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Accueil du site > Actualités > Politique > La thèse de l’assassinat de Pierre Bérégovoy est relancée

La thèse de l’assassinat de Pierre Bérégovoy est relancée

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Opération business ou nouveaux éléments sur la tragique disparition de Pierre Bérégovoy, le journaliste Eric Raynaud développe dans un livre sorti dernièrement (La Mort étrange de Pierre Bérégovoy, un crime d’Etat ?), la thèse d’un suicide maquillé. Il s’appuie sur une photo d’archives de l’Yonne Républicaine qui ferait apparaître deux traces de balle.

Personnage attachant, enfant de la République à l’extraordinaire parcours, Pierre Bérégovoy ancien ouvrier tourneur-fraiseur devenu Premier ministre de François Mitterrand est retrouvé mort le 1er mai 1993 au bord d’un canal à Nevers. La France est sous le choc. Officiellement, il s’est suicidé d’une balle dans la tempe en dérobant l’arme de service de son garde du corps qui était déposée dans la boîte à gants de sa voiture.

La droite a emporté les élections législatives à l’issue d’une campagne féroce pendant laquelle les médias qui lui sont favorables ont multiplié les attaques personnelles mettant en cause l’intégrité d’un Premier ministre né sans fortune et qui pour s’acheter son logement principal, un appartement, a bénéficié d’un prêt sans intérêts d’un riche ami de François Mitterrand. A gauche ce n’est guère mieux, des voix imputent opportunément la défaite électorale au seul Premier ministre. Autant dire que le sentiment de culpabilité est partagé d’autant qu’on décriait Pierre Bérégovoy peu avant sa mort comme très déprimé et affecté des attaques dont il avait été victime.

C’est ce climat particulier oublié, si détestable, qui explique les mots très durs de François Mitterrand aux obsèques de son ancien compagnon d’armes : « Toutes les explications du monde ne justifieront pas que l’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme... » Pour autant, derrière le courroux présidentiel, on n’a pas le sentiment d’une volonté forte de lever les zones d’ombre qui entourent la mort de Pierre Bérégovoy. La version officielle du suicide, trop simple, fait jaser d’autant que cette période est marquée par un réel affairisme (vente de frégates à Taiwan, vente de la raffinerie Elf-Leuna, décentralisation...) On murmure que « Béré » en savait trop, lui, l’intègre devenu gênant avec ses scrupules de pauvre. L’éternelle thèse du complot...

Il faut attendre 2003 pour qu’Eric Raynaud, journaliste en poste dans la Nièvre depuis 1981, la partage. « En mai 2003, à l’occasion du dixième anniversaire de la mort de Béré, j’ai regardé les archives de mon journal. J’ai été intrigué par une photo publiée le 2 mai 93 où l’on voit le député maire allongé sur une civière. On y constate nettement un trou sur le sommet du crâne. Rien à voir avec une balle tirée dans la tempe. Il y aurait eu deux balles. Donc une de trop. » La contre-enquête démarre. Comme d’autres, le journaliste réfute cette dépression qui aurait affecté Pierre Bérégovoy. Même usé par les mois passés à Matignon, « Béré » était un combattant. Et puis, dans la débâcle socialiste, le maire de Nevers a sauvé son siège de député.

Le journaliste reprend donc l’idée du combat d’un homme qui en savait trop, prêt à faire des révélations, qu’il faut « neutraliser ». Eric Raynaud s’appuie sur le discours de politique générale prononcé par l’ancien Premier ministre devant l’Assemblée nationale le 8 avril 1992 : « J’entends vider l’abcès de la corruption (...) J’ai ici une liste de personnalités dont je pourrais éventuellement vous parler », dit-il en brandissant une feuille de papier.

Selon Eric Raynaud, un commissaire des Renseignements généraux, Hubert Marty-Vrayance, aurait lui aussi enquêté sur l’affaire avant d’être contraint de l’enterrer. Pour le policier, Pierre Bérégovoy aurait bien été assassiné : « La balle retrouvée dans le crâne de la victime était de petit calibre, probablement du 6,35, dit-il. Rien à voir avec les dégâts provoqués par le 357 magnum du garde du corps. » Ce nouveau livre rejoint complètement la thèse et les arguments développés dans l’ouvrage de Dominique Labarrière, Cet homme a été assassiné, publié par Denis Tillinac (éditions de La Table Ronde) en 2003, selon lequel Pierre Bérégovoy aurait été assassiné à la suite d’un rendez-vous qui aurait mal tourné.

