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Accueil du site > Actualités > Politique > Gilets Jaunes : révélateurs d’une dictature naissante

Gilets Jaunes : révélateurs d’une dictature naissante

 

À la suite d’un billet sur Facebook je me suis fait prendre à parti par une personne qui me reprochait de ne pas savoir ce qu’est une dictature ; entendait-elle que je ne connaîtrais pas la définition du mot et du concept ou supposait-elle que je n’aurais jamais vécu dans un pays « sous dictature ». Concernant ce deuxième point qu’elle se rassure j’ai séjourné en Chine une quinzaine de fois entre 1992 et 2008 et j’ai travaillé de décembre 2010 à août 2015 dans un pays d’Afrique. Il y a sans doute pire comme « dictature » mais avoir sa vie sous surveillance policière, ne pouvoir ni dire se déplacer en totale liberté, côtoyer une presse libre qui chaque jour court le risque d’être supprimée, subir les contrôles policiers rudes qui risquent au moindre mouvement de devenir violents, etc, j’ai connu.

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 À propos des dictatures Maurice Duverger[1] écrit : « À l’origine, la notion de dictature correspond à un régime transitoire, basé sur la force, non conforme au système de légitimité admis généralement par la société où il fonctionne, dont le but est, soit de maintenir l’ordre en face de circonstances exceptionnelles, soit d’accélérer la mise en place d’un système nouveau. Mais, une fois établies, les dictatures tendent à se perpétuer et leur caractère transitoire s’atténue. Certaines s’affirment d’ailleurs permanente dès l’origine : l’hitlérisme prétendait créer un “Reich millénaire”. En fait le terme “dictature” désigne aujourd'hui tous les régimes autoritaires non héréditaires. »

 

 Ce n’est pas sur une hypothétique illégitimité d’E. Macron, même si nous devons interroger sa légitimité « populaire » (ou charismatique), que peut reposer l’analyse d’une proximité entre le pouvoir macronien et une dictature ; c’est sa survenue subite dans la sphère politique, la façon dont il est arrivé au pouvoir et la manière dont il l'exerce qui peuvent amener les questions autour d’un engendrement, lent et progressif, d’un État autoritaire puis dictatorial. Si la légitimité légale d’E. Macron n’est pas remise en cause, cela ne suffit pas à écarter la survenue d’une dictature car l’histoire montre que nombre de dictatures ont débuté par une élection « normale », comme celle de Napoléon III ou celle de Mussolini.

 

 C’est donc autour des caractéristiques de l’exercice du pouvoir qu’il faut faire porter l’analyse. D’abord rappelons-nous qu’un pays, qu’une société, ne sont pas des objets amorphes et inertes, ce sont des systèmes vivants qui changent et qui évoluent. Comme l’écrit Maurice Duverger « Aucun système social ne fonctionne de façon régulière, sans à-coup. Tous sont traversés en permanence de crises plus ou moins nombreuses, plus ou moins aiguës. Mais ces crises courantes, habituelles, normales, ne dépassent pas un certain niveau. Au contraire, surgissent parfois des crises beaucoup plus graves, correspondant à un ébranlement profond du système. Tel est le type de crise qui engendre les dictatures. » Depuis le mois de novembre 2018, la société française vit une de ces crises paroxystiques comme elle en a déjà connu. Si E. Macron n’est pas seul responsable des causes de cette crise, il est, seul, l’auteur des conditions de son éruption. De multiples symptômes avant‑coureur se sont montrés durant les 18 premiers mois de son mandat. E. Macron n’a traité ces symptômes que par le mépris, campé qu’il est dans ses certitudes comme tout narcissique. Un examen clinique minutieux de la société et de son malaise aurait permis de poser un diagnostic et de proposer un traitement. E. Macron a choisi, le 10 décembre 2018, de ne répondre que partiellement à la problématique du pouvoir d’achat en lançant à la volée10 milliards d’euros mais beaucoup sont exclus de cette manne et rapporté aux individus le gain est faible et en grande partie ponctuelle et éphémère, et de proposer une opération d’enfumage digne de la meilleure des propagandes le Grand Débat National. Il fallait un traitement de choc : faire une pause dans les réformes, poser de nouvelles orientations politiques avec de nouvelles bases de gouvernance ce qui imposait le renvoi du gouvernement et la dissolution de l’assemblée nationale, mais n’était-ce pas se désavouer ?

