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« La gauche » selon l’ancien maoïste, professeur à Polytechnique, et actuel républicaniste académicien, Alain Finkielkraut

Alain Finkielkraut, dans la Seule Exactitude, donne a lire ce qu'il entend par gauche. Gauche révolutionnaire dont il fut, jeune, comme Alain Badiou. Néanmoins, Alain Badiou persévéra dans son être ; Alain Finkielkraut changea. De sorte à pouvoir se retourner sur le devenir de son passif, lui, désormais renégat. Renégat de la gauche, Alain Finkielkraut, tout comme Philippe Muray qu'il appréciait et qui l'appréciait - par ailleurs. Extrait.

 
 
Alain Finkielkraut, /la Seule Exactitude/, p.279 Folio poche, ''La révocation de la promesse'' (à l'occasion d'une déclaration de Manuel Valls, à Créteil, le 17 avril 2015), a écrit : La gauche, pour moi, c'est d'abord cette promesse d'ouvrir au plus grand nombre le trésor des humanités et l'héritage de la noblesse du monde. Or, que fait la gauche actuelle ? Au moment où la droite managériale abandonne cet héritage au nom de l'utilité et de l'adaptation au monde qui vient, elle le remplace par le catéchisme antiraciste et, en guise d'égalité, se fixe la médiocrité pour tous comme but ultime. Confondant le splendide et le clinquant, elle propose même, par la voix du Premier ministre, d' "intégrer dans nos écoles l'art de l'improvisation de Jamel Debbouze" et le président de la République n'est pas en reste. [...] La langue est détruite mais le message est clair et fait naître une question : quel sens y a-t-il à se dire toujours de gauche ? Brandir cet étendard après la révocation de la promesse, ce n'est plus se conduire en citoyen, mais en supporter.

Or de fait, qu'est-ce que le style-Debbouze ? ... C'est le style-american one man show du Jamel Comedy Club - et rien d'autre, où la pop-culture télévangéliste se marie allègrement à la pop-culture islamo-banlieusarde. Autant d'éléments qui briguent à peu de frais, mais à beaucoup de profits - y compris en starring et autres guests VIP-VRP - ce qui s'appelait la culture avant que les sociologismes de nos mondes médiatisés, ne la rende jamais plus (la culture) qu'à quelque couleur locale, dans la grande partouze kikoolol médiatiquement imposée à tout l'univers, où devraient communier transhumano-catholiquement l'humanité pan-sanctifiée, abstraction faite de tout négatif.
C'est-à-dire que l'économie du cœur-sur-la-main est très banquable, et Jamel Debbouze est de ces grands-généreux-et-t'es-qui-toi-pour-oser-l'critiquer, pur fruit du gaucho-capitalisme Canal+, à la Yann Barthez (bobo-flex, hypermoderne selon Gilles Lipovetsky, donc aussi hyper-vide).

Naturellement, cette même mentalité hyper-cordiale n'aura voulu retenir de l'extrait que sa catéchèse, car-critiquer-Debbouze-c'est-d'abord-critiquer-un-beur-"donc"-Finkielkraut-est-"donc"-un-sale-raciste, soit donc que cette mentalité est hyper-connarde ... En effet, à ce stade, l'économismatique du gender humain trans-frontière ne voit plus que cela (sa fantasmatique du racisme au nom de son antiracisme fantastique) pour mieux ne pas se voir, elle, c'est-à-dire voir l'épuration éthique à laquelle elle s'adonne médiaconomiquement, de façon totalitaire quoiqu'antifasciste. Car-"évidemment"-le-fasciste-c'est-toujours-celui-qui-est-raciste, dans les termes où nous venons de voir à quel point il est aisé de "l'être" alors, en cette catéchèse/

Bref, Alain Finkielkraut, il faudrait encore le citer en bien des points : il critique le sacre de la Shoah, il critique Dieudonné, il critique le néomanagement comme on a vu - et la droite derrière lui, - il critique la gauche, il n'est pas croyant, il critique les juifs à certains moments, il critique l'islamisme sans vergogne, il critique le nazisme politique de Heidegger, il reconnaît l'intérêt philosophique de Heidegger, etc.

