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Accueil du site > Actualités > Politique > François Fillon, le seul candidat de la puissance française

François Fillon, le seul candidat de la puissance française

« Je ne suis pas un produit marketing, ma parole ne m’est pas soufflée par le microcosme, elle me vient de tous les Français qui m’ont fait partager leurs difficultés et leurs espoirs. J’ai ressenti leur peur du déclassement. Je suis porté par leur énergie, leur désir de justice. Je veux incarner la fierté d’une nation qui ne se laisse pas abattre. Je m’adresse à tous les Français. Il n’y a pas un peuple de droite contre un peuple de gauche. Il n’y a qu’un peuple, le peuple français, capable de toutes les grandeurs dès lors qu’on lui dit la vérité et qu’on lui fixe des buts clairs et justes. » (François Fillon, le 29 janvier 2017, à la Villette, Paris).



Le candidat à l’élection présidentielle François Fillon a tenu son premier grand meeting à la grande halle de la Villette, à Paris, le dimanche 29 janvier 2017 après-midi. Le succès a été très important puisque le jour même du second tour de la primaire socialiste, plus de quinze mille personnes sont venus assister à ce grand discours de François Fillon. En ce sens, l’événement a dépassé le meeting de son concurrent Emmanuel Macron à la Porte de Versailles de Paris le 10 décembre 2016.

Cette initiative, prévue pour relancer la campagne de François Fillon, est intervenue à un moment charnière de l’actualité politique : depuis cinq jours, critiqué sur l’emploi de collaboratrice parlementaire accordé à son épouse, François Fillon est apparu avec Pénélope au premier rang, déclarant sa flamme en public malgré la pudeur qui l’a toujours caractérisée. Toujours au premier rang, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Bernard Accoyer, Gérard Larcher, Bruno Retailleau, etc.

Avait-il raison d’évoquer ou pas cette "affaire" qui risquerait de lui miner chaque jour de campagne ? Pour Gérard Grunberg, il ne pouvait pas faire autrement, comme s’il n’y avait pas eu cette "affaire", sinon, il y aurait un trop gros décalage avec "l’opinion publique". Sur LCI le 30 janvier 2017, Thierry Saussez, ancien conseiller en communication de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, a estimé au contraire que François Fillon n’aurait pas dû réalimenter de lui-même cette "affaire", d’autant plus qu’il a donné des éléments très imprécis (tant sur l’emploi de ses enfants, ou encore son unique compte bancaire alors que les parlementaires sont obligés d’avoir un autre compte spécifique pour leurs dépenses durant leur mandat).

Sur l'emploi de Pénélope, l'ancien député (UMP) Christian Vanneste a considéré le 30 janvier 2017 ceci : « L’ombre portée sur la candidature de François Fillon n’entame pas mon soutien. Qu’il ait considéré comme légitime un accroissement de son revenu familial par le biais d’une épouse qui a partagé sa vie politique est un manque de rigueur assez représentatif du laisser-aller de nos mœurs parlementaires. N’y ayant nullement participé, je crois avoir le droit de dire que cette faille est sans proportion avec l’enjeu, le redressement du pays. Ni Richelieu, ni Mazarin n’ont négligé leurs intérêts propres, mais ils ont fait la grandeur et la fierté de la France. ».

Le meeting a commencé à 15 heures en présence de François Fillon (il n’est pas seulement venu pour parler mais aussi pour écouter). Avant son discours de plus d’une heure qui a commencé vers 16 heures 30, il a en effet écouté les orateurs qui l’ont précédé, dont Virginie Calmels (première adjointe au maire de Bordeaux), François Baroin (sénateur-maire de Troyes), dont les propos furent très combatifs et mobilisateurs, Valérie Pécresse (présidente du conseil régional d’Île-de-France) et enfin Jean-Christophe Lagarde (député-maire de Drancy), président de l’UDI, qui est venu apporter la caution des centristes de l’UDI à la candidature de François Fillon.

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J’ai trouvé excellent le discours de François Fillon de la Villette (texte intégral ici), et je ne suis apparemment pas le seul puisque même Laurent Joffrin, de "Libération", l’a écrit le 30 janvier 2017 : « Le bon discours de François Fillon à la Villette pourra-t-il le sauver ? Le candidat LR a multiplié les formules bienvenues, les envolées électrisantes et les confessions tout en retenue vibrante. ».

Si le discours a ressemblé un peu à un catalogue à la Prévert, où François Fillon a abordé tous les thèmes politiques, y compris ce qui concernait sa propre épouse, il a donné un aperçu très large de ses thèmes de campagne. Il est le seul à proposer une telle cohérence dans l’offre présidentielle actuelle. Il veut encourager la France de l’excellence, sans renier son passé et sans insulter son avenir. Il considère qu’il faut être fier de la France pour pouvoir faire encore de grandes choses. Il faut redonner le sens des valeurs.


L’Europe

La minute d’émotion fut lorsqu’il évoqua les tragédies de l’histoire européenne : « Il y a eu sur mon chemin, des instants qui ne s’oublient jamais. Jamais ! Le camp d’Auschwitz, au côté de Simone Veil. Nous étions tous les deux et Simone me murmurait ce qu’elle avait vécu à 16 ans, dans cet enfer. Cette visite aussi du cimetière de Verdun, parmi ces milliers de croix blanches. Chaque croix porte un nom, chaque nom parle d’une vie donnée à la France. ».

