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Accueil du site > Actualités > Politique > La haine des riches ?

La haine des riches ?

A chaque fois que des unes sont consacrées à ce sujet soit parce que certains riches s’exposent un peu trop ou parce que des mesures fiscales favorables les concernent on assiste à des débats passionnés. Dernier en date, la suppression de l’ISF qui fait bénéficier une Ministre du gouvernement d’une économie annuelle de 60 000 euros, et de poser la question : Comment peut-on faire partie d’un gouvernement qui « en même temps » baisse les APL de 5 euros par mois ? Plus que de « Haine de riches » parlons plutôt de considération pour ceux qui ne le sont pas, cela aide à ouvrir les yeux.

Un fort ressentiment

Le cas de Mme Pénicaud, Ministre du travail, qui, dans le même temps, propose des ordonnances dans lesquelles les indemnités prudhommales en cas de licenciement seront désormais plafonnées, peut à juste titre provoquer outre un sentiment d’injustice un fort ressentiment vis à vis des riches.

Le clivage n’est pas aussi tranché que cela puisqu’il existe des riches à la fibre sociale, des patrons d’entreprises qui partagent leurs bénéfices avec leurs salariés ou d’autres qui créent des fondations pour venir en aide à des pays en voie de développement ou pour favoriser la recherche contre des maladies.

De l’autre côté, il existe des personnes plutôt modestes qui pensent que les riches sont des créateurs de richesses, des premiers de cordée et qui croient dur comme fer à la théorie du ruissellement qui veut qu’il y aura bien quelques gouttes qui arriveront jusqu’au bas de la société et favoriseront la reprise économique.

En quelques sortes, Mme Pénicaud, en annonçant qu’elle réinvestirait les sommes économisées par la suppression de son ISF, justifie donc ces théories, sauf qu’il a fallu attendre que l’on sache l’économie réalisée pour qu’elle dise qu’elle allait la réinvestir. On peut donc avoir des doutes sur sa sincérité, forcée sans doute par sa position gouvernementale. Sur le résultat final des investissements potentiels, pour l’ensemble des bénéficiaires de la suppression de l’ISF. Il y aura vraisemblablement de la perte en ligne.

Qui est riche ?

Pour répondre à cette question complexe, encore faudrait-il déterminer une somme à partir de laquelle on le devient, ce qui est extrêmement compliqué. François Hollande avait déclaré qu’on était riche à partir de 4000 euros de revenus mensuels, mais c’était sans doute simplement pour justifier l’augmentation de l’impôt sur le revenu des classes moyennes.

Quand on parle de riches on peut se référer aux travaux de l’observatoire des inégalités qui annonce dans son rapport 2017 que les 10% des plus riches captent à eux seuls plus du quart des revenus en France et qu’ils ont empoché 270 milliards d'euros, pendant que les 10% de pauvres ont reçu 29 milliards et que les inégalités de revenus ne s'accroissent plus seulement par le haut, les catégories les plus modestes de la population ayant vu leur niveau de vie diminuer sur une période de dix ans.

La question suivante est : comment devient-on riche (ou aisé) ?

Par son talent : Nous avons besoin de créateurs, d’inventeurs, d’hommes d’affaires avisés qui par leurs talents développent des activités et participent à la bonne marche de l’économie et dont la réussite leur permet de figurer comme le patron ou la patronne de l’année dans les classements de la presse économique, encore faut-il que cette richesse crée ne soit pas obtenue par des licenciements économiques à la seule fin d’augmenter les dividendes.

En faisant partie des cadres dirigeants d’entreprises : Pour s’attirer la loyauté de ces cadres, notamment pour finaliser les plans sociaux, les grosses entreprises les font participer au festin en leur octroyant des stock-options qui une fois monétisées leur permettront, par exemple, d’économiser 60 000 euros suite à la suppression de l’ISF.

Par héritage : c’est sans doute la plus mauvaise situation car les héritiers qui parfois se contentent d’attendre, n’auront peut-être pas le talent créatif de leur prédécesseur et dilapideront leur héritage. Nous n’avons pas besoin de rentiers.

Par l’optimisation fiscale : Nous connaissons tous des artistes (vivants ou décédés) ou des sportifs de haut niveau qui s’empressent, une fois la célébrité consacrée de domicilier tout ou partie de leurs revenus dans des contrées accueillantes, avec la bénédiction de l’administration fiscale et la légion d’honneur en prime. Nous connaissons aussi des patrons qui ont ou qui veulent transférer leur sièges sociaux en Belgique ou au Luxembourg afin d’échapper aux rigueurs de la redistribution française.

