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Accueil du site > Actualités > Politique > Gilets jaunes : un référendum sur l’ISF ? Chiche !

Gilets jaunes : un référendum sur l’ISF ? Chiche !

« Le peuple au plus ardent de sa colère est pareil à un feu trop vif pour être éteint. » (Euripide, 408 avant Jésus-Christ).



On a souvent reproché au jeune Président de la République Emmanuel Macron son supposé manque de culture politique. C’était aussi probablement son plus grand handicap pendant la campagne présidentielle de 2017, et pourtant, il a été élu, peut-être grâce à un concours de circonstances (renonciation de François Hollande, échec aux primaires de Manuel Valls et Alain Juppé, affaire contre François Fillon, soutien de François Bayrou, etc.), mais dans l’histoire politique du pays, il n’y a pas eu beaucoup de personnes qui ont réussi à se faire élire à la tête de l’État, malgré le grand nombre d’ambitieux, et des concours de circonstances, il y en a toujours dans une élection.

On sent bien confusément aujourd’hui que cette culture politique manque et si un grand artiste comme Pierre Soulages est capable de dire, en parlant de l’actuel locataire de l’Élysée : « J’ai apprécié sa culture, son humanité et son ouverture. Ce n’est pas un pharaon comme l’était Mitterrand. » (dans le "Journal du dimanche" du 16 juin 2018), le "pharaonisme" de François Mitterrand avait un avantage, c’était qu’il savait arrêter les crises populaires par une décision forte. Notamment le 12 juillet 1984 quand il a fallu éteindre la guerre scolaire et qu’il a proposé un référendum sur le référendum.

Or, les mesures économiques concrètes sur le pouvoir d’achat qu’a énumérées Emmanuel Macron dans son allocution du 10 décembre 2018 et qui sont présentées au conseil des ministres de ce mercredi 19 décembre 2018 pour être votées dès le lendemain à l’Assemblée Nationale (une procédure d’une rapidité absolument inouïe qui empêche nécessairement d’en faire une bonne loi de finance pour 2019 dont on prévoit déjà une correction par un collectif budgétaire dès le printemps prochain), si elles ont apaisé un certain nombre de Français, cela n’a cependant pas suffi à éteindre le feu populaire aux ronds-points et les samedis puisqu’un sixième épisode est encore prévu ce samedi 22 décembre 2018.

Il faut être clair : à partir du moment où le gouvernement a commencé à céder, les gilets jaunes se disent qu’il faut continuer à maintenir la pression pour que le gouvernement continue à céder. Et finalement, c’est ce qu’il s’est déjà passé. Après les mesures pour aider les Français dans la transition énergétique, le gouvernement a cédé sur la hausse des taxes sur les carburants. Puis, comme le mouvement a continué, il a cédé sur la CSG des retraités, sur le SMIC, sur la défiscalisation des heures supplémentaires, etc.

Alors, on peut comprendre que, dans la débandade actuelle du pouvoir, les manifestants veulent en avoir plus, se disant que c’est une occasion historique qui ne se représentera probablement pas souvent dans le futur proche. Avec deux sentiments négatifs : le premier, celui de "le compte n’y est pas", pour en vouloir toujours plus, et le second, celui de la suspicion d’enfumage du gouvernement puisque celui-ci était prêt à détricoter ce qu’il avait commencé à tricoter (comme l’élargissement des bénéficiaires du chèque énergie, ou alors, le report de la baisse de la CSG pour les retraités, etc.).

Le problème d’Emmanuel Macron à quelques jours de Noël, c’est que le feu des gilets jaunes n’est toujours pas éteint : ni les mesures concrètes du gouvernement sur le pouvoir d’achat, ni la promesse d’un débat national, ni le froid de l’hiver, ni l’émotion légitime suscitée par l’attentat de Strasbourg (qui a tué cinq personnes), ni les huit morts et plus du millier de blessés (parfois très graves, un œil ou une main en moins) provoqués par ce mouvement n’ont réduit l’ardeur des plus motivés des gilets jaunes.

