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Accueil du site > Actualités > Politique > La haine des riches ?

La haine des riches ?

A chaque fois que des unes sont consacrées à ce sujet soit parce que certains riches s’exposent un peu trop ou parce que des mesures fiscales favorables les concernent on assiste à des débats passionnés. Dernier en date, la suppression de l’ISF qui fait bénéficier une Ministre du gouvernement d’une économie annuelle de 60 000 euros, et de poser la question : Comment peut-on faire partie d’un gouvernement qui « en même temps » baisse les APL de 5 euros par mois ? Plus que de « Haine de riches » parlons plutôt de considération pour ceux qui ne le sont pas, cela aide à ouvrir les yeux.

Un fort ressentiment

Le cas de Mme Pénicaud, Ministre du travail, qui, dans le même temps, propose des ordonnances dans lesquelles les indemnités prudhommales en cas de licenciement seront désormais plafonnées, peut à juste titre provoquer outre un sentiment d’injustice un fort ressentiment vis à vis des riches.

Le clivage n’est pas aussi tranché que cela puisqu’il existe des riches à la fibre sociale, des patrons d’entreprises qui partagent leurs bénéfices avec leurs salariés ou d’autres qui créent des fondations pour venir en aide à des pays en voie de développement ou pour favoriser la recherche contre des maladies.

De l’autre côté, il existe des personnes plutôt modestes qui pensent que les riches sont des créateurs de richesses, des premiers de cordée et qui croient dur comme fer à la théorie du ruissellement qui veut qu’il y aura bien quelques gouttes qui arriveront jusqu’au bas de la société et favoriseront la reprise économique.

En quelques sortes, Mme Pénicaud, en annonçant qu’elle réinvestirait les sommes économisées par la suppression de son ISF, justifie donc ces théories, sauf qu’il a fallu attendre que l’on sache l’économie réalisée pour qu’elle dise qu’elle allait la réinvestir. On peut donc avoir des doutes sur sa sincérité, forcée sans doute par sa position gouvernementale. Sur le résultat final des investissements potentiels, pour l’ensemble des bénéficiaires de la suppression de l’ISF. Il y aura vraisemblablement de la perte en ligne.

Qui est riche ?

Pour répondre à cette question complexe, encore faudrait-il déterminer une somme à partir de laquelle on le devient, ce qui est extrêmement compliqué. François Hollande avait déclaré qu’on était riche à partir de 4000 euros de revenus mensuels, mais c’était sans doute simplement pour justifier l’augmentation de l’impôt sur le revenu des classes moyennes.

Quand on parle de riches on peut se référer aux travaux de l’observatoire des inégalités qui annonce dans son rapport 2017 que les 10% des plus riches captent à eux seuls plus du quart des revenus en France et qu’ils ont empoché 270 milliards d'euros, pendant que les 10% de pauvres ont reçu 29 milliards et que les inégalités de revenus ne s'accroissent plus seulement par le haut, les catégories les plus modestes de la population ayant vu leur niveau de vie diminuer sur une période de dix ans.

La question suivante est : comment devient-on riche (ou aisé) ?

Par son talent : Nous avons besoin de créateurs, d’inventeurs, d’hommes d’affaires avisés qui par leurs talents développent des activités et participent à la bonne marche de l’économie et dont la réussite leur permet de figurer comme le patron ou la patronne de l’année dans les classements de la presse économique, encore faut-il que cette richesse crée ne soit pas obtenue par des licenciements économiques à la seule fin d’augmenter les dividendes.

En faisant partie des cadres dirigeants d’entreprises : Pour s’attirer la loyauté de ces cadres, notamment pour finaliser les plans sociaux, les grosses entreprises les font participer au festin en leur octroyant des stock-options qui une fois monétisées leur permettront, par exemple, d’économiser 60 000 euros suite à la suppression de l’ISF.

Par héritage : c’est sans doute la plus mauvaise situation car les héritiers qui parfois se contentent d’attendre, n’auront peut-être pas le talent créatif de leur prédécesseur et dilapideront leur héritage. Nous n’avons pas besoin de rentiers.

