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Accueil du site > Actualités > Politique > La République doit rester unie et indivisible !

La République doit rester unie et indivisible !

La France éclatée en grandes régions économiques ou la France qui revient au temps des langues dites régionales....C'est un cauchemar pour les républicains qui se sont battus pour une unicité des droits et de la législation et du pain bénit pour les marchands et ceux qui souhaiteraient passer à l'Europe des régions.

L’Union Européenne souhaite depuis longtemps passer à l’Europe des Régions, ce qui lui permettra à termes d’aller plus loin plus loin dans l’intégration européenne et mettre à bas les législations nationales.

Les libéraux et les gouvernements qui obéissent aux diktats de Bruxelles peuvent compter sur le soutien tous les décentralisateurs qui ne voient pas qu’à terme la régionalisation remettra en cause l’unicité de la République.

La ratification par la France de la Charte européenne, ce n’est pas plus de démocratie mais la programmation de l’éclatement du cadre national avec un risque d’une priorité d’embauche dans telle région pour celui ou celle qui parle la langue régionale.

Le texte de la Fédération Nationale est explicite, il expose à la fois les dangers d’un tel dispositif et à la fois les enjeux du combat unitaire qu’il faut mener contre cette ratification

« Le syndrome de Frankenstein

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a décidé d’engager la ratification parlementaire par la France de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. C’est une mauvaise nouvelle pour les partisans de l’unité de la République.

De reculs en reculs, le Président de la République ne cesse de concéder des avantages aux réactionnaires de tous poils. Sur le plan économique, c’est la sébile publique tendue au MEDEF, sur le plan de la laïcité, c’est le maintien de la loi Debré, la pérennisation du Statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle, la visite au pape. Sur le plan des libertés démocratiques, c’est le refus de la PMA et de la GPA pour faire plaisir aux religieux de tous les monothéismes, et la restriction croissante de la sphère privée où agissent la liberté de conscience et les libertés publiques.

Pour tenter de se concilier les bonnes grâces des partisans de l’Ancien-Régime et des anciennes provinces, la majorité actuelle veut faire le cadeau de la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. Ceci amplifiera les conséquences désastreuses de l’Acte III de la décentralisation dont l’objectif, selon Marylise Lebranchu, est de donner le pouvoir réglementaire aux régions.

C’est-à-dire de pouvoir faire la loi, les lois, décrets et circulaires. Autant dire, que l’égalité des citoyens devant la loi risque de passer à la trappe et d’être sous le boisseau des intérêts corporatistes et communautaristes des nouveaux barons locaux.

Sous l’apparence d’évidences : qui peut être contre l’existence maintenue des langues régionales, minoritaires, idiomes et autres patois ? Il s’agit de défendre la Culture, avec un grand C majuscule. Mais s‘agit-il vraiment de cela ? Rappelons que cette Charte ne vise qu’à promouvoir les langues régionales et minoritaires qui existent sur un territoire donné.

Il ne s’agit pas de l’espagnol, de l’allemand, de l’italien, de l’arabe dialectal, ni même de l’argot ou du verlan. Il s’agit de mettre en avant des langues qui permettront de démanteler le socle uni du territoire de la République. Il s’agit de créer un monstre sur le modèle de Frankenstein : des morceaux de ceci, des morceaux de cela pour « inventer » de toutes pièces des nouveaux territoires avec des lois, des droits, des contraintes différentes.

C’est contre la France d’Ancien-Régime et ses iniquités que, ce qui n’était pas encore la Nation, en 1788/1789 dans les Cahiers de doléance pour la tenue des Etats Généraux le peuple, pas encore souverain, demandait la fin des barrières d’octroi et une langue qui permettait à tous de se comprendre, d’échanger, de commercer, bref, de pouvoir vivre ensemble.

La ratification de la Charte européenne a un parfait de nostalgie d’un monde qui a été balayé par l’Histoire de l’Humanité et de la civilisation. Cela serait un gigantesque retour en arrière de la Culture qui vise à transmettre les connaissances communes. Là, cela sera chacun au pied de son clocher, de sa paroisse, de sa tribu, de son clan. C’est le communautarisme érigé comme un mur de séparation entre les citoyens.

En 1999, la Libre Pensée, avec d’autres partisans de la défense de l’unité de la République, avait organisé la mobilisation contre cette ratification, déjà proposée par un gouvernement « socialiste ». Il ne saurait être question d’accepter aujourd’hui ce que nous refusions hier.

C’est pourquoi la Libre Pensée convie les laïques, les démocrates, les républicains, les syndicalistes, les militants à se rassembler à la Bourse du Travail de Paris le samedi 10 mai 2014 après-midi pour faire échouer à nouveau cette tentative réactionnaire. La mobilisation commence.

La République doit rester une, indivisible, laïque et sociale. Cette définition est en devenir permanent. « Aller vers l’idéal en comprenant le réel » disait Jean Jaurès. Une nouvelle fois, donnons-lui raison.

La Fédération nationale de la Libre Pensée »

Il faut que de nombreuses associations, organisations et syndicats attachés aux principes républicains : un pays, un territoire, une nation et une loi pour toutes et pour tous de rassemblent pour agir en commun contre ce projet destructeur .

Jean-François Chalot

 


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53 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 19 mars 2014 09:48

    Oui...c’est une excellente idée mais alors pourquoi les politiciens font tout pour la casser.. ?


    • bakerstreet bakerstreet 19 mars 2014 09:51

      Je crois qu’une fois de plus je ne peux qu’être en désaccord avec vous. 

      Enfin, pas tout à fait, car moi aussi je suis farouchement laïque.

       Pour autant je ne pense pas qu’être régionaliste et identitaire ne vous enfonce une coiffe ou un béret basque sur les yeux. 

      Et que la défense d’une langue parfois plus ancienne que le français, ne fasse de vous un bas du front, maniant la langue de Molière comme un jean-foutre. 
      Défendre la diversité des langues, des coutumes, c’est le même combat qu’il faut mener contre Montsanto, et l’appauvrissement des cultures, des genres, j’allais dire.....

      Je dirais même que l’amour de l’universel ne peut se faire sans des bases culturelles au départ plus étroites, vous donnant le sens du charnel , de l’émotion. 

