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Ingénu ou machiavélique, le président trace une route dont on perçoit la destination : la ruine

N’en déplaise à Macron, les affaires de l’Etat ne se conduisent pas comme celles d’une startup ou d’une épicerie et s’il avait eu un soupçon de curiosité, la somme d’expérience exprimée dans la littérature classique aurait pu davantage l’avertir sur les difficultés qui ne manqueraient pas de paver le chemin sur lequel il s’est engagé. A ce titre, un auteur s’est particulièrement distingué mais hélas pour lui, ce n’est pas Paul Ricoeur, dont la lecture, bien qu’intéressante, pourrait sans grande conséquence être épargnée aux présidents. D’ailleurs, le soudain regain de popularité de cet obscur chercheur doit sans doute davantage à l’impérieux besoin d’habiller le nouveau président d’une carapace d’intellectualité sensée améliorer une crédibilité qui s’est fracassée sur la fête de la musique de l’Elysée, entre autres, car ce ne fut qu’un début. Pour trouver quelque chose de sérieux sur l’art de gouverner, il eut fallu lire Machiavel, le penseur qui donnait des conseils aux princes. Certes, ses leçons commencent à dater mais s’il est une chose qui n’a certainement pas beaucoup évolué depuis son époque, c’est la nature humaine. Mais Machiavel, sous couvert de conseiller les princes, écrivait surtout pour les peuples et il serait suicidaire, en tant que peuple, de spéculer sur l’improbable bêtise de Macron, car l’autre hypothèse est qu’il agit de façon parfaitement éclairée et que ses frasques sont autant de diversions destinées à brouiller la visibilité ce qui est à l’œuvre. Voyons donc ce que nous dit Machiavel, ange ou démon ?

Même maquillée, la mort reste la mort Aucune phrase mieux que celle-ci ne résume la situation dans laquelle se trouve empêtré notre jeune président : « Ceux qui de particuliers deviennent princes seulement par les faveurs de la fortune ont peu de peine à réussir, mais infiniment à se maintenir ». Soutenu par les puissances financières et médiatiques davantage que par son talent, même s’il n’en est pas dépourvu, le président aurait dû éviter certains écarts de langage et de comportement, par rapport une certaine normalité attendue à son niveau, en conservant à l’esprit que la crédibilité qu’il a dilapidée en de multiples occasions aurait été sa principale alliée pour affronter les épreuves actuelles. Certes, le prince souhaitait la rupture mais mieux conseillé, il aurait dû savoir que cette rupture était en tension avec sa crédibilité, ce qui dévoile avant tout sa méconnaissance de la nature humaine. Peut-il gouverner sans connaitre le cœur des hommes ? Quelques indices soulèvent des doutes, en particulier s’agissant de la qualité des personnes visibles dont il s’est entouré.

« Il n'est pas de peu d'importance qu'un Prince sache bien choisir ses ministres car, selon sa prudence, ils seront bons ou mauvais. Et l'on peut juger de la cervelle d'un seigneur rien qu'à voir les gens dont il s'entoure. Quand ils sont compétents et fidèles, on peut croire à sa sagesse [ ] ; mais s'ils sont les contraires, on peut douter de ce qu'il vaut lui-même, [ ] ». Les démissions en cascade des « poids lourds » du gouvernement ou de proches conseillers apportent donc un éclairage sur la « cervelle » de Macron et chacun peut apprécier la compétence des ministres et conseillers qui défilent de plus en plus rarement sur des plateaux télé où ils se contentaient, de toute façon, de réciter les éléments de langage élaborés par d’obscurs communicants qui leur tenaient lieu de maîtres à penser. Ce qui a été gagné en cohérence a été perdu en sincérité, en spontanéité et sans doute aussi en autonomie. Il est vrai que ses ministres ne semblent pas au service du peuple mais au service d’une idéologie et que la pérennité du profit qu’ils peuvent tirer de la république dépend davantage de leur capacité de mémorisation que de leur imagination. Mais les français ne sont pas dupes et le clonage d’homme lige a surtout eu pour effet de détourner les citoyens de la politique et de les inciter à reprendre le contrôle de leur destin, d’où cette lutte pour le RIC.