A tous points de vue, c'est un esprit fort libre, quand bien même sa tentative de n'être attaché qu'à la République dans des termes péguystes (Péguy, dont le médiapartiste Edwy Plenel - que critique encore Finkielkraut - se réclame aussi ! mais dont la conclusion - à la Seule Exactitude - démontre assez bien l'imposture, arguments historiques à l'appui) ... quand bien même sa tentative de n'être attaché qu'à la République dans des termes péguystes, le rende à la fragilité d'un polycopié dans la démarche (ainsi qu'il se ramène toujours avec son caddie de livres et de notes, sur un plateau de télévision, etc.). Bref : Alain Finkielkraut est quelqu'un que l'héritage français a fait, et qui continue de se faire en cette hérédité, pour quoi il veut noblement lui rendre sa part. Or, ancien professeur à la chaire de philosophie de l'Ecole Polytechnique, et récent Académicien, l'institution française a bien su le lui rendre, à raison.

Donc je conseille la lecture de la Seule Exactitude, à ceux qui aiment "se tenir au courant" différemment, tout comme - dans son genre - je conseille Après l'Histoire de Philippe Muray : pour les mêmes raisons. Ces deux-là font la chronique des temps hypermodernes avec valeur, mais d'ailleurs il semble bien qu'Alain Finkielkraut, dans sa postface-là (à l'occasion d'une réédition), finisse par se rendre au verdict murayien sans certes l'humour détonnant qui allait avec Muray (mort en 2006) :

Alain Finkielkraut, /la Seule Exactitude/, p.322 Folio poche, Postface, a écrit :Le réel ne donnant aucun signe de rentrer au bercail, le jeu de massacre va continuer.

En tout cas, ce ne sera pas à cause de Finkielkraut et consorts !


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33 réactions à cet article    


  • Pierre Sanders Pierre Sanders 19 octobre 2018 14:29

    « Alain Finkielkraut changea. De sorte à pouvoir se retourner sur le devenir de son passif, lui, désormais renégat. Renégat de la gauche, Alain Finkielkraut, tout comme Philippe Muray qu’il appréciait et qui l’appréciait
    - par ailleurs.

    C’est l’évolution naturelle d’un homme normal. Et Finkielkraut fourni d’emblée la clé de cette normalité, sûrement à l’insu de son plein gré, je cite :

    « La gauche, pour moi, c’est d’abord cette promesse d’ouvrir au plus grand nombre le trésor des humanités et l’héritage de la noblesse du monde. »

    C’est complètement chimérique. Le plus grand nombre, il aime « Danse avec les stars ». Et voilà tout et c’est encore une chimère de gauche que de vouloir que les gens soient autrement que ce qu’ils. Un soir où j’aspirais à un divertissement intellectuel, je commis un quatrain, intitulé Poème salarié en alexandrins (un poil de surréalisme) :

    Poème salarié en alexandrins

    L’ouvrier veut s’émanciper, ça c’est bien sûr

    Mais pour cézigues, c’est pastis-pétanque-Côte d’Azur

    N’a vraiment rien à foutre de l’hypocrite fiction

    Dite « propriété des moyens de production »

    Quant à l’internationalisme prolétarien

    Un truc qui ne signifie absolument rien

    Sinon bosser pour le tiers monde et ses feignasses

    A cette idée, il devient complèt’ment fumasse.

    Il côtoie des collègues qui viennent de Tombouctou

    Du Soudan, d’Irak, du Gabon et du Poitou

    Cette tourasse de Babel ne lui dit rien qui vaille

    C’est toujours les mêmes qui triment et les mêmes qui baillent

    Il n’y a là ni mépris ni ironie. Quand je logeais dans des quatre ou cinq étoiles – aux frais de la princesse – je prenais cantine dans des restaurants cotés, que ce soit à Madrid, Ambilobé, Cracovie ou Helsinki – j’essayais d’impliquer la princesse, mais sans le moindre excès – je passais de préférence mes soirées dans des rades propres, fréquenter pas des cols bleus accompagnés par leur petite famille, ce qui signifiait, en principe pad de pochtrons et pas de bagarre. Ma taciturnité était aux anges, au milieu de ces étrangers, dont je ne connaissais rien de la langue.