      Bonnes recettes de terroir pour vous empêcher d’être un technocrate, n’ayant qu’une vue intellectuelle et pleine de principes abscons sur les choses et les êtres : L’esprit religieux, et son intolérance ne sont pas alors loin.....

      Plus le matériel de connaissance initial est riche, et plus vos sensations d’adultes et votre vie ont profiteront. Connaitre plusieurs instruments de musique ne vous coupent pas de la joie d’entendre et d’apprécier un accordéon, bien au contraire.

      Combien de laïcards sont parfois aussi coincés que des jésuites.
      Apprendre à se servir d’un microscope vous ouvre vers les télescopes, et la voie lactée.

      • bakerstreet bakerstreet 19 mars 2014 10:09

        J’ajouterais que si l’on veut restaurer l’esprit identitaire français, plutôt que de s’en prendre aux langues régionales, et aux sacs de billes que les gamins ont dans les poches à l’heure de la récré ( métaphore qui ne signifiera pas grand chose pour la plupart des lecteurs) il faut simplement regarder en face notre histoire. 


        La fierté d’être français, a culminé avec les lendemains et les conséquences de la révolution française : Pas rien tout de même, la déclaration de l’hommes, ces trucs qui ont fait rêvé la planète entière, et avant ça, l’esprit des lumières : Rousseau, Descartes, Voltaire, l’encyclopédie. 

        En ces temps là, être français en dehors de Paris, n’était pas forcément une évidence.
         Et pourtant, les gens reconnaissaient en cette culture, un rayonnement et un espoir qui les amenait à se transcender, et à se mettre au niveau, catalysés par les espoirs républicains, la promesse d’un avenir, à travers par exemple l’école pour tous, gratuite et généreuse, véritable ascenseur social ....Alors..

        Voilà donc ce qu’il faut retrouver. 
        Pas facile avec un petit fromage de Hollande à débiter en tranches, la grosse part aux actionnaires.
        Un peuple qui n’a plus de rêve est un peuple au point mort. 
        La dictature des marchés, sur les consciences, étant la marche arrière.

      • bakerstreet bakerstreet 19 mars 2014 19:37

        Desmosthène


        Il y a des kits de pensée toute faite que je me refuse à endosser.

        Inutile de dire que les replis fascisants genre « bonnets rouges » me répugnent. 

        Je suis hostile à toute exception économique, fiscale, ces os à ronger, qui ne peuvent être que des terrains d’expérimentation économiques libéraux, comme celle que Troadec, le maire de carhaix, et leader autoproclamé de ses fameux bonnets benêts, voudrait expérimenter. 



      • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 19 mars 2014 10:22

        NON une fédération de régions en FRANCE ET EN EUROPE LES ETATS

        SONT TROP MANPULES PAR DES LOBBYISTES PARLEMENTAIRE DE L UE !


        • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 19 mars 2014 10:22

          MANIPULES !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


          • asterix asterix 19 mars 2014 10:34

            Bonjour Chalot,
            Non, la République ne doit pas rester une et indivisible !
            En revanche, les principes fondateurs de cette même république doivent l’être.
            Voyons l’Europe : une magnifique idée qui a été entièrement détournée par les nations qui la composent. Créer une Europe sur base d’ensembles de 4 à 5 millions d’individus aurait été beaucoup plus démocratique, beaucoup plus proche des intérêts culturels et économiques locaux, aurait fait sauter les frontières.
            La France ? Laquelle ? Un breton, un alsacien, un marseillais ont-ils rien qu’un intérêt commun ou chacun une spécificité propre ?
            Celui-ci a t’il été ne fut-ce qu’un jour pris en compte ?
            Seule la Nation dit : bien sûr ! ...Puis s’oppose aux autres Nations en fonction de son seul intérêt propre.
            Voyez le résultat !


            • Fergus Fergus 19 mars 2014 10:35

              Bonjour, Chalot.

              Où avez-vous vu qu’il est question de revenir aux langues régionales ? Cette affirmation, relayée depuis quelques mois, ne repose sur rien de sérieux, eu égard au nombre très peu élevé de locuteurs dans les régions concernées et au fait que, mis à part quelques poignées d’irréductibles, l’écrasante majorité des habitants de ces régions n’aspirent pas à voir ressurgir ces langues régionales au premier plan. Ce qui est en cause, c’est avant tout une aide au maintien des cultures locales menacées, rien d’autre. Inutile d’alimenter les fantasmes !


              • CRANACH 19 mars 2014 11:00

                Je ne sais pas où Chalot a eu l’information, ce que je sais c’est qu’elle est exacte et que Hollande veut faire ratifier ce texte. C’est pourquoi la Libre pensée explique sa position.


                • jef88 jef88 19 mars 2014 11:02

                  si j’en crois cet article, les jacobins ne sont pas morts :

                  on doit tout faire comme à Paris !
                  les bouseux fermez la !

                  Alors je ne suis pas d’accord ! ! !


                  • Olivier Perriet Olivier Perriet 19 mars 2014 14:36

                    À cause de vos bons points retirés quand vous aviez 7 ans, on sait smiley


                  • JL JL 19 mars 2014 11:09

                    Kosovo, Alsace Lorraine, etc, etc.


                    • jaja jaja 19 mars 2014 11:21

                      Le principe même de cette République indivisible imposant partout son drapeau tricolore se heurte au Droit à l’autodétermination des peuples d’outre-mer colonisés par la France...

                      Par ailleurs rien ne dit que la question nationale ne se posera pas un jour avec acuité en Corse, en Bretagne ou au Pays basque.... Même si personnellement je ne vois pas ce que ces régions auraient à gagner en devenant indépendantes, il n’en demeure pas moins que le droit au divorce exprimé par une majorité de la population doit être acté puis respecté...

                      Pour s’unir il faut être libre... Le monde sans frontières que je souhaite ne peut exister tant que des Nations sont enchaînées et soumises aux divers blocs impérialistes, fut-il « le nôtre »...


                      • Gaston Lanhard 19 mars 2014 13:55

                        Pour le bien de nos finances métropolitaines..leurs donner tout de suite l’indépendance totale. On va voir qui se portera mieux ensuite.


