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Accueil du site > Actualités > Politique > « En Marche » vers quoi ? Affaire Ferrand : chronique d’un citoyen en (...)

« En Marche » vers quoi ? Affaire Ferrand : chronique d’un citoyen en colère ! (ACTE II)

Puisqu'on vous dit que rien n'est illégal !!!

 

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Dans un article paru le 26 mai 2017, je relatais les faits rapportés par le Canard enchaîné, concernant « l’affaire Ferrand », en m’offusquant que la presse de manière quasi-unanime, de même que certains avocats pleins de certitudes, considèrent que rien n’était illégal dans cette opération.

Lien vers l’article : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/en-marche-vers-quoi-affaire-193508

Peu après la parution de cet article, le Parquet de Brest semblait donner raison à cet aréopage de la nomenklatura et « classait l’affaire » sans suites, sans même ouverture d’une enquête préliminaire.

J’avais pour ma part considéré que l’opération relatée par le Canard, si elle était avérée, pouvait s’avérer douteuse, car elle posait deux questions liées :

  • celle de la bonne foi de M. FERRAND, le conseil d’administration de la mutuelle ayant donné son aval pour la location d’un immeuble à une société (SACA) montée par son épouse (Mme DOUCEN), ladite société n’ayant pas encore d'existence juridique et n’étant pas encore propriétaire de l’immeuble ! Question de la bonne foi toujours, car il n’était pas sûr que l’intérêt de la mutuelle ait été de louer des locaux aussi précipitamment…
  • celle de l’intérêt des mutuelles, au regard des intérêts des époux FERRAND. L’offre de location de SACA était certes apparemment la plus avantageuse parmi celles présentées. Cependant, la mutuelle investissait 184 000 € de travaux dans la future location acquise par Mme DOUCEN et intégralement financée par un emprunt de 402 000 €. Au final, sur un actif de 586 000 €, la mutuelle investissait près de 30% du total, valorisant ainsi le patrimoine de l’épouse de M. FERRAND et devant ensuite verser à sa société un loyer annuel de 42 000 € !

Je soulignais que, dans ces conditions, l’intérêt des mutuelles pouvait sembler d’investir directement dans l’achat et la rénovation d’un bâtiment dont elles auraient été propriétaires. Vu l’investissement déjà réalisé, un emprunt ne leur aurait pas coûté beaucoup plus cher que le loyer… Une autre option possible eût même été celle d’un crédit-bail…

J’en concluais que, face à une opération qui pouvait sembler contraire aux intérêts des mutuelles, les questions de la bonne foi et de l’intérêt du couple, étaient potentiellement à mettre en relation avec la qualification d’abus de bien social, délit répréhensible pénalement et défini par l’article L 241-3 du code de commerce.

Depuis, le Parisien a publié le 29 mai 2017 des révélations plus que troublantes faites par Maître Alain CASTEL, ancien bâtonnier de Brest, qui est à l’époque intervenu dans la vente de l’immeuble pour le compte d’un de ses clients.

Selon le Parisien, l’avocat apporte des éléments nouveaux montrant que la promesse de vente de l’immeuble a bien été signée par M. FERRAND et qu’elle contient une « condition suspensive de conclusion d’un bail commercial entre la SCI devant substituer M. FERRAND et les Mutuelles de Bretagne ».

Après le classement de l’affaire par le Parquet, l’avocat considère que « le dossier mériterait au moins des investigations complémentaires. »

Selon les révélations de l’avocat publiées par le Parisien, ce dernier affirme qu’à l’époque, il avait « tout de suite compris la manœuvre » et que cela l’ « avait choqué », en poursuivant « Richard Ferrand allait louer l'immeuble à la mutuelle et il allait s'enrichir avec tous les travaux à la charge de celle-ci. Il faut appeler un chat un chat ».

Quand le Parisien souligne que la proposition de location de SACA était la moins chère, la réponse de l’avocat est édifiante et fonde toute la logique de ce que j’ai pu écrire dans mon article du vendredi 26 mai :

« La question, n'est pas là. Ça, c'est de l'enfumage ! La vraie question, c'est pourquoi Richard Ferrand n'a pas fait acheter l'immeuble par la mutuelle. C'était l'intérêt de celle-ci. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait quinze ans plus tard propriétaire d'un bien largement fructifié. Or là, c'est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. C'est un schéma moins éthique ».

A côté de la question de l’abus de bien social que j’ai pu évoquer, Maître CASTEL interrogé par le Parisien soulève la question de l’existence possible d’un autre délit : celui d’entrave aux fonctions de commissaire aux comptes prévu par l’article L 114-51 du code de la mutualité et passible de cinq ans de prison et de 75 000 € d'amende.

Plus clairement, selon son article L. 114-32, toute convention à laquelle « un administrateur ou un dirigeant opérationnel est indirectement intéressé ou dans laquelle il traite avec la mutuelle, union ou fédération, par personne interposée est soumise à l'autorisation préalable du conseil d'administration ». Par le biais de cette disposition, de telles conventions doivent être soumises à un commissaire aux comptes qui rédige un rapport spécial transmis ensuite à l'assemblée générale de la mutuelle, qui statue. Ceci tend à éviter tout conflit d'intérêts.

Une question se pose dès lors : y a-t-il a eu rapport spécial transmis à l’assemblée générale de la mutuelle ? L’assemblée générale s’est-elle prononcée ?

 Maître CASTEL considère à juste titre que « c'est à Richard Ferrand de répondre, et peut-être au parquet de Brest »… et peut-être ajouterons-nous aux mutuelles de Bretagne…


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61 réactions à cet article    


  • Le421 Le421 29 mai 2017 16:10

    Oui mais voilà !!
    Vous allez très vite comprendre que nous avons changé de Président, de régime, et que la transparence ne sera faite, avec la complicité de Bayrou, que sur ce qui ne nuit pas à l’orchestre Macron &Cie...
    France 2 voit sa rédaction appelée par le service communication de l’Elyzée pour éviter les plans vidéos peu avantageux... On est revenu à l’ORTF de ce côté-là.


    • La mouche du coche La mouche du coche 29 mai 2017 22:59

      Bon allez. On ne va pas se mentir mais la vraie raison de la mise à mort de ce monsieur nous vient encore une fois du site E&R qui la résume en une phrase : Monsieur Ferrand a soutenu une association pro-palestinienne. Ceci décide tout. Le reste est du bavardage. 


