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Accueil du site > Actualités > Politique > Gilets jaunes : Mouvement social ou Rêve-évolution

Gilets jaunes : Mouvement social ou Rêve-évolution

Derrière la colère des gilets jaunes se cache quelque chose de bien plus profond, les enjeux sont bien plus grands que ce que le système daigne avouer. Si la France est le pays des droits de l'homme, il y a une raison.

 Gilets jaunes Mouvement social ou Rêve-évolution

La bien-pensance médiatique sans doute submergée par l’émotion, au soir de l’élection d’Emmanuel Macron, ne savait plus comment tarir d’éloges pour ce nouveau Monarque des temps modernes. Il était beau, charismatique et semblait renaître des cendres de la passion et de la nostalgie qu’aurait encore le peuple de France pour son Roy, auquel il vouerait une admiration secrète enfin ravivée par cette image triomphante devant le symbole et de la pyramide et du Louvre, et cela pour le plus grand bien de notre bonne vieille terre de France.

C’était sans doute oublier que le dernier héros de cette épopée royale qui fait tant rêver, a eu la tête tranchée par son bon peuple.

Ceci dit, ce délire vassal, n’est peut-être pas aussi décalé que cela, car il faut bien le reconnaître, cette terre de France a une passion profonde pour la noblesse.

De noblesse, il ne reconnaît guère celle d’un Monarque arrogant, avide de pouvoir et de luxe, non !!! De noblesse ce beau pays n’estime que celle du cœur et de l’esprit.

Que penser de ces gilets jaunes si ce n’est qu’ils redonnent à ce pays ses lettres de noblesse que ses élites ont bafouées.

Comme quoi, certaines erreurs de diagnostic peuvent coûter très cher, c’est pourquoi il est si important de ne pas se tromper de sujet et bien identifier ce dont il est réellement question, plutôt d’essayer de se convaincre de ce que l’on croit comprendre.

Le mouvement des gilets jaunes est présenté comme un mouvement social

Si la signification du terme mouvement ne pose pas de problème majeur de compréhension, la notion de « social » demande que l’on s’y arrête quelque peu pour bien identifier le sujet.

Manifestement le terme n’est pas compris de tous, de la même façon, la nature des revendications des Gilets Jaunes trahit différentes interprétations que certains s’empressent de qualifier de confusion pour relativiser l’importance des demandes.

Par le terme « social » à l’époque et dans le contexte dans notre société en janvier 2019 en plein épisode des gilets jaunes, comment, ce mot résonne-t-il dans l’esprit de notre inconscience individuelle mais aussi collective, quelle perception en avons-nous ?

 

Soyons honnêtes avec nous-même et imposons-nous de devoir réduire ce mot « social » à sa plus simple expression en quelques mots, comme sur certains réseaux sociaux qui limitent l’expression par le nombre de caractères.

L’exercice est compliqué, car la notion de « social » a une amplitude d’interprétation très large, mais pour ne pas se voir reprocher le « c’est confus  », il faut impérativement ordonner la réflexion en évitant de se perdre dans des considérations qui interviennent ni au bon niveau, ni au bon moment, ce qui est la principale source de confusion qui ne manquera pas de vous être reproché.

Alors avant d’aborder le problème, il faut en définir l’intention et celle-ci est simple : Arriver à se faire entendre plutôt que de dire des choses.

Si le mouvement Gilet Jaune veut devenir un interlocuteur privilégié sur le plan social, il faut que ce plan soit bien défini et bien compris dans les deux camps.

Pour ce faire, il faut déjà que dans le camp des Gilets Jaunes, tout le monde parle bien de la même chose !!! Et c’est bien là tout le problème.

En lisant les commentaires de chacun sur les réseaux sociaux, l’on se rend compte d’une chose flagrante.

Il y a une amplitude de sujets évoqués considérable, néanmoins il apparaît dans beaucoup de commentaires « légitimes » que la dynamique qui motive les expressions est très souvent la conséquence de réactions émotionnelles ou idéologiques, ce qui est tout à fait compréhensible au vu des événements. Point important, à souligner, cela est de mise des deux côtés, d’où escalade et violence « langage ultime devant l’absence d’écoute et de déni » forcément la faute à l’autre.

Mais peut-on résoudre un problème lorsque l’on s’en exclut ? Clairement non !!! Et cela va aussi dans les deux sens.

C’est d’ailleurs pour cela, que bien souvent, il est demandé à une tierce personne, neutre, d’apprécier les responsabilités de chacun.

Bien évidemment le choix de la personne censée représenter cette neutralité ne doit pas être commandité par un des deux partis en présence. Faute d’avoir un processus existant pour désigner un arbitre en pareille situation, cela place l’Etat en position de juge et partie, ce qui de fait rend le débat tout simplement impossible. Ce qui se vérifie en ce moment, où le monologue présidentiel devant un parterre d’élus dociles et parqués dans une petite commune ultra sécurisée par les forces de l’ordre, ressemble plus à une mascarade qu’autre chose.

Devant une situation d’injustice qui est l’expression même du mouvement des Gilets jaunes, il est aisé d’argumenter.

Mais attendez !!! Pourquoi la situation a dégénéré, la part de responsabilité du gouvernement est indéniable et il en est la raison principale.

Certes cela fait du bien d’exprimer sa colère !!!

Mais en suis-je si sûr ?

Avec un tout petit peu d’introspection, je me rends compte que je suis d’une part dans l’émotionnel (la colère) et d’autre part dans l’idéologique (De toute façon ça n’est pas mes convictions politiques). Mais plus grave, inconsciemment je commets une erreur fondamentale, je m’exclus du problème en rejetant exclusivement la faute sur l’autre, donc je m’interdis d’en trouver solution.

Mais alors, où est donc ma part de responsabilité ?

Si je veux la trouver il me faut procéder par une analyse heuristique de la situation, c’est-à-dire de manière « rationnelle », en essayant d’exclure toute interférence d’interprétation de nature émotionnelle et idéologique.

Si je veux être acteur de ce mouvement social, il me faut déjà comprendre ce que j’entends par « social » à partir de ma propre personne et comment cela se traduit-il en société.

Comment ce mot résonne en nous, dans notre perception conceptuelle individuelle et collective et cela juste en quelques mots pour aller à l’essentiel, sans aucune complaisance, comme l’image du miroir.

Ce que dit l’image est une réalité, pure et dure. Soit vous l’acceptez, soit vous la refusez en choisissant de vous trouver beau et juste. Ceci dit, si vous voulez que les autres partagent votre avis, et que l’image n’est pas très reluisante, vous risquez d’avoir à leur imposer vos critères de jugement et beaucoup de maquillage.

Alors je me suis risqué à cette expérience en m’imposant cette approche, à partir d’expériences personnelles, de commentaires d’amis, d’avis sur les réseaux sociaux, d’éléments de la vie quotidienne, administratifs, services sociaux etc. …. Et j’en arrive à une définition moins superficielle de ce qu’en propose le dictionnaire.

Social : Qui intéresse les rapports entre un individu et les autres membres de la collectivité

Dans le cadre des événements, la perception du caractère social apparaît sous un angle réducteur que l’on peut synthétiser ainsi.

 

Le terme « social » est compris comme étant le fruit résultant des interactions administratives nécessaires pour vivre en société, visant à satisfaire notre conception individuelle du confort par le prix collectif que tout à chacun est censé consentir à payer pour l’entretenir.

 

Ce constat est terrible, il montre la puissance du conditionnement sur notre capacité d’analyse et surtout, notre vulnérabilité aux injonctions de penser en terme de deal, plaçant l’argent comme priorité absolue de la vie sociale, où le concept admis de concurrence entre confort individuel et deal collectif, n’a de vertu qu’occasionner inévitablement des divergences d’approches proportionnelles au pouvoir d’achat de chacun. Ce qui, en second plan, induit le concept de classes sociales inégalitaires que nous acceptons de fait inconsciemment.

Et que l’on ne vienne pas dire le contraire, car la première des choses qui a été demandée, après la goutte d’essence « l’élément déclencheur » qui a fait déborder le réservoir, est une augmentation des salaires.

Je ne dis pas que ce n’est pas à juste titre, loin de là, je fais simplement le constat de cette priorité dans l’ordre d’apparition des revendications.

Très vite, nous avons vu apparaître sur les réseaux sociaux, le bon vieux discours de lutte des classes, avec pour conséquence une surprenante non réaction du gouvernement.