                      • jaja jaja 19 mars 2014 14:04

                        Et la volonté de puissance (y compris militaire) des salauds de l’oligarchie impérialiste française qui nous gouvernent vous en faites quoi ? smiley

                        « La Base de Défense La Réunion-Mayotte et le groupement de soutien de la base de défense La Réunion - Mayotte ont été créés le 1er janvier 2011. »


                      • napopo napopo 19 mars 2014 11:24

                        Oui la république doit rester unie mais doit on oublier les caractéristiques régional ? Non chaque région a sa spécificité et c’est ça qui fait la diversité et la grandeur de la France. Personnellement je me sens attaché a ma région et a son histoire ( je suis parisien ) et sa m’empêche absolument pas d’être patriote. Donc non a la déstruction de la France en tant qu’entité mais non à l’oublie des caractères propres de chaque régions.
                        A bon entendeur.


                        • bonnot 19 mars 2014 11:32

                          Mr Jaja il n’y a pas de référendum dans chaque région.


                          • jaja jaja 19 mars 2014 11:35

                            Ce que j’avais cru remarquer smiley


                          • zygzornifle zygzornifle 19 mars 2014 11:36

                            Alors il faut sortir de l’Europe .....


                            • jarvis jarvis 19 mars 2014 13:07

                              et oui il faut sortir de l’europe,et il y a qu’une femme qui nous propose ce projet !
                              ha, ça ne va pas plaire  !


                            • jarvis jarvis 19 mars 2014 14:42

                              alors les umps vous n’aimez pas marine
                              tu m’étonnes........ !!!
                              vous pouvez me mettre -20              R.A.F
                              vous êtes bien le reflet de la poignée de gravier que vous mettent vos leaders depuis trente ans
                              la vermine et les voyous ont encore de beaux jours dans ce pays
                              pauvre france............ !


                            • Attilax Attilax 19 mars 2014 16:03

                              MLP clame qu’elle veut quitter l’UE et la zone euro, mais bizarrement cela n’est inscrit nulle part dans la charte du FN, ni dans ses textes fondateurs. En revanche il y est écrit que l’UE devra devenir une « europe des nations ». Pourquoi, à votre avis ?


                            • trevize trevize 19 mars 2014 12:11

                              Comment voyez-vous une unicité des droits en France ? On a 50 statuts pour les travailleurs, pour les retraites ... On a les emplois subventionnés pour les jeunes, les emplois subventionnés pour les vieux, mais si t’es entre les deux, y’a personne pour t’aider... Pas d’égalité en ce lieu, juste une collection d’intérêts personnels.

                              Franchement, la France est beaucoup trop centralisée, on prend des dispositions à paris, qu’on impose à l’ensemble du territoire, pourtant les besoins sont très différents d’une zone à l’autre. Notre gouvernement est sans doute la plus grosse usine à gaz que la terre ait jamais portée. C’est le même problème qu’avec l’europe : imposer la même loi à des territoires et des peuples différents ça n’apporte pas que du bon.

                              Diviser pour mieux régner, oui, mais dans ce cas, la division joue en notre faveur. Plus l’adversaire est petit, plus il est facile à battre. Ce sera plus simple pour les citoyens de reprendre le pouvoir si ils ne doivent le faire qu’au niveau d’une région au lieu de tout le pays.

                              "Là, cela sera chacun au pied de son clocher, de sa paroisse, de sa tribu, de son clan. C’est le communautarisme érigé comme un mur de séparation entre les citoyens."

                              Mais le communautarisme existe déjà ! le mur entre les gens est déjà là, ce n’est pas en faisant semblant qu’il n’existe pas qu’on le fera disparaître ; et ce n’est sûrement pas au législateur de le faire tomber, on s’empresserait tous de le reconstruire aussitôt, tellement nous n’avons plus confiance en nos gouvernants ! C’est à chacun de nous de faire tomber les murs, c’est la seule façon efficace de ressouder les gens.
                              Vous voudriez quoi, que l’état nous construise un objectif commun, une image de nation forte ? Et vous espérez que le peuple va adhérer à cette image générée en haut lieu, malgré que l’ensemble de la population ne croie plus du tout en la politique ? Un idéal commun, un ordre, ça ne s’impose pas en partant du haut de la pyramide, l’ordre émerge en partant du bas ; en donnant plus d’autonomie aux régions, on a beaucoup plus de chances d’obtenir une situation stable.


                              • Loatse Loatse 19 mars 2014 12:48

                                Bonjour Chalot,

                                Ce n’est pas pour rien que le parlement européen ressemble à la tour de babel...(comme quoi, la symbolique)...

                                Dans les faits, je me questionne sur l’application de ce très culturel retour aux sources linguistiques...Je sais qu’il y a vingt ans de cela, à Mulhouse on parlait couramment alsacien, mais ailleurs, les langues régionales sont tombées en désuétude et à part quelques groupes d’individus cherchant à la préserver et à la transmettre (ce qui m’apparait aussi légitime que la transmission de l’art culinaire régional), mais quid de la majorité notamment les jeunes qui sont déjà contraints d’apprendre deux langues en plus du français pendant leur scolarité.. ?

                                je crois que ce qui peut sembler au premier abord une opportunité culturelle (alors que paradoxalement on expurge les livres d’histoires de ce qui peut renforcer le sentiment identitaire français), peut aussi renforcer le sentiment identitaire régional, la tentation du repli sur soi et créer plus d’inégalités qu’il n’existe déjà.. du fait de la disparité des budgets des régions..et du désengagement de l’état que je sens poindre à ce niveau mais d’une force (au vu de notre endettement croissant).

                                Va t’il nous falloir reconstruire des chateaux forts avec douves, pont levis et octrois pour contenir le flot de populations sinistrées qui seront demain en quête d’un l’emploi ou à défaut d’un minimum vital dans les régions encore économiquement viables et qui tiendront à le rester ?

                                Une france confetti, chaque région livrée en quelque sorte à elle même avec un renforcement de l’appartenance culturelle, c’est à coup sûr une france divisée qui perd son unité et donc sa puissance en tant qu’état...