    J’ai dit ici mon effarement en découvrant que Jean-Marie Le Pen, ouais, ouais, le fondateur du Font national, en était lui aussi :

    « Si l’on ajoute à cela, la transformation de l’ancien d’Indochine, d’Algérie et de Suez en simili-Jean-Baptiste André Godin, réactivant des familistères halal dans les banlieues émotives, on tombe en plein dans la célèbre « histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. »

    Un type pour qui j’avais voté…Dommage qu’il soit marié, il aurait pu se pacser avec Badiou


    • Morologue Morologue 19 octobre 2018 15:01

      @Pierre Sanders. Vous oubliez Péguy, et ça change tout. A commencer par une école qui élèverait réellement, justement en d’autres termes que ceux présentés ici.


    • Pierre Sanders Pierre Sanders 19 octobre 2018 16:14
      @Morologue

      Comme chimérique, dans le contexte, il était difficile de tomber mieux. Péguy, c’est le type largué d’une époque larguée, de la fin du demi-siècle des chimériques (Marx, Hugo, Lassalle, Kropotkin, Proudhon, Faure - Elie, pas celui dont la connaissance venait de partir - Reclus, un bien beau nom, pour un libertaire, Bakounine, l’immortelle Anastasia Alexandrovna Watrouchka, une tarte au fromage blanc, autrefois connue de Leningrad à Vladivostok et désormais, de Saint-Petersburg à Vladivostok. C’est dans le même coin.

      Nous, par rapport à ça, nous sommes la toute dernière génération, celle d’après les sidaïques mentaux de Mai 68.

      On a donc eu, dans l’ordre, Péguy

      « Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle. »

      ...ensuite les « plutôt rouges que mort »

      ... et enfin nous, qui avons enterré tout ça, en fanfare, avec galoubets et mirlitons

       « Heureux ceux qui massacrent pour la terre charnelle »

      C’est un état d’esprit complètement différent.


    • Morologue Morologue 19 octobre 2018 17:29

      @Pierre Sanders. Péguy se positionne pour Dreyfus dans l’affaire du même nom très tôt, et meurt au combat en 14-18.


    • Pierre Sanders Pierre Sanders 19 octobre 2018 19:22

      @Morologue

      Je ne vois pas où vous voulez en venir ? Je sais tout ça, même aussi qu’il était anar – il me fait penser à Bigeard (classe 1936), le général Marcel Bigeard, peut-être plus tire-au-cul qu’antimilitariste à proprement parler. Pendant deux ans, il s’em….de à Hagueneau où est cantonné son régiment. Il retourne civil en 38. Mars 39, les Teutons teutonnent, le clairon sonne, rappel sous les drapeaux, Marcel bondit comme un seul homme : « C’est quelque chose, défendre la Patrie. Autant j’étais antimiltariste, ça va être la guerre, alors là, je fonce. » Trente-sept ans de défense de la Patrie plus tard, Bigeard prend sa retraite avec une batterie de décorations à faire blanchir Art Blakey.

      Pour moi, la France est entrée dans l’ « ère Patton » :

      « Le bon soldat c’est pas le connard qui meurt pour sa Patrie. C’est celui qui fait ce qu’il faut que le connard d’en face meure pour sa Patrie.

      Schématiquement, on a passé de

       « Vive ( ?) ceux qui sont morts pour ta terre charnelle »

       … à : 

       « Vive ceux qui massacrent pour la terre charnelle. A bas l’ennemi* ! »

       

      * Ne nous mouillons pas.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 octobre 2018 23:13

      @Aéroclette

      QI de 200 ...le blême de l’animal d’élevage est sa faible capacité d’adaptation.


    • Christian Labrune Christian Labrune 20 octobre 2018 11:07
      Péguy, c’est le type largué d’une époque larguée, de la fin du demi-siècle des chimériques
      =======================================
      @Pierre Sanders

      Curieux rapprochement de Péguy avec les « chimériques » ! Il serait plutôt, Péguy, l’homme de la continuité plutôt que celui des utopies. Il est le poète de la France éternelle, soucieux de dégager le sens d’un héritage séculaire, et pas moins préoccupé de l’avenir. Les doctrinaires du XIXe siècle prétendent réinventer le monde (« Du passé faisons table rase ») et c’est comme ça qu’ils se sont tous cassé la gueule. Voyez les excellentes analyses de Furet dans Le passé d’une illusion.

