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Accueil du site > Actualités > Politique > François Fillon, artisan de la victoire du Président Macron

François Fillon, artisan de la victoire du Président Macron

« J’adresse à tous ceux qui ont voté pour moi (…) un message d’amitié et de reconnaissance. (…) À l’occasion des élections législatives, ils auront la possibilité de faire entendre la voix de la droite et du centre. Ne vous dispersez pas. Restez unis. Restez déterminés. Croyez-moi, votre force va compter. La France en a besoin. En attendant, il nous faut choisir ce qu’il y a de préférable pour notre pays. Je ne le fais pas de gaîté de cœur, mais l’abstention n’est pas dans mes gènes, surtout lorsqu’un parti extrémiste s’approche du pouvoir. Le Front national, ce parti créé par Jean-Marie Le Pen, a une histoire qui est connue pour sa violence et pour son intolérance. Son programme économique et social mènerait notre pays à la faillite. Et à ce chaos, il faudrait ajouter le chaos européen avec la sortie de l’euro. Je vous l’assure, l’extrémisme ne peut qu’apporter malheurs et divisions à la France. Dès lors, il n’y a pas d’autre choix que de voter contre l’extrême droite. Je voterai donc en faveur d’Emmanuel Macron. J’estime de mon devoir de vous le dire avec franchise. Il vous revient maintenant en conscience de réfléchir à ce qu’il y a de mieux pour votre pays et pour vos enfants. » (François Fillon, le 23 avril 2017).

François Fillon

Le candidat malheureux à l'élection présidentielle François Fillon a réuni, le 2 mai 2017 à la Mutualité de Paris, les parlementaires qui l'avaient soutenu et leur a vivement demandé de voter et faire voter en faveur d'Emmanuel Macron : « Je l'ai dit et je le redis, le programme économique du Front national appauvrirait la Nation de façon irrémédiable ; la violence idéologique de ce parti diviserait les Français ; son hostilité obsessionnelle à l'égard de l'Europe nous isolerait. ». Ses électeurs, selon lui, doivent faire « preuve de bon sens » : « Je sais leur amertume, leur colère, je la ressens aussi, mais notre devoir est de penser d'abord à l'avenir de notre pays. L'avenir, c'est d'éviter de voir la France présidée par l'extrémisme. ».

Tout le monde peut se tromper et personne n’est madame Soleil. Lors d’une interview au "Journal du dimanche" du 16 avril 2017, à une semaine du premier tour, François Fillon avait imprudemment confié : « J’ai une forme de sérénité, qui m’étonne moi-même. Je sais que je serai au second tour. J’ai cette conviction profonde. ». Cette conviction, il l’a nourrie avec son ascension phénoménale lors de la dernière semaine de la campagne du premier tour de la "primaire de la droite et du centre". Il était convaincu que ce phénomène se reproduirait à l’élection présidentielle. Il n’en a rien été. Il n’a jamais réussi à redécoller vraiment de son étiage à 18-20% depuis deux mois.

C’est donc un échec important, total, même, si l’on considère que cette élection était "imperdable" par Les Républicains. C’est vrai qu’à l’époque, lorsqu’on disait cela, on dissertait encore sur la rivalité entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

C’est un échec car l’objectif du premier tour, c’était d’atteindre le second tour, et cette mission n’a pas été remplie. Inutile de rappeler ce qui a plombé sa campagne : non seulement l’affaire judiciaire, mais aussi un mauvais dimensionnement de son programme (la suppression de 500 000 postes de fonctionnaire a terrorisé un pays très respectueux de la fonction publique), une attitude de campagne peu rassembleuse humainement (sans liant entre ses soutiens, sans encouragement, sans motivation de ses troupes, comme savent si bien le faire non seulement Nicolas Sarkozy mais aussi …Emmanuel Macron), enfin, une stratégie de campagne erronée.

En quoi la stratégie de campagne de François Fillon a-t-elle été erronée ? C’était de faire une confiance aveugle aux sondages depuis trois ans, ce qui est un comble pour celui qui, justement, a su démentir les sondages en novembre 2016. Comme tous les médias, il considérait comme acquise la présence de Marine Le Pen au second tour, et convenait même qu’elle obtiendrait la première place au premier tour, comme cela a été lors du dernier test grandeur nationale, à savoir les élections régionales de décembre 2015.

