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Accueil du site > Actualités > Politique > Élysée 2022 (45) : le naufrage du parti Les Républicains

Élysée 2022 (45) : le naufrage du parti Les Républicains

« Un parti qui n’a ni leader ni idée, ça ne sert à rien ! » (Éric Woerth, le 13 avril 2022 à Public Sénat).

Avec moins d’un quart des voix de François Fillon en 2017, exactement 4,8% des suffrages exprimés, Valérie Pécresse, la candidate du parti Les Républicains, a sans doute été victime du "vote utile", mais elle restera comme celle qui a hamonisé cette grande idée inconséquente d'il y a vingt ans qui était de rassembler la droite et le centre droit, cette alliance UDF-RPR composée de trois mouvances politiques historiques : gaulliste, démocrate-chrétienne et libérale.

On débattra longtemps sur la part de responsabilité de Valérie Pécresse elle-même et celle de son parti dans ce désastre électoral qui n’a trouvé comme seul point d’honneur d’être juste devant, de quelques dizaines de milliers de voix, le candidat écologiste Yannick Jadot.

En particulier, sur le bon choix de la candidate LR à cette échéance. Après l’échec, certains se trouvent pertinents en estimant que Xavier Bertrand n’aurait pas provoqué une telle catastrophe électorale. Je pense, de mon côté, que malgré ce désastre, Valérie Pécresse était sans doute la meilleure candidate LR et que Xavier Bertrand aurait fait pire. C’est simple, la primaire est une sorte de sélection naturelle et ne venez pas me dire que les primaires avantagent toujours les plus "extrémistes". Pour LR, c’est factuellement faux puisque justement, Valérie Pécresse avait une image de modérée et de centro-compatible, elle était d’ailleurs soutenue à la primaire par l’UDI et Les Centristes (Hervé Morin) pourtant sans capacité à choisir le candidat car non adhérents de LR. On sait d’ailleurs que le candidat le plus "extrémiste" était Éric Ciotti.

Xavier Bertrand n’a même pas été capable de convaincre ceux qui auraient pu être les plus faciles à convaincre, comment aurait-il pu convaincre le peuple ? On croit qu’on ne peut jamais faire pire que la réalité présente, mais il suffit de voir le score de la candidat socialiste Anne Hidalgo, 1,7%, c’est-à-dire moins qu’un candidat radical de gauche (en 1981 ou en 2002, par exemple), pour comprendre que 4,8% n’est pas le minimum possible. Car le parti Les Républicains suit exactement la même pente que le PS, avec une élection de retard, je dirais grâce à François Fillon, pas à son affaire grâce à son projet présidentiel qui avait été particulièrement construit et cohérent (ce qui explique les 20% malgré son affaire). Assurément, Xavier Bertrand aurait fait encore moins que Valérie Pécresse car son argumentation électorale était ultrapauvre : je suis le seul capable de battre Emmanuel Macron. Valérie Pécresse, à 18% dans les sondages au début du mois de décembre 2021, avait commencé aussi sa campagne générale avec cet argument qu’elle a dû rapidement remiser dans la cave avec son kärscher : les projections de second tour contredisaient cette idée qu’on aurait pu adopter par bon sens. Mais le bon sens est souvent trompeur dans la tête des électeurs.

Pourtant, Valérie Pécresse n’a pas démérité, elle n’a pas été inerte dans sa campagne. Sans doute a-t-elle été la candidate qui a le plus labouré la France ces trois derniers mois, et c’est probablement la candidate la plus épuisée, laissant échapper quelques émotions spontanées comme sur le cinéma, elle n’a pas eu le temps de voir des films ces derniers temps mais elle espère qu’après l’élection, elle pourra en revoir plein, ce qui confirmait que dans son esprit, il n’était pas du tout envisageable qu’elle puisse être élue Présidente de la République.

