembre 2012 18:16

                                              @ Docdory.

                                              Comprendre les objections des adversaires n’oblige pas à changer d’opinion. Cela dit, je serais le premier à admettre que le droit de vote des étrangers soit rejeté si les Français le décidaient.

                                              Qu’il y ait une facilitation de l’accès à la nationalité, je suis évidemment d’accord, et je crois que c’est la voie qui doit être choisie par tous ceux qui veulent s’intégrer totalement dans la vie française.

                                              Mais encore une fois, et désolé d’insister sur ce point, le vote au municipales n’intervient pas dans les choix socioéconomiques de notre pays. Et penser qu’il pourrait y avoir des votes manipulés auprès des étrangers ne maîtrisant pas très bien la langue ou connaissant mal les candidats, cela pourrait effectivement exister, mais de manière très marginale et sans doute moins importante que les manipulations de personnes agées bien françaises. Qui plus est, j’ai longtemps été en contact avec des étrangers impliqués dans la vie locale mais à qui l’on interdit de prendre part dans les urnes aux orientations des actions municipales ; c’est avant tout à ceux-là que je pense, perduadé que les autres n’iraient pas forcément voter.


                                            • docdory docdory 20 novembre 2012 18:33

                                              @ Fergus


                                              S’ils sont impliqués dans la vie locale, que ne demandent-ils pas la nationalité pour avoir électoralement droit à la parole ? Rien ni personne ne les empêche de faire cette demande !
                                              - S’ils préfèrent leur ancienne nationalité, rien ne les empêche alors de voter dans leur pays d’origine plutôt qu’en France ( c’est ce qu’ont fait il y a quelques semaines les tunisiens émigrés en France ).
                                              - S’ils se sentent plus français que de leur ancienne nationalité, qu’ils demandent la nationalité française. La bonne implication dans la vie locale est l’un des critères qui sont pris en compte lors des demandes de naturalisation. Personne ne refusera leur naturalisation s’ils sont entrés légalement en France, s’ils ont appris la langue française et s’ils donnent des gages sérieux de bonne assimilation à notre société.

                                            • Fergus Fergus 21 novembre 2012 09:22

                                              Bonjour, Docdory.

                                              On ne sollicite pas la nationalité du pays dans lequel on vit dans le seul but de voter, et pourtant on peut vouloir participer à la vie locale durant les années passées dans le pays en question, d’où l’intéret de voter aux municipales. C’est d’ailleurs cette démarche qui est faite par des étrangers membres de l’Union européenne qui votent aux municipalesdurant les années qu’ils passent dans notre pays avant de retourner dans leur propre pays. Le droit de vote des étrangers non communautaires à ces municipales (avec ou sans convention de réciprocité) ne serait qu’une extension de cette possibilité qui ne remettrait pas en cause la politique de notre pays et qui serait un facteur d’intégration.


                                            • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 3 décembre 2012 13:18

                                              Le vote des ressortissants de l’U. E. est justifié non seulement par la réciprocité, mais surtout par la construction d’une citoyenneté européenne. 


                                            • brieli67 25 novembre 2012 02:58

                                              A ce que je sache l’abolition de la peine de mort s’est faite sans Congrès sans référendum 

                                              et qui plus est par un Président socialiste et de Gauche.

                                              Le Sénat, l’Assemblée Nationales sont à Gauche....

                                              • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 3 décembre 2012 13:20

                                                L’abolition de la peine de mort ne nécessitait pas une révision de la Constitution.


                                              • Fergus Fergus 3 décembre 2012 13:36

                                                Bonjour, Senatus populusque.

                                                Une précision utile, en effet.


                                              • brieli67 25 novembre 2012 03:59

                                                certes, il y a des sujets qui fâchent ...


                                                mais TOUS LES AUTRES

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