    • Taverne Taverne 30 mai 2017 19:01

      @Le421

      « la transparence ne sera faite » Qu’est-ce vous en savez ? C’est du pur procès d’intention. Tant que la justice n’était pas saisie et « En Marche » pas informé des faits (rien de signalé par le Fisc non plus), il n’y avait pas de raison de se précipiter sur la guillotine (Tout le monde ne partage pas les méthodes, dignes du sanglant Robespierre, de Jean-Luc Mélenchon).

      Si l’affaire grossit ou si le juge est saisi, le président demandera au premier ministre d’agir...

      Quant à la réforme de moralisation, elle n’est pas du tout remise en question. Le passé est le passé, l’avenir sera ce que la loi aura décidé.


    • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 30 mai 2017 19:22

      @Taverne

      Si l’affaire grossit ou si le juge est saisi, le président demandera au premier ministre d’agir...

      Je suis d’accord avec vous sur une chose : les prochains jours seront très instructifs de ce point de vue...

      Mais permettez-moi d’être pessimiste... Sur un plan juridique, en termes de « présomption du fait de l’homme », je crois que nous sommes plus que servis... Si la justice n’est pas de nouveau saisie ou ne se ressaisit pas de l’affaire dans de telles conditions, je me demande quoi faire de ma carte d’électeur (et je crois que je ne serai pas le seul)...

      Nous serons alors effectivement bien loin de la « vertu » du « sanglant Robespierre » pour reprendre votre expression. Mais peut-être nous rapprocherons-nous d’une colère engendrant une nouvelle « terreur »...

      Plus sérieusement, nous sommes très loin de la Suède où un Ministre démissionne pour une tablette de toblerone. Je crois que la colère gronde dans ce pays pour un tas de raisons... L’affairisme politique en est une...Je ne souhaite pas l’explosion, mais elle est possible et je crois qu’il faut en être conscients. Je crois que la loi sur la moralisation (ce n’est pas la première) qui sera effectivement votée, ne doit pas être à l’image des précédentes ! Elle doit être sans concession aucune. De même qu’un Président ne doit pas être un homme ordinaire, un élu ne doit pas être un homme ordinaire : il doit être absolument exemplaire... Je ne suis pas pour ma part un adepte de Robespierre, loin s’en faut, mais le concept de « vertu » avait du sens...


    • Taverne Taverne 30 mai 2017 19:49

      @Jean-Luc Hodemon

      Pour des raisons tenant à mon devoir de réserve (même si j’utilise un pseudo), je ne donnerai pas mon avis sur l’affaire. Mais, si rien n’est fait et que l’on étouffe l’affaire, je pourrais aussi m’abstenir. Au début, c’était défendable, mais là ça ne l’est plus.


    • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 30 mai 2017 23:10

      @Taverne

      Au début, c’était défendable, mais là ça ne l’est plus.

      D’accord avec vous : la situation n’est plus défendable et elle est même disons le peut-être condamnable...

      Par contre, je ne comprends pas votre allusion au devoir de réserve... Même si vous êtes fonctionnaire, vous êtes en droit de vous exprimer publiquement en tant que citoyen, à moins d’être militaire, magistrat, d’occuper un emploi fonctionnel ou certains postes de la haute fonction publique...


    • troletbuse troletbuse 2 juin 2017 01:18

      @La mouche du coche
      Eh bien, si ils se bouffent la gueule en famille, c’est excellent  smiley


    • ASTERIX 4 juin 2017 10:23

      @Taverne
      soyez adultes ne vous laissez pas manipuler par une majorité d ’élus MUNICIPAUX vèreux qui ne

      pouvant plus cumuler ET FAIRE 30ans de mandat vont entrer en guerre contre MACRON ( ferrand !!! )

      degageons 90% DE NOS ELUS INCOMPETENTS (lire marianne de cette semaine liste et ancienneté des députés des clowns comme MYARD SONT ELUS DEPUIS 40 ANS °)

      OU TROUVE T’ ON LES PLUS CUMULARDS ET ANCIENS ???  CHEZ LES RIPOUX ET AU FN !!!!!!!!!!


    • Alren Alren 4 juin 2017 15:49

      @Taverne
      « la transparence ne sera faite » Qu’est-ce vous en savez ?

      Le parquet de Brest
      , dans un premier temps, s’est empressé de classer sans suite  : « Circulez, y’a rien à voir, petit peuple soumis, ceci ne vous regarde pas » en espérant que l’affaire ferait « Pschitt ! ».

      Et puisque vous parlez en halluciné de Mélenchon, tout le monde sait que s’il avait commis une telle faute, il serait déjà en préventive !

      En revanche, on a déjà vu des dizaines d’affaires impliquant des gens de droite, dont certaines très graves comme celle de Balladur et les contrats d’armement avec le Pakistan, ou celles de Pasqua « à tout âge », s’enliser dans des procédures sans qu’il en sorte de condamnations proportionnées aux délits et même aux crimes.


    • Esprit Critique 29 mai 2017 16:11

      Ne cherchez plus, ou alors juste pour le fun, il y a déjà sufisement de pièces accumulées, et de dates précisées, pour caractériser une petite escroquerie ,finement montée, des Ferrand, au préjudices des mutuelles de Bretagne.


      • Esprit Critique 29 mai 2017 16:12

        @Esprit Critique
        La MNEF, vous vous souvenez ?


      • Jean Pierre 4 juin 2017 23:02

        @Esprit Critique
        Une « petite » escroquerie finement montée aussi au préjudice de la collectivité puisque ce montage est clairement une rémunération occulte (enfin presque occulte) de Ferrand par la mutuelle. Cette forme de rémunération « immobilière » va générer beaucoup moins de prélèvements (cotisations et impôts) qu’une rémunération légalement déclarée sous forme de salaires ou de primes. 

        Il n’y a pas que les adhérents de la mutuelle qui sont volés dans cette histoire. Nous le sommes tous. Le minimum serait que l’Ursaff et l’administration des impôts enquêtent sur cette fraude manifeste.

      • flourens flourens 29 mai 2017 16:31

        PFFFFFF, l’auteur cite plusieurs codes, le code du commerce, le code de la mutualité, tous de 3000 pages, à virer, comme le code du travail, celui ci empêche d’embaucher, les autres codes cités empêchent les affaires, donc plus de code, aucun, on entend personne la dessus, idéologie ???


        • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 29 mai 2017 18:09

          @flourens

          toutes ces lois qui empêchent de « magouiller en rond » entre gens de bonne famille !
          Quel carcan !!!


        • logme logme 29 mai 2017 16:39

          Attention à ne pas ignorer la position de la mutuelle et les éclaircissement apportés par le conseil d’administration :

          "... les Mutuelles assurent ce lundi que Richard Ferrand a agi en "parfaite conformité avec les mandats tenus par le conseil d’administration« . Elles indiquent avoir »fait le choix de gestion de privilégier l’investissement dans l’outil de travail plutôt que dans l’immobilier", justifiant ainsi leur choix de louer les locaux brestois plutôt que d’acheter les murs. Dans leur communiqué, Rémi Salaün etDaniel Guillaumin expliquent surtout que "le commissaire aux comptes a confirmé aux Mutuelles de Bretagne qu’aucune convention réglementée ne se justifiait et que celles-ci ont respecté leurs statuts et les dispositions du Code de la mutualité".

          Ce qui a mon sens, permet aux principaux intéressés de répondre clairement au questions que se posait l’auteur de l’article et de clarifier la situation.


          • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 29 mai 2017 17:17
            @logme

            Vous oubliez de préciser que ces deux administrateurs de la mutuelle sont des petits camarades PS de Richard Ferrand : tous deux figurent sur la liste de François Cuillandre maire PS de Brest ....


          • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 29 mai 2017 17:20

            Complément d’information sur Marianne


          • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 29 mai 2017 18:22

            @logme

            Ben voyons...Voilà qui tombe à pic !

            Mais dans la pratique, même si c’est le conseil d’administration et son Président qui décident ,qui prépare la stratégie d’une entreprise ? 

            Ne s’agit-il pas de ses organes de direction (à l’époque M. Ferrand) ? En outre cela ne répond pas à la vraie question de l’intérêt économique de la mutuelle ou de l’intérêt des époux Ferrand à l’origine de l’opération.

            Je rappelle de nouveau les propos de l’ex-bâtonnier de Brest publié par le Parisien qui affirme qu’à l’époque, il avait « tout de suite compris la manœuvre » et que cela l’ « avait choqué », en poursuivant « Richard Ferrand allait louer l’immeuble à la mutuelle et il allait s’enrichir avec tous les travaux à la charge de celle-ci. Il faut appeler un chat un chat ».

            Par ailleurs, qui a signé le compromis de vente dès l’origine ? Ne serait-ce pas selon les pièces mises en avant par le Parisien M. FERRAND lui-même ?

            Finalement tout cela est très (trop ?) bien huilé non ? Un vrai conte de fée...


          • Tribidule Tribidule 30 mai 2017 00:29

            @Sharpshooter - Snoopy86
            C’est pourquoi ce soir ....Cambadelis semblait marcher sur des oeufs....


          • Buzzcocks 1er juin 2017 12:30

            @Sharpshooter - Snoopy86
            hello mister, il y a 4 mois vous parliez d’une presse aux ordres pour éliminer votre Maitre. Maintenant vous citez même les journaux qui il y a 2 mois n’étaient que des menteurs, des imposteurs. Vous tournez votre veste souvent ?


          • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 mai 2017 17:08

            À l’auteur :

            « La question, n’est pas là. Ça, c’est de l’enfumage ! La vraie question, c’est pourquoi Richard Ferrand n’a pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle. C’était l’intérêt de celle-ci. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait quinze ans plus tard propriétaire d’un bien largement fructifié. Or là, c’est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. C’est un schéma moins éthique ».

            Il semble bien que les mutuelles se sont faites avoir dans la grands largeurs... ou avec la complicité des dirigeants.
            On est très loin d’une gestion de « bon père de famille ».


            • logme logme 29 mai 2017 17:38

              @Jean-Pierre Llabrés

              Justement, les mutuelles ont répondue à cette question : « les Mutuelles assurent ce lundi que Richard Ferrand a agi en parfaite conformité avec les mandats tenus par le conseil d’administration » . Elles indiquent avoir fait « le choix de gestion de privilégier l’investissement dans l’outil de travail plutôt que dans l’immobilier », justifiant ainsi leur choix de « louer les locaux brestois plutôt que d’acheter les murs »

              En d’autre terme les mutuelles se sont engagées sur un bail plutôt que sur un emprunt. Une telle démarche permet de rester plus flexible ( sur un horizon plus court ). Après ce type d’arbitrage dépend tout à la fois des activités et de la stratégie de chaque entreprise. Et l’arbitrage dépend bien sur des réponses à un appel d’offre ( qui en l’occurrence à bien été réalisé par le conseil d’administration ).


            • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 29 mai 2017 18:25

              @logme

              J’ai l’impression que l’idôlaterie peut rendre aveugle...


            • Et hop ! Et hop ! 29 mai 2017 22:21

              @logme : 


              La mutuelle a apporté tout l’argent nécessaire pour acheter (42 000 EU / an) et rénover (285 000 EU de travaux) l’immeuble, mais en pure perte puisque, en fin de comptes au bout de 10 ans, ce n’est pas elle qui se retrouve propriétaire de l’immeuble de bureau qu’elle a acheté et rénové, mais la concubine du directeur de la Mutuelle.

              L’avocat a raison : « La vraie question, c’est pourquoi Richard Ferrand n’a pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle. C’était l’intérêt de celle-ci. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait quinze ans plus tard propriétaire d’un bien largement fructifié. Or là, c’est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. ».

            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 mai 2017 06:53

              @logme

              Étrange gestion : préférer payer un loyer plutôt que d’être propriétaire...
              Qu’en disent les mutualistes ? ? ?...


            • berry 30 mai 2017 07:13

              @Et hop !
              Comme un vieux briscard habitué aux interrogatoires, Richard Ferrand n’avoue rien, malgré les évidences. 
              Son explication vaseuse dans Le Parisien est digne d’un sketch :

              "je ne suis pas partie de l’affaire. Je ne suis ni marié ni pacsé, nous n’avons pas de patrimoine commun. »
               
              C’est sa concubine depuis des années, mais à la limite, c’est à peine s’il la connait.
               


            • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 30 mai 2017 17:09

              @berry

              Sauf qu’apparemment, selon les pièces publiées, c’est lui qui a signé le compromis de vente : donc, il y aurait mensonge (1 de plus dans la république exemplaire)...


            • Daniel Roux Daniel Roux 29 mai 2017 17:24

              L’affaire est très simple en fait.

              Ce qui l’est moins, c’est pourquoi cet arrangement entre comparses de haut vol, aux préjudices de la Mutuelle de Bretagne, donc de ses adhérents laisse de marbre le procureur de Brest ?

              Peut-être est-il indispensable qu’une victime du préjudice porte plainte pour que le procureur agisse.

              Toutefois, les lecteurs n’ignorent pas qu’un procureur à le pouvoir extraordinaire de pouvoir classer une plainte sans avoir à justifier sa décision, ni même informer le plaignant - qui n’a pas d’autre droit que d’attendre et attendre ... 

              Nous sommes si peu de chose eu égard aux intérêts de nos zélites.


              • sirocco sirocco 30 mai 2017 00:02

                @Daniel Roux

                On peut penser que la girouette Bayrou n’a pas eu besoin de donner d’instructions (doit-on dire des consignes ?) au procureur de Brest. Ce dernier a tout de suite compris où était son intérêt.

                 
                Bon ben... on a la confirmation que la République En Marche est bien une république bananière.


              • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 30 mai 2017 07:49

                @Daniel Roux

                Rappelons qu’il n’est pas impossible que le Parquet ait reçu des instructions... On peut le déplorer, mais beaucoup dans les médias semblent volontairement occulter le fait que le Parquet est soumis à l’autorité du garde des sceaux...


              • zygzornifle zygzornifle 29 mai 2017 17:53

                Ferrand le Socialiste .....


                comme le disait Margaret Thatcher : « Le socialisme ne dure que jusqu’à ce que se termine l’argent des autres….

                • troletbuse troletbuse 29 mai 2017 18:38

                  Thevenoud : 3 mois avec sursis bien sûr. La justice devient comme les curés : Vous me direz 3 Ave, 2 Pater et ne recommence plus mais pour la pourriture politicarde seulement.


                  • joletaxi 29 mai 2017 19:10

                    pas à dire, on voit tout de suite les limites de la république exemplaire non ?
                    Bah, les électeurs décideront,faudra juste, pendant quelques temps, ne pas en faire des tonnes avec le couple Balkani.
                    On ressent comme un malaise non ?
                    Enfin, il a bien serré la pogne à Trump, c’est l’essentiel


                    • BA 30 mai 2017 08:03

                      La ministre Marielle de Sarnez visée par une enquête.

                      Après le ministre Richard Ferrand, c’est au tour de la ministre Marielle de Sarnez d’être sous le feu des projecteurs.

                      Les deux ministres vont-ils démissionner ?

                      Le suspens est insoutenable.

                      Assistants parlementaires : Marielle de Sarnez visée par une enquête.

                      La classe politique française aurait-elle pris de (très) mauvaises habitudes ? L’affaire Fillon, ironiquement appelée Penelope Gate, a semé le trouble sur le travail réel des attachés parlementaires à l’Assemblée et au Sénat dès lors que ces emplois sont réservés à des proches. Aujourd’hui, un autre front judiciaire se dessine, visant cette fois des pratiques au préjudice du Parlement européen destinées à alléger les frais des partis et à assurer le train de vie de certains élus. La déflagration pourrait se révéler de plus grande ampleur.

                       

                      D’abord par le nombre : la situation d’un quart des eurodéputés français va être disséquée par la justice. Par les protagonistes ensuite. Marielle de Sarnez, actuelle ministre des Affaires européennes - qui dément tout délit – est notamment visée.

                      Cette fois, c’est le Front national qui a allumé la mèche. Le parti d’extrême droite est le premier à avoir été soupçonné par les instances européennes d’avoir fait prendre illégalement en charge les salaires de certaines petites mains du parti et du garde du corps de Marine Le Pen par le Parlement. D’où une économie substantielle estimé à plus d’1 million d’euros pour les finances du Front.

                       

                      Marine Le Pen a pour l’heure refusé de se rendre à la convocation des juges, arguant l’irruption des magistrats dans la campagne. En tout cas, le parti d’extrême droite ne veut pas tomber seul. Il entend démontrer qu’une telle pratique est très répandue parmi le personnel politique français. Le 14 mars, une eurodéputée frontiste, Sophie Montel, adressait un courrier de dénonciation (un « article 40 » dans le jargon judiciaire) à François Molins, procureur de la République de Paris, et au patron de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf).

                       

                      « Je suis contrainte de porter à votre connaissance des éléments attestant que plusieurs élus français au Parlement européen ont à leur service des assistants ayant par ailleurs des fonctions au sein de leur formation politique respective », écrit Sophie Montel. « Au nom du principe d’égalité », elle demande à la justice de faire la lumière sur 19 eurodéputés (de droite, de gauche ou écologistes) et d’une trentaine d’assistants. Autant de cas consignés dans un tableau Excel transmis au procureur Molins.

                      Afin d’y voir plus clair, le parquet de Paris a ouvert le 22 mars dernier une enquête préliminaire pour « abus de confiance ». Les investigations ont été confiées à l’Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff), et l’Olaf pourrait bientôt être sollicité en appui. Il s’agit donc d’un quasi « copier-coller » de la procédure visant le FN qui, elle, se trouve à un stade plus avancé, à l’instruction.

                       

                      Le cas le plus emblématique reste celui de Marielle de Sarnez, proche du Garde des Sceaux, François Bayrou. Jointe ce lundi soir, la ministre des Affaires européennes, s’emportait : « J’ai toujours respecté le règlement du Parlement européen. J’ai eu comme attachée parlementaire, basée dans ma circonscription à Paris, Philippine Laniesse six ou huit mois à temps partiel, après vérifications d’usage avec le parlement. Elle a fait son travail avant de démissionner il y a un mois. »

                      L’enquête devra s’attacher à déterminer le rôle exact de son ex-collaboratrice parlementaire Philippine Laniesse, conseillère régionale et élue municipale du XIXe à Paris. Cette dernière est aujourd’hui chargée de communication de la ministre. Jointe lundi soir, Philippine Laniesse, 26 ans, n’a pas donné suite à nos sollicitations.

