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Accueil du site > Actualités > Politique > La Démocratie Démonarque

La Démocratie Démonarque

Faites vos jeux, Les jeux sont faits, Rien ne va plus ! Telle devrait être la devise de la démocratie-casino qui fait de nous des joueurs égaux. Egalité des chances à l’école, égalité des chances en politique et au final, d’un côté les gagnants, monarques petits et grands, de l’autre les perdants, citoyens soumis, de deuxième ordre.

Tout un chacun obligatoirement scolarisé et en droit de voter, que rêver de mieux ? Elle n’est pas belle, la démocratie de nos oligarques éclairés ?

Marx estimait que la bourgeoisie se sert du suffrage universel pour installer sa dictature avant de le restreindre pour la conforter. Cela fut maintes fois vérifié mais aujourd’hui il n’est plus même nécessaire à cette dictature inavouée de restreindre quoi que ce soit. Elle est même prête à donner le droit de vote aux immigrés. Plus ils voteront, plus nous les tiendrons. Et comme le chantait Léo Ferré, « ils ont voté, et puis après ? ».

Après, une fois les jeux faits et remportés par la même caste, plus question de démocratie ; après le jeu, le travail et au travail il faut des chefs et faut que ça tourne. Ainsi, à chaque échelon de la hiérarchie sociale, règne un monarque entouré de sa cour et puis il y a les autres, ceux qui subissent ; jamais satisfaits, ils grognent et néanmoins ils votent, n’ayant au final le choix qu’entre deux bulletins : la peste ou le choléra.

Dans les entreprises, les gagnants ont franchi comme les autres les portes de l’école obligatoire, vrai ou faux ? Vrai, à ceci près que selon son école et selon son rang de sortie, à vingt cinq ans d’âge tout au plus, tout est réglé pour le reste de sa carrière. Et alors, nous objectera-t-on, tout le monde peut se présenter aux concours, où donc est le problème ? Avant de parler de problème, il faut constater. Jamais la proportion d’enfants de « petites gens » n’a été aussi faible, pour ne pas dire insignifiante, dans les écoles prestigieuses de la République. Pour s’en expliquer, ouvrons un manuel de français de classe de Seconde. Comment le lycéen moyen peut-il s’y retrouver s’il n’est pas inscrit en quelque institution dorée ou soutenu par des parents instruits ou de celui de professeurs appelés en renfort rémunéré ?
Des bureaucrates - intellectuels de gauche se sont amusés à pondre des programmes très raffinés composés de dossiers, de « séquences » où toute chronologie et apprentissage de fond sont bannis. Ainsi le mouvement réaliste devient « roman du vrai » et l’on y cause anacoluthes, prétéritions, stances et autres zeugmas à des jeunes qui ignorent les bases de la syntaxe et de la grammaire. Dans de telles conditions, qui entrera à la rue d’Ulm, Polytechnique, Sciences Po ou HEC ?
Pour faire peuple, on n'hésitera pas à faire dans la discrimination positive. Quelques beurs, quelques noirs, quelques jeunes des cités et l’on nous fichera la paix. Et cela ne nous empêchera pas de choisir qui l’on voudra pour épauler nos ministres et nos grands patrons ?
Avec leurs fils de famille, brillants énarques ou X « bottiers », filtrés dans les cabinets de la République, les états-majors des grandes entreprises continueront de pressurer les laborieux cadres maison, ceux qui auront naïvement sacrifié leur vie de famille pour être un jour évacués, au détour d’une restructuration ou d’une délocalisation.

Démocratie, pouvoir du peuple... quand ça ? Où cela ? A-t-on déjà vu le peuple gouverner ? Il le ferait par le biais de ses représentants, dûment élus ? Ah, mais ce n’est déjà plus la même chose. Et les représentants gouverneraient ? Par le biais de celui ou celle qu’ils désignent ?
Président de ceci, président de cela et le Président en chef, élu directement par le peuple, alors vous voyez, nous sommes bien en démocratie…A cette réserve près que ce sont des présidents qui gouvernent, pas le peuple.
Et le Président en chef, qu’en dire ? Les petits présidents négocient qui seront candidats et le peuple devra choisir, il faudrait plutôt dire cocher, sur un menu-carte imposé. Et voilà, les jeux sont faits, les présidents gouvernent et les Français seront bien gardés.