 

 Face à l’échec de son traitement et à la persistance des manifestations il a choisi d’étouffer la « rébellion » et de couper les manifestants du reste de la population comme on le fait dans une dictature[2] par l’usage de la force et par celui de la propagande : « Dans les bouleversements si radicaux, on recourt à la manière forte pour faire face à la situation, parce que les institutions normales paraissent insuffisantes. » L’usage de la force débute par la répression qui vise à mettre les opposants hors d’état d’agir, on se souviendra des perquisitions surprises chez Jean-Luc Mélenchon et chez de nombreux membres de la France Insoumise, et à Médiapart. Cette répression s’est portée surtout, bien évidemment, sur les principaux marqueurs de l’opposition à la politique d’E. Macron : les Gilets Jaunes, avec une incroyable, et jamais vue, quantité d’arrestations, de condamnations et d’incarcérations dont d’ailleurs la ministre de la justice se vantait le samedi 23 mars à l’aube du 19ème samedi de manifestation : « Nous serons sans merci pour les casseurs [...] Ce que veulent ces gens, ce n'est pas le dialogue, leur seule revendication c'est la violence », et de vanter quelques jours plus tard les 9000 interpellations. Le pouvoir sera sans merci ! Au-delà de la détermination à maintenir l’ordre et à assurer la sécurité il y a une volonté forte à détourner le reste de la population d’imiter les opposants au pouvoir.

 

 Jusqu’à présent nous échappions à deux autres caractéristiques d’une dictature : le recours à l’armée et la torture et les exécutions. Le « renforcement » des forces de la mission Sentinelle et l’autorisation qui leur a été donnée de faire usage de leurs armes doivent interroger notamment quand on entend les propos de la députée Claire O’Petit qui annonçait[3] que « l'armée pourra tirer sur les Gilets jaunes » ou encore ceux du premier ministre qui au JT de 20h de France2 n’excluait pas qu’il puisse y avoir des tués en précisant qu’ils ne devraient leur mort qu’à eux-mêmes puisqu’ils n’auraient pas dû venir manifester. Si la France échappe à la mise en œuvre de la torture, nous ne sommes pas loin des exécutions programmées par le Pouvoir quand nous relevons les propos de Luc Ferry qui préconise que les policiers fassent usage de leur arme, et qu’à chaque manifestation nous pouvons joindre des actes de brutalité policière dénoncés par la commission des Droits de l’Homme de l’ONU. Ne faut-il pas voir dans les propos de Benoît Barret secrétaire général adjoint de Alliance (France Info samedi 23 à 15h12) la volonté du gouvernement d’installer, sournoisement, un État policier : « la peur doit changer de camp  », « la tolérance zéro, toutes les personnes interpellées doivent être condamnées sévèrement  » ; ainsi aujourd’hui la police aux ordres du gouvernement (je l’évoque dans mon livre Gilets Jaunes, et en même temps) tend à indiquer à la justice (indépendante ?) comment elle doit juger.

 

 C’est dans ce cadre organisé sur deux axes : répression et propagande visant à discréditer les manifestants que le commentaire d’E. Macron à propos de la dame blessée à Nice doit être vu : « Je souhaite d'abord qu'elle se rétablisse au plus vite et sorte rapidement de l'hôpital, et je souhaite la quiétude à sa famille. Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable. », « Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci. » Il soulignait « cette dame n'a pas été en contact avec les forces de l'ordre » et dans Nice Matin du 25 mars il ajoutait qu’il souhaitait à cette dame « un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse ». Nous passerons sur l’irrespect et l’irrévérence de ces propos d’un freluquet qui s’adresse à une personne qui a l’âge d’être sa grand-mère et dont la vie militante ne montre pas qu’elle ne soit pas pleine de sagesse.