Pourquoi ? Parce qu’il fallait aussi une décision politique forte, et pas seulement des décisions économiques ou sociales.

Or, la seule décision politique forte possible sous la Cinquième République, c’est le retour au peuple. Mais ce retour au peuple ne peut pas se faire en contredisant la légitimité populaire de ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir.

Il n’est donc évidemment pas question de la démission d’Emmanuel Macron, ce qui créerait un fâcheux précédent (et encouragerait la rue à s’opposer aux urnes), ni de dissolution de l’Assemblée Nationale qui serait une mesure suicidaire de commandant de Titanic, Jacques Chirac l’a d’ailleurs expérimenté à ses dépens le 21 avril 1997 (et tout le monde n’est pas De Gaulle version 30 mai 1968), encore moins un changement de Premier Ministre car ce ne serait pas un retour au peuple mais une simple révolution de palais. D’ailleurs, les gilets jaunes se moquent bien que ce soit Édouard Philippe, Jean-Michel Blanquer ou Jean-Yves Le Drian qui siège à Matignon, ils en veulent au seul Emmanuel Macron.

Dans les outils constitutionnels dont dispose le Président de la République, il reste alors le référendum qui est la consultation populaire par excellence. Or, quel est le sujet le plus polémique qui n’a pas encore été "résolu" (pris en compte) par le pouvoir actuel ? La suppression de l’ISF (l’impôt de solidarité sur la fortune).

Cette mesure a été prise en 2017 dans le plus grand silence, pas le silence de son annonce (les lois de finance sont accessibles à tous, il n’y a aucun secret ni mystère ni discrétion voulue à ce sujet) mais par l’absence (étonnante) de réaction (notamment des syndicats). C’était passé comme une lettre à la poste, comme si l’élection d’Emmanuel Macron, qui a fait exploser le paysage politique français, avait laissé dans un état de sidération tous les "prescripteurs d’opinion" (je n’aime pas trop cette expression, mais elle peut recouvrir les responsables politiques, les journalistes, les syndicalistes et tous ceux qui, par leur notoriété ou leur influence économique, sociale, culturelle, ont la capacité d’influer sur l’opinion des électeurs contribuables). Aujourd’hui que l’état de grâce est passé, la suppression de l’ISF revient en pleine figure du Président de la République.

C’est un signe que la culture politique, c’est-à-dire la connaissance très précise de l’histoire politique de la France et en particulier depuis la dernière guerre, a manqué à Emmanuel Macron. Parce que le sujet de l’ISF a toujours été très sensible. Jacques Chirac a rendu responsable son échec à l’élection présidentielle de 1988, la suppression en 1987 de l’IGF (son nom à l’époque) mis en place avec l’arrivée d’un gouvernement socialo-communiste en 1981. Jacques Chirac s’est bien gardé de renouveler son erreur, une fois élu en 1995 et Nicolas Sarkozy, de nature pourtant plus transgressive, n’a, lui non plus, jamais osé supprimer l’ISF (remis en place par le gouvernement de Michel Rochard en 1989), ni d’ailleurs la réduction du temps de travail, car il avait senti que ce sujet était trop sensible pour un "intérêt" mineur et surtout symbolique.

Là aussi, soyons clairs. D’un point de vue fiscal, l’ISF ne sert pas à grand-chose. Il coûte quasiment aussi cher à le percevoir que les recettes qu’il engendre. De plus, "on dit" régulièrement qu’il décourage les investisseurs étrangers à venir investir en France. Cet argument doit être pris en compte sérieusement car la France jouit d’une occasion qu’elle doit savoir saisir, le Brexit. La France doit pouvoir être la terre d’investissement de remplacement aux yeux de tous les investisseurs qui quitteront Londres. Un rendez-vous historique à ne pas rater…