Enchâssés dans une gigantesque poupée russe, comment donc gouvernent-ils, tous ces présidents ? En quoi cela vous regarde ? Vous avez voté, la démocratie a été respectée ; maintenant il faut bien que le système tourne et pour faire fonctionner les choses, il faut un chef ou plutôt des chefs. Du très grand, au sommet, jusqu’au huitième de chef, comme chantait Léo Ferré et le huitième de chef, ajoutait-il, quand il met une casquette, ça devient le pouvoir de la m….

Ainsi, les Casinos de l’égalité des chances, aux roulettes truquées, aux banques alimentées par les tonnes de jetons dépensés par des citoyens abrutis depuis leur plus jeune âge, nous font une belle démocratie menée par une caste de monarques. Et pour couronner le tout, puisqu’il est question de monarques, les tribunaux rendent la Justice, selon qu’on soit grand ou misérable, au nom du peuple. Mais comment cela au nom du peuple ? C’est de la folie ! Le peuple, si on le laissait faire, serait capable de rétablir la peine de mort ou de condamner un violeur à perpétuité.

Grands et petits monarques n’ont à vrai dire pas à s’inquiéter : si un jury d’abrutis tirés au sort peut s’égarer en dépit du bon sens exprimé par le Président du tribunal, quelques années plus tard, ce seront des hommes de Cour qui décideront de remettre en liberté le malfrat condamné. Dès lors, il ne sera plus question de peuple. Le peuple condamne et l’oligarchie décide qui restera ou non derrière les barreaux.

Alors donc, la démocratie ne serait qu’une illusion, une chimère ? Le sujet ne fait qu’être effleuré dans ces lignes. Une chose est sûre, comme elle est loin la mythique démocratie d’Athènes. La nôtre, c’est Las Vegas, sans forum pour débattre, une démocratie-casino avec ses machines à sou pour donner aux citoyens l’illusion qu’ils ont eu part au jeu. Sans plus un jeton en poche, ils repartent dans la nuit, hébétés, résignés. Ils ont voté, pardon, ils ont joué. Les jeux sont faits, rien ne va plus. Eh oui, rien ne va plus, mais qu’y pouvons-nous ? Il est tard, Monsieur, il faut qu’on s’rentre.

 


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83 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 26 mars 11:23

    « Pour faire peuple, on n’hésitera pas à faire dans la discrimination positive. Quelques beurs, quelques noirs, quelques jeunes des cités et l’on nous fichera la paix. »


    Rama Yade, Racida Dati ( celle qui confond inflation et fellation) ?

    Pour illustrer votre article, il suffit d’avoir représenté sa commune en tant que conseiller municipal (avant la réforme qui limite cela aux maires et adjoints) au conseil communautaire d’une communauté de commune pour savoir que les décisions sont prises ailleurs, et que 90% des élus n’ont aucun pouvoir !
    Ils sont là pour entériner et donner leur aval à des opérations dont ils ne connaissent ni les enjeux ni les circuits, ni les vétitables acteurs et leurs réseaux.
    Les électeurs lambda sont des dupes innocentes, mais les élus de base sont des dupes complices.

    • izarn izarn 27 mars 15:15

      @Jeussey de Sourcesûre
      Cher ami, si les élus ont des pouvoir mais ils n’ont pas de couilles....
      Ce qui correspond au reve irréalisable de Rachida Dati !
       smiley


    • Decouz 26 mars 11:42

      J’ai lu aussi je ne sais où, mais l’article n’était pas fantaisiste, que les pouvoirs d’un Président de la République, c’était, à peu près 5% de la totalité des décisions, compte tenu de toutes les contraintes et pressions qui s’exercent sur lui.
      5 % pour 5 ans, pas de quoi s’exciter.
      Comment les opinions se forment elles ? Chacun est-il un électeur rationnel, comme est supposé l’être faussement le consommateur, alors que les problèmes sont si complexes. Les médias, malgré internet, contribuent à façonner l’opinion. Ils sont entre les mains de quelques groupes.
      On nous a « vendu » l’euro, maintenant certains disent que l’euro ce n’est pas si bon. Qui a les moyens et le temps d’étudier cette situation complexe ?
      On vote pour le « look » d"un candidat, pour son apparence sympa ou après avoir tout étudié son arrière-plan idéologique et sont projet ?