 

 La propagande et la séduction sont les stratégies favorites d’E. Macron, c’est la raison pour laquelle il s’est entouré d’autant de communicants plus formés à vendre de la lessive qu’à faire de la politique, c’est-à-dire à s’occuper du bien public, mais ils ont lu Edward Bernays[4] et ils savent que les règles de la communication commerciale sont les mêmes que celles de la communication politique. Ainsi, la façon dont a été organisé le Grand Débat imposé par E. Macron, notamment sa rencontre avec 64 « intellectuels » puis avec des enfants de 10 ans dans une école, montre cette volonté de propagande dont le déploiement sert à masquer le caractère conservateur du régime macronien qui tend, en matière de droit social des salariés, à faire revenir la France sur des pratiques proches voire identiques à celle de la fin du 19ème siècle. Cette volonté conservatrice est dissimulée par la mise en avant de la jeunesse d’E. Macron (on oublie son inexpérience) et par à la fois la rapidité dans les propositions de réformes sociales et économiques et par une volonté réformiste du régime « pour donner à celui-ci un caractère très novateur, voire révolutionnaire[5] ». Sauf que les quelques bribes de propositions lâchées par E. Macron à propos de la réforme des institutions montrent qu’il souhaite affaiblir la représentation populaire donc l’opposition à son pouvoir : diminution du nombre de députés, fusion du sénat avec le conseil économique, social et environnemental, affaiblissement des prérogatives de la cour des comptes, la mise sous véritable tutelle des collectivités territoriales par la suppression de la taxe d’habitation (imparfaitement compensée) et par le contrat[6] financier État-collectivité à l’objectif louable mais aux intentions sataniques : « À contrario, des pénalités sont prévues pour les collectivités qui ne respecteront pas leur contrat, ainsi que pour celles qui refuseront de signer. » Peut-on penser que la suppression des jurés populaires dans les procès aux assises serait une avancée démocratique alors qu’il n’y a que dans les dictatures où cela existe ?

 

 Toutefois, le « chef » ne peut rien tout seul, il a besoin d’une cour comme l’explique Maurice Duverger : « Cependant, le dictateur n'est jamais séparé du parti. Au contraire, les dictatures capitalistes déifient la personne d’un dictateur. » E. Macron a créé son parti : La République en Marche, pour le servir et servir son ambition. Relayant le travail de propagande, les discours monocordes et surtout monosémiques des députés de la République en Marche propagent la glorification de l’action du chef. Dans une dictature on fait du leader « un surhomme, un homme providentiel, doué de plus de clairvoyance que les autres, capable de comprendre et d’exprimer les forces mystérieuses de la collectivité. L’idée des rois-dieux ou de rois élus de Dieu réapparaît ainsi sous une forme nouvelle, en se combinant bizarrement avec les théories démocratiques.  », écrit Maurice Duverger. Ainsi naît Jupiter qui dès le début voulant donner un « statut » à son épouse essaya de réinstaller le roi-dieu, s’il a reculé sur ce point les dépenses exorbitantes de la présidence pour la convenance personnelle du couple Macron est significatif de la posture intellectuelle et psychologique de ces deux personnages.

 

 Si ce n’est comme étant la manifestation d’un pouvoir absolu, comment comprendre la protection ubuesque accordée à une fripouille qui usait de ses fonctions de chargé de la sécurité du président pour se livrer à des actes délictueux ? Jupiter s’installe comme roi élu de Dieu pour qui le pouvoir ne se partage pas, pas plus que les décisions ni même les idées. Un roi élu de Dieu se vénère et on lui obéit sans mot dire.

 

 Asservi volontaire au Pouvoir et aveugle à ce que le mouvement des Gilets Jaunes révèle de la nature du Pouvoir qui sévit en France, le peuple finira bien par guérir, fusse que la mort soit son salut, car souvent aux peuples on peut dire : « Tu prends ces théories‑là pour des paroles oiseuses, mais il arrive un moment où elles se transforment en coups de fusils ou en guillotine[7]. » À moins qu’un subit réveil du peuple entraîne le postulant dictateur à disparaître comme tous finissent par le faire, sort inéluctable de ces gens tel Napoléon (s) I et III, Mussolini…

 

[1] Maurice Duverger, Institutions politiques et droit constitutionnel, PUF.

[2] Maurice Duverger, ibidem

[4] Edward Bernays, Propaganda, Comment manipuler l'opinion en démocratie, ed La Découverte.

[5] Maurice Duverger, Institutions politiques et droit constitutionnel, PUF.