      Péguy peut paraître un peu « ringard », à première vue, et l’insistance de Finkielkraut sur son apport a peut-être été contre-productive, mais c’est un grand bonhomme. Il serait question, pour célébrer la fin de la grande guerre d’envoyer au Panthéon un des penseurs de cette époque. On hésiterait entre Péguy et Apollinaire. Moi, j’y enverrais les deux, si différents et si opposés en apparence, mais pas tant que ça en définitive s’il faut s’en tenir à la question d’un patriotisme aujourd’hui en pleine décomposition mais qui ne demande qu’à ressusciter.

    • Christian Labrune Christian Labrune 20 octobre 2018 11:24
      @Pierre Sanders

      Pour illustrer ce que je disais d’un Péguy qui serait l’homme de la continuité, ces deux strophes de la Présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres. Adolescent, je trouvais cette désinvolture stylistique un peu vulgaire parce que je n’imaginais pas Racine écrivant ça, mais ce long poème que je connais par coeur et que je me récite souvent en marchant, je trouve vraiment qu’il tient le coup.

      Vous nous voyez marcher, nous sommes la piétaille.
      Nous n’avançons jamais que d’un pas à la fois.
      Mais vingt siècles de peuple et vingt siècles de rois,
      Et toute leur séquelle et toute leur volaille

      Et leurs chapeaux à plume avec leur valetaille
      Ont appris ce que c’est que d’être familiers,
      Et comme on peut marcher, les pieds dans ses souliers,
      Vers un dernier carré le soir d’une bataille.


      N.B - Je dois préciser que je suis athée autant qu’on peut l’être, et que ce n’est certainement pas la dévotion de Péguy à Notre-Dame de Chartres - ou à Sainte Geneviève dans les Tapisseries -, qui me fait admirer le poète !

    • Olivier Perriet Olivier Perriet 19 octobre 2018 14:59

      Ils sont sympas ces anciens aux commandes depuis tant de temps, qui constatent la décrépitude (selon eux) du monde contemporain.

      Chronologiquement, il me semble qu’ils en sont un peu responsables, non ?

      Si à 70 ans, tu ne juges pas la société que tu laisses pourrie, t’as raté ta vie ? j’aimerais pas être à leur place.


      • Morologue Morologue 19 octobre 2018 15:02

        @Olivier Perriet. La question n’est pas de juger le passé, mais de savoir que faire au présent, pour le futur. Si nous étions bien conscients de ce que notre génération réalisait sociohistoriquement, alors qu’elle est diverse et variée, nous réagirions peut-être autrement. Bref, vos reproches sont insensés.


      • Paul Leleu 19 octobre 2018 20:46

        @Olivier Perriet


        votre remarque est très juste, et je la partage en grande partie... 

        Finkielkraut représent parfaitement cette génération de 68ards narcissiques, incultes, orgueilleux et égoïstes, petits-bourgeois devenus (pour quelques uns) grands bourgeois... et qui après avoir fait chier les vieux en 68, prétendent maintenant faire chier les jeunes en 2018... 

        Pompidou avait raison en 68, quand il a empêché De Gaulle de tirer sur les zétudiants : « ce sont les futures classes dirigeantes de la France... on ne tire pas sur ses futures classes dirigeantes »Pompidou savait que c’était un ramassis de petits-bourgeois sans envergure. Et l’Histoire lui a totalement donné raison sur ce point. 

        Après, il y a des vieux qui n’ont jamais partagé cet état d’esprit... ils étaient minoritaires, et c’est difficile de les rendre respondables... mais concernant des mondains introduits comme Finkielkraut, c’est clair qu’il est mal placé pour faire la morale. 

      • Cadoudal Cadoudal 19 octobre 2018 22:30

        @Paul Leleu

        « c’est clair qu’il est mal placé pour faire la morale. »

        Pourquoi ?

        Il est pédophile comme ton pote Cohn Bendit ?