      • izarn izarn 27 mars 15:21

        @Decouz
        T’as qu’a voter pour Marine, tu ne risques donc rien !
        Alors tu vas participer du front antinational au second tour ?
        Toi aussi tu prends les français pour des cons ?

        Je vais te raconter l’histoire du petit chaperon rouge :
        https://www.youtube.com/watch?v=-5-xvLQVi1U


      • Decouz 26 mars 11:49

        Pardon pour les orthographistes non phonétistes : « son projet ».


        • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 12:04

          Démonarques, késako ?


          • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 26 mars 12:09

            @bouffon(s) du roi

            sans doute un mot valise : démo(cratie-mo)narques ?

            en tous cas, c’est comme ça que je l’avais compris !
            mais peut-être l’auteur rectifiera-t-il mon interprétation ?

          • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 12:12

            @Jeussey de Sourcesûre

            possible effectivement, attendons l’explication de l’auteur (s’il y a).


          • Raoul-Henri Raoul-Henri 26 mars 15:46


            Dé-monarque est peut-être une autre forme adjectivale de démocratie (que démocratique). Comme dé-faire, dé-couper, etc. elle indique la façon non-monarchiste, dé-centralisée, dé-jacobine de penser la démocratie (en fait la seule). Si cette hypothèse est juste, nous aurions un pléonasme dans ce titre.

            Je tiens à féliciter l’auteur pour ce néologisme qui, lorsque l’on utilise une autre césure, peut donner : démon-arque ou arcane du diable* : la contra-diction faite loi ; le débat permanent où les rôles de ’chefs’ (étym : tête pensante) sont tour à tour tenus par ceux qui amènent les idées encensées, reprises et développées par d’autres.

            * « diable » est utilisé ici dans le sens : double-sens ; c’est à dire deux directions possibles à la même voie (telles marche avant ou marche arrière ; haut ou bas ; gauche ou droite ; etc. tout dépend du point de vue). Di-able par cette césure indique cette double possibilité : di [deux] ; et able [suffixe de validité comme dans préférable ; impénétrable ; assimilable ; etc.]. En somme le diable est l’opérateur de la dualité.


          • Cazeaux Cazeaux 26 mars 16:30

            @Jeussey de Sourcesûre
            Bravo, c’est à peu près cela que j’avais en tête :

            Démocratie des mon-arques et, plus méchant, démocratie démo-niaque.

          • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 26 mars 16:37

            @Raoul-Henri

            Il ne s’agit pas de « dualité », mais de « division », peu importe le nombre de parts.

            L’origine étymologique de « diable » est le mot latin « diabolus », lui-même venant du grec « διάβολος / diábolos », issu du verbe «  διαβάλλω  / diabállô », qui signifie « celui qui divise » ou « qui désunit » ou encore « qui détruit ».


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 mars 20:19

            @Cazeaux


            Oui. Ca commence bien. Bon discours, bon ton, bonne image, Je vais suivre attentivement. 

            Bon vent

            PJCA

          • Alainet Alainet 27 mars 11:08

            @bouffon(s) du roi Serais-ce l’installation grace à l’UE et l’Oligrchie, d’1 systéme de castes comme en Inde jadis ? Liberté, égalité (et Fraternité ?).. Autant en emporte le vent...


          • izarn izarn 27 mars 15:31

            @Jeussey de Sourcesûre
            Demon arque : Les suppots de Satan !
            C’est tout a fait ça.


          • Clocel Clocel 26 mars 12:05

            Les serfs et autres valets qui composent le fond du lectorat de ce blog désapprouveront...

            Eux qui présentement s’écorchent pour faire valoir leur sauveur, eux qui pensent qu’il suffit de changer le dossard de la république pour changer de paradigme.

            Qui triomphera ?

            L’héritière de la dynastie Le Pen, le « rebelle » de Solférino, le Mamamouchi de l’UPR ou le golem du MEDEF...

            Suspense intenable mais issue certaine. Le mur.


            • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 12:14

              @Clocel

              Je me demande toujours si on doit en rire ou en pleurer ... je préfère la 1ere, on ne va pas se rendre malade pour des ..heu.. gens ^^


            • izarn izarn 27 mars 15:32

              @Clocel
              Le gardien de prison a parlé !


            • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 26 mars 12:30

              Constat tristement vrai, mais le peuple n’est-il pas lui-même, à son corps défendant, responsable de cette dérive ?