« Quand le hasard fait que le peuple n'a plus confiance en personne, comme cela arrive parfois, ayant été trompé dans le passé par les choses ou par les hommes, on en vient nécessairement à la ruine ». C’est très exactement la situation qui semble être aujourd’hui celle de la France et si l’on en croit Machiavel, elle ne nous promet rien de moins que la ruine. Certes, cette ruine pourrait faire les affaires de certaines idées puisque les Etats forts, dont la France, sont probablement le principal obstacle à la réalisation de cette utopie qu’est l’Europe non plus des nations mais en tant que nation, l’avènement d’un supranationalisme régional avant qu’il ne poursuive son extension au reste du monde. Encore une fois, ce type de projet, tout comme le communisme en son temps, méconnait fondamentalement la nature humaine et ne peut que générer des souffrances et la ruine, c’est le chemin sur lequel s’est engagée la France aujourd’hui, celui que viennent de quitter les USA et le Royaume Uni, pour ne citer que nos principaux modèles. Mais revenons à ce peuple qui subit les conséquences de choix qui ne sont pas les siens et qui souffre jusque dans ses libertés fondamentales, progressivement restreintes au nom d’une sécurité qui semblait pourtant si naturellement assurée il n’y de cela qu’une trentaine d’année, une éternité.

Machiavel nous avertit que « quiconque ayant conquis un État accoutumé à vivre libre, [et] ne le détruit point, doit s’attendre à en être détruit. Dans un tel État, la rébellion est sans cesse excitée par le nom de la liberté et par le souvenir des anciennes institutions que ne peuvent jamais effacer de sa mémoire ni la longueur du temps ni les bienfaits d’un nouveau maître. Quelque précaution que l’on prenne, quelque chose que l’on fasse, si l’on ne dissout point l’État, si l’on n’en disperse les habitants, on les verra, à la première occasion, rappeler, invoquer leur liberté, leurs institutions perdues, et s’efforcer de les ressaisir ». Sans doute n’est-ce pas un hasard si la première valeur de notre devise est la liberté, celle auquel le français est le plus attaché. Puisqu’un tel peuple ne se soumettra jamais à l’oppression d’une utopie supranationale, il semble que le problème ne puisse être résolu que par la migration et le remplacement, solution qui ne manqueront pas d’éveiller l’attention de ceux qui soucieux des soldes migratoires auront constaté que de nombreux diplômés choisissent de s’expatrier, à tel point que ce serait devenu un phénomène de masse. Un prince qui souhaiterait fusionner la France dans une entité supranationale aurait tout intérêt à adopter des mesures qui amplifieraient ce phénomène, tel que l’accroissement des taxes et impôts en tous genre, ainsi que cette fameuse dette dont personne ne voudra assumer le remboursement.

Le projet de supranationalisme suppose que les français acceptent un transfert vers des autorités étrangères des décisions concernant leur avenir, ce qui est déjà partiellement le cas aujourd’hui. Machiavel nous enseigne que l’une des conditions pour la réalisation de ce projet, dès lors qu’elle touche à la liberté, ce qui semble être le cas avec les réformes engagées par l’Europe sur le droit du travail, est la dispersion du peuple de France et la dissolution de l’Etat. Sans savoir ce qui se trame dans la tête de nos dirigeants, il semble que la situation actuelle prenne le bon chemin pour la réalisation de ces conditions. Toutefois, le supranationalisme n’a de sens que si cette utopie est partagée et aujourd’hui, il est frappant que les USA, la Grande Bretagne, la Russie et la Chine entre autres, c’est à dire les grandes puissances de demain, s’en écarte. Il se pourrait donc que l’on assiste au suicide de la France en tant que grande puissance. Ce suicide sera achevé dès lors que l’Allemagne aura pris toute la mesure de sa puissance et aura coupé le cordon ombilical avec les autres états européens, ou les aura digérés. Avec un budget de la défense de 43 milliards d’Euros, sans dissuasion, contre 36 milliards pour la France, soit un différentiel réel d’environ 10 milliards d’euros par an, il est probable que cette divergence, qui nous laissera sur les bas-côtés de l’histoire, interviendra dans moins d’une dizaine d’année. A ce moment, Macron sera loin, très loin, et probablement très riche.