 

Etes-vous bien sûr que cette non-réaction soit si surprenante que cela, ne serait-elle pas plutôt, logique et intentionnelle ?

 

A l’acte 2, le gouvernement a eu très peur, mais comme à son habitude, il a voulu jouer de stratégie pour désamorcer la situation :

 

 1) La culpabilisation des violences et la répression ont permis de confiner l’incendie pour qu’il brûle à l’étouffée, et cela a marché car les actes qui ont suivi ont été pacifiques. Les inévitables violences ne relevant que de groupuscules isolés très minoritaires et dérisoires par rapport au nombre de manifestations et de manifestants sur tout le territoire, mais la presse n’a filmé et diffusé en boucle que cela, se réjouissant du peu de manifestants, alors même que les images prouvaient le contraire.

  1. Des augmentations de salaire qui se sont avérées dans leur réalité ridicules et complètement inappropriées.
  2. A ce moment-là nous avons vu des interlocuteurs autoproclamés essayer de négocier le poids des chaînes en appelant à une forme de raison à considérer, un signe du gouvernement.

Ces postures montrent bien l’amplitude et la variabilité qu’occasionne la raison sociale basée sur de l’argent auprès de certaines personnes. L’intérêt qui lui est porté est relatif à leur confort, leur qualité de vie, ils font partie de cette catégorie sociale bien rémunérée, ils se battent pour ne pas voir leurs conditions de confort se dégrader outre mesure, ça ne les empêchera pas de vivre, ce qui n’est plus le cas de la très grande majorité des gilets jaunes, car les augmentations maintenant ont un impact direct sur le frigidaire, je ne parle même pas du chauffage car il y a déjà bien longtemps qu’ils portent des pull-overs chez eux.

 

Le gouvernement a commis là une erreur profonde en pensant que cela suffirait à déstabiliser le mouvement, en misant sur la division, en jouant sur les égoïsmes individuels, et comptant aussi sur un facteur démobilisateur des fêtes de fin d’année.

Il a commis une erreur de diagnostic fatale en dépréciant la réalité de la situation des gens, rien ne s’est passé comme il l’avait imaginé et qu’observe-t-on depuis, une pérennisation du mouvement.

Le résultat étant exactement le contraire de ce qui était prévu, ce qui arrive systématiquement quand il y a erreur d’appréciation, les choses suivent leur cours logique, mais pas le vôtre.

 

Cependant, bien que la situation soit embarrassante pour le gouvernement, il s’en accommodera convaincu qu’en réduisant le risque de propagation d’incendie spontané, et comme il lui a semblé percevoir quelque fragilité dans l’unité du mouvement, il a estimé avoir encore une marge de manœuvre suffisante pour jouer l’usure, arme logique opposable, sachant qu’il peut composer sur d’autres atouts.

Cette stratégie caractérisant un entêtement dans le déni est certes discutable, mais sur le papier elle est à son avantage. (Sur le papier seulement, car ils ont affaire à des technocrates qui ne connaissent pas le terrain).

Tout simplement parce que ce mouvement s’inscrit dans le concept social qui intègre la notion de concurrence de deal et de classe et où l’argent est considéré comme le nerf de la guerre, et dans cette logique le gouvernement pense que tenir les cordons de la bourse le maintient en position de force.

Il a la presse qui d’une seule voix, s’est transformée en outil de propagande institutionnelle, au point que le suivi des manifestations n’est guère plus traité que sur les médias étrangers et les médias alternatifs sur le net. Rares sont les artistes, intellectuels, politiques qui montent au créneau …… l’exemple de F. Dubosc a dû en échauder quelques-uns.

Un contrôle fiscal est si vite arrivé !!!

Quant à la justice, ses procédés expéditifs et la disproportion des peines prononcées relèvent de tribunaux politiques, parler de son indépendance, est aussi pertinent que de débattre sur la liberté de la presse.

Il peut aussi compter sur le silence coupable de la classe politique pour dénoncer la dérive autoritaire de l’encadrement des manifestations des gilets jaunes, les comportements inexcusables des forces de l’ordre sur la privation des libertés individuelles, les violences auxquelles elles s’adonnent gratuitement en toute impunité, couvertes par les ordres d’un ministre de l’intérieur paranoïaque. Les députés sont en état de léthargie électorale.

 Cette acception du terme mouvement social est une opportunité pour miner l’action des Gilets jaunes parce qu’elle va être utilisée pour inciter à la violence qu’il faut culpabiliser, pour rendre le mouvement inacceptable. Le pousser jusque dans les retranchements de l’amalgame terroriste, le mouvement mérite d’être traité comme tel, et certains ne se sont pas privés de tels propos demandant même à ce que les forces de l’ordre ouvrent le feu sur les manifestants ?!!

 

Sur le terrain il faut la provoquer cette situation, et l’action des forces de l’ordre avec une utilisation disproportionnée et illégale d’armes semi létales comme le LBD va être le choix.

Il suffit de voir les vidéos des manifestations pour se rendre compte que la stratégie utilisée, tant sur le terrain que dans la presse, relève de la répression et n’a rien à voir avec des mesures de sécurité visant à maintenir l’ordre public.

Les Forces de l’ordre, le gouvernement et les médias sont dans la provocation permanente, le déni de réalité, et la réponse donnée au mouvement s’écrit avec le sang des manifestants, le nombre de mutilés est accablant.

Ce sang qui coule signe la faillite de ce système dont la médiocrité n’a d’égale que l’incompétence et la monstruosité de ceux qui le dirigent et le cautionnent, mais ils en n’ont pas encore conscience, trop imbus de leur faux-savoir qui les rend si supérieurs à ces pauvres ignorants de gilets jaunes !!

 

Cette violence est aussi alimentée par un autre phénomène plus « discret », celui de l’absence de décision visant à répondre au problème.

L’effet escompté est normalement mécanique et invite à penser que plus le temps court, plus cette stratégie sera efficace pour diviser le mouvement, par l’inacceptable émergence d’éléments beaucoup plus radicaux et violents, conséquence inévitable d’un mécanisme qu’il est bon d’expliquer.

Cette une stratégie ultime et extrêmement dangereuse, tout se joue sur le fil du rasoir et elle peut se retourner contre celui qui l’utilise.

Le mouvement des gilets jaunes, est en cela un adversaire impressionnant qui a un modèle de fonctionnement que le gouvernement ne sait pas appréhender. Tout simplement parce qu’il en a fait un mauvais diagnostic depuis le départ.

Mais même les gilets jaunes n’ont pas encore pleinement conscience de ce qu’ils représentent eux-mêmes.

 

Sur quoi s’appuie cette stratégie, et quel est donc l’effet mécanique attendu par LREM ?

 

Lorsque l’on se pose la question du mot « social », la logique impose alors des priorités par ordre d’importance « naturelle » pour comprendre le mécanisme par lequel il prend vie.

Quelles sont les conditions préalables pour que le processus social apparaisse ?

Raisonnons simplement, par quelles étapes l’homme a dû passer pour se constituer en société dans sa plus simple expression, la cellule familiale.

 

1) Le premier souci est de pouvoir parer à mon urgence vitale que m’impose ma condition d’humain, manger, se chauffer, se défendre des prédateurs, la première des choses est toujours l’instinct de survie. Réaction primaire individuelle qui habite chacun d’entre nous.

 

2) Le second souci est de vouloir s’associer, se reproduire, se sécuriser mutuellement, l’union fait la force, il faut donc établir un climat de confiance pérenne qui s’appuie sur des valeurs complémentaires des échanges qui satisferont aux besoins communs. C’est un besoin spirituel, la confiance, la solidarité, l’unité naissent du partage de l’esprit.

 

3) La famille arrivant à subvenir à ses besoins primaires s’agrandit, puis dans l’esprit de la seconde condition, échange et finit par s’associer à d’autres familles pour vivre en communauté.

Le troisième souci est alors de déterminer quelles contributions chacun acceptera de partager pour garantir et pérenniser les deux premières conditions, il faut donc établir des règles.

C’est un besoin structurel réglementaire autour duquel une culture pourra se développer. C’est à ce troisième niveau que la condition sociale apparaît, se développe et permet de passer de la société primitive à une société évoluée au cours du temps.

 

Avant d’entrer dans la dimension sociale, il faut déjà être sociabilisé, et ce n’est qu’une fois que l’on est sociabilisé que la question sociale nous impacte.

De manière naturelle ce qui conditionne le phénomène de sociabilisation repose sur les deux premiers points fondamentaux. Par extension de ces deux prérequis le troisième point peut donc se développer.

