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Accueil du site > Actualités > Politique > La disparition programmée de la classe moyenne supérieure

La disparition programmée de la classe moyenne supérieure

A Buenos Aires, le quartier populaire de Boca est célèbre pour sa fort contingent d'immigrés italiens, venus de Gênes à la fin du XIXe siècle. Le virtuose footballeur Alfredo Di Stefano (mythe du Real Madrid) ou le quintuple champion du monde Juan Manuel Fangio descendent de ces familles transalpines émigrées à la Boca ...

L'Argentine est l'exemple à ne pas suivre, car on peut faire défaut ien plus vite qu'on ne croit ... A force de laisser filer la dette et les déficits publics, nos gouvernants, tous des Diafoirus de l'économie, ne comprennent pas qu'ils sont en train de tuer à petit feu la dernière classe qui assure la pérennité fiscale de la nation : la classe moyenne supérieure.

Les pauvres, par définition, n'ont jamais accroché le bon wagon, ou la bonne cordée pour reprendre une expression chère à notre Jupiter Macron national. Les riches ont été les premiers contribuables perdus depuis 1982 et l'I.G.F. mitterrandien mis en oeuvre par Michel Charasse. A eux l'air pur du Lac Léman, du Canton de Vaud, du Tessin, le dynamisme du Grand Londres, voire le brouillard sinistre de Wallonie ou de Flandre. Ce fut ensuite au tour des classes moyennes inférieures, représentées actuellement par les gilets jaunes, d'exploser : les perdants de la mondialisation, revenus en stagnation mais impôts toujours croissants et coûts incompressibles (nourriture, logement, électricité, vêtements, transports ...) au pourcentage toujours plus grand dans le budget de chaque foyer ...

Mais imperturbable, Bercy ne bronche pas et le bulldozer continue de tout piétiner sur son passage, sans jamais se remettre en question ... Car depuis 1974, la France a réussi l'incroyable exploit de valider 45 budgets consécutifs en déficit. Pas un seul excédent primaire votées par nos chers parlementaires, pas de réforme structurelle du circuit économique contrairrement à nos vertueux voisins de l'O.C.D.E., pas de baisse des dépenses publiques. Mais toujours plus de gaspillage, de doublons et d'argent public prélevé à la façon d'une sangsue dont on ne peut se débarrasser ...

En 1997, Alain Madelin avait reçu de vives critiques en déclarant : l’Irlande a eu l’IRA, l’Espagne l’ETA, l’Italie la Mafia, la France a l’ENA. Mais l'ancien Ministre de l'Economie n'avait pas tort. S'ils ont des complices (syndicats, patronat, lobbies), les grands corps de l'Etat, ceux qui se disputent le classement de sortie pour aller à l'Inspection des Finances, au Conseil d'Etat ou à la Cour des Comptes. Que ce soit dans le privé (Haberer, Messier, Bilger ...) ou dans le public (Chirac, Rocard, Balladur, Jospin, Villepin, Hollande, Macron, Philippe ...), l'inventaire des désastres estampillés ENA est une longue litanie ...

Le 14 mai 1969, avant de partir en Irlande, le général de Gaulle envoie une lettre à sa soeur, soit deux semaines après avoir quitté le pouvoir dans la foulée du veto des Français au référendum du 27 avril : Il s'est produit ce qui devait un jour arriver. Les Français d'à présent ne sont pas encore dans leur majorité, redevenus un assez grand peuple pour porter, à la longue, l'affirmation de la France que je pratique en leur nom depuis trente ans. Mais, ce qui a été fait sous cette égide, d'abord pendant la guerre, ensuite au cours des onze dernières années, a été d'une telle dimension que l'avenir est de ce côté là. La période de médiocrité dans laquelle notre pays vient d'entrer en fera bientôt la démonstration.