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La conséquence de cela, c’était que pour obtenir la qualification pour le second tour, il fallait prendre la deuxième place et le seul qui, au départ, pouvait le concurrencer, c’était Emmanuel Macron. On a vu un peu plus tard qu’un second challenger a surgi brutalement, avec la très bonne campagne de Jean-Luc Mélenchon. En vertu de cette analyse erronée, François Fillon a principalement matraqué le candidat Emmanuel Macron, qui, pourtant, était le plus proche de tous les autres candidats, au point de l’appeler "Emmanuel Hollande", une expression récupérée par l’extrême droite entre les deux tours.

Or, la réalité électorale a montré que le concurrent direct de François Fillon au premier tour n’était pas Emmanuel Macron mais …Marine Le Pen elle-même ! Si François Fillon avait dépensé un peu plus d’énergie à combattre le programme dément de Marine Le Pen, il aurait peut-être pu concourir pour le second tour.

Car finalement, l’écart des voix est assez faible. Marine Le Pen a obtenu un résultat beaucoup plus faible que les sondages d’il y a plusieurs mois qui l’avaient placée entre 25% et 30%. Avec 21,3% des voix, Marine Le Pen n’a gagné que 3% par rapport à sa précédente candidature présidentielle le 22 avril 2012, et est très loin des 27,7% des élections régionales, même si elle a gagné 1,2 million de voix entre 2012 et 2017.

Concrètement, l’écart entre François Fillon et Marine Le Pen n’est que 1,3%, soit moins de 466 000 voix ! C’est très faible dans une campagne nationale. François Fillon aurait donc pu être qualifié au second tour, et il aurait probablement perdu face à Emmanuel Macron. Le résultat serait probablement revenu au même, sauf qu’il y aurait eu un véritable débat pendant deux semaines sur la nature des réformes réalistes à mettre en œuvre dans le pays.

Certains considèrent que la candidature de Nicolas Dupont-Aignan, qui a obtenu 4,70% des voix, a empêché la qualification de François Fillon pour le second tour. Je pense qu’ils se trompent. Au même titre que les candidatures de Christiane Taubira et de Jean-Pierre Chevènement n’ont pas plombé celle de Lionel Jospin. Tous ceux qui voulaient voter pour François Fillon l’ont fait, d’autant plus que sa qualification n’était pas acquise. Alors, ceux qui ont voté pour un autre candidat se seraient probablement abstenus si cet autre candidat ne s’était pas présenté. Le premier tour est un vote d’adhésion, et s’il n’y a pas adhésion à la candidature (à la personne, au programme), alors il n’y a pas vote pour le candidat et le vote ira ailleurs.

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Le 24 avril 2017 sur France 5, le politologue Pascal Perrineau a fait remarquer judicieusement que les 20,01% de François Fillon n’avait rien d’infâmant, en rappelant que Jacques Chirac avait obtenu ce niveau assez faible de voix au premier tour dans trois élections présidentielles (19,96% en 1988 ; 20,84% en 1995 ; 19,88% en 2002) et cela ne l’avait pas empêché d’être élu deux fois dans ces conditions.

Ce souvenir statistique ne doit pas évidemment masquer le fait qu’il a perdu dans une défaite historique puisque c’est la première fois dans l’histoire de la Ve République que le représentant du courant gaulliste qui est à l’origine de ces institutions et de ce mode d’élection n’est pas présent au second tour d’une élection présidentielle.

De plus, si "l’honneur" est sauf en étant arrivé en troisième position (comme les sondages l’avaient envisagé), ce fut d’extrême justesse, avec seulement 117 044 voix d’avance sur Jean-Luc Mélenchon et son programme de bouleversement généralisé (0,43% !).

François Fillon n’avait pas prévu initialement de participer à la réunion du comité politique de LR du 24 avril 2017 mais il est finalement venu dire aux responsables de son parti qu’il redeviendrait simple militant "de cœur" et qu’il ne mènerait évidemment pas ce parti pour la campagne des élections législatives. Il lui a fallu du courage à affronter tous ses collègues parfois en colère par cette défaite qu’on aurait pu imaginer évitable.

