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Accueil du site > Actualités > Politique > Élection présidentielle : non au vote par anticipation !

Élection présidentielle : non au vote par anticipation !

« Dès l’an prochain, pour l’élection présidentielle, mère de toutes les élections, nous pourrions recourir aux machines à voter, y compris un jour de semaine, par anticipation. Et le tout, imposé par décret ! (…) Comment peut-on envisager une expérimentation aussi hasardeuse pour une élection qui engage autant l’avenir de la Nation ? » (Philippe Bas, le 16 février 2021 au Sénat).

Établir les règles du jeu pour l’élection présidentielle, qui est l’élection majeure dans nos institutions, nécessite une bonne dose de consensus. C’est normal. Le Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a déposé le 21 décembre 2020 à la Présidence de l’Assemblée Nationale le projet de loi organique relatif à l’élection du Président de la République avec procédure accélérée engagée par le gouvernement le même jour (cela signifie qu’il n’y a pas de deuxième lecture). Il concerne quelques dispositions techniques relativement peu politiques. Ce texte a été adopté par les députés le 19 janvier 2021 et a été transmis à la Présidence du Sénat le lendemain. Ce jeudi 18 février 2021, ce projet de loi est en examen en séance publique au Sénat. Mais entre-temps, après son examen à la commission des lois du Sénat le 10 février 2021, le gouvernement a déposé in extremis un amendement (n°32) le 16 février 2021 dans la matinée pour instituer le "vote par anticipation".

Dommage d’avoir ainsi, sur la forme et sur le fond, casser le consensus qui s’était dégagé sur un autre projet de loi, cette fois-ci sur l’organisation des prochaines élections régionales et départementales, qui a été définitivement adopté le 16 février 2021. La commission paritaire a été conclusive, elle a conclu avec succès grâce à certaines concessions du gouvernement. Les dates des 13 et 20 juin 2021 ont été confirmées dès maintenant. Le gouvernement a aussi accepté le principe de la double procuration (actuellement, chaque électeur ne pouvait disposer que d’une seule procuration), l’obligation à France Télévisions de diffuser sur ses antennes des documentaires pédagogiques sur le rôle des régions et des départements (article 6 bis), ainsi que la prolongation à dix-neuf jours de la durée de la campagne (amendement du sénateur Alain Richard).

Le projet de loi organique sur l’élection présidentielle est en principe un texte très technique sans intérêt politique. Mais en déposant cet amendement de dernière minute, qui a surpris, non seulement les sénateurs de la commission des lois, mais aussi la majorité et même les services du Ministère de l’Intérieur, le gouvernement a de facto politisé ce projet de loi. Le sujet du vote est un enjeu fondamental et mérite un véritable débat, pas seulement une discussion en procédure accélérée juste avant une élection majeure dans la vie démocratique.

Sur la forme, donc, non seulement le gouvernement a rompu un consensus qui aurait dû s’instaurer dans la réflexion sur une règle du jeu commune, mais en plus a été au mieux maladroit avec un sujet qui méritait mieux qu’un cavalier législatif. La méthode de déposer sur ce sujet un amendement ne permet pas d’avoir l’avis du Conseil d’État qui, généralement, permet de mesurer l’impact et la faisabilité des mesures proposées par le gouvernement.

Mais c’est sur le fond que cela me paraît encore plus critiquable. François Patriat, président du groupe LREM au Sénat, ancien socialiste et proche du Président Emmanuel Macron, a passé toute sa journée du 17 février 2021 à faire le service après-vente de cet amendement avec une éloquente mauvaise foi, mettant le sujet sur le progressisme, le modernisme (mélangeant ainsi avec la loi de bioéthique et d’autres réformes), et le fait que Les Républicains refuseraient toute modernisation de la démocratie. Et cela en utilisant de nombreux biais rarement dénoncés par les journalistes.

Avant d’aller plus loi, que propose exactement cet amendement ? De permettre aux électeurs de voter par anticipation, c’est-à-dire avant le dimanche du scrutin : dans la semaine précédant le scrutin, à la ville préfecture de leur convenance où sera installée une machine à voter électronique par département.

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Bruno Retailleau, le président du groupe LR au Sénat, et par ailleurs candidat à la candidature à l’élection présidentielle, a violemment protesté en dénonçant une arrière-pensée de vouloir assurer la participation de l’électorat traditionnel d’Emmanuel Macron, à savoir des personnes vivant dans les grandes agglomérations, assez aisées pour partir le week-end. Ce procès d’intention est assez lapidaire et pas démontré et n’est pas utile pour démonter une telle proposition, donc, je ne retiendrai que la sincérité du gouvernement en la matière, pas d’éventuelles arrière-pensées qui, d’ailleurs, peuvent être de mauvais calculs.

Sur le plan technique, on peut comprendre d’ailleurs que cette mesure intéresse au premier chef les élus locaux, particulièrement les maires chargés d’organiser les élections. D’une part, cela nécessite des machines à voter (je reviendrai sur ce sujet très important juste après), de les installer, les vérifier, et d’autre part, d’avoir la certitude d’une bonne réactivité avec les listes électorales. Si un électeur de Dijon pour une élection le dimanche vote le vendredi précédant à Marseille, il faudra qu’à Dijon, on le sache pour éviter des doublons de vote. Le fait que cet amendement ait été proposé en dehors de toute concertation avec ces élus montre aussi le degré de considération que le gouvernement accorde à ces élus qui doivent se débrouiller pour tout faire sans être écoutés. En fait, si, le gouvernement venait justement de les écouter en acceptant que l’État prenne financièrement en charge tous les surcoûts d’équipements liés à la protection contre le covid-19 lors des opérations électorales.

En ce qui me concerne, ces problèmes-là sont techniques et pas politiques, c’est du registre de l’organisation et cela m’intéresse ici assez peu. D’ailleurs, on a pu constater que les élus locaux étaient capables de s’engager et de prendre de nombreuses initiatives pour organiser les tests PCR et les centres de vaccination, selon leurs possibilités.

Restons sur des questions plus "philosophiques". Vouloir moderniser les opérations de vote ne me choque pas dans son objectif qui est honorable. Et l’objectif, c’est de renforcer la participation électorale. En crise sanitaire, on a bien vu l’effondrement de la participation électorale au second tour des élections municipales du 28 juin 2020, mais faut-il vraiment considérer qu’elle fût de nature politique alors qu’elle a eu pour source la pandémie de covid-19 ?

