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Accueil du site > Actualités > Politique > L’hémiplégie du regard

L’hémiplégie du regard

Il nous faut analyser le réel, ce qui se passe vraiment, ce qui se dit vraiment… C’est un exercice très difficile. On a vite fait de substituer à ce qui se passe, quand ce qui se passe nous déplait, nous fait mal, une « intention », une « raison »… autre chose que ce qui se passe et qui atténue ce qui nous déplait ou nous fait mal.

Voir vraiment ce qu’on voit est difficile. Dire vraiment ce qu’on a vu est difficile. Il faudrait pourtant partir des constats. Eventuellement, prendre le temps de se mettre d’accord sur les constats.

Pendant longtemps, le substitut du réel était conduit par le marxisme ou l’antimarxisme. Depuis la chute du mur, nous n’avons plus ce fil de déréalisation du réel, et de mise en conformité de nos constats avec nos aprioris.

Il y a une diffraction des inconduites dans le constat. Cependant, les médias de masses étant vecteurs de nos échanges, des constantes apparaissent, qui sont plus le fait de modes. Un moment, une interprétation prend plus de place, avec un peu de hasard.

Une de ces constantes actuellement est l’hémiplégie du regard. Nous ne voyons que la moitié des choses : les paroles et l’action de l’Etat, de l’Europe, des Occidentaux… Comme si les décideurs façonnaient le monde et que ceux qui ne décident pas étaient leurs jouets.

Pour employer une image très connue : on ne voit qu’une seule face de la médaille.

Cet article est l’exposé de trois exemples, avec quelques fugitives indications de ce qui se penserait si les discours publiés rétablissaient la totalité des faits concernés.

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Ligne de crête, voir tout pour savoir où on est

Dominique Rousseau, un constitutionaliste, établit l’opposition entre l’Etat policier et l’Etat de droit. A propos de l’interdiction d’une manifestation, il considère que l’on quitte la Constitution de la Vème République, selon lui, l’Etat de droit s’estompe et nous allons vers l’Etat policier !

Il oublie la moitié de la réalité : L’Etat d’urgence et son gros travail de police qui atteint les limites de la force policière n’est pas, mais alors du tout, pour que le gouvernement conserve le pouvoir. C’est une réponse à l’Etat de menace. Ce n’est pas un usage gratuit, égoïste de la force publique. Le but n’est pas la répression, la répression (relative) est un moyen de nous préserver de conséquences par trop catastrophiques de nouveaux attentats toujours possibles.

Pour le dire autrement, Dominique Rousseau nous dit que « la volonté du prince » (ce sont ses mots) s’applique en ce moment ! Il nous parle comme si Valls et Hollande étaient Pinochet ou Franco. Non, non, non, et non. Il faut tout voir la face et le pile. L’Etat d’urgence n’a pas été opposé à Nuit Debout, ni à de nombreuses manifestations déjà accomplies. La déclaration d’Etat d’urgence fait l’objet d’une application mesurée et assez attentive à chaque situation, au cas par cas : http://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-12h30/manifestation-contre-la-loi-travail-finalement-autorisee-un-parcours

Edwy Plenel dans un livre Pour les musulmans développe l’analogie suivante : ce que l’on dit des musulmans est semblable à ce que l’on disait des juifs dans les années trente. On va donc vers les mêmes catastrophes que celles qu’on connait maintenant. Aucun regard sur qui étaient les juifs dans ce moment ni sur ce qu’ils faisaient… Zola, dans Pour les juifs montre bien qu’il n’y a pas de fondement à l’antisémitisme de son époque dans le comportement des juifs : l’accusation selon laquelle ils tiennent la finance ne tient pas la route (http://www.cahiers-naturalistes.com/pour_les_juifs.html). Or, des musulmans extrémistes, pas tous les musulmans, même très peu de musulmans, il faut bien le dire, cela ne va pas de soi, je le dis bien et il me semble que cela devrait aller de soi, des fondamentalistes se font justice eux-mêmes, tuent en vrac, au nom de leur religion et nous devons traiter attentivement les très difficiles problèmes que cela nous pose en voyant les deux faces de la médaille.

Mélenchon théorise l’hémiplégie, il la revendique, à propos de la tuerie d’Orlando : « je m’aperçus du contre-sens que je faisais. Ce n’est pas l’assassin qui donne son sens au crime, ce sont les victimes. » Mélenchon choisit de ne regarder que la moitié des choses. Il accuse ainsi (implicitement, c’est un politicien assez habile pour ne pas le dire clairement tout de même) tous les hétéros : « faire réfléchir tous les hétérosexuels. » Ce n’est pas une minorité, on peut. En plus de ce que j’ai à dire sur cette hémiplégie du regard qui tend à devenir invisible¸ non-problématique, dans les discours, je vous dis Monsieur Mélenchon que vos propos me blessent profondément. http://melenchon.fr/2016/06/13/reaction-de-jean-luc-melenchon-aux-meurtres-dorlando/

 

Cette hémiplégie du regard porté sur les choses et les événements aboutit à une moquerie du fondement même de la démocratie, qui est la résolution des différends par le compromis : chacun trouve que la démocratie serait la victoire du camp qu’il observe et la mise au silence de ceux qu’il ne saurait voir. C’est vraiment mépriser la colonne vertébrale de la démocratie, c’est ne donner aucune valeur à la démocratie en son essence même.

La manifestation du jour où j’écris est présentée comme une farce. Pourtant, chaque partie est suffisamment servie (près de ce qu’elle veut) et desservie (contrainte par la réalité présentée-opposée par les autres) ; chacun est pareillement satisfait et frustré. C'est le résultat d'une négociation assez longue et pénible, même vue de chez soi. On ne fait pas mieux. Mais pour bien de mes contemporains, la seule chose vraiment démocratique aurait été la reddition du gouvernement et son humiliation !

Il est nécessaire de bien voir et savoir ce qui se passe et plus la base de l’analyse contient d’informations plus elle est près du réel et plus elle permet de s’y comporter au mieux pour réduire les difficultés et les tensions.