La part de l’amertume était radicale dans cette analyse de l'homme du 18 juin 1940 ... Sa rancoeur envers son successeur Georges Pompidou mise de côté, difficile de lui donner tort ... Certes le monde a changé depuis 1969 : fin du système de Bretton Woods (1971), chocs pétroliers (1973 et 1980), chute du Mur de Berlin (1989), réunification allemande (1990), dislocation de l'Union Soviétique (1991), Traité de Maastricht (1993), création de l'OMC (1995), attentats du 11 septembre à New York et au Pentagone (2001), Brexit (2016) ...

Le consentement à l'impôt diminue dans toutes les couches de la société française, et les partis populistes comme RN ou DLF qui se soucient de l'immigration massive, qu'elle soit économique, politique ou bientôt climatique, devraient aussi se soucier d'arrêter le Tonneau des Danaïdes pour éviter l'exode fiscal des vaches à lait de l'Etat Léviathan : les septième, huitième et neuvième déciles, le dernier portant 70 % de l'impôt sur le revenu, telle la clé de voûte d'un édifice appelé à s'effondrer tel un château de cartes ...

Toujours moins d'actifs, toujours plus de retraités financés par ces actifs en diminution, toujours plus d'emplois publics et d'assistés financés par le secteur privé et les professions libérales : l'épée de Damoclès ...

Longtemps, les partis politiques dits de "gouvernement" ont passé un accord tacite à partir de 1981 ... L'alternance. Un coup à toi, un coup à moi. Mais 2002 a mis fin au monopole intellecuel de ce système, en commençant par la gauche. Seize ans après le séisme, la plupart n'ont toujours pas compris le message, comme s'il venait d'un monde extra-terrestre, celui de la France d'en bas, à plusieurs années-lumières de leur confort.

Déjà vaincue en 1995 après quatorze ans de socialisme à l'Elysée (mais "seulement" dix à Matignon du fait de deux cohabitations entre 1986 et 1988 puis entre 1993 et 1995), la gauche n'avait pas su profiter du duel fratricide entre Balladur et Chirac, remake du bras de fer Chirac / Giscard de 1981 à droite ... Deux crocodiles dans un marigot, c'est un de trop, mais pas en 1995 tant Solférino est en mort clinique. Mais Lionel Jospin s'était imposé comme leader naturel rue de Solférino, devenant Premier Ministre de cohabitation de Chirac en 1997.

En 2002, comme bien d'autres locataires de Matignon (Chirac en 1988, Balladur en 1995), Jospin échoue à quitter la rive gauche et la rue de Varenne pour la rive droite et la rue du Faubourg Saint-Honoré. Car le parti à la rose n'a pas vu que la rose était fanée, que le vote ouvrier allait désormais, dans les urnes, au Front National plus que chez eux ... L'experts sondages du P.S. avait beau eu remuer la boîte de Pandore, les éléphants ne l'avaient pas laissé ranchir le Rubicon : prédire la défaite du candidat Jospin. On connaît la suite ... Bien que marqué au fer rouge par cet échec, le socialisme ne fait toujours pas son Bad Gödesberg et continue d'héberger deux chapelles irréconciliables qui exploseront entre 2012 et 2017 sous le quinquennat de François Hollande.

Dans sa tour d'ivoire, le parti redevenu d'opposition échoue onc à l'élection imperdable de 2007, car Nicolas Sarkozy, Ministre de Jacques Chirac pendant presque quatre ans durant son deuxième mandat (trois ans et demi à l'Intérieur, six mois à l'Economie et aux Finances), n'incarne pas vraiment la rupture. Mais le maire de Neuilly siphonne tellement le F.N. qu'il coupe l'herbe sous le pied de Ségolène Royal. Pour la troisième fois de suite, le P.S. voit le Graal lui passer sous le nez. David a battu Goliath ...

Mais le boomerang reviendra en pleine face d'une droite colbertiste et jacobine qui n'a compris ce qu'était le gaullisme : assurer la grandeur de la nation, la pérennité de l'Etat et un avenir meilleur pour les Français. A l'inverse, tous ces incompétents qui incarnent le célèbre principe de Peter ont vu autre chose, comme s'ils se voyaient dans un miroir convexe : surtout ne pas toucher un seul principe voté sous De Gaulle entre 1958 et 1969 puis par Georges Pompidou jusqu'en 1974 ...