La crise sanitaire empêche-t-elle de voter ? La réponse est non, bien entendu. Le problème est à mon sens pas dans les opérations de vote mais dans la manière de faire campagne. Une campagne électorale, c’est assurément voir les gens, les électeurs, les écouter, les convaincre, discuter en direct. C’est le seul vrai moment d’écoute. Or, la pandémie de covid-19 empêche cette démarche. Et les démarches de type visioconférence sont peu efficaces et très théoriques : tous ceux qui se sont déjà présentés aux élections le savent, c’est très difficile d’avoir de l’audience, et même de faire venir du monde dans une réunion locale. Le seul lien direct, c’est le contact physique, dans les marchés, aux paliers des immeubles, etc., là est le problème, pas dans les opérations de vote.

J’ai été assesseur lors du premier tour des élections municipales du 15 mars 2020 et tout avait été "protégé", les électeurs n’ont pas touché autre chose que les bulletins de vote, ils ont émargé avec leur propre stylo et dans tous les cas, ils pouvaient se laver les mains en entrant et en sortant. Le problème n’est pas dans le fait de voter ni dans le fait de dépouiller (là encore, beaucoup de garanties ont été prises), mais le risque demeure dans le comportement des candidats élus qui veulent fêter leur victoire avec ceux qui les ont soutenus, c’est dans ce moment que le covid-19 met en danger, pas auparavant.

Parmi les arguments avancés, certains disaient que cela ne concernerait de toute façon que quelques dizaines de milliers de personnes, donc pas de quoi en faire un fromage ! Argument qu’on peut retourner comme une crêpe : si cela concerne si peu de monde, pourquoi vouloir légiférer sur le sujet, ce n’est donc pas comme cela qu’on lutterait contre l’abstention alors que c’était pourtant la première motivation de la mesure ?

Les sophismes sont nombreux pour évoquer la forte abstention. On parle ici de l’élection présidentielle, or, il y a toujours eu une forte participation à l’élection présidentielle, ce qui est tout à fait logique car les Français considèrent que c’est l’élection reine, celle qui polarise le paysage politique pendant cinq ans. Rien à voir donc avec des élections départementales par exemple, dont l’enjeu, pourtant important si l’on en juge par les budgets gérés, est souvent boudé par les électeurs. Il n’y a donc pas de problème de fond d’abstention avec l’élection présidentielle. L’argument majeur s’effondre donc.

Du reste, la cause première de l’abstention, si abstention il y a, c’est une cause politique et pas structurelle : l’absence d’offre parmi les candidatures qui laisse entendre que le vote ne servirait à rien. C’est donc aux responsables politiques, aux candidats, de proposer une offre suffisamment séduisante pour faire déplacer les électeurs. Aucun dispositif ne remplacera la pertinence d’un projet politique ou d’un candidat.

Cependant, indépendamment de ces considérations sur la participation, examinons la mesure et arrêtons-nous à deux sujets essentiels.

L’anticipation en elle-même : est-ce logique, sain, normal, pertinent de permettre de voter avant le jour du scrutin ? La réponse est non ! Dans la mesure où la campagne électorale n’est pas terminée, il peut y avoir donc des données, des informations diffusées au dernier moment, au dernier jour que des électeurs par anticipation ne pourraient pas prendre en compte. Leur vote serait alors moins "éclairé" que celui d’autres électeurs qui ont attendu le jour du scrutin.

Ce qui est pour moi le plus grave, c’est que l’anticipation, d’un point de vue pratique, ne peut se faire que par des machines électroniques. Or, le vote électronique ne me paraît pas conforme à l’idée que je me fais de la démocratie qui veut que tous les électeurs, même les plus ignorants, puissent avoir confiance en la sincérité du vote, c’est-à-dire que leur vote soit effectivement bien pris en compte tout en préservant son caractère confidentiel. Avec un vote papier, tout électeur est en mesure d’attester que les opérations se sont déroulées régulièrement. Avec un vote électronique, c’est la confiance totale dans la machine et dans sa programmation.

J’ajoute, en revenant à la méthode, que le gouvernement avait accepté le principe de faire un bilan sur le vote électronique et qu’il aurait été plus logique d’attendre la présentation de ce bilan (dans un délai de six mois) avant de vouloir généraliser les machins à voter (cependant, la loi organique sur l’élection présidentielle doit être promulguée avant la fin du mois de mars 2021 pour s’appliquer en 2022).

Le 16 février 2021 en séance publique au Sénat, Philippe Bas, le président de la commission des lois, a effectivement déclaré : « Nous avons également adopté dans ce texte [loi sur le report des élections régionales et départementales] des dispositions qui concernent les machines à voter, qui existent depuis 1969. À la différence du vote électronique, l’instrument est éprouvé dans les soixante-six villes qui y recourent. En 2007, suite à l’élection présidentielle, le Conseil Constitutionnel s’est inquiété des sources d’insécurité liées à ces machines. En 2008, un moratoire a été décidé pour ne pas augmenter le nombre de villes utilisatrices. Celles-ci, depuis, ont hésité à investir dans l’entretien et le renouvellement de ces machines. À l’initiative de la majorité de l’Assemblée Nationale, un amendement a été adopté prévoyant un rapport du gouvernement au Parlement dans les six mois sur les conditions du recours aux machines à voter. Nous l’avons accepté [nous, c’est-à-dire les sénateurs], considérant que la mise en garde du Conseil Constitutionnel était pleinement justifiée. Aussi, nous avons été stupéfaits de l’amendement déposé au projet de loi organique sur l’élection présidentielle et adopté ce matin à l’Assemblée Nationale. ».

Et d’expliciter le fameux amendement du gouvernement déjà évoqué (voir en tête de l’article), puis de poursuivre : « Et ce, sans attendre le rapport précité. Ce point n’a même pas été débattu par l’Assemblée Nationale, qui a déjà adopté le texte. Cette improvisation et cette absence de respect des règles du débat parlementaire ont beaucoup choqué tous les bancs du Sénat. (…) Le dispositif inquiète : conditions de préservation des votes pendant plusieurs jours, risque de double vote, impossibilité d’un recomptage manuel, sincérité d’un vote qui ne pourrait être modifié alors que la campagne se poursuivra, et constitutionnalité même ! Quelles peuvent être les motivations réelles d’un tel amendement ? L’argument du départ des familles en week-end est-il suffisant, et surtout satisfaisant pour la démocratie, alors que cette élection a toujours donné lieu à une très forte participation ? ».