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97 réactions à cet article    


  • François Pignon François Pignon 12 janvier 10:40

     « A ce moment, Macron sera loin, très loin, et probablement très riche.  »

    L’Île d’Yeu n’est pas si loin, et il sera (encore) à la charge de l’état.


    • Le421 Le421 12 janvier 19:36

      @François Pignon
      En attendant, que ce type conduise le pays au carnage économique et social, c’est patent.
      Il peut brailler partout que c’est de la faute des GJ, n’empêche que justement, si ils sont dans la rue, c’est à cause du marasme et non l’inverse.
      Prendre les gens pour des cons a ses limites...


    • flourens flourens 13 janvier 09:54

      @Le421
      c’est ça qui est stupéfiant, c’est que prendre les gens pour des cons n’a aucune limite pour cette engeance, mais ce qui est encore plus ébouriffant c’est la faculté de se faire prendre pour des cons sans rien dire, il semble que ça bouge, on va voir où est le curseur


    • Le421 Le421 13 janvier 14:48

      @flourens

      Et c’est là le côté extrêmement positif du mouvement GJ, c’est l’échange entre citoyens qui permets de faire de l’éducation. Quand il y en a un qui comprends qu’il se fait prendre pour un âne et qui finit par le refuser, c’est un vrai citoyen de gagné et non un clampin qui reste...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 janvier 15:05

      @Le421

      Rhaaa l’éducation...Quelle ? Vas y agites toi !


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 12 janvier 10:42

      Macron mais on s’en fout, c’est la pointe de l’iceberg, un figurant qui n’a pratiquement plus de pouvoir. Quant au RIC, RIP, même si ça dérange la classe dominante, n’est qu’un os que l’on nous donne à ronger.

      La lutte, l’émancipation doivent être radicales (Qui appartient à la nature profonde, à l’essence d’un être ou d’une chose. Qui présente un caractère absolu, total ou définitif - Larousse), sans cela ...


      • François Pignon François Pignon 12 janvier 10:55

        @bouffon(s) du roi

        radical = de la racine

        éradiquer = arracher avec les raines pour éviter la repousse

        radicaliser = pourvoir de racines *

        * on notera que ce dernier terme a été totalement détourné de son sens étymologique, sauf si c’est pour signifier que les individus radicalisés (gilets jaunes pour Castaner, « terroristes » pour Cazeneuve), cherchent à retrouver des racines, ce qui ne constitue généralement pas le propos des locuteurs qui confondent avec « fanatisé »


      • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 12 janvier 10:59

        @François Pignon

        Exact.


      • Breton8329 Breton8329 12 janvier 10:59

        @bouffon(s) du roi La nature humaine est ainsi conçue qu’elle a besoin d’idéologie . Aujourd’hui, les idéologies dominantes sont le libéralisme et l’islam, et tous deux visent à la destruction des Etats nations, mais pour des objectifs différents. Le vrai combat, aujourd’hui, est donc de proposer une alternative à ces courants. Nul doute que l’émergence d’une telle alternative sera combattue avec vigueur par ses adversaires mais elle est probablement déjà là et il ne reste qu’à la faire éclore... Quant au président, parfaitement d’accord avec vous, il ne mérite probablement pas toute l’attention qu’on lui donne, c’est manifestement un homme lige, limité dans la liberté d’action.


      • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 12 janvier 11:16

        @Breton8329

        Non, la nature humaine (un peu fourretout comme expression mais bon) n’a pas besoin d’idéologie, elle se fait façonner ainsi, « on » fabrique l’idéologie ;
        une fois le conditionnement fait (l’idéologie donc), il est facile de tirer sur les -grosses- ficelles idéologiques et d’amener exactement là où on veut, une personne, un groupe, etc., et d’en faire ce que l’on veut.