Le général n'aurait pas laissé prendre la poussière des totems datant de Vichy, de la Libération ou des Trente Glorieuses. Avec la droite la plus bête du monde, pas vraiment de différences avec la gauche caviar : quelques points d'imposition, et des principes divergents sur des questions sociétales certes cruciales (IVG, peine de mort, PACS, mariage pour tous, GPA / PMA), puisque le reste converge : vision de l'Europe, politique étrangère, gestion des affaires courantes par la gabegie, inflation législative pour que chaque ministre ait sa loi éponyme, vote d'un budget devenu intrinsèquement déficitaire, politique clientéliste et électoraliste, revue de la carte électorale et du calendrier à son avantage ...

Il est utopique d'espérer de la droite gaulliste un logiciel 2.0 libéral et adapté au monde moderne, alors que celui-ci a tant changé. Telle la Tour de Pise, la France s'enfonce dans l'argile tel un colosse handicapé. En 2012, Sarkozy le sortant est battu par la crise et par lui-même, l'image de repoussoir qu'il incarne pour bien des indécis. La droite ne s'en fait pas et se déchire quelques mois plus tard entre Copé et Fillon, persuadé de récupérer son bien dès le printemps 2017 vu le toboggan vertigineux pris par le faux social-démocrate François Hollande dans les sondages d'opinion.

Et entre temps, le pouvoir, qu'il soit rose ou bleu, augmente toujours plus les dépenses publiques et toujours plus les prélèvements obligatoires. Il faut sans cesse relever la tête pour avoir pied sous peine de se noyer das le magma fiscal de notre cher Hexagone. Le fisc fera passer sous ses fourches caudines tous ceux qui ont le malheur de gagner de l'argent et de créer de la valeur ajoutée. Toujours le même principle du nivellement par le bas, de la dilution du mérite et du travail qualifié ... Toujours en deux temps : piège à loup tendu par la gauche, piège dont la droite ne sait se défaire par lâcheté ou peur d'incarner le "méchant" qui reprend les cadeaux offerts par ce Père Noël aux chèques en blanc, plus blancs que sa longue barbe, et au costume rouge auquel il ne manquent que le marteau et la faucille des bolcheviks ... Le communisme mou à la française n'a donc jamais été remis en question par la droite : résultat ? De 29 % de dépenses publiques (en fonction du PIB) en 1974, la France a franchi le seuil de 57 %. Pour de surcroît, une dette en explosion à 100 % et un chômage persistant à 10 %. Bravo la gauche qui n'a cessé d'alimenter le concours Lépine des mauvaises idées et autres cadeaux empoisonnés et bombes à retardement (35 heures, retraite à 60 ans, IGF / ISF), merci la droite pour sa gestion électoraliste des héritages laissés par Solférino. A courir après les yeux de Chimène de Français toujours plus écoeurés par la politique, la droite a perdu son âme, et oublié de faire son aggiornamento.

En 2017, le Penelope-gate, l'OVNI Macron et surtout l'incapacité de la droite républicaine à parler aux classes moyennes supérieures (on leur vend des baisses de dépenses publiques mais sans jamais leur expliquer comment et où l'on coupe dans le budget du mammouth national ...) vont alimenter la machine à perdre, car les Français détiennent le record du pessimisme, et chacun pense qu'il vivra mieux que ses enfants. Le scrutin présidentiel dresse la guillotine sur un Français Fillon pourtant ultra-favori cinq mois plus tôt. L'ancien Premier Ministre collaborateur de Nicolas Sarkozy tombe du Capitole à la Roche Tarpéienne sans même comprendre ce qu'il lui est arrivé, malgré un beau baroud d'honneur au Trocadéro avec Sens Commun. Emmanuel Underdog Macron devient Emmanuel Jupiter Macron et récupère les codes nucléaires. Entre temps, l'épouvantail Marine Le Pen a affiché son incompétence crasse en direct live lors du débat devant des millions de Français. Pas sûr que sa nièce Marion, au charme diabolique et à l'intelligence plus vive, en fasse autant dans le futur ...