On ne peut pas « socialiser » quelqu’un qui n’est pas sociabilisé, ça ne marche que dans un sens, ce qui est fondamentalement la question de l’intégration.

Par contre il est tout à fait possible d’inverser le processus, c’est-à-dire l'asociabilité de quelqu’un qui est parfaitement intégré dans une vie sociale.

C’est ce qu’il se passe lorsque les contributions sociales demandées sont disproportionnées, et qu’elles deviennent une entrave à pouvoir subvenir aux besoins les plus élémentaires d’une partie de la population, parce que la société ne lui en garantit plus l’accès !!! Et c’est là qu’apparaît tout le problème de radicalisation dans les quartiers « défavorisés » où les personnes se retrouvent à devoir lutter pour l’alimentaire, elles se constituent donc en clan identitaire partageant les mêmes souffrances auxquelles elles parent avec leurs moyens. 

Ce phénomène bien que dilué est bien réel dans notre société développée, la recrudescence de la délinquance, les extrémismes en tous genres en sont le fruit indéniable et le plus visible. Mais ils apparaissent aussi par l’émergence de mouvements qui n’ont de sociaux que les commentaires que l’on veut bien leur prêter pour cacher la vérité.

Mais quand le phénomène impacte trop de monde, la situation devient alors insurrectionnelle et particulièrement dangereuse car, remis en cause l’édifice vacille sur ses fondements.

Comme toute guerre n’est provoquée que par la mise en cause du fondement même du système sur lequel la société s’organise, le risque d’escalade est gigantesque, et les signes précurseurs qui le caractérisent est l’avènement de régime qui bascule dans l’autoritarisme s’abandonnant à des mesures de répressions disproportionnées pour dissimuler les injustices et rejeter les responsabilités sur la fainéante et inculte basse populace, coupable toute désignée et cause de tous les malheurs.

 

De l’organisation de notre modèle de société à échelle nationale, à une vision globale de son évolution.

 

Il est bon de rappeler alors que c’est parce qu’en son temps ce système nous a permis de subvenir à nos besoins primaires que nous avons pu nous associer à d’autres personnes qui partagent le même esprit, et qu’ainsi ont été déterminées des règles qui ont permis de garantir la stabilité de l’édifice.

Tout modèle de société libre et souveraine repose sur ce principe élémentaire.

Une société qui ne respecte pas ces principes s’appelle une dictature, et sa souveraineté ne s’appuie que sur le consentement libre d’une minorité et forcé, en grande majorité de la population qui la compose.

Celui qui contrôlera ce système est celui qui en contrôlera l’énergie, dans le règne animal, c’est celui qui est le plus fort, celui qui a à sa disposition le plus d’énergie pour soumettre ses adversaires, dans une société évoluée ce sera celui qui contrôle l’énergie créative « technologique et stratégique et donc militaire ».

De l’hominidé à l’humain, la question du passage est souvent réduite à une interprétation très orientée de l’avenir de notre espèce.

Elle trouve son essor dans notre société contemporaine sous deux formes.

 

La première s’impose par un concept sociétal qui revient au goût du jour : L’eugénisme. Ce modèle pour des raisons historiques évidentes a été tu pendant des années, mais il revient en force chez les élites décomplexées qui posent ouvertement la question. Le modèle considère une évolution matérialiste de l’espèce qui doit être artificiellement améliorée par la sélection d’une population présentant le plus gros potentiel génétique, pour augmenter les performances de l’homme dans sa chair. Pour cela de manière évidente le modèle autoritaire s’imposera, la sélection ne pourra se faire qu’à titre discriminatoire via une purge des effectifs dont le rythme sera décidé et laissé au bon vouloir du pouvoir. Les critères n’auront bien sûr de génétique que la condition sociale des familles les plus fortunées.

 

La seconde impose un concept sociétal qui demande de prendre en compte « l’être » humain : un modèle de société spirituelle où l’esprit de partage sera le moteur de régulation d’une diversité à préserver dans son ensemble. La population devra prendre conscience de l’exigence de sa réalité en tant que partie intégrante d’un modèle global qu’elle ne peut détériorer à l’infini sans en payer le prix, celui de sa propre existence. Et nous irons sur un modèle qui n’existe pas encore dans sa forme concrète, mais dont nous pouvons dès lors imaginer les contours, où l’esprit (issu de la démocratie) sera une source d’inspiration pour s’adapter au mieux à notre changement dans le contexte évolutif de notre planète.

 

Nombre d’éléments nous amènent à penser qu’à un niveau global, ce genre d’orientation est sujet d’échanges de longue date. Il apparaît alors surprenant, que les populations, au niveau mondial ne soient pas consultées. Il va de soi, lorsque des réactions de type insurrectionnel se produisent comme avec le mouvement des gilets jaunes, que ce type de questions effleurent les esprits. Mais au fond, le mouvement des gilets jaunes ne serait-il pas un signe avant-coureur face à des orientations déjà mises en œuvre au niveau mondial, qui commenceraient à se faire sentir sur nos vies et que l’on percevrait simplement de manière intuitive, sans vraiment pouvoir imaginer ce que certains décident dans notre dos sans nous avertir.

L’économie mondiale tousse, mais quel est donc ce virus qui la fait donc tant tousser

 

Le piège de l’argent et de la lutte des classes

 

De manière naturelle et spontanée dans notre société développée, nous attribuons par défaut ce pouvoir à l’argent, parce que tout le système nous invite à penser de la sorte, mais si l’énergie est le maître mot, la place qu’inconsciemment nous allouons à l’argent est peut-être mal estimée.

 

Qu’est-ce que l’argent, et que représente-t-il dans cet édifice.

 

L’argent n’est qu’un contrat moral sur lequel tout le monde se met d’accord de gré ou de force et qui se matérialise par une monnaie, outil qui permet de faciliter les échanges inhérents à nos besoins.

L’argent est une conséquence, mais il n’est pas le problème de fond, le problème de fond ce sont les règles qui en définissent le contrat moral. La source de ce contrat moral est basée sur la dépense d’énergie nécessaire pour produire un travail, c’est la seule chose qui donne la valeur au produit, la raréfaction est juste elle aussi une conséquence, plus un produit devient rare (pétrole) plus cela coûte cher de faire de la prospection et de l’extraire.

La rareté d’un produit ne lui donne pas forcément de la valeur, c’est sa convoitise qui lui en donne, comme disait si bien Molière les choses ne valent que ce que l’on veut bien les faire valoir.

Et si l’on veut résoudre notre problème, il faut s’attaquer au problème pas à ses conséquences (l’argent). Au-delà bien évidemment des mesures d’urgence qui s’imposent pour éviter la catastrophe.

 

Là, je voudrais attirer l’attention sur notre perception de ce que l’on considère comme social et regarder les choses de manière objective.

 

Deux points sont particulièrement frappants,

 

1) Regarder en priorité l’aspect financier induit très vite en erreur, nous assimilons l’argent comme moteur de notre besoin primaire, et ce de manière logique, pas d’argent pas de nourriture pas de logement, vous êtes à la rue.

En pareille situation c’est la loi de la jungle, chacun pour soi et c’est l’instinct qui parle, la seule loi c’est la survie et peu importe le moyen, quid des valeurs morales, dans une société développée cela débouche sur des communautarismes identitaires sauvages, et une rupture consommée du contrat de confiance dans les institutions.

Ce n’est pas de l’égoïsme à proprement parler au sens convenu, c’est juste un besoin de sécurisation primaire et humain, et attention aux fausses interprétations issues de la com par association idéologique de mots choisis, humain ne veut pas dire bien éduqué et conforme au standard de notre société.

En ce sens l’homme peut très vite devenir dangereux violent et cruel, c’est aussi dans sa nature, il ne faut jamais l’oublier et nous sommes tous comme cela, parfois à des degrés moindres, mais nous le pratiquons tous. Pour avoir un poste si l’on peut court-circuiter le parcours de recrutement en passant par …… Pas besoin d’aller chercher bien loin.

Bien évidemment, dans notre société aujourd’hui, vu notre degré d’évolution, ces types d’extrémisme « radicalisation » sont plus rares, néanmoins ils existent bel et bien, mais la plupart du temps ils se déclinent de manière plus discrète.

Parfois ils sont même encouragés par de peu scrupuleux personnages qui publiquement se targuent de pouvoir compter sur ces égoïsmes individuels pour tuer la contestation dans l’œuf.