Proche de Philippe Séguin, François Fillon, dans son passé, n’a jamais montré qu’il était un adepte enthousiaste de la construction européenne. Par ailleurs, il a toujours cultivé sa différence en prônant des relations de respect avec la Russie de Vladimir Poutine.

L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche à Washington bouscule complètement les idées reçues. En France, ce sont ceux qui étaient les plus anti-américains (notamment l’extrême droite) qui étaient favorables à l’élection de Donald Trump. Il y a donc une sorte de front renversé où il va être assez facile, aujourd’hui, d’être anti-américain s’il s’agit de s’opposer aux décisions d’un Président visiblement sans nuance et sans concession. Ce fut cette même incohérence à laquelle s’est heurté le futur résistant Daniel Cordier, alors maurrassien enthousiaste parce que nationaliste : il n’a pas compris pourquoi le chef des nationalistes français avait accepté la collaboration avec l’ennemi.

Donald Trump, qui a reçu Theresa May, la Premier Ministre britannique, le 27 janvier 2017, a applaudi le référendum sur le Brexit et voudrait le délitement complet de l’Union Européenne pour ne pas avoir affaire à une puissance européenne face aux États-Unis. Peu portée à la nuance et à la subtilité, cette stratégie est assez transparente. Aux Européens, donc, de réagir et de mieux s’organiser, notamment sur le plan militaire.

C’est cette idée qu’a voulu développer François Fillon. Si c’est pertinent sur le fond, c’est aussi assez habile sur le positionnement : il se place avec un regard critique sur l’Europe actuelle, mais affirme haut et fort la nécessité de poursuivre la construction européenne. Cela peut donc rassembler dans les deux camps, les eurosceptiques comme les partisans de la construction européenne.

François Fillon a constaté : « Et puis, il y a l’Amérique de monsieur Trump, qui semble-t-il, a décidé de faire céder quiconque ne se plierait pas à ses intérêts. Les Américains sont nos alliés et nos amis, mais la France n’est vassale de personne et il est temps que l’Europe se réveille. ».

Première raison de renforcer la construction européenne : « Nous sommes 66 millions de Français dans un monde de 7 milliards d’habitants. Personne ne nous fera de cadeaux. Notre seule marge de manœuvre réside dans notre capacité à nous rassembler, à travailler plus, à travailler tous, à nous saisir de toutes les potentialités scientifiques et technologiques dont l’esprit français est capable. ».

Autre raison, la souveraineté de la France (oui, la France préservera mieux sa souveraineté au sein de l’Europe qu’isolée) : « Notre marge de manœuvre est dans notre inflexible volonté d’être souverain, écouté et respecté de par le monde. Être debout ou à genoux : voilà la question. Ma réponse est claire : debout toujours, à genoux, jamais ! Je veux, avec vous, faire de la France une puissance gagnante. ».

Son programme européen est ambitieux : « L’Europe doit être pour la France un amplificateur de souveraineté. Je ne parle pas de l’Europe technocratique avec ses normes byzantines. Je parle de l’Europe des nations, unies pour défendre la civilisation européenne. Je me bats pour une Europe politique concentrée sur ses priorités stratégiques. Une Europe appuyée sur l’euro, qui doit devenir un atout entre les mains d’u gouvernement économique européen. Je milite pour une Europe qui tient ses frontières (…). Une Europe de l’innovation et du numérique qui ferait des Européens la première puissance technologique du monde. (…) Dans les échanges commerciaux, je suis pour la réciprocité, pas pour la naïveté. Y compris entre nous, Européens. (…) Si je suis élu, je renégocierai de fond en comble la directive sur les travailleurs détachés (…). Donnons force à une Europe de la culture. J’ai lancé l’idée d’un grand musée à Strasbourg, exposant les chefs d’œuvre européens. La culture irrigue la vie, l’Europe a besoin de vie ! Je veux une Europe de la défense, dans laquelle chaque État, y compris l’Allemagne, prendra sa part du fardeau de l’effort militaire. ».


La libération des énergies

S’il devait n’y avoir qu’un seul slogan, François Fillon, qui a toujours été très réticent aux slogans simplistes habituellement utilisés durant les campagnes présidentielles, a concédé que ce serait celui-ci : la France libre !

Une tirade que n’aurait pas reniée Nathalie Kosciusko-Morizet : « Nous allons faire ce que nous n’osons pas faire depuis trop longtemps : faire confiance à l’énergie française. Nous allons nous détacher de cette chape de plomb idéologique qui a piétiné le goût du travail, piétiné la récompense du mérite, piétiné ce qu’il y a de plus lumineux en nous : la liberté. La liberté, c’est le carburant des sociétés vivantes. (…) Le devoir de l’État, c’est aujourd’hui de rendre les choses possibles (…). Le monde vertical d’autrefois disparaît sous nos yeux. Un monde nouveau se dessine, fait de mille initiatives, un monde où d’autres solidarités apparaissent, où la créativité est décisive. (…) Nous allons faire de notre pays celui de l’audace, plutôt que celui de la bureaucratie, le pays qui investit dans l’avenir plutôt que d’étouffer sous sa dette, le pays du dialogue social plutôt que celui des oukases syndicaux, le pays des initiatives plutôt que celui des circulaires. D’une société où tout est nivelé, figé au nom d’un misérabilisme mou, nous passerons à une société d’engagés et d’engagements. ».

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Le financement de l’innovation est aussi une préoccupation cruciale du candidat LR : « Nous effectuerons une marche de fond pour améliorer tous les facteurs de production, du travail à l’innovation en passant par le financement. Je veux plus de confiance pour ceux qui font tourner les moteurs de l’économie française. Je préfère valoriser les investisseurs français plutôt que de ramper devant les fonds de pensions étrangers et ceux de pays soupçonnés d’aider les totalitarismes islamiques. ».


