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François Léotard ou la posture libérale en France

« L’échec de la tentative de rénovation idéologique engagée au milieu des années 1980 par les jeunes dirigeants du PR montre combien la droite française s’est avérée largement imperméable à un libéralisme par trop étranger à la tradition nationale dominante, "statocentrée" ou "statophile". » (Jérôme Perrier, historien, 2015).



L’ancien ministre François Léotard a été mis en examen le 18 juillet 2017 dans l’affaire Karachi. Saisie le 26 juin 2014, la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (qui juge les ministres) avait également mis en examen, dans la même affaire, l’ancien Premier Ministre Édouard Balladur. D’autres personnes ont été mises en examen dans cette affaire, comme Ziad Takiedddine (un intermédiaire, dont Jean-François Copé fut un ami), Nicolas Bazire (ancien directeur de cabinet du Premier Ministre) et Renaud Donnadieu de Vabres (ancien directeur de cabinet du Ministre de la Défense, qui, plus tard, fut nommé Ministre de la Culture, mis en examen le 15 décembre 2011).

Rappelons qui est François Léotard. Il a eu 75 ans le 26 mars 2017. Il fut l’un des hommes politiques majeurs dans les années 1980. Il faisait partie de ces "jeunes espoirs" de la droite et du centre qui ont été "étouffés" par la génération antérieure. D’ailleurs, cette génération fut sacrifiée alors qu’il y avait des personnalités politiques remarquables, notamment Alain Juppé, Philippe Séguin, Laurent Fabius, François Léotard, Jacques Toubon, Dominique Baudis, Bernard Bosson, Dominique Strauss-Kahn, etc. en raison du maintien aux responsabilités des Jacques Chirac, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Lionel Jospin, Michel Rocard, etc.

Trois éléments pourraient qualifier la personnalité de François Léotard : il fut une "grosse tête", avec de brillantes études (il est diplômé de l’ENA, de la même promotion que Laurent Fabius, Élisabeth Huppert, Gérard Longuet, Didier Maus, Jean Picq, Philippe Jaffré, Michel Cicurel, Yvan Blot et Daniel Bouton) ; il fut un "animal politique" redoutable et précoce, tout en étant un "héritier" par son père qu’il voulait "venger" ; enfin, il a toujours été un homme qui doute, épris de philosophie, de réflexions profondes, de pensées sur la mort, etc. (il avait commencé son existence avec des études de séminariste, à l’abbaye bénédictine de la Pierre-qui-vire dans le Morvan, qu’il a quittée en cours de route), et il fut effondré par la mort de son grand frère, l’acteur et chanteur Philippe Léotard, le 25 août 2001, au point de considérer dérisoires ses velléités politiciennes.

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En quelques sortes, il avait, au début des années 1980, un peu le même profil de renouvellement de la classe politique que l’actuel Président de la République Emmanuel Macron. Avec quelques différences. L’action politique de François Léotard, loin d’être solitaire, s’était toujours faite collectivement, en "bande" (la fameuse "bande à Léo" regroupait derrière lui Alain Madelin, Gérard Longuet …et Philippe de Villiers qui a pris rapidement son indépendance). Quant à la grande ambition politique de François Léotard, elle s’est envolée un peu comme celle de Michel Rocard. Confrontée à l’écume des jours.

L’une des principales motivations de s’engager dans la vie politique fut la réputation de son père André Léotard (1907-1975), haut fonctionnaire et conseiller référendaire à la Cour des Comptes, qui fut élu maire de Fréjus de 1959 à 1971 et conseiller général du Var de 1961 à 1967. Or, le 2 décembre 1959 (François Léotard était adolescent), quelque mois après la prise de fonctions comme maire, une catastrophe (à la suite de très fortes pluies, rupture du barrage de Malpasset, cinq ans après la fin de sa construction) a engendré 423 morts. André Léotard fut injustement mis en cause.

À l’ENA, François Léotard était plutôt à gauche et il a probablement voté François Mitterrand en 1974. Corse par sa mère, il avait même milité plus jeune au sein du PSU pour s’opposer à la guerre d’Algérie. Entre 1973 et 1976, il commença sa carrière de haut fonctionnaire dans des préfectures. En 1976, il intégra le cabinet ministériel de Michel Poniatowski, Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur et l’un des hommes-clefs du Président Valéry Giscard d’Estaing.