Par l’optimisation fiscale : Nous connaissons tous des artistes (vivants ou décédés) ou des sportifs de haut niveau qui s’empressent, une fois la célébrité consacrée de domicilier tout ou partie de leurs revenus dans des contrées accueillantes, avec la bénédiction de l’administration fiscale et la légion d’honneur en prime. Nous connaissons aussi des patrons qui ont ou qui veulent transférer leur sièges sociaux en Belgique ou au Luxembourg afin d’échapper aux rigueurs de la redistribution française.

Par pantouflage : les hauts cadres de la République (Enarques, Inspecteurs des finances, polytechniciens,…) formés dans nos écoles prestigieuses payées par nos impôts, aspirent souvent à monnayer leurs talents auprès d’entreprises privées. C’est bien payé et très pratique pour ces entreprises qui bénéficient de « l’esprit de corps » de ces cadres qui sauront faire jouer leurs carnets d’adresses pour faire avancer leurs dossiers ou peser pour que les futures lois soient amendées au mieux de leurs intérêts.

D’autres façons de devenir riche existent sans doute, mais le bref panorama ci-dessus permet de constater la déperdition en ligne de la richesse créée, quand elle n’est pas tout bonnement dissimulée au fisc par des montages juridiques qui font les beaux jours de l’ile de Man, de celle de Jersey ou du Panama. Les scandales révélés récemment nous prouvent que l’ambition de certains riches n’est surtout pas de devenir « premier de cordée » dans son pays.

Ce panorama permet de constater que le loup est parfois dans la bergerie (les pantoufleurs) et même dans le gouvernement, ce qui permet de promouvoir des lois dures avec les faibles et faibles avec les forts (les 5 euros d’APL en moins, d’un côté, et la suppression de l’ISF de l’autre, par exemple).

Que fait-on de son argent lorsqu’on est riche ?

Hormis l’utilisation vertueuse en réinvestissant dans l’économie, les dons aux associations caritatives n’ont qu’une fonction redistributive limitée et peuvent parfois relever tout simplement de la bonne conscience destinée par ailleurs à cultiver une image « sociale » du riche, sans entamer outre mesure son capital. Le mécénat fait aussi partie de ces solutions relevant parfois de convictions profondes mais aussi de la culture d’une image.

C’est le cas lorsqu’un grand entrepreneur actionne une niche fiscale qui lui permettra de faire financer à 60 % par l’Etat la fondation d’entreprise Louis Vuitton sur l’art contemporain.

Une fois épuisés les charmes vertueux ou non de la redistribution désintéressée ou non, des folies immobilières dans des contrées exotiques, des voitures avec chauffeurs, des coups de pouce à la famille et aux enfants (en reproduisant le système, donc et en en réduisant l’accès aux autres), une fois le ruissellement (qui dit bien ce qu’il veut dire, c’est-à-dire qu’il n’y aura jamais de crue) achevé, les exonérations fiscales et autres suppressions d’impôts ou de « charges », les riches ne se sont pas pour autant appauvris et ont pu même augmenter leur richesse, pendant que les pauvres, « ceux qui ne sont rien » s’enfoncent (cf observatoire des inégalités), sont traités de profiteurs ou de fainéants quand ils sont au chômage, d’assistés addicts aux aides sociales et « qui feraient mieux de se bouger pour trouver du boulot au lieu de foutre le bordel ».

Dernier élément pour élargir le débat, il n’y a pas qu’en France que l’on observe l’écart grandissant entre riches et pauvres puisque 62 personnes dans le monde possèdent autant que la moitié de la population mondiale.

Les pauvres sont plus pauvres et ça va durer

Ce n’est pas moi qui le dit, mais les associations caritatives qui sont sur le terrain (Secours Populaire, Secours Catholique, Emmaüs, Restau du cœur, et tant d’autres) qui constatent au quotidien les difficultés rencontrées par les plus démunis pour manger, se vêtir, accéder au logement, puis d’y rester en pouvant s’y chauffer et se laver, sans compter les 150 à 200 000 personnes qui dorment dans la rue malgré toutes les promesses (électorales) des Présidents de la République successifs, y compris l’actuel.

Ce constat, peu flatteur pour nos démocraties occidentales, peut être élargi au reste du monde où la seule solution est de migrer pour pouvoir tout simplement survivre et qui seront refoulés, pourchassés « grâce » à des opérations de basse police qui relèvent davantage d’une politique politicienne que d’une politique d’aide en amont des pays d’où ils viennent, surtout pour la « Patrie des droits de l’homme ».