Le dégagisme est en marche, comme pour David Cameron pris à son propre piège du Brexit, Hillary Clinton face au populiste Donald Trump et Matteo Renzi en Italie. Rien n'indique, vu le chemin bien nébuleux pris par Laurent Wauquiez et ses sbires (Eric Ciotti, Guillaume Peltier, Laurence Sailliet et consorts), avec une probable scission au lendemain des européennes du clan minoritaire incarné par Valérie Pécresse, Christian Estrosi et Xavier Bertrand, qu'elle pourra ramasser les miettes de la Macronie en 2022. Secret de polichinelle, tous rêvent de se débarrasser de Wauquiez, de Bruno Retailleau à la présidente de la région Ile-de-France ou son collègue des Hauts-de-France.

Le navire fuit de toutes parts : à l'aile droite du parti avec Thierry Mariani parti au Rassemblement National, à sa gauche avec les départs d'Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu au gouvernement, sans oublier celui de Thierry Solère chez LaREM.

Les banderilles d'ultra-gauche de Bolivar Mélenchon et d'ultra-droite de la PME familiale de Montretout pleuvent avec 45 % de votes extrêmes en 2017. La démocratie française, contrairement aux apparences n'est pas sauvée. Macron peut pérorer avec la Pyramide du Louvre derrière lui, mais la démocratie est en grand danger entre abstention qui cannibalise les voix, un vote blanc qui n'attend que sa reconnaissance pour exploser et les partis du grand saut dans le vide (FN, LFI, DLF, NPA ...) qui tirent les dividendes de l'inertie économique du pays ... Les classes moyennes inférieures ont pris feu avec les gilets jaunes et leur dangereuse dérive extrémiste et anarchiste qui n'a d'égale que leur incohérence intellectuelle (SMIC à 2000 euros, retour de l'I.S.F., dissolution de l'Assemblée Nationale, R.I.C. et R.R. présentés comme la panacée ...). En témoignent l'incendie du domicile de Richard Ferrand, président de l'Assemblée Nationale, et le climat antisémite qui sévit à nouveau, avec une profanation d'une boîte aux lettres à l'effigie de Simone Veil.

A quand l'estocade ? La vache à lait est épuisée, et son taureau agonise à force de banderilles sous un air de requiem, écrasé de taxes et de normes au pays d'Ubu Roi et des usines à gaz ... Bientôt, au rythme où Bercy racle les fonds de tiroirs, on taxera notes de frais, subventions de C.E. et ventes de petits articles culturels sur les plate-formes web comme leboncoin ...

Il est témps que les énarques descendent de leur tapis volant et reprennent contacta vec le sol, la réalité. Il est encore temps d'empêcher la technocratie qui nous gouverne de scier la branche sur laquelle nous sommes tous assis : la classe moyenne supérieure des cols blancs (cadres et cadres supérieurs, chefs d'entreprise de taille intermédiaire et professions libérales), celle qui paie (en silence) les impôts de (presque) tous les autres ... 


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18 réactions à cet article    


  • Axel_Borg Axel_Borg 14 février 17:20

    L’impôt initialement prévu pour la gestion régalienne et des infrastructures de l’Etat a été détourné de son sens pour devenir une gigantesque usine à redistribution dont les grands perdants sont justement les classes moyennes supérieures ...

    Puisse ce pays un jour retrouver la raison avec taux unique, le moins de niches possibles et une assiette de 100 % ou presque pour un paiement par tous (sauf ceux dont le coût du recouvrement serait supérieur au montant perçu) ...


    • sls0 sls0 15 février 02:01

      Lilliane Betancourt se plaignait aussi de ses impôts.

      Elle avait même annoncé un chiffre. C’est vrai qu’il était important, mais par rapport à ses revenus ça ne représentait que 12,4%.