Par pantouflage : les hauts cadres de la République (Enarques, Inspecteurs des finances, polytechniciens,…) formés dans nos écoles prestigieuses payées par nos impôts, aspirent souvent à monnayer leurs talents auprès d’entreprises privées. C’est bien payé et très pratique pour ces entreprises qui bénéficient de « l’esprit de corps » de ces cadres qui sauront faire jouer leurs carnets d’adresses pour faire avancer leurs dossiers ou peser pour que les futures lois soient amendées au mieux de leurs intérêts.

D’autres façons de devenir riche existent sans doute, mais le bref panorama ci-dessus permet de constater la déperdition en ligne de la richesse créée, quand elle n’est pas tout bonnement dissimulée au fisc par des montages juridiques qui font les beaux jours de l’ile de Man, de celle de Jersey ou du Panama. Les scandales révélés récemment nous prouvent que l’ambition de certains riches n’est surtout pas de devenir « premier de cordée » dans son pays.

Ce panorama permet de constater que le loup est parfois dans la bergerie (les pantoufleurs) et même dans le gouvernement, ce qui permet de promouvoir des lois dures avec les faibles et faibles avec les forts (les 5 euros d’APL en moins, d’un côté, et la suppression de l’ISF de l’autre, par exemple).

Que fait-on de son argent lorsqu’on est riche ?

Hormis l’utilisation vertueuse en réinvestissant dans l’économie, les dons aux associations caritatives n’ont qu’une fonction redistributive limitée et peuvent parfois relever tout simplement de la bonne conscience destinée par ailleurs à cultiver une image « sociale » du riche, sans entamer outre mesure son capital. Le mécénat fait aussi partie de ces solutions relevant parfois de convictions profondes mais aussi de la culture d’une image.

C’est le cas lorsqu’un grand entrepreneur actionne une niche fiscale qui lui permettra de faire financer à 60 % par l’Etat la fondation d’entreprise Louis Vuitton sur l’art contemporain.

Une fois épuisés les charmes vertueux ou non de la redistribution désintéressée ou non, des folies immobilières dans des contrées exotiques, des voitures avec chauffeurs, des coups de pouce à la famille et aux enfants (en reproduisant le système, donc et en en réduisant l’accès aux autres), une fois le ruissellement (qui dit bien ce qu’il veut dire, c’est-à-dire qu’il n’y aura jamais de crue) achevé, les exonérations fiscales et autres suppressions d’impôts ou de « charges », les riches ne se sont pas pour autant appauvris et ont pu même augmenter leur richesse, pendant que les pauvres, « ceux qui ne sont rien » s’enfoncent (cf observatoire des inégalités), sont traités de profiteurs ou de fainéants quand ils sont au chômage, d’assistés addicts aux aides sociales et « qui feraient mieux de se bouger pour trouver du boulot au lieu de foutre le bordel ».

Dernier élément pour élargir le débat, il n’y a pas qu’en France que l’on observe l’écart grandissant entre riches et pauvres puisque 62 personnes dans le monde possèdent autant que la moitié de la population mondiale.

Les pauvres sont plus pauvres et ça va durer

Ce n’est pas moi qui le dit, mais les associations caritatives qui sont sur le terrain (Secours Populaire, Secours Catholique, Emmaüs, Restau du cœur, et tant d’autres) qui constatent au quotidien les difficultés rencontrées par les plus démunis pour manger, se vêtir, accéder au logement, puis d’y rester en pouvant s’y chauffer et se laver, sans compter les 150 à 200 000 personnes qui dorment dans la rue malgré toutes les promesses (électorales) des Présidents de la République successifs, y compris l’actuel.

Ce constat, peu flatteur pour nos démocraties occidentales, peut être élargi au reste du monde où la seule solution est de migrer pour pouvoir tout simplement survivre et qui seront refoulés, pourchassés « grâce » à des opérations de basse police qui relèvent davantage d’une politique politicienne que d’une politique d’aide en amont des pays d’où ils viennent, surtout pour la « Patrie des droits de l’homme ».