      • mmbbb 20 octobre 2018 10:52

        @Olivier Perriet la ok j ’acquiesce , on entend ad nauseam ces memes jérémiades , Fielk s en prend au banlieusard ce qu est un peu facile , a Debouz il le prend pour un con , l angle d attaque est aise mais laisse son copain Con Bendit en paix . Mais il oublie qu auparavant les détenteurs de la culture officielle de la grande culture francaise , celle qui a ete statufiée , ceux ci avaient un profond mepris pour le peuple . Cette generation etait tournee vers ce passe glorieux de notre pays mais se gardait notamment de donner les cles a l acces à cette culture . L education nationale n offrait deja pas une uniformité a cet enseignement .. EN etait deja un bastion de resistance a cette culture dite bourgeoise . Fielk appartient a cette generation ou les profs ont ete les acteurs de cette decomposition . Ceux ci opposaient la culture bourgeoise a la culture neo marxiste . Les profs politises se chargeaient de nous le rappeler sans cesse. N est ce pas Sarte qui a pisse sur la tombe de Chateaubriand, n est pas Sarte qui fut portee par cette generation comme le modele ultime du philosophe engage. Fielk m ennuie desormais , son incessante critique sur cette societe contemporaine est lassante navrante . Son bouquin , je ne lirai pas . Il est dommage , que ce grand philosophe efface d un revers de main , les points positifs de notre societé , l accesibilité au sport a la culture n a jamais ete aussi facile , Lors des journees du patrimoine , le public est la , les monuments historiques et les centres villes sont assez bien preserves , Si l on prend les chemins de traverses , la decouverte d artistes prouvent qu il y a en dehors du microsome parisien des personnes ayant du talent . Il est aussi dommage qu il n ecrive pas un essai sur la bande a Con Bendit, ces gens la qui ont foutu le bordel et se sont convertis au liberalisme en prenant comme modele les USA , ces gens la sont a l oeuvre pour la destruction de la nation , le reniement de la culture francaise ( Macron a ete accueilli par ce meme Bendit a bras ouverts comme il fut lors de son dernier voyage dans iles , ce Macron ayant dit que la France n a pas de culture, ce même Macron qui veut cette disparition de cette France traditionnelle enfin ce qu il en reste , le réquisitoire est long ) , In fine Fielk se trompe de combat . Les banlieusards ne sont pas tous aussi abrutis et decadents tels qu il nous les presente. 


      • Fanny 20 octobre 2018 14:29

        @Paul Leleu

        « c’est clair qu’il est mal placé pour faire la morale. »

         

        Il y aurait donc des places à gagner au prix de gros efforts et de jugements pertinents tout au long de la vie vous autorisant à faire la morale ?

        Sûr que cette « place » de moraliste certifié, vous pensez l’avoir méritée.

        Pour ma part, ancien 68 ard, syndicaliste à gauche ayant voté Mitterand, proche de l’EPHAD et ne votant plus, je suis exclu de ce privilège de moraliste certifié, et je m’en fiche un peu. Pour les raisons suivantes :

        -  Le prurit antigaulliste des étudiants de 68 n’était pas déshonorant. Le monde développé a connu en 68 une sorte de fracture qui allait déboucher sur autre chose. Cet « autre chose » n’est pas totalement négatif. Ayant connu les conditions de travail avant 68 dans l’industrie (en tant qu’étudiant circulant dans quelques entreprises) et après 68, je peux dire sans être contredit que le progrès fut énorme, au profit des salariés.

        -  Mais cet « autre chose » fut aussi et surtout un formidable développement de la société marchande, avec son confort et ses gadgets extraordinaires, ses mers polluées de plastiques, ce climat qui se détériore, ces poisons que l’on absorbe chaque jour en mangeant, ces milliards qui tournent autour de la terre à la vitesse de la lumière, cette pornographie en ligne pour les 8/12 ans, ces tensions de pré-guerre. Les étudiants de 68 ne n’avaient pas vu venir tout ça (sauf peut-être un Cohn Bendit, plus malin que les autres, vu qu’il est en totale adéquation avec l’air du temps présent). Les étudiants de 68 ont joué leur partie dans ce craquement mondial des années 60, ils l’ont jouée en aveugle comme tous les acteurs de l’histoire, les plus brillants comme les plus sots (Marx n’avait pas en tête les 70 ans du soviétisme pas plus que la révolution chinoise).