      Les écoles, les hôpitaux, sont un salaire associé ou différé, ça profite à tout le monde d’une façon égalitaire.

      Quand je bossais j’étais dans la classe riche, maintenant à la retraite je suis dans la classe aisée. A priori je dois me situer dans la classe moyenne supérieure.

      Je trouve que je paie aussi pas mal d’impôts, je suis dans la classe la plus taxée.

      Cette brave Lilliane aurait payé ses impôts en fonction de ses revenus peut être qu’il y aurait eu un meilleur fonctionnement de l’état ou j’aurais payé moins d’impôts.

      L’auteur veut supprimer du salaire différé aux plus pauvres pour permettre à des ultra riches d’en foutre plein leurs poches.

      Si ça le dérange trop son excès d’impôts qu’il fasse SDF, fini ses tracas.


      • Trelawney Trelawney 15 février 08:45

        @sls0
        Cette brave Lilliane aurait payé ses impôts en fonction de ses revenus peut être qu’il y aurait eu un meilleur fonctionnement de l’état ou j’aurais payé moins d’impôts.
        Phrase intéressante : Si Lilliane avait payé ses impôts en fonction de ses revenus, et par extension si tout le monde payait ses impôts en fonction de ses revenus, vous auriez payé non pas moins, mais plus d’impôts sur le revenus.

        Car il ne faut pas l’oublier, avec 17% (contre 50% pour les USA et 60% pour le Danemark et la Norvege) des recettes fiscales, la France est l’un des pays au monde qui paie le moins d’impôts sur le revenu.

        La justice fiscale n’est pas toujours là où on le pense


      • Axel_Borg Axel_Borg 15 février 09:31

        @sls0,

        Tu n’as pas compris mon propos ... Je veux justement la justice fiscale et que tout le monde paie l’IR : pauvres, riches et classes moyennes à taux unique, sauf ceux dont le coût de recouvrement serait supérieur. Et pas d’ISF.

        Avec le minimum de niches : pupilles de la nation, enfants, emplois à la personne, investissements PME / TPE ... et une prise en compte du niveau de vie notamment pour Paris, sa banlieue et les grandes villes.

        Ainsi avec un taux à 10 % pour tous et sans ISF, Liliane comme tu le dis et bien d’autres nantis ne seraient pas (ou beaucoup moins) tentés par l’exil fiscal, l’évasion fiscale ou l’optimisation fiscale.
        Rendons la France compétitive et juste.

        A titre personne je ne tire mes revenus que de mon travail. J’ai grosso modo doublé mes revenus en 13 ans de carrière entre mon entrée sur le marché et maintenant, là où mon IR a été multiplié par 4, et encore entre temps je me suis pacsé et j’ai eu un enfant, sinon ce serait facteur 5 voire 6 ...
        Où est la justice là dedans ?

        « Les écoles, les hôpitaux, sont un salaire associé ou différé, ça profite à tout le monde d’une façon égalitaire. »

        Ce n’est pas le sujet ... Fais le différentiel entre impôts et prestations sociales, les 3 décibels qui sont perdants sont les 7e, 8e et 9e.
        Ceux qui vont justement payer la facture des 10 Milliards d’euros des gilets jaunes puisque Macron, Philippe, Le Maire et Darmanin ne parviendront pas à réduire les dépenses publiques.
        Ils ne l’ont pas fait à l’été 2017, c’est trop tard désormais ... Nous sommes revenus au socialisme sans que son nom ne soit prononcé avec un Etat providence.

        Et puisque tu évoques l’hôpital et l’école ils sont dans un état tellement lamentable qu’on se demande justement où va notre argent ... Le grand gaspillage, saison 45, épisode 1 ...


      • Axel_Borg Axel_Borg 15 février 09:35

        @Trelawney,

        L’IR est justement faible en France pour 2 raisons : assiette trop faible avec 57 % de contribuables ne le payant pas (quel scandale) et beaucoup trop de niches diminuant sa capacité de recouvrement pour le 10e décile (honteux là aussi).