Son courage, il l’a prouvé aussi la veille, lors de la soirée du premier tour, quand il a reconnu son entière responsabilité (Lionel Jospin avait inauguré le rôle) et surtout, quand il a clairement appelé à voter pour Emmanuel Macron qui était pourtant son adversaire. Les valeurs de François Fillon ne pouvaient pas se satisfaire d’une ambiguïté et sa déclaration a été moralement irréprochable, impeccable. C’est aussi une réponse à tous ses contradicteurs qui le soupçonnaient d’être proche d’une droite intégriste liée au FN. François Fillon n’a jamais failli dans les valeurs républicaines, et il l’a prouvé, un peu à ses dépens, le 23 avril 2017 en acceptant sa défaite de manière "sportive".





D’autres responsables LR ont aussi clairement appelé à voter pour Emmanuel Macron, notamment Alain Juppé, Christian Estrosi, Bruno Le Maire, François Baroin, Thierry Solère, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Pierre Raffarin, Gérard Larcher, Xavier Bertrand, etc.

Même Nicolas Sarkozy a levé toute ambiguïté dans un message sur Facebook le 26 avril 2017 : « C’est un séisme politique. Je regrette profondément ce résultat (…). Je considère que l’élection de Marine Le Pen et la mise en œuvre de son projet entraîneraient des conséquences très graves pour notre pays et pour les Français. Je voterai donc au second tour de l’élection présidentielle pour Emmanuel Macron. C’est un choix de responsabilité qui ne vaut en aucun cas un soutien à son projet. ».

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Certains, en revanche, à LR, ont refusé d’appeler explicitement à voter pour Emmanuel Macron, en particulier Laurent Wauquiez, Pierre Lellouche (qui a démissionné le 26 avril 2017), Nadine Morano, etc. sans compter Jean-Frédéric Poisson qui a annoncé qu’il voterait blanc. Il y a donc une coupure entre ceux qui refusent absolument l’hypothèse d’une élection de la présidente du parti d’extrême droite et ceux qui penseraient plus à leur intérêt clanique plutôt qu’à l’intérêt national et qui essaieraient au maximum d’affaiblir Emmanuel Macron, au risque de l’impensable. Rappelons ici que c’est la trop faible mobilisation des électeurs démocrates qui a permis l’élection de Donald Trump en novembre 2016 alors qu’il avait réuni moins de suffrages que le candidat républicain de 2012.

Les responsables LR ont encore l’objectif de gagner les élections législatives, mais la question de l’unité de LR est posée. En effet, en cas d’élection d’Emmanuel Macron et de proposition à s’engager à ses côtés, des personnalités comme Bruno Le Maire et Christian Estrosi ont déclaré qu’elles étaient prêtes, alors que les appareils LR et UDI ont exclu toute entente électorale avec La République En Marche (Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, l’a confirmé le 24 avril 2017).

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Seule l’unité permettrait d’envisager une cohabitation entre un gouvernement LR-UDI et un Président Macron. Car si des élus LR sont prêts à se jeter dans les bras d’Emmanuel Macron, ce dernier pourrait facilement trouver une "majorité centrale" chère au cœur de François Bayrou. Pour l’instant, de manière assez curieuse, François Baroin s’est déclaré "disponible", le 26 avril 2017 sur CNews, pour devenir le Premier Ministre d’une cohabitation avec Emmanuel Macron : « Si les Français veulent une alternance sans équivoque, s’ils veulent tourner la page de Hollande et de Macron réunis (…), alors ils choisiront un gouvernement de droite et de centre droit et dans ce cas-là, je suis disponible pour le gouverner. ». En cas de majorité LR, ce serait alors un formidable retournement politique en moins de six mois, qui verrait ainsi l’ancien numéro deux du plan B de la candidature LR propulser à Matignon. Le 2 mai 2017, le bureau politique de LR a confirmé à l'unanimité que François Baroin (bien que sénateur) serait le chef de file de la campagne des législatives pour LR.