Petit à petit, chacun s’enferme dans sa logique , les riches dans celle du « touchez pas au grisbi » assortie d’une aumône à la sortie de la messe, les suiveurs dans celle du « il y aura bien des miettes pour nous », les égoïstes dans celle du « les autres n’ont qu’à se démerder » (jusqu’au jour où il seront dans la panade et ouvriront les yeux) et les pauvres, « ceux qui ne sont rien » dans leur silence assourdissant, leur invisibilité, leur résignation et leur fierté, celle de devenir des humains et non pas des cohortes que l’on traite dans des statistiques.

Tant que le pouvoir politique consistera à passer les plats à ceux qui sont déjà repus, à alléger leurs impôts (au nom de la compétitivité), à laisser croire que la suppression de la taxe d’habitation est définitive et ne sera pas remplacée par d’autres impôts, à supprimer des droits aux salariés et à se substituer aux entreprises pour augmenter les salaires par des baisses (illusoires) de cotisations sociales, tant que ceux qui aident les immigrés risqueront de se faire condamner par un juge, tant que la chasse aux fraudeurs ne concernera que quelques chômeurs pendant que la fraude sociale et fiscale privera l’Etat de 60 Milliards de recettes, tant que nous n’aurons pas compris tout cela, alors l’injustice aura encore de beaux jours devant elle en France.

En demandant aux Français ce qu’ils peuvent faire pour leur pays, M. Macron lors de ses vœux a avoué son impuissance. A moins que cela ne soit un appel déguisé à la révolution ?

 


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310 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 8 janvier 09:32

    Bonjour, Michel

    Excellent article qui cerne bien - et sans démagogie, certains riches ayant effectivement une « fibre sociale » - le problème posé dans la société par le clivage entre la masse des gens modestes et la petite minorité de ceux qui profitent du système.

    Un système fait pour ces « riches » et entretenu par les exécutifs successifs, fidèles dans leur action à cet adage implicite : « Dur avec les faibles, doux avec les puissants » !

    « Tant que le pouvoir politique consistera à passer les plats à ceux qui sont déjà repus (...), alors l’injustice aura encore de beaux jours devant elle en France. »

    C’est malheureusement bien parti pour perdurer, le pire étant que cela se fait avec la complicité inconsciente des dindons de cette sinistre farce dont la grande majorité reste dramatiquement apathique et silencieuse.


    • Michel DROUET Michel DROUET 8 janvier 10:11

      @Fergus
      Bonjour Fergus et merci
      Ce qui me surprend le plus et que vous soulignez, c’est effectivement cette apathie que l’on pourrait expliquer par la résignation. Il me semble que la « pensée Médef » a fait énormément de dégâts dans les esprits et il y a en plus une moindre volonté de se battre de la part des générations nouvelles. Là dessus, Macron arrive. Il est jeune, pas encore corrompu par le système politique et donc légitime en quelque sorte pour faire des réformes (les mêmes auxquelles la droite pensait) sans que cela fasse de vagues même si elles favorisent les plus riches.
      Il y a donc une forme de brutalité de sa part conforté par le sentiment ambiant qu’il n’y a pas d’alternative. Les projets sur la réforme de l’Unedic, celle des retraites ou de la formation confirmeront sans doute ce sentiment.


    • Fergus Fergus 8 janvier 11:07

      @ Michel DROUET

      Effectivement, sur Macron et les réformes en cours ou en préparation, nous faisons le même constat impuissant, hélas !


    • gogoRat gogoRat 8 janvier 23:42

      ’Nul n’a droit au superflu tant que chacun n’a pas le nécessaire’.
       Sur une affiche de la Révolution de 1848. « Optimisme de la volonté », Anne-Cécile Robert

       
       Quiconque prétend réfuter ce bon sens humain par des a priori - diagnostics d’ordre psychologique ( ’haine’ des riches, ou ’jalousie’ de la part des indigents ...) ne fait preuve que de sa propre étroitesse de sens de l’entendement, et de ses propres contradictions ou mensonges !


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 07:26

      @gogoRat
      Totalement en phase avec cette déclaration.