        Mais quand tu vois tout le reste IFI, TVA, IS, CSG, CRDS, droits de succession, taxe foncière, taxe d’habitation, taxes d’Etat sur les frais de notaire et tutti quanti (j’en oublie plein d’autres) ... Quel magma infernal !

        Je caricature mais on a les impôts des Scandinaves pour les services publics à peine meilleurs que les pays anglo-saxons. Inefficacité totale, gabegie publique sans fin ...


      • Trelawney Trelawney 15 février 10:01

        @Axel_Borg
        Je caricature mais on a les impôts des Scandinaves pour les services publics à peine meilleurs que les pays anglo-saxons. Inefficacité totale, gabegie publique sans fin ...
        je vous rejoints à 100% sur ce constat 


      • zygzornifle zygzornifle 15 février 11:53

        @sls0

         En plus la pauvre Liliane c’est fait ratissée par le couple infernal Sarkozy-Woerth qui repartaient régulièrement avec des mallettes de pognon pour sois disant renflouer leur parti .....


      • Axel_Borg Axel_Borg 15 février 13:11

        @zygzornifle,

        Laissons Eric Woerth tranquille sur ce sujet, on a voulu flinguer sa « réforme » (bien grand mot puisque paramétrique seulement) des retraites en 2010.

        Mieux vaut regarder du côté de l’Hippodrome de Compiègne à mon avis pour l’ancien directeur d’Arthur Andersen et maire de Chantilly.


      • Trelawney Trelawney 15 février 09:59

        La classe moyenne supérieure n’existe plus !

        Il serait grand temps de définir une politique sociale et économique en tenant compte de cette évidence.

        Prenez l’exemple d’un médecin dans une ville de province comme Nantes Rennes, Bordeaux Montpellier (je fais exprès de prendre exemple sur ces villes, car imaginez ce que ça peut donner pour des villes comme Metz, Sedan, Limoge ou Valenciennes). Donc ce médecin travaille dans sa petite ville et gagne un salaire confortable qui le place dans ce que vous nommez la « classe moyenne supérieure ». Pendant ce temps des mégalopoles de plus d’un millions d’habitants (En France : Paris, Lyon, Lille et c’est tout) continuent de se développer économiquement en aspirant telles des pompes à fric toute l’économie de la région, puis aussi des régions voisines. Le médecin voit dans sa ville des usines disparaître, des grosses sociétés déménager leur siège et voit aussi (tout comme le commerçant et l’artisan du coin) son activité se réduire au rythme du départ forcé de ses patients.

        Ce médecin ne fait plus parti de la "classe moyenne supérieure, mais de la catégorie des perdants. Pour essayer de maintenir son niveau de vie, il aura toujours le choix de déménager vers l’un des 3 pôles économiques français ou les autres mondiaux, mais sa vie ne sera pas plus enviable, car la vie dans ces mégalopoles est très chers.

        Aujourd’hui, 80% de l’économie française tourne dans ces 3 pôles. Et quand on a un président adepte de la centralisation économique, il ne fera rien pour contrer ce phénomène, bien au contraire.

        A partir de ce constat, discuter sur une justice fiscale tournée vers les soit disant détenteurs de richesses, n’a plus beaucoup de sens


        • Axel_Borg Axel_Borg 15 février 13:08

          @Trelawney,

          Un toubib est de toute façon perdant sur plein de points :

          c’est un fonctionnaire déguisé (et non du libéral) vu l’encadrement des prix des prestations par Etat et Sécu ... Evidemment il y a du non-conventionné mais on est très loin du modèle de profession libérale comme un avocat (le notariat étant aussi hyper règlementé)

          il paie en pleine figure les retraies du privé qui paie celles du public qui paie celle des régimes spéciaux dans notre sublime chaîne de Ponzi nationale

          seuls 2 régions sont intéressantes pour les médecins en France : Paris et la Côte d’Azur, Nice en particulier

          Quant au phénomène que tu décris, il a été parfaitement théorisé par Christophe Le Guilluy, lâchement lynché par les médias de gauche défenseurs de la pensée unique ...