D’un point de vue symbolique, l’ISF fait partie du package de la "justice fiscale" aux yeux des Français. C’est vrai que l’idée que les riches paient plus que les pauvres est normale. Elle est pourtant peu acceptable dans le principe ici conçu car l’ISF ne taxe pas les revenus, mais le patrimoine qui peut ne pas apporter de revenus. Il ne taxe pas sur de la création de richesse mais sur un état de fait. Or, le patrimoine, il est acquis d’une manière ou d’une autre, et forcément par des revenus qui, eux, ont déjà été taxés. Bref, au même titre que l’impôt sur la succession, l’ISF est une surtaxation de choses qui ont déjà été taxées avant leur acquisition. En revanche, on peut dire que ce concept assez discutable est plutôt acceptée car il est une condition nécessaire pour la cohésion nationale et permet de maintenir le principe d’équité et de justice devant l’impôt. C’est ce principe de "justice fiscale" qui est essentiel dans l’acceptation de payer soi-même ses impôts et taxes. Ce sujet est donc bien en rapport avec la détresse originelle des gilets jaunes.

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Mais être clair, c’est aussi rester lucide. Si Emmanuel Macron a fermement exclu tout retour en arrière sur la suppression de l’ISF, le gouvernement avait aussi exclu tout retour en arrière sur la hausse des taxes sur les carburants, etc. Donc, dès lors que le gouvernement a cédé sur l’un, il peut, du moins dans l’esprit des gilets jaunes, céder sur tous les points sensibles, et l’ISF en fait partie.

Et la lucidité impose deux réflexions sur l’ISF.

Premièrement, la démonstration n’est pas établie que la suppression de l’ISF a effectivement entraîné une augmentation de l’attractivité économique de la France et donc, un accroissement des investissements. Et dans tous les cas, le but, ce n’est pas l’accroissement des investissements qui n’est qu’un moyen, mais la réduction du chômage, or, celle-ci joue autant à l’Arlésienne avec Emmanuel Marcon qu’avec François Hollande. Donc, "le compte n’y est pas". En tout cas, personne (pas même les députés LREM) n’est vraiment convaincu que la suppression de l’ISF soit une bonne mesure économique, "bonne" dans le sens qu’elle tend à accroître l’activité économique, donc la croissance.

Deuxièmement, si un effet économique devait quand même se faire, on pourrait raisonnablement dire aujourd’hui que cet effet ne compenserait certainement pas toutes les pertes économiques dues au mouvement des gilets jaunes depuis le milieu du mois de novembre 2018. Le taux de croissance a été sérieusement amputé par ce mouvement et le risque, c’est que cela continue si le feu n’est pas éteint.

À mon avis, le pragmatisme doit être au rendez-vous : même si la suppression de l’ISF était une bonne mesure économique, elle ne l’est plus aujourd’hui si elle génère elle-même, à cause des gilets jaunes, une baisse d’activité durable.

Or, il y a là une occasion en or pour Emmanuel Macron d’en finir avec la crise. Il lui suffirait d’utiliser le référendum selon l’article 11 de la Constitution sur ce sujet. En utilisant cet outil, il ferait coup triple : premièrement, il ne se dédirait pas politiquement puisqu’en ayant toujours dit qu’il était pour maintenir la suppression de l’ISF, il ne reviendrait pas de lui-même en arrière ; deuxièmement, sans doute le principal, non seulement il montrerait qu’il écoute le peuple mais il ferait appel à lui, par référendum ; enfin, il se donnerait une occasion médiatique d’expliquer pourquoi il a voulu supprimer l’ISF et éventuelle, de convaincre les Français.

Et les Français trancheraient alors. Sans, évidemment, mettre son mandat présidentiel en jeu, puisque le but, justement, serait de laisser une partie de la souveraineté nationale directement dans les mains du peuple, sans vouloir faire un jeu de tout ou rien à la De Gaulle (version 1969).