      • François Pignon François Pignon 12 janvier 11:30

        @Breton8329

        Le terrorisme islamiste (et non pas islamiste comme on le lit trop souvent) date de la guerre d’Afghanistan (1979-1989)et sert de faux-drapeau à bien des opérations de services spéciaux.

        Ce n’est pas davantage l’Islam que la banque du Vatican n’est le Christianisme ou Netanyahu le Judaïsme.

        La guerre d’Afghanistan a été menée et perdue par l’URSS contre des forces de résistance afghanes soutenues par les États-Unis (Opération Cyclone) pour limiter l’avancée « communiste » (comprendre « soviétique »), mais aussi par l’Arabie saoudite qui cherchait à exporter le wahhabisme (Oussama ben Laden a formé des Afghans à la lutte armée). Les États-Unis et l’Arabie saoudite ont poussé les responsables religieux du monde musulman à proclamer un « djihad » et à encourager une lutte pour des principes religieux et non plus seulement politiques.

        Les islamistes radicaux, ou extrémistes, souvent appelés «  fondamentalistes », ont été choyés par les États-Unis dans les années 1980, parce qu’ils étaient les plus implacables tueurs au monde.

        Après 1989 et la guerre en Afghanistan, certains djihadistes sont rentrés dans leur pays d’origine (Maghreb, Balkans) et ont diffusé les idées du salafisme djihadiste, y compris en Bosnie.

        En 2001, les attentats du World Trade Center à New-York ont été attribués à Al Qaïda et ont justifié la promulgation du « patriot act » et du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient qui est en train de se terminer avec les dernières décisions de Trump.

        L’Islam et le libéralisme ne sont pas des « idéologies dominantes ».

        L’Islam est une religion aussi aliénante que les autres, mais pas plus. Le « libéralisme » est un terme fourre-tout le plus souvent utilisé comme euphémisme pour éviter de prononcer le gros mot de « capitalisme », un système économique assimilé par ses défenseurs aux lois de la nature.

        Bienheureux sont ceux qui peuvent se contenter d’expliquer le monde par des schémas manichéens : il leur suffit de regarder un western pour se procurer l’extase.


      • JC_Lavau JC_Lavau 12 janvier 11:44

        @François Pignon : « Le terrorisme islamiste (et non pas islamiste comme on le lit trop souvent) ». A retenir !


      • Breton8329 Breton8329 12 janvier 11:50

        @François Pignon Oui, je suis au courant de tout ça, et de bien plus, encore. Les frères musulmans, en particulier jouent un rôle complexe dans tout ça. Mais le mécanisme reste valide : utiliser une idéologie pour fédérer les foules afin d’atteindre un objectif. Le libéralisme tel qu’il est employé est aussi totalement dévoyé puisqu’il n’est pas question de laisser la main invisible du marché décider du sort des investissements des puissants, ils manipulent allègrement les cours à leur profit et l’information est partagée de façon asymétrique, il y a des conflits d’intérêts qui ne sont jamais poursuivis. De la même façon pour l’islam qui est largement instrumentée, dévoyée, au détriment des fidèles, au profit d’intérêts qui ne sont pas les leurs. L’idéologie est l’outil qui permet de disposer de levier pour modifier les volontés.


      • François Pignon François Pignon 12 janvier 11:55

        @JC_Lavau

        encore une fois, le correcteur automatique a fait des ravages et tu m’en vois fort marri
        je voulais écrire :

        « Le terrorisme islamiste (et non pas islamique comme on le lit trop souvent) »

        pour ceux auxquels la nuance échapperait, il s’agit de la même différence qu’entre écologique et écologiste : l’un qualifie un état, l’autre est porteur d’un projet.