              N’a-t-il pas pris pour argent comptant les théories de tous ceux qui le caressaient dans le sens du poil en dévaluant les tous les diplômes donc le mérite afin que le piston et les relations soient comme avant la clef du succès ?

              N’a-t-il pas accepté toutes ces chasses bien gardées dans l’espoir de recevoir quelques miettes au passage ?

              On peut toujours tourner les choses dans un sens ou un autre, on a toujours les dirigeants que l’on mérite, et ce n’est que justice. S’en laver les mains, c’est démissionner et refuser sa part de responsabilité.


              • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 26 mars 15:31

                @Gilles Mérivac

                Le marketing commercial et le marketing politique exploitent tous les jours avec intensité les techniques de manipulation que l’analyse transactionnelle et d’autres outils ont mis à la disposition des thérapeutes et qu’ils ont détournés de leur destination première.

                La propagande et la publicité ont ceci de commun qu’elle ne s’adressent pas à l’intelligence (ou à la raison si vous préférez), mais aux sentiments (peur, joie, colère, tristesse) et aux émotions (pluers, rires, violence). 

                Si un message investit un état du moi « parent », le’interlocuteur, pour pemettre à la commnunication de continuer, aura le réflexe d’investir un état du moi « enfant ». C’est un réflexe conditionné hérité de l’enfance et qui permet l’éducation. Pour investir un état du moi « adulte » (rationnel), il faut avoir compris cette réalité (avec d’autres outils ou intuitivement, pourquoi pas ?) et s’entrainer à résister à l’emprise de celui qui veut vous enfermer dans le type de relation qui lui donne l’avantage. Cela suppose de couper momentanément la communication pour la rétablir sur un autre registre.

                Mais, même entrainé, le meilleur des analystes ne peut pas maintenir en permanence la vigilance que ceal suppose et peut se faire piéger à tout moment, ne serait-ce que dans les jeux érotiques, d’ù l’utilisation forcenée des escortes auprès des gens puissants pour les fragiliser.

                Pensez-vous, dans ce conditions, qu’il soit bien honnête de reprocher à quelqu’un que l’on a soi-même infantilisé de se comporter en enfant ? Pensez-vous que votre fils (ou fille) comprendrait que vous lui donniez une baffe parce qu’il (elle) a une attitude soumise alors que vous lui imposez la soumission vis-à-vis de vous-même.

                C’est pourtant ce que vous faites en reprochant aux électeurs de voter pour les candidats qui se présentent : ils sont manipulés, et le droit de vote est utilisé à d’autres fins que celles de la responsabilité et de la liberté. Nous vivons un simulacre de démocratie mis en place pourimposer aux victimes d’intégrer qu’elles sont coupables. Et c’est exactement ce que vous faites dans votre commentaire.



              • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 26 mars 15:48

                @Jeussey de Sourcesûre
                D’abord je ne suis pas un fan de l’analyse transactionnelle, je la trouve superficielle.

                Selon vous, les techniques de marketing appliquées à des fins de propagande politique seraient tellement au point et irrésistibles que les électeurs ne pourraient faire autrement que de s’y plier. Et bien, ce n’est pas ce que j’observe, et je ne suis donc pas d’accord.

                L’éducation est effectivement un conditionnement et je suis le premier à le reconnaître. Mais heureusement, il n’est pas définitif, et chacun peut s’il le veut, secouer ses préjugés en réfléchissant par lui-même, et beaucoup de gens le font.

                Si vous accordez aux gens un certain libre-arbitre, vous ne pouvez pas leur dénier une part de responsabilité dans les choix qu’ils font. Et s’ils n’ont aucun libre-arbitre, si ce sont des mécaniques programmées et entièrement déterminées, alors nous discutons pour rien.


              • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 26 mars 16:23

                @Gilles Mérivac

                les libertariens seront toujours pour le renard libre dans le poulailler libre !

                je suis tout suaf déterministe, mais je crois en feet que nous discutons pour rien

                vous n’êtes pas d’accord avec moi, je ne suis pas d’accord avec vous

                restons-en là



              • Fergus Fergus 26 mars 17:07

                Bonjour, Gilles Mérivac

                « les techniques de marketing appliquées à des fins de propagande politique seraient tellement au point et irrésistibles que les électeurs ne pourraient faire autrement que de s’y plier. Et bien, ce n’est pas ce que j’observe, et je ne suis donc pas d’accord. »

                100 % d’accord avec vous sur ce point. On prête au marketing politique des pouvoirs qu’il n’a pas, ou plus exactement qu’il a de moins en moins. Et les peuples ne sont grugés que lorsqu’ils consentent à l’être en quelque sorte.