Pour le groupe Les Républicains à l’Assemblée Nationale, le député Raphaël Schellenberger a exprimé le 16 février 2021 sa surprise et son inquiétude : « Comme l’orateur du groupe La République en marche, nous sommes surpris de la volonté du gouvernement de permettre un vote par anticipation à l’occasion de la prochaine élection présidentielle. (…) Je ne suis pas sûr qu’elle soit la meilleure occasion pour faire des tests en matière d’évolution de mode de scrutin, surtout quand il s’agit de choses aussi sensibles que l’anticipation du vote et le contrôle des votants par des machines, alors que nos bureaux de vote fonctionnent avec des listes d’émargement sur papier. Quoi qu’il en soit, de nombreuses questions se posent et voici qu’à un an de l’élection présidentielle, on s’apprête à bousculer l’usage et les modalités du vote en France. Sans être opposés à une évolution, nous pensons qu’il ne faut pas le faire à un an du scrutin. ».

Des réactions d’autres parlementaires ont été beaucoup plus véhémentes. Ainsi, toujours à l’Assemblée Nationale le même jour, le 16 février 2021, le député FI Bastien Lachaud ne mâchait pas ses mots : « Le texte prévoit par ailleurs un rapport sur la généralisation des machines à voter. Nous sommes totalement opposés à cette idée : le vote doit être protégé et la sincérité du résultat doit pouvoir être garantie. Le vote est et doit rester personnel et protégé de toute influence : c’est tout l’objet du rituel qui l’accompagne, l’isoloir, l’urne protégée par plusieurs assesseurs, et la publicité du dépouillement. Avec une machine à voter, rien de tout ça ! Des résultats s’affichent et on est prié de les croire. Mais à quoi va servir ce rapport sur les machines à voter ? Le texte demande un rapport, mais ce matin même, le gouvernement a déposé, au Sénat, un amendement au projet de loi organique relatif à l’élection du Président de la République, afin d’ouvrir, pour cette élection, la possibilité d’un vote par anticipation, à l’aide de machines à voter ! Cela serait possible pendant une semaine avant le scrutin ! Et cette idée, sortie du chapeau du gouvernement à la dernière minute, n’a fait nulle part et par personne l’objet d’une délibération ! Devant notre assemblée, le sujet n’a même pas été évoqué lors de l’examen de ce même texte : on nous a alors parlé d’un simple texte technique visant à reprendre les évolutions du code électoral depuis 2017, sans qu’il soit question de toucher aux éléments généraux du scrutin. Nos amendements sur le sujet ont même été écartés sans débat au prétexte qu’ils étaient hors sujet. ».

La colère du député Bastien Lachaud s’est ainsi exprimée, avec sans doute beaucoup d’exagération : « Je lance l’alerte sur un scandale démocratique à venir ! En une semaine, deux de nos hôpitaux ont été piratés, ce qui a paralysé notre système de santé et freiné la campagne de vaccination. Nous ne sommes même pas capables de protéger ces institutions, pourtant si essentielles en temps de pandémie, contre les intrusions, mais on nous explique que nous pourrons le faire pour l’ensemble des machines à voter du pays ! On nous rebat les oreilles avec la peur de l’ingérence russe dans les élections, mais on livre volontairement à l’habileté de pirates informatiques le résultat de nos scrutins ! C’est ridicule ! Les bulletins papier, les urnes et le dépouillement public, ce n’est ni du temps ni de l’argent perdus : c’est un gage du contrôle populaire sur la sincérité du scrutin. Y renoncer, c’est renoncer encore un peu plus à la possibilité de redonner confiance aux citoyens dans le système institutionnel, alors que cette confiance est déjà presque perdue. L’élection présidentielle serait ainsi aux mains des pirates informatiques ! Votre projet, c’est la destruction méthodique de ce qui reste de démocratie. ».

Le vote est l’expression concrète, directe, immédiate, vivante de la démocratie. Rien ne doit polluer le vote de l’électeur, aucune suspicion n’est admise sur la façon dont son vote sera pris en compte. L’absence de confiance a coûté ces deux mois de désinformation aux États-Unis (et six morts) à cause justement des votes par anticipation et de la défiance associée à ce type de votes.

Je resterai sur la conclusion qui peut paraître basique, pas très alléchante technologiquement mais qui me paraît essentielle surtout en temps de démocratie de défiance. Le vote doit être sincère, secret et libre. Ces trois adjectifs donnent une idée du niveau de démocratie dans lequel on vit. La France, mieux que les États-Unis, a un système électoral particulièrement efficace pour ces trois adjectifs.

Cela signifie quoi ? Que d’une part, il faut que le vote soit libre, c’est-à-dire sans aucune pression, ce qui explique l’importance de l’isoloir et l’importance de prendre au moins deux bulletins de vote dans l’isoloir. L’absence de pression a pour nécessité le vote secret. Personne ne doit connaître son vote réel. Cela n’empêche pas de soutenir, de s’engager publiquement, de militer, mais dans l’intimité de l’isoloir, personne ne doit savoir le vote réel. C’est la même raison qui conduit les assemblées délibératives à voter de manière secrète pour le choix des personnes. Un vote public permettrait des pressions bien trop fortes sur les électeurs (on voit ce que cela a donné sous la Terreur).

De plus, la sincérité, elle est dans l’égalité de traitement, celui des candidats (budget de campagne, temps d’expression, etc.), mais aussi égalité entre les électeurs. Voter à des jours différents, à part les décalages horaires dans les Outremers qui peuvent perturber la simultanéité du scrutin, c’est ne plus accepter le concept de photographie d’opinion. En étalant sur une semaine, des électeurs qui auront voté le mercredi pourraient regretter leur vote le dimanche après certains événements puisque la campagne, elle, finit le vendredi soir à minuit. Je donne un exemple très simple : c’est propoablement à cause du débat contradictoire entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit qui a eu lieu le jeudi 4 juin 2009, juste avant le scrutin des élections européennes du 7 juin 2009 que les transferts de voix ont eu lieu (contrairement à ce que j’avais supposé à l’époque). Voter avant ce débat aurait faussé la sincérité du scrutin.

Enfin, non seulement le vote doit être sincère, secret et libre pour soi, mais il faut être convaincu qu’il l’est aussi pour les autres. En d’autres termes, il faut que chaque électeur puisse, par lui-même, se convaincre que l’élection est sincère, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de fraude électorale, pas de magouille, de carabistouille.