        -  Ceci pour dire que ce titre de moraliste certifié, ayant gagné ses galons au mérite, n’a aucun intérêt. Les acteurs de l’histoire sont aveugles. Les autres sont spectateurs (ils n’ont aucun mérite, même s’ils ne commettent pas d’erreur tragique). Les gens qui nous intéressent aujourd’hui parlent du présent et de l’avenir, quel que soit leur passé. Même s’ils sont tout aussi aveugles concernant l’avenir que les grands leaders du passé. L’histoire est tragique.

        -  Il existe cependant des lumières, tel ce directeur de l’école normale supérieure qui a vu disparaître une grande part des élèves de son école dans les tranchées, et qui, en 1920, avait annoncé aux élèves d’une nouvelle promotion l’arrivée d’un Hitler et de la prochaine guerre. Ces lumières sont malheureusement rarissimes.   

          


      • OMAR 19 octobre 2018 16:07
        Omar9
        .
        @àmonologue : «  »-Finkielkraut-est-« donc »-un-sale-raciste, ...".
        .
        Pourquoi, vous avez encore des doutes ?
        https://www.nouvelobs.com/societe/20051123.OBS6303/finkielkraut-les-noirs-et-les-arabes.html
        .
        Rien qu’à entendre son nom ou le voir, me fait gerber.
        .
        Alors le lire ?
        Même pas dans les chiottes...


        • Cadoudal Cadoudal 19 octobre 2018 22:27

          @OMAR

          « On ne décide pas de la vérité d’une pensée selon qu’elle est à droite ou à gauche, et moins encore selon ce que la droite et la gauche décident d’en faire. A ce compte, Descartes serait stalinien et Péguy bénirait M. Pinay. Si, enfin, la vérité me paraissait à droite, j’y serais. »

          CAMUS Albert

          Les colons comme toi, ils sont de gauche ou ils sont de droite ?



        • Jonas 20 octobre 2018 18:43

          @OMAR


          Je pense que Alain Finkielkraut n’est pas pour vous , vous n’avez pas le niveau requis et puis sa langue n’est pas la vôtre. 

           En fait pourquoi ne rejoignez-vous pas votre pays l’Algérie , suite à l’appel du Premier ministre Algérien Ahmed Ouyahia , qui avez lancé une invitation solennelle à toute la diaspora algérienne de l’étranger, afin de rentrer au pays pour le sortir de son marasme économique et social. Et mettre tout le savoir acquit à l’étranger au service de son pays d’origine. 

          Par exemple d’aider l’Algérie à améliorer son classement du 92 eme rang du Forum économique mondial ( 92e sur 140) Voilà une tâche exaltante pour un arabo-musulman algérien patriote. 



        • CHALOT CHALOT 19 octobre 2018 21:17

          Il faut arrêter de dire que cet individu a été mao....Ce ne fut pas longtemps du tout c’est un peu comme Mussolini qui a été socialiste dans sa jeunesse !?


          • Cadoudal Cadoudal 19 octobre 2018 22:16

            @CHALOT

            C’est un peu comme Chalot, il a été communiste, mais pas longtemps...


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 20 octobre 2018 01:07

            @CHALOT Mao sais tout relis toi et compte tes crimes ...


          • Cadoudal Cadoudal 20 octobre 2018 02:59

            @Aita Pea Pea

            Chalot est overbooké, il vient de partir au Mexique, il envahi les states, ensuite il reviendra chez nous préparer l’invasion de la Pologne et de la Hongrie...