    • germon germon 9 janvier 10:32

      @Fergus

      Bonjour,
      Et quand demanderons nous que soient poursuivi pour « HAUTE TRAHISON » les 3 derniers soit disant chef d’état de notre pays ???????


    • petit gibus 9 janvier 11:26
      @germon

      assez d’accord pour les poursuivre
      et commençons par leurs supprimer
      les scandaleux avantages que leurs 
      octroient leur ancienne fonction

      Giscard nous coute combien avec sa retraite sertie de diamants ?
      Avec celle du jeune Macron ce sera encore pire smiley


    • Fergus Fergus 9 janvier 11:29

      Bonjour, germon

      Sur quelles bases ? Pour ne parler que de Macron, force est de reconnaître que l’essentiel des mesures antisociales qu’il a engagées ou qu’il envisage de mettre en œuvre étaient peu ou prou dans son programme. Ce sont les électeurs français qui ont refusé de le voir !


    • germon germon 9 janvier 13:21

      @Fergus
      Bonjour,
      C’est absolument vrai que les électeurs sont fautif.
      A quand le vote obligatoire assorti d’une amande de 1 /12 éme du revenu déclaré aux impôts pour les non votants ?
      Et puis toutes les manifestations de rue devraient toutes ce passer en bloquant le « Château » et en exigent la démission. A ré écouter « Le chant des partisans », sa donne des idées !!!!
      Mais c’est sur que les électeurs préfèrent penser à préparer leur-S vacance-S que de penser à l’avenir de leur progéniture


    • Dzan 10 janvier 17:41

      @Michel DROUET
      Ma génération ( né en 1944) nous n’avions aucun crédit.
      Quand nous montions ménage, c’était avec de la récupération dans les familles.
      Vous ne vous plaisiez plus dans une boîte, vous traversiez la rue pour changer.
      J’ai changé 4 fois de job.
      Oui à cette époque les grandes boites comme Renault ou Saviem ( filiale PL) Peugeot, et autre Citroen faisaient du social. C’était l’époque des OS. ( spécialisés en rien)

      Mais, il n’y avait pas la mondialisation et nous pouvions lutter à armes égales avec les 7 pays du Marché commun de l’époque.

      Que faut-il comme diplome, pour démonter des moteurs et en laver les pièces ?

      Après 2 vagues de « suppressions de postes »- Qu’en de beaux mots, ces choses-là sont dites- nous avons vu d’anciens collègues clochardisés, le taux de divorces exploser, sans compter les suicides.

      J’oubliais, nous n’avions pas 5 semaines de congés payés - c’est venu plus tard-ni ne connaissions les RTT
      Je pense, que c’est la prochaine étape. Rogner sur les congés, quoique, il faut rentablisier les tire fesses ou les campings de Méditerranée.


    • Michel DROUET Michel DROUET 11 janvier 09:04

      @Dzan
      J’appartiens à votre génération et je me retrouve dans la description de l’époque que vous faites. Et pourtant notre génération est aujourd’hui accusée d’avoir fait le lit de la crise actuelle. Nous avons pollué, profité, fait le lit du capitalisme, disent-ils. Ceux qui disent cela seront accusés par la génération suivante d’avoir laissée faire le capitalisme, la spéculation bancaire et l"enrichissement à outrance de quelques uns et l’appauvrissement de tous les autres.
      Ainsi va la vie et tant qu’il y aura ce genre de débats qui excluent de fait les plus riches, bien à l’abri et choyés par les gouvernement, le capitalismes aura de beaux jours devant lui.


    • mmbbb 14 janvier 10:55

      @Michel DROUET un peu marrant votre exemple sur Penicaud Tout le monde lui tombe sur le rable c ’est l hallali Bon a part cela le pauvre suit le foot et ne s emeut pas des salaires d un footbaleur professionnel et va acheter le maillot de son supporter prefere a 80 € alors que celui sort a quelques euros de l atelier . Tous les sportifs de haut niveau se sont exiles certains chanteurs écrivains et acteurs ( Omar Sy Dany Boon vivent au USA , ceux ci sont millionnaires, ils ont tout compris mais personne ne leur fait un proces d intention ) et Delon lui vit en Suisse depuis fort longtemps aussi , je ne leur fait pas un proces d intention si j avais du fluzz je partirai de ce pays. Les pauvres, je les ai côtoyé par la force des choses , ils n ont pas toutes les vertus .


