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Accueil du site > Actualités > Politique > Entre le bénévole et le 115, il n’y a rien ou si peu !

Entre le bénévole et le 115, il n’y a rien ou si peu !

La couverture représente un livre collectif qui explique le fonctionnement de l'hébergement d'urgence

la présentation du livre est là :

https://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/56428

Le 115 est souvent décrié.

J'ai souvent entendu dire que le 115 ne répondait pas au téléphone ou qu'on n'arrivait pas à les joindre.

De fait, il faut insister et bien comprendre la sectorisation.

Le 115 contacté est celui qui est dans le département d'où on téléphone.

 

Une autre critique, elle, est justifiée ; une personne seule n'est pas jugée prioritaire, sauf si c'est une femme qui est enceinte d'au moins 4 mois.

C'est une conséquence de la réduction drastique des crédits alloués au 115.

Maintenant, il faut savoir que les travailleurs sociaux, la direction du 115 et son autorité de tutelle : la DDETS ( Direction départementale du Travail de l'Emploi et des Solidarités) savent adapter leur attitude à la réalité sociale et humaine.

Il m'est arrivé, très souvent d'ailleurs, à obtenir la mise à l'abri de personnes qui n'entraient pas dans les critères administratifs de priorité :

  • une personne particulièrement vulnérable ;

  • une femme avec enfants qui arrivait à un moment de pénurie de place.

Je reconnais et je m'en félicite, le dévouement de ces personnels et la disponibilité de la direction opérationnelle et de la DDETS .

 

Hier soir, à Fontainebleau,vers 21 heures, en 40 minutes, une femme cardiaque qui sortait d'un hôpital et qui était handicapée avec une amputation du pied a été prise en charge par le 115 qui l'a mise à l'abri dans un hôtel.

Il m'a suffi de téléphoner, de prendre des renseignements et de servir de liaison entre la dame et le 115.

Aujourd'hui une évaluation va être faite car cette femme ne relève pas du samu social mais d'une protection sanitaire.

 

ON A FAIT ENSEMBLE !

 

Comme je l'ai expliqué ce matin à une responsable du SIAO (Service intégré de l'accueil et de l'orientation), depuis des mois et des mois, nous arrivons, ENSEMBLE, à inter-agir !

Par contre et c'est le titre de cet article : entre les bénévoles et le 115, il n'y a rien ou presque.

Les services sociaux , les CCAS et les services départementaux ( Maison de la solidarité) sont souvent absents ou peu disponibles.

 

A Fontainebleau, lors de l'expulsion locative de cette famille qui avait d'ailleurs réglé sa dette, la MDS (Maison Départementale des Solidarités) avait peu accompagné ces personnes rendues vulnérables et le CCAS était absent au moment de l'expulsion alors que c'était lui ou un élu qui aurait dû réconforter la famille et demander au 115 une mise à l'abri.

 

Il nous arrive souvent, nous , bénévoles, sans moyen, sans financement d' assurer en urgence le ravitaillement de personnes en difficultés.

A Nemours, une femme désespérée car démunie n'a pas eu de secours du CCAS car les travailleurs sociaux étaient en vacances !?

Je croyais - qu'est-ce que je suis naïf ?- qu'il y avait une continuité du service public !?

Heureusement que les colibris solida ires bellifontains étaient là.

Smina Kernoua et la future ancienne Députée Sylvie Bouchet Bellecourt sont toujours sur le pont.

Elles sont dévouées et compétentes et Sylvie qui n'a plus d'investiture pour les législatives car elle est trop « sociale » continue à accompagner les familles.

 

Nous faisons pour le mieux, seuls ou en réseau avec d'autres associations et nous aspirons à pouvoir avoir une inter-action avec les Municipalités et le Département.

 

Jean-François Chalot

 


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2 réactions à cet article    


  • bonnot 18 mai 22:22

    Le 115 a des moyens limités. Dans ton département il leur manque 13 travailleurs sociaux donc les gens restent longtemps à la mise à l’abri avant d’être accompagnés vers un hébergement plus adapté


    • ZenZoe ZenZoe 19 mai 09:46

      Tout se casse la figure en France. L’hébergement d’urgence a remplacé le droit au logement, et n’est absolument pas adapté bien sûr.

      Il faudrait construire des vrais logements, des foyers spécialisés et des centres d’accueil au lieu de solutions de bricolage comme des hôtels ou des gymnases par exemple, oui mais voilà, l’argent manque nous dit-on. Or, la France étant le pays le plus imposé au monde, la question se pose : où va le pognon ?

      Des milliards se trouvent comme par magie pourtant et en un temps record pour certaines causes, et pour des raisons plus politiques que pragmatiques.

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