          On ne luttera pas contre les déserts médicaux tant qu’en effet la fiscalité sera confiscatoire, le jacobinisme (et colbertisme) parisien continuera de tuer des régions en province et que l’offre de transports sera toujours centrée par Paris, le point de convergence.

          La notion de chef-lieu date toujours de l’équivalence de temps pour s’y rendre à cheval de tout point d’un même département.
          Bref la gestion territoriale de ce pays est un désastre et ce ne sont pas les lois Defferre de 1982 ni la carte des régions redessinée à la va-vite sur Hollande & Valls sur une nappe de l’Elysée qui y ont changé quoi que ce soit.

          C’est le système du trou noir qui aspire tout France -> Paris -> Opéra / La Défense.
          A part Lyon, Marseille Luminy, Bordeaux, Lille, Toulouse / Blagnac (Airbus), Clermont Ferrand (Michelin) et Nice / Monaco (banques) / Sophia Antipolis (Amadeus), tout le reste est une grande friche privée de prospérité économique ...

          Je ne parle même pas de régions historiquement déficitaires comme la Corse, la Bretagne ou la Normandie, voire désindustrialisées comme Nord Pas-de-Calais, Champagne-Ardennes et Lorraine, mais même de celles qui ont pourtant quelques atouts à faire valoir hors tourisme : Pays de Loire, Centre Val de Loire, Languedoc Roussillon, Aquitaine ...

          Supprimons le département et la commun, gardons la région et le canton en revoyant vraiment leurs compétences pour (enfin) dégraisser le mammouth parisien. Et répartir les baisses de dépenses publiques en remboursement de la dette publique et baisses d’impôts pour les classes moyennes.

          Car quand 10 % des contribuables paient 70 % de l’I.R., le système ne tient plus qu’à un fil ...


        • Legestr glaz Legestr glaz 15 février 13:42

          @Axel_Borg

          Vous écrivez : «  Supprimons le département et la commune, gardons la région et le canton en revoyant vraiment leurs compétences »

          C’est exactement ce que prévoient les grandes orientations de politique économique fixées à la France par Bruxelles. Ca tombe très bien pour vous. l’Union européenne a de la suite dans les idées : un grand marché ouvert à tous les vents et plus aucune protection sociale. C’est top l’UE. Votre plaidoyer en faveur d’une diminution des dépenses de l’Etat rejoint le constat fait par Bruxelles. L’UE c’est vraiment la solution pour la France, c’est plus d’emplois, c’est plus d’investissement, c’est le développement de l’industrie, de la pêche et de l’agriculture. Plus « d’Europe » tout de suite. La situation économique qui se dégrade c’est parce qu’il n’y a pas assez « d’Europe » ! Je pense qu’il faudrait même libéraliser l’école, la police et la gendarmerie. Ces institutions sont vraiment trop coûteuses pour la Nation !

          4- « Simplifier les différents échelons administratifs »Suppression des départements. Fusion des communes. Cela semble une bonne idée mais en fait cela va induire des coûts supplémentaire car le salaires de maires dans les petites communes est trés bas actuellement la quasi totalité du travail des petites communues se fait par des bénévoles.

          http://chris.autre.net/article316/gope-grandes-orientations-de-politiques-economique


        • Trelawney Trelawney 15 février 17:12

          @Legestr glaz
          Simplifier les différents échelons administratifs »Suppression des départements. Fusion des communes. Cela semble une bonne idée mais en fait cela va induire des coûts supplémentaire car le salaires de maires dans les petites communes est trés bas actuellement la quasi totalité du travail des petites communes se fait par des bénévoles.