François Léotard s’engagea dans vie politique lorsqu’il se fit élire maire de Fréjus le 25 mars 1977. Il y resta vingt ans, jusqu’au 8 août 1997, date de sa démission. Prenant l’étiquette PR (Parti républicain), le parti des giscardiens, il se fit élire l’année suivante député du Var en mars 1978 et le resta jusqu’au 26 décembre 2001, date aussi de sa démission, avec une interruption du 2 juillet 1992 à mars 1993 (pour démission) et lors de ses périodes ministérielles. Pendant une vingtaine d’années, il fut donc député-maire de Fréjus et personnalité politique de dimension nationale.

Il fut également élu conseiller général du Var de 1979 à 1988 et conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur de 1998 à 2004. Aux élections régionales de mars 1998, il fut en effet candidat à la présidence du conseil régional à la suite de Jean-Claude Gaudin (touché par le cumul des mandats et élu maire de Marseille en juin 1995). Il avait pour adversaire Jean-Marie Le Pen avec qui il a fermement refusé de s’allier et le socialiste Michel Vauzelle, ancien Ministre de la Justice et ancien collaborateur de François Mitterrand à l’Élysée, qui a finalement gagné.

Sur le plan national, réélu député en juin 1981, François Léotard est devenu très rapidement incontournable, faisant partie de ces "jeunes loups" de l’opposition après l’arrivée du gouvernement socialo-communiste au pouvoir. Ces "jeunes loups" avaient déjà l’ancienneté d’un mandat, et ils étaient la force militante et parlementaire de l’opposition, avec François d’Aubert, Charles Millon, Philippe Séguin, Jacques Toubon, Alain Madelin, Jacques Douffiagues (député-maire d’Orléans mais battu aux législatives en 1981), etc.

En septembre 1982, François Léotard fut élu secrétaire général du Parti républicain (le parti de Valéry Giscard d’EStaing qui venait de perdre l’élection présidentielle de 1981), face à Charles Millon. Il dirigea le Parti républicain de septembre 1982 à 1990 et de 1995 à juin 1997 (à partir de 1988, son titre est devenu président du PR). Avec Alain Madelin, Gérard Longuet, et d’autres, François Léotard a promu, pour la première fois dans l’histoire des courants politiques, une politique libérale reprise en particulier par le RPR de Jacques Chirac. C’était l’époque de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher. Au-delà de leur ambition personnelle, ces nouveaux dirigeants politiques voulaient "dégiscardiser" le PR et le "libéraliser".

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En effet, François Léotard, loin de vouloir poursuivre le "libéralisme avancé" de l’épopée giscardienne qui était un "libéralisme étatique", prôna un libéralisme anti-étatique, tourné contre le dirigisme économique de l’État.

L’historien Jérôme Perrier a évoqué en 2015 cette épopée du léotardisme des années 1980 : « Si l’ont peut faire remonter les prémices de la "bande à Léo" (l’expression apparaît en 1985) à la fin des années 1970, nous nous focaliserons sur les années allant de l’accession de François Léotard à la tête du PR (à l’automne 1982) jusqu’à son renoncement à se présenter à l’élection présidentielle de 1988, soit une période atypique pour la droite française, dans la mesure où l’échec de l’expérience socialiste de 1981 combiné avec l’exemple des expériences Thatcher et Reagan, ont alors rendu légitime dans le débat politique français l’affirmation d’un libéralisme décomplexé. De ce point de vue, le pari des jeunes quadras du PR n’était pas totalement incongru, et il n’a certainement jamais eu autant de chances de réussir, au moins partiellement, qu’à ce moment précis. De fait, à l’issue de cette décennie, le libéralisme (y compris dans des versions infiniment plus modérées que celle défendue au milieu des années 1980 par les amis de François Léotard) redevient un objet de controverse, puisque bon nombre d’acteurs politiques de droite l’accusent d’être responsable de l’échec de 1988. Rien ne souligne mieux la spécificité de la décennie 1980 que le fait qu’après la réélection de François Mitterrand (et la victoire ô combien symbolique du "ni ni"), plus aucune force poiitique majeure et plus aucun homme politique aspirant aux plus hautes fonctions n’affichera ouvertement l’étendard libéral, à l’exception d’Alain Madelin en 2002, avec le résultat que l’on sait [3,9% des suffrages exprimés]. ».