Cette idée serait même très habile car en mêlant l’idée du référendum de l’idée de l’ISF, il ouvrirait une période de plusieurs semaines de débat sur l’ISF (décidé maintenant, on pourrait imaginer que le référendum ait lieu en mars 2019), et repousserait d’autant le début de la campagne des élections européennes qui, aujourd’hui, s’ouvrirait dans un contexte très défavorable au pouvoir.

Face aux "décideurs économiques" (qui, de toute façon, commencent à remettre en doute leur confiance en Emmanuel Macron car il ne semble pas capable politiquement d’éteindre le feu des gilets jaunes), Emmanuel Macron pourrait toujours expliquer que c’est le peuple qui décide, malgré lui parfois, et que le retour de l’ISF ne signifierait pas pour autant qu’il serait un signal négatif pour l’économie française, en tout cas, pas aussi négatif que ne l’est l’actuelle continuation du mouvement des gilets jaunes.

Alors, au lieu de laisser le Parti socialiste prendre l’initiative d’un référendum sur l’ISF comme ses parlementaires l’ont annoncé ce mardi 18 décembre 2018, je suggère au Président Emmanuel Macron de prendre les devants pour en avoir aussi le bénéfice politique : chiche ! Organisons un référendum sur la suppression de l’ISF ! Ce sera certainement une sortie de crise efficace… et par le haut, celui du peuple, la seule qui vaille.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (18 décembre 2018)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Gilets jaunes : un référendum sur l’ISF ? Chiche !
Strasbourg : la France, du jaune au noir.
Allocution du Président Emmanuel Macron le 10 décembre 2018 à l’Élysée (texte intégral).
La hotte du Père MacroNoël.
Ne cassons pas nos institutions !
Vive la Cinquième République !
La réforme Macron des institutions.
Non à la représentation proportionnelle aux élections législatives !
Gilets jaunes : angoisse versus raison.
Allocution du Premier Ministre Édouard Philippe le 4 décembre 2018 à Matignon (texte intégral).
Gilets jaunes : est-ce un soulèvement ?
La Révolution en deux ans.
Discours du Président Emmanuel Macron le 27 novembre 2018 à l’Élysée (texte intégral).
Gilets jaunes : Emmanuel Macron explique sa transition écologique.
Christophe Castaner, à l’épreuve du feu avec les "gilets jaunes".
L’irresponsabilité majeure des "gilets jaunes".
Gilets jaunes : démocratie des urnes et grognement des rues.
Les taxes sur les carburants compenseraient-elles la baisse de la taxe d'habitation ?
Le bilan humain très lourd de la journée des "gilets jaunes" du 17 novembre 2018.
Gilets jaunes, au moins un mort et plusieurs blessés : arrêtez le massacre !
Emmanuel Macron, futur "gilet jaune" ?
Le Mouvement du 17-novembre.
La boussole d'Emmanuel Macron.
Édouard Philippe.
La taxation du diesel.
L’écotaxe.
Une catastrophe écologique ?
Amoco Cadiz (16 mars 1978).
Tchernobyl (26 avril 1986).
AZF (21 septembre 2001).
Fukushima (11 mars 2011).
L’industrie de l’énergie en France.
La COP21.
GIEC : la fin du monde en direct, prochainement sur vos écrans !
Vibrez avec la NASA …ou sans !
Le scandale de Volkswagen.

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20 réactions à cet article    


  • troletbuse troletbuse 19 décembre 2018 17:02

    De toute façon, vu vos articles, vous ne devez pas gagner lourd. Alors vous ne risquez rien.


    • Le421 Le421 21 décembre 2018 13:39

      @troletbuse
       smiley  smiley  smiley
      Je ne lis même plus.
      Je colle 1 étoile...
      Et je me casse !!


    • devphil30 devphil30 19 décembre 2018 18:22

      J’ai pris juste un extrait sur lequel je suis tombé en survolant ce machin....

      Et je suis pas aller plus loin , j’ai cherché l’avis pour mettre la plus petite étoile possible

      Citation du machin

      "Il faut être clair : à partir du moment où le gouvernement a commencé à céder, les gilets jaunes se disent qu’il faut continuer à maintenir la pression pour que le gouvernement continue à céder.« 

      Jusqu’à présent Freluquet se croyait invincible et passait tout en force.