La fracture sociale

Un thème essentiel pour le candidat contesté pour les efforts qu’il voudrait demander aux Français. Le but de ses réformes, c’est de permettre à tous les Français d’avoir un emploi, la seule voie pour éradiquer la pauvreté et la précarité. Il ne faut donc pas travailler moins, comme le propose la gauche, notamment Benoît Hamon, mais travailler plus. C’est avec des activités nouvelles que la France renouera avec la croissance et la prospérité, pas en partageant la pénurie.

C’est en fait la clef du programme de François Fillon, le but général, l’obsession même : « La meilleure politique sociale, c’est celle qui donne du boulot ! ».

François Fillon a ainsi présenté quelques mesures pour renforcer le pouvoir d’achat des Français. Une baisse des charges salariales qui ferait augmenter mécaniquement les salaires de 250 euros par an (500 euros pour un ménage). Une revalorisation de plus de 300 euros par an pour les pensions de retraite inférieures à 1 000 euros, d’au moins 600 euros par an pour les "petites pensions de réversion". Ce sont certes des mesures d’assez faible portée pécuniaire.

François Fillon est l’un des rares candidats à se soucier de la vie des personnes en situation de handicap ou de dépendance. Cela concerne pourtant 8 millions de personnes en France : « Je pense à ces familles qui doivent être soutenues à domicile, à ces enfants qui doivent pouvoir être scolarisés comme les autres, qui doivent pouvoir être pleinement respectés. J’aime la phrase de Saint-Exupéry : "Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis". ».

À cet égard, il a rendu un hommage très appuyé à Jacques Chirac qu’il a fait ovationné pour avoir mis le handicap le 14 juillet 2002 parmi les priorités de son dernier mandat.

Je rappelle aussi que sa visite d'un centre Emmaüs (créé par l’abbé Pierre) le 3 janvier 2017 a montré l’importance de sa préoccupation sociale dans sa campagne : « J’ai rencontré plusieurs fois ces dernières semaines des membres d’Emmaüs. Mes parents en étaient. La générosité et l’humilité de ces bénévoles est une leçon. ».

Il est le seul à vouloir se battre réellement contre la pauvreté et propose le même long terme qu’une programmation militaire : « Il y aura une loi de programmation pour la guerre contre la pauvreté. ».


Contre deux caricatures de son programme

François Fillon a voulu aussi corriger toutes les caricatures qu’on a pu faire de lui sur la fonction publique : « Mon but, ce n’est pas de réduire des postes pour le plaisir. Mon but, c’est de rendre efficaces nos structures publiques souvent vieilles, empilées les unes sur les autres… Je suis l’ennemi de la bureaucratie, mais je ne suis pas celui des fonctionnaires ! Il y a peu de tâches aussi nobles que celles du professeur, de l’infirmière, du magistrat, du soldat, du policier. Je respecte ceux qui ont voulu, lorsqu’ils étaient jeunes, que l’intérêt public leur serve de boussole. C’est à eux aussi que je pense. Le discrédit de l’État bureaucratique rejaillit sur eux et c’est profondément injuste. Je leur rendrai leur fierté. ».

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L’autre mise au point a concerné son projet sur la sécurité sociale : « On m’a fait le procès de vouloir mettre à mal notre assurance maladie et notre système de soins. C’est faux ! Je veux une santé de qualité accessible à tous. Ce que je dénonce, c’est la langue de bois de ceux qui se fichent des déserts médicaux, qui se fichent des pathologies non remboursées, qui se fichent des urgences débordées, qui se fichent de savoir que les personnels médicaux sont à bout, qui se fichent de savoir que la médecine libérale en a marre d’être maltraitée, et puis, qui se fichent des déficits. Les fossoyeurs de la sécurité sociale sont ceux qui s’opposent à toute réforme. (…) Je veux une santé pour tous, une santé capable de répondre au vieillissement de la population et au prix croissant des nouveaux médicaments. Et pour cela, j’agirai, en concertation avec les professionnels de la santé. ».


L’éducation

La colère sur la situation actuelle catastrophique de l’école : « Je suis en colère quand j’entends la gauche et les pédagogues qui persévèrent dans l’erreur et l’autosatisfaction. Pour l’apprentissage des mathématiques, nous étions les premiers il y a vingt ans. (…) Nous sommes en queue de peloton de l’Europe. Où seront nos ingénieurs, et quel sera leur niveau ? Et quel sera le rang de la France ? La gauche a fait passer l’idéologie avant le savoir. Elle a fait passer l’endoctrinement avant l’intelligence. Elle s’est attaquée à tout ce qui était synonyme d’excellence. Je comprends les enseignants qui ne se reconnaissent plus dans ce système opaque qui les traite comme des rouages d’une idéologie fumeuse. ».

François Fillon supprimera la réforme des rythmes scolaires imposée aux familles, aux écoles et aux municipalités, et laissera les communes libres de s’organiser.

Je ne suis pas convaincu, en revanche, par le port de l’uniforme qui sera forcément vécu comme un retour à soixante ans en arrière : « L’école de la République, symbolisée par le port d’un uniforme scolaire donnant à tous les élèves, quelles que soient leurs origines, le goût d’être ensemble, tous égaux. ».


Enfin, ses adversaires politiques

Pour François Fillon, aidé du grand écrivain gaulliste, ses adversaires sont les gauches : « André Malraux disait : il y a quatre gauches, dont l’extrême droite. Il avait raison. Nous y sommes. ».