Le risque, en parlant trop vite des élections législatives, avant le second tour présidentiel, c'était de mettre la charrue avant les bœufs. Il y avait en effet, d’abord, une autre bataille, plus urgente, dramatique, qui était loin d’être gagnée, celle du second tour de l’élection présidentielle, et il était nécessaire de répéter que malgré les sondages, rien, absolument rien ne permettait d’assurer la certitude d’un échec de l’extrême droite le 7 mai 2017. Emmanuel Macron doit sa grande victoire du second tour (à 66,1%) non seulement à son propre talent, exceptionnel, mais aussi, en partie, à l'appel clair et déterminé de François Fillon à ses électeurs.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (09 mai 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
François Fillon, artisan de la victoire du Président Macron.
L’élection d’Emmanuel Macron le 7 mai 2017.
Matignon en mai et juin 2017.
François Fillon et son courage.
Premier tour de l'élection présidentielle du 23 avril 2017.
Macron ou Fillon pour redresser la France ?
François Fillon, le seul candidat de l’alternance et du redressement.
Programme 2017 de François Fillon (à télécharger).
La Ve République.
L’autorité et la liberté.
Un Président exemplaire, c’est…
Interview de François Fillon dans le journal "Le Figaro" le 20 avril 2017 (texte intégral).
Interview de François Fillon dans le journal "Le Parisien" le 19 avril 2017 (texte intégral).
Discours de François Fillon le 15 avril 2017 au Puy-en-Velay (texte intégral).
Discours de François Fillon le 14 avril 2017 à Montpellier (texte intégral).
Discours de François Fillon le 13 avril 2017 à Toulouse (texte intégral).
Tribune de François Fillon le 13 avril 2017 dans "Les Échos" (texte intégral).
Discours de François Fillon le 12 avril 2017 à Lyon (texte intégral).


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25 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 10 mai 12:20

    Bonjour, Sylvain

    Ce qui a plombé Fillon, c’est :

    1) L’entêtement du Sarthois à se maintenir malgré la mise à nu de son extraordinaire cupidité et des mensonges qui ont accompagné leur révélation.

    2) Les manœuvres de Sarkozy en coulisse pour savonner la planche d’un retour de Juppé en lieu et place de Fillon, grillé par sa déchéance morale ; manifestement, l’Ex préférait un Fillon battu à un Juppé vainqueur. 

    Et c’est ainsi que Les Républicains ont perdu une élection imperdable. Sans Fillon en partie carbonisé, Juppé eût gagné sans la moindre difficulté et Macron n’aurait réalisé qu’un score compris entre 10 et 15 %.

    Encore bravo à la droite la plus bête du monde !


    • Dom66 Dom66 10 mai 18:44

      @Fergus

      Oui c’est exact, mais en plus j’ai une petite idée. Normalement comme vous dites « élection imperdable » sans compter sur la ruse et l’expérience d’Hollandouille.

      Marcon choisi par le clan Attali etc....il fallait trouver une roue de secours pour le PS de droite du gros mou 1er. Alors on lance l’affaire en donnant des no nos à ronger aux juges qui vont bien, par ce que Fion n’est pas le seul a faire travailler sa famille et profiter des largesses de notre république bananière. ET voila le con de fion tombe dans le panneau au lieu de se retirer il persiste, (c’est son père qui aurait du se retirer pensèrent certains) C’était la meilleur façon de faire élire Marcon, les médias ont fait le reste.

      Il doit y avoir une bonne ambiance chez les LR, ce en quoi j’en ai rien ç Bra***er


    • Fergus Fergus 10 mai 19:35

      Bonsoir, Dom66

      « Fion n’est pas le seul a faire travailler sa famille et profiter des largesses de notre république bananière. »

      C’est vrai, mais Fillon a atteint des sommets en multipliant les sources de revenus sur le dos de la République.