[7] Honoré de Balzac, Un grand homme de province à Paris, Les illusions perdues 2ème partie.


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70 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 29 mars 08:45

    naissante ?

    non : rampante

    a commencer par la démocratie qu’il ne faut pas mettre en cause ( entendez la démocratie représentative les autres formes étant niées )comme on l’a appris a l’école. mais qu’est ce qu’un système qui ne peut être remis en cause , fut il le meilleur des systèmes car chaque système s’autoproclame le meilleur ?

    https://www.youtube.com/watch?v=GMbTrWm3zPg

    a finir par monsieur junker : « il n’ y à pas d’opposition démocratique a l’ europe .... »

    comme l’a prouvé l’affaire de 2005 .....

    vous avez le droit de manifester mais si on vous l’autorise , le droit de voter a condition que ça soit pour toujours la même politique ( se souvenir ici de la modification récente des règles d’équité de l’exposition médiatique ) 

    bienvenus dans le village global

    cordialement

    n°6


    • Arogavox 29 mars 09:30

      Voilà qui est clair :
      députée Claire O’Petit qui annonçait[3] que « l’armée pourra tirer sur les Gilets jaunes »

      - « Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable. »

       CQFD  : 
       nos ’marcheurs’ sont inquiets parce qu’ils ont un comportement irresponsable !

       Leurs abus et détournement honteux des mandats qui leur avaient été confiés (* cf étymologie) sont tout simplement indéfendables et inadmissibles.
       
      (*) : un élu qui implore qu’on lui accorde confiance commet le lapsus d’avouer par là-même avoir conscience de l’illégitimité de sa position : car il sait donc que cette confiance ne lui est pas acquise, alors que son mandat est conditionné par une confiance avérée de la part des incarnés.(à moins de reconnaître implicitement que le veaute et les actuels stratagèmes de légitimation ne sont en fait que des duperies honteuses et malhonnêtes)


    • Fergus Fergus 29 mars 09:51

      Bonjour, gaijin

      Soyons sérieux : ni « rampante » ni « naissante » ! Tout au plus une tentation autoritaire qui n’est pas traduite dans la gouvernance, ou de manière très marginale relativement à ce qu’entraînerait sur nos vies une réelle volonté dictatoriale !

      Il suffit d’ailleurs d’entendre ce qui se dit et de lire ce qui s’écrit  entre insultes, caricatures, diffamations et mensonges  sur les responsables politiques à quelque bord qu’ils appartiennent pour évacuer ce mot de « dictature » : nulle part dans une dictature émergente de tels comportements ne seraient tolérés, et nombre des imprécateurs du web seraient sous les verrous ou, a minima, interdits d’expression !

      « vous avez le droit de manifester mais si on vous l’autorise »
      Mis à part quelques cas particuliers concernant des groupuscules activistes, jamais ce droit n’est aliéné ; tout au plus certains lieux peuvent-ils être interdits, les manifestants étant invités à manifester ailleurs, ce qui n’a rien d’illégitime et n’empêche pas l’expression des revendications.

      « vous avez le droit de voter a condition que ça soit pour toujours la même politique »
       smiley Rien n’interdit aux électeurs de voter massivement pour des programmes et des candidats alternatifs ! Si la majorité d’entre eux ne le fait pas, c’est peut-être qu’elle trouve son compte dans la ligne politique dominante ou, à défaut, qu’elle s’en accommode, faute d’être convaincue par les leaders alternatifs.


    • Fergus Fergus 29 mars 10:09

      @ gaijin

      Et sur ce dernier point, ce n’est peut-être pas près de changer, hélas ! Hier, dans ma propre ville, une rencontre était organisée entre les lycéens et François Hollande venu parler d’Europe : l’ex-président  porteur d’une ligne politique guère différentes de celle de Sarkozy et de Macron  a, nous dit Le Télégramme, « été accueilli comme une rock-star » !


    • troletbuse troletbuse 29 mars 10:33

      @Fergus
      Le télégramme : est-ce un média alternatif ? Si non, il faut le croire.
      La pédophilie gagne du terrain : on voit que hollandouille suit le route à Micron  smiley


    • gaijin gaijin 29 mars 10:38

      @Fergus
      " Rien n’interdit aux électeurs de voter massivement pour des programmes et des candidats alternatifs ! Si la majorité d’entre eux ne le fait pas, c’est peut-être qu’elle trouve son compte dans la ligne politique dominante ou, à défaut, qu’elle s’en accommode, faute d’être convaincue par les leaders alternatifs.