Je l’ai déjà affirmé et cela devient une évidence : à cause du candidat Éric Zemmour et du bon score de son rival interne Éric Ciotti, Valérie Pécresse s’est laissée entraîner dans une surenchère ultradroitière stupide. Elle ne pouvait pas égaler Éric Zemmour dans l’ignoble, et les électeurs de Marine Le Pen étaient très différents de son électorat traditionnel, elles n’étaient pas en concurrence. En revanche, en prenant des positions beaucoup trop droitières, elle choquait son électorat habituellement modéré qui l’a fuie pour Emmanuel Macron. Son problème, c’est qu’elle s’est trompée de cible. Si elle avait compris que son concurrent du premier tour, c’était Emmanuel Macron et pas l’extrême droite, elle aurait pu gagner en crédibilité. Au contraire, elle a fait pire ; elle a fustigé Emmanuel Macron en le traitant de voleur de programme, ce qui était bien la preuve qu’elle était plus proche d’Emmanuel Macron que d’Éric Zemmour. Mais c’était trop tard. L’original, c’était Emmanuel Macron. Cette injustice, les centristes l’ont subie des dizaines d’années par l’arrogance d’un grand parti qui s’appelait à l’époque… le RPR ! Comme la roue tourne.

Mais je pense que n’importe quel candidat LR aurait fait la même erreur stratégique de vouloir éviter l’hémorragie zemmourienne sans se soucier de l’hémorragie macronnienne. Et c’est cette erreur stratégique qui a fait ce moins de 5% comme ce fut l’erreur de Benoît Hamon de se positionner en 2017 comme un électron libre d’une gauche radicalisée qui lui a apporté 6% (ce qui, maintenant, peut être considéré comme un bon résultat pour le PS !).

Au soir du premier tour, le 10 avril 2022, Valérie Pécresse a été claire et je n’en doutais pas, elle votera pour Emmanuel Macron au second tour. Elle parlait de son comportement à titre personnel, pas d’une consigne.

La réunion du comité stratégique de LR le lendemain matin, 11 avril 2022, devait donc être très importante : d’une part, quelle consigne ou non-consigne à donner à ses électeurs pour le second tour (soyons clairs que le faible nombre d’électeurs rendait cette consigne peu influente, à part les consignes éventuelles de vote de Jean-Luc Mélenchon et d’Éric Zemmour, aucun autre candidat ne ferait bouger réellement les lignes) ; d’autre part, l’horizon du futur, élections législatives et même plus loin, avenir de LR et alliances.

Or, ce qui s’est passé a été absolument invraisemblable. En arrivant au siège national de LR, Valérie Pécresse, très attendue par les journalistes, a pris la parole sur le trottoir, mais pas pour parler de stratégie, des perspectives futures, de son sentiment pour l’avenir, non, pas du tout, seulement pour pleurnicher car elle n’aura effectivement pas de remboursement de ses frais de campagne par l’État car en dessous du seuil fatidique de 5%.

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Je ne nie pas que pour elle, la situation est très difficile. Elle s’est endettée personnellement à hauteur de 5 millions d’euros, et cette part du risque est très importante. Dans le pire des cauchemars, elle faisait entre 10% et 12%, jamais on aurait pu imaginer en dessous de 5%. C’est d’ailleurs un vrai problème démocratique, auquel François Bayrou avait proposé un début de solution, en création une banque de la démocratie spécifiquement réservée aux candidats à des élections politiques. De méchants plaisantins lui ont envoyé en masse des chèques de …zéro euro pour se moquer de ce Pécressethon.

Mais ce n’était pas le sujet ! L’intérêt de la France et la situation financière de la candidate sont deux choses très différentes. Observateur, Daniel Cohn-Bendit a d’ailleurs été très surpris de cette prise de parole qui n’avait rien d’une position politique. Il ne faut pas compter sur LR pour avoir une position politique, c’est en cela que ce parti, comme le parti socialiste, est un parti mort-vivant. Il a encore de nombreux élus locaux, mais il ne représente plus une offre électorale nationale cohérente et sérieuse. C’est un parti intellectuellement paresseux. C’est cela qui est terrible pour le parti de Jacques Chirac et même de De Gaulle et de Jean Lecanuet, si on remonte plus loin.