                Pour en prendre conscience, il suffit de se rappeler le référendum de 2005 sur le projet de traité constitutionnel européen. Jamais il n’y avait eu un matraquage médiatique et politique aussi inouï en faveur du OUI. Or, le NON l’avait nettement emporté.

                Preuve que les Français ne sont pas toujours prêts à gober n’importe quoi et que le marketing politique ne peut pas tout, loi s’en faut. Mais il est tellement confortable intellectuellement de se persuader que tout est prédéterminé par une oligarchie manipulatrice sans se poser la question gênante de la complaisance du peuple lui-même. 


              • Cazeaux Cazeaux 26 mars 17:14

                @Jeussey de Sourcesûre
                Permettez-moi d’arbitrer - d’égal à égal - votre conflit. J’ai le sentiment que vous avez tous deux raison. Dans le cadre d’un commentaire, on ne peut développer toute une analyse. 


                Ce qui nous est dit ou appris sur les méthodes issues de l’analyse transactionnelle est explicatif de toute une partie des comportements. Le même individu, en des contextes et sur des thèmes différents, réagira ou pas, plus ou moins, selon les visées manipulatoires des marketteurs. Un autre individu sera, quels que soient les contextes et sujets, manipulable ou pas, peu ou beaucoup. 
                Mais les marketteurs se moquent des différences interpersonnelles. Ils raisonnent sur des volumes opérationnels. Ce qui compte pour eux est que sur tel segment, il y ait une réaction positive au conditionnement d’au moins X pour cent, le X étant défini selon des objectifs stratégiques et des contraintes de rendement, de retour sur investissement.

                Par ailleurs, ce qui nous est dit par Gilles Mérivac est vrai aussi. D’une part, l’éducation bien pensée intègre l’inégalité entre l’enseignant et l’apprenant, d’autre part cette même éducation doit fournir à l’apprenant le bagage culturel et les réflexes intellectuels qui permettront de résister au conditionnement et donc de préserver son jugement propre. L’éducation classique, bouleversée par la révolution culturelle de 68, possédait intriquées, ces deux facettes que sont la supériorité du maître et la formation, le développement, le murissement d’esprits libres et responsables par l’apprentissage de la critique.

                Je compte poursuivre ma petite réflexion précisément critique sur la démocratie « démonarque », qui risque bien de s’assimiler à la démocratie « démacrone », en esquissant quelque piste pour se sortir de cette nasse. 

                Anticipant un peu, je dirai ici que la sacralisation des principes qui régissent une démocratie parlementaire vieillie, usée, et depuis longtemps détournée des principes plus élevés desquels elle découle, que cette sacralisation est indue parce qu’elle n’a pas d’origine véritablement populaire et qu’elle fonctionne au seul bénéfice des potentats qui nous « gouvernent ». Une large ouverture doit donc animer les esprits soucieux du bien être de la Cité. Il faut savoir sortir des rails. 

                Et puis, il faudra parler des gens, de leurs faiblesses, de leurs limites, de leur vulnérabilité et confronter cette réalité à celle des élites de fait qui entretiennent en mangeant sur elle, cette démocratie-casino, qui, tel un établissement de Las Vegas, fournit le lit à l’étage et les jeux au sous-sol.


              • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 26 mars 17:19

                @Fergus
                « Voter pour Brandon, c’est encore voter pour Duconnaud ! »


              • Fergus Fergus 26 mars 18:36

                Bonjour, Jeussey de Sourcesûre

                C’est l’un de mes canulars préférés. smiley


              • Clocel Clocel 26 mars 18:48

                @Cazeaux

                Je serais curieux de connaître ce que donnerait l’expérience de Milgram aujourd’hui.

                Sans doute rien de bien fameux...

                Quant à reformer des esprits critiques, vous n’y pensez pas !?

                Après tout le mal qu’ils se sont donnés pour casser l’EN, la famille, anéantir tout ce qui nous tenait attachés à nos racines, nos valeurs éculées.