 

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Outil pour regarder ce qui est conforme à ce que l’on pense déjà

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53 réactions à cet article    



    • papakill papakill 23 juin 2016 15:58

      Je pense que tout le monde s’accordera sur le fait qu’il est bon de connaître une situation dans son ensemble et que la vision d’une seule ou quelques parties peut altérer notre analyse.

      Après, avoir sur une situation donnée tous les points de vue ne garanti pas forcément une bonne analyse car, comme tu le cite plus haut, il est façile de substituer une réalité à une autre qui nous déplaît et les différentes parties peuvent mentir pour atteindre un but précis...

      Et donc, même étant conscient et en faisant des efforts pour ne pas être hémiplégique du regard, des fois nous le sommes sans le même le savoir, persuadé d’avoir compilé toutes les infos.


      • Orélien Péréol Orélien Péréol 23 juin 2016 16:19

        Certes, c’est pourquoi j’appelle à discuter pour se mettre d’accord sur les constats. Ce qui peut être impossible. On fait un inventaire des différents points de désaccord.


        Mon article parle de ceux qui ne veulent voir qu’un côté, délibérément. Mélenchon a eu la naïveté de dire qu’il y avait un côté, celui des tueurs, sans intérêt, qui n’avait pas à être analysé.
        Plenel fait la même chose : les musulmans sont les juifs des années trente. Il ne prend pas en compte que certains musulmans veulent terroriser l’Europe, l’Occident, on peut le dire de plusieurs façons. L’antisémitisme n’était pas fondé sur la volonté destructrice d’une poignée de juifs et ça change tout.

        Après, quand on veut prendre en compte la plus grande réalité possible, il est bien certain qu’on n’y arrive jamais parfaitement et qu’il faut collectiviser le constat.


        • César Castique César Castique 23 juin 2016 18:44

          @Orélien Péréol


          « Mon article parle de ceux qui ne veulent voir qu’un côté, délibérément. Mélenchon a eu la naïveté de dire qu’il y avait un côté, celui des tueurs, sans intérêt, qui n’avait pas à être analysé. »


          Délibérément, je n’en suis pas sûr, parce qu’il suffirait alors de parler de mauvaise foi, et tout serait dit. 


          Dans le cas de Dominique Rousseau, ça paraît possible. Mais dans d’autres cas, il faut faire la part de la dissonance cognitive, qui est, en quelque sorte, le refoulement d’une réalité qui va par trop contre quelque chose que le sujet tient pour définitivement acquis.


          Pour ce qui est de Plenel, la lecture de son opuscule m’a donné l’impression qu’il avait voulu chausser les bottes de Zola, qui étaient à la fois, beaucoup trop grandes pour lui et pas adaptées du tout au terrain sur lequel il s’aventurait. 


          Quant à Mélenchon, je vous trouve injuste avec lui. Il a fait ce qu’il a pu pour échapper à un dilemme dont j’avais parlé avec ma femme - c’est mon côté Columbo -, une fois mieux connus les détails du massacre : 

          - Comment vont bien pouvoir s’en sortir ceux qui sont à la fois sympathisants des musulmans et supporters des homosexuels ?


          Or, indépendamment de toute autre considération, je trouve qu’il ne s’en est pas mal tiré, en fournissant aux siens, un argument auquel ils n’avaient sans doute pas pensé, mais qui, par ailleurs, ne trouvera aucun écho auprès de l’opinion.

        • Orélien Péréol Orélien Péréol 23 juin 2016 19:03

          @César Castique
          Mon article n’est pas pour parler de ces trois hommes. Ces trois servent d’exemple parmi d’autres. Je parle du fait de prétendre faire analyse alors qu’on ne prend qu’un côté. Et je sors trois exemples, dont un Dominique Rousseau est passé dans ma vie par hasard et par la radio.


          Je dis que celui qui dit il ne faut pas regarder les tueurs, il faut regarder les tués, les tués sont homosexuels donc tous les non-homosexuels sont engagés même si c’est malgré eux dans ces meurtres, celui qui dit ça ne fait pas travail de la pensée et ne contribue pas à trouver des solutions.

          Que Plenel se prenne pour Zola, peut-être sans doute, ce que vous voulez, ce n’est pas de cela que j’ai parlé. J’ai parlé du fait qu’il voyait une analogie entre les discours contre les juifs des années trente et des discours contre les musulmans, qu’il en déduisait que tout était semblable. J’écris pour dire qu’il faut tout voir, à 180°, et que les situations ne sont que faiblement semblables, hémiplégiquement semblables.

        • César Castique César Castique 23 juin 2016 20:13

          @Orélien Péréol


          « J’écris pour dire qu’il faut tout voir, à 180°, et que les situations ne sont que faiblement semblables, hémiplégiquement semblables. »


          J’avais compris cela, mais je voulais exprimer mon désaccord avec l’utilisation de l’adverbe « délibérément ». C’est tout.

        • Orélien Péréol Orélien Péréol 23 juin 2016 23:01

          @César Castique
          Mélenchon est explicite sur ce point. Il le donne comme une méthode. Voici son texte : "Puis rentrant en moi, je m’aperçus du contre-sens que je faisais. Ce n’est pas l’assassin qui donne son sens au crime, ce sont les victimes."


        • César Castique César Castique 23 juin 2016 23:54

          @Orélien Péréol


          « Puis rentrant en moi, je m’aperçus du contre-sens que je faisais. »


          Cela ne ressemble pas à l’aboutissement d’une délibération, mais bien plutôt à une intuition qui le libère - contre toute logique, au demeurant - de l’ « angoisse que recommence une vague de haine des musulmans », après avoir été frappé par la révélation qui lui permet de refouler l’hypothèse de l’attentat terroriste.


        • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 08:40

          @César CastiqueVous pratiquez ce à quoi je m’oppose : « une intuition qui le libère - contre toute logique, au demeurant - de l’ « angoisse que recommence une vague de haine des musulmans », »

          Dans mon préambule :
          « On a vite fait de substituer à ce qui se passe, quand ce qui se passe nous déplait, nous fait mal, une « intention », une « raison »… autre chose que ce qui se passe et qui atténue ce qui nous déplait ou nous fait mal. »
          Vous admettez que c’est contre la logique, je défends le maintien de la logique, disant bien que c’est très difficile.

          Vous continuez à regarder Mélenchon et à trouver que c’est un brave homme. Mon article ne porte pas sur lui, il est tombé dans mes trois exemples (je redis que j’ai projet d’écrire la même idée avec d’autres exemples) parce qu’il explicitait son hémiplégie.
          Au passage, qu’a-t-il dit à propos du Bataclan, il a aussi dit que c’était les victimes qui disaient la signification de la tuerie ? (Vous m’amenez à m’intéresser à lui)

        • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 08:48

          @Orélien Péréol
          après un rapide recherche, j’ai trouvé ça : http://www.midilibre.fr/2016/03/27/pour-melenchon-si-on-arrete-la-guerre-en-syrie-les-attentats-cesseront,1307296.php



          Donc, pour le Bataclan, c’est les tueurs et non les victimes, qui ont donné le sens de la tuerie puisqu’ils ont parlé de la guerre en Syrie.

          Mélenchon croit qu’il dit le vrai : 
          La guerre que nous menons là-bas se prolonge ici. Voilà. Ça, c’est un fait acquis, tout le monde le sait."

        • César Castique César Castique 24 juin 2016 15:52

          @Orélien Péréol


          "Vous continuez à regarder Mélenchon et à trouver que c’est un brave homme."


          Oh, pas du tout ! Si vous aviez des doutes, vous pourriez remonter dans mes oeuvres complètes et y trouver, à diverses reprises, l’expression « pitbull de la gauche de la gauche », la dernière fois en date, le 16 juin dernier.


          « Mon article ne porte pas sur lui... »


          Certes, mais ce n’est pas n’importe qui. De tous les leaders politiques, c’est sans doute celui qui se réclame avec le plus de véhémence de l’héritage des Lumières, de la Déesse Raison et des idéaux d’ « émancipation ».


          Du coup. sa reddition face à ce que Bossuet appelait le plus grand dérèglement de l’esprit – « Croire les choses parce qu’on veut qu’elles soient, et non parce qu’on a vu qu’elles sont en effet » -, a quelque chose de rassurant et de rigolo en même temps. Parce que ce n’est pas tous les jours qu’on prend un esprit fort en flagrant délit de faiblesse.


        • Alren Alren 23 juin 2016 16:50

          Tout me déplaît dans cet article.


          D’abord l’expression  : « hémiplégie du regard ».

          Médicalement ce n’est pas le regard qui est hémiplégique, c’est le malade qui a un côté paralysé parce qu’un des deux hémisphères du cerveau dans la zone motrice a subi un dommage.

          Et même sur le plan de l’image, ce n’est pas « l’œil » qui refuse de voir quelque chose, c’est l’esprit qui, pour des raisons diverses, ne veut pas prendre en compte ce qui va à l’encontre de ses convictions. Celles qui le structurent.


          D’autre part je ne vois pas en quoi le fait que Mélenchon ait écrit que l’attaque d’homosexuels par un individu, présenté au départ comme islamiste, interpellait les hétérosexuels, vous ait "blessé profondément".

          En faisant de l’homosexualité un péché inexpiable et dans les pays où il exerce le pouvoir, un crime passible de la peine de mort, l’islam (comme les religions chrétiennes dans le passé) incontestablement partage une part de responsabilité dans l’assassinat d’innocents (car pour la loi française, l’homosexualité n’est pas un crime ni même un délit, n’en déplaise à certains) avec tous ces hétérosexuels qui pensent avoir un droit de censure sur la sexualité des autres (hommes et femmes d’ailleurs) et parlent de « pédé » ou « d’enculé » quand sur la route un automobiliste qu’ils ne connaissent pas, a eu un comportement qui ne leur convient pas.



          • Orélien Péréol Orélien Péréol 23 juin 2016 16:59

            @Alren

            Apparemment, vous n’avez pas lu l’article de Mélenchon.
            S’il me blesse, ce n’est pas difficile à comprendre, c’est parce qu’il m’amalgame à ces tueurs du fait que je suis hétéro.

          • alinea alinea 24 juin 2016 00:03

            @Orélien Péréol
            Vous savez quand même que l’assassin était homo ?


          • César Castique César Castique 24 juin 2016 01:03

            @alinea


            « Vous savez quand même que l’assassin était homo ? »


            Pour ma part, je sais juste que c’est une chose qui se raconte... 

          • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 08:18

            @César Castique
            pareil pour moi.


            Lui s’est réclamé du Coran et Daesh a revendiqué l’attentat.
            L’Islam a dans sa théologie la taqiya, le fait de mentir aux mécréants pour les tromper.
            Des djihadistes sont allés dans des boites de nuit, ont mené la vie des jeunes gens : séduction dans la danse, alcool, nuit d’amour sans lendemain... le fait qu’ils y prennent du plaisir ne s’opposent pas et qu’ils le fassent par rude dans un projet de terreur ne s’opposent pas, c’est les deux.
            Un homme qui apparait ensuite, dit c’était mon amant, il ne se supportait pas homosexuel, et cette tuerie est à classer dans les nombreuses tueries américaines (Colombine et autres) n’enlève pas les deux déclarations du tueur et de daesh.
            Ce peut être l’un et l’autre.

          • César Castique César Castique 24 juin 2016 16:54

            @Orélien Péréol


            « L’Islam a dans sa théologie la taqiya, le fait de mentir aux mécréants pour les tromper. »


            Les « experts » qui se succèdent dans les studios des chaînes d’information en continu omettent souvent cet aspect de l’Islam, qui autorise toutes les transgressions du moment qu’elles sont commises « pour la bonne cause », puisque, comme dit le Coran « Que vous cachiez ce qui est dans vos poitrines ou bien que vous le divulguiez, Allah le sait. » (sourate 3, verset 29).