Le mystère reste entier et notre attachement au souvenir de Pierre Bérégovoy intact.

La Mort étrange de Pierre Bérégovoy, un crime d’Etat ? par Eric Raynaud aux éditions Alphée. 270 pages, 19,90 €.


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53 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 11 janvier 2008 10:27

    Oui ,ici les théoriciens du TSS vous diront que c’est NS


    • morice morice 11 janvier 2008 10:38

      Oui, peut être bien, le problème ce sont les sources... et une cité n’est pas du tout fiable, c’est ça le problème :Hubert Marty-Vrayance... http://www.lefigaro.fr/france/20060414.FIG000000018_policiers_et_gendarmes_ consultaient_les_fichiers_au_noir.html http://www.lefigaro.fr/france/20060414.FIG000000018_policiers_et_gendarmes_ consultaient_les_fichiers_au_noir.html http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Ney/Apres-proces/Docs/Article-Le-Point.txt http://www.amnistia.net/news/articles/corsdos/ivancol/ivancol_555.htm http://www.bakchich.info/article2146.html

      enfin son surnom : gorge profonde.. http://www.bakchich.info/article1892.html

      disons que ça tomberait bien en ce moment, un affaire pareille .Ça chargerait bien tonton, ça attaquaerait bien la gauche et ça éviterait de parler pouvoir d’achat pendant des mois...


      • Deneb Deneb 11 janvier 2008 11:54

        Something is rotten in the state of France, comme dirait Shakespeare

        Morice, en examinant tes liens, j’ai plutôt l’impression que l’on veut à tout prix discrediter ce flic, Hubert Marty-Vrayance. Ca me fait penser aussi à l’affaire des disparus de l’Yonne, où l’enqueteur, le gendarme Jambert, s’est suicidé avec 2 balles dans la tête. Ayant vécu en Yougoslavie dans ma jeunesse, où beaucoup de choses sont arrivés en surface au moment du démantelèment du pays, je ne me fais plus aucune illusion sur la sincerité des gens au pouvoir. Le pouvoir corrompt et nul n’est assez fort pour resister completement à cette ivresse. Et tant pis si l’on me traite de complotiste et de parano, il y en avait beaucoup en Yougoslavie, et l’histoire leur a donné raison. Et ne me faites pas mourir de rire en disant qu’en France, ce n’est pas pareil...


        • geko 11 janvier 2008 14:27

          En parlant de discréditer les flics on pourra aussi citer le gendarme Roussel de la cellule Homicide 31 obligé de démissionné car trop dérangeant dans l’affaire Allegre. Roussel a dénombré 190 assassinats non élucidés sur Toulouse. Citons au passage qu’on a déclaré suicidée une personne retrouvée avec une corde au cou, une couche-culotte pliée en huit dans la bouche et un couteau à travers la gorge, une autre découverte sur le bord d’une route, jupe relevée, une bombe lacrymogène entre les cuisses, avec six dents cassées et un éclat d’émail dans la gorge !


        • jakback jakback 11 janvier 2008 12:24

          Vous semblez découvrir l’eau chaude, le lendemain de la mort de Béré, on savait qu’il y avait 2 impacts, idem pour le gendarme Lambert (affaire emile louis) sans parler de monsieur chasse suicider a l’élysé.

          Il y a d’autres exemples, Boulain, De Broglie,ect... les barbouzes sont payés pour cela.

          Je vous conseil la lecture de l’excellent livre de François Léotard ( ancien ministre de l’intérieur) La vie mélancolique des méduses, ce n’est qu’un roman, édifiant de par son auteur


          • TALL 11 janvier 2008 13:53

            C’est la CIA. Bérégovoy avait appris par une officine spéciale des RG dirigée par un certain Carli Revello que l’Agence préparait un gros attentat contre le WTC.


            • Adama Adama 11 janvier 2008 14:01

              Oui Tall ,surtout qu’à l’époque on disait que bérégovoy était juif !

               

              Bref, le mossad n’est pas loin !