La première gauche : « la gauche pure et dure, rouge de chez rouge », c’est « Mélenchon, le Fidel Castro de YouTube ! ».

La deuxième gauche : « c’est la gauche socialiste, c’est tout l’équipage des naufragés du Titanic hollandais qui viennent de s’entredévorer sur le radeau de la Méduse des primaires. (…) Plus la réalité les met en déroute, plus ils ont foi dans leurs dogmes. Ils promettent des milliards de dépenses. Ils proposent de travailler moins et de rêver plus. Ils n’ont rien compris. Ils n’ont rien appris. ».

La troisième gauche : « C’est Macron. (…) Il fait croire qu’il est seul et qu’il vient de nulle part ; en réalité, il a fait le programme de monsieur Hollande, mais aussi une grande partie de sa politique…. (…) Macron, c’est le sortant, Macron, c’est le bilan de Hollande. Macron, c’est surtout le prototype des élites qui ne connaissent rien à la réalité profonde de notre pays ! ».

Enfin, la quatrième gauche : « C’est le Front national. Sortie de l’euro, abaissement de l’âge de la retraite à 60 ans, augmentation du salaire minimum, recrutement illimité de fonctionnaires : le programme du FN, c’est de la dépense publique à n’en plus finir, c’est le programme du parti communiste des années 70 ou celui du front de gauche ! ».

Poursuivant son attaque contre l’extrême droite : « Pendant des années, le FN a dit qu’il fallait préférer l’original à la copie. Eh bien, aujourd’hui, l’original, c’est Jean-Luc Mélenchon, et la copie, c’est Marine Le Pen ! C’est la vieille politique de l’endettement irresponsable, des chèques en bois. C’est une politique de la ruine (…). Le FN refuse toute comparaison et toute compétition, mais l’histoire du monde est un combat et faire cavalier seul, c’est la garantie de descendre en deuxième division. ».


Ordre et chaos

Lors du discours au Bourget le 22 janvier 2012, François Hollande avait laissé dans les mémoires son combat contre la "finance internationale". Il avait auparavant déclaré vouloir "réenchanter le rêve français". La phrase sans doute qui restera du discours de la Villette de François Fillon sera celle-ci : « Eh bien, moi, je veux remettre de l’ordre dans le chaos français ! ».

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Remettre de l’ordre pour refaire de la France un pays d’excellence et de mérite : « Être une grande nation, ce n’est pas être isolé du monde, c’est avoir une position éminente dans la hiérarchie des puissances planétaires. C’est être capable de soutenir la comparaison. ».

C’est cela, être patriote et aimer son pays, c’est vouloir le meilleur pour lui, et c’est lui en donner les moyens. François Fillon, touché par une si forte mobilisation à son meeting, avait d’ailleurs proclamé : « À vous, je fais le serment de donner tout ce qu’un patriote peut donner à son pays. Je vous donnerai tout : ma détermination, ma vaillance, ma volonté de vaincre. ». L’utilisation du mot "patriote" était délibérée. Les responsables politiques auraient intérêt à se réapproprier ce mot et à ne pas le laisser à l’usage exclusif du Front national.

Rejetant le terme de conservateur (le contraire du réformiste), François Fillon, enfin, s’est estimé avant tout un partisan du mouvement : « La France qui nous a été léguée, celle que nous avons le devoir de transmettre, ce n’est ni un musée de l’histoire, ni une agence des droits. C’est une tradition du mouvement, de la conquête. ».


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (01er février 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Discours de François Fillon à la Villette le 29 janvier 2017 (texte intégral).
François Fillon combatif.
Boule puante.
François Fillon, gaulliste et chrétien.
Qu'est-ce que le fillonisme ?
Programme de François Fillon pour 2017 (à télécharger).
Discours de François Fillon à Sablé le 28 août 2016 (texte intégral).
Discours de François Fillon à Paris le 18 novembre 2016 (texte intégral).
François Fillon, pourquoi est-il (encore) candidat en 2016 ?
Débat avec Manuel Valls.
Force républicaine.
Discours du 30 mai 2015 à la Villette.
Philippe Séguin.

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83 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 1er février 13:42

    Bonjour, Sylvain

    A quoi bon parler du programme de Fillon et de sa capacité à redresser la France (en l’occurrence opinion d’un auteur très marqué à droite) ? L’actuel candidat de LR est cramé, et seuls ses porches soutiens politiques font semblant d’y croire encore. On se met d’ailleurs à la place de certains d’entre eux : après avoir soutenu Juppé ou Sarkozy puis rallié Fillon par opportunisme de carrière, la chute de leur nouveau mentor les mettrait dans une situation tout à la fois inconfortable et ridicule.

    Il faut bien se rendre à l’évidence : les dégâts sont irréversibles comme ont pu le mesurer les élus LR dans leur circonscription.

    Et ce n’est pas le sondage Elabe du jour qui va panser les plaies de la droite : avec 19 à 20 % des voix, Fillon serait éliminé par Macron (22 à 23 % des voix) dès le 1er tour. Même Hamon, avec 16 à 19 % des voix, reviendrait en embuscade ! Comble de l’horreur pour LR, ce sondage a été réalisé avant les nouvelles révélations du Canard enchaîné et avant que l’on apprenne que les policiers n’ont trouvé à l’Assemblée nationale ni badge d’accès, ni compte de messagerie professionnel, ni contrat de travail !!! 