    • Michel DROUET Michel DROUET 14 janvier 11:40

      @mmbbb
      Pénicaud, c’est l’actualité, et ce qui diffère des footeux artistes et autres tennisman (dont j’ai déjà abondamment parlé, c’est qu’ils ne se piquent pas de politique et ne votent pas des lois favorisant leur caste au détriment des plus pauvres (la CSG pour les retraités à partir de 1300 euros de pension par exemple)
      Ni les pauvres ni les riches n’ont toutes les vertus. Il y a des cons partout. 


    • mmbbb 14 janvier 12:18

      @Michel DROUET l aide medicale aux personnes en situtation irregulière en France va être porte à 970 millions d euros Qui paie ? Moi en l occurrence et on me demande de fermer ma gueule Je dois me refaire une dent 1500 € Eux c’est gratos . 


    • Michel DROUET Michel DROUET 14 janvier 15:06

      @mmbbb
      Dans le même temps on supprime l’ISF. Qui paie ? vous et moi...


    • leypanou 8 janvier 10:10

      Ce constat, peu flatteur pour nos démocraties occidentales, peut être élargi au reste du monde... que d’une politique d’aide en amont des pays d’où ils viennent, surtout pour la « Patrie des droits de l’homme » : une erreur communément commise.

      Si toutes ces prétendues aides avaient une quelconque efficacité, cela fait très longtemps qu’on aurait vu une amélioration de la situation de beaucoup de pays dont africains. Or, c’est exactement le contraire qui se passe. Cette auteure, dont je ne partage pas la vison politique, a une vue réaliste de l’escroquerie intellectuelle de l’aide matraquée en permanence.

      Bref, pour cette auteure, il faut arrêter d’’aider" ; mais pour commencer déjà, ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures des autres pays.


      • Michel DROUET Michel DROUET 8 janvier 10:17

        @leypanou
        Oui, je comprends vos réserves, d’autant plus qu’en prenant l’exemple de la France Afrique (ou France à fric) on voit bien l’intérêt de conserver des pays sous influence quitte à conforter les potentats corrompus en place en fermant les yeux sur les magouilles.
        Cela permet également à de grands industriels français (Bolloré, par exemple) de mettre en place une forme de colonisation économique.
        On ne résoud pas les problèmes des pays en voie de développement de cette façon.


      • mmbbb 14 janvier 11:09

        @Michel DROUET la France est le seul pays a être dans ce bourbier africain lie par nos accords d ancienne puissance coloniale Les Chinois ( desormais la Chinafrique ) ont compris le truc c’est donnant donnant et ne s immiscent pas dans les affaires politiques Par ailleurs ils achetent les terres , vendent des TGV en Afrique et a la Turquie . Il faudrait arreter un peu les poncifs Total est aussi en Afrique ect mais bon c est toujours facile de critiquer puisque les voitures elles roulent au petrole et que l electronique demandent du colbalt du cuivre des elements rares que nous ne pouvons pas produire La plus grand usine d aluminium est americaine sur ce continent Quant aux Chinois allez voir la facon dont ils exploitent les forets primaires en Papouaisei nouvelle guinée Ils ne s emmerdent pas avec des principes


      • Michel DROUET Michel DROUET 14 janvier 11:53

        @mmbbb
        Si vous me lisez, vous savez que je parle de Bolloré en Afrique. Donc, pas de procès d’intention sur le sujet...


      • William 14 janvier 19:02

        @Michel DROUET
        ceci dit, si la Françafrique était réellement profitable pour la France, elle se porterait mieux que l’Allemagne ou les Pays Bas. Il y a quelques uns qui en profitent, mais pas globalement le pays.


      • Michel DROUET Michel DROUET 14 janvier 20:17

        @William
        Vus avez totalement raison. La différence est de taille.


      • zygzornifle zygzornifle 8 janvier 10:17

        Ce gouvernement est une machine a détruire et a exclure tout ce qui touche au social , même Sarko n’avait pas été aussi loin en 5 ans que Macron en 6 mois .....


        • Michel DROUET Michel DROUET 8 janvier 10:26

          @zygzornifle
          Oui, c’est vrai, c’est çà la nouvelle politique au service des puissants et des riches ! Et il va falloir sans doute s’y habituer, si on en juge par le peu de réactions.