Certains, à LR, souhaiteraient même expulser la composante centriste de LR. Je ne sais pas s’il y a encore une composante centriste (il y a effectivement encore des adhérents issus de l’UDF d’avant 2002), mais les idées centristes ont fui ce parti depuis très longtemps déjà, je dirais, depuis Nicolas Sarkozy en 2007. Mais ce n’est pas cela qui est notable, ce qui est notable, c’est que des cadres de LR souhaitent encore se réduire alors que leur électorat est lilliputien. Comme s’ils étaient encore trop nombreux !

Quand on regarde les bureaux de vote où traditionnellement, l’électorat opte pour la droite modérée, et souvent LR, on s’aperçoit qu’ils ont tous été dominés par le vote Macron. Même la région Île-de-France dont elle est présidente, Valérie Pécresse n’a recueilli que 6,2% et dans sa ville dont elle est élue conseillère municipale, à Vélizy-Villacoublay, elle n’a eu que 11,3%, c’est Emmanuel Macron qui a pris la première place avec 32,2%. En clair, les territoires LR sont devenus des territoires macronisés (Emmanuel Macron a pris aussi sur le centre gauche, Dijon par exemple).

Cela signifie un enseignement terriblement déprimant pour Les Républicains : LR n’est plus utile puisqu’il est remplacé par Emmanuel Macron. Alors, c’est assez significatif que ce parti continue encore à se diviser alors qu’il est réduit à peau de chagrin. Il n’a même plus la considération d’un parti centriste de l’ancien monde (par exemple l’UDF autonome) qui faisait quand même autour de 10%. Les plus visionnaires avaient vu arriver le phénomène bien avant l’élection présidentielle : aux élections européennes, on avait considéré que les 8% de la liste menée par François-Xavier Bellamy étaient un accident de l’histoire alors qu’ils étaient la tendance cohérente et durable d’une disparition pure et simple de ce parti.

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La conclusion de cette réunion stratégique a été plus que décevante. Christian Jacob a annoncé que LR appelait à faire barrage à Marine Le Pen sans préciser que pour faire barrage, il ne fallait pas s’abstenir mais voter massivement pour Emmanuel Macron. En fin de compte, les dirigeants de LR ont pris la même résolution qu’il y a cinq ans avec le succès ultérieur qu’on lui connaît. Pourquoi ? Parce que certains dirigeants de LR ne souhaitent pas du tout voter pour Emmanuel Macron et encore moins appeler à voter pour Emmanuel Macron : entre autres, Laurent Wauquiez, Éric Ciotti, etc.

Au moins, l’ancien Président de la République Nicolas Sarkozy a pris ses responsabilités le lendemain, 12 avril 2022, en annonçant clairement sur Twitter qu’il voterait pour Emmanuel Macron parce qu’il est la personnalité la plus capable des deux, celle qui défendra l’Europe. J’ai apprécié cette défense de l’Europe qu’Emmanuel Macron semble d’ailleurs mettre en avant : il veut faire du second tour un référendum pour ou contre l’Europe. En tout cas, la position de Nicolas Sarkozy pourrait choquer les militants de base de LR car il n’a pas soutenu leur candidate au premier tour. Je pense plutôt qu’il a voté pour Emmanuel Macron dès le premier tour mais s’est gardé de le dire pour ne pas tirer sur l’ambulance. La position d’un Éric Woerth, sarkozyste historique, était sans ambiguïté sur la position de l’ancien Président.

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Invité de LCI le mardi12 avril 2022, Jean-François Copé a donné une note plus personnelle sur tout ce bazar de LR. Il a développé sa position en deux points. Le premier point, j’y souscris : il est scandalisé que LR fasse comme Jean-Luc Mélenchon, c’est-à-dire ne pas appeler clairement à voter pour Emmanuel Macron. Il a insisté sur le risque réel de voir Marine Le Pen arriver au pouvoir. Ce serait la ruine économique, sans compter les risques sur l’État de droit, et la catastrophe diplomatique en pleine guerre en Ukraine. Je ne développe pas mais malgré ses critiques envers Emmanuel Macron, Jean-François Copé a mis une grande différence entre les deux candidats restés au second tour, rappelant qu’il avait lui-même corédigé la charte des valeurs de l’UMP avec Jean Leonetti qui rappelait les dangers de l’extrémisme. Il est stupéfait de la banalisation de Marine Le Pen, qu’on puisse disserter de son gouvernement comme si c’était une hypothèse normale et ordinaire.