Quand ils n’autorisent par eux-mêmes, la parution et le vote de discrets textes de loi judicieusement imprécis pour en dénaturer le principe moral. Sans parler de la paupérisation des personnes, provoquée artificiellement, par le levier des taxes qui ne se justifient que par la fuite des capitaux qui, si elles ne sont pas vraiment autorisées, ne sont pas formellement interdites, la législation étant taillée sur mesure pour contourner les garde-fous et faciliter cette escroquerie, source de tous les maux.

 

2) Le discours de lutte des classes, je sais que ce point, éveille pas mal de susceptibilités et l’on me l’a fait remarquer à de nombreuses reprises.

Le simple fait d’évoquer le sujet active tout de suite des réactions idéologiques, et l’on vous ressort tous les auteurs et les discours formatés du début du siècle étayant le bien-fondé de cette approche au regard des acquis sociaux obtenus de haute lutte, dans la souffrance, la douleur, la sueur et malheureusement souvent au prix du sang.

Dans les faits, ils ont tout à fait raison, et il ne me viendrait pas à l’esprit de le nier pas plus que de saluer le courage de ceux qui se sont battus pour les obtenir !!!

 

Néanmoins, je pose cette question, la conception que nous nous faisons de la lutte des classes tout comme de l’argent, est-ce une vérité ou simplement une vue de l’esprit qui tend à nous inviter à mieux tomber dans le piège de réactions faciles ?

 

L’association de mots traduit-elle vraiment des idées ?

 

Une chose me gêne profondément dans le terme, de lutte des classes, qui bien entendu a trouvé sa raison d’être en son temps, mais qui aujourd’hui ne fait plus qu’office de vestige d’un temps dépassé, à la consonance ringarde du bon vieux coco nostalgique. Rabâcher ce terme aujourd’hui, c’est donner le bâton pour se faire battre par tous ces communicants qui n’ont de cesse de railler ce vieux concept qui à leurs yeux, a plus sa place comme antiquité au musée des souvenirs que dans le débat public.

Ce qui fait passer les gens, qui défendent le panier de la ménagère qu’ils ont du mal à remplir, pour des « gauchistes » terme à la consonance ringarde parlant d’attardés qui, trop occupés à regarder les ruines de la chute du mur de Berlin, n’ont pas vu le temps passer

Si l’on ne résout pas les problèmes d’aujourd’hui avec les solutions d’hier, il sera tout autant ardu de résoudre l’impossibilité de dialogue d’aujourd’hui avec le discours d’hier.

Alors il faudrait peut-être commencer à regarder les choses différemment, car l’on peut dire ce que l’on veut, le principe de ridiculisation marche et est très efficace, quiconque tient pareil discours devant un public varié, d’emblée perd toute crédibilité. Tout ce qu’il réussira à faire sera de susciter des sourires amusés pour les plus polis, et de se faire allumer par la bien-pensance formatée.

Mais ce n’est pas cela qui va changer la tendance bien ancrée dans l’esprit de toutes les nouvelles générations formatées à ce genre de réaction radio-induite par un matraquage médiatique aux éléments de langage savamment étudiés.

Mais alors comment lutter contre ce discours. Question posée très judicieusement par Franck Lepage dans « conférence gesticulée ».

Il faut peut-être tout simplement dissocier les illusions provoquées par ces mots en regardant bien ce qu’ils veulent réellement dire aussi bien dans leur étymologie que dans leurs associations de principe, qui prêtent à rire par simple et pur bon sens. Mot qui a une forte tendance à disparaître du discours ou à être controversé dans sa définition, ce qui est le principe de tout mot dangereusement utile contre un argumentaire douteux, et qu’il serait bon de temps à autre de rappeler.

Le bon sens, c’est tout simplement une déduction logique devant des évidences. Si vous avez un point haut et un point bas et que vous versez de l’eau au point haut, la déduction coule de source, comme le bon sens.

Opposer le bon sens, demande à votre interlocuteur de démontrer ce qu’il prétend être des évidences, et c’est souvent-là qu’est le problème.

 

Concernant la lutte des classes, il suffit de réfléchir deux secondes pour se rendre compte que le principe même du terme est une aberration des plus profondes, je précise « aujourd’hui ».

Parler de classe, c’est un discours de gauche, induit par la droite.

Catégoriser les gens par classe sociale, c’est une forme de racisme sociétal, c’est admettre que certaines catégories de personnes valent plus ou moins que d’autres. Désolé mais c’est le principe de tout classement.

Inviter à la lutte des classes, mais c’est exactement ce que le MEDEF veut entendre comme discours, car de fait cela implique qu’il est admis qu’ils sont la classe supérieure et que vous êtes de la classe inférieure.

 

Aujourd’hui si vous parlez d’africains ou d’asiatiques, vous n’allez pas dire les noirs et les jaunes, tout de suite vous allez vous faire traiter de raciste. Même sous l’effet de la colère, cette peur culpabilisante de vous voir accusé de racisme, vous incite à vous raisonner, vous autocensurer sur les termes que vous allez employer et faire très attention à ce que vous allez dire et comment vous allez le dire.

Sur ce même principe, les différents pouvoirs tous « progressistes » au fil du temps ont littéralement institutionnalisé une forme d’autocensure, mais dans l’autre sens, celle qui oblige à systématiquement admettre la fatalité d’un système face à une population « défavorisée » parce que c’est source de progrès, et personne n’a envie de se voir reprocher d’être contre le progrès. Mais pour avoir du progrès il faut bien qu’il y ait des classes qui souffrent, tout comme pour avoir du racisme, il faut bien avoir des gens de couleurs.

Au point qu’aujourd’hui, beaucoup assimilent le caractère de « défavorisé » à un manque de capacité intellectuelle le tout étant amplifié par des concentrations ethniques consécutives au refus de riches municipalités à respecter leurs obligations d’accueil de campagnes d’immigrations qu’ils ont commanditées.

Parler de classe sociale pour caractériser ces populations, c’est les enfermer encore un peu plus dans leurs pauvres conditions de vie mais en plus, c’est leur demander de n'être pas fatalistes sur leur triste sort, en leur laissant croire qu’ils vont être source de progrès.

Il va de soi que ce n’est pas à titre mal intentionné que ceux qui, se veulent être les défenseurs de ces populations, utilisent cet élément de langage « de classes », mais il paraît important pour rééquilibrer le discours, que l’on parle de ces gens dans des termes qui leur correspondent pour replacer les responsabilités de leurs conditions, ces gens ont été lâchement abandonnés.

Abandonnés, ça ne résonne pas dans l’esprit des gens comme défavorisés ou classe (inférieure),

 

Ces travers de langage conditionnés, doivent être appréhendés et proscrits du discours du mouvement des Gilets jaunes, malheureusement personne n’y prête grande attention, c’est même souvent le contraire !!!

C’est sur le principe à l’opposé de ce qui est prétendu être défendu, et complètement contreproductif.

C’est aussi subtil que la notion d’arrestation préventive ; punis ton gosse à titre gratuit préventivement, parce que statistiquement il y a des risques qu’il fasse une connerie ... je vous laisse imaginer l’ambiance à table lors du repas.

 

Naissance et développement d’un réseau

 

Pour reprendre le fil du sujet, si j’évoque ces deux points celui du discours et de l’argent qui ne sont pas à leur place, c’est surtout pour resituer notre part de responsabilité dans la manière dont inconsciemment, nous nous excluons du problème parce que nous en faisons une lecture et une interprétation sous influence.

Celle de notre propre conditionnement qui fausse notre perception d’une réalité pourtant évidente.

La question sociale relève de l’exécutif, c’est-à-dire des décisions du gouvernement, le problème est apparu très vite après l’absence de réponse acceptable du gouvernement sur ce sujet, ce qui a provoqué l’étalement dans la durée du mouvement des gilets jaunes, l’émergence de nombre de questions qui sont bien plus profondes et qui relèvent du législatif.

Nous ne sommes donc pas devant une crise sociale menée par des entités de notoriété politico-sociale comme les syndicats, mais devant une crise institutionnelle spontanée, qui émane d’un réseau qui ne se contrôle que par le consensus qui se dégage du partage de la réflexion des membres qui le composent.