      • JC_Lavau JC_Lavau 12 janvier 18:01

        @François Pignon. Voir aussi les perles de profs, recueillies par deux demoiselles impitoyables :
        http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,561.msg1098.html#msg1098

        « Disons pas un costume, mais plutôt un costume. »

        « Dans le mouvement baroque, il y a eu une vague baroque. »

        « Le grand fleuve qui est là c’est le Mississippi, mais il n’est pas aussi grand que celui-là qui s’appelle le Mississippi. »

        « On se présente le monde à l’échelle du monde. »

        « Quand ils sont rentrés avec des chars, ils y sont allés avec des chars. »

        « On ne sait ça que depuis Mendel. Avant on appelait ça les lois de Mendel. »

        « Parfois, la compréhension aide à comprendre. »

        ...


      • Jean Keim Jean Keim 12 janvier 18:15

        @Breton8329

        La nature humaine est un concept, un fourre-tout dans lequel on trouve donc tout et n’importe quoi, une idéologie est une somme d’idées qui peut nous laisser indifférent, p. ex. très peu de gens sont des adorateurs de l’oignon ou du nombril, ou à laquelle nous pouvons adhérer comme le libéralisme ou l’islam, ou encore rejeter comme le libéralisme ou l’islam, mais nous avons aussi la possibilité de percevoir l’inanité et l’insanité d’adhérer à une idéologie, toute idéologie quand elle est organisée, engendre la violence, c’est inévitable, c’est à ce prix qu’elle pourra perdurer, aucune n’a su y échapper.


      • Esprit Critique 12 janvier 18:25

        @François Pignon
        C’est sur on confond trop. La "Pignonitude, et la connerie sont deux choses très différentes. La première, qui consiste a raisonner comme un pignon dans un engrange grippé, est la plus dangereuse. A coté la connerie c’est de la roue libre.
        .


      • ledo 12 janvier 23:03

        @JC_Lavau

        J’en ai une bonne pour toi , quand on est con , on est con !!!


      • Alexosaure 12 janvier 23:37

        @François Pignon

        D’accord avec vous le capitalisme est une verrue ,à nous de trouver un autre modèle de société


      • Kapimo Kapimo 13 janvier 02:29

        @bouffon(s) du roi
        « Quant au RIC, RIP, même si ça dérange la classe dominante, n’est qu’un os que l’on nous donne à ronger »
        Ben si on vous l’a donné, moi je ne l’ai pas encore reçu. Et à mon avis, il va falloir que je réclame avec fermeté, voire radicalité, pour que « on » envisage de me le donner...


      • Croa Croa 13 janvier 22:38

        À bouffon(s) du roi,
        Ce n’est pas un figurant mais une marionnette. Il a d’immenses pouvoir contrairement à ce que tu penses sauf celui de désobéir à ses maîtres. Il agit donc comme le désirent les maîtres.

        • On ne s’en fout pas : Si Macron Démissionne les maîtres n’ont plus de pantin. Donc nous sommes LIBRES !  smiley smiley smiley smiley smiley

         

      • Traroth Traroth 15 janvier 17:44

        @bouffon(s) du roi

        Que proposez-vous de plus radical comme changement politique que le RIC, au juste ? Je veux parler du RIC dans son acception la plus large : moyen de proposition et d’abrogation de loi, moyen unique de changement constitutionnel (les élus ne peuvent plus changer la constitution sans référendum), moyen de révocation des élus.


      • cevennevive cevennevive 12 janvier 11:17

        Bonjour Breton,

        Ce gentil arrogant, joli, bien propre sur lui, essaie de copier Machiavel. Il en est si loin que cela pourrait se mesurer en années lumière.

        En bon adolescent attardé, il ne se rend pas compte de la situation du pays qu’il est censé diriger. Il dit ce qu’il pense de nous sans état d’âme, et ce qu’il pense est bien méprisant.

        Sans doute se fera-t-il croquer bientôt. Seulement, il y a ses « tireurs de ficelles ».

        Rappelez-vous : il s’est laissé brosser la veste par un chef d’état, comme un minot, avec un sourire timide.

        Peut-être pourrait-il se laisser moucher le nez par Poutine ou autre ?

        Bah... Les quelques personnes et « conseillers » qui l’entourent me font bien plus peur que lui, à commencer par ce Castaner !