      "
      ne soyez pas hypocrite vous savez très bien que la majorité ne prends pas le temps de s’informer .....( combien on voté macron parceque c’était une nouvelle tête ?) la responsabilité de l’état devrait être a minima d’assurer une équité de temps de médias comme c’était le cas jusqu’aux dernières élections .....
      non ?
      puisqu’on parle d’info a l’instant sur lcp :

      castaner : + de 15 000 manifestations depuis le debut du mouvement

      c’est a dire environ 800 par samedi ....c’est a dire pour les chiffres donnés de manifestants entre 50 et 100 par manif en moyennne .....

      étonnant non ?


    • gaijin gaijin 29 mars 10:42

      @Fergus
      " Tout au plus une tentation autoritaire qui n’est pas traduite dans la gouvernance, ou de manière très marginale relativement à ce qu’entraînerait sur nos vies une réelle volonté dictatoriale !"
      non la différence c’est les méthodes les dictatures de type militaire ont recours a la force et les autres a la manipulation mentale des foules .....changer la méthode ne change pas le propos ........


    • troletbuse troletbuse 29 mars 10:44

      @troletbuse
      Le télégramme : Pour ce journal, il faut se méfier comme la peste de celui de Vannes  smiley


    • Fergus Fergus 29 mars 11:03

      @ gaijin

      « vous savez très bien que la majorité ne prends pas le temps de s’informer » 

      Ce qui veut bien dire qu’elle « s’accommode » de l’existant !!!


    • troletbuse troletbuse 29 mars 11:20

      @troletbuse
      Vous savez aussi très que ceux qui travaillent ne peuvent passer 3 ou 4 heures par jour sue les médias alternatifs ou même sur nos merdias. Exception : les retraités et les rentiers ainsi que les trolls de désinformation payés par le gvt.
      Quand ils ouvrent la TV ou un jouranl, qui est-ce qu’il voit ? Micron


    • Fergus Fergus 29 mars 11:24

      @ troletbuse

      A ce détail près que les JT ne sont plus regardés que par une fraction très minoritaire de l’électorat, et que cet électorat, malgré tout, vote de manière très diverse. Ce ne sont donc pas ces grand-messes médiatiques qui font les votes !!!


    • troletbuse troletbuse 29 mars 11:30

      @Fergus
      Et la radio ? On l’écoute souvent dans les embouteillages et dans les parcours domicile-travail.


    • gaijin gaijin 29 mars 11:53

      @Fergus
      " « s’accommode »
      oui comme les esclaves s’ accommodaient de leurs chaines et les nord coréens s’accommodent de leur régime 


    • Fergus Fergus 29 mars 15:29

      @ gaijin

      Peu importe, je constate, et je regrette, tout comme vous, qu’il en soit ainsi !

      De là à comparer des Français qui, pour l’écrasante majorité d’entre eux, disposent de tout l’équipement ménager et numérique, sans oublier la sacro-sainte voiture, à des « esclaves » ou des « nord-coréens », il fallait oser !  smiley 


    • tiers_inclus 29 mars 16:32

      @Fergus

      « Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable. »

      Et qui définit responsable sinon macron ?

      « Soyons sérieux  »

      Et qui définit sérieux sinon Fergus ?

      Quand je vous dis, ce n’est pas la première fois, avec tout mon respect et ma sympathie, que vous êtes contaminé.

      Ces assertions voire injonctions reposant sur des normes subjectives de comportement ne peuvent faire mouche, sauf à émaner d’une autorité reconnue (hors statut), sinon elles ne sont que manipulations et appréhendées comme telles par leurs récipiendaires.

      Ce modus de communication récurrent (et de surcroît dans des contextes inappropriés) que l’Analyse Transactionnelle qualifie de
      « Parent—>Enfant » en dit long :

      soit sur son illusion d’être une autorité reconnue

      soit sur sa surcompensation pour savoir intimement ne pas l’être

      De mauvaise augure dans les deux cas.