L’élection de François Léotard à la tête du PR a tourné la page des notables giscardiens (Xavier Chinaud, Michel Poniatowski, Christian Bonnet, etc.). Avec un management approprié, François Léotard se réservait la communication médiatique tandis que Gérard Longuet (trésorier) était chargé de l’administration interne du parti et Alain Madelin (délégué général) du fond idéologique. Une véritable machine électorale se créait avec l’attirance d’une nouvelle force militante.

En mars 1985, François Léotard a fait une véritable profession de foi libérale : « Le parti que je représente est l’héritier de la plus vieille famille libérale française. Le courant des "indépendants" trouve ses racines chez Benjamin Constant, chez Toqueville, chez Bastiat, chez Hayek, chez Popper. (…) Nous récusons l’étiquette de "libéralisme avancé", "ouvert", ou "social". Nous souhaitons ne pas ajouter un adjectif au terme de libéralisme. (…) Entre madame Thatcher et messieurs Kohl et Reagan, si les moyens et les résultats sont différents, il y a en commun l’esprit d’une certaine vision libérale du monde. Il m’est donc bien égal que l’on me qualifie de libéral "ultra". » (cité par Jérôme Perrier).

Les références intellectuelles de la "bande à Léo" furent effectivement Frédéric Bastiat, Karl Popper, Friedrich von Hayek et Ludwig von Mises (dès le conseil national du PR le 22 octobre 1983 à Pontoise, François Léotard parlait avec enthousiasme des « mille fleurs de la pensée libérale que nous voyons éclore autour de nous »).

Chaque intervention de François Léotard dans une émission politique faisait un tabac, notamment ses passages à "L’Heure de Vérité" sur Antenne 2. En octobre 1984, le baromètre Sofres-"Le Figaro Magazine" a montré une soudaine progression de la popularité de François Léotard et quelques mois plus tard, "L’Express" considérait que 1985 serait "l’année Léotard" pour l’opposition UDF-RPR. En été 1985, il dépassa carrément en bonnes opinions ses deux aînés Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac : en quelques années, il est entré dans la cour des grands.

Le 10 avril 1985, les deux partis d’opposition UDF et RPR ont conclu un accord politique qui fut inspiré du libéralisme prôné par François Léotard. La Convention libérale qui a suivi les 8 et 9 juin 1985 a permis de réunir les trois ténors de l’opposition Raymond Barre, Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac dans une allégorie au libéralisme qui se concrétisa dans le programme politique très anti-dirigiste publié le 16 janvier 1986 ("Plateforme pour gouverner ensemble") dans la perspective des élections législatives du 16 mars 1986.

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Yvan Blot, qui fut son camarade de promo à l’ENA, collaborateur de Jacques Toubon, alors secrétaire général du RPR, mettait en garde ses interlocuteurs le 21 juin 1985 : « Ce serait une erreur de le sous-estimer. Ce n’est pas un nouveau JJSS. C’est le premier giscardien à avoir pris le tournant reaganien. » ("L’Express").

Et pourtant, il a commis quelques erreurs. La première fut de ne pas avoir mené une liste UDF aux élections européennes de juin 1984, laissant Simone Veil conduire une liste d’union UDF-RPR. Cela lui aurait permis d’avoir une première candidature de stature nationale (il avait hésité de se lancer). L’autre erreur, c’était qu’il devenait le chef d’une chapelle dans la grande cathédrale de l’opposition.

Après la victoire du 16 mars 1986 et la première cohabitation, il fut nommé Ministre de la Culture et de la Communication du 20 mars 1986 au 10 mai 1988. En fait, il avait demandé le Ministère de la Défense mais ni Jacques Chirac ni François Mitterrand ne le voulaient à ce poste régalien. L’une de ses premières décisions ministérielles fut de conserver les colonnes de Buren, considérant que leur retrait coûterait plus cher à l’État que leur maintien.

En début juin 1987, une séquence digne du Vaudeville a eu lieu. Dans une interview à l’hebdomadaire "Le Point" du 1er juin 1987, François Léotard a affronté le Premier Ministre Jacques Chirac en évoquant les « moines soldats du RPR » et leur « goût du pouvoir sans partage », et en considérant qu’à l’élection présidentielle de 1988, deux seules options étaient envisageables pour le PR : « soit le soutien à Raymond Barre, soit le soutien à François Léotard ». Il s’est alors vu infliger un recadrage "dramatique" du chef du gouvernement qui lui demanda soit de rester loyal et solidaire soit de quitter le gouvernement. Après deux ou trois jours de dramatisation, François Léotard annonça qu’il rentra dans le rang et avala son chapeau. À partir de ce moment, il perdit la crédibilité politique de celui qui aurait pu être un "chef" et qui n’aurait jamais été qu’un "sous-chef".