            HENRI CELESTE 19/10/2018 - 23h17

            "Oui on peut violer les frontières et les lois des pays qu’on envahit, surtout avec la bénédiction des xénomanes immigrationnistes qui sanctifient tout ce qui force la main aux États et aux populations d’accueil qui n’ont pas leur mot à dire". Mais en fait non, car les États-Unis n’ont pas une marionnette mondialiste à leur tête et vous ne violerez rien du tout, enfants-boucliers ou pas.

            https://www.lemonde.fr/ameriques/reactions/2018/10/19/des-milliers-de-migrants-honduriens-forcent-la-frontiere-mexicaine-et-se-rapprochent-des-etats-unis_5372120_3222.html


          • mmbbb 20 octobre 2018 11:09

            @CHALOT s il avait adhéré aux theses d une ideologie de droite dure, il aurait ete voué aux gémonies notamment par les médias Il s en tire bien ce philosophe . Mitterrand a ete socilaiste parait il ? La gauche les médias , la presse de cette époque n ont pas été tres curieux sur le passe de cet homme . C ’est la que l on reconnait l extreme honnête intellectuelle de ces gens de conviction Il a fallu attendre PEAN Quoi qu il en soit tous ces braves gens sont des girouettes , ce n ’est pas leur conviction qui les guide mais le sens de l histoire et les opportunités . C BENDIT un bel exemple cette enflure . Fiekl, Glux, C Bendit et toutes cette bande d intellos de mes deux ont ete dans cette mouvance . Maintenant une grande partie de la gauche a des yeux de chimene envers l islman, des suceurs de bites des imans . Ils sont pour une immigration incontrôlée et sont les idiots utiles du patronat qui n en demandait pas autant . L aboutissement du grand oeuvre !


          • Christian Labrune Christian Labrune 20 octobre 2018 01:48
            @Morologue

            C’était courageux de présenter ce bouquin de Finkielkraut que je n’ai pas encore lu, puisque vous deviez bien vous attendre à quelques tombereaux de l’ordinaire fumier.

            Je ne suis pas toujours d’accord avec Finkielkraut, que je trouve souvent un peu trop conciliant sur certaines questions, et qui m’énerve grandement lorsqu’il cite Heidegger et sa petite amie ; mais enfin, c’est quand même autre chose que la plupart des « intellectuels » médiatisés - il l’est quand même un peu trop - qui posent plus qu’ils ne pensent.
            L’émission du dimanche à midi, sur RCJ, avec Elisabeth Lévy, semble avoir disparu et c’est bien dommage.

            Ca y est, je viens de commander son bouquin.



            • mmbbb 20 octobre 2018 12:55

              @Christian Labrune sa petite amie Anna Arendt ? Heidegger a ete un des penseurs du national socialisme Il adhera au parti nazi c ’est un secret de polichinelle . Fiekl a une certaine constriction intellectuelle , avec son panthéon de philosophes , Certains ne sont pas forcément fréquentables. Anna Arendt , il est bon de la rappeler en reférence , cela fait bien Mais elle a occupee la couche ou etait tres proche de celui qui defendait le diable , non  ? Quant a Fielk, je pense qu il occupe trop les medias , il devient un peu lassant . Il vit bien tres bien , sa génération a laisse derriere elle, une société française fractionnée, des francais qui vivent le plus souvent cote a cote mais qui s ignorent , Une société ou les jeunes désormais peuvent remercier leurs parrents qui se sont essayes a tant de revolutions intellectuelles dont la finalite est de ramer désormais et avoir un bel avenir incertain . Fiekl pourrait nous citer la genese du mal dont Arendt avait ecrit un essai, la bete risque de reprendre vie . Merci a tout ces grand penseurs de la modernité !


            • Christian Labrune Christian Labrune 20 octobre 2018 14:38

              @mmbbb

              Les plus récentes publications d’inédits de Heidegger font bien voir, et très clairement, que ce salaud a parfaitement adhéré aux pires inventions du nazisme. Mais il faudrait quand même n’être pas bien perspicace pour lire déjà Sein und Zeit sans comprendre à quoi ça peut conduire.

              J’ai toujours eu beaucoup de mal avec Hannah Arendt, je n’ai jamais pu finir la lecture d’un seul de ses bouquins. 

              Je n’ai jamais compris que Finkielkraut puisse aimer citer Heidegger, particulièrement ses positions sur la technique. Finkielkraut, de toute évidence, ne comprend pas grand chose aux questions scientifiques, à l’informatique en particulier, mais de là à citer Heidegger !