    • tiers_inclus 29 mars 16:39

      @Fergus

      Et oui la nullité de minus 1er érige Hollande en « rock-star » et père de substitution pour les orphelins de France. C’est dire si les élections à choix imposés n’ont plus de sens.


    • L'enfoiré L’enfoiré 29 mars 16:45

      Bonjour,
       Il faut revoir le documentaire « Pyongyang s’amuse » qui a encore quelques jours sur sa base ARTE.
       

      Comment vivent les Nord-Coréens ? Tourné sur huit ans, ce document aussi exceptionnel que déconcertant révèle un visage inédit, quotidien et presque « détendu » d’un pays que l’on ne connaît qu’à travers les gros titres du JT.

      Peut-on rire en Corée du Nord ? Qu’y mange-t-on ? Quand danse-t-on ? Comment s’y déroulent les vacances ? Au-delà du régime dictatorial, de ses défilés de masse de plus en plus sophistiqués et de ses tests nucléaires, par-delà les gros titres du JT, ce documentaire part à la rencontre des habitants, plutôt vivants et sympathiques, de ce coin d’Asie du Nord-Est. Puisant dans une formidable matière – quarante voyages étalés sur huit ans –, le réalisateur dresse un portrait à la fois déroutant et fascinant de ce pays montagneux et agricole, en plein boom urbain et touristique. Il filme fêtes et récoltes, usines et concours de chant. Parfois drôle, toujours déconcertante, cette découverte in vivo du quotidien des Nord-Coréens aide à comprendre ce pays que le monde entier considère comme une anomalie, mais qui a survécu à la guerre froide, aux millions de morts de la grande famine (1994-2000) et à de multiples crises géopolitiques, diplomatiques et militaires.

      Oui, on s’y amuse, mais on en parle pas de politique quand elle ne suit pas la ligne du parti.

       smiley


    • troletbuse troletbuse 29 mars 16:59

      @L’enfoiré
      on en parle pas de politique quand elle ne suit pas la ligne


      Exactement comme sur les chaînes télé et radios françaises


    • totof totof 1er avril 02:21

      @gaijin
      Tout à fait d’accord. Je renvoie aussi à cet article très intéressant, sorte d’état des lieux du mouvement... Très inquiétant en terme de répression...


    • Nycolas 1er avril 14:33

      @Fergus

      Tout va bien si ce n’est qu’une tentation, alors.

      J’avais cru qu’on interdisait des manifestations, qu’on sortait l’armée, qu’on mutilait des gens, mais ce n’était qu’une velléité, une vague envie, d’ailleurs plutôt fondée, de se laisser aller à une dose d’autoritarisme...

      L’honneur est sauf.

      Preuve que la démocratie n’est finalement qu’une vue de l’esprit, quasiment une croyance, un conditionnement. Et non un principe, un idéal à améliorer, chérir, faire évoluer. Il est vrai qu’il n’est que le pire des systèmes à l’exclusion de tout autre... Autrement dit : interdisez toutes les autres formes de gouvernance et l’on pourra dire que la démocratie était le meilleur système, qui a vaincu tous les autres.

      Votez, braves gens.


    • Fergus Fergus 29 mars 11:22

      Bonjour, Latouille

      Lu ce jour dans le fil d’un autre article d’AgoraVox : « nos gouvernants savent très bien qui sont les casseurs, puisqu’ils les payent soit pour casser soit pour rester à la maison ».


      Croyez-vous sérieusement que dans une « dictature »  fut-elle « naissante »  de tels propos pourraient être publiés sans valoir des ennuis à leurs auteurs et aux sites qui les hébergent ?


      Or, il suffit de se balader sur le web pour voir bien pire que cela en termes d’accusations péremptoires assénées sans le plus petit élément de justification.


      • gaijin gaijin 29 mars 12:01

        @Fergus
        « Croyez-vous sérieusement que dans une « dictature » — fut-elle « naissante » — de tels propos pourraient être publiés sans valoir des ennuis à leurs auteurs et aux sites qui les hébergent ? »
        oui puisque notre système repose non pas sur le fait de faire taire un petit nombre mais sur la manipulation du plus grand nombre
        et vous croyez vous que dans une démocratie un gouvernement pourrait mentir a ses citoyens sans être renversé ? qu’il pourrait s’assoir sur les résultats d’un référendum comme en 2005 ?