Petit à petit, chacun s’enferme dans sa logique , les riches dans celle du « touchez pas au grisbi » assortie d’une aumône à la sortie de la messe, les suiveurs dans celle du « il y aura bien des miettes pour nous », les égoïstes dans celle du « les autres n’ont qu’à se démerder » (jusqu’au jour où il seront dans la panade et ouvriront les yeux) et les pauvres, « ceux qui ne sont rien » dans leur silence assourdissant, leur invisibilité, leur résignation et leur fierté, celle de devenir des humains et non pas des cohortes que l’on traite dans des statistiques.

Tant que le pouvoir politique consistera à passer les plats à ceux qui sont déjà repus, à alléger leurs impôts (au nom de la compétitivité), à laisser croire que la suppression de la taxe d’habitation est définitive et ne sera pas remplacée par d’autres impôts, à supprimer des droits aux salariés et à se substituer aux entreprises pour augmenter les salaires par des baisses (illusoires) de cotisations sociales, tant que ceux qui aident les immigrés risqueront de se faire condamner par un juge, tant que la chasse aux fraudeurs ne concernera que quelques chômeurs pendant que la fraude sociale et fiscale privera l’Etat de 60 Milliards de recettes, tant que nous n’aurons pas compris tout cela, alors l’injustice aura encore de beaux jours devant elle en France.

En demandant aux Français ce qu’ils peuvent faire pour leur pays, M. Macron lors de ses vœux a avoué son impuissance. A moins que cela ne soit un appel déguisé à la révolution ?

 


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360 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 8 janvier 09:32

    Bonjour, Michel

    Excellent article qui cerne bien - et sans démagogie, certains riches ayant effectivement une « fibre sociale » - le problème posé dans la société par le clivage entre la masse des gens modestes et la petite minorité de ceux qui profitent du système.

    Un système fait pour ces « riches » et entretenu par les exécutifs successifs, fidèles dans leur action à cet adage implicite : « Dur avec les faibles, doux avec les puissants » !

    « Tant que le pouvoir politique consistera à passer les plats à ceux qui sont déjà repus (...), alors l’injustice aura encore de beaux jours devant elle en France. »

    C’est malheureusement bien parti pour perdurer, le pire étant que cela se fait avec la complicité inconsciente des dindons de cette sinistre farce dont la grande majorité reste dramatiquement apathique et silencieuse.


    • Michel DROUET Michel DROUET 8 janvier 10:11

      @Fergus
      Bonjour Fergus et merci
      Ce qui me surprend le plus et que vous soulignez, c’est effectivement cette apathie que l’on pourrait expliquer par la résignation. Il me semble que la « pensée Médef » a fait énormément de dégâts dans les esprits et il y a en plus une moindre volonté de se battre de la part des générations nouvelles. Là dessus, Macron arrive. Il est jeune, pas encore corrompu par le système politique et donc légitime en quelque sorte pour faire des réformes (les mêmes auxquelles la droite pensait) sans que cela fasse de vagues même si elles favorisent les plus riches.
      Il y a donc une forme de brutalité de sa part conforté par le sentiment ambiant qu’il n’y a pas d’alternative. Les projets sur la réforme de l’Unedic, celle des retraites ou de la formation confirmeront sans doute ce sentiment.


    • Fergus Fergus 8 janvier 11:07

      @ Michel DROUET

      Effectivement, sur Macron et les réformes en cours ou en préparation, nous faisons le même constat impuissant, hélas !


    • gogoRat gogoRat 8 janvier 23:42

      ’Nul n’a droit au superflu tant que chacun n’a pas le nécessaire’.
       Sur une affiche de la Révolution de 1848. « Optimisme de la volonté », Anne-Cécile Robert

       
       Quiconque prétend réfuter ce bon sens humain par des a priori - diagnostics d’ordre psychologique ( ’haine’ des riches, ou ’jalousie’ de la part des indigents ...) ne fait preuve que de sa propre étroitesse de sens de l’entendement, et de ses propres contradictions ou mensonges !


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 janvier 07:26

      @gogoRat
      Totalement en phase avec cette déclaration.


    • germon germon 9 janvier 10:32

      @Fergus

      Bonjour,
      Et quand demanderons nous que soient poursuivi pour « HAUTE TRAHISON » les 3 derniers soit disant chef d’état de notre pays ???????