                      Sur quoi déboucheront les investigations ? Une source proche de l’enquête appelait à la prudence, rappelant que celles-ci ne faisaient que commencer. Une autre se montrait plus affirmative : « Ce genre de pratiques relève du sport national. Il faut maintenant décortiquer chaque cas, chacun étant différent. »

                      http://www.leparisien.fr/politique/assistants-parlementaires-marielle-de-sarnez-visee-par-une-enquete-29-05-2017-6996540.php


                      • Spartacus Spartacus 30 mai 2017 08:55

                        Les mutuelles ne publient pas leurs bilans.....Sic.

                        Il serait temps de demander des explications au commissaire au compte sur son manque de clairvoyance et s’il a repéré ce conflit d’intérêt. .....

                        Il est donc compliqué de juger du bien fondé des propos de l’intérêt de la mutuelle de préférer la location à l’investissent direct de locaux.

                        Ferrant a crréé le besoin et la demande par sa position de dirigeant.
                        Il en a profité personnellement pour se constituer un bien personnel.
                        C’est légal.
                        Les seuls cocus sont les adhérents de la mutuelle

                        C’est ça le mutualisme.....Personne et tout le monde est responsable. 
                        Au conseil d’administration, juste des vieux cons de retraités incompétents pour lire un bilan viennent assister au conseil d’administration pour avoir leur nom sur la revue et bouffer une fois par an des petits fours...
                        Aucun n’a exigé la publication des bilans ! Le minimum du minimum.
                        Allez pas demander à ceux ci de savoir lire un passif et déceler des engagements de court ou long terme dans le bilan qu’ils sont censés voter.....

                        La question n’est pas là, elle est ailleurs. 
                        La connivence des nominations des dirigeants de la mutualité Française et le parti socialiste...
                        Mnef, GMF, Matmut, tous des dirigeants apparatchiks plus gauchistes les uns que les autres.
                        La gamelle est bonne et sans risque avec des conseil d’administration de quidams sans formation comptable ou administrative. 

                        Comme dans tous les systèmes collectifs ou collectivistes, il ya toujours une minorité qui profite de la majorité....Le mutualisme ne déroge pas à cette règle.

                        • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 30 mai 2017 17:16

                          @Spartacus

                          Je suis d’accord avec vous sur l’essentiel, mais non, il n’est pas compliqué de juger des questions relatives à l’intérêt de la mutuelle.

                          42 000 € (location) sur 15 ans = 630 000 € de location + 184 000 € de travaux = 814 000 €

                          Si la mutuelle avait acheté un local du type de celui de SACA cela lui aurait coûté 402 000 € + 184 000 € de travaux = 586 000 € (plus les intérêts en cas d’emprunt), mais il y a de la marge et à la sortie la mutuelle est propriétaire de la totalité des actifs, donc il n’y a pas photo.

                          Comme le dit le bâtonnier, le reste c’est de « l’enfumage »...


                        • Jean Keim Jean Keim 30 mai 2017 09:22

                          C’est le fric qui mène le monde et c’est la pensée qui a inventé le fric.


                          Les lois qui ne sont que des pensées couchées sur du papier, sont au bout du compte écrites par et pour ceux qui ont le fric pour pérenniser leur position.

                          Tout est solidement verrouillé, nous ne pouvons en aucune façon changer directement ce système car nous sommes le système.

                          Seule notre façon de penser peut amener un changement réel, ce que certains appellent, dans un flou sémantique, une modification des consciences. 

                          • Hecetuye howahkan 30 mai 2017 09:30

                            @Jean Keim

                            Ah salut Jean , je passais par là et que vois je..

                            Oui je te rejoins tout à fait...surtout sur nous sommes le système...mais ceci on doit bien le dire n’est pas encore perçu..sauf rares exceptions...le « système » nous donc allons continuer sur le même chemin pour un moment encore..

                            par contre je développerais un peu ceci :" Seule notre façon de penser peut amener un changement réel, ce que certains appellent, dans un flou sémantique, une modification des consciences. « 

                            Et bien de mon vécu, en y incluant une partie que je n’ai pas encore réellement développée car elle doit toucher autre chose que la pensée..et je ne sais comment faire pour le moment, partie qui est la révélation du programme de la pensée..révélation est ici le mot exact qui convient, et bien justement le problème est la pensée elle même....

                            cette pensée humaine qui s’ auto glorifie sans savoir pourquoi, moi je sais pour moi même par ces révélations, est la source de notre démence, souffrance, etc...

                            elle ne peut »gérer« le phénomène de la vie seule....notre seul »voyage" il est là......il l’a toujours été en fait...comme tu le sais toi même..

                            etc..

                            Je te salue...comment vas tu ? smiley


                          • Spartacus Spartacus 30 mai 2017 10:21

                            @Jean Keim


                            C’est l’intérêt personnel qui mène le monde....L’argent est un moyen.

                            L’argent n’est qu’un moyen d’échange pour obtenir de l’intérêt personnel....

                            Même la générosité ou l’altruisme est mené par l’intérêt personnel ; Le soi qui recherche en l’autre la reconnaissance sociale ou personnelle.

                            Adam Smith l’a définit comme la somme des intérêts personnels comme la « main invisible »....
                            La main invisible est juste imparfaite.....
                            Il existe des autres choix utopistes que la « main invisible » qui croient qu’on peut s’y substituer, mais tous ceux qui ont essayé les autres voies ont échoués.

                          • Jean Keim Jean Keim 31 mai 2017 08:56

                            @Spartacus
                            Oui sur le principe, mais il nous faut en qq. sorte monter d’un cran et comprendre le rôle que joue la pensée dans notre vie.

                            Il ne s’agit pas de juger ou de vouloir changer nos pensées, ce serait dérisoire, simplement comprendre et surtout percevoir ce qu’est le processus de la pensée, car c’est un processus c’est-à-dire une opération mécanique et un processus ne peut en aucune façon créer qq. chose de nouveau, c’est impossible et pourtant il est urgent de changer de... civilisation sous peine d’être éradiqué par nos propres erreurs.


                          • Jean Keim Jean Keim 31 mai 2017 09:20

                            @Hecetuye howahkan

                            Bonjour Dan, je suis content de te lire.