      • troletbuse troletbuse 29 mars 12:01

        @Fergus
        Vos lunettes sont un peu trop teintées. Mauvais pour la conduite politique  smiley


      • Fergus Fergus 29 mars 15:39

        @ gaijin

        « croyez vous que dans une démocratie un gouvernement pourrait mentir a ses citoyens sans être renversé ? » 

        Vous plaisantez ! Citez-moi un seul pays où il n’y ait pas d’opposants au gouvernement en place qui accusent peu ou prou celui-ci de mentir. Même en Suisse ou en Norvège  pays indépendants souvent cités en exemple  les autorités au pouvoir sont vilipendées par l’opposition et plus ou moins accusées de duplicité sur tel ou tel volet de la gouvernance.

        Quant à « s’assoir sur les résultats d’un référendum comme en 2005 »  j’ai moi-même combattu ce scandaleux déni de la volonté populaire —, qui s’est opposé à la tenue du Congrès qui a validé le projet de traité ? Quelques rares médias (dont L’Humanité), certes, mais où se sont tenues les manifestations massives destinées à faire échec à la volonté de Sarkozy (et de ses alliés socialos) ? Nulle part ! Force est de reconnaître que les Français se sont désintéressés de cette question !!! 



      • gaijin gaijin 29 mars 16:51

        @Fergus
        «  Force est de reconnaître que les Français se sont désintéressés de cette question !!! »
        non les français l’ont eut en travers mais ils savaient que changer les choses obligeait a poser des questions lourdes de conséquences et ils avaient trop a perdre, trop de confort ....
        aujourd’hui c’est moins le cas et visiblement plus du tout pour certains .....
        «  ! Citez-moi un seul pays où il n’y ait pas d’opposants au gouvernement en place qui accusent peu ou prou celui-ci de mentir. »
        ça n’est pas parce que c’est la norme que c’est normal si ? on est d’accord tous les systèmes reposent sur une imposture : celle de la légitimité des dirigeants et tous les dirigeants construisent des impostures au dessus de la première pour la masquer .....et ne me dites pas s’il vous plait que rien d’autre n’a jamais existé parce que rien n’a jamais existé avant d’exister pour la première fois ....


      • tiers_inclus 29 mars 16:56

        @Fergus

        L’audience d’Agoravox n’a pas de quoi troubler le pouvoir. Dans une dictature « capitaliste » (l’auteur ayant introduit avec acuité la nuance sans toutefois la développer plus avant) où le « causes toujours » règne, l’orientation dictatoriale se dévoile quand les causeurs deviennent acteurs.
        Et nous constatons ce glissement du « causes toujours » au « fermes ta gueule ».
        Vous vous rappelez, pour conserver notre quiétude ?


      • Fergus Fergus 29 mars 17:48

        @ gaijin

        « ils avaient trop a perdre, trop de confort »

        Vous voyez, vous en venez vous-même à exprimer le motif de la pérennité des mêmes types de gouvernement depuis des décennies.

        « ça n’est pas parce que c’est la norme que c’est normal si ? »

        Non, je ne dis pas que c’est normal. Je dis simplement que si l’on doit parler de « dictature » dans un pays comme le nôtre, alors nous sommes cernés par les « dictatures » ! Ce qu’il manque chez nous, ce sont des contre-pouvoirs réels, et notamment des procédures de démocratie directe en complément de la démocratie représentative.


      • gaijin gaijin 29 mars 17:52

        @Fergus
        comme quoi on est d’accord


      • Fergus Fergus 29 mars 18:44

        Bonjour, système D

        Ce n’est parce que vous raconterez, par pure malveilance, mille fois les mêmes bobards que vous en ferez des vérités !!! 

        Vous devriez consulter !  smiley


      • Croa Croa 30 mars 10:31

        À Fergus,
        C’est juste que le ouaîbe est trop difficile à maîtriser et il n’est pas sûr que ça dure longtemps. Déjà le pouvoir ne se gêne pas pour faire éliminer les trucs les plus gênants pas encore présents en de multiples copies.