      Je retourne la phrase en pensée macron » Tant que les Français gobent et ne disent rien je continue à maintenir la pression fiscale pour que les Français continue de payer pour les plus riches"

      Bouquet final du machin ...

      Et finalement, c’est ce qu’il s’est déjà passé. Après les mesures pour aider les Français dans la transition énergétique,

      le gouvernement a cédé sur la hausse des taxes sur les carburants. Puis, comme le mouvement a continué, il a cédé sur la CSG des retraités, sur le SMIC, sur la défiscalisation des heures supplémentaires, etc.

      "

      Les mesures pour aider les Français dans la transition énergétique , on augmente le prix de l’essence ça permettra de moins consommer probablement ou de rouler autrement ...comment ?

      Le gouvernement n’a rien cédé sur la CSG des retraités c’est une légère renonciation à la hausse prévue et nous attendons de connaitre le but de la hausse , sur le smic c’est une entourloupe et les heures supplémentaires c’est un frein à l’embauche !

      L’ISF cout 3 milliards , pas vu dans le machin

      Salaires , retraites , frais abusifs , emplois fictifs des députés , sénateurs .... pas vu non plus

      Le machin est cet article que je n’ai pas pu nommé tellement il est enfin ...c’est vraiment une .... honte


      • Le421 Le421 21 décembre 2018 13:40

        @devphil30

        il a cédé sur la CSG des retraités

        On en reparlera en Juillet... Ou aux calendes grecques !!  smiley


      • devphil30 devphil30 19 décembre 2018 18:26

        Et ça on fait quoi avec ça  ?????

        A quand un article Sylvain sur tous les détournements ???

        L’ancien député LR Alain Marsaud a été condamné, ce mardi 18 décembre, à Paris à un an de prison avec sursis, 300 000 € d’amende et trois ans d’inéligibilité. Il a été reconnu coupable d’avoir détourné des fonds publics en rémunérant sa fille pour un emploi fictif de collaborateur parlementaire.

        https://www.ouest-france.fr/societe/justice/il-detournait-des-fonds-publics-pour-payer-sa-fille-l-ex-depute-lr-alain-marsaud-condamne-6137595

        A quand un article sur les salaires abusifs des politiques ???

        A quand un article sur les prises illégales d’intérêt des politiques ????

        https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/19/l-ex-ministre-fleur-pellerin-visee-par-des-soupcons-de-prise-illegale-d-interets_5399522_823448.html


        • titi 20 décembre 2018 01:12

          @l’auteur

          l’ISF c’est l’arbre qui cache la forêt.

          La différence entre l’ISF et l’IFI c’est 3,5 millards.

          Le déficit sera de 100 milliards.

          Il faudra bien un jour répondre à la question : où va l’argent.


          • titi 23 décembre 2018 15:06

            @titi

            13 votes pas intéressants….

            Pourtant « ou va l’argent » c’est la seule vraie question.

            Que les frustrés du système veuillent se venger des ceux qui ont mieux réussi en rétablissant l’ISF, ça, ça n’a rien d’intéressant.

            Surtout quand ça ne résout pas l’équation budgétaire.


          • math math 20 décembre 2018 07:41

            Avec la droite au pouvoir, l’ISF ne reviendra pas !


            • Le421 Le421 21 décembre 2018 13:42

              @math
              Du RN à LREM, il n’en sera effectivement pas question...

              C’est assez rigolo de voir des GJ sympathisants RN demander le retour de l’ISF !!
               smiley


            • karibo karibo 20 décembre 2018 12:08

              @ l’ auteur , salama anao

              Vous rêvez ? il n’ y aura pas de referendum sur l’ ISF, pour la bonne et simple raison que ce sont eux qui dirigent ceux qui « gouvernent » , d’ autre part le résultat est connu d’ avance , de plus ils partiraient tous de l’ autre coté de la Frontière comme c ’est déjà le cas pour les supermarchés, , Leclerc entre autre quant aux footeux c ’est déjà fait ...