    A la place des élus LR, j’appliquerais dès maintenant le plan B ! smiley


    • LE CHAT LE CHAT 1er février 14:09

      @Fergus
      Macron , le candidat soutenu par Laurence Parisot , quel plaisir que nous auront à voir la CGT et toute la gôôche appelant à voter pour lui au second tour ! les masques vont tomber !


    • mac 1er février 14:12

      @Fergus
      Le plan B du grand patronat ne serait-ce Macron ?
      Il semblerait que les oligarques aient choisi leur poulain et ils n’ont pas fini de lui donner la parole dans leurs médias et de le faire figurer à la une de leurs hebdomadaires, publicité subliminale oblige...
      Ses soutiens ont des faux airs de la bande du Fouquet’s en 2007 et si ça n’interpelle pas l’électeur quelque part c’est qu’il n’a que ce qu’il mérite...


    • Fergus Fergus 1er février 14:16

      Erratum : dans mon commentaire ci-dessus, je cite « 16 à 19 % » pour Hamon dans le sondage Elabe : il faut lire 16 à 17 % ! 


    • Fergus Fergus 1er février 14:20

      Bonjour, LE CHAT

      Au 2e tour, une grande partie de l’électorat ne vote pas pour un (ou une) candidat (e), mais contre celui (ou celle) qui lui semble le plus dangereux pour le pays. Il en a toujours été ainsi.


    • mac 1er février 14:33

      @Fergus

      Et comme toute la machine médiatique est en marche pour nous faire un Macron/ Le Pen au deuxième tour, les gens voteront en coeur pour Macron puisqu’on leur aura fait comprendre qu’il est le moins dangereux et les oligarques propriétaires des grands médias seront bien heureux ainsi que les imbéciles qui réaliseront qu’ils se sont encore une fois fait voler leur vote...



    • Alren Alren 1er février 17:24

      @mac

      Le plan B du grand patronat ne serait-ce Macron ?

      Sans doute, mais sûrement dans leur esprit, faute de mieux. Car Macron a été le ministre du très honni Hollande et bon nombre d’électeurs ne l’ont pas oublié.
      Leur premier choix était clairement Juppé.

      Espérons qu’ils feront la bêtise de trop le montrer dans leurs médias : cela risque d’être contre-productif, en déclenchant des révélations inédites sur le bonhomme et un flux de réactions hostiles sur le net.


    • Le421 Le421 1er février 18:49

      @LE CHAT
      Hum...
      Faudrait arrêter de fumer la moquette mon ami.
      Le « peuple de gauche », un, ce n’est pas le PS - encore que des militants ont mis en tête Hamon qui est un frondeur, mais vous verrez qu’il va devoir baisser son froc* sans tarder !! - et deux, si vous voyez un seul sympathisant FI voter pour Macron...
      Y’à qu’à croire !!

      *Ce qui va encore en amener certains, au PS, à voter Mélenchon. A noter que c’est déjà le cas. Et sans état d’âme !!


    • wesson wesson 2 février 02:17

      @Fergus
      Juste pour continuer sur les sondages, et cette nouvelle livraison, peut-être serez-vous intéressé par le calcul des coefficients, et comment cela nous amène aux chiffres actuels. 


      Dans la notice des sondages, il est précisé que ces pondérations sont établies selon les résultats à l’élection présidentielle de 2012, puis les résultats de la dernière élection (régionales), et enfin quelques pondérations sociologiques. Voilà une méthode qui pourrait être employée : 

      Ainsi pour Mélenchon, en 2012 il a fait 11%, et aux régionales, le FG a fait 4.5%. Une dynamique fortement baissière qui lui vaut un coefficient faible, probablement entre 0.7 et 0.8

      Pour Le Pen en 2012 c’était 18%, aux régionales 28%, donc une forte dynamique qui doit lui valoir un coefficient important, genre 1.4

      Pour le PS, 28% en 2012, 36% aux régionales, là encore une progression qui donnera un bon coefficient, qui sera même peut-être aussi artificiellement augmenté pour un bonus nouveauté. J’estime que cela doit tourner aux environs de 1.8

      Pour Fillon, je ne vais pas traiter le cas, il est objectivement carbonisé, je ne voit pas comment il pourrait continuer à se maintenir dans la course, sauf à faire perdre son camp à coup sûr.

      Et pour Macron, il n’as aucune référence précédente mais en définitive il vient d’un gouvernement PS, donc on peut reprendre au moins en partie la pondération très positive. J’estime cela à 1.5

      selon ces hypothèses, ça nous donnerai : 

      Le Pen 20% brut (au lieu de 27%)
      Hamon 9% brut (au lieu de 16%)
      Macron 15% brut (au lieu de 22%)
      Mélenchon 14% brut (au lieu de 10%)

      Et quand je voit ces chiffres, ils me paraissent autrement plus plausibles que ceux que l’on nous as fourni jusqu’à maintenant. 

      Voilà, c’est une manière de pondérer des résultats avec une méthode basé sur les élections précédentes, et qui changent du tout au tout le sens des dynamiques. 

      Peut-être que ces hypothèses sont fausses, mais comme les instituts de sondages se gardent bien de communiquer les réponses brutes à leurs enquêtes, on ne peut totalement réfuter cette approche.




    • Fergus Fergus 2 février 09:01

      Bonjour, wesson

      J’ai discuté un jour avec un scientifique apolitique qui a tenté de m’expliquer les mécanismes de pondération utilisés par les enquêteurs. Je n’ai pas tout compris du processus, sinon que les données brutes n’ont aucune pertinence en elles-mêmes.