              Je suppose que, comme beaucoup d’étudiants de sa génération, on l’aura obligé à passer bien du temps pour essayer de comprendre quelque chose à la « pensée » du bonhomme ; il se sera persuadé, comme beaucoup d’autres, puisqu’il n’y comprenait pas grand chose (et c’est bien normal !), que c’était la « grande philosophie » d’un « grand philosophe ». Difficile de s’avouer plus tard qu’on aura passé bien du temps à lire des conneries.

            • Cyrus l’ hermite 20 octobre 2018 15:46

              @Christian Labrune

              J’avais encore rédigé un petit texte à propos des deux seules références sur lesquelles l’article s’appuie, et qui sont calamiteuses : des auteurs crapuleusement antisémites.

              Entre le « flood » des 2 commentaires a la suite et le fait de faire passer Shlomo Sand, et Norman Finkelstein pour des antisémite ... on est quand même borderline sur la charte . 
              Vous auriez pu les décrire comme pro-palestinien , anti-netanyahu , voir meme dans le pire des cas Révisionniste.

              Antisémite a force d’ être trop employé tombe tout de suite dans « le point godwin a troll ».

              Pour ma part , je pense qu’ il faut enlever toute censure d’ agoravox y compris la premoderation , c’ est a la police de s’ en occuper sur signalement et non pas a un comité fantôme auto-coopter .

              Je déplore en tout cas votre éjection , même si vous êtes parfois « pénible » , votre avis compte autant que celui des autre ... essayez d’ y mettre des formes .



            • Christian Labrune Christian Labrune 20 octobre 2018 21:32

              @l’ hermite


              Ca ne vous a pas encore suffi, semble-t-il, d’être complètement ratatiné dans le ridicule par mon intervention d’hier à la page ci-dessous, à 17:08 ? Ou bien peut-être que vous ne savez pas lire ?
              Si vous y tenez, je peux en remettre une couche à la première occasion. Et ce sera avec plaisir.


            • Cyrus l’ hermite 20 octobre 2018 22:37

              @Christian Labrune

              Dont Quichotte aussi pensait œuvrer pour l’ humanité ...

              Je n’ ais jamais vu une tombe de moulin .





            • Cyrus l’ hermite 21 octobre 2018 14:47

              @Christian Labrune

              Ouvrez votre blog , vous serez seul maître a bord ....

              en attendant l’auteur a motiver votre exclusion DÉFINITIVE.

              posez vous des questions au lieu de braquer le prof(l’ auteur) ou le proviseur(agoravox) pour être marquer présent ....


            • math math 20 octobre 2018 08:39


              La gauche, pour moi, c’est d’abord cette promesse d’ouvrir au plus grand nombre le trésor des humanités et l’héritage de la noblesse du monde... ?
              A l’arrivée, la gauche c’est des magouilles dans les salons Parisiens pour entuber le peuple mais en costumes à 2.000 euros SVP... smiley

              • Jonas 20 octobre 2018 19:26

                A l’auteur 

                Merci pour cet article. Oui , Péguy, comme Muray , comme Finkielkraut pour ne citer que ceux-là , ont pris des positions, jeunes puis ont changé suivant leurs perceptions des événements , cela montre leur intelligence.  

                Je voudrai rappeler ici le cheminement politique du grand Victor Hugo , qui a écrit dans un texte  non destiné à la publication : 

                -1818 : Royaliste 
                -1824 : Royaliste libéral
                -1827 :Libéral
                -1828 : Libéral, socialiste
                -1830 : Libéral, socialiste, démocrate
                .1849 : Libéral, socialiste, démocrate , Républicain. , Il faut être Hugo , pour arriver à une telle formulation. 
                Hugo a assisté à Reims , au couronnement de Charles X, successeur de Louis XVIII, avec Lamartine , une fois a Paris , il compose une Ode a Charles X. dont les dernières strophes s’achèvent 
                « O Dieu garde a jamais ce roi
                  Qu’un peuple adore. » Quel poète ! 



                • L'Astronome L’Astronome 21 octobre 2018 09:58
                   
                  « Or de fait, qu’est-ce que le style-Debbouze ? »
                   
                  Le style Gamelle de Bouse ? Hé ben, c’est un style de m..., pardon de bouse.
                   

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