        • Le421 Le421 8 janvier 18:13

          @Michel DROUET
          Je pense que la réaction, nous l’avons - sans fausse modestie - instillée dans les esprits en proposant une attitude « escargot avec frein à main serré », ce qui, tout en étant pacifique, peut se montrer rapidement redoutable.
          Perso, c’est mon attitude et je le fais savoir.
          Parfaitement pacifique.
          Je vais voir si, pour le 80 sur les routes, on peut monter des opérations escargot à 50Km/H au heures et axes stratégiques pour améliorer encore la sécurité des conducteurs...


        • Michel DROUET Michel DROUET 8 janvier 20:08

          @Le421
          Méfiez-vous tout de même, vous pouvez être percuté par un poivrot au volant (une des premières causes des accidents mortels)


        • Le421 Le421 9 janvier 08:44

          @Michel DROUET
          Plus probablement par un type excité qui ronge son frein à suivre le petit train...

          Si tous les gens qui ont bu un coup provoquent des accidents, ça va tomber dru !!

          Saoul ou con*, au volant, c’est dangereux. Les deux cumulés, c’est redoutable !!  smiley

          *A peu près pareil, n’en déplaise...


        • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 09:25

          @Le421
          Évidemment, quand on cumule les handicaps...


        • Ouam Ouam 10 janvier 23:09

          @Le421

          Tu sais que j y ai pense aussi mais pour pas forcement les memes raisons que toi...quoique ca en fera une de plus...

          La raison c est que je vais trop flipper d etre coince entre deux pls ou spl lorsque je d derai en vl coince entre les deux

          Comme je ne pourrai plus doubler et me degager de cette situation hyper risquee si je redescend ma vitesse a 70 ou 50 ca fera bien moins mal si il m enplafonne Et en meme temps ca fera une b a pour les autres derrierre qui seronts limites a 50

          Bref j adopte, la securite na pas de prix


        • William 14 janvier 19:07

          @Le421
          vus les encombrement sur les périfs et routes d’accès de toutes les métropoles, une opération 50km/h aux heures de pointe est illusoire, c’est déjà bloqué. Le problème de la limite à 80 concerne les axes hors zones urbaines, souvent peu encombrés, mais nécessaires pour les déplacements moyenne distance. Hormis certains itinéraires de transit fort fréquentés par les camions -là, en effet, les faire bouchonner pourrait être un juste retour des choses....


        • Hervé Hum Hervé Hum 8 janvier 10:44

          Je vous donnerai trois citations, l’une de Bossuet et les deux autres, quelque peu corrigé par mes soins

          Bossuet nous dit « Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes dont ils déplorent les conséquences ».

          appuyé par « chasse le naturel par la conséquence et il revient au galop par sa cause, mais, chasse le naturel par sa cause et il s’enfuira dans sa conséquence »

          La politique Macron et finalement, de tous ceux qui l’ont précédés, consiste à

          « tout changer sur la forme pour que rien ne change dans le fond »

          (l’expression « tout changer pour que rien ne change » est une expression vide de sens).

          Autrement dit, quoique vous pensez ou faites, tant que vous vous attaquez uniquement aux conséquences, vous ne pouvez absolument rien changer... C’est IMPOSSIBLE selon les lois de la physique. Essayez donc avec n’importe quoi, par exemple, faites bouillir de l’eau pour avoir des glaçons ou l’inverse, essayez d’avoir de l’eau bouillante en mettant l’eau au congélateur.

          Or, la cause de tous les maux, absolument TOUS les maux de la société humaine actuelle est liée à la propriété économique et à elle seule. Or donc, tant que la majorité de la population, meme les plus pauvres, défendrons cette maudite propriété économique (donc aussi financière), rien ne peut changer, c’est IMPOSSIBLE. Or, quand un pauvre préfèer tenter sa chance au loto plutôt que de manger, il affirme ainsi sa vénération pour le système actuel et donc, valide son propre état.

          La propriété économique n’a de sens qu’à la condition absolue de permettre de prélever l’impot privé qu’est le profit. Sans cela, la propriété économique est vide de sens. Donc, permettre la production de profit est une condition absolue du système, or, cela implique de manière ABSOLUE que le sens de circulation monétaire soit à sens unique, c’est à dire, où il est FORMELLEMENT INTERDIT de mettre en place un système qui équilibre les comptes de la nation entre production et redistribution.