    • petit gibus 9 janvier 11:26
      @germon

      assez d’accord pour les poursuivre
      et commençons par leurs supprimer
      les scandaleux avantages que leurs 
      octroient leur ancienne fonction

      Giscard nous coute combien avec sa retraite sertie de diamants ?
      Avec celle du jeune Macron ce sera encore pire smiley


    • Fergus Fergus 9 janvier 11:29

      Bonjour, germon

      Sur quelles bases ? Pour ne parler que de Macron, force est de reconnaître que l’essentiel des mesures antisociales qu’il a engagées ou qu’il envisage de mettre en œuvre étaient peu ou prou dans son programme. Ce sont les électeurs français qui ont refusé de le voir !


    • germon germon 9 janvier 13:21

      @Fergus
      Bonjour,
      C’est absolument vrai que les électeurs sont fautif.
      A quand le vote obligatoire assorti d’une amande de 1 /12 éme du revenu déclaré aux impôts pour les non votants ?
      Et puis toutes les manifestations de rue devraient toutes ce passer en bloquant le « Château » et en exigent la démission. A ré écouter « Le chant des partisans », sa donne des idées !!!!
      Mais c’est sur que les électeurs préfèrent penser à préparer leur-S vacance-S que de penser à l’avenir de leur progéniture


    • Dzan 10 janvier 17:41

      @Michel DROUET
      Ma génération ( né en 1944) nous n’avions aucun crédit.
      Quand nous montions ménage, c’était avec de la récupération dans les familles.
      Vous ne vous plaisiez plus dans une boîte, vous traversiez la rue pour changer.
      J’ai changé 4 fois de job.
      Oui à cette époque les grandes boites comme Renault ou Saviem ( filiale PL) Peugeot, et autre Citroen faisaient du social. C’était l’époque des OS. ( spécialisés en rien)

      Mais, il n’y avait pas la mondialisation et nous pouvions lutter à armes égales avec les 7 pays du Marché commun de l’époque.

      Que faut-il comme diplome, pour démonter des moteurs et en laver les pièces ?

      Après 2 vagues de « suppressions de postes »- Qu’en de beaux mots, ces choses-là sont dites- nous avons vu d’anciens collègues clochardisés, le taux de divorces exploser, sans compter les suicides.

      J’oubliais, nous n’avions pas 5 semaines de congés payés - c’est venu plus tard-ni ne connaissions les RTT
      Je pense, que c’est la prochaine étape. Rogner sur les congés, quoique, il faut rentablisier les tire fesses ou les campings de Méditerranée.


    • Michel DROUET Michel DROUET 11 janvier 09:04

      @Dzan
      J’appartiens à votre génération et je me retrouve dans la description de l’époque que vous faites. Et pourtant notre génération est aujourd’hui accusée d’avoir fait le lit de la crise actuelle. Nous avons pollué, profité, fait le lit du capitalisme, disent-ils. Ceux qui disent cela seront accusés par la génération suivante d’avoir laissée faire le capitalisme, la spéculation bancaire et l"enrichissement à outrance de quelques uns et l’appauvrissement de tous les autres.
      Ainsi va la vie et tant qu’il y aura ce genre de débats qui excluent de fait les plus riches, bien à l’abri et choyés par les gouvernement, le capitalismes aura de beaux jours devant lui.


    • mmbbb 14 janvier 10:55

      @Michel DROUET un peu marrant votre exemple sur Penicaud Tout le monde lui tombe sur le rable c ’est l hallali Bon a part cela le pauvre suit le foot et ne s emeut pas des salaires d un footbaleur professionnel et va acheter le maillot de son supporter prefere a 80 € alors que celui sort a quelques euros de l atelier . Tous les sportifs de haut niveau se sont exiles certains chanteurs écrivains et acteurs ( Omar Sy Dany Boon vivent au USA , ceux ci sont millionnaires, ils ont tout compris mais personne ne leur fait un proces d intention ) et Delon lui vit en Suisse depuis fort longtemps aussi , je ne leur fait pas un proces d intention si j avais du fluzz je partirai de ce pays. Les pauvres, je les ai côtoyé par la force des choses , ils n ont pas toutes les vertus .


    • Michel DROUET Michel DROUET 14 janvier 11:40

      @mmbbb
      Pénicaud, c’est l’actualité, et ce qui diffère des footeux artistes et autres tennisman (dont j’ai déjà abondamment parlé, c’est qu’ils ne se piquent pas de politique et ne votent pas des lois favorisant leur caste au détriment des plus pauvres (la CSG pour les retraités à partir de 1300 euros de pension par exemple)
      Ni les pauvres ni les riches n’ont toutes les vertus. Il y a des cons partout. 