      Et si une centaine de députés emploient effectivement un ou des membres de leur famille comme collaborateurs, au moins ceux-ci fournissent-ils un minimum de présence et de travail, même s’ils sont pour cela mieux payés que la moyenne des assistants parlementaires. Côté Penelope, rien, nib, nada ! Pas la moindre présence à l’Assemblée Nationale. Pas d’accréditation. Pas de messagerie professionnelle. Pas de témoignages de collègues. « Pas même un SMS ! » aurait dit un enquêteur d’après La Canard enchaîné.

      Que Macron ait pu être une roue de secours pour Hollande, c’est possible mais je n’y crois pas. Beaucoup trop aléatoire ! Qui plus est, Hollande n’a renoncé que tardivement et la mort dans l’âme à sa propre candidature. Le plus plausible est qu’il comptait sur les voix de centre-droit ratissées par Macron pour lui servir d’appoint le moment venu, après avoir remporté la primaire du PS.

      Malheureusement pour Hollande, les sondages ont montré qu’il n’avait aucune assurance de gagner cette primaire, et dans le même temps Macron ne cessait de monter dans les sondages. Bref, le coup est parti sans le président sortant.


    • Dom66 Dom66 10 mai 21:03

      @Fergus

      Bonsoir, Fergus

      En somme vous ne croyez pas à la manip du clan Attali, sachant qu’Hollandouille n’avait aucune chance, moi si

      Merci de m’avoir répondu.


    • Ouallonsnous ? 10 mai 23:36

      @l’auteur

      « François Fillon, artisan de la victoire du Président Macron »Il y a erreur dans le titre de l’article ; François Fillon, artisan de la victoire du gauleiter ou dictateur Macron !

    • tartemolle 11 mai 11:17

      @Fergus
      Exact sans Fillon, Juppé aurait probablement gagné. Juppé chiraquien donc socialiste déguisé, quel intérêt pour la droite ? Autant élire un socialiste déguisé pur jus par exemple Mr Macron en plus jeune et pas encore repris de justice.


    • Fergus Fergus 11 mai 11:36

      Bonjour, tartemolle

      Vous inversez les rôles : ce ne sont pas les juppéistes qui sont des « socialistes déguisés », mais les socialistes qui se sont progressivement alignés sur la politique libérale du centre-droit, au point de ne pouvoir être différenciés de l’UDI et de l’aile juppéiste de LR.

      Et Macron n’est pas non plus un « socialiste déguisé », mais un pur produit du social-libéralisme, autrement dit de la ligne politique de centre-droit décomplexée. D’où sa capacité à ratisser très large.


    • Etbendidon 10 mai 15:08

      OUF on a échappé au pire de tous FILLON
      Et il l’a mauvaise la saleté
      merci le robot pour cet article
      Sinon ya plus rien sur ce site (à part Dottorix)
       smiley


      • V_Parlier V_Parlier 11 mai 23:57

        @Etbendidon
        Il me semble par ailleurs que le robot opère un léger changement de cap (mais de quelques degrés bien sûr) pour aller là où est la gamelle. Mais peut-être que je suis mauvaise langue.


      • JBL1960 JBL1960 10 mai 18:23

        "C’est une minorité de Français qui a imposé ce président à la majorité des citoyens de ce pays ! On retrouve encore logiquement la perversion du système électoral de la 5ème République et l’injustice qu’elle fait régner dans cette parodie de « démocratie »… Une minorité, comme on le voit dans cette élection, peut, en réalité, s’imposer très facilement à une majorité : en résumé, 20 millions de voix l’emportent sur 27 millions de voix !" Et c’est pas fini ; Cirque électoral : D’où sort le nouveau pitre élyséen ?… Alors oui, ci-dessous nous reproduisons une info bien utile en provenance de T. Meyssan et du Réseau Voltaire sur l’origine de la nouvelle marionnette placée en vitrine de l’état obsolète, mais cela soulève une question tout aussi brûlante : pourquoi maintenant ? Pourquoi ne pas avoir sorti cette info AVANT ? Qu’elle ait au moins eu la chance d’être largement diffusée dans les médias alternatifs, du moins ceux intéressés de la diffuser et ne faisant pas partie de la « dissidence contrôlée ». R71 - L’article de Meyssan du 9/05 Kadima ! En marche ! Est en lien dans ce petit bifton du jour ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/05/10/1ere-liste-sous-macderoth-et-pour-la-toute-derniere-fois/