          AInsi, la vitalité du système capitaliste se mesure strictement à sa capacité à concentrer la richesse produite et jamais dans sa capacité à la limiter et encore moins à l’interdire.

          Il faut donc être cohérent, on ne peut pas vouloir une cause et attendre une conséquence contraire... C’est IMPOSSIBLE.


          • petit gibus 8 janvier 12:19
            @Hervé Hum

            « AInsi, la vitalité du système capitaliste se mesure strictement à sa capacité à concentrer la richesse produite et jamais dans sa capacité à la limiter et encore moins à l’interdire. »

            N’existe t il par rapport à cet état de fait
            que d’attendre patiemment la mort naturelle 
            que le système capitaliste porte en lui ?

          • Hervé Hum Hervé Hum 8 janvier 13:44

            @petit gibus

            D’une certaine manière, oui, le hic, c’est que les tenants de ce système ne l’entendent pas de cette oreille et donc il faut s’attendre à une mort violente et non pas paisible.

            Non que cette mort ne peut pas être paisible, mais qu’il ne faut pas compter sur ceux qui en sont les bénéficiaires et dominent actuellement la société, pour accepter paisiblement de se voir retirer tout pouvoir via la propriété économique.

            Pour cela, il faut faire un compromis via une phase de transition. Sans cela, la mort du capitalisme pourrait bien coïncider avec la mort de toute la société humaine.

            Cela dit, passer d’une économie capitaliste à une économie responsabilisée (la seule alternative crédible et possible sans passer par une phase de destruction massive), peut se faire en un jour car tous les outils techniques sont déjà en place. Autrement dit, techniquement, rien de plus facile à mettre en oeuvre et ce, sans que personne ne soit vraiment lésé au sens de l’équité.

             Ce qu’il manque n’est donc pas une difficulté technique quelconque, mais simplement une évolution de la conscience quand au fait de vivre sous un environnement social, politique et économique qui exige de lui même une telle évolution pour permettre à l’humanité actuelle d’aller plus loin, sans passer par une phase de chaos généralisée.

            Enfin, il y a une autre alternative et qui est celle des bénéficiaires du système actuel, c’est à dire, passer à une économie socialiste des élites et impliquant l’éradication massive de la population jugée « obsolète » en raison de l’automatisation de l’outil productif. Aux USA, on trouve même une stèle justifiant, donc, motivant une telle éradication massive.

            Bien évidemment, une telle politique d’éradication ne peut être ni avouée, ni insinuée, elle doit être menée sous de fausses bannières. Autrement dit, se faire par des moyens détournés comme la nourriture, les médicaments, et les luttes de toutes sortes poussant les citoyens à s’entretuer. Donc, attiser la haine tout en professant l’amour !

            La meilleure image est celle du radeau de la méduse....


          • petit gibus 8 janvier 14:55
            @Hervé Hum

            Mort violente du système
            ou 
            éradication massive d’une population obsolète
            pour refuser la seule sensée :
            une économie responsabilisée

            J’ai bien peur hélas que ton analyse soit dans les prochaines année 
            parfaitement confirmée smiley

          • anomail 8 janvier 18:32

            @Hervé Hum

            « luttes de toutes sortes poussant les citoyens à s’entretuer »

            La guerre, une solution qui a déjà fait ses preuves :

            - Bonne pour les affaires
            - Main d’œuvre quasi-gratuite (effort de guerre)
            - Réduction de la population
            - Relance de l’économie
            - Quasi impunité des dirigeants, qui peuvent même devenir des héros en cas de « victoire ».


          • Hervé Hum Hervé Hum 9 janvier 00:17

            @petit gibus

            Mort violente du système
            ou 
            éradication massive d’une population obsolète
            pour refuser la seule sensée :
            une économie responsabilisée

            c’est bien plus subtil que cela.

            Il n’y a que deux alternatives possibles, soit la société va vers une économie responsabilisée, soit elle finira par exploser et s’autodétruire pour faire un super bond en arrière dans le meilleur des cas.

            C’est une loi implacable car intangible de l’Univers. Qui n’évolue pas pour s’adapter, quelle que soit la raison, meurt.