Or, le déroulement des opérations de vote est très cadré : l’urne, transparente, est fermée à 8 heures devant témoins, deux assesseurs différents ont chacun la clef d’un des deux cadenas (il faut donc les deux personnes pour ouvrir l’urne), pendant toute la durée du vote, cette urne est visible, son contenu aussi, on peut voir chaque bulletin être glissé dans l’urne au même moment que l’électeur signe l’émargement de la liste électorale. À la fin du vote, l’urne est ouverte, on voit comment sont répartis les bulletins, comment ils sont comptés, par qui, et cela avec seulement l’esprit d’observation (et en nombre si on veut observer tous les bureaux de vote).

Ce type de garantie, que tout le monde peut avoir par simple observation, n’est pas possible avec les machines électroniques dont il faut faire confiance à l’algorithme, à la cybersécurité, à la sincérité informatique. Peut-être que des informaticiens aguerris peuvent attester de cette sincérité, mais certainement pas tous les électeurs, y compris ceux qui n’ont jamais touché un ordinateur.

C’est pour toutes ces raisons que je suis fermement contre la mise en œuvre d’un vote par anticipation sur des machines à voter électroniques délocalisées. Restons encore à notre bon bulletin de vote papier, rudimentaire mais efficace, qui a fait ses preuves depuis deux siècles et qui est le lien unique de confiance entre les électeurs, l’élection et les futurs élus.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (17 février 2021)
http://www.rakotoarison.eu



Pour aller plus loin :
Le vote par anticipation.
Le vote proportionnel.
Le vote obligatoire.
Le vote électronique.
Vive la Cinquième République !

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47 réactions à cet article    


  • phan 18 février 10:40
    Élection présidentielle : oui au vote blanc par anticipation !

    • Francis, agnotologue Francis 18 février 10:51

      @phan
       
       c’est en effet le seul moyen pour redonner du sens aux élections.
       
      Aujourd’hui on ne vote plus pour le programme préféré mais contre le candidat le plus détesté. On n’a jamais le meilleur mais toujours celui qu’on croit le « moins pire » et les élus qui le savent, ne se gênent pas.
       
      Mais la reconnaissance du vote blanc ne suffit pas : il faut aussi qu’il soit un moyen de réduire le pouvoir de l’élu au minimum vital en cas de majorité de blancs.
       
      Ps. Bien sûr, d’accord avec l’article : non au vote par anticipation. Et aussi : non aux machines à voter électroniques.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 février 11:16

      @Francis

      c’est ce qu’on appelle « vote utile » ou « réflexe » républicain. C’est comme chez les graphistes, pour faire passer un projet contestable, ils en présentent deux, et l’autre est carrément « à chier » !
      C’est comme ça depuis l’élection de Chirac de 2002. 


    • Samson Samson 18 février 12:16

      @Séraphin Lampion
      Hi, hi, ...
      Je n’oserais prétendre qu’on prend les Français-es pour des con-ne-s, mais çà y ressemble un peu quand même : le « réflexe républicain » est dans toute sa splendeur pavlovienne l’exemple parfait du « piège à cons » ! Avant qu’elles se referment de concert sur lui ou elle, chaque citoyen-ne est fort démocratiquement convié-e à jeter son dévolu sur la mâchoire qui lui ferait le moins « mal » !

      Et fidèle à son poste, l’épouvantail brun-Marine est à chaque fois promu et agité à l’unanimité service public compris de nos éditocrates pour mieux garantir l’arnaque, son succès étant assuré depuis bien des années déjà ! smiley smiley smiley


    • Gasty Gasty 18 février 12:23

      @Séraphin Lampion

      Ma femme fait pareil en ballade, elle me demande ce que je préfère. Le chemin nul à chier qui fait des zigzag ou l’autre plus agréable et ensoleillé.
      Que voulez-vous que je réponde !


    • Gasty Gasty 18 février 12:28

      Je comprend très bien lequel elle veut....


    • Samson Samson 18 février 13:04

      @Gasty
      "Ma femme fait pareil en ballade, elle me demande ce que je préfère. Le chemin nul à chier qui fait des zigzag ou l’autre plus agréable et ensoleillé."
      Au moins pour votre ballade, il existe un chemin agréable et ensoleillé !
      En matière de suffrage, il a bien longtemps que le choix se résume à deux impasses tout aussi merdiques !


    • Gasty Gasty 18 février 13:28

      @Samson

      Pas faux ! smiley


    • sirocco sirocco 18 février 14:03

      @Francis

      « ...non au vote par anticipation. Et aussi : non aux machines à voter électroniques. » 

      Attention de ne pas tomber dans le piège infâme que va nous tendre le dictateur et que nous présente en avant-première la brosse à reluire Rakoto.

       
      Si vous voulez faire passer (comme un moindre mal) une mesure scélérate honnie de tout le monde, présentez-en deux, dont une qui vraiment ne passera pas parce qu’elle génère des réactions épidermiques d’hostilité : ici, la proposition de vote par anticipation (on se rappelle du bordel que cela a causé dernièrement aux USA).

       
      Micron va jouer le grand seigneur à l’écoute de son peuple en retirant, le plus tard possible, le vote anticipé. Mais il maintiendra le vote électronique et c’est tout ce qu’il veut car cela lui permettra de truander les résultats à loisir.


    • simir simir 18 février 14:03

      @Francis
      Non c’est faux ce que vous dites.
      Au premier tour des présidentielles avec une quinzaine de candidats il en a forcément un dans lequel vous vous retrouvez.
      Au 2ème tour oui on vote souvent contre le plus détesté.
      Pour ma part pour Chirac Le Pen et Macron Le Pen je me suis abstenu.


    • Francis, agnotologue Francis 18 février 14:13

      @sirocco
       
       ’’Micron va jouer le grand seigneur à l’écoute de son peuple en retirant, le plus tard possible, le vote anticipé. Mais il maintiendra le vote électronique ’’
       
       C’est bien pour ça que j’anticipe : non au vote électronique.


    • Ouam Ouam 18 février 17:18

      @L’auteur

      Pour une fois je ne comprends pas votre article ?
       