              • Le421 Le421 21 décembre 2018 13:43

                @karibo

                d’ autre part le résultat est connu d’ avance

                Pas certain du tout.
                Posez-vous la question de qui va voter en masse et qui s’abstient...


              • Antoine 20 décembre 2018 14:59

                Idée saugrenue puisque dans ce pays sans culture économique, le bon impôt est celui que seul le voisin paie ! L’Isf, selon des études pointues, a fait perdre des milliards à notre pays, perte qu’il faudra compenser avec les picaillons des gilets jaunes ou pas...Il faut savoir aussi que les mesures de ce type ne produisent des effets que des mois, voire des années plus tard, et évidemment les zozos bien de chez nous veulent des résultats dans les semaines suivantes. D’ailleurs, des effets sur l’investissement sont déjà observés.


                • capobianco 21 décembre 2018 08:51

                  @Antoine
                  «   L’Isf, selon des études pointues, a fait perdre des milliards à notre pays, »
                  «  
                  D’ailleurs, des effets sur l’investissement sont déjà observés. »
                  On vous crois sur parole ?
                  «  Il faut savoir aussi que les mesures de ce type ne produisent des effets que des mois, voire des années plus tard, et évidemment les zozos bien de chez nous veulent des résultats dans les semaines suivantes »
                  Vous avez raison, ils peuvent attendre ces gueux de pauvres, heureusement que nos riches n’ont pas eu à attendre eux !!!


                • JL JL 21 décembre 2018 09:03

                  @capobianco
                   
                  « L’Isf, selon des études pointues, a fait perdre des milliards à notre pays, »

                   
                   Céder sur l’isf c’est céder au chantage.
                   
                   « Qu’ils s’en aillent, tous ».
                   
                  Bon, en toute logique, si le programme de la FI était appliqué en France, l’Otan nous bombarderait.


                • JL JL 21 décembre 2018 09:05

                  @Antoine
                   

                  « L’Isf, selon des études pointues, a fait perdre des milliards à notre pays, »

                   

                   réponse d’un zozo :
                   
                   Céder sur l’isf c’est céder au chantage.
                   
                   « Qu’ils s’en aillent, tous ».
                   
                  Bon, en toute logique, si le programme de la FI était appliqué en France, l’Otan nous bombarderait.


                • Antoine 21 décembre 2018 13:20

                  @capobianco
                  Merci d’illustrer mon propos, cultivez-vous !


                • Antoine 21 décembre 2018 13:24

                  @JL
                  Vous n’êtes pas si zozo que ça ! Un jour apparaîtra l’expression « con comme un gilet jaune ! » !


                • titi 21 décembre 2018 10:51

                  Un impôt sur le patrimoine comme l’ISF reste une bêtise sans nom.

                  Ne serait-ce que parce qu’il est quasiment impossible d’évaluer un patrimoine « non liquide » et que évaluer le patrimoine assujetti est contraire aux libertés individuelles.

                  Et aussi, parce que comme toujours dans la mauvaise habitude de produire des usines à gaz, l’ISF est assorti d’exceptions : nos grand industriels sont devenus amateurs d’art ou de forêts.

                  Un impôt sur le revenu avec une tranche pour les très hauts revenus ça, ça a un sens.


                  • Antoine 21 décembre 2018 13:22

                    @titi
                    Merci de proposer la fuite des cerveaux formés avec nos impôts !


                  • titi 23 décembre 2018 15:02

                    @Antoine

                    Le déficit sera de plus de 80 milliards cette année.

                    Tôt ou tard il faudra payer l’addition.

                    TVA sociale à la place de taxes bidon sur les classes moyennes, tranches d’IR à la place de l’ISF sur les classes supérieures, s’imposeront tôt ou tard.

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