                Songez, des gens autonomes, conscients de leurs capacités, prêts à assumer leur propre avenir, selon des critères mûris, personnels, bref, des gens ingérables, déconnectés de la Matrice, perdus pour le business facile et les sophistes de tout poil.

                Allons, allons, soyez raisonnable !


              • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 19:19

                @Gilles Mérivac

                Quand on est « formaté » par un système, on réfléchit comme le système l’a prédéterminé du fait du conditionnement. Facile ensuite d’actionner les leviers.


              • Fergus Fergus 26 mars 19:30

                Bonsoir, bouffon(s) du roi

                Ah bon ? Au-delà du référendum de 2005 que j’ai pris en exemple ci-dessus, croyez-vous sérieusement que c’est le conditionnement des Américains par le système qui a permis l’élection baroque de Trump ?

                Bien sûr que non, le système était symbolisé par Clinton et par les candidats républicains que Trump a balayés lors de la primaire.

                Arrêtons de penser que tout est formaté : c’est faux !!!


              • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 21:13

                @Cazeaux

                BIen sur que si !

                ils ont voté ? ils sont donc déjà formatés


              • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 21:14

                @Fergus

                et si vous ne pouvez pas le voir, demandez-vous pourquoi hein ^^


              • ecophilopat 26 mars 22:50

                @Fergus

                Je souris quand je lis « se poser la question gênante de la complaisance du peuple lui-même. » sous la plume de quelqu’un aussi policé.

                Je crois vous avoir déjà conseillé la lecture de « La fabrique du consentement » de Noam Chomsky, je réitère mon conseil. Il parle de vous.

                Ceci dit sans aucune animosités.


              • izarn izarn 27 mars 15:38

                @Fergus
                Vous oubliez comme d’habitude le matraquage anti-Trump...
                Le matraquage anti-Brexit.
                Le matraquage anti-FN.
                On se demande si selon votre point de vue 2005 est limité à Mélenchon...
                Enlevez vos oeillères...


              • Frau Makrel Frau Makrel 26 mars 13:28

                Demokratie ? Ach ! Quel vilain mot qui terrorise mon coeur de Frau. Che fffhous dis que le vrai danger c’est le Front Nazional que les peuples souverains pourraient porter au pouvoir par les urnes. 


                Je dis nein a la Demokratie ! 

                Ein Volk, Ein Reich, Eine Frau Makrel ! 

                • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 13:33

                  @Frau Makrel

                  arrêtez de louvoyer ^^


                • Frau Makrel Frau Makrel 26 mars 18:35

                  @bouffon(s) du roi


                  Ach ! Che ffhiens de gagner des elekziones partielles dans l’est de l’Allemagne aujourd’hui ! Mon coeur de Frau se réjouit,tout le monde est d’accord avec ma politique philanthropique rempaciste. 

                  Voici dorénavant la devise de l’Europe : 

                  Ein muslim Volk, Ein muslim Reich, Eine Frau Makrel ! 


                  ICH LIEBE SOROS ! 

                • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 19:20

                  @Frau Makrel

                  laissez le trollage à ceux qui savent faire ^^


                • izarn izarn 27 mars 15:42

                  @bouffon(s) du roi
                  Toi t’es pas un bouffon pou rien !
                   smiley


                • zygzornifle zygzornifle 26 mars 15:53

                  le Démocratie c’est l’ennemie du l’Europe de la Mondialisation du PS des LR et de Macron .......


                  • Cazeaux Cazeaux 26 mars 17:49

                    @zygzornifle
                    Méfions-nous des mots et ne confondons pas ce qu’ils signifient ici et maintenant avec ce que, pour beaucoup, ils continuent d’exprimer : de légitimes aspirations d’une humanité davantage consciente de sa dignité, de sa valeur en soi.

                    Je crois qu’il est aussi faux et/ou dangereux de rejeter en vrac la notion de démocratie que de s’y accrocher religieusement, quand l’organisation de la Cité n’est pas de l’ordre du sacré mais de la prudence.

                  • Frau Makrel Frau Makrel 26 mars 18:38

                    @zygzornifle


                    C’est aussi grâce a la Demokratie que je ffhous remplacerai. Nous utilisons les voies démocratiques pour vous envahir. 


                    Finalement, das ist gut ! 

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