      Vous devriez comme a votre habitude etre ravi par ce choix gouvernemental ,
      sachant de plus que c’est la meme boite qui gerera ce vote que celle qui à gérée la recente aux usa entre trump et biden (avec les histoires que l’on sais)
       
      Grace à cela, c’est le meilleur rampart efficace contre l’election improbable, mais vu que l’improbable arrive parfois... de la Marine...
       
      Donc grace à cela, notre monarc supreme grand commandeur sera indétronable, et la vilaine facho du camp du mal jamais élue...
       
      Le scenario, du pire...
      imaginez le FHAINE passe a 51% et notre prince venéré a seulement 49%, super facile, on rajoute 2% a notre gouvernement ...
      et hop c’est le roi soleil qui est miraculeusement repassé à 51% et le Fhaine raciste qui sera relégué a 49%

      Si un autre pire que le pire du pire accident arrivais que c’estais un parti bolchévique ou l’arrivé des chars serait indiscutable quelques heures apres son élection et que l’armmé solvietique debarquais sur paris
      (ici la LFI npour ceux qui n’auraient pas compris mon autre trait d’humour se referant à l’histoire),
      eh bien pareil on verse 2 ou 3% des votes anticipés a notre parti de laborieux compétants qui ne se trompent jamais car ils sonts tellement intelligents qu’ils vonts meme reussir le tour de force de modifier les resultats d’elections présidentielles et hop le tour est joué...
       
      Vouys allez me dire, et vous avez raison mon cher Sylvain
       
      Mon cher ouam vous divaguez totalement...
       
      Vous avez raison je divague ...
      Et ce qu’il s’est passé en 2008 ? avec le foulage au pied du vote massif qu’est le referendum constitutionnel, donc de tres haute importance, et franc des 55% de non il est devenu quoi ? rappellez le nous...
       
      Voila pourquoi depuis cette époque je sais que nous ne sommes absolument plus en démocratie et que le choix du peuple vaut pinuts,
      Que désormais ils bricolent encore un peu plus leur jeu totalement pippé ne me fais ni chaud ni froid, car la notion de démocratie et d’elections et de choix à été définitivement entérée en 2008
       
      Si au moins comme en Chine nous pouvions avoir A MINIMA des dirigeants compétants, parce que tant qu’a etre en dictature autant avoir des dictateurs qui soient au moins un peu visionnaires, sinon voyez vous..
      On cumule... et pas le meilleur smiley
       
      Vous ne me répondrez pas mon cher Sylvain... pour ne pas changer...
       
      mais rassurez vous .... moi non plus smiley


    • JPCiron JPCiron 18 février 21:31

      @Francis

      Aujourd’hui on ne vote plus pour le programme préféré mais contre le candidat le plus détesté. On n’a jamais le meilleur mais toujours celui qu’on croit le « moins pire » et les élus qui le savent, ne se gênent pas.>

      Cette situation n’est possible que si les partis se mettent ensemble (indépendamment, démocratiquement, sans se concerter) à penser présenter un candidat pourri, pour pouvoir négocier des postes avec l’élu.

      Vous me direz que, s’’il y a un parti qui agit autrement, il pourrait passer... s’il n’a pas la malchance que les médias aient envie de faire du buzz avec une histoire rapportée par un concierge...

      .


    • Ouam Ouam 20 février 04:07

      @Francis
      " C’est bien pour ça que j’anticipe : non au vote électronique.

      « 

      Bjr,
      Puis-je completer ?
       
      Pour ma part c’est NON au vote (tout court)
      j’explique bien sur ci dessous.

      Non au vote d’un PARTI (ou d’un NERON a qui on donne tous pouvoirs et qui n’est MEME pas revocable) tout court.

      Le systeme actuel se resume en gros à faire un CHEQUE EN BLANC
      à un gestionnaire de votre coopropriété (cad la France ici)

      qui une fois elu ET sans l’avis d’au MINIMUM 51% des cooproprietaires pourra passer des modifications essentielles au dit contrat de coopriopriété sans vous avoir préalablement prévenu par un contrat dignement bordé !!
       

      Et le pire si celui ci est un escroc ou un type DANGEUREUX pour l’ensemble ou grande parte des cooproprietaires il sera indéboullonnable pendant 5 ans.
       

      Idem avec la finance il aura l’acces a votre chequier (ou cb) ou vous auriez juste signé et ou lui a son gré ou en fonction de l’interets de ses amis hauts placés il remplira des sommes que vous devriez vous honorer...
       
       
      Le ponpon ultime...
       
      il se permetra de regir les heures de sortie du batiment sur le code de la porte p ex de 6h à 18h la porte est ouverte et de 18h 00 a 6h du matin vous devriez etre enfermés chez vous ... !!!
       (La je me refere au couvre feu, mais vous aviez tous compris amis lecteurs)
       
      Quelqu’un de normalement equilibré avec l’ensemble de ses neurone ici ...
      elirais un tel syndic de coppro ???
      Non forcément !! enfin en principe .
       
      Eh bien certains elisent leur roitelets  de cette maniere pour 5 ans et ensuite me causent de »démocratie« , ils appellent cela une »élection"
       
      Non mais allo ? ... quoi... allo ?
       
      La seule democratie possible est la democratie directe, cad celle que vous appliquez par exemple avec votre syndic de coopro,

      il vous REPRESENTE, vous aide a bien agir dans l’INTERET de l’ensemble de la coopro, mais c’est toujours vous qui descidez et qui arbitrez au final

      comme projet par exempe de transformer un bout de beton commun en espace vert, ou l’inverse, et si cela est necessaire et demandé par quelques coopropriétaires et si bien sur c’est VOTE par au moins 51% de l’ensemble de ceux de la coopro,
      et pour chaque nouvelles taches ou groupes de taches, les cooproprietaires qui s’engagent sur le truc le votent ou le rejettent,
      Personne n’est obligé non plus de s’impliquer pour tout, c’est libre, mais cela protege en revanche cette methode contre un voisin qui voudrais exercer son dictat, comme d’un gestionnaire de coppro qui desirerai passer des travaux contre l’avis unanime ou presque de la coopro..
       
      Sauf que la ce n’est plus à l’echelle de la coopro mais du pays,
      la Suisse p ex fonctionne exactement dans ce principe la,
      on n’elit pas un roitelet, mais on propose et vote des textes delois ou des ensembles de textes
       
      (pour pas y aller non plus toutes les semaines)
      cela se nomme votations,
      si les Suisses y arrivent ?
      pourquoi pas nous ?
      on est plus cons qu’eux ?
       
      si l’on continue avec ce systeme pourri, effectivement la reponse est amha contenue dans la question.
       

      bonne journée à tous,


    • Ouam Ouam 20 février 02:33

      @michalac

      ...considerera les non musulmans parce que on a le droit d’etre non croyant a ce qu’il me semble, sauf si vous etres tellement terrorisés que vous renoncez à cela AUSSI !