      Je ne veux pas dire par là que je fais une confiance absolue aux résultats d’enquête publiés par les instituts, mais je les crois quand même relativement fiables, l’intérêt des instituts n’étant pas de se ridiculiser en publiant n’importe quoi.

      Je note d’ailleurs que les chiffres rendus publics hier par l’institut Ifop-Fiducial vont grosso modo dans le même sens que Fiducial, en l’occurrence avec un Macron donné quasiment à égalité avec Fillon (20 % contre 21 %) mais handicapé par une candidature Bayrou. L’ensemble des deux placerait Macron à égalité avec Le Pen à la 1ere place, aux alentours de 24 %. Pour ce qui est de Hamon et Mélenchon, ils sont respectivement à 18 % et 9 %. Mais le candidat socialiste bénéficie sans doute d’un effet primaire appelé à s’estomper.

      A suivre...


    • jmdest62 jmdest62 2 février 11:04

      @Fergus
      " l’intérêt des instituts n’étant pas de se ridiculiser en publiant n’importe quoi.« 
      Ils n’ont rien à craindre de ce côté là ..il leur suffit de réinterpréter la question posée , de dire que l’électorat est très »volatil« .....et hop ! on passe au sondage suivant.
      et puis , ça »brasse« tellement en ce moment ....................les journaleux , les éditocrates et les chroniqueurs sont »à la manoeuvre" pour nous commenter tous ces jolis sondages.
      Juste un exemple : Europe1 1er février ....et Europe1 le même jour
      amusant Non ?
      @+


    • covadonga*722 covadonga*722 1er février 13:47

      yep encore un article de cet auteur que l’on peu résumer ainsi 


      . Tout à coup une porte s’ouvre : entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime.

      Chateaubriand 

      • Richard Schneider Richard Schneider 1er février 16:41

        @covadonga*722
        Excellent ....


      • devphil devphil 1er février 13:50

        Il n’a pas parlé d’intégrité dans son discours ?  smiley

        Il préfère garder ce sujet pour les juges   smiley

        Philippe

        • mac 1er février 13:53

          Un gaulliste qui à terme braderait la sécu à des fonds de pensions apatrides, pour qui le rôle régalien de l’état s’arrêterait peut-être à la police et à la justice et qui laisserait le reste (santé, éducation, recherche...) à des sociétés cotées en bourse ayant pour seul but le profit à très court-terme ou la spéculation ?

          Vous avez dit gaulliste ?

          De Gaulle a ramené la France dans la cour de grands alors qu’elle n’était presque plus rien en 44 et encore pas grand chose en 58 ( ONU, spatial, aéronautique, industrie militaire indépendante, industrie de pointe...)

          Pour ses successeurs et leurs premiers ministres je ne vois pas trop la grandeur de la France et peut-être même pour certains une politique ayant un peu conduit à une sorte d’annexion par des puissances étrangères…


          • devphil devphil 3 février 11:57

            @mac


            Ce n’est pas grandeur de la France qu’il voit mais la grandeur de leur avantages.

            Servir la France comme De Gaulle l’a fait est devenu Se servir de la France 

          • Alex Alex 1er février 13:56

            @fergus

            Vos remarques me semblent justes, mais je note cette phrase visant l’auteur  : « en l’occurrence opinion d’un auteur très marqué à droite ? ».
            On pourrait vous l’appliquer et rejeter vos arguments et opinions au prétexte qu’ils viennent d’un auteur non seulement très marqué à gauche, mais qui approuve sans arrêt deux auteurs dont l’honnêteté est plus que douteuse (je reste modéré) ?

            • Fergus Fergus 1er février 14:24

              Bonjour, Alex

              Vous amalgamez mes opinions politiques - qu’il m’arrive très souvent d’exprimer - et le regard que je pose sur des analyses politiques qui me semblent justes, qu’elles viennent de la gauche radicale, de la fausse gauche socialiste, du centre ou de la droite !


            • beo111 beo111 1er février 14:00

              Fillon c’est du vent.

              C’est le gars qui dit qu’il veut se rapprocher de la Russie mais qui ne veut pas sortir d’une alliance militaire contre la Russie.


              • ZenZoe ZenZoe 1er février 14:16

                "J’ai rencontré plusieurs fois ces dernières semaines des membres d’Emmaüs. Mes parents en étaient. La générosité et l’humilité de ces bénévoles est une leçon."

                M. Fillon est absolument réfractaire aux leçons.


                • zygzornifle zygzornifle 1er février 14:17

                  Vu son passé s’il est aux rennes de la nation il faudra une équipe de spécialistes incorruptibles se relayant pour le surveiller 24h sur 24 , on voit bien que c’est un vrai Ripouxblicain qui a suivi les Chirac, Juppé, Sarko roi de la magouille ....


                  • Le421 Le421 1er février 18:53

                    @zygzornifle
                    5 ans de stage, ça marque !!

                    Non mais c’est incroyable !!
                    Les gens sont tellement timorés qu’ils ont oublié qu’il était chef du gouvernement il y a moins de cinq ans...


                  • Yvance77 Yvance77 1er février 14:20

                    La seule possibilité de s’en sortir est de dire qu’une galloise a gagné le jackpot à l’EUROFILLON


                    ... tous ces connards chez LR seraient capable de le croire !

                    • zygzornifle zygzornifle 1er février 14:23

                      DSK est le seul représentant de la puissance Française il n’y a qu’a voir le nombre de nanas qu’il a retourné .....