        • Breton8329 Breton8329 12 janvier 11:32

          @cevennevive Je ne sais plus s’il est juste stupide ou parfaitement cynique. Aujourd’hui, j’ai le sentiment qu’il est l’idiot utile, enivré par sa réussite au point de ne plus percevoir son inconsistance Mais parfois, je vois des pointes de cynisme. Seuls ceux qui le connaissent bien pourraient nous renseigner...


        • amiaplacidus amiaplacidus 12 janvier 19:02

          @Breton8329
          Je penche pour une personne qui s’est, affectivement, bloquée à l’âge de 15-16 ans à la suite d’un traumatisme.

          Le peuple français en paie les conséquences.


        • Le421 Le421 12 janvier 19:39

          @amiaplacidus
          Déjà, son mariage sans enfants pue la bizarrerie mentale...
          Désolé, mais je le sens comme ça.


        • BOBW BOBW 12 janvier 20:04

          @cevennevive : Ce qui est horrible c’’est sa destruction organisée dans tout le pays des Services publics,et leur vol au détriment de la majorité des français par les Privatisations au service de quelques uns que ce félon anime avec ses sombres acolytes,sans qu’une masse de citoyens ne s’y oppose fermement( Postes, Ecoles, Hôpitaux,Services de Sécurité comme les pompiers et les S A M U, Eaux et Forêts etc...


        • V_Parlier V_Parlier 12 janvier 22:52

          @cevennevive
          En tout cas cette analyse d’après Machiavel est une assez bonne idée qui rejoint la vidéo de Xavier Moreau, ici : https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/l-action-d-emmanuel-macron-a-la-80085 .


        • Alexosaure 12 janvier 23:44

          @cevennevive

          Tous me font peur et aucun n est idiot,ils sont un mélange de tiques et de tenia suçant le sang de la France et le détruisant de l’intérieur. 2019 doit être l’année de cause nationale contre ces parasites .


        • michelm michelm 13 janvier 21:40

          @Le421

          La plupart des « dirigeants » européens/éistes n’ont pas de mouflet.
          C’est probablement dû à la doctrine qui les anime : on ne peut pas promouvoir une immigration massive en ayant des enfants qui devront lutter pour trouver un boulot, alors qu’on veut faire venir en simultané et par centaines de milliers, des pauvres qui seront payés au lance-pierre.
          En outre, une société qui ne procure plus que des emplois dans le service en est une qui disparaitra illico lors de la prochaine méga crise.
          D’où une baisse progressive (en Europe de l’Ouest) du taux de natalité, accessoirement : https://www.touteleurope.eu/actualite/la-natalite-dans-les-etats-membres-de-l-union-europeenne/

          Mais elle remontera « grâce » à l’arrivée massive de ces « chances pour l’Europe », ouf pour la finance.


        • Croa Croa 13 janvier 22:45

          À cevennevive,
          Le précédent était tout aussi méprisant. Pour celui-là le peuple était composé de « sans dents ». Ce que révèlent ces attitudes c’est tout simplement que nos « Présidents » craignent bien plus l’oligarchie que le peuple.


        • Traroth Traroth 15 janvier 17:46

          @cevennevive

          Si quelqu’un ne me fait pas peur du tout, c’est ce clown de Castaner...


        • Clocel Clocel 12 janvier 11:21

          Des tarés ont confié le pays à un type qui ne serait même pas foutu de gérer un Kébab...

          Après ne sous-estimez pas la capacité de nuisances des sociopathes qui agite la marionnette, si ce type va au bout, ça va faire très mal, ils n’hésiteront pas à saborder le pays plutôt que de le rendre.

          Macron aura au moins eu le mérite de faire comprendre aux zombis que la démocratie, la république, c’est du flan et que la suite ne sortira pas des urnes.