      .
      ... pouvez préciser ?

      Vous etes désormais tellement endoctrinés que vous ne comprenez meme plus cette simple phrase ?
      ou au contraire etes vous réeelement si ignorant que cela ?

      Cad au point de ne pas connaitre l’apostasie (et ses peines) ?

      Vous m’inquietez la d’un coup ?


    • Ouam Ouam 20 février 03:08

      @michalac
      Et bien sur vous vous empressez bien d’eviter et d’esquiver au MAXIMUM la question principale posée sur la réprocité qui etais la question essentielle...
       
      Mais vu que vous etes au fond d’ou je vous le précisais,
      vous n’avez meme pas le courage d’afficher et de defendre vos opinions...
       
      Suite a cette question qui engendre justement la reciprocité avec le droit de d’apostasie ...qui sont liés (forcément) vu nos droits fondamentaux de 1789 de l’article 11 par exemple et d’autres qui sonts p ex incompatible avec celle des etats islamique (cad théocratique regis par l’islam)
       
      Si vous aviez suivi et un peu de courage ,
      vous l’auriez fait, chose que vous ne possedez pas.
       
      Cqfd
      ...au revoir, merci d’etre passé ...


    • CYRUS HOT DOG 20 février 03:48

      @Ouam
      elles sont accrochées a coté de celle a P1000 ,nonos, zx , clouzo et rabbit 
      aux objet trouvé de moelans de 9-a 12 et de 15-a 18 chaque 29 fevrier 


    • Samson Samson 18 février 11:50

      "Or, le vote électronique ne me paraît pas conforme à l’idée que je me fais de la démocratie qui veut que tous les électeurs, même les plus ignorants, puissent avoir confiance en la sincérité du vote, c’est-à-dire que leur vote soit effectivement bien pris en compte tout en préservant son caractère confidentiel. Avec un vote papier, tout électeur est en mesure d’attester que les opérations se sont déroulées régulièrement. Avec un vote électronique, c’est la confiance totale dans la machine et dans sa programmation.« 


      Trop rare pour ne pas être souligné, je suis pour une fois bien d’accord avec vous : la seule procédure fiable de vote est et reste le vote papier, vérifiable par tout-e un-e chacun-e, contrairement à l’opacité de la machine, du programme qui l’active et des spécialistes nécessaires à la validation des opérations. Non seulement le vote papier est plus fiable, mais son prix est bien moins onéreux que celui des procédures de suffrage informatisées, nécessitant des machines rapidement frappées d’obsolescence en regard de la fréquence des suffrages.

      Le suffrage électronique ouvre tout à la fois à la suspicion de possibles bidouillages algorithmiques hors très coûteuses expertises, contre-expertises et querelles de spécialistes, pratiquement indécelables s’ils sont bien orchestrés et aux incontournables joies des bugs informatiques !

      Confinées, bâillonnées et maintenues sous couvre-feux, nos existences ont été déjà bien suffisamment virtualisées et niées depuis bientôt un an pour tolérer que notre suffrage citoyen s’y voie lui aussi réduit.

      Hors exemplarité mutilatoire destinée à écraser toute contradiction des »gens qui ne sont rien« au service de classe et sa paupérisation d’une majorité de citoyen-ne-s assuré par notre très immature et narcissique petit Monarc , hors »état d’urgence" sanitaire déléguant toute décision à un très confidentiel Conseil de Défense dégagé de tout contrôle parlementaire, hors rompre le principe de laïcité républicaine en stigmatisant une part des Français-es du fait de leur foi pour mieux doubler les gars de la Marine par la droite, on veut croire qu’il existe d’autres urgences républicaines le débat sur l’introduction d’une dose de proportionnelle, par exemple qu’une modification subreptice des procédures électorales introduite par voie d’amendement.


      • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 18 février 12:07

        Si vous voulez que Loana reste, tapez 1

        Si vous voulez que Philippe reste, tapez 2

        C’EST VOUS QUI DECIDEZ


        • jef88 jef88 18 février 12:14

          Avec l’informatique ? Plus besoin de voter ! ! ! 

          Le gouvernement donnera des points aux candidats et ces points seront transformés en voix ....

          La majorité dominera toujours  ! ! !


          • Clocel Clocel 18 février 12:28

            Moi je dis, la démocratie, y’a que ça de vrai ! smiley

            Ô putain... Combien de générations vont encore se laisser abuser par cette escroquerie !?


            • Gasty Gasty 18 février 12:37

              @Clocel

              C’est comme la paix confrontée en permanence à la guerre. Pourtant elle existe la paix, c’est d’ailleurs pour ça qu’on en parle...la démocratie aussi elle existe.


            • Michel DROUET Michel DROUET 18 février 12:37

              On meuble, on meuble, on nous amuse avec le vote anticipé, et pendant ce temps là, on nous installe déjà le match Macron/Le Pen dans les médias, cette rediffusion dans laquelle le second personnage, héritière de la petite entreprise paternelle, est toujours présent depuis 20 ans.

              Alors la bonne question n’est pas celle du vote anticipé, mais celle du non choix et celle de l’abstention.


              • Attila Attila 18 février 13:29

                @Michel DROUET
                L’abstention est sans doute une des conséquences du non-choix. Christophe Guilluy a observé que les exclus de la mondialisation, pourtant majoritaires, n’avaient pas de représentation dans le domaine politique : pas de parti, pas de candidats.

                .


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 février 13:37

                @Attila
                Et Michea aussi .


              • sirocco sirocco 18 février 14:11

                @Michel DROUET

                L’abstention ne signifiera plus grand chose en cas de vote électronique car les chiffres pourront être manipulés et ne seront pas contrôlables.


              • simir simir 18 février 14:13

                @Michel DROUET
                « on nous installe déjà le match Macron/Le Pen dans les médias, »

                Attention car cela risque de dégouter les électeurs de ce faux choix.
                J’ai entendu dire que 70% des français ne veulent pas de ces 2 marionnettes.