                            Avec l’aperception que la pensée n’est qu’un processus, c’est à dire une chose essentiellement matérielle, quasiment mécanique, son « usage » devient plus raisonnable, en qq. sorte elle est remise à sa place.

                            Même une pensée considérée comme « neuve » s’appuie sur un substrat qui est la reconnaissance ou le souvenir d’un évènement que notre mémoire a enregistré comme une expérience, mais une expérience appartient inexorablement au passé et la pensée n’est que du temps qui se manifeste, il faut du temps pour penser, comme il faut du temps pour relater et transmettre une expérience.

                            Parfois qq. chose que j’appelle faute de mieux « intelligence » nous amène à une révélation et nous la traduisons ensuite en pensée, la pensée est donc bien une chose merveilleuse quand elle est utilisée correctement, ce qui interfère et la dénature est peut-être les nombreux automatismes qui se mettent en place au cours de notre parcours de vie.

                          • Jean Keim Jean Keim 1er juin 2017 09:16

                            La pensée est donc une réaction, elle se déroule dans le temps et dans son propre espace qui est le savoir.


                            Une action, un évènement ne sont pas dans les rênes du temps mais la pensée ne laisse que très peu de liberté, liberté qui ne peut être, par une méthode quelconque, instaurée à volonté.

                            Et il y a le souvenir d’un évènement, c’est la part qui souvent ne veut pas (ou ne doit pas ?) mourir, ce qui reste est donc une expérience qui vient se rajouter à nos nombreux savoir, certains sont indispensables et d’autres des objets encombrants qui génèrent ainsi beaucoup de nouvelles réactions.

                            Tous ses agrégats forment notre personnalité, autrement dit l’égo qui n’est fait que de savoirs ; vouloir le combattre, le sublimer, le transcender, l’anéantir, le pacifier, le discipliner, etc., tout ce micmac n’est que réactions, c’est encore et toujours le jeu de l’égo...

                          • BA 30 mai 2017 15:25

                            Affaire Ferrand : de nouvelles révélations accablent le ministre.


                            Ce sont de nouvelles informations qui mettent Richard Ferrand face à ses contradictions. La semaine dernière, Le Canard enchaîné révélait que le fer de lance du mouvement La République en marche avait participé il y a quelques années à une opération immobilière extrêmement opaque. Alors que les Mutuelles de Bretagne, dont il était le directeur général jusqu’en 2012, étaient à la recherche de nouveaux locaux pour accueillir un centre de soins, Richard Ferrand avait lui-même acquis un immeuble en plein cœur de Brest.


                            L’homme, pas encore député, avait ainsi signé auprès d’un particulier un compromis de vente en décembre 2010, lequel prévoyait qu’une société civile immobilière (SCI), dirigée par sa compagne, Sandrine Doucen, le remplacerait bientôt. Richard Ferrand avait également fait inscrire dans le compromis que la vente ne serait valable qu’à la condition qu’un contrat de bail soit noué dans les prochaines semaines entre la SCI de sa compagne et... les Mutuelles de Bretagne.


                            Un pacs conclu en 2014 ?


                            Le 25 janvier 2011, tout se passe comme prévu : le conseil d’administration des Mutuelles, dont Ferrand ne fait pas partie, choisit l’offre de Sandrine Doucen, alors que sa société n’a pas encore d’existence légale, n’est pas immatriculée au greffe du tribunal de commerce, et n’est même pas encore propriétaire des locaux ! Un mois plus tard, le Crédit agricole finance 100 % de l’opération via un prêt de 400 000 euros environ, et les Mutuelles, en échange d’un loyer plus bas que le marché, acceptent de prendre à leur charge la rénovation des locaux à hauteur de 184 000 euros. Une transaction qui permet à la compagne de Richard Ferrand de réaliser une magnifique plus-value en quelques années à peine...


                            À l’époque, aucun commissaire aux comptes n’est saisi pour rédiger un rapport spécial. Interrogée par Le Parisien, la directrice actuelle des Mutuelles ne voit pas non plus le problème, aucun « lien juridique ni patrimonial » n’existant entre Sandrine Doucen et Richard Ferrand, affirme-t-elle. Sauf que selon Mediapart, les statuts de la SCI de Sandrine Doucen évoquent bel et bien un pacs conclu le 2 janvier 2014 entre cette dernière et Richard Ferrand, soit après la transaction.


                            Si le régime matrimonial du couple n’est pas connu, cette information vient a minima contredire le ministre de la Cohésion des territoires, lorsqu’il affirmait lundi dans Le Parisien n’être « ni marié ni pacsé » avec celle qui partage sa vie.


                            La fille de Richard Ferrand possède une part dans la SCI.


                            Autre révélation du site d’information en ligne qui tend à démontrer que Richard Ferrand était au moins indirectement intéressé par l’opération immobilière : sa fille, une collégienne de 13 ans, a acquis en février 2017 la seule part de la SCI qui n’était pas détenue par sa mère. Enfin, Mediapart explique également que la première épouse de Richard Ferrand, une artiste peintre installée en Bretagne, a été chargée de l’aménagement intérieur des locaux loués aux Mutuelles de Bretagne...


                            « Je réponds à vos questions afin de ne pas paraître m’y dérober. Mais ce serait un comble que vous évoquiez des relations avec mon ex-mari qui n’existent plus depuis longtemps, du fait d’anciens conflits personnels. (…) Je ne saurais vous dire si le fait que nous ayons été mariés a joué, je veux croire que c’est plutôt (…) mes compétences et la qualité de mes réalisations qui ont été déterminantes », a-t-elle confié à Mediapart.


                            Les mélanges de genres de Richard Ferrand.


                            Selon Le Monde, qui publie mardi une longue enquête sur « les mélanges de genres » de Richard Ferrand, ce dernier a également embauché dès 2012 en tant qu’assistant parlementaire le compagnon de Joëlle Salaun, l’actuelle directrice des Mutuelles de Bretagne...


                            Richard Ferrand, quant à lui, était parvenu à conserver un poste de chargé de mission aux Mutuelles de Bretagne, durant tout son mandat de député entre 2012 et 2017, contre une rémunération de 1 250 euros par mois. « Un échange de bons procédés ? » s’interroge le journal.