Le réseau est conscient qu’il est issu d’une dynamique qui intègre toutes les composantes de la société, du chômeur au patron, des plus jeunes aux retraités, du pacifiste au violent, de l’extrême droite à l’extrême gauche. Il ne rejette personne, il invite chacun dans son mode de fonctionnement spontané à générer un facteur d’unité qui est supérieur à celui des divisions radio-induites, par lesquelles les populations s’entre-déchirent par réactions émotionnelles et idéologiques.

 

Ce qui est passionnant dans ce réseau est qu’il est en cours d’activation et se construit spontanément, pour le moment il reste sur un modèle d’organisation qui est en cours de structuration.

La structuration du réseau est nourrie de la multitude d’avis, de propositions et de témoignages, et là se pose véritablement deux questions.

 

1) Quel principe d’analyse permettra de l’ordonner de manière cohérente et juste, en fonction de leur substance.

Ce réseau s’il veut être efficace ne peut se permettre une erreur de diagnostic, qui serait source de fausses solutions.

La manière dont les données sont traitées doit donc être partagée par chacun, pour qu’ils puissent s’inscrire dans une même logique naturelle de hiérarchisation, qui permettra de déterminer l’ordre de choix des priorités.

Cette exigence pose de manière évidente la question de l’esprit du processus décisionnel, qui doit en toute circonstance rester source d’unité. Cela est la première des choses à clarifier et à coucher sur le papier, de manière la plus précise possible, car l’origine même du besoin d’expression de ce réseau est principalement rattaché à ce problème (ceci sera traité plus loin dans le texte). Il est impossible de construire un édifice stable, si l’on ne prévoit pas des garde-fous contre le risque de nos propres dérives et des agressions extérieures. Malheureusement nous avons perdu cette culture, leurrés par un conditionnement permanent qui tire grand parti de ce manque de vigilance et de la superficialité de notre capacité d’analyse, nous sommes très vulnérables, c’est pourquoi le cadre d’expression doit être le plus résistant possible à nos travers.

 

2) Quels moyens, ressources, sont nécessaires à la structuration physique de ce réseau, comment va-t-il s’organiser pour permettre de traiter l’information, faciliter les échanges, faire évoluer et enrichir les réflexions, avant de pouvoir se lancer dans des débats. Les réseaux sociaux c’est bien, mais il faut tout de même des plates-formes d’expressions organisées qui permettent dans le respect du cadre défini au premier point, d’exprimer les avis pour, au final, puisse se dégager un consensus sur les positions.

La force d’un réseau est de ne pas avoir besoin d’un interlocuteur privilégié, il lui suffit au final d’avoir une plate-forme dématérialisée qui soit la voix de l’expression commune de la multitude. Ainsi personne n’a le pouvoir d’imposer sa parole au nom de …C’est toujours le réseau qui décide, c’est-à-dire le consensus qui s’en dégage.

Ceci posant un énorme problème au gouvernement, qui a l’habitude d’imposer ses décisions par des jeux d’influence sur des personnes qu’il sait amener à ses positions, grâce aux nombreux leviers à sa disposition, les services de renseignements lui étant d’une grande utilité pour les faire chanter. Le réseau c’est l’outil de lutte contre la corruption !!!

Cette structure dynamique peut apparaître complexe à mettre en place, mais en fait elle peut se réaliser de manière assez simple, car les compétences sont là, chez chacun de nous, la grosse question est, qui va en coordonner l’émergence ?

 

Vigilance source de consensus

 

Le consensus qui émane de ce réseau est issu de la prise en considération des problèmes, non pas dans notre inconscience du désordre où les outils de conditionnement « médiatique-politique » nous leurrent, mais dans un souci de recherche de vérité qui prend en compte les trois aspects fondamentaux qui doivent nourrir toute réflexion, ce que j’appelle la règle des trois « P »

 

Le Plan : La prise en considération des différents angles par lesquels les questions peuvent se présenter, afin de déterminer si celles-ci s’inscrivent de manière relative ou absolue, d’où la question que nous devons toujours nous poser : L’approche que je fais de la question est-elle une vérité dans le contexte, ou une vérité générale ?

 

La Polarité : La prise en considération de la puissance motrice (économique, culturelle…) qui permettra à l’ensemble de trouver son équilibre et sa stabilité : Quelles sont les forces en présence ? Et quelle latitude ai-je pour prendre de bonnes décisions qui ne déstabiliseront pas l’ensemble, sous un angle que j’aurais sous-évalué. Le nombre n’est pas représentatif de la puissance et de l’importance d’un secteur par rapport à un autre, par exemple, les agriculteurs sont peu nombreux mais ils nourrissent tout le monde, si le métier n’est pas rentable pour eux, le risque est de se retrouver dans une situation où il n'y aura plus suffisamment d'agriculteurs et cela va générer de très gros problèmes, donc ce n’est pas parce qu’ils sont peu, qu’il faut négliger ce qu’ils disent. Entre une vue électoraliste qui rapporte très peu de voix et la réalité de leur importance économique vitale, la disproportion est énorme, des décisions qui ne tiennent pas compte de la réalité de cette polarité fondamentale dans l’équilibre du système, peuvent s'avérer catastrophiques.

 

La Proportionnalité : Quelle base raisonnable doit-on donner à chacun des points de vue, pour que l’exception ne devienne pas systématiquement la règle, mais soit considérée comme particularité naturelle de la généralité.

 

Ne pas prendre en compte cette règle nous ouvre à une manipulation très simple qui joue de notre vulnérabilité à nos sensibilités émotionnelles et idéologiques inhérentes au processus décisionnel que l’on peut résumer ainsi sur cette base simple. Intention Action Réaction Correction Décision

 

A toute intention naît une action à toute action naît une réaction à toute réaction naît une correction et à toute correction naît une décision

 

Ce modèle permet d’appréhender la manière dont nous sommes très vulnérables au mode suggestif qui n’est qu’une subversion de la proposition.

Proposer c’est avancer une idée en prenant soin de toujours laisser le choix à votre interlocuteur de pouvoir dire oui ou non sans chercher à l’influencer.

Suggérer, c’est amener votre interlocuteur à consentir à adhérer à votre approche de la question, qui est en fait votre solution.

Le mode suggestif peut être très pervers, s’il est mal intentionné et que votre interlocuteur est très persuasif.

Si une personne veut vous induire en erreur pour vous amener à obtenir ce qu’elle veut, l’arme absolue est la diversion.

Il lui faut cacher son intention de départ en suggérant une proposition qui n’est en fait qu’un prétexte pour obtenir ce qu'elle veut.

L’objectif étant de faire croire que l’angle d’approche suggéré (le plan), s’inscrit comme le plus important et doit donc être priorisé au regard des autres considérations, il faut que cela devienne une vérité.

Pour y parvenir il lui faut contrôler un outil d’influence (les médias) pour orienter et canaliser la réaction sur de faux débats et cet unique plan, le but étant d’en fausser la pertinence de la proportionnalité, (sondage, étude bidon).

La réaction excitée sera sous l’influence émotionnelle passionnelle ou idéologique, le but étant d’occulter la question de la polarité, (petit nombre et grands bénéfices).

La correction dès lors ne se focalisera que sur ce plan contextuel discrètement imposé, sans se soucier de savoir si cette correction est vraiment pertinente dans tous les cas de figures.

Lorsqu’une décision est prise dans ce cadre-là et que soudain le contexte change et devient celui qui correspond à la véritable intention dissimilée de départ, l’on prend alors la mesure de son erreur, surtout lorsque de ces faux débats, la loi votée au final se retourne contre votre intérêt voire vos libertés individuelles.

Et là votre interlocuteur vous voyant très énervé du résultat, vous rappellera votre consentement qui l’exonère de ses responsabilités en vous plaçant ce que vous croyez être votre choix mais qui n’est en fait que votre non-choix, fruit de votre naïve confiance et de votre manque de vigilance, et vous n’avez plus que le regret de votre faiblesse qu’il vous faut assumer.

C’est exactement ce qu’il s’est passé pour la loi sur le renseignement, les outils et les dispositions sécuritaires votées dans le cadre du terrorisme, servent aujourd’hui à traquer les manifestants.

Le nombre de lois et de dispositions justifiées sur ce principe ces dernières années est tout simplement hallucinant, cela est devenu la règle de mise en œuvre. Rappelez-vous code du travail, mariage pour tous, obligation de vaccination, limitation de vitesse … La liste est longue.

Cette prise de conscience fait son chemin sur le réseau des gilets jaunes.

Clairement aujourd’hui la très grande majorité du réseau a bien compris que les augmentations de salaire, interviennent dans le cas de mesures d’urgence, elles n’en sont que le carburant mais aucunement la solution au problème, mais au début du mouvement ce n’était pas le cas, tout du moins pas aussi conscient.