              • Pere Plexe Pere Plexe 18 février 18:55

                @Michel DROUET
                On amuse le peuple sur la forme du scrutin pour mieux lui faire oublier le fond.
                La Macronie réduit le défi démocratique au vote. 
                Et pendant se temps continue à monopoliser l’espace médiatique, quand justement une information honnête et diversifiée et un pilier de la démocratie.
                Un second étant le financement de la vie politique, des campagnes électorales.
                Le dernier étant le contrôle du pouvoir. Par le parlement dans notre système politique.
                Le constat est sans appel : le Pt sortant et les siens ont fragilisé les fondements de la démocratie. 


              • Pere Plexe Pere Plexe 18 février 18:58

                @simir
                Oui c’est un chiffre qui circule.
                Mais à priori il émane des mêmes faiseurs d’opinions qui donne entre 25 et 30% à chacun de ces deux là.. ? 


              • Octave Lebel Octave Lebel 18 février 12:44

                Nous allons finir par nous imaginer qu’il s’agit de créer toutes sortes de diversions.

                Qu’est-ce que c’est que cette manière de travailler, quelle est l’utilité de tout cela, quelle est la valeur ajoutée ? S’agit-il de jouer avec nous ou de se jouer de nous ?

                Quel sens cela a de discuter de proportionnelle, de machine à voter et puis quoi encre en dehors de l’examen global d’un système institutionnel, de l’articulation des pouvoirs et contre-pouvoirs et de la hiérarchie des normes qui installe le droit européen et quel droit au sommet de la pyramide ? Et au moins du bilan réel de ces 20 dernières années.

                Nos apprentis sorciers vont finir par réussir à ce que nos concitoyens se rendent compte que l’élection pour certains politiques c’est l’alibi qui sert à justifier l’idée que il n’y aurait pas d’autres lignes ou choix politiques possibles en dehors des leurs quand bien même ils enchaînent bévues, dysfonctionnements et affaiblissement de la démocratie.

                Nous allons finir par nous imaginer qu’il s’agit de créer toutes sortes de diversions et de petites polémiques afin de nous écarter des interrogations de fonds qui devraient être au centre du débat public lors d’une élection de niveau national et bien entendu nous faire traiter selon nos mérites de complotistes voire de radicalisés.

                En attendant le ministère de l’Intérieur n’a pas encore mis à la disposition sur son site les documents de synthèse habituels notamment ceux nous permettant de situer le poids des groupes et partis politiques aux dernières municipales.Même si le pilotage sous covid et improvisation de ces élections qui ont quand même permis de renouveler la moitié des mandats de sénateurs (vote des grands électeurs) attribués pour 6 ans a complètement biaisé une quelconque légitimité morale et représentative de ces élus qui gèrent des budgets conséquents et font de l’aménagement du territoire avec des impacts significatifs sur le quotidien durant plusieurs générations.

                Les cahiers de doléance issus de la consultation entraînée par le mouvement des gilets jaunes ne sont consultables que sous forme de documents papiers et sur rendez-vous, contrairement aux contributions au site du grand débat national et aux comptes rendus des réunions locales qui sont en ligne. Bravo pour la modernisation numérique et l’attention portée à une meilleure information et implication du citoyen à qui au passage certains reprochent un manque de civisme .

                 


                • Gasty Gasty 18 février 13:16

                  Que veulent les gens ? pouvoir faire confiance à une autorité ?

                  Alors l’autorité se doit de posséder tous les rouages de son autorité, médias, argents, popularité médiatique, notoriétés, casseroles, condamnations.

                  Les autres ne sont que des envieux qui ne correspondent pas à ces critères.

                  Nous sommes déjà dans le nouveau monde.


                • ggo56 18 février 13:05

                  Vla encore l’ultracrépidarien


                  • Laulau Laulau 18 février 13:10

                    Tout arrive ! je suis presque d’accord avec Rakoto ..... je vais relire !


                    • Darks67 Darks67 18 février 19:59

                      @Laulau
                      Il n’a pas eu sa prime :D il se venge


                    • zygzornifle zygzornifle 18 février 13:16

                      ça finira comme les hôpitaux piratés, LaREM va mettre son groin la dedans pour trafiquer le résultat ....


                      • Xenozoid Xenozoid 18 février 14:41

                        si le vote est est une fin en soit,que se passe-t-il après,car en fait comme le dit 

                        Umberto eco en 2005 :

                        « Une fois, nous avons vécu par la simplicité glorieuse du vote. Couler un bulletin de vote a été le seul devoir patriotique qu’un citoyen pourrait effectuer, une affirmation de tout ce qui a lieu de cher et de vrai. Aujourd’hui, nous vivons dans la nation de l’électeur en voie de disparition. Alimentation a été coupée tellement loin des gens par ceux qui ont l’argent et l’influence que la plupart voit le vote comme une perte de temps. Ajoutez à cela la commande croissante des outils de vote et dépouillement par les sociétés à actions partisanes et vous comprendrez que la voix du peuple n’a jamais été que de la cendre sous le feu. »

                        ainsi que Giorgio Agamben en 2012 :

                        « On pourrait très bien dire aujourd’hui que l’Etat considère chaque citoyen comme étant un terroriste virtuel . Cela peut avoir comme conséquence de diminuer et rendre impossible la participation à la vie politique qui est censé définir la »démocratie « . Une ville dont les places et les rues sont contrôlées par des caméras de surveillance ne peut pas être un lieu public : c’est une prison »


                        • Fergus Fergus 18 février 16:56

                          Bonjour, Sylvain

                          Globalement d’accord avec vous.

                          « Avec un vote électronique, c’est la confiance totale dans la machine et dans sa programmation... »


                          Un peu moins sur ce point : les machines peuvent parfaitement être vérifiées, et la fraude est d’ores et déjà possible avec le système actuel par piratage des données de consolidation dans les préfectures !


                          • ETTORE ETTORE 18 février 16:59

                            Bah ! Dites Rakoto ?

                            Que c’est que c’est, qui vous arriiiiiive ?

                            Vous avez repeint vos toilettes, et la couleur ne plait pas au poudré ?

                            Pour vous commettre en pareil article,..... Comptez vous changer de niche ?

                            De toute façon, en quoi pouvons nous encore faire confiance au Poudrophile ?

                            Cela fait plus de quatre ans qu’il nous bai... avec le sourire en plus, en nous invitant à la guerre, en nous massacrant à coup de grenades, nous invite à des discussions insalubres, où on ne fait que voir ses éoliennes en bras de chemise.