                            http://www.lepoint.fr/legislatives/affaire-ferrand-de-nouvelles-revelations-accablent-le-ministre-30-05-2017-2131382_3408.php



                            • eric 30 mai 2017 17:17

                              @BA
                              Pour mémoire, voir hier, non seulement le directeur général actuel est un Salun, mais le président également...


                            • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 30 mai 2017 17:24

                              @BA

                              L’homme, pas encore député, avait ainsi signé auprès d’un particulier un compromis de vente en décembre 2010, lequel prévoyait qu’une société civile immobilière (SCI), dirigée par sa compagne, Sandrine Doucen, le remplacerait bientôt. Richard Ferrand avait également fait inscrire dans le compromis que la vente ne serait valable qu’à la condition qu’un contrat de bail soit noué dans les prochaines semaines entre la SCI de sa compagne et... les Mutuelles de Bretagne.

                              Bonjour BA,

                              Vous mettez le doigt là ou cela fait mal... Si après cela on nous explique qu’il n’y a pas eu un montage prémédité dans l’intérêt du « couple » Ferrand et au détriment de l’intérêt des mutuelles qui cherchaient un local, cherchez la suite... Dans un de mes commentaires, ci-dessus je fais un rapide calcul comparatif du coût de l’achat avec un emprunt sur 15 ans et l’apport des travaux et le coût des loyers sur 15 ans avec les travaux : il n’y a pas photo !!!


                            • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 31 mai 2017 11:39

                              @BA
                              Un bon résumé du tout. Mis bout à bout (je ne suis pas juriste), si la justice n’y trouve pas matière, la moralité en trouve.
                              Ca pue le familial, le copinage et le renvoi d’ascenseur à tous les étages. Le cas typique de l’abus de pouvoir, de l’enrichissement personnel dès que l’on a obtenu une once de pouvoir même à une petite échelle locale.
                              On ne peut donc prétendre moraliser la vie politique, être juge et partie en flirtant avec la loi, les dates, les faits concordants, etc ...
                              Etre politique, c’est devenir plus blanc que blanc. Au dessus des lois en terme de moralité. C’est le prix à payer et si tu ne veux pas en payer le prix : la place en intéressera d’autres.
                              Ferrand devrait démissionner et Macron ou Philippe gagnerait à le virer. Je suis conscient qu’un simple contrôle fiscal ne peut pas fouiner dans tous les étages d’une vie en 24 h mais quand ça sort, on agit.
                              Demander des efforts, plus ou moins forts, à tous en permanence et s’enrichir sans risque de plus de 1/2 million ?
                              Il y a combien de volontaires pour prendre un contrat de location d’un local qui ne vous appartient pas encore au nom d’une SCI encore inexistante, le tout avec une excellente rentabilité immobilière (402000 achat, 180000 travaux payés par la mutuelle, financé à 100% par la banque CA, 42000 loyer annuel pour un crédit d’environ 32000 annuel sur 15 ans). Moi, lui, elle ? Et moi, et moi, et moi ?
                              On en revient à l’éternel problème du caché, cachons. Je milite pour que toutes comptabilités à base d’argent public, collectif, associatif, syndical, etc ... soient publiées sous une forme claire. C’est un des axes pour en finir avec la corruption, le copinage, le clientélisme, le renvoi d’ascenseurs, etc.
                              Ferrand, laissez le encore 10 ans dans son coin et vous finirez par l’appeler Balkany ou Guérini.
                              https://www.change.org/p/pour-le-renouveau-de-la-d%C3%A9mocratie


                            • moussars 31 mai 2017 11:55

                              Alors quoi, il n’y a pas un Brestois mutualiste qui porte plainte pour gestion contre l’intérêt des adhérents !
                              Bon sang de bon soir, si Ferrand ne fait pas l’objet d’une enquête préliminaire par le parquet, je n’irai pas voter aux législatives !
                              La France se fait condamner régulièrement, et à la CEDH et au Comité des Droits de l’Homme, pour son parquet aux ordres du politique.


                              • Pierre 31 mai 2017 12:22

                                Curieux que le notaire de l’opération ait pris la défense de Ferrand qui a dézingué sa profession. Ferrand reproche aux notaires de gagner trop bien leur vie à son goût alors qu’ eux au moins, quand c’est le cas, c’est en travaillant, Ferrand, lui, juste en fournissant son RIB !


                                • P.-A. Teslier P.-A. Teslier 31 mai 2017 15:51

                                  Bonjour,

                                  Bel article. Attention cependant aux articles des Codes !

                                  Celui du Code de commerce, le L241-3, n’intéresse que les SARL. Aucune SARL dans cette « affaire », si affaire il y a.

                                  Celui du Code de la mutualité, le 114-32 et 51, sont OK si le dirigeant (Ferrand en l’espèce) a l’autorisation de CA.

                                  MAIS, tout est possible dans une mutuelle où les salaires déclares sont un peu mince. Exemple celui de Ferrand : 50 000 euros par an ? C’est le salaire moyen d’un cadre sortant seulement bien diplômé et ayant 5 ans d’ancienneté !

                                  Donc : comment arrondir ses fins de mois... avec de si petits salaires, pour un « dirigeant » qui n’est, bien sûr, pas un homme de paille ?


                                  • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 31 mai 2017 17:41

                                    @P.-A. Teslier

                                    Exact et L 242-6 pour les SA... Le texte est le même... En outre que son application est tendue aux sociétés commerciales et aux société d’assurances : cela ne pose pas problème pour les sociétés d’assurance à caractère commercial... Je pense que cela devrait fonctionner pour les SAM...


                                  • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 31 mai 2017 17:47

                                    @P.-A. Teslier

                                    Je viens de voir que la chambre criminelle de la cour de cassation a même retenu pour la première fois la qualification d’abus de confiance pour les dirigeants d’une association loi de 1901 en 2009 ! (C. cass. 2 décembre 009 n°08-86.381)...


                                  • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 31 mai 2017 17:48

                                    @Jean-Luc Hodemon

                                    Exact et L 242-6 pour les SA... Le texte est le même... En outre son application est étendue aux sociétés commerciales et aux société d’assurances : cela ne pose pas problème pour les sociétés d’assurance à caractère commercial... Je pense que cela devrait fonctionner pour les SAM...


                                  • Jean Keim Jean Keim 4 juin 2017 10:33

                                    @P.-A. Teslier
                                    Si petit salaire... ah bon ! 