          Si vous regroupez toutes les communes d’un canton, vous atteignez au maximum 25000 habitants. Donc ça reste avec un salaire moyen pour le maire.
          Mais si vous poussez plus loin la chose pour regrouper toutes les communes sous une seule communauté urbaine, vous faites là de réels économies.
          Exemple : Paris 2.2 millions d’habitants et Londres 8.9 millions d’habitants


        • Axel_Borg Axel_Borg 16 février 10:21

          @Legestr glaz

          Que vient foutre l’Europe là dedans ? C’est juste du bon sens de supprimer des couches dans ce putain de mille-feuilles administratif à la con où personne n’y comprend plus rien et nos impôts sont dilués. Je suis comme tout le monde, je veux en avoir pour mon argent. Et désolé je ne sais pas où il va, j’en ai marre de payer pour les autres et je sais très bien que je pourrais (avant toute réforme fiscale) me voir prélever de 30 ou 40 % de moins si l’Etat était rationnellement organisé et efficace budgétairement.

          Secundo, arrête de voir le mal partout avec Bruxelles. Pour la millième fois, 95 % de nos problèmes viennent de Paris, pas de l’U.E. ... Il faut se réveiller.

          Tu peux fermer les frontières et réformer Schengen tant que tu veux, Daech a réussi à laver les cerveaux de tas de jeunes français, qu’il soit d’origine musulmane ou pas d’ailleurs. La société française est fracturée par un découpage territorial catastrophique aggravé par le tout TGV, un réseau global de transports convergeant par Paname, la surpuissance des quelques pôles économiques de pointe que je citais : Paris (avec la Défense / Opéra en super-concentration des richesses), Nice / Sophia, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux et Toulouse / Blagnac.

          Et ce que dit Luigi Di Maio récemment sur la Françafrique est malheureusement vrai : sans nos anciennes colonies que nous réduisons toujours à l’état de vassaux via le franc CFA, nous ne serions pas dans le G7 économiquement parlant ... 
          Ce pays n’a jamais été réformé depuis De Gaulle et Pompidou. Voilà ce que je dis.

          Je ne dis pas de libéraliser la gendarmerie, la police et l’Education. Au contraire sur les deux premiers je leur donnerais plus de moyens (financiers et juridiques) tout en baissant l’ensemble des dépenses publiques.
          Et en arrêtant de laisser des policiers de la P.J. notamment passer 80 % de leur temps (précieux) à de la paperasse administrative.

          On en revient toujours à la même chose : des normes, de la paperasse inutile et des couches redondantes de fonctionnaires dont le mandat n’est pas bien défini.

          Rien de libéral là dedans, et rien à voir avec l’U.E. et la troïka bruxelloise ...


        • Julot_Fr 15 février 10:56

          Plutot que ces analyse a la con, mieux vaut investir son temps dans du soral :

          https://www.youtube.com/watch?v=CLSCBHgcf_g


          • Axel_Borg Axel_Borg 15 février 13:10

            @Julot_Fr,

            Et leTroll Award est attribué à ...


          • zygzornifle zygzornifle 15 février 11:57

            Il est temps que les énarques descendent de leur tapis volant

            Je pense qu’Énarque devrait être inscrit comme une forme de maladie mentale dans le dictionnaire médical , a placer rapidement sous tutelle ou curatelle ....


            • Axel_Borg Axel_Borg 15 février 13:09

              @zygzornifle,

              Sachant qu’en plus tu as une élite dans l’élite

              ENA -> 1 Inspection des Finances 2 Conseil d’Etat 3 Cour des Comptes 4 Le reste

              Inspection des Finances -> 1 Trésor 2 Budget 3 Impôts

              ... Bref on a rien à envier aux Indiens sur les castes ...


            • sergepablo 20 mars 10:36

              Macron veut la mort des classes moyennes dites supérieures (plus de 3000 euros par mois) ? remercions le. Bientôt il n’y aura en France que des Millionnaires et des Gilets Jaunes. L’avenir est à nous !!! Macron c’est l’état providence pour les millionnaires et les milliardaires et l’état fossoyeur pour les classes moyennes. Le monde à l’envers en quelque sorte.

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