                            Il crée autant de comités théodules qu’il a de dents de lait, et là....

                            Il se pointe avec un énième « c’est bon pour la démocratie », alors qu’il est reconnu, universellement, comme plus menteur qu’un arracheur de dents ( à la matraque).

                            Sincèrement, si cet individu peut encore séduire quelques paumés en manque de flagellation, faudra vraiment qu’ils les compiles, mais la cour des miracles seras restreinte.

                            Je ne sais même pas comment il ose présenter pareille arnaque, même en admettant que cela soit juste un paravent minable et crasseux, qu’il se dépêcheras d’enlever, histoire de niqu...les gens autrement.

                            Quand j’entends ce genre de « proposition », j’ai juste l’image du bouseux qui pousse sa boule de m.... à reculons, mais qui s’entête à arriver à son but coute que coute  !

                            Les résultats sont catastrophiques, minables, en dessous de tout, et encore et encore, pour les mois à venir, où nous voyons bien, que nous ne sommes plus à l’attaque( nous ne l’avons jamais été). Cette bande de morpions s’accroche à un pouvoir déliquescent. Un pouvoir à leur image. Un pouvoir par la peur, la manipulation, l’escroquerie mentale, et là, il vient d’en rajouter une couche bien gélatineuse.

                            Mais à regarder de près, après la fumisterie des élections américaines....

                            Après la mise en place ( de force) du Draghi en Italie....

                            La pré-occupation du trône, par le Monarc Rote chie, en France....

                            Les dominos avancent, avancent, et le système de pose s’accélère.

                            Les coups fourrés sont les mêmes, les intérêts sont les mêmes, les résultats...idem..

                            Ahhhh !!!!, Que j’aimerai trouver la pichenette douloureuse qui ferait s’écrouler tous ces culbutos branlants, et les jeter dans une fosse, d’où ils n’auraient jamais du sortir.


                            • Ouam Ouam 19 février 02:02

                              @ETTORE
                              aussi etonné que toi je l’avoue
                              verdict : crise de foie et rejet subit massif du a une accumulation trop grande de choses vraiment trop indigestes en tres peu de temps, c’est remonté et sorti par ou cela est entré...
                               
                              Avec des pommes trop vertes defois c’est de l’autre coté que cela sort, mais la
                              c’etais une autre époque ....
                              ou l’on mangeais déja des pommes...pépins indigestes inclus smiley


                            • Jjanloup Jjanloup 18 février 17:31

                              Pour une fois je plussoie rototo !


                              • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 18 février 21:02

                                Regarde moi ça cette bande foireux , de planches pourries
                                Lorsque Robinette a été déclaré vainqueur des élections présidentielles US après une période obscure et incertaine .
                                La fantômette élyséenne avait déjà évoqué juste avant les résultats US la mise en place du scrutin électronique en France pour 2022. Complot ou prédiction ?

                                Là AGV vous les laissez se veau-très dans leur propre déjection.....C’est hallucinant de conneries débiles .

                                La fantômette élyséenne est une triste incarnation de la vérole purulente .

                                Pire que les cons, en règle générale les cons se reposent et dorment .

                                 


                                • malhorne malhorne 20 février 13:51

                                  @SPQR Sono Pazzi Questi Romani tire la robinette et le macron chiera ..ha pardon cherra !!


                                • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 19 février 16:55

                                  Où est le candidat qui va chasser tous nos oppresseurs ?

                                  Où est le candidat qui va supprimer les PV automatiques ?

                                  Où est le candidat qui va prélever l’impôt seulement s’il est proportionnel aux revenus ?

                                  Où est le candidat qui va faire appliquer ce que la constitution demande, notamment que les impôts locaux soient votés par le Parlement pour le taux et non par les maires et les élus régionaux ?

                                  Où est le candidat qui va supprimer le mariage des homos et le droit de tuer les enfants dans le sein de leur mère ?

                                  Je n’en vois qu’un, c’est celui qui est décrit dans le psaume 72

                                   

                                   « De Salomon. O Dieu, donne tes jugements au roi, Et ta justice au fils du roi !

                                  Il jugera ton peuple avec justice, Et tes malheureux avec équité.

                                  Les montagnes porteront la paix pour le peuple, Et les collines aussi, par l’effet de ta justice.

                                  Il fera droit aux malheureux du peuple, Il sauvera les enfants du pauvre, Et il écrasera l’oppresseur.

                                  On te craindra, tant que subsistera le soleil, Tant que paraîtra la lune, de génération en génération.

                                  Il sera comme une pluie qui tombe sur un terrain fauché, Comme des ondées qui arrosent la campagne.

                                  En ses jours le juste fleurira, Et la paix sera grande jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de lune.

                                  Il dominera d’une mer à l’autre, Et du fleuve aux extrémités de la terre.

                                  Devant lui, les habitants du désert fléchiront le genou, Et ses ennemis lécheront la poussière.

                                  Les rois de Tarsis et des îles paieront des tributs, Les rois de Séba et de Saba offriront des présents.

                                  Tous les rois se prosterneront devant lui, Toutes les nations le serviront.

                                  Car il délivrera le pauvre qui crie, Et le malheureux qui n’a point d’aide.

                                  Il aura pitié du misérable et de l’indigent, Et il sauvera la vie des pauvres ;

                                  Il les affranchira de l’oppression et de la violence, Et leur sang aura du prix à ses yeux. »

                                  Ils vivront, et lui donneront de l’or de Séba ; Ils prieront pour lui sans cesse, ils le béniront chaque jour. » (Ps 72)


                                  • Occitan Occitan 20 février 09:15

                                    Tant que le vote blanc ne sera pas officiellement reconnu comme vote a part entière et comptabilisé dans les résultats, le vote blanc ne sera qu’un attrape-couillon.

                                    Cf les dernières élections de 2017. Avec 56 % de votes blancs + abstentions c’est le poudré qui a, malgré tout, été élu... et l’on peut en constater les dégats.

                                    A persévérer dans cette voie (vote blanc + abstention) vous pouvez être sûrs que macron sera réélu même avec 10% des voix...


                                    • malhorne malhorne 20 février 13:49

                                      biden a été élu grace a ces votes frauduleux , et le poudré est jaloux et voudrait bien y bénéficier !!



                                        • zygzornifle zygzornifle 22 février 07:55

                                          J’aimerai tant que Macron et sa REM se fasse gicler au 1er tour. 

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