        Pétard c’est pas comme si on avait pas bramé, un peu dans le désert, la preuve, que le MacDeRoth était... Dangereux ? En tout cas le meilleur Bien-Zélé que l’oligarchie pouvait rêver pour nous faire cauchemarder. Depuis que ce gonze a affirmé qu’un costard a 1200 baluches (et avec les costards du Fion, finalement, il joue petit bras Macaron) ben y suffisait de « Boss-er » pour se le payer ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/06/02/cours-macron-cours/ Et même, dès qu’il a affirmé être un candidat anti-système (bon c’était le 14/07/2016 et l’attentat de Nice a tout balayeésur son passage...) et le candidat du travail le gars qui n’a jamais travaillé de sa vie ! Et cela fait plus d’un an ! Remarquez que le Valls qui veut se mettre EnMarche, lui aussi, normal puisqu’en hébreu ça se dit « Kadima » apprend-on grâce à Meyssan, donc, entre autres choses, affirmait sans rire que ça candidature était une « Révolte »... Et donc, y marche seul, le Manu, maintenant... Y chie pas la honte, hein ? Bon, il est pas le seul !


        • Fergus Fergus 11 mai 11:38

          Bonjour, JBL1960

          Il faut être lucide : pas plus minoritaire que dans les autres pays démocratiques où la participation est nettement plus faible qu’en France.


        • Le leader des plus de 75 ans a appelé à voter pour Macron, donc il a participé à son triomphe. Mais il est dommage que les forces vives (les 25-49 ans) n’ai pas suivi leur voie, allez savoir pourquoi...


          • Pere Plexe Pere Plexe 11 mai 08:37

            @France Républicaine et Souverainiste
            Fillon et Macron sont de la même écurie.

            Celle dirigée par De Castrie Axa le Medef et autre Bilderberg

            Avoir deux bourrins dans la course c’est le B.A BA

          • Eric F Eric F 10 mai 22:01

            @Sylvain
            ce n’est pas la première fois qu’il n’y a pas de candidat gaulliste au second tour des présidentielles, cela a déjà été le cas en 1974 et 1981. Giscard voulait « gouverner au centre », comme Macron, il était plutot issu de la droite alors que Macron est plutôt issu de la gauche, mais comme l’échiquier politique a depuis shifté vers la droite, le centre-droit d’hier équivaut au centre-gauche d’aujourd’hui.
            Giscard et Macron sont des euro-libéraux.

            ref : http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/sur-l-ideologie-macron-est-proche-du-giscard-de-1974-sur-la-strategie-electorale-c-est-de-gaulle-en-1958_2180809.html


            • Fergus Fergus 11 mai 11:40

              Bonjour, Eric F

              Bien vu ! Je partage votre analyse.


            • pipiou 10 mai 23:10

              Le ridicule ne tue toujours pas sinon le brave Rakoto serait mort une fois de plus.

              Fillon a planté LR à qui la victoire était promise depuis des mois ; à ce titre effectivement il a fait gagner Macron.

              Macron doit son élection à Marine LePen plus qu’à n’importe qui d’autre.


              • Pere Plexe Pere Plexe 11 mai 08:41

                @pipiou
                le FN et MLP ne sont qu’un élément de la grande arnaque.

                En faire le point essentiel est largement erroné.
                L’attitude des médias, ceux du redevable Drahi en particulier, sont autrement déterminant.


              • V_Parlier V_Parlier 11 mai 23:59

                @pipiou
                Macron était déjà en tête au premier tour donc il doit son élection à...
                ... aux électeurs qui ont bu la parole des médias, tout simplement. Le reste n’est qu’esquive et prétextes.


              • HELIOS HELIOS 11 mai 00:37

                ... un peu tôt pour évaluer, mais si ce que les « voyantes » d’ici et d’ailleurs disent - Attali et Minc en font partie -, Macron disparaitra du scope avant la fin de son mandat, et la France se dissoudra dans l’Europe.... encore 3 ans a attendre !!!