En effet, l’élection présidentielle de 1988 étant "encombrée" par les candidatures de Raymond Barre et de Jacques Chirac, François Léotard renonça en septembre 1987 à se présenter et apporta un soutien très mou à Raymond Barre. Mollesse qui lui fut reprochée par la suite, notamment par le coordinateur des mouvements barristes, Charles Millon, président du groupe UDF à l’Assemblée Nationale, qui était régulièrement son rival dans les élections internes. Le 25 septembre 1989, François Léotard a par exemple échoué à devenir président du groupe UDF au second tour avec seulement 41 voix contre 45 voix en faveur de Charles Millon soutenu par les députés barristes et les députés giscardiens.

Si François Léotard a raté le train des "Rénovateurs" du printemps 1989, il a pris celui des "Néo-rénovateurs" quelques mois après l’échec des premiers : le 5 mars 1990, François Léotard a en effet créé "Force Unie", un mouvement avec Michèle Barzach, Jean-Michel Dubernard, Michel Noir, Gérard Longuet, Alain Carignon, Pierre-André Wiltzer, Claude Malhuret, Jean-Louis Bourlanges et Patrick Devedjian. Initiative sans lendemain.

En tant que chef de parti, François Léotard fut partie prenante de la deuxième cohabitation dans le gouvernement d’Édouard Balladur. Il fut nommé Ministre d’État, Ministre de la Défense du 30 mars 1993 au 11 mai 1995.

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C’est dans ce cadre qu’il est mis en cause actuellement dans l’affaire Karachi.. Cette affaire provient de l’attentat, qui a tué, le 8 mai 2002 à Karachi, 14 personnes dont 11 employés français de la Direction des constructions navales, dans l’explosion d’un bus par un kamikaze. Écouté le 24 novembre 2009 par une mission parlementaire dirigée par Bernard Cazeneuve, François Léotard estimait que l’attentat aurait probablement été la conséquence de la vengeance de personnes n’ayant pas touché leur part de commissions occultes.

François Léotard a soutenu la candidature d’Édouard Balladur à l’élection présidentielle de 1995, et après la défaite de ce dernier, François Léotard reprit la présidence de l’UDF du 31 mars 1996 au 16 septembre 1998. Après son échec aux élections régionales, allié au sein de l’UDF avec François Bayrou face à Alain Madelin, il laissa cette présidence de l’UDF à François Bayrou.

Il quitta progressivement la vie politique, en raison de quelques affaires politico-financières, d’une santé fragile (triple pontage coronarien) et surtout de la mort de son frère Philippe le 25 août 2001 qui l’encouragea à démissionner de son mandat de député le 26 décembre 2001 (année où il fut également le représentant de l’Union Européenne en Macédoine).

François Léotard ne fit qu’un très bref retour politique en 2008. Après avoir soutenu la candidature de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007, il fut particulièrement déçu par le début de ce quinquennat et publia dès le 12 mars 2008 un livre plein d’amertume et d’inquiétude : "Ca va mal finir !" (éd. Grasset).

Lancé sans doute trop rapidement, dans une période politique où les "vieux" avaient encore verrouillé la vie politique, François Léotard a "vieilli" très vite, voire beaucoup plus vite que celui qui fut son partenaire, son allié (en 1986), son adversaire (en 1993) et son aîné, Jacques Chirac.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (26 juillet 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
François Léotard.
Jacques Chirac.
Cohabitation.
Édouard Balladur.
François Bayrou.
Nicolas Sarkozy.
Emmanuel Macron.
La France est-elle un pays libéral ?

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8 réactions à cet article    


  • Taverne Taverne 31 juillet 17:51

    Léotard, c’est du poussiéreux, on a changé d’ère. Ciao ! Je repasse demain pour lire votre article sur Jeanne Moreau... smiley


    • egos 31 juillet 22:24

      La catastrophe du bararge de Malpassé a fait couler beaucoup d’encre, les négligences, manquement aux règles élémentaires de sécurité (le cours d’eau étaient connu pour son régime fantasque, de même la fragilité des rives et contreforts depuis les Romains qui avaient renoncé à y établir un captage) et fuit suivie d’un procès fleuve dont le but apparent était d’évacuer toute responsabilité des maitres d’ouvrage, d’œuvre ainsi que les autorités politiques locales.


