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Entre racaille gentryfiée et canaille des cités

 En Ile de France, mais c'est le cas un peu partout ailleurs, les français de la classe dite moyenne sont pris entre deux feux, entre le marteau et l'enclume. Ils doivent subir sans broncher en théorie la canaille « gentryfiée » d'une amoralité totalement « décomplexée » d'un côté et la racaille des « cités » de l'autre. La canaille issue de la pseudo « gentry », en gros les riches, est de gauche et de droite se trouvant des alibis dans l'un et l'autre camp pour ne défendre qu'une seule chose :

Leurs intérêts matériels privés, bref leur magot.

Les uns se prétendant de gauche affirment qu'ils sont « citoyens » et pour le développement durable, sans pour autant changer profondément d'un iota leur mode de vie. Ils achètent « bio », ils achètent « équitable », c'est donc à les entendre qu'ils aiment partager, qu'ils sont tellement généreux. Ce ne sont que des prétextes, ils méprisent la mixité sociale, ne mettront jamais leur progéniture dans un lycée professionnel par exemple et dédaignent sans aucun remords l'angoisse des plus précaires face à la paupérisation. Ils n'ont pas de mots assez durs pour les « français périphériques » qui ne sont à leurs yeux que des « ploucs », des « franchouillards »...

Et comme pour tous les privilégiés, tout moyen est bon pour maintenir leur train de vie, dont le clientélisme, le réseautage etc...

 

Les autres se proclamant de droite insistent bien sur les valeurs morales, sur la nécessité de la rectitude des peuples. Eux aussi on aimerait bien les croire. Mais attention, cette droiture il l'exige, la réclame à une exception notable près, la moralité s'arrête où commence les affaires en particulier et l'argent en général. Quand il s'agit de faire des affaires, de gagner de l'argent, ils n'y a plus de morale qui tienne, tous les moyens sont bons y compris les pires, y compris les moins avouables. Et eux aussi n'ont jamais caché leur mépris des petites gens.

Cela ne les empêchera pas de faire parfois, de moins en moins, leurs dévotions, ou de militer pour un politique censé représenter ces valeurs.

Ces deux camps n'ont pourtant de cesse de faire la morale à tous les autres français. Il faut des réformes (une casse sociale), il faut une mondialisation accrue (plus de fragilité encore du salariat national) plus de travailleurs détachés ou nouveaux arrivants sur le sol français (moins chers en taxes sociales). Les français « périphériques » doivent accepter de se laisser tondre, et en plus d'en redemander, au risque, on leur serine à chaque fois sur tous les tons de retour des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire...

On leur assène bien qu'il n'y a pas d'autre politique possible.

Ces deux camps s'entendent très bien, se cachent derrière un clivage de façade qui ne trompe pas grand-monde. On sent cette connivence chez la plupart des journalistes et éditorialistes de la presse « mainstream », certains se connaissent même disons « bibliquement ». Dans ces milieux on couche à droite à gauche, au centre, sans se poser de questions, on se camoufle derrière des convictions faussement libertaires, ou alors on ne dit rien c'est tout, on se fait plaisir, et alors ? Tant que c'est entre personnes du même monde ! Cette canaille privilégiée a toujours le même orgueil que ses ancêtres, la même certitude profondément ancrée au fond de leur esprit qu'ils sont légitimes pour mener les peuples car riches.

De l'autre on trouve la racaille, la lie des « cités ». Cette racaille exerce ces talents étranges dans une impunité quasiment totale. Elle mène divers trafics, développe une économie parallèle faisant vivre plusieurs quartiers, permettant de légitimer des zones franches construites en périphérie des villes. Ce petit monde, ce microcosme, cet état dans l'état fait ainsi vivre de nombreux centres commerciaux. Les gouvernants, les responsables politiques le savent pertinemment, et ils s'en fichent. Cela permet de préserver une relative paix sociale, que des immeubles soient mis en coupe réglée est une manière d'économiser sur les forces de police.

Et en plus d'entretenir les affaires.

Cette racaille constitue une partie des « pauvres » des favorisés. Ceux-ci feignent de croire que les seuls pauvres en France en sont issus ainsi que de la diversité selon la formule hypocrite. Ceux qui osent remettre en cause l'impunité bien concrète de cette racaille, en dehors de quelques mesurettes, sont systématiquement injuriés et traités de racistes. C'est la parade ultime. Bien entendu, les favorisés n'habitent pas dans ces endroits plus « agités », c'est bon pour les « ploucs »...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury – Grandgil

 

illustration prise ici


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