            Ici, c’est la conscience humaine qui doit évoluer pour pouvoir s’adapter à son niveau de connaissance et de maîtrise de son environnement.

            MAIS,

            Comme le principe d’une économie responsabilisée ne repose pas sur le nombre, mais sur la conscience que tout est affaire d’équilibre et de déséquilibre, rien n’interdit de penser que certains cherchent à fonder une telle société après une sélection massive.

            Autrement dit, éradication ou pas, le système est perdu tel qu’en son principe, sauf super bond en arrière (effacer une partie de la conscience). C’est ce qu’a ou ont compris ceux qui ont fait poser cette stèle, car ils posent bien le principe de responsabilité comme devant advenir !


          • JL JL 9 janvier 12:17

            @Hervé Hum
             bonjour,
             
             vous dites : ’’Or, la cause de tous les maux, absolument TOUS les maux de la société humaine actuelle est liée à la propriété économique et à elle seule.’’
             
            vous devriez consacrer 2 minutes à visionner ça :

            Un aborigène explique comment était la vie humaine avant l’argent

             

             Puisque je suis là, je vous dirai que j’ai lu votre commentaire sous l’article de l’auteur qui ne voit le monde qu’en terme de pervers narcissiques vs victimes : j’aurais voulu y faire la même observation que la vôtre mais j’y suis empêché pour cause de blocage.

             

            En effet, l’expression « le déni du déni » me parait à moi aussi, affligeante de bêtise.


          • petit gibus 9 janvier 13:14
            @JL

            L’argent est le moyen le plus performant pour faciliter les échanges
            Il s’est malheureusement transformé en baguette magique
            pour ceux qui la possèdent 
            pour déconnecter toutes choses
            et activités de leurs propres réalités

            Que signifie 1million 1 milliard 1000 milliards
            pour quelqu’un qui compte ses besoins en €
            ou en monnaie équivalente ?
            par contre d’autres savent très bien les manipuler

            L’argent est devenue un fléau pour la survie de l’humanité



          • Hervé Hum Hervé Hum 9 janvier 14:04

            @JL

            Merci pour le lien, j’avais bien l’intention de le visionner.

            J’ai écris plusieurs articles traitant de la monnaie et expliquant la condition pour qu’elle ait de la valeur. J’y montre aussi que la monnaie n’est en rien la cause, car c’est un moyen et non une fin en soi.

            On ne capitalise pas l’argent pour l’argent, cela n’a aucun sens, on capitalise la monnaie, parce qu’elle représente un temps de vie d’autrui exploitable pour son propre compte, donc, plus on capitalise de monnaie, plus on dispose de la vie d’autrui. Moins on en dispose, plus on doit dédier son temps de vie à autrui. Mais on voit bien qu’il s’agit du principe des vases communiquant.

            Dans les sociétés comme celle des aborigènes, personne ne peut devenir propriétaire du temps de vie d’autrui et pour que cela n’arrive pas, la condition est d’interdire la propriété économique et elle seule. Si sur une île il y a un arbre fruitier et 2 naufragés, tant que l’arbre est à personne, tout un chacun peut cueillir des fruits selon ses besoins, mais que l’un arrive à imposer à l’autre l’exclusivité de l’arbre et alors, on tient pour évident que l’autre devra mendier un fruit et pour l’obtenir, accepter d’obéir.

            Ainsi donc, comme je l’écris, tant qu’une majorité de citoyens continueront à défendre la propriété économique, le système restera totalement verrouillé. Et les gens devront continuer à servir leur bourreau.

            En fait, tant que la manipulation des esprits reste suffisamment efficace, personne n’a intérêt à provoquer le chaos généralisée, car il perdrait forcément beaucoup de son luxe. Mais que la manipulation ne fonctionne plus et alors là, c’est le signal de déclenchement du chaos.


          • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 14:50

            @JL
            Pervers narcissiques vs victimes ? Déni du déni ? Je pense que vous répondez au commentaire d’un autre article...


          • JL JL 9 janvier 15:05

            @Michel DROUET, Hervé Hum,
             
             oui, en effet, pardonnez moi. et je me suis mal exprimé. Si Hervé Hum veut me répondre sur ce sujet, je lui demande ici de le faire sous l’un de mes articles, ou l’un des siens.

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