En revanche, le second point de sa position me paraît inapproprié et hors sol. En effet, toujours perdu dans une surenchère ultradroitière, Jean-François Copé a encouragé Emmanuel Macron à durcir son programme sur le régalien, sur l’immigration, sur la sécurité etc. On dirait la même stratégie perdante que celle de Valérie Pécresse pour le premier tour. Jean-François Copé, qui est intelligent, lucide et franc (il a abandonné la langue de bois lorsqu’il a quitté la présidence de l’UMP en 2014 alors qu’il était impliqué à tort dans l’affaire Bygmalion), n’a pas fini le chemin de la lucidité : il n’y a quasiment plus d’électeurs LR, les électeurs LR ont déjà voté pour Emmanuel Macron au premier tour (voir les résultats dans les collectivités locales), donc, Emmanuel Macron n’a plus à convaincre les électeurs LR, et sur le plan sécuritaire, il ferait toujours moins bien que Marine Le Pen, ce serait donc électoralement tout à fait contreproductif car l’enjeu pour Emmanuel Macron de sa campagne de second tour, c’est au contraire d’aller labourer sur sa gauche pour dire qu’on peut voter pour lui sans se renier à gauche. Et c’est un enjeu d’une autre nature que l’obsession ultradroitière qui s’est emparée de toute la droite, même la plus modérée.

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En outre, beaucoup de voix chez LR (y compris Jean-François Copé) proposent un contrat de gouvernement avec Emmanuel Macron dans l’optique des prochaines élections législatives. Je suis bien incapable d’imaginer les mécanismes du vote aux prochaines élections législatives : les partis laminés à la présidentielle seront-ils laminés aussi aux législatives ou alors, au contraire, parce qu’ils sont bien implantés localement, résisteront-ils et auront-ils beaucoup de sièges dans les circonscriptions ? Toujours est-il que cette question est beaucoup trop en avance.

Aujourd’hui, il faut d’abord confirmer le sursaut républicain du premier tour par un vote clair et massif pour Emmanuel Macron. À lui de convaincre qu’il saura écouter tous ses électeurs potentiels. C’est seulement après le second tour de l’élection présidentielle que s’ouvrira la campagne des élections législatives, ainsi que la perspective de la formation d’un gouvernement intérimaire qui devra refléter au mieux la parole des électeurs.

Il est certes des réflexes qui restent naturels : Éric Woerth, qui a soutenu Emmanuel Macron dès le premier tour, en participant notamment au meeting de La Défense le 2 avril 2022, invité de la matinale de Public Sénat ce mercredi 13 avril 2022, a dit avec raison que rien n’était joué, que la réélection d’Emmanuel Macron n’était pas acquise et qu’il fallait que les dirigeants LR fassent plus qu’un non-vote pour Marine Le Pen ou un soutien du bout de la souris sur Twitter (pensait-il à Nicolas Sarkozy ?). Et à la fin de l’entretien, la journaliste lui a demandé s’il serait candidat à nouveau aux élections législatives. Oui. Elle lui a alors demandé sous quelle étiquette. Il a répondu : celle de la majorité présidentielle, en oubliant qu’avant l’étiquette, il y a encore ce second tour de la présidentielle et que parler de majorité présidentielle semblait dire que l’élection était déjà jouée, au contraire de ce qu’il martelait précédemment.

De toute façon, la victoire éventuelle du RN précipiterait encore plus vite le parti LR dans les oubliettes électorales. Désormais, le meilleur défenseur des valeurs républicaines, c’est un fait incontournable depuis dimanche 10 avril 2022, c’est Emmanuel Macron. Qu’on le veuille ou pas, c’est ce que le peuple a décidé. Et cela, tant Nicolas Sarkozy que Lionel Jospin l’ont compris, tout éloignés politiquement qu’ils sont depuis toujours.