                                On n’en est pas là, Seulement dans les faits, ce qui a mit aussi le feu aux poudres en ukraine, c’est le trip identitaire des ukrainiens de l’ouest d’imposer l’ukrainien aux russophones de l’est...

                                Bref ce soudain intérêt pour nos langues (dont une majorité se soucie comme de l’an 40) et cultures régionale me paraît euh incongru... sachant quelles sont les attentes des français et donc leurs priorités..


                                • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 19 mars 2014 12:50

                                  Je ne vois pas pourquoi il faudrait ratifier une charte pour préserver les langues minoritaires (lorsqu’elles sont encore parlées). Nous avons chez nous des écoles en breton, en basque, en catalan, en occitan, même au sein de l’éducation nationale. On peut passer des bacs ou des diplômes d’études supérieures dans certaines langues minoritaires. Et il y a des panneaux de signalisation bilingues dans de nombreuses régions.

                                  En revanche depuis Villers-Cotterets, les actes d’Etat civil et les textes de loi sont rédigés en Français. Pourquoi changer ?

                                  • vesjem vesjem 19 mars 2014 23:00

                                    @mourot
                                    Sauf que les écoles de langues régionales sont des associations non subventionnées par l’état (quelques miettes quand même au bout de 5 ans)
                                    La perte d’une vraie langue ancestrale (parfois plus ancienne que le français) est la destruction catastrophique d’une oeuvre d’art culturelle , au même titre que çà le serait d’une grandiose oeuvre d’art matérielle ;
                                    Oubliez l’argument du régionalisme qui ferait éclater les nations , nous revendiquons une culture et une langue qui ne nuit en rien à notre attachement à notre patrie et à notre langue principale ; rien d’incompatible , on peut parler anglais , chinois ou autre et être un bon français et bon en français ;
                                    Pourquoi changer et donc ratifier cette charte que nous sommes les seuls à ne pas avoir signée ? jacobinisme anachronique et désuet ;
                                    Quand la terre entière parlera le chinois ou l’espagnol ou l’anglais ( ou exclusif ) , que nous porterons tous des « nikes » , que nous boirons tous du « coka » et mangerons tous des hamburgers , etc ..., l’exotisme des patelins , des provinces , des pays aura disparu de la surface de la terre ; nos lointains descendants chercheront alors à retrouver le « goût du bon pain »   
                                     


                                  • trevize trevize 19 mars 2014 13:06

                                    N’oubliez pas que c’est une charte (pas aussi contraignant d’une loi) et que c’est un texte rédigé pour l’Europe entière : autant chez nous, c’est acté le français est la langue légale, autant il y a peut-être des pays en Europe où les habitants de certaines régions ne parlent que la langue régionale.

                                    Allez-donc voir comment ils gèrent les langues en Norvège. Une myriade de dialectes, deux langues officielles au niveau de l’état, plus certaines localités qui ont leur propre langue officielle... La langue du Sud est très proche du danois, ce qui fait que ses locuteurs comprennent très bien le danois, par contre ils ont du mal à comprendre les habitants du nord...

                                    Et pourtant, les gens ne s’entre-tuent pas, pas de « repli communautariste », le pays n’est pas à feu et à sang.

                                    Les gens se regroupent et s’associent parce qu’ils en ont envie, parce qu’ils ont des valeurs communes, pas parce qu’ils ont le même langage ; il ne suffit pas d’agglomérer des gens qui parlent la même langue pour former un peuple.


                                    • Vipère Vipère 19 mars 2014 13:07


                                      "C’est-à-dire de pouvoir faire la loi, les lois, décrets et circulaires. Autant dire, que l’égalité des citoyens devant la loi risque de passer à la trappe et d’être sous le boisseau des intérêts corporatistes et communautaristes des nouveaux barons locaux.« 

                                      C’est déjà le cas, les citoyens se sont rendus compte que les baronnets locaux que sont le Préfet, le sous Préfet, le Conseil général et Conseil Régional applique le droit local et non le droit français !

                                      Essayez de faire dans certaines régions, une action administrative contre un Préfet et vous ne manquerez pas de vous apercevoir qu’il est »intouchable" et l’administration suiviste et les juges sont aux ordres !

                                      Féodal ce système ? au niveau de la décadence ambiante ...


                                      • Loatse Loatse 19 mars 2014 13:09

                                        Sinon en vue de transformer chaque région en petit pays avec sa langue propre, (qui dit pays dit langue) je vois pas....

                                        d’ou ma théorie du confetti...


                                        • vesjem vesjem 19 mars 2014 23:18

                                          @loatse
                                          ton propos est le poncif d’un républicain jacobin qui est resté stationné en 1789 ;

                                          avant cette date , sache que la france unie existait déjà avec une grande diversité de patois et de langues ;

                                          Alors ta « théorie du confetti » , c’est des flonflons !


                                        • Steini 19 mars 2014 13:45

                                          Le français est une langue ethnique comme toutes les autres langues de la terre, et non un volapuk surgi de nulle part et qui cristalliserait miraculeusement sur son nom toutes les vertus républicaines... 

                                          La République n’a pas à avoir de langue unique, elle parle toutes celles de ses citoyens. Lorsqu’un groupe culturel dominant abuse de sa supériorité numérique pour imposer l’usage et l’hégémonie de sa langue aux autres groupes linguistiques d’un pays, cela porte un nom : l’impérialisme et le colonialisme !

                                          Lorsque ce viol linguistique se fait au nom d’une pseudo « égalité républicaine », cela porte un autre nom : l’imposture !
                                          Lequel de nos ultra-nationalistes jacobins (pléonasme) oserait affirmer qu’imposer l’usage et l’hégémonie de la langue anglaise à tous les ressortissants Canadiens, y compris aux dialectophones Québécois et aux patoisants Acadiens, serait de nature à favoriser « l’égalité républicaine » au Canada ??? 

                                          Au contraire, ces mêmes pharisiens nous expliqueraient alors qu’il s’agirait plutôt d’impérialisme anglo-saxon, et que « l’égalité républicaine » au Canada implique obligatoirement l’égalité des langues (anglais/français) et non la suprématie d’une langue sur l’autre. Quelle duplicité idéologique !