                                  • franc 1er juin 2017 04:21

                                    De toute façon même s’ils ne sont pas pacsés ils peuvent s’arranger pour se partager le magot obtenu par la judicieuse et juteuse opération ainsi que leur fille qui y a une part


                                    • BA 1er juin 2017 09:02

                                      Anticor est une association anti-corruption.

                                      Affaire Ferrand : l’association Anticor annonce une plainte au parquet de Brest.

                                      "La question est de savoir si l’accord qui liait les Mutuelles de Bretagne à la compagne de Monsieur Ferrand à travers une SCI a été conclu dans l’intérêt des Mutuelles ou dans l’intérêt de cette proche", a expliqué l’avocat de l’association Anticor. Grâce à cet accord, la compagne de Richard Ferrand aurait perçu un total de 600 000 euros, payés par les adhérents des Mutuelles de Bretagne.

                                      Affaire Richard Ferrand : le parquet de Brest décide finalement d’enquêter.

                                      Revirement de situation ! Le parquet de Brest aurait finalement décidé d’ouvrir une enquête préliminaire sur les faits reprochés à Richard Ferrand, d’après le Télégramme de Brest. Les magistrats du tribunal, comme ceux du parquet national financier, avaient jusqu’à présent refusé de saisir de cette affaire. Ils auraient donc changé d’avis face “à l’accumulation de faits rapportés dans la presse ces derniers jours” et “à la confusion générée par les déclarations, parfois contradictoires, des différents acteurs du dossier”, rapporte le journal local.

                                      L’enquête préliminaire porterait sur un champ d’investigation très large. D’après le Télégramme, seraient visés tous les faits pouvant constituer des infractions pénales en matière d’atteintes aux biens, de manquement au devoir de probité et aux règles du code de la mutualité.

                                      L’affaire Ferrand a démarré lorsque le Canard Enchaîné a révélé qu’il avait proposé en 2011 au conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne, dont il était directeur, de louer des bureaux appartenant à sa compagne via une SCI.

                                      http://www.capital.fr/economie-politique/affaire-richard-ferrand-le-parquet-de-brest-decide-finalement-d-enqueter-1230392


                                      • Buzzcocks 1er juin 2017 13:14

                                        Je suppose que ce type d’arrangement a toujours existé. De toutes façons, si la concurrence était libre et non faussée avec la loi invisible du marché, tout le monde serait en faillite ou presque.

                                        Mais à une époque où on demande au peuple de rogner sur leurs acquis, de ne plus accepter d’augmentation pour rester « compétitif », d’accepter des jobs à la con type uber.... je pense que les gens n’en peuvent plus, que 1% de la population ne s’applique pas les règles qu’elle dicte au reste de la population.

                                        Dans les années 70-80, Ferrand aurait pu magouiller légalement... Mais là, les gens sont à bout.

                                        Alors soit effectivement, les politiques, les industriels se moralisent, soit ça va vraiment mal finir. (avec Le Pen, Melenchon et autres démagos de ce style).


                                        • troletbuse troletbuse 2 juin 2017 09:22

                                          @Buzzcocks
                                          Vous avez raison. Ne changeons rien. Faut bien qu’il vive, ces profiteurs. Mais au fait, ca s’appelle comment votre syndrome ? Syndrome de Stockholm ? Ah non, le syndrome du larbin
                                          http://reseauinternational.net/le-syndrome-du-larbin/
                                          Dur dur à soigner, je crois. Y’a pas beaucoup de remède
                                           smiley


                                        • jack mandon jack mandon 4 juin 2017 11:56

                                          La justice ? quelle justice ?
                                          Les justices prennent la coloration politique des farceurs tragiques qui se succèdent à la tête de l’état. Maintenant, on peut avec certitude utiliser la même logique radicale et douter.

                                          Merci de votre bon article synthétique.


                                          • GB 4 juin 2017 21:27

                                            Il y a deux sortes de journaux : ceux qui vivent de subventions et d’autres de ragots qu’ils colportent avec délectation. Ils ont la matière première de leurs articles sans coup férir. En fait ce sont les rapporteurs des Assemblée nationale, gouvernement et Sénat. Foin des enquêtes, vérification et présomption d’innocence ils distribuent la bonne parole des dénonciateurs de tout poil.

                                            Les faits révélés sont analysés à l’aune de références d’un ex-avocat qui n’était pas tourmenté lorsqu’il percevait des honoraires pour conseiller son client. Aujourd’hui des doutes l’assaillent mais pas le Code de déontologie professionnelle. Maintenant il mord la main qui l’a nourri dans un sursaut vertueux pour hurler avec les loups.

                                            Les analystes financiers qui se sont emparés des investissements et amortissements de la mutuelle devrait prendre langue avec celle-ci pour la conseiller. A les lire leurs gestionnaires sont des incompétents. Ils se sont laissé berner en louant un local alors qu’en triplant leur investissement ils auraient pu l’acquérir. S’il est si facile d’acheter au lieu de louer pourquoi y a-t-il tant d’HLM et de locaux commerciaux en location ?


                                            • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 4 juin 2017 23:03

                                              @GB

                                              En l’occurrence, il suffit de savoir faire des calculs simples (voir mon commentaire plus haut)...

                                              Ici, je maintiens que le coût d’un emprunt pour acheter n’aurait pas été plus onéreux que le montant des loyers, la mutuelle ayant de plus financé les travaux pour un tiers du total (bonne affaire - pour ne pas dire « aubaine » - pour l’investisseur !)

                                              Point besoin d’analyse d’experts financiers...Je n’en suis pas un et j’ai moi-même réalisé des investissements conséquents couvrant le montant de loyers perçus dans l’immobilier : il suffit de savoir compter !!!


                                            • ASTERIX 5 juin 2017 11:47

                                              IL FAUDRAIT MURIR UN PEU on ne peut en un mois rayer toutes les Magouilles faites en 50 ANS ou EN COURS !!!!!!!!!!!!!!!

                                              PAR UNE MAJORITE RIPOUX ET FN

                                              MAINTENANT C EST HARO SUR MACRON-FERRAND 

                                              n’oublions par des septennats et quinquennats de magouilles sous CHIRAC SARKO FILLON
                                              et quelques rares socialistes a la « cahuzac »

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Jean-Luc Hodemon

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