      • JC_Lavau JC_Lavau 30 mars 10:47

        @Croa. Par exemple vous ne trouvez plus une seule vidéo où Fabius savoure son « Al Nosra fait du bon boulot ».


      • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 29 mars 12:11

        "Si ce n’est comme étant la manifestation d’un pouvoir absolu, comment comprendre la protection ubuesque accordée à une fripouille qui usait de

        ses fonctions de Président de la république française ?"

        Non ?

        Car Macron n’est qu’un employé, un manager de la « world corporation » finalement ^^


        • Pierre 29 mars 12:13

          On a compris : on n’est pas en dictature dès lors que l’on peut casser, voler, emmerder tout le monde tranquillement et sans réaction des pouvoirs publics.


          • gaijin gaijin 29 mars 12:24

            @Pierre
            renseignez vous mieux les casseurs sont instrumentalisés ( voire payés ) par le gouvernement ....si vous voulez des liens je vous en trouve
            ....des centaines de milliers de personnes manifestent pour plus de démocratie , un mouvement soutenu par des millions de français et les flics chargent a coup de matraque sur les vieilles dames pendant qu’on empêche les street médics d’intervenir ....voilà les faits .....


          • Pierre 29 mars 13:42

            @gaijin
            Ok, Kim Jong-un n’est qu’un amateur en comparaison avec Macron !


          • oncle archibald 29 mars 14:59

            @Pierre

            Qousque tandem abutere, flavius vestis, patientia nostra ?

            Ras le bol des casseurs du samedi soir qui viennent juste « casser des symboles » et mettre du gravier dans les rouages de la machine économique sur laquelle ils ne crachent nullement le reste de la semaine et ce au mépris total de ceux pour qui la machine économique ne peut plus fonctionner du fait de leurs exactions.

            Cela en devient pathétique et le montant des pertes publiques et privées devient lui colossal. Les trois quarts des radars automatiques de France sont hors d’usage. Les réservations de touristes sur Paris sont en chute vertigineuse. Des kiosquiers ont leur outil de travail ruiné. Des bistrots et restaurants préfèrent rester fermés qu’ouvrir et attendre en vain les clients.

            Et ces saccageurs et ceux qui les soutiennent ne voient même pas qu’ils sont eux aussi concernés par les pertes qu’il faudra bien combler un jour, que ce soit par des impôts et taxes pour les dépenses incombant à l’état, ou par des augmentations de cotisations d’assurances pour tout le monde, ou par un dépôt de bilan et voyage des employés vers pole emploi pour les plus impactés.

            Que les gilets jaunes aillent donc prendre des leçons de manifestations en Algérie ! Ils verront que si l’on est largement majoritaire on peut faire tomber les murailles de Jéricho sans la moindre violence et en offrant des fleurs aux policiers. Non, je déconne, ça ne marche que si on est très majoritaire. Quand on est très minoritaire et qu’on veut continuer à exister ne reste que l’option « je casse tout ».


          • gaijin gaijin 29 mars 16:54

            @Pierre
            « Ok, Kim Jong-un n’est qu’un amateur en comparaison avec Macron ! »
            et donc vous comptez attendre que macron ait rattrapé son retard avant de considérer qu’il y à un problème ?


          • oncle archibald 29 mars 17:10

            @gaijin : « les casseurs sont instrumentalisés ( voire payés ) par le gouvernement ....si vous voulez des liens je vous en trouve »

            Vas y on attend !


          • tiers_inclus 29 mars 17:21

            @Pierre

            Et bien voila une réflexion marquée du bon sens, sans ironie de ma part.


          • gaijin gaijin 29 mars 17:36

            @oncle archibald
            « Vas y on attend ! »
            et c’est partit mon kiki !
            https://www.youtube.com/watch?v=Eu4q7JwIkUc
            un témoignage
            https://www.youtube.com/watch?v=2kvVEgDifYg
            un outil étrange ?
            https://www.youtube.com/watch?v=Z-YDnneOATc
            des policiers en train de casse une voiture ?
            https://www.youtube.com/watch?v=0MwkXjUxdEU
            un florilège de violence et casse
            https://www.agoravox.tv/actualites/citoyennete/article/gilets-jaunes-violences-policieres-79773
            ( regardez au moins la 6 ème elle dure 6 secondes )

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