Le jeu des augmentations n’est là que pour exciter des réactions de la nature humaine primaire, un homme en colère pense mal et accuse n’importe qui, il lui faut simplement un coupable. « Cela tombe bien le gouvernement en a plein, les fainéants de chômeurs, les fonctionnaires …. »

Pensez-vous vraiment que l’arrogance du discours gouvernemental ne soit que le fruit de leur suffisance ? Ils ne sont pas stupides, ils ont appris les techniques de manipulation issues des sciences sociales à l’école eux !!!

La réaction de la population n’a rien de sociale, c’est la conséquence de l’utilisation de leviers institutionnels que l’exécutif actionne pour permettre de provoquer ce type de situation. Il joue sur les instincts primaires afin d’alimenter les divisions. C’est bien parce que la loi le permet, que le gouvernement peut appliquer une politique de discrimination par l’argent.

Ce mouvement n’a que l’apparence d’une crise sociale, mais il est en réalité profondément institutionnel.

C’est bien pour cela, que la presse et le gouvernement montent au créneau aujourd’hui, pour bien recadrer le mouvement comme social et uniquement.

Le social se gère par l’argent, l’institutionnel par la remise en cause des lois, et cela ils n’en veulent pas !!!

 

L’erreur de diagnostic et les chiens de garde

 

Apprécier à sa juste valeur, le degré d’une réaction dans le processus qui aboutit à la notion du terme social, révèle l’intention de ceux qui sont en charge de le gérer.

Il devient dès lors très intéressant de voir l’évolution de la réaction du gouvernement et de ses chiens de garde qui aujourd’hui se retrouvent confrontés à leur propre déni. Ils ont commis une erreur stratégique phénoménale à la suite de l’acte 2 qui dans la logique de notre modèle de société, était le moment idéal pour tuer le mouvement.

Il leur suffisait de céder sur la question financière, pour tuer le mouvement dans l’œuf et empêcher son développement, mais trop imbus de leurs personnes, une telle remise en cause de leur politique n’était même pas concevable et ils ont pensé que le mouvement n’était qu’un saut d’humeur passager et que les égoïsmes naturels allaient l’emporter.

L’erreur de diagnostic a été considérable, on ne traite pas une fièvre jaune avec la médication d’un rhume des foins.

L’article dédié à cette erreur de diagnostic n’ayant pas trouvé intérêt auprès de sites de diffusion, reste accessible à cette adresse : http://exosphene.over-blog.com/2018/12/gilets-jaunes-erreur-de-diagnostic.html

 

Comment ne pas être surpris de voir le gouvernement revenir aujourd’hui après l’acte 9, sur les propositions qu’il a refusées à l’acte 2, sans tenir compte de sa dramatique évolution.

Si le gouvernement revient en priorité sur les augmentations de salaire faisant fi de ne point entendre l’évolution de la réflexion du réseau, c’est pour une raison bien particulière, c’est que celle-ci commence vraiment à les inquiéter au plus haut point et qu’ils aimeraient bien pouvoir revenir en arrière, là où ils sont passés à côté pendant que cela était encore possible, même s’il leur en coûtait.

Mais voilà !!! Il y a du sang qui a coulé entre temps et il est trop tard pour revenir en arrière.

Considérant l’absence de considération du caractère fractal qu’habite toute chose en ce monde, et de l’incapacité à analyser la pertinence des modèles de situations et de comparaisons pour raisons idéologiques et d’ego surdimensionné, l’on ne peut que se résoudre au constat de la suffisance de ces « élites » à devoir considérer à sa juste valeur, la réflexion d’un réseau qui leur donne la jaunisse. Ils ne savent pas comment l’aborder, ce n’est pas écrit dans leur manuel.

Manipuler des personnes qui s’inscrivent dans une structure hiérarchisée est simple, il suffit de corrompre ceux qui les représentent, les autres suivront. Mais manipuler tout un réseau dont la position émergente est le consensus de l’interaction d’échanges entre des milliers de personnes, qui n’éprouvent aucunement le besoin de laisser les clés à un interlocuteur privilégié, pose une question inédite.

L’état perd la main sur son pouvoir d’influence et de corruption à moindre frais.

La seule manière de gérer cette situation est de suivre les remontées exprimées sur le réseau et de savoir les identifier pour y répondre de manière la plus juste possible. C’est comme avec les enfants.

 

Tout parent responsable sait très bien que l’éducation d’un enfant, passe par son devoir à l’aider à répondre à ses besoins lorsque celui-ci n’a pas les mots ou les attitudes adaptées pour y répondre. Tout parent aimant aura alors le réflexe d’y répondre en prenant en considération en priorité, le développement de son être. C’est ce que l’on appelle l’éducation et elle commence dans la cellule familiale, les parents lui apprendront les règles de vie dont dépend sa survie avant de s’attacher à son petit confort capricieux, quitte à ce que ce ne soit pas toujours à son goût. Mais aussi quitte à ce que ce ne soit pas aussi systématiquement du goût des parents, c’est en cela que nos enfants nous révèlent : « Etre parents, c’est apprendre à grandir ensemble ». Ce principe naturel, « de responsabilités » est fractal et devrait se transposer à tous les échelons de la société.

Pourtant les chiens de garde n’hésitent pas à se justifier, en arguant la pauvreté intellectuelle de la réflexion, qui se traduit par des revendications confuses, sorties tout droit des poubelles des réseaux sociaux, histoire de bien jeter de l’huile sur le feu en vue de sacraliser la priorité de devoir soustraire certaines forces de cet ensemble plutôt que le voir se multiplier. Comprenez « Une telle réflexion ne peut être menée que par une élite habilitée pour ».

Cette technique est la règle idéologique sur laquelle ce système se pérennise, quand bien même ce principe est contraire au principe mathématique : Dans une écriture numérique, il y a toujours priorité de la multiplication par rapport à la soustraction. 3 x 5 -1 = 14 et non pas 12.

C’est une certaine vue de l’esprit, où les mathématiques deviennent aux verbes idéologiques ce que les sondages sont aux médias, un truc que l’on sait faux, mais que l’on ne peut s’empêcher de regarder, conditionnement de la culture du chiffre oblige, certes grotesque mais très efficace.

Associer la science exacte des mathématiques à la science mensongère de l’idéologie, n’est-ce pas au fond ce qu’il y a de mieux pour justifier de l’exactitude du mensonge plutôt que d’en définir son incertitude ?!!

C’est malheureusement ce qui arrive lorsque l’on fait sauter les parenthèses, qui sont aux mathématiques ce que les imprécisions de forme sont aux textes de loi. C’est le moyen de susciter grâce à l’ignorance des règles de base des mathématiques, des confusions d’interprétations, et nous nous faisons tous avoir avec ce petit stratagème issu de notre conditionnement sociétal, nous y sommes très vulnérables parce que peu avertis et encore moins sensibilisés et entraînés à en faire la chasse, et l’on comprend facilement pourquoi, vue la fréquence d’utilisation de ce principe.

Qui demande lors des sondages les incertitudes associées aux résultats ? Personne !!!

Si BFM vous dit que seul 50% des gens soutiennent les gilets jaunes vous allez hurler, et pourtant ils n’ont peut-être pas tort, dans la mesure si l’incertitude associée à ce résultat est de ± 30%, ce qui veut dire que le résultat donné peut être compris entre 20 et 80, autant dire que vous pouvez faire dire n’importe quoi aux chiffres.

En science, c’est une faute de donner un résultat sans incertitude mais dans les médias, personne ne relève. L’omission, c’est cela qui est malhonnête !!!

Si vous voulez les critiquer, c’est sur ce point-là que vous pourrez les attaquer, mais ne les traitez pas de menteurs, vous auriez tort. Ils s’en défendront facilement, sans vous dire pourquoi, parce que vous-même n’êtes pas en mesure de donner l’incertitude de votre propre interprétation.

On ne peut pas reprocher aux autres ce que nous ne nous imposons pas à nous même. Et c’est en cela que l’évolution du réseau est passionnante, car elle entre petit à petit dans cette conscience.

Si je reprends l’exemple de l’écriture numérique, ce n’est pas un hasard : Les réseaux sociaux regorgent de ce type de petits calculs ou beaucoup se risquent, et la lecture des résultats montre que beaucoup en ignorent encore la règle de calcul, néanmoins l’on constate que ces petits tests, au cours du temps et de leurs redondances, ont aussi permis à beaucoup de personnes de l’assimiler.