          • alinea alinea 23 juin 2016 17:14

            Je n’ai pas lu d’article de Mélenchon sur Orlando, mais j’ai entendu son interview ; je l’ai trouvée convenue ; je n’y vois pas d’agressivité à l’encontre de quiconque mais sans intérêt aucun.
            Votre article me fait dire que vous n’êtes peut-être pas hémiplégique du regard, mais myope, à coup sûr.
            L’hypermétropie est une anomalie qui nous fait voir de loin mais ne nous donne pas l’occasion de s’appesantir sur des détails. Qu’on soit myope ou hypermétrope n’est pas de notre volonté, aussi, il faut juste essayer de communiquer, échanger les regards.
            Je vais vous donner une vidéo, que je n’ai pu regarder que cinq minutes, avant de passer une nuit blanche ; elle remet en tout cas nos problèmes à leur juste place !

            https://www.youtube.com/watch?v=e5LcXFXgqw0


            • Orélien Péréol Orélien Péréol 23 juin 2016 17:31

              @alinea

              Manifestement, vous ne croyez qu’en vous : puisque vous n ’avez pas vu d’agressivité dans le discours de Mélenchon (mot que je n’emploie pas) c’est qu’il n’y en a pas. Vous n’allez pas vous laisser interroger par un inconnu !
              Dormez un peu plus.
              J’ai mis le début de votre vidéo. La dramatisation excessive avec des moyens artistiques plutôt pauvres en invention me fait penser que je n’ai rien à y apprendre. Je mets nos problèmes non à leur juste place (qui n’existe pas) mais une place plus proche de ce qu’ils sont que cette dramaturgie digne de TF1.
              Sur les trois étapes de la « vérité », j’en suis tout à fait d’accord, il y a une étape antérieure : l’indifférence et la non publication. Sur ce thème : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/semmelweis-180060
              Quand vous aurez eu quelques nuits de sommeil, vous pourrez même lire le livre.


            • alinea alinea 23 juin 2016 19:44

              @Orélien Péréol
              la nuit blanche était une image.
              Je n’ai pas vu d’agressivité, il me semble avoir lu dans un de vos commentaires que vous vous étiez senti, agressé, ou assimilé. Je prends donc le ton neutre de mon affirmation, que je n’impose pas, au même titre que vous dîtes ce que vous avez à dire.
              Pour cette vidéo, si je n’ai pas pu la regarder c’est aussi pour ce que vous en dîtes ; je n’aime pas non plus cette dramaturgie, néanmoins le monde est tel que décrit. Et s’en souvenir de temps en temps remet les pendules à l’heure.
              Vous conviendrez que vous avez un ton condescendant à mon égard ? mais cela ne me pose pas de problème.


            • Orélien Péréol Orélien Péréol 23 juin 2016 23:08

              @alinea
              Tous les hétéros sont amalgamés par Mélenchon. C’est ce qui lui permet de dire que ce n’est pas un problème avec un certain islam. C’est en accablant tous les hommes qu’il exonère l’islam radical (et aussi avec une parole du père). Ce n’est pas moi qui le ressens, c’est lui qui le dit.


              J’ai pris un ton condescendant en effet envers vous. Vous m’avez écrit que j’étais myope ou hypermétrope, qu’il fallait tout de même que j’essaie de communiquer... c’était pas très aimable non plus. Cordialement. Je ne le ferai plus, promesse de politicien.

            • alinea alinea 23 juin 2016 23:37

              @Orélien Péréol
              pas du tout ! je suis hypermétrope, j’en sais les inconvénients ; je ne remarque pas les détails ! je dis donc que myopes, qui s’attardent aux détails qu’ils repèrent, et hypermétropes qui ne les voient pas, peuvent essayer de communiquer.
              Tout votre article va, comment dire, dans un sens consensuel, encore que cela change et n’a plus grand sens ; je suis extérieure à ce consensus, je ne peux pas me dire extrémiste parce que je n’ai pas d’école, mais je le suis de caractère !
              J’ai milité au Pg et je suis d’assez près Mélenchon ; je ne l’ai jamais entendu dire qu’il défendait de près ou de loin l’Islam radical.
              Je dois vous avouer que je ne comprends guère votre problème avec cet accent mis , par lui, sur les victimes ! Personnellement je n’approuve guère les LGTB ! je n’aime guère l’exhibitionnisme. Pour le reste, je pense que chacun fait ce qu’il veut dans son intimité et ne mérite pas pour cela d’être assassiné ou conspué ; de là à en faire un but de lutte internationale...
              J’ai trouvé son intervention convenue, une manière de dire que je n’y attache aucune importance !
              Donc , j’essayais de communiquer ma vision de loin avec vous qui avez pointé ce détail !
              En ce qui concerne Orlando, je suis bien convaincue que cela n’a rien à voir avec un attentat islamiste !
              Et je déplore qu’on interroge les gens sur tout, alors qu’ils n’en savent pas plus que nous.


            • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 00:30

              @alinea
              Mélenchon choisit de prendre le sens de l’événement dans les victimes et seulement dans les victimes. Il refuse de voir les tueurs, de les analyser.

              Pour moi, c’est refuser de penser, et cela aggrave les problèmes. Si l’on veut penser un événement ou une chose, il faut intégrer à sa pensée tous les éléments que l’on en peut connaitre.
              Voilà ce que j’ai écrit.

              On a déjà commencé à redire les mêmes choses.
              Pour moi, vous ne me comprenez pas. Je vais écrire un autre texte pour dire cette même chose basique : tout doit s’analyser.
              Si l’on sort des choses du corpus à analyser, c’est qu’on a une analyse tacite pour le faire et qu’on ne cherche pas à comprendre, on cherche à arranger la présentation de la réalité pour faire la preuve que ses idées sont les bonnes. Moyennant quoi, on s’enferme dans ses erreurs.
              Je suis pour la méthode scientifique.
              J’ai déjà écrit des articles pour dire cela, j’en écrirai d’autres. Si vous connaissez un éditeur, j’écrirais volontiers 180 pages sur cette affaire qui n’est pas une mince affaire.

            • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 00:35

              @alinea
              vous écrivez : « En ce qui concerne Orlando, je suis bien convaincue que cela n’a rien à voir avec un attentat islamiste ! »


              Avec quoi vous vous êtes convaincue que cela n’avait rien à voir avec un attentat islamique ?

            • alinea alinea 24 juin 2016 01:12

              @Orélien Péréol
              Avec les infos que j’ai eues ! et que beaucoup ont eues, mais sans doute autre chose de plus probant est venu par la suite ; je n’ai de conviction que par rapport à ce que j’en sais.
              Et je dois vous avouer que je me lasse de toute cette hypocrisie car si on ne fait pas la relation entre, soudain, tous ces meurtres, ici, alors qu’ailleurs ils durent et sont pires, et notre politique extérieure, le détail m’indiffère qui ne m’apprend rien. j’ai du mal à m’intéresser aux effets de nos politiques, si on ne remontre pas à la cause, je trouve d’autres passe temps plus intéressants ailleurs.
              On nous montre les choses, trop simples, pour nous faire gober des bobards, qui arrangent mes ennemis !


            • alinea alinea 24 juin 2016 01:13

              @alinea
              « si on ne remonte pas »... il est tard, excuses !


            • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 08:08

              @alinea
              Nous sommes très peu d’accord.

              D’abord, je ne cherche pas, pour ma part, à me faire une conviction. Je cherche à analyser : savoir de quoi c’est fait, comment ça marche, d’où ça vient, et où on peut prévoir à peu près que ça va. Analyser sert surtout à intervenir si ça va vers une augmentation de nos difficultés. Voilà schématiquement mon but et ma démarche.
              Faire ses convictions, pour reprendre votre mot, sur ce que vous savez c’est ce qu’il faut faire, il faut aussi, selon moi, tâcher d’en savoir le plus possible.

            • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 08:32

              @alinea
              Je ne pense pas qu’il y ait de cause unique : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-prediction-philosophique-ou-l-141066?var_hasard=19701993523f1527c1966


              « On nous montre les choses, trop simples, » il faudrait expliciter qui est ce « on » tout-puissant « qui fait gober des bobards »

            • Hervé Hum Hervé Hum 24 juin 2016 08:44

              Ligne de crête, voir tout pour savoir où on est

              certes, mais reste à savoir de quelle ligne de crête il s’agit.

              Autrement dit, de savoir si c’est la ligne de crête du sommet de la montagne, où du monticule sur lequel on trône en s’imaginant être au sommet de la montagne.

              ce qui n’empêche pas l’hémiplégie du regard, mais le fait plonger dans l’absurdité sans qu’il puisse s’en rendre compte. Surtout, parce que cela lui fait alors deux raisons de ne pas en prendre conscience. En effet, ce qui commande l’hémiplégie du regard, c’est la volonté de ne voir que le coté qui accrédite son propre regard et ignorer le reste et pour cela, vaut mieux trôner sur un monticule que l’on aura soi même construit.

              Par exemple, Alinea est un cas typique de quelqu’un qui confond son monticule avec le sommet de la montagne. De là, elle pense voir bien des détails...



              • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 08:52

                @Hervé Hum
                Ligne de crête est une métaphore sur l’idée de deux côtés, ce n’est pas une métaphore sur la hauteur.

                Alinea discute, échange, argumente et c’est très appréciable. Je l’en remercie ici.

              • Hervé Hum Hervé Hum 24 juin 2016 08:59

                @Orélien Péréol

                relisez bien mon précédent commentaire, si j’y ajoute l’idée de hauteur, il reprend bien l’idée de deux cotés. Notant que le principe consiste à permettre de voiler une face pour n’en montrer qu’une seule, sans cela, l’idée de ligne de crête est caduque.

                De plus, c’est vous qui faites preuve d’hémiplégie du cogito. En effet, il ne saurait y avoir de ligne de crête portant sur la notion de deux cotés, sans celle de la hauteur, car sans cette dernière, il n’y a pas de ligne de crête possible, seulement une ligne de démarcation !


              • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 09:15

                @Hervé Hum
                Cependant, une métaphore ne porte que sur un aspect. A mon sens on ne peut l’étendre.

                Si je dis : Pierre est un renard (ce qui veut dire rusé), on ne peut pas dire qu’il est roux. Ni le rajouter... et s’il était roux, ce serait sans rapport avec son caractère rusé.
                J’aurais pu prendre la fable indienne des aveugles et de l’éléphant : celui qui a la trompe près de lui dit c’est un serpent, celui qui a les oreilles dit c’est un arbre, je touche une feuille, celui qui a la queue dit c’est une liane, celui qui les pattes dit c’est un pont, je tiens une pile, celui qui a le ventre dit c’est un bateau... etc.
                Mon texte dit que pour savoir, il faut rassembler tous ces aspects : celui qui dit ce ne peut pas être un pont parce qu’un pont n’est pas un être vivant, je ne t’écoute plus, ne pourra jamais savoir ce qu’il a devant lui (mettons qu’il soit aveugle aussi).

              • Hervé Hum Hervé Hum 24 juin 2016 11:01

                @Orélien Péréol

                désolé, mais la hauteur a un rapport direct avec la notion de ligne de crête, car sans hauteur (et c’est la seconde fois que je l’écris) il n’y a pas de crête possible. Donc, si effectivement la couleur roux n’a qu’un lien indirect (c’est quand même une arme de camouflage) avec la ruse du renard, ce n’est pas le cas de la hauteur pour la ligne de crête.