Et paradoxalement, puisque le sujet de cet article est LR, je le termine par un court extrait de l’entretien qu’a accordé l’ancien ministre socialiste Jean-Pierre Chevènement à l’hebdomadaire "Marianne" à la veille du premier tour, le 8 avril 2022. Il a justifié son soutien à Emmanuel Macron ainsi : « Je ne vois honnêtement pas qui je pourrais soutenir d'autre qu’Emmanuel Macron parmi les candidats en lice pour que la France puisse défendre, comme il se doit, ses intérêts et ses valeurs. Emmanuel Macron a, seul, l’étoffe d’un homme d’État. Son charisme est reconnu à l’étranger. Je ne vois rien de tel ni chez les deux candidats d'extrême droite qui font plutôt figure d’épouvantails, ni chez Madame Pécresse, encore que je connaisse ses qualités de Ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur que j'ai été moi aussi, ce qui a créé entre nous un lien cordial, mais qui ne va pas au-delà. ».


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (13 avril 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Élysée 2022 (45) : le naufrage du parti Les Républicains.
La création de l’UMP en février 2002 racontée par François Bayrou.
Élysée 2022 (44) : la consécration du mélenchonisme électoral.
Élysée 2022 (43) : le sursaut républicain !
Résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 10 avril 2022 (Ministère de l’Intérieur).
De Gaulle chef de parti.
François Baroin.
Dominique de Villepin.
Quai d’Orsay.
Nicolas Sarkozy.
Jean-Pierre Raffarin.
Valérie Pécresse.
Discours de Valérie Pécresse au meeting du 13 février 2022 au Zénith de Paris.
Programme 2022 de la candidate Valérie Pécresse.
Situation des parrainages pour les candidats de la présidentielle de 2022 (mise à jour régulièrement).
Éric Woerth.
Élysée 2022 (24) : Valérie Pécresse, entre savoir-faire et savoir-plaire.
Élysée 2022 (19) : l’effet Valérie Pécresse.
Élysée 2022 (18) : Valérie Pécresse, naissance d’une leader.
Second tour du congrès du parti Les Républicains le 4 décembre 2021.
Élysée 2022 (16) : ce sera le duel Ciotti-Pécresse.
Élysée 2022 (15) : le quatrième et ultime débat des candidats LR.
Élysée 2022 (14) : L’envol d’Éric Ciotti ?
Renaud Muselier.
Philippe Juvin.
Élysée 2022 (13) : troisième débat LR, bis repetita.
Élysée 2022 (12) : Surenchères désolantes pendant le deuxième débat LR.
Élysée 2022 (11) : Michel Barnier succédera-t-il à Emmanuel Macron ?
Élysée 2022 (10) : Éric Ciotti, gagnant inattendu du premier débat LR.
Élysée 2022 (7) : l’impossible candidature LR.
Les Républicains et la tentation populiste.
Jean-François Copé.
Yvon Bourges.
Christian Poncelet.
René Capitant.
Patrick Devedjian.

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32 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Kaa 14 avril 09:42

    Pourtant, Pécresse, c’est pas la p’tite Annick !


    • Deboutbordel 14 avril 10:07

      @Kaa
      Ni la petite à Nick.


    • Clocel Clocel 14 avril 09:49

      Heureusement, on n’a pas de parti démocrate en France, on gagne du temps...

      La farce maçonne tire ses dernières cartouches, va falloir garder sa poudre au sec...


      • Séraphin Lampion Kaa 14 avril 10:39

        @Clocel

        Si seulement tu avais raison...

        Mais LREM est un embryon de Parti Démocrate, et RN une chrysalide de Parti Républicain. On s’achemine doucement mais sûrement vers un copié-collé des mœurs d’outre-Atlantique. C’est dans la logique de l’évolution, comme les Gallos sont devenus des Romains et les Caraïbes sont devenus des Latinos.

        Les vieux partis sont laminés pour laisser la place à l’alternative binaire bonnet-blanc/blanc-bonnet.


      • Clocel Clocel 14 avril 10:52

        @Kaa

        LREM est un embryon de l’état profond US qui a essoré jusqu’à l’os le Parti démocrate au point de recycler la racaille Obama pour un troisième mandat.