Parce que c’est aussi cela les réseaux sociaux, et s’ils ont souvent l’image peu glorieuse et pauvreté intellectuelle, cela ne relève que de l’utilisation que chacun choisit d’en faire, en cela ils peuvent être très négatifs mais aussi devenir très positifs. 

Il apparaît intéressant de revenir sur ces deux points, les parenthèses et la positivité des réseaux sociaux, qui sont très loin d’être des détails, mais qui pourtant sont très rarement évoqués, pourtant ils apparaissent comme absolument fondamentaux dans le cadre de la définition des revendications des Gilets jaunes.

 

Quelles revendications par retour d’expérience apparaissent aujourd’hui comme indispensables pour que la situation ne se reproduise pas ?

 

Formalisation des textes : Lever les ambiguïtés d’interprétation

Comme il a été évoqué au début de l’article, il faut bien identifier ce qui est cause et conséquence.

Il faut être très vigilant car il y a des éléments qui peuvent être identifiés comme cause, alors qu’en fait ils ne sont que conséquence d’autres conséquences, c’est pourquoi il est important de remonter à la source du problème et elle n’est pas forcément où l’on pense et il est parfois difficile de la détecter pour notre esprit conditionné.

Ce premier constat m’amène à cette réflexion, qui rejoint l’exemple des parenthèses évoqué plus haut.

Si j’écris 3 x 5 -1 et que je ne connais pas la règle, je peux me tromper entre (3 x 5) -1 et 3 x (5 -1)

Les parenthèses donnent le sens unique de lecture qui peut être fait de l’écriture numérique, ne pas les mettre c’est réserver l’accessibilité de la bonne interprétation du résultat, qu’à ceux qui en connaissent bien la règle. En matière de lois cela s’appelle des avocats, et croyez bien que ce n’est pas un hasard si l’on assiste à une juridiction accrue des affaires en ce moment. Ceci en est la cause principale.

 

Dans les textes les formulations prêtent à confusion, tout simplement par la tournure de phrase qui ouvre à des controverses suivant le point de vue, et le manque de précisions, signifiant le cadre précis d’interprétation, sert souvent à en détourner le sens le rendant interprétable à souhait selon la position défendue.

Ce qui en terme juridique fait exploser les cas de jurisprudence selon l’habileté de l’avocat à défendre tels ou tels intérêts.

 

La première des choses à demander est donc d’imposer les précisions de définitions indispensable dans la rédaction des textes pour que ces abus d’interprétations soient impossibles.

L’esprit du principe ne doit pas pouvoir se voir opposer le principe de sa forme, c’est pourquoi la forme du principe doit en traduire clairement l’esprit.

Si nul n’est censé ignorer la loi, la loi se doit d’être interprétable par tous, dans l’esprit de sa raison d’être.

Tout texte rédigé ne doit, sous aucun aspect, pouvoir laisser libre cours à une ambiguïté d’interprétation, le souci du respect de l’esprit pour lequel il a été écrit doit être clairement identifiable, sachant que toute loi ne peut en aucun cas s’opposer aux principes des libertés individuelles définies dans les droits de l’homme et du citoyen, à défaut de précision avérée, de précision dans le texte permettant d’identifier le sens d’interprétation, seul le texte des droits de l’homme et du citoyen peut servir à en clarifier le sens d’interprétation, celui-ci recouvrant l’exercice de tous les codes légaux.

Ceci dans le but d’éviter des omissions intentionnelles laissées dans le cadre législatif qui permettront d’ouvrir de grands avantages à des intérêts particuliers qui pourraient facilement en détourner le sens d’interprétation qui pourrait faire jurisprudence.

Ceci étant une technique très répandue, et principe de base de tout ce qui touche l’évasion fiscale, sans parler de la définition de terrorisme dans la loi sur le renseignement où le terme est tellement vague et imprécis que quiconque peut y être intégré sur le principe de jugement de valeurs laissées au bon désir du pouvoir quand bien-même celles-ci sont légitimes dans le cadre de l’expression démocratique de la république.

 

Ce constat montre que ces omissions de précisions arrivent à devenir des menaces pour la démocratie, cette obligation de précision des termes devrait être partie intégrante de tous les codes et être inscrite dans les droits de l’homme pour devenir inaliénable.

Nul ne peut être discriminé ou privé de ses droits fondamentaux sur le principe d’omission de précisions sur les textes de loi qui permettraient de détourner les principes du texte fondateur des droits de l’homme et du citoyen.

Toute loi visant à priver un citoyen, qui n’est pas sous le coup d’une procédure de justice, est illégale, celle-ci ne peut s’établir que sur la base de faits répréhensibles par la loi.

Le principe de suspicion de trouble à l’ordre public, ne peut faire l’objet que de surveillance, mais en aucun cas n’est un motif de privation des droits fondamentaux. Ne peut être reproché comme suspicion de trouble à l’ordre public, toute expression ou intention exprimant une divergence d’opinion qui reste en accord avec les principes fondamentaux des droits de l’homme et du citoyen.

 

Restaurer les garde-fous contre les abus de pouvoir

Concernant la gestion de crise et les excès du pouvoir pour faire taire la contestation de manière forte, la leçon n’est pas tirée.

La disproportion du pouvoir présidentiel montre que celui-ci se retrouve dans une position de pouvoir absolu et que rien ne peut se mettre en place pour le contraindre à modifier sa politique, alors que la très grande majorité de la population la rejette.

A cela il y a une première raison qui a facilité la situation.

Renouvellement de l’Assemblé Nationale

Les législatives se font dans la foulée de l’échéance présidentielle, ce qui amène l’assemblée nationale à être dans la dynamique de la présidentielle, ce qui facilite l’accessibilité au parti élu d’obtenir les pleins pouvoirs tant sur l’exécutif que sur le législatif.

Effectivement cela facilite grandement la mise en place de réformes avec une majorité absolue qui se targue d’être élue, le problème est qu’il n’existe plus aucun contre-pouvoir et cela pendant cinq ans.

Le retour d’expérience démontre qu’en cas extrême, comme c’est le cas aujourd’hui, la majorité peut être élue par défaut, sans réelle représentativité, grâce à de sombres jeux politiciens et des règles de scrutin qui le permettent, cela pose un énorme problème de démocratie.

Le parti au pouvoir peut faire voter tout et n’importe quoi en se justifiant d’être élu, il n’existe alors plus aucun pare-feu pour arrêter l’hémorragie, dans ce cas la majorité à l’assemblée nationale obtient la majorité absolue.

Décaler les législatives à mi-mandat, est certes contraignant pour le parti au pouvoir mais reste un garde-fou aux excès du pouvoir.

Décaler les législative à mi-mandat donne la possibilité de reconsidérer le contrat de confiance entre le pouvoir et le peuple

 

Règle du mode de scrutin et interprétation des résultats

Le principe d’interprétation des résultats des élections et les règles du scrutin sont les éléments techniques de base, qui ont permis de rendre possible ce jeu politicien malsain, qui a conduit le pays à cette crise.

Il faut imposer des règles de scrutin démocratiques où le % de participation permet de garantir une représentativité réelle des candidats

Il faut un minima de participation des inscrits de 51% aux deux tours, et laisser le pouvoir au électeurs, la possibilité de rejeter, par l’abstention, les candidats dont la très grande majorité des Français ne veut pas, ce qui a été le cas lors de la présidentielle au second tour.

Par les jeux d’élimination sont arrivés en tête, deux candidats qui ont invité 60% de la population à s’abstenir ou voter blanc !!!!

Les votes blancs ne sont pas comptabilisés comme votes de contestation puisqu’ils cautionnent la personne élue en gonflant artificiellement la légitimité de l’élu par le taux de participation, 10% pour l’élection de Macron au second tour.

Au jour de l’élection, ministère de l’intérieur et médias, tout le monde s’est tu sur le sujet !!! Comment une personne qui est élue sur la base d’un rejet massif de 60% de la population et qui n’a qu'une fraction des voix des 40% de votants exprimés peut-elle être légitime ? Elle ne représente qu’une minorité que la grande majorité refuse.

Le gouvernement et les médias peuvent argumenter comme ils veulent, mais la réalité de cette interprétation faussée, est dans la rue aujourd’hui, il est là le retour d’expérience !!! Mais personne ne l’évoque.