      Parmi les erreurs majeures commises durant l’édification de l’ouvrage (ce choix d’un barrage voute dont l’épaisseur à son faite était de 1,50 m, le défaut de stabilité des rives, celles qui ont cédées, une absence de prise en compte des régimes hydrauliques du Reyran, l’absence de plan des prévention des risques qui aurait permis d’évacuation des riverains alors que le débordement de la retenue était engagée et devenue incontrôlable : « il se produit des suintements à l’aval de l’ouvrage devenant de véritables sources à mesure que l’eau monte. On décide néanmoins de ne pas ouvrir la vanne de vidange pour éviter des dommages au chantier de construction du pont de l’autoroute A8, situé 1 km à là » ) 

      notons surtout l’absence d’étude géologique préalable,

      Ces fautes sont directement imputables aux consignes d’économie imposées par les autorités de la commune de Fréjus, à la gestion globale, conception réalisation, exploitation de l’ouvrage, PPI inexistant par l’autorité publique.

      L’histoire ne dit pas quel fut le coût humain ds pots de vins versés et détournements réalisés à cette occasion.

      Responsables techniques et politiques, tous furent disculpé par la justice dont la mansuétude n’étonnera personne, aucune charge ne fut retenu à l’eception de la nature et de la combinaison de facteurs imprévisibles.

      idem catastrophe du tunnel du mont Blanc qui vit comparaitre à la barre du Tribunal Raymond (Barre) et si mes souvenirs sont exacts E Balladur,

      voire les errements de la communication officielle (Prof Pellerin) après la catastrophe ed Tchernobyl.


      Le cabinet d’étude Coyne et associé (https://fr.wikipedia.org/wiki/André_Coyne) continua à prospérer, 

      la classe politique locale aussi.


      Source Wkipedia

      La topographie et la géologie du site n’étaient pas favorables à une voûte très mince qui exige une gorge étroite et une roche très résistante : le premier et seul géologue consultéN 1 au seul niveau des études préliminaires, avait conseillé la construction d’un barrage-poids plus en amont ; il ne fut pas écouté et n’a plus été consulté ; l’« étude » géotechnique se réduisit à un levé géologique de terrain et à quelques sondagesmécaniques ; il n’y eut pratiquement aucun suivi géotechnique de chantier.



      https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_de_Malpasset




      • zygzornifle zygzornifle 1er août 08:18

        @egos


         Ouais ça s’était très mal passé au Malpassé

      • gorguetto gorguetto 1er août 07:18

        Yann Piat, la courageuse, qui s’était opposée au grand projet d’aménagement des marais salants de la presqu’île d’Hyère en complexe tourisco-hotelier etc...

        Son courage, à Yann Piat s’est fatalement buté aux ambitions des surnommés l’encornet et trotinette. La crapulerie politique, fut étouffée, et Yann piat fut enterrée.


        • zygzornifle zygzornifle 1er août 08:13

          Mieux vaut Léotard que jamais ......


          Allez hop au gnouf ....

          • zygzornifle zygzornifle 1er août 08:17

            Sacré Léotard , il avait creusé sa piscine avec ses petites mains toutes manucurées et une pelle , il avait monté lui même le mur autour de sa villa avec ses petites vertèbres de bourgeois endimanché et on l’avait accusé d’avoir fait faire tous ses travaux par des employés municipaux , quelle honte de salir cet illustre personnage d’une honnêteté a toute épreuve..... 


            • Olivier 1er août 14:11

              Je n’ai pas très envie de regretter Léotard, arriviste du système qui a joué les vertueux et craché sur le FN au nom de la morale, avant de se faire prendre la main dans le sac. 


              Il est représentatif d’une caste de politiciens totalement irresponsables et intéressés uniquement par leur carrière, et qui ont amené le pays là où il en est. Je ne l’ai jamais entendu dire autre chose que réciter l’idéologie politiquement correcte ! 

              Mais je vous accorde qu’il n’est pas pire que les politiciens actuels...

              • Franchounet 1er août 16:03

                quoiqu’on pense de Léotard, quel est l’intérêt de l’article ?

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