                                          Ce qui est valable pour les minorités régionales francophones à l’étranger (Acadiens, Québécois, Wallons, Romands, Valdotains), à savoir la reconnaissance publique et la coofficialité de leur langue spécifique, l’est également pour les minorités régionales allophones de France : Bretons, Corses, Basques, Catalans, Occitans, Flamands, Alsaciens-Mosellans ! Tous le reste n’est qu’hypocrisie, double-langage, impérialisme panfrancophone et chauvinisme grand-gaulois ! 


                                          • HELIOS HELIOS 19 mars 2014 15:23

                                            vous avez oublié « arabe » !


                                          • LE CHAT LE CHAT 19 mars 2014 13:49

                                            c’est marrant , vous voulez que les français acceptent la diversité des autres , mais vous ne voulez que les français affirment leur diversités régionales ......


                                            • LE CHAT LE CHAT 19 mars 2014 13:50

                                              le drapeau sur mon icône est celui du Chtimiland remastérisé pour les chats 


                                            • soi même 19 mars 2014 13:52

                                              la Libre Pensée est un secte de branleur impénitent qui fait chier le monde avec leurs bouffeurs de curé !



                                              • Loatse Loatse 19 mars 2014 14:47

                                                « La Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires, en ce qu’elle confère des droits spécifiques à des « groupes » de locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l’intérieur de « territoires » dans lesquelles ces langues sont pratiquées, porte atteinte aux principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français ; elle est également contraire au premier alinéa de l’article 2 de la Constitution en ce qu’elle tend à reconnaître un droit à pratiquer une autre langue que le français non seulement dans la « vie privée » mais également dans la « vie publique », à laquelle la Charte rattache la justice et les autorités administratives et services publics ».

                                                In fine, cette possibilité de pratiquer dans l’espace public une langue régionale ou minoritaire, d’étendre cette pratique aux services publics et administratif peut amener des territoires entiers à se dispenser de l’usage du français et revendiquer une appartenance ethnique et culturelle à part limitée géographiquement...ainsi que règles de vie qui s’y rattachent..

                                                Pour les révolutionnaires, l’ignorance du français constituait un obstacle à la démocratie et à la diffusion des idées révolutionnaires

                                                Voilà donc selon moi où réside le danger d’une france fragmentée linguistiquement parlant, valorisant les communautarismes et qui ne se comprenant plus et ne partageant plus les mêmes valeurs in fine, sera incapable de concevoir l’idée même d’un intérêt général, alors s’unir pour le préserver encore moins...


                                                • trevize trevize 19 mars 2014 15:46

                                                  Non mais attendez, c’est pas parce que cette charte est adoptée, que dans un mois tous les bretons parleront breton et auront oublié le français !

                                                  Il me semble que vous surestimez grandement ce « danger de fragmentation » de la France. Je ne pense pas que promouvoir une langue régionale soit suffisant pour que la région fasse sécession. Par contre, en renforçant l’identité régionale, elle peut être un catalyseur, un révélateur, de problèmes plus profonds et déjà présents, qui sont, eux, suffisamment importants pour qu’une région réclame son indépendance. Donc pour moi, s’opposer à cette charte, c’est un peu jouer la politique de l’autruche, masquer les problèmes de la France derrière un illusoire vernis d’unité linguistique et culturelle.

                                                  D’ailleurs, quand l’Europe tente de tuer la diversité des pays en appliquant la même loi uniforme partout (en matière de commerce et droit du travail par exemple), on crie à l’ethnocide, et là une charte (donc texte non contraignant) qui donne une petite garantie de diversité produit le même effet de mécontentement...
                                                  Et aussi, quand on y pense, le processus qui a imposé le français comme langue nationale en interdisant purement et simplement les langues régionales a été assez mal vécu par les populations locales à cette époque. Je trouve ça assez ironique.


                                                • Loatse Loatse 19 mars 2014 19:01

                                                  @Trevize

                                                  Personne ni aucune loi n’empêche les bretons, ni les basques, ni qui que ce soit en france d’apprendre un dialecte régional, de le transmettre.. ni d’organiser des évènements culturels autour de ces langues.
                                                  cela fait partie de notre patrimoine et je suis pour la transmission de cet héritage..

                                                  Mais il ne s’agit pas de cela.





                                                • HELIOS HELIOS 19 mars 2014 20:01

                                                  @ Trevize :

                                                  Non mais attendez, c’est pas parce que cette charte est adoptée, que dans un mois tous les bretons parleront breton et auront oublié le français !

                                                  Non mais attendez... nous ne pensons pas au bretons, ni aux basque ni a d’autres français. La réalité est TOUJOURS la même : comment faire pour developper le regionalisme et notre histoire sans favoriser ce que nous ne voulons pas voir arriver chez nous !
                                                  ... en quelques mois, la moitié de Marseille parlera et ecrira exclusivement en arabe, sans que personne n’y trouve a redire.


                                                • vesjem vesjem 19 mars 2014 23:54

                                                  @loatse
                                                  « pour les révolutionnaires, l’ignorance du français constituait un obstacle à la démocratie »
                                                  T’as vu des révolutionnaires dans les rangs de nos « zélites » ?

                                                  T’as vu dans quel état elle est la démocratie républicaine dont tu te targues  !

                                                  « elle est également contraire au premier alinéa de l’article 2 de la Constitution »

                                                  T’as vu cette belle constitution où elle nous mène ?

                                                  « valorisant les communautarismes »

                                                  T’as vu nos « ghettos-banlieues-chômeurs » qui partagent nos valeurs et bénéficient de l’intérêt général ?