          • Breton8329 Breton8329 12 janvier 11:28

            @Clocel Au début, je pensais que la ruine du pays était un effet indésirable de l’immaturité et l’incompétence du président, aujourd’hui, je me demande si ce n’est pas justement l’effet recherché : les Etats forts sont un obstacle à l’avénement de l’Europe supranationale et Macron, qui se croit intelligent, pourrait être l’idiot utile d’une bande de psychopathe aveuglé par leur idéologie qui ont décidé d’en finir avec la France.


          • Clocel Clocel 12 janvier 11:44

            @Breton8329

            Nous sommes à deux doigts d’un coup d’état.

            Le scénario maintenant bien rodé de tireurs d’élites qui flinguent quelques flics (et quelques manifestants pour donner le change) et on bascule vers les lois martiales.

            Quand on sait comment les nazis sont arrivés au pouvoir, ça fait flipper.


          • Breton8329 Breton8329 12 janvier 11:54

            @Clocel Oui, et quand on voit l’état dans lequel reviennent certains manifestant, sans que cela déclenche la moindre indignation , on est en droit de s’interroger sur les limites . Tirer sur la foule ne devrait pas poser trop de problème puisqu’il est acceptable sans sourciller d’éborgner des jeunes de 20 ans, le futur du pays. Mais on pourrait aller plus loin : certains seraient-ils capables d’orchestrer des attentats si cela leur permettait de faire avancer leur programme ?


          • Jeekes Jeekes 12 janvier 12:13

            @Breton8329
             
            ’’certains seraient-ils capables d’orchestrer des attentats si cela leur permettait de faire avancer leur programme ?’’
             
            Personnellement j’en suis convaincu !
             

             


          • François Pignon François Pignon 12 janvier 13:44

            @Jeekes

            .

            5 exemples

             

            1. Alfred Helmut Naujocks, alias Hans Müller, major SS dans l’armée nazie a reconnu à Nuremberg avoir commis, sous les ordres du chef de la Gestapo, plusieurs opérations contre leur propre peuple et leurs propres ressources, avant d’en accuser les Polonais dans le but d’envahir la Pologne.
            2. Le général Hermann Goering a admis avoir mis le feu au Parlement allemand en 1933, et avoir accusé les communistes de cet incendie.
            3. L’ancien Premier ministre italien, un juge italien et un ancien dirigeant du contre-renseignement italien ont admis que l’OTAN, avec l’aide du Pentagone et de la CIA, ont mené plusieurs attaques à la bombe en Italie et dans d’autres pays européens dans les années 1950, des attaques attribuées aux communistes dans le but de rallier les populations aux gouvernements d’Europe dans leur lutte contre le communisme. 
            4. Un officier supérieur de l’armée turque a déclaré à propos des événements de Chypre dans les années 70 : « Dans une guerre spéciale, certains actes de sabotage sont mis en scène et font porter le chapeau à l’ennemi afin de galvaniser la résistance populaire. C’est ce que nous avons fait à Chypre : nous avons même brûlé une mosquée ».
            5. Le conseil sud-africain pour la vérité et la réconciliation a découvert qu’en 1989, le bureau de coopération civile (une filiale secrète de la South African Defense Force) avait proposé à un expert en explosifs de « participer à une opération dont le but était de jeter le discrédit sur l’ANC [le congrès national africain], en piégeant un véhicule de police d’un enquêteur sur une affaire de meurtre ». L’ANC aurait ainsi été accusée de cette attaque.

          • Breton8329 Breton8329 12 janvier 13:57

            @François Pignon Merci pour ces exemples historiques, justement, j’en cherchais. Par contre, je ne sais pas pour les autres, mais s’agissant de l’incendie du Reichstag, un consensus semble se détacher chez les historiens pour l’attribuer à Marinus van des Lubbe, un communiste néerlandais un peu perdu dans un combat qui le dépassait et dont l’acte a été exploité par les nazis. Toutefois, l’histoire est un vaste mensonge écrit pour préparer le futur et les sources sont détruites ou cachées, jamais ouvertes, lorsqu’elles peuvent dévoiler ce qui pourrait menacer l’ordre du moment... Il faudra donc attendre qu’il tombe pour avoir accès aux preuves résiduelles.


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