                      DSK président et Dédé la Saumure son chargé de clientèle .....

                      • ZenZoe ZenZoe 1er février 14:30

                        Le discours de Fillon était effectivement excellent.
                        Dommage qu’il ait été porté par Fillon.


                        • oncle archibald 1er février 14:43

                          @ZenZoe : pas mieux ! Un excellent discours, mais le hic c’est que plus personne ne l’écoute !


                        • zygzornifle zygzornifle 1er février 18:26

                          @ZenZoe


                           faudrait peut être élire celui qui lui a écrit son discours ....

                        • oncle archibald 1er février 20:15

                          @zygzornifle :il paraît que c’est sa femme qui écrit ses discours.


                        • Gavroche 1er février 14:41

                          Bonjour

                          « Fillon, le seul candidat de la puissance française »
                          Voilà ,un titre éclatant mais de quelle puissance s’agit-il ?

                          C’est la puissance militaire ?
                          la puissance en faveur du social et des travailleurs ?des pauvres ?
                          en faveur du service public ? 
                          en faveur du CAC 40 et de la mondialisation ?
                          En faveur du rayonnement culturel ?

                          Bref, chaque catégorie sociale a ses préférences en fonction de ses intérêts. Il y aura toujours un bon candidat pour les uns qui sera considéré mauvais pour d’autres.
                          Le mieux : 
                          analyser le programme proposé, voir dans ce programme ce qui est crédible et réalisable, le comparer avec le programme des autres candidats et enfin choisir celui qui correspond aux aspirations de chacun, de préférence honnête et pas voyou.

                          Concernant Mr Fillon, quatre candidats de remplacement sont déjà en train de piaffer chez les LR. Il n’a donc aucune chance d’être en lice.

                          Bonne journée.

                          • ZenZoe ZenZoe 1er février 14:44

                            Et puis il y a Mme Fillon, réfractaire aux Français :
                            « Quelquefois je suis exaspérée par les Français, ils ont tendance à se croire supérieurs aux autres... Ce sont les petites choses qui m’agacent, le manque de politesse sur la route, dans les files d’attente. Tout le monde pense que les Britanniques sont froids et antipathiques, mais les Français ne sont pas particulièrement chaleureux ni accueillants au début. »
                            (extrait traduit et adapté par moi de son entretien avec The Telegraph en 2007, entretien qui vaut son pesant d’or soit dit en passant).


                            • Fergus Fergus 1er février 16:23

                              Bonjour, ZenZoe

                              Dans le genre il y a eu pire avec Carla Bruni qui, à plusieurs reprises, a dit qu’elle n’aimait pas les Français. Manifestement, elle préférait les Hongrois ! smiley

                              Pour ce qui est de « se croire supérieurs aux autres », les britanniques ne sont pas mal non plus. Toujours le problème de la paille et de la poutre.


                            • PiXels PiXels 2 février 12:28

                              Fergus
                              .
                              .
                              « Pour ce qui est de « se croire supérieurs aux autres », les britanniques ne sont pas mal non plus. Toujours le problème de la paille et de la poutre. »
                              .
                              C’est bien connu !

                              Sinon, en cas de besoin pour ses futures brillantes analyses je propose à Fergus :.
                              .
                              « Les belges sont un peu neuneus »
                              .
                              « Les chinois sont fourbes (et ont une petite b..e) »
                              .
                              « Les italiens sont des mafiosi »
                              .
                              « Les arabes sont des voleurs »
                              .
                              « Les français ne se lavent pas... sont toujours en grève... sont des magouilleurs...des feignants.... »
                              (même pour les « clichés » les français font mieux que les autres smiley )
                              .
                              « Les ... ah non, là je ne voudrais pas qu’il ait d’ennuis »
                              .
                              C’est d’autant plus « savoureux » que quelques commentaires plus haut, Fergus reprochait à Alex de faire des « amalgames »
                              .
                              « Vous amalgamez mes opinions politiques  ».
                              .
                              Donc « finalement », il a raison Fergus :
                              .
                              « Toujours le problème de la paille et de la poutre. »


                            • Etbendidon 1er février 15:03

                              Et bé il s’en donne du mal ragoto
                              Quel boulot pour sortir que des poncifs
                              il a oublié l’essentiel
                              Fifi le fripon a pris comme avocat Antonin Lévy
                              Et savez-vous qui il est ?????????
                              Et ben je vous le donne en MILLE
                              C’est ........
                              ....... Fils de BHL
                               smiley  smiley  smiley


                              • Fergus Fergus 1er février 16:30

                                Bonjour, Etbendidon

                                « Fils de BHL »

                                Mais également avocat des clandestins. D’où son intérêt pour la clandestine de l’Assemblée nationale et de la revue des Deux mondes. smiley


                              • Buzzcocks 1er février 15:11

                                Je préfère valoriser les investisseurs français plutôt que de ramper devant les fonds de pensions étrangers et ceux de pays soupçonnés d’aider les totalitarismes islamiques.

                                Visiblement 2F Consulting, ne rechigne pas trop à travailler avec des investisseurs étrangers pour des « expertises ». Bref, ce type est financé par des puissances étrangères, ce qui en fait un obligé.

                                Foutez moi ce mec à la poubelle. Il n’est plus crédible pour rien.