      • Séraphin Lampion Kaa 14 avril 11:23

        @Clocel

        pas faux


      • mmbbb 14 avril 09:58

        «  Elle ne pouvait pas égaler Éric Zemmour dans l’ignoble » . C est vrai qu il choque les lecheurs de fion dont nous avons un modele dans ce média

        Quant a Pecresse , on ne va pleurer sur son endettement, son mari n a pas dû verser de larme lorsqu il liquida Alsthom 


        • Yann Esteveny 14 avril 10:01

          Message à tous,

          Voici un court trait d’humour qui grossit légèrement le ridicule du présent :

          https://www.legorafi.fr/2022/04/12/pour-rembourser-ses-dettes-valerie-pecresse-postule-chez-mckinsey/


          • Joséphine Joséphine 14 avril 10:05

            @Yann Esteveny

            Ah ah ah ! Sauf que c’est pas tout à fait un gag. Je ne doute pas une seconde qu’il y’a des liens très étroits entre les LR de Sarko et ces cabinets américains. 


          • Joséphine Joséphine 14 avril 10:03

            J’ai un truc inédit à vous raconter . Hier dans ma ville j’ai croisé Valérie Pécresse et j’ai pris discrètement une photo d’elle : 

            https://uploads.disquscdn.com/images/a5ef62563c1cfd392698c41aa0fd39e3905cde7 d56579ca732ff76627a481f2d.jpg?w=600&h=520


            • Gégène Gégène 14 avril 10:44

              @Joséphine

              les gens méchants rappellent qu’elle s’oppose à l’assistanat  smiley


            • Joséphine Joséphine 14 avril 10:56

              @Gégène

              Elle a pas honte ? Avec toutes ses propriétés , ses tableaux de Maître, ses lingots d’or, elle ose nous réclamer du pognon. En plus elle en appelle aussi à la générosité de ceux qui ont fait un vote « utile » dit-elle, ce qui signifie que voter Pécresse était un vote inutile. Quel aveu d’échec.


            • njama njama 14 avril 10:03

              Pecresse et petits partis, Jadot, Hidalgo,... ont peut-être été dégagés par une fraude électorale ?

              L’INSEE fera-t-il gagner Macron ? comme il l’a porté pour qu’il soit en tête au 2ème Tour ?


              • njama njama 14 avril 10:08

                L’organisation des élections en France. Vers une fraude électorale ?
                6 avril 2022, Mélanie Gousseau [elle parle de ce qu’était son job en tant que cadre fonctionnaire territoriale]

                Gestions des listes électorales, organisation matérielle des élections. Ce qui a changé depuis 2017. Une réforme d’ampleur de notre système électoral a été opéré.
                Allons-nous vers une fraude électorale ?

                Nous sommes passés en peu de temps de :
                -D’une gestion humaine à une gestion complètement dématérialisée (Gestion des listes, des commissions de contrôle et transmission des résultats dématérialisés)
                -D’une gestion locale par les communes dont le Maire est élu à une gestion opaque centralisée par l’INSEE
                -D’un contrôle attentif du citoyen à un contrôle d’élus qui devient une simple formalité
                -D’un contrôle local des procurations à un contrôle par l’INSEE.
                De quelle légitimité dispose l’INSEE ???
                Résultats :
                -Des listes électorales opaques qui échappent aux citoyens, au Maire et aux fonctionnaires territoriaux
                -Des mouvements (inscriptions, radiations) sur les listes opaques

                https://www.youtube.com/watch?v=EuEC1o61jPc


              • njama njama 14 avril 10:17

                Résumé synthétique de la vidéo par Ela Liberta en commentaire sous la vidéo

                J’’ai fait ceci car ce témoignage m’apparait être extrêmement important et fondamental !!! 

                Cette dame a l’expérience nécessaire dans la fonction publique territoriale et la gestion de l’organisation des élections ainsi que dans la gestion des listes électorales. Merci vraiment à elle car vous savez que de nos jours il est parfois risqué de dire la vérité
                Réforme des modalités de gestion des listes électorales mise en place en 2017 (préparée en 2016) : Comment notre système démocratique des élections a changé sans qu’il n’y ait de débat public....