                Que la hauteur ne soit pas le critère qui vous intéresse dans votre exemple est une chose, mais nier le rapport direct entre la hauteur et la ligne de crête en est une autre, car votre commentaire démontre bien le contraire, en effet, votre exemple du renard consiste à élever artificiellement la ligne de crête en séparant deux choses inséparables. Autrement dit, plus une opinion est fausse, plus son défenseur devra élever artificiellement la ligne de crête, soit, prendre de la hauteur dans l’espoir d’asphyxier son interlocuteur. Ce qui n’invalide pas le fond de votre article, mais souligne le fait que même en le sachant et en le dénonçant, vous restez quand même sujet à l’hémiplégie du regard

                Et pourquoi cela ? Uniquement pour faire comme dans votre article, pouvoir soutenir votre opinion.

                Vous auriez soit mieux fait de reconnaître le lien entre hauteur et ligne de crête mais en minorer l’importance ou choisir la fable indienne... Quoique, même pour cette dernière, l’idée de hauteur est présente, car seul celui qui prend le temps de faire le tour de l’objet étudié pourra dire qu’il s’agit d’un éléphant.

                La notion de hauteur est donc bien présente et même centrale dans l’idée que vous présentez...


              • philouie 24 juin 2016 09:25

                A propos des attentats, avant d’en faire une analyse, il faudrait faire une enquête, ce qui est loin d’être le cas
                Qui sont les tueurs ? vous prétendez le savoir et en tirer conséquence.
                Sans enquête, votre regard sera définitivement hémiplégique et vos analyses seront celle de la propagande.
                Dans ce genre de crime, il faut toujours regarder du coté des victimes, puisque c’est la victime qui désigne l’assassin en cela qu’elles lui sont apparentés.


                • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 09:30

                  @philouie
                  Mais non


                • philouie 24 juin 2016 09:33

                  @Orélien Péréol
                  Mais si.
                  Le mensonge n’est pas un support d’analyse.
                  Ce n’est pas de l’hémiplégie, c’est du simple aveuglement.


                • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 09:42

                  @philouie
                  désolation. Je maintiens que pour comprendre il faut tout englober.

                  Pour décider que l’explication est dans tel acteur ou tel groupe d’acteurs et non dans d’autres, il faut avoir une théorie en préalable. Dire que ce sont les victimes qui disent le sens de l’événement et non les tueurs est hémiplégique (la moitié) et ne peut produire les décisions qui apaisent le problème.
                  Celui qui a déclaré que les meurtres d’Orlando étaient compréhensibles par les caractéristiques des victimes (Mélenchon) a dit le contraire à propos du Bataclan : il a repris les paroles des tueurs, disant que c’était la guerre en Syrie qui nous valait cette tuerie, pour les victimes il a eu compassion, sentiment, pas analyse.
                  L’erreur dont je traite c’est du choix d’une moitié du ciel (que Mélenchon change de moitié entre le Bataclan et Orlando, je le note au passage, je suis bien obligé, mais ce n’est pas ce dont je parle)

                • philouie 24 juin 2016 09:55

                  @Orélien Péréol
                  Vous conviendrez qu’on analysera pas les attentats du 11 septembre selon qu’on croit que c’est Ben Laden qui a fait le coup, ou que l’on croit qu’il s’agit d’un coup monté par l’état profond américain aidé par le Mossad.
                  De même que le meurtre de Jo Cox, soit le crime d’un déséquilibré, soit une manipulation pour influencer le vote.
                  Ce que je dis moi, c’est que ces meurtres ont pour but de nous ranger du coté des victimes.
                  êrte comme Jo Cox, pour rester dans l’Eu, être solidaire des LGBT à Orlando.
                  Un islamiste ou un nationaliste d’extrême droite : ce ne sont que des images du diable pour diriger notre haine et éviter qu’elle se retourne contre les vrais criminels qui sont ceux qui tiennent les manettes.


                • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 10:10

                  @philouie

                  Quand on analyse, on ne croit pas, on voit et on dit de quoi c’est fait... ce qui est sans fin, il y a un infiniment petit...

                  Vous savez déjà qui sont les vrais criminels et vous savez le but qu’ont ces meurtres... Vous savez tout avant que cela arrive (plutôt du côté d’un grand complot)
                  Je ne conviens pas de ce que vous me faites convenir.
                  On n’analysera pas si on croit, surtout si on croit aussi fortement que vous.

                  Je souhaite analyser.


                • philouie 24 juin 2016 10:32

                  @Orélien Péréol
                  Mes croyances ne reposent pas sur du vent. j’ai passé suffisamment de temps à analyser ces crimes pour acquérir quelques certitudes.
                  Je pense que je pourrais vous retourner la critique que vous me faites : vos analyses ne reposent que sur l’apparence des choses que vous prenez pour la réalité. vous n’analyser pas, vous glosez, en cela que vous ajoutez une couche aux messages véhiculés par les assassins.


                • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 10:40

                  @philouie
                  C’est vous qui avez employé le verbe croire.

                  Comme je vous l’ai fait remarquer, vous dites que vous analysez et moi non, je glose. Désolation.

                • philouie 24 juin 2016 10:54

                  @Orélien Péréol
                  J’emploie le mot croire parce que dans ma conception du monde, il n’y a que des croyances. « Je crois que le ciel est bleu »
                  L’ignorance est ma certitude, le reste n’est que croyance.
                  CE que je dis, c’est qu’il ne peu y avoir analyse sans une enquête qui établisse la vérité ce qui’ n’est pas le cas.
                  Analyser l’apparence des choses, ne vaut rien, tant on nous a habitué au mensonge en ce genre de circonstance.
                  Mensonge que l’on comprends trop bien , l’attentat met les masses, toujours du coté de la victime. Vous croyez que les puissants qui tirent les ficelles ne le savent pas ?


                • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 11:16

                  @philouie
                  Pour moi, il n’y a pas de vérité. D’ailleurs je note que vous dites que l’ignorance est votre certitude et vous parlez en opposant mécaniquement vérité et mensonge.