                                                  Tu peux mettre tous ces délabrements à l’actif de la « république une seule langue un seul pays » ;

                                                  Mais la neutralisation des « langues régionales » depuis 2 siècles n’a pas évité la déliquescence de ce qui te remplit l’esprit : les mots creux que sont , république , constitution , démocratie , unité , révolution 



                                                • docdory docdory 19 mars 2014 15:13

                                                  @Chalot

                                                  1°) En voulant faire passer cette charte européenne des langues régionales, Jean Marc Ayrault est tout simplement en train d’essayer de détruire l’œuvre du roi François Premier. 
                                                  Rappelons que c’est ce roi qui a décidé que tous les textes officiels et jugements, en France, se feraient en langue française ( ordonnance de Villers-Cotterêts ). 
                                                  Cette ordonnance instaurant le français comme langue du peuple français est l’un des trois piliers qui fondent la France, les deux autres étant la déclaration des droits de l’homme de 1789 et l’invention d’un système universel de poids et mesures unique, le système métrique.
                                                  Rappelons que François Premier a été le premier roi de la Renaissance, et qu’auparavant, c’était le Moyen-âge et la féodalité.
                                                  L’instauration de cette charte régionale ferait revenir la France au Moyen-âge, et en plus elle coûterait des milliards d’euros, alors que les caisses de l’état sont plus que vides !
                                                  Si des gens veulent apprendre le basque ou le breton à leurs enfants, rien ne les empêche, mais qu’ils ne demandent pas à l’Etat, c’est à dire aux citoyens, de payer pour ça !
                                                  D’autres langues bien plus importantes culturellement parlant sont mortes [ le latin et le grec ancien (qui est fort éloigné du grec moderne ) en particulier ]. C’est la sélection naturelle ...
                                                  2°) Pourquoi mélanger cette question des langues avec la PMA et la GPA, qui sont des questions sans aucun rapport. Il n’y a pas que les cathos qui soient opposés à cela, je suis athée, ça ne m’empêche pas de considérer la PMA pour les « mariages » d’homosexuelles comme une atteinte scandaleuse contre les intérêts de l’enfant à naître, et la GPA, quel qu’en soit le motif, comme un abominable crime contre l’humanité, au même titre que le trafic d’organes...


                                                  • Richard Schneider Richard Schneider 19 mars 2014 17:32

                                                    Le grand projet des eurocrates est la destruction états-nations. Il est beaucoup plus aisé d’imposer à de petites régions qui, comme sous l’Ancien Régime, n’ont plus aucune communauté de destins, les dikats bruxellois qu’à une état fort et centralisé. C’est la raison essentielle pour laquelle il faut casser la république française une, indivise et laïque. 

                                                    Aussi importe-t-il de faire imploser cette nation en remettant au goût du jour cette histoire de langues régionales. En effet, c’est par ce biais que, dans un avenir plus ou moins lointain, que l’on pourra enfin construire l’Europe fédérale - ayant comme capitale Bruxelles (et sûrement pas Strasbourg), une banque fédérale à Francfort et une Justice concentrée à Luxembourg. Et la langue officielle sera « l’anglais des aérogares » (Hagège) pour que le commerce et le dieu Argent soient prospères pour l’oligarchie européenne. La mondialisation libérale, calquée sur le système US, aura enfin triomphé au moins au Occident. 

                                                    • Steini 19 mars 2014 17:47

                                                      N’est-il pas honteux qu’en plein 21ème siècle, au soi-disant « Pays des Droits de l’Homme », les locuteurs Bretons, Corses, Basques ou Alsaciens en soient toujours encore réduits à devoir batailler bec et ongles pour le respect de leurs droits linguistiques les plus fondamentaux !!!
                                                      « Une langue que l’on n’enseigne pas est une langue que l’on tue, tuer une langue est un crime » releva fort justement l’historien Jullian.
                                                      Comme pratiquement tous les Alsaciens, j’ai subi une scolarité complète sans jamais y avoir rencontré une seule fois notre propre langue ostracisée et pourchassée jusque dans les cours de récréation. De la Maternelle à l’Université, de la salle de lecture à la cour de récréation, les jeunes doivent baigner dans un univers exclusivement francophone destiné à les couper définitivement de leur propre langue maternelle.

                                                      Imaginez l’indignation de nos ultra-nationalistes jacobins (pléonasme) s’il en était de même au Québec, en Wallonie ou en Romandie !

                                                      En France, défendre ses droits linguistiques les plus fondamentaux est considéré comme une magnifique vertu lorsqu’il s’agit des patoisants ’Acadiens’, des dialectophones Québécois, des Wallons, des Romands ou des Valdotains, et comme un horrible vice lorsqu’il s’agit des des Bretons, des Corses, des Basques, des Catalans, des Occitans, des Flamands, ou des Alsaciens-Mosellans. Ainsi va la morale au pays de l’impérialisme panfrancophone érigé en religion d’état.

                                                      Aujourd’hui, toutes les langues régionales de France sont menacées d’éradication pure et simple par l’assimilation scolaire obligatoire des enfants. Ce qui n’empêche nullement le pays des belles déclarations de donner des leçons de savoir-vivre au monde entier, notamment sur la manière dont les Canadiens anglophones ont impérativement à respecter et à officialiser le « droit inaliénable » des dialectophones Québécois, - et même des patoisants Acadiens ! -, à je cite « une société distincte du reste du Canada anglophone », basée sur le particularisme régional de « l’exception culturelle francophone » !

                                                      Lorsque la France n’y attise pas carrément le séparatisme ethno-linguistique : « Vive le Québec libre ! »

                                                      La France tient un discours ici, et son exact contraire là-bas, en fonction des lubies de l’impérialisme pan-francophone et du chauvinisme Grand-Gaulois.


                                                      • lejules lejules 19 mars 2014 18:00

                                                        un lien sur le sujet

                                                        Défendre la diversité des langues, des coutumes, c’est le même combat qu’il faut mener contre Montsanto, et l’appauvrissement des cultures, des genres, j’allais dire.....


                                                          • Loatse Loatse 19 mars 2014 18:48

                                                            « Ce que veulent les auteurs de la charte : en finir avec l’unité linguistique pour en finir avec l’État-nation et ouvrir les digues qui freinent encore la marche en avant du communautarisme ! L’exposé des motifs cite le général de Gaulle, en oubliant un peu vite que la gauche a voté à l’époque contre la régionalisation en 1969 et surtout qu’au moment du discours de Quimper l’État gaullien était un État fort et que rien ne menaçait alors l’unité nationale ! Il n’en est pas de même aujourd’hui ! »

                                                            source : motion de rejet préalable. ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires...