                Plus prosaïquement, Je ne suis pas voyant, mais si Macron ne fait pas le con, c’est a dire renie la majorité de ses réformes et arrive a maintenir la France a flot, il sera réelu. Sinon, on aura -enfin- des souverainistes (le FN ou son remplaçant) ensuite.

                • Pere Plexe Pere Plexe 11 mai 09:03

                  @HELIOS
                  votre naïveté est touchante.

                  Macron est le pur produit de ce qu’il est convenu d’appeler « le système » c’est à dire des puissances nationales et internationales non élus.
                  En soi ce n’est pas franchement nouveau.Tous les présidents élus ont du faire allégeance à ces puissants.
                  Ce qui en revanche est novateur, mais surtout d’un cynisme sans borne c’est de présenter leur poulain comme une rupture, comme un rénovateur, ...comme un candidat « anti-système » !
                  L’astuce simplissime est de faire passer les partis politique , ces simple rouages, comme étant le fameux système . Ensuite dynamiter, en fait recycler, ces partis de toute façon à bout de souffle, donnant l’illusion de faire péter « le système ».
                  Le citoyen abreuvé de BFM et de C dans l’air applaudit !

                  Nul doute que Macron cramé (un mandat ? deux ?) ils sauront générer le nouveau candidat et le marketing ad hoc générant le désir de l’électeur pour leur produit. 

                • HELIOS HELIOS 11 mai 22:50

                  @Pere Plexe

                  Bonsoir Pere Plexe... avez vous bien lu mon message ?
                  J’approuve évidement votre commentaire tout en etant jamais bien sûr des détails des événements que je comprends plus comme des opportunités que des démarches organisées ou tout du moins préparées...

                • Pere Plexe Pere Plexe 12 mai 12:43

                  @HELIOS
                  ma remarque est motivé par votre « Sinon, on aura -enfin- des souverainistes  »


                • Laurent Simon 11 mai 11:07

                  @auteur « Terrorisés par les 500 000 fonctionnaires » de moins ? Je n’en suis pas sûr, malgré tout ce qu’ont essayé de faire croire de nombreux ’leaders’ de ’gôche’.
                  Je ne vois pas en quoi revenir à un nombre raisonnable est terrorisant, même pour les fonctionnaires qui du coup peuvent être mieux payés !

                  Voir l’ Allemagne (par exemple) où les résultats à l’école sont meilleurs, avec moins d’enseignants et mieux payés...

                  Voir par exemple (les articles sont très nombreux, voir le résultat sur Google :
                  https://www.google.fr/search?q=enseignants+allemands+mieux+payés%2C+moins+nombreux+qu’en+France) :

                  http://www.atlantico.fr/decryptage/education-depenses-publiques-enseignants-moins-payes-allemagne-jakob-hober-285398.html
                  http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/05/12/les-enseignants-francais-les-plus-maltraites-d-europe_4632364_4355770.html
                  http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20131205.OBS8574/et-si-on-payait-les-profs-4-000-euros-par-mois-comme-en-allemagne.html
                  http://www.ifrap.org/education-et-culture/le-systeme-scolaire-allemand
                  http://www.slate.fr/story/79032/profs-salaires-france-allemagne


                  • Lem Civa 11 mai 11:34

                    En lisant cet article (très bien écrit par ailleurs), j’ai eu comme l’impression de lire Le Figaro. Ou le Nouvel Obs. 


                    • Claire29 Claire29 11 mai 11:44
                      Cette élection a été une mascarade et Fillon n’avait aucune chance de gagner !
                      Non seulement Macron a bénéficié de la propagande énorme des médias qui a commencé juste après l’ouverture d’une enquête préliminaire par le PNF sur le pénélopegate mais il a aussi la chance d’avoir dans son entourage très proche Sébastien Auzières fils de Brigitte Macron,vice président de la société Kantar Health,société à capitaux qataris qui a racheté l’institut de sondage SOFRES ! 
                      Aucune investigation des fins limiers du Canard enchaîné,de Médiapart et du Monde sur les conflits d’intérêt qui sans doute expliquent la victoire de Macron inconnu il y a trois ans,victoire qui paraît-il étonne même à l’étranger ! 


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