    • mmbbb 14 janvier 12:18

      @Michel DROUET l aide medicale aux personnes en situtation irregulière en France va être porte à 970 millions d euros Qui paie ? Moi en l occurrence et on me demande de fermer ma gueule Je dois me refaire une dent 1500 € Eux c’est gratos . 


    • Michel DROUET Michel DROUET 14 janvier 15:06

      @mmbbb
      Dans le même temps on supprime l’ISF. Qui paie ? vous et moi...


    • bob14 bob14 8 janvier 09:45

      Sans les riches, les pauvres n’auraient pas de boulot !


      • Michel DROUET Michel DROUET 8 janvier 10:00

        @bob14
        C’est simple la vie, finalement. Pas besoin de faire des articles !


      • Fergus Fergus 8 janvier 11:11

        Bonjour, bob14

        Mais sans les pauvres, il n’y aurait pas de riches !

        Vous oubliez en effet que si les riches créent des entreprises, ce sont les ouvriers et les employés qui produisent la richesse.

        C’est ce qui rend l’accroissement des inégalités insupportable.


      • bob14 bob14 8 janvier 12:26

        @Fergus....réponse d’un expert es-conneries...Typiquement français à la ramasse le cul entre deux chaise comme d’hab...


      • bob14 bob14 8 janvier 12:27

        @Michel DROUET...en effet sauf pour des gens comme vous qui adore compliquer tout et n’importe quoi pour être lu sur le site pensant détenir la vérité...On se marre bien chez vous...


      • foufouille foufouille 8 janvier 13:25

        @bob14
        donc le riche produit ses dizaines de voitures tout seul ..........


      • Michel DROUET Michel DROUET 8 janvier 14:05

        @bob14
        Oui, et on doit faire la gueule chez vous, si j’en juge par vos commentaires...
        Ce sera tout, d’autres commentaires plus intéressants m’attendent.


      • picpic 8 janvier 14:20

        @bob14

        vous répondez à l’article...d’autres contre-argumentent et vous les attaquez personnellement, les uns après les autres, sans argumenter...

        Mais bon...Ce genre d’aigreur, qui que l’on soit, ne révèle qu’une chose.
        Au fond, vous ne vous aimez pas.
        Il ne doit pas y avoir beaucoup d’amour et de chaleur de vivre en vous.

        Nous compatissons.


      • bob14 bob14 8 janvier 14:42

        @foufouille....les pauvres sont payés pour faire ce travail grâce à la générosité des riches !

        Au départ c’est le riche qui met son argent dans le pot pour créer du travail..


      • bob14 bob14 8 janvier 14:44

        @Michel DROUET....à la hauteur de vos neurones bien sur !..Agoravox la secte des « ratés » qui pondent leurs articles en se con gratulant !


      • foufouille foufouille 8 janvier 14:46

        @bob14
        non, ils sont payés car cela rapporte du fric plus ou moins important pour le riche.
        ford est mort depuis longtemps.


      • Armelle Armelle 8 janvier 15:07

        @bob14
        « Au départ c’est le riche qui met son argent dans le pot pour créer du travail »

        Oui, et d’ailleurs quand je peste à l’égard de certaines corporations, comme celle des fonctionnaires par exemple, qui eux sont loin d’échapper aux problèmes d’inégalités (c’est le moins qu’on puisse dire), on me répond allègrement sans complexe ; « rien ne vous empêche de devenir fonctionnaire »
        Alors je dirai là ; rien n’empêche personne de devenir patron...


      • oncle archibald 8 janvier 15:56

        @foufouille : « donc le riche produit ses dizaines de voitures tout seul .......... »

        Pas tout seul certes mais presque ! Un seul robot de soudure remplace des centaines d’ouvriers métallos qui faisaient le même travail, etc etc ...

        Le travail d’une façon générale se raréfie et c’est ce qui mets les employeurs en position de force. En outre les seules industries necessitant encore une forte main d’oeuvre sont délocalisées à l’autre bout du monde ou la main d’œuvre est moins chère. Seules les lois sociales et fiscales permettaient de garder une part des profits suffisante pour que ceux qui ne sont pas en position de force puissent vivre dignement. Ces lois sont en train de se détricoter.

        A mes yeux un seul impôt est juste : l’impot sur le revenu des personnes physiques. Car en fin de compte derrière « les actionnaires » ou « les marchés » il y a bien des personnes non ? C’est à ce niveau qu’il faut prélever intelligemment l’impôt et c’est le contraire qui se passe : moins d’impôts ciblés en fonction des revenus et plus de taxes qui s’appliquent à l’aveugle et auxquelles personne ne peut échapper.