                                                            http://www.nosdeputes.fr/14/seance/2730


                                                            • Akerios 19 mars 2014 20:24

                                                              Tout ce qui vient de « Bruxelles » au nom de l’ UE avance dans le même sens malheureusement.

                                                              Le parlement vote une loi avec une majorité relative et ensuite pour l’abolir il faut l’accord absolu des 28. C’est le paradis des lobbys , de la corruption et de la manipulation des peuples.

                                                              L’ UE se construit chaque jour sans nous et....contre nous . Les oligarchies et les lobbys font les lois.

                                                              Quitter l’ UE ou la réformer ? Les deux sont utopiques !

                                                              Entre le libéralisme débridé et mortifère ..............et l’idéal communiste il faut trouver un nouveau chemin et ensuite sur de nouvelles bases reconstruire.

                                                              Vaste programme !


                                                              • Vipère Vipère 20 mars 2014 01:14


                                                                M. CHALOT a quelques trains de retard matière de décentralisations des régions lorsqu’il fait les déclarations suivantes ci-dessous, pour parachever les indépendances régionales, il n’y a plus qu’a restaurer les patois locaux lesquels soit dit en passant n’ont pas attendu la décentralisation pour se pratiquer :

                                                                "Les libéraux et les gouvernements qui obéissent aux diktats de Bruxelles peuvent compter sur le soutien tous les décentralisateurs qui ne voient pas qu’à terme la régionalisation remettra en cause l’unicité de la République.« 

                                                                         §§§

                                                                Ce qu’est un état décentralisé où les lois à Paris, ne sont pas lois appliquées en province, selon les barons locaux auxquels le Pouvoir est confié et qui dans bien des cas, exercent le pouvoir comme les parrains siciliens !

                                                                 La décentralisation est déjà depuis belle lurette un processus en marche... Voir ci-dessus :

                                                                 »La décentralisationDécentralisationProcessus consistant pour l’Etat à transférer au profit des collectivités territoriales certaines compétences et les ressources correspondantes. est un processus d’aménagement de l’État unitaire qui consiste à transférer des compétences administratives de l’État vers des entités (ou des collectivités) locales distinctes de lui.

                                                                Par un long processus de décentralisation, la France, qui était un État unitaire très centralisé, est aujourd’hui déconcentré et décentralisé (loi du 6 février 1992 relative à l’administration territoriale de la République, dite « loi ATR »). La décentralisation est consacrée par l’article 1er de la Constitution, selon lequel "l’organisation [de la République française] est décentralisée".

                                                                On distingue la décentralisation territoriale et la décentralisation fonctionnelle.

                                                                Dans la décentralisation territoriale, les autorités décentralisées sont les collectivités territoriales ou locales (communes, départements, régions, collectivités à statut particulier et collectivités d’outre-mer).

                                                                Les collectivités territoriales jouissent de la personnalité morale, de moyens et de compétences propres, donc d’une certaine autonomie locale (art. 72 s.. de la Constitution ; Charte européenne de l’autonomie locale de 1985). Celle-ci s’exerce dans le cadre de la loi et sous le contrôle de l’État.

                                                                La loi du 2 mars 1982 a transformé le contrôle de tutelle exercé sur les collectivités territoriales en un contrôle de légalitéLégalitéQualité de ce qui est conforme à la loi, pouvant être exercé notamment à l’initiative du préfet, et consistant désormais en la saisine du juge administratif.

                                                                Dans la décentralisation fonctionnelle ou technique, les entités décentralisées sont des établissements publics chargés de gérer un service publicService publicActivité d’intérêt général prise en charge par une personne publique ou par une personne privée mais sous le contrôle d’une personne publique. On distingue les services publics d’ordre et de régulation (défense, justice...), ceux ayant pour but la protection sociale et sanitaire, ceux à vocation éducative et culturelle et ceux à caractère économique. Le régime juridique du service public est défini autour de trois principes : continuité du service public, égalité devant le service public et mutabilité (adaptabilité). (universités, hôpitaux publics, musées nationaux, régions entre 1972 et 1982). Ils bénéficient de la personnalité morale et de moyens propres, mais ne disposent que d’une compétence d’attribution qui correspond à l’objet même du service public qui leur est transféré. "


                                                                • Vipère Vipère 20 mars 2014 01:24

                                                                  M. CHALOT a quelques trains de retard matière de décentralisations des régions lorsqu’il fait les déclarations suivantes ci-dessous.

                                                                  Pour parachever les indépendances régionales, il n’y a plus qu’a restaurer les patois locaux lesquels soit dit en passant n’ont pas attendu la décentralisation pour se pratiquer :

                                                                  "Les libéraux et les gouvernements qui obéissent aux diktats de Bruxelles peuvent compter sur le soutien tous les décentralisateurs qui ne voient pas qu’à terme la régionalisation remettra en cause l’unicité de la République.«  

                                                                   §§§

                                                                  Ce qu’est un état décentralisé où les lois à Paris, ne sont pas lois appliquées en province, selon les barons locaux auxquels le Pouvoir est confié et qui dans bien des cas, exercent le pouvoir comme les parrains siciliens !

                                                                   La décentralisation est déjà depuis belle lurette un processus en marche... Voir ci-dessus :

                                                                   »La décentralisationDécentralisationProcessus consistant pour l’Etat à transférer au profit des collectivités territoriales certaines compétences et les ressources correspondantes. est un processus d’aménagement de l’État unitaire qui consiste à transférer des compétences administratives de l’État vers des entités (ou des collectivités) locales distinctes de lui.

                                                                  Par un long processus de décentralisation, la France, qui était un État unitaire très centralisé, est aujourd’hui déconcentré et décentralisé (loi du 6 février 1992 relative à l’administration territoriale de la République, dite « loi ATR »). La décentralisation est consacrée par l’article 1er de la Constitution, selon lequel "l’organisation [de la République française] est décentralisée".

                                                                  On distingue la décentralisation territoriale et la décentralisation fonctionnelle.

                                                                  Dans la décentralisation territoriale, les autorités décentralisées sont les collectivités territoriales ou locales (communes, départements, régions, collectivités à statut particulier et collectivités d’outre-mer).