                - En 2017 mise en place du répertoire électorale unique dit le « REU »
                1 Liste électorale détenue et gérée par l’INSEE qui devient une interface obligatoire entre l’inscription dématérialisée de l’électeur et de la mairie
                (Dès lors, impossible d’avoir un tableau clair de l’Insee avec d’un côté les inscriptions et de l’autre les radiations, l’addition et la soustraction pour connaitre le nombre d’électeurs réel de la liste.
                Réponse de l’INSEE : c’était la faute des fonctionnaires qui faisaient des mauvaises manipulations, que ça générait des mouvements et que, du coup, les tableaux n’étaient pas clairs. Cependant, entre un tableau opaque, des dossiers pris en mairie, et même en imprimant les dossiers dématérialisés pour effectuer les vérifications, les chiffres de l’INSEE restaient incompréhensibles).
                - Réforme soit disant pour alléger le travail des fonctionnaires avec un système automatisé auquel ces derniers devaient faire confiance. Les élections approchant, les fonctionnaires ont lâché leurs interrogations pour faire confiance à l’Insee. Même les listes d’émargements étaient à extraire du répertoire de l’Insee (liste qui permet au bureau de vote de s’assurer que l’électeur est régulièrement inscrit). Avant les mairies étaient responsables de la sécurité de leurs listes mais désormais c’est l’Insee qui est responsable de toutes les listes électorales des communes de France . On se retrouve souvent avec un écart de chiffres et un tableau que l’on ne comprend pas bien. De ce fait, des mairies ne vérifient plus les données car celles-ci sont difficilement contrôlables (ex : pas de liste concernant les radiés).
                « A ce moment là, je ne me sens plus responsable de la liste électorale car mon travail de vérification est beaucoup moins rapide et est complètement brouillé.
                Je sens que la matière m’échappe...je n’ai plus de contrôle dessus. C’est la première fois que j’ai ressenti ça... que les listes que l’on me donnait, n’étaient pas carrées. Je n’étais pas contente de cette liste électorale. Le jour du scrutin je n’étais pas fier. Toutes ces inscriptions automatiques, sur lesquelles nous n’avons plus la main, sont opaques... »



              • njama njama 14 avril 10:19

                Q : Comment se fait il que si peu de personnes dénoncent ce procédé ?

                Réponse de Mélanie Gousseau :
                il y a 3 jour
                Les fonctionnaires territoriaux sont soumis à une obligation de loyauté envers le Maire et à un devoir de discrétion. Je parle parce que je ne pouvais plus travailler dans ce système et j’ai suis en disponibilité depuis janvier 2022 . Je n’aurai jamais pu poster ce genre de vidéo en étant en poste.



              • titi titi 14 avril 11:18

                @njama

                "Liste électorale détenue et gérée par l’INSEE qui devient une interface obligatoire ...

                Toutes ces inscriptions automatiques, sur lesquelles nous n’avons plus la main

                « 

                Sauf que c’est faux.

                Quelques semaines avant les élections, les mairies »croisent" leurs fichiers (eau, assainissement, cantine, etc...) pour virer manuellement les gens qu’ils ne connaissent pas.


              • njama njama 14 avril 11:55

                oui et non, car l’essentiel est d’être attaché à « un » bureau de vote, et « un seul »...

                pas mal d’électeurs n’ont pas pu voter car ils avaient été radiés au simple fait que ce n’était plus leur adresse

                Les résultats sont depuis cette réforme, en fait depuis les municipales de 2020 à la main de l’INSEE, quel contrôle citoyen ? on ne peut exclure un tripatouillage informatique, pareil que avec le bon millier de machines à voter, transfert de voix d’un candidat à l’autre, principe des vases communicants


              • njama njama 14 avril 11:57

                @titi

                Je suis très étonné du score de Macron compte-tenu de son degré extrême d’impopularité... un président qui n’aime ni la France, ni les français


              • sirocco sirocco 14 avril 13:16

                @njama

                Rappel de suggestion pour que le prochain scrutin ne soit pas noyé sous la fraude macronienne (le dictateur contrôlant le décompte des résultats par le ministère de l’Intérieur et ses préfets et par l’INSEE) :

                Dans chaque bureau de vote des sympathisants du RN doivent assister au dépouillement des bulletins et transmettre aussitôt les résultats au p-c départemental du parti.