        Macron a raison : il faut redonner du boulot à chacun, former les enfants et les adultes tout au long de leur carrièrre, mais il a tort quand il ne prévoit pas corrélativement de faire financer les efforts de l’état dans ce sens par ceux qui sont en mesure de le faire.


      • foufouille foufouille 8 janvier 16:20

        @oncle archibald
        non désolé, il faut pas mal de gens pour programmé et construire le robot, plus un prototype fait main.


      • Ratatouille Ratatouille 8 janvier 17:01

        @foufouille
        bob 14 troll de base,ne pas nourrir .. smiley


      • bob14 bob14 8 janvier 17:24

        @Ratatouille....Toujours dans la secte...


      • Michel DROUET Michel DROUET 8 janvier 17:49

        @oncle archibald
        L’IRPP est effectivement le seul impôt juste, à condition cependant que l’on n’y échappe pas grâce à des niches fiscales qui profitent aux plus riches (investissements sous les cocotiers, par exemple) ou à certaines catégories professionnelles (je pense aux journalistes qui s’honoreraient à refuser cette niche).
        Pour être complet, je pense que tout le monde devrait payer, même symboliquement cet impôt (5 ou 10 euros par an).


      • anomail 8 janvier 18:07

        @bob14
        « Au départ c’est le riche qui met son argent dans le pot pour créer du travail.. »

        Donc sans riches il n’y aurait pas de travail ?

        Hahaha qu’il est bon de rire smiley

        Encore, encore !


      • Le421 Le421 8 janvier 18:08

        @foufouille
        Bah... Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnait.
        Célèbre réplique des « Tontons flingueurs ». Le seul film que je revois toujours avec plaisir.


      • anomail 8 janvier 18:09

        @bob14

        Coluche disait :

        « Les pauvres on toute leur place dans la société... à condition qu’ils le restent ! »


      • anomail 8 janvier 18:14

        @Le421

        « Le prix s’oublie, la qualité reste ! »


      • oncle archibald 8 janvier 18:22

        @Michel DROUET : entièrement d’accord, aucune niche, aucun passe droit, et absolument tout le monde paie, même une somme symbolique, ne serait-ce que pour rappeler qu’on ne roule pas gratis sur les routes nationales, que l’école n’est pas gratuite, que les gendarmes et les juges doivent être payés tous les mois, etc etc etc ....

        En outre avec l’informatique on pourrait multiplier les tranches quasiment à l’infini, avec des taux de tranches qui tendent vers 100% quand les revenus tendent vers l’absurde tant leur montant pour quelques uns est élevé. Ne jamais oublier que les tranches se cumulent et que du temps de de Gaulle quand la tranche résiduelle était à 65%, les plus gros contribuables payaient plus ou moins 50%, et sans rechigner !


      • Michel DROUET Michel DROUET 8 janvier 20:05

        @anomail
        Remarque très pertinente. C’est comme l’histoire de la poule et de l’oeuf.


      • bob de lyon 9 janvier 09:14

        @Fergus

         

        De l’eau pour le moulin

        La société sophistiquée apparemment très organisée dans laquelle nous vivons est un agrégat d’intérêts contrariés qu’il faut satisfaire ; mais la performance de cette organisation sociale est médiocre voire mauvaise comparée à d’autres mécanismes dus au hasard ou fabriqués.

        Personnellement - faisons mode ! - c’est essayer de prévoir l’avenir à l’aide de la mécanique quantique.

        J’ai retenu une réflexion de Paul Jorion*, d’une froide simplicité : « Les salaires sont comptabilisés dans les charges et les bonus versés aux actionnaires sont inclus dans les bénéfices. »

        Dans un de ses derniers livres, il souligne un détail inaperçu mais aux conséquences dignes de la théorie du papillon  ; aux Etats-Unis, en 2009, l’administration apporta une modification - un détail - dans le plan comptable.

        Personne n’y fit attention ou ne trouva à y redire, cependant quelques pointilleux besogneux, isolés dans leur coin, se posèrent la question pourquoi. En 2016, la raison de cette modification fut découverte : le fisc U.S. avait évalué que 95 % des entreprises américaines étaient insolvables.

        *Le dernier qui s’en va éteint la lumière


      • petit gibus 9 janvier 09:28
        @oncle Archibald 

        tonton pour une fois je te pluche smiley

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