                                                                  Les collectivités territoriales jouissent de la personnalité morale, de moyens et de compétences propres, donc d’une certaine autonomie locale (art. 72 s.. de la Constitution ; Charte européenne de l’autonomie locale de 1985). Celle-ci s’exerce dans le cadre de la loi et sous le contrôle de l’État.

                                                                  La loi du 2 mars 1982 a transformé le contrôle de tutelle exercé sur les collectivités territoriales en un contrôle de légalitéLégalitéQualité de ce qui est conforme à la loi, pouvant être exercé notamment à l’initiative du préfet, et consistant désormais en la saisine du juge administratif.

                                                                  Dans la décentralisation fonctionnelle ou technique, les entités décentralisées sont des établissements publics chargés de gérer un service publicService publicActivité d’intérêt général prise en charge par une personne publique ou par une personne privée mais sous le contrôle d’une personne publique. On distingue les services publics d’ordre et de régulation (défense, justice...), ceux ayant pour but la protection sociale et sanitaire, ceux à vocation éducative et culturelle et ceux à caractère économique. Le régime juridique du service public est défini autour de trois principes : continuité du service public, égalité devant le service public et mutabilité (adaptabilité). (universités, hôpitaux publics, musées nationaux, régions entre 1972 et 1982). Ils bénéficient de la personnalité morale et de moyens propres, mais ne disposent que d’une compétence d’attribution qui correspond à l’objet même du service public.


                                                                  • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 20 mars 2014 04:30

                                                                    totalitarisme jacobin centripète


                                                                    • Michel DROUET Michel DROUET 20 mars 2014 08:15

                                                                      L’europe des régions ? Ce n’est pas demain la veille, lorsqu’on voit les réticences des citoyens envers l’intercommunalité, la suppression éventuelle des départements et le redimensionnement des Régions.

                                                                      En attendant, on multiplie les structures locales (syndicats divers et variés) et on continue à augmenter les impôts locaux.

                                                                      Alors oui, il faut simplifier le système des collectivités et surtout arrêter de faire peur avec les visées européennes.

                                                                      L’agitation de cette peur européenne empêche toute évolution de notre système et nos communes crèvent dans le plus grand silence 


                                                                      • Steini 20 mars 2014 14:53

                                                                        Le problème avec les ultra-nationalistes jacobins (pléonasme) hostiles à la Charte Européenne des langues régionales, qu’ils soient de droite ou de gauche, ou plus exactement du Grand Orient de France (Guaino, Mélenchon etc), c’est qu’ils tiennent un discours totalitaire ici, et son exact contraire là-bas (un discours émancipateur voire séparatiste en faveur des minorités régionales francophones à l’étranger), le tout en fonction des lubies du chauvinisme panfrancophone.

                                                                        A les entendre, imposer l’usage et l’hégémonie de la langue anglaise aux locuteurs Acadiens ou Québécois relèverait de « l’impérialisme Anglo-Saxon », tandis qu’imposer l’usage et l’hégémonie de la langue française aux locuteurs Bretons, Corses, Basques, Catalans, Occitans, Flamands ou Alsaciens-Mosellans relèverait de « l’intégration républicaine ». Dans le genre foutage de G... on fait difficilement pire !

                                                                        La « République » est honteusement dévoyée pour servir de faux-nez à l’impérialisme et au colonialisme pan-francophone.

                                                                        Curieusement, ces ultra-nationalistes jacobins (pléonasme) sont tous ultra-favorables à la co-officialité des langues régionales lorsqu’il s’agit de défendre les droits linguistiques spécifiques et collectifs des minorités régionales francophones à l’étranger (dialectophones Québécois, patoisants Acadiens, Wallons, Romands, Valdotains etc) et ils y sont hyper-hostiles lorsqu’il s’agit de s’opposer à ceux des Bretons, des Corses, des Basques, des Occitans, des Catalans, des Flamands ou des Alsaciens-Mosellans. Quelle hypocrisie, quelle duplicité idéologique !

                                                                        Ils soutiennent tous en choeur le séparatisme ethno-linguistique au Québec (« vive le Québec libre ! ») et même le rattachisme Wallon (« la Wallonie manque à la France ! ») tout en condamnant avec véhémence ce même séparatisme lorsqu’il est Catalan, Corse ou Breton etc.

                                                                        M. Mélenchon s’oppose à la réunification de la Bretagne au nom de « la lutte contre les communautarismes », tout en appelant de ses voeux le rattachement de la Wallonie à la France page 118 de son dernier livre intitulé « Qu’ils s’en aillent tous ! », ...au nom de ce qu’il ’oublie’ complétement d’appeler le communautarisme panfrancophone et l’irrédentisme Grand-Gaulois !

                                                                        Cette duplicité idéologique est intolérable. La France doit d’abord donner elle-même l’exemple du respect de la pluralité linguistique sur son propre sol avant de l’exiger du Canada, de la Belgique, de la Suisse et de l’Italie en faveur des minorités régionales francophones qui s’y trouvent. Il faut un minimum de cohérence et d’honnêteté intellectuelle ! Les relations internationales sont basées sur la réciprocité, sinon c’est du chauvinisme et de l’impérialisme panfrancophone...


                                                                        • epicure 20 mars 2014 18:23

                                                                          Pas besoin de charte pour préserver les cultures régionales, il suffit d’utiliser les outils existants :
                                                                          liberté d’édition au niveau des livres et de la musique, il y a même des BD célèbres traduites en langue régionale
                                                                          radios libres, il y en a chez moi en la langue régionale
                                                                          chaines de TV, il me semble qu’il y en a une ou deux déjà
                                                                          Et même possibilité d’avoir des cours, quand j’étais au lycée, on avait parmi les options le langue régionale (mais très peu la prenaient)

                                                                          Donc il faut arrêter d’insinuer qu’on est dans une dictature jacobine uniformisante.

                                                                          Les outils existent, déjà, à ceux qui se plaignent de la disparition des langues régionales de les utiliser.

                                                                          Parmi les supporters de la charte combien lisent, écoutent quelque chose dans la langue régionale de leur coin ?

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