                Ne pas accepter qu’un dépouillement ait lieu sans la présence d’un ou plusieurs représentants du RN. Saisir immédiatement la gendarmerie en cas d’obstruction du président du bureau de vote ou du maire, voire un huissier pour faire constater la situation.

                Que faire avec les machines à voter, véritables outils de fraude ? Toute suggestion sera la bienvenue...


              • njama njama 14 avril 13:27

                @sirocco
                bonne idée...
                L’idée d’un contrôle citoyen des élections fait son chemin, et c’est tant mieux...


              • titi titi 14 avril 16:57

                @njama

                "compte-tenu de son degré extrême d’impopularit

                "
                Ca prouve tout simplement qu’on entend plus ses opposants que ses soutiens.


              • chantecler chantecler 14 avril 18:48

                @njama
                Les vieux friqués et apeurés l’aiment !
                Ca suffit !


              • njama njama 14 avril 12:21

                De quelle légitimité dispose l’INSEE ???

                L’INSEE est un service central du Ministère de l’Économie et des Finances

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_national_de_la_statistique_et_des_%C3%A9tudes_%C3%A9conomiques

                Faudrait-il être surpris d’une partialité en coulisses quand les enjeux d’une élection concerne directement ce secteur clé...


                • nono le simplet 14 avril 12:24

                  @njama
                  Faudrait-il être surpris d’une partialité en coulisses quand les enjeux d’une élection concerne directement ce secteur clé...
                  ça s’arrange pas ta paranoïa smiley


                • njama njama 14 avril 13:21

                  @nono le simplet

                  L’INSEE comploteur ?


                • njama njama 14 avril 13:26

                  @nono le simplet

                  Bercy_ INSEE la french connexion est bien réelle... elle est même gouvernementale
                  j’dis ça j’dis rien... il aurait matière à ... mais il faudrait prendre les manipulateurs de marionnettes la main dans le pot à confiture...
                  Qui contrôle l’INSEE ?
                  nono ?


                • vachefolle vachefolle 14 avril 17:03

                  Xavier Bertrand aurait fait indubitablement un meilleur score, car il etait beaucoup plus rodé et a l’aise aux discours et meetings que Pecresse, qui s’est retrouvée a répeter sans conviction des discours qu’elle n’avait pas ecrit elle-meme.

                  Ca ne veut pas dire que Pecresse a été nulle, elle a fait le taf, elle a pas baissé les bras, mais elle s’est fait flinguée par les médias aprés son discours de la villette et ensuite la guerre en Ukraine et la course au vote utile l’ont enterrée.

                  Elle aurait pu faire nettement mieux quand meme..... avec de meilleurs stratéges de campagne.


                  • chantecler chantecler 14 avril 18:51

                    @vachefolle
                    A t’elle vraiment cherché à faire mieux ?
                    A t’elle eu le soutien qu’elle escomptait ?
                    Je doute.
                    Priorité à Manu .
                    Elle sera de tout façon récompensée pour sa défaite .


                  • ETTORE ETTORE 14 avril 21:48

                    Mais alleeeeez...

                    Si jamais, manipulations aidant, le sbire revient au trône, ne vous souciez pas de cette Pet de Crasse, qui s’aura négocier un poste, juste pour avoir appelé à voter pour EXUTOIRE 1er.

                    Tout était là, rien que pour ça, et les 5 millions en gages....

                    Rassurez vous, ils seront réglés par le piteux état, et sans imposition, en plus !


                    • zygzornifle zygzornifle 15 avril 08:20

                      Macron lui a promis un poste de dame pipi a l’Elysée et lui a versé un centime en bit coin pour reflouer ses comptes, on verra s’il tient parole .....


                      • ETTORE ETTORE 15 avril 11:26

                        Bah !

                        Peut être que nous retrouverons, le « ni ni » ( avant c’était le nain/nain) Sorkopyle.

                        Ouvrir sa gueule, et perdre, vous fait dégringoler d’un bon étage..

                        Ne rien dire, et nuire en lousdé, peut vous propulser illico, sur le rooftop de l’Elysée...

                        Au moins comme girouette ! Si ce n’est comme.....Manche à air !

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