Si ce principe d’interprétation en phase avec l’esprit démocratique avait été appliqué, les gens auraient pu éjecter les deux candidats du deuxième tour à la dernière présidentielle, mais dans les règles ; il n’y avait aucun quota de participation au second tour des participants, à votre avis pourquoi ?

Ces règles permettent de faire élire des candidats qui ne représentent que des minorités par le jeu de fausses alliances et de fausses oppositions. On ne peut pas parler d’élection démocratique en l’absence de règles visant à garantir la démocratie.

Le vote est un droit, il peut être utilisé ou pas, la démocratie est un devoir : Un électeur a tout à fait le droit de considérer qu’il n’a pas à voter car le choix qu’on lui impose représente un danger pour la démocratie.

Le % d’inscrits n’étant pas pris en compte dans le processus d’interprétation du scrutin, son refus de vote relève de son droit, et le fait d’une interprétation qui ne le prend pas en compte, est une discrimination d’opinion.

Cette interprétation des résultats du scrutin est idéologique et non conforme à l’esprit démocratique car de fait il exclut une partie du peuple qui use de son droit, en refusant de s’exprimer devant un choix qu’on lui impose, et qui ne répond à aucune de ses attentes.

En science toute expérimentation visant à mesurer un principe se doit d’avoir des règles qui déterminent avec précision les limites de son champ d’application, l’interprétation du résultat n’est acceptable que dans ce cadre précis qui garantit le but recherché. En aucun cas le cadre d’expérimentation ne doit permettre d’incorporer des valeurs aberrantes qui seraient contraires au principe même de la mesure.

Suppression vote blanc, vote nul

En prenant en considération le nombre d’inscrits, le vote blanc et les votes nuls n’ont plus de raison d’être, ils doivent être comptabilisés au titre des abstentions.

Le % d’inscrits offrant la possibilité d’un troisième choix par l’élimination des candidats par le nombre d’abstentions des inscrits.

Les votes nuls, abusifs, bulletins partiellement et « intentionnellement déchirés » lors d’envoi par courrier n’ont pas de raison d’être.

 

LE RIC

Le RIC en soi est un bon principe qui permet de limiter les abus, cependant pour faire intervenir le RIC, il faut en déterminer un processus de déclenchement qui soit raisonnable, il ne faut pas qu’il devienne un outil excessif qui pourrait nuire à une stabilité politique.

Cependant il représente actuellement un grand danger, car il ne garantit aucunement l’élection d’un parti ayant l’intention de réformer les règles de scrutin évoquées précédemment et en l’état, il peut très bien se retourner contre ceux qui le revendiquent en reproduisant un résultat similaire à celui que l’on connaît.

 

Le consensus

Le consensus est une valeur abstraite qui est laissée à l’appréciation de la presse et du pouvoir, ce qui donne des interprétations très aléatoires selon les situations.

Un % requis est indispensable pour déterminer la valeur faisant office de consensus, 70 % des inscrits soit un peu plus de 2/3 des inscrits semble être un chiffre raisonnable.

 

La limite du titre de président de Chef des armées

Le statut de président lui offrant le titre de chef des armées est particulièrement dangereux.

L’affaire Benalla le démontre : L’accès à des données confidentielles classées secret défense à des personnes issues de la société civile dont une se retrouve, fondé de pouvoir sur ordre du président, ne permet pas de garantir l’intégrité du secret défense, surtout quand cet individu après son « licenciement monte une société de sécurité travaillant avec des états étrangers » ceci laisse une porte béante à la possibilité de corruption et d’infiltration du secret défense par une puissance étrangère.

L'armée au même titre que la justice se doivent d’être indépendantes dans leurs décisions opérationnelles.

Lorsque que le scénario de manifestations importantes qui deviennent récurrentes et se pérennisent en plusieurs actes avec de fortes mobilisations, qui se généralisent sur tout le territoire, il appartient à l'armée de prendre le commandement des forces de l’ordre pour gérer la situation, et organiser un référendum en vue de valider le consensus insurrectionnel dans les plus brefs délais.

En cas de consensus, l’armée sera en charge de s’assurer de la destitution des élus et s’assurera de la mise en œuvre de nouvelles élections.

Si l’armée doit être au service du peuple, le seul recours que le président peut avoir à son égard, est celui d’ordonner son intervention après la consultation du peuple.

L’armée Française n’a pas pour vocation de défendre les intérêts privés de riches industriels se livrant à tous les excès en dehors de nos frontières, quand bien même ceux-ci sont contraires aux principes fondamentaux des droits de l’homme.

L’intervention de l’armée doit pouvoir être sollicitée par le peuple par consensus s’il le demande, pour parer aux dérives du pouvoir.

 

Référendum

Lorsque le peuple juge nécessaire de traiter certaines questions auxquelles l’Etat se refuse de débattre, le peuple peut imposer un référendum sur la question : Tout consensus sur le thème du référendum proposé lui donnera autorité.

Lorsque le peuple traite d’une question par voie référendaire, tout vote qui fait consensus devra être adopté.

 

Développement de plates-formes numériques pour une démocratie permanente

Alors que les Français ont laissé libre cours aux autorités pour les fliquer sous prétexte de terrorisme, l’Etat centralise ces données à ses fins exclusives.

L’on observe aussi la collecte de métadonnées par les GAFA, et leurs exploitations à titre mercantile, l’on observe aussi une censure convenue avec l’intérêt du pouvoir, ce qui donne aux GAFA un pouvoir directe d’influence sur la population par le jeu du choix des diffusions et de la censure. Mais cela n’émeut personne.

Alors pourquoi ne pas faire de même et mettre ces outils de traitement des données afin de pouvoir donner une lecture directe des avis des citoyens sur des questions de société qui les concernent.

Comme je l’ai évoqué préalablement, il est tout à fait réalisable de s’équiper de plates-formes de démocratie directe visant à recueillir et déclencher les processus référendaires, des consultations, d’évaluations des situations, enfin tout ce qui a interaction avec la vie du pays, qui permettront d’avoir une image fidèle en directe de l’état du pays.

Elles devront être structurées de manière à pouvoir recueillir l’ensemble des doléances et suggestions pour l’amélioration de la vie publique.

Ces plates-formes d’échanges serviront de sources de données représentatives qui remonteront au pouvoir.

Elles seront l’outil de démocratie permanente et en directe où chacun aura la liberté de pouvoir s'y exprimer.

Il est tout à fait possible d’y incorporer un réseau d’échange ou chacun peut s’exprimer sur les questions de société avec ses mots à lui comme sur les forums des réseaux sociaux, et trier ces données par ordre d’intérêt et de pertinence.

Il est aussi possible et même indispensable sur des sujets sensibles, de pouvoir enrichir l’instruction des questions en diffusant des documentaires, articles, débats qui traitent le sujet sous différents angles et points de vue, pour que chacun puisse se faire une opinion étayée avant d’en débattre.

Ceci est exactement ce que l’Etat et les GAFA font déjà de leur côté, mais cela il le garde pour eux ; il faut que les peuples aient aussi ces outils à disposition, mais à la différence que ce soit eux qui en soient les acteurs et les contrôleurs.

Cela évitera d’avoir l’illusion de participer à la vie publique et politique de notre pays qu’une fois tous les cinq ans.

 

Mais au fond n’est-ce pas cela la société de demain, mettre de l’intelligence artificielle au service des hommes, plutôt que faire le contraire, car c’est ce vers quoi tend la dérive totalitaire dans son évolution, asservir les hommes par l’IA pour garantir un intérêt unique.


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4 réactions à cet article    


  • JL JL 21 janvier 17:45

    Pfiou ! 21 pages dans Word !

     

     Et si vous nous disiez en quelque mots quel est le message que vous voulez faire passer ?


    • Macron vu par Nicolas Machiavel : « ceux qui de simples personnes deviennent Princes par le moyen seulement de fortune n’ont pas grand-peine à y parvenir mais beaucoup à s’y maintenir ; et ils ne trouvent pas fort mauvais chemin au commencement, car ils y volent, mais toutes les difficultés naissent après qu’ils sont en place. »


      • pipiou 21 janvier 21:24

        "le suivi des manifestations n’est guère plus traité que sur les médias étrangers et les médias alternatifs sur le net.

        " MDR !!

        Et tout est l’avenant.

        Tant qu’à dire des bêtises autant faire court.


        • math math 22 janvier 07:45

          Gilets jaunes une bonne idée, mais pour arriver au bout faudra lui rentrer dans la lard...

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