                  On analyse. Je ne sais pas ce que vous appelez enquête. On analyse avec ce qu’on sait, plus on sait mieux c’est. Mais on n’a pas de limite minimale pour commencer à analyser. On ne peut pas établir de seuil. On analyse. Ce n’est ni vrai ni faux, plus on d’informations, plus on les analyse bien, plus on se rapproche de ce qui s’est passé vraiment.


                  Je ne peux absolument pas adhéré à ce victimisme complotiste là :
                  « Vous croyez que les puissants qui tirent les ficelles ne le savent pas ? »

                • philouie 24 juin 2016 12:15

                  @Orélien Péréol
                  Il se trouve que le terrorisme a déjà une longue histoire et qu’il n’est donc pas possible d’analyser un attentat s’en prendre en compte cette histoire.
                  Le terrorisme moderne nait avec la presse grand public, de sorte que l’on peut dire que terrorisme et « informations », pour reprendre votre mot, sont liés. L’acte de terreur est un moyen de faire passer un message par ceux qui sont en charge de l’information, c’est à dire de la propagande.
                  Si les premiers terroristes croyaient qu’ils pouvaient diffuser leurs idées au moyen des attentats (voir propagande par le fait), on s’aperçut très vite que celui-ci faisait le jeu de l’état.
                  Déjà en 1893, ces agitateurs poussaient à la réalisation d’acte de terreur pour discréditer les mouvements ouvriers. (voir Jaures et l’affaire de Carmeaux)
                  En 1944, E Jünger, faisant parti du groupe qui conspira contre Adolph Hitler, refusait l’option de l’attentat parce qu’il savait que ce serait faire le jeu du régime Nazi.
                  Ce qu’il faut retenir de cela, c’est que « l’information » sur lequel vous pensez fonder votre analyse, est part entière de l’acte de terreur : c’est elle qui lui donne son sens et qui formalise le discours qui servira de fond de propagande à l’acte de terreur.
                  La simple logique, comme l’histoire, nous enseigne qu’il est à peu près certain que les médias mentent lorsqu’ils rendent compte d’un attentat parce que c’est justement ce que l’on attend d’eux pour que l’acte criminel porte les fruits que l’on attend de lui.


                • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 13:35

                  @philouie
                  C’est contre ce que vous écrivez, et d’autres avec vous que j’écris. On ne se mettra pas d’accord, vous ne bougerez pas d’un iota sur vos positions.

                  Vous écrivez : « c’est que « l’information » sur lequel vous pensez fonder votre analyse, est part entière de l’acte de terreur »
                  Je vais le redire, je n’ai pas fait d’analyse du terrorisme, j’ai dit la nécessité de prendre en compte la totalité d’un phénomène et de ne pas en choisir une moitié si on veut comprendre ce qu’il se passe. Voilà ce que j’ai écrit. J’ai pris trois exemples, dont un qui passe par, non le terrorisme mais par la tuerie d’Orlando et le discours de Mélenchon qui disait qu’il ne fallait regarder que d’un côté, je ne le lui ai pas fait dire. J’ai d’autres exemples. J’en ai beaucoup. Nous avons tous beaucoup, il suffit de lire les journaux, d’écouter la radio, de regarder la télévision.

                  Vous faites le contraire, vous savez ce qu’est le terrorisme et aucun nouvel acte de terrorisme ne saurait surprendre votre analyse. C’est une posture d’idéologue et je m’oppose à l’idéologie, qui a les réponses avant les questions, qui a l’analyse avant le fait et je souhaite pratiquer la science, ce qui n’est pas de la tarte, et qui suppose un constat ferme, le plus complet et partagé...

                • philouie 24 juin 2016 14:08

                  @Orélien Péréol
                  Non, ce n’est pas idéologique, mais simplement qu’à force qu’on nous sert de ces mascarades, nous n’y accordons aucun crédit autre que de n’y voir, non le crime, mais le spectacle du crime.
                  Vous prétendez faire de la science mais jusqu’à quel point êtes vous capable d’aller ?
                  Vous dites qu’il faut un maximum d’information, mais de quelle information s’agit-il ?
                  Je vais vous donner un exemple simple.
                  Au cours des attentats de janvier 2015, le procureur de la république nous a servi trois mensonges.
                  C’est le procureur de la république, ce n’est donc pas un journaleux quelconque mais quelqu’un qui est sensé dire la vérité. La vérité d’état telle qu’elle est sensé ressortir des rapports de police et de gendarmerie.
                  La parole du procureur de la République, ce n’est pas rien et vous serez d’accord pour dire qu’il faut croire en ce qu’il dit.
                  Pourtant nous avons trois de ces dires, sur des détails de l’affaire mais des détails qui ne sont pas sans importance, qui sont mensongers où pour le moins contraire à la réalité des faits telle qu’on peut l’observer par ailleurs. ces trois points sont la collision avec le Touran, le refuge des frères poids-chiches dans l’imprimerie, et l’assaut de l’imprimerie. dans ces trois cas le procureur ment. Seriez vous capable d’examiner les preuves et d’en tirer les conséquences ?


                • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 14:18

                  @philouie
                  Je vous redis que je n’ai pas fait un article sur les attentats. Vous amenez maintenant ce que vous appelez les attentats de janvier 2015, le procureur...etc. Vous amènerez toujours quelque chose de nouveau.

                  Répondez à mon article.
                  Je n’ai pas le temps d’aller examiner ce que vous dites de ce qu’a dit le procureur.
                  Je ne dis jamais « on », vos textes en sont pleins... Je ne dis rien de désagréable a priori comme « journaleux », les frères poids-chiches... parce que j’essaie d’avoir un esprit scientifique, de raisonner juste sur un constat fiable. 

                • philouie 24 juin 2016 14:31

                  @Orélien Péréol
                  J’ai bien compris le sens de votre article : vous reprochez à Mélenchon d’être hémiplégique et de ne voir d’un flanc de la montagne. Ce que je vous reproche, c’est de ne pas être mieux loti que lui : si votre montage à bien deux côtés, vous évitez bien de voir qu’elle pourrait en avoir trois ou bien quatre.
                  vous prétendez analyser les évènements en observant victimes et assassins, mais en évacuant la possibilité d’un marionnettiste et celle de propagandiste.
                  Un esprit scientifique devrait pouvoir aller au delà des apparences et ce ne semble pas être votre cas.


                • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 14:47

                  @philouie
                  Je ne m’occupe pas de Mélenchon. Comment faut-il vous le dire ?

                  Je n’analyse pas d’événements dans cet article, j’analyse des discours. Je déconstruis des discours qui font l’impasse sur la moitié du monde, dont un de Mélenchon.
                  Dominique Rousseau ne met pas en regard de l’Etat d’urgence l’Etat de menace (personne ne parle d’état de menace d’ailleurs) et ne regardant que l’action de Valls et de Hollande, il les amalgame à des tyrans qui font usage de la force policière non pour résoudre un problème commun mais pour exercer un pouvoir personnel excessivement contraignant pour les gens. Ce que je dis : il faut rétablir la totalité du regard.

                • philouie 24 juin 2016 15:33

                  @Orélien Péréol
                  Rétablir la totalité du regard, je ne dis pas autre chose.
                  Mais il y a une limite à mon avis. c’est celle là :
                  Je vous la donne dans un exemple, celui de Jo Cox : il est nécessaire pour la démocratie que le meurtrier soit un fou irresponsable qui agit de lui-même, puisque prétendre le contraire, c’est affirmer que certains participants ne respectent pas le jeu démocratique, le rendant caduque par le fait.
                  Il s’ensuit que, pour simplement perdurer, le discours démocratique est contraint à un niveau d’expression et d’analyse excluant tout élément risquant de nuire à son existence même.


                • Hervé Hum Hervé Hum 24 juin 2016 15:29

                  Il est nécessaire de bien voir et savoir ce qui se passe et plus la base de l’analyse contient d’informations plus elle est près du réel et plus elle permet de s’y comporter au mieux pour réduire les difficultés et les tensions.

                  Pas nécessairement,

                  parfois, l’effet peut être contraire et c’est une technique très bien connue, c’est à dire, noyer l’analyse par un très grand flot d’informations.

                  en fait, vous visez juste avec l’hémiplégie du regard, mais disons, paradoxalement, vous n’en voyez que la moitié (en fait, même pas le quart).

                  Je ne vais pas me lancer dans une longue explication, car il faut considérer plusieurs principes liés.

                  Mais disons qu’il faut distinguer ce qui relève de la cause de ce qui relève de sa conséquence et à ce jeu là, les relations sont d’une très grande complexité. Or, pour ne pas se perdre, il faut suivre le principe de relation de causalité SCRUPULEUSEMENT.

                  Fort heureusement, le principe donne un moyen infaillible pour ne pas s’égarer. Il suffit en effet d’établir, pour une même dimension, la relation première ou primaire qui est la relation directrice conditionnant toutes les relations de causalités conséquentes (à l’intérieur de la même dimension).

                  Pour le cas du terrorisme, cela veut dire qu’il suffit de déterminer la relation causale directrice qui préside à ce type d’action pour savoir comment le combattre et le réduire, car son éradication semble une gageure.

                  Or, la relation causale première est parfaitement connue depuis des millénaires, c’est la propriété !

                  En effet, l’histoire enseigne que les humains ne vont pas se faire exploser ou tuer pour la religion (c’est l’exception), mais essentiellement contre l’injustice économique et sociale.

                  Maintenant, le jeu est encore un peu plus complexe, car la propriété porte sur deux valeurs intriquées mais que l’esprit humain à séparé, soit, l’espace commun contenant les ressources et le temps de vie particulier de chaque être vivant.

                  Le problème, c’est qu’on ne considère que la propriété de l’espace et pratiquement pas celle du temps, or, la première sert surtout à permettre la seconde, qui alors permet la première. C’est de la logique binaire mais qui devient instantanément complexe par récurrence (si on y ajoute l’itération et la fractale, alors cela devient encore inaudible même pour les plus grands savants actuels).

                  Autrement dit, l’appropriation de l’espace (commun) avec ses ressources, vise à permettre l’appropriation du temps (particulier), car c’est bien cette dernière seule qui donne sa valeur à la première où l’inverse consiste en la réalisation de la volonté particulière de celui qui à acquis la propriété du temps de vie d’autrui via la propriété de l’espace commun.

                  Là, je viens de vous donner les prémisses d’un raisonnement holistique, donc, sans hémiplégie du cogito.

                  Ce que j’écris est simple et dans 50 ans, sera du niveau primaire, mais aujourd’hui, c’est au dessus du niveau prix Nobel !


                  • Orélien Péréol Orélien Péréol 24 juin 2016 15:38

                    @Hervé Hum
                    Vous êtes incroyable. Je jette l’éponge.

                    De toute façon, je pars en voyage et ne peut plus répondre pendant quelque temps.

                  • Hervé Hum Hervé Hum 24 juin 2016 17:09

                    se@Orélien Péréol

                    Vous êtes incroyable. Je jette l’éponge

                    hélas !

                    mais vous savez, le plus incroyable, c’est qu’il s’agit là de logique binaire, donc facile à comprendre, pourtant, même les plus grands scientifiques ont échoués à cet exercice qui relève de la tautologie. Einstein a passé sa vie à essayer d’y accéder et il était tout près. Pour l’instant, je soupçonne uniquement Socrate d’avoir compris ou bien peut être encore Lao tseu. Sinon, ce qui interdit sa compréhension est ce que vous nommez « l’hémiplégie du regard ». Et vous ne croyez pas si bien dire !

                    Aussi, je vous invite à méditer sur ce que peut être ce principe de relation de causalité, qui seul permet un regard holistique,sachant que ses trois piliers sont :

                    la récurrence

                    l’itération

                    la fractale.

                    Et qu’elle met en application la définition de la conscience suivante :

                    le sens de l’action en conséquence de la connaissance

                    Sinon, bon voyage !

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