                                • Le421 Le421 1er février 18:55

                                  @Buzzcocks
                                  Pas mieux.
                                  Ah si !!
                                  Dehors le clown !!  smiley


                                • eric 2 février 07:45

                                  @Le421

                                  Plus fort que le monde et le canard reunis !. Pour le moment, ils se plaignent de ne pas encore avoir touve la preuve que Fillon aurait travaille « pour des puissances etrangeres ». Et pourtant, le Monde a fouille jusqu’au Kazakhstan.... Bon, je ne crois pas que cela vous sauvera. Les gauches sont rejetees par entre 60 et 70% de l’electorat. En gros, elles sont reduites a ceux qui croutent de l’argent public directement ou indirectement. Les journaleux par exemple se souviennent que Sarko avait tente qu’ils payent des impots comme tous le monde. Heureusement, Hollande avait retablit leurs privileges. La capacite de nuisance de ces castes est considerable. Ils sont tres motives. Il s’agit de defendre leurs privileges. Mais cela finit toujours par casser. Ici, ils tentent de remplacer le vote par les juges, moraux ou judiciaire. Mais la nature a horreur du vide. La catastrophe genralisee ou les gauches unies ont fait descendre notre pays entrainera peut etre la disparition finale de certaines coquilles de gauche. PS, PC, mais les isolats sociologiques qui les peuples existeront sous une autre etiquette. Macronistes ? On leur souhaite quand meme de ne pas descendre aussi bas pour survivre, mais on peut dors et deja etre sur que le cas echeant, Melenchon appelera a voter.... Peut etre meme une victoire en 2017 ? Peu vraisemblable, mais qui sait. De toute facon, ce serait reculer pourmieux sauter. La gauche unie hollandaise a deja prouve que chercher a gouverner un pays contre 60%du peuple grace a de la com. Des magouilles, des alliances contre nature et du clientelisme, cela ne fonctionne pas. Mais de la meme facon, les 60 a 70%d’electeurs qui vont finit par voter pour n’importe qui du moment qu’on leur promet de ne plus subir les jargons des mediocres classes moyennes a statut des castes de gauche ne disparaitrons ni avec Fillon, ni avec Le Pen.

                                  Je serai a gauche, je voterai Fillon. Faute de quoi on aura Trump, mais a la francaise. Pas avec le cote apaise de la democratie americaine....

                                  N’oublions pas qu’aujourd’hui, les corps constitues mentent dans les sondages. A les ecouter, seuls 60 a 70 % des flics en age d’exercer voteraient FN... ! Si les magouilles de gauche parvenaient encore a fausser les choix du peuple, nul doute que la fois suivante, c’est avec un plIsir certains que les defenseurs institutionels des valeurs republicaine, s’empresseraient de retablir l’ordre republicain contre ceux dont on sait deja qu’ils contesront les choix democratiques.


                                • Buzzcocks 2 février 10:21

                                  @eric
                                  Vous avez parfaitement le droit d’être de droite, et vous pouvez aussi avoir le droit à pouvoir voter pour un candidat qui ne soit pas un escroc.
                                  Fillon a admis employer sa femme et ses enfants... et elle, elle a crié partout ne pas faire de politique.
                                  Partant de là, je ne sais même pas pourquoi il continue. Il est grillé.

                                  Et quand on a, comme programme : « du sang et des larmes pour redresser le pays » (pourquoi pas, le peuple peut effectivement trouver ce programme séduisant), il faut un mec clean pour le mettre en pratique, pas un escroc qui a gavé ses proches d’argent public.
                                  Si vous reprochez à Hollande de gouverner avec 60% du pays contre lui, Fillon aura aussi bien du mal à trouver une légitimité.

                                  Ensuite, quand les journaux anglais titrent « Pourquoi Fillon ne part pas ? parce que c’est la France »... on passe encore une nouvelle fois pour un pays corrompu. Le message est catastrophique. Donc si Fillon était patriote, il se retirerait tout seul.

                                   


                                • docdory docdory 1er février 15:22

                                  @ Sylvain Rakotoarison

                                  Gouverner, c’est prévoir. Or, il ne faut pas être un voyant extra-lucide pour savoir qu’à notre époque, tout finit par se savoir. Fillon n’a pas prévu : il ne gouvernera donc pas !
                                  Une assistante parlementaire, c’est un peu la même chose qu’une secrétaire de direction. 
                                  Or, que gagne une secrétaire de direction dans le privé ? Entre 1800 et 2000 euros par mois au maximum ( sauf peut-être dans les entreprises du CAC 40 ) .
                                  Si Fillon avait payé cette somme raisonnable à sa femme, il est probable que personne n’aurait trouvé à y redire. Mais à vouloir trop gagner, on risque de tout perdre !
                                  Il est donc évident que les cinq ou sept mille euros mensuels indûment touchés aux frais du contribuable dans une activité obtenue par pur et simple népotisme ne peuvent pas être du goût de l’employeur indirect de Mme Fillon qui est le citoyen contribuable auquel Fillon demande des efforts extravagants d’austérité.
                                  Les « républicains » n’ont que trois possibilités : perdre une élection imperdable et perdre en prime les législatives qui suivent en laissant Fillon s’engluer dans cette mélasse, ou bien remettre en selle Juppé ( si celui-ci accepte ), ou bien désigner ( sans nouvelles primaires ) une forte personnalité de droite à peu près consensuelle dans son camp ( Valérie Pécresse ? Borloo, mais il ne sera sûrement pas intéressé, Baroin et d’autres ne sont pas assez consensuels, quant à Sarkozy, n’en parlons pas !). 
                                  Pour les « républicains », perdre cette élection en principe imperdable, ce qui sera le cas s’ils gardent Fillon, aboutirait à mettre ce parti dans la même déconfiture que le parti socialiste...


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