            • TALL 11 janvier 2008 17:16

              Sauf que le Mossad l’aurait joué + fine. Ils auraient déguisé ça en meurtre pour que les conspirationnistes croient au suicide. smiley


            • Asp Explorer Asp Explorer 11 janvier 2008 23:41

              N’importe quoi ! C’était pas le WTC, c’était AZF à Toulouse !


            • Asp Explorer Asp Explorer 11 janvier 2008 23:42

              Rappelez-moi en quelle année on a vu Mitterrand poser devant les paparazzi en vacances avec un top model sur le yacht d’un de ses amis milliardaires ?


            • logic 12 janvier 2008 07:42

              Sous Tonton c’était Degrossouvres qui était chargé d’écarter les paparazzi et si vous voulez la liste de toutes celles qu’il a sauté vous verrez que "Mikey" a du retard

               Au fait où est passé le garde du corps de Béré ?? il est devenu amnésique comme celui de Lady Di ???

              En 93 c’était la découverte du déficit du CL avec JP Levade et JC Trichet et Strauskhann venait de prendre Berycy !!! Allez voir les noms dans "inspection des finances" et vous aurez une idée sur les causes de notre enlisement financier et ceux ne sont que les 2nds couteaux du Siècle (cf le siècle) Il faut en predre et en laisser mais pour c’est le fil d’Ariane

               


            • Asp Explorer Asp Explorer 12 janvier 2008 10:26

              Blablabla, bruits et rumeurs... Qu’est-il ressorti au grand jour de tous ces "secrets horribles du mitterrandisme", douze ans après la mort de François ? Ben... Euh... Rien.


            • Keith MAYSAZ 11 janvier 2008 14:14

              Cela devait être en 85, UN Dimanche soir j’étais à Europe 1 ou j’ai assisté à un « club de la presse » de Pierre BEREGOVOY que je n’avais jamais vu avant et je ne l’ai d’ailleurs jamais revu ensuite.

              Par contre ce soir la je me rappelle parfaitement avoir été très intrigué par le comportement et pour être plus exact, le look d’un monsieur qui se trouvait au bar du « club de la presse » pendant l’émission, tout simplement parce que jusque dans le détail, bouteille de pinard en plastique du style Kiravi dépassant de la poche du manteau pourri avec casse dalle enveloppé dans du papier huilé, manteau sale, troué, une barbe hirsute de 5 ou 6 jours les cheveux en bataille et surtout l’air ahuri d’un véritable clodo alcoolique.

              Je m’en étais ouvert très discrètement a un copain technicien qui m’avait immédiatement rassuré dans un sourire ; « C’est le garde du corps de Mr Bérégovoy ! » m’avait il rétorqué.

              Dans les minutes qui suivirent ce monsieur et moi nous sommes mis à discuter ensemble.

              C’était une personne extrêmement sympathique et attachante que j’ai eu l’occasion de revoir plusieurs fois a « l’Athénien » le bar se trouvant a coté d’Europe 1, en fait si mes souvenirs sont exacts, il était chauffeur et garde du corps de Pierre BEREGOVOY et lorsque ce dernier venait faire ou enregistrer une émission, son garde du corps garait sa CX en double file et venait boire un verre a l’Athénien, toujours accoutré de la même façon, c’était bien sur pour mieux tromper l’ennemi…très efficace !

              Quoi qu’il en soit, comme j’étais très souvent dans ce bar a l’époque je rencontrais donc ce monsieur quasiment a chaque fois que BEREGOVOY venait a Europe 1 et ce que je peux dire est  qu’étant devenus bons potes, nous buvions donc un coup a chaque fois ensemble et discutions de choses et d’autres et bien sur de sa relation avec BEREGOVOY qui visiblement n’était pas limitée a une relation professionnelle, en fait c’étaient de très vieux amis et ils ne se quittaient pratiquement jamais et a ce qu’il en disait, leur complicité était totale, il s’agissait sans l’ombre d’un doute d’une profonde et sincère amitié.

              Je crois pouvoir affirmer qu’ils étaient les meilleurs amis du monde avec tout ce que cela comporte de respect  d’admiration réciproque et de confiance totale.

              Je me rappelle parfaitement être allé a Europe 1 lorsque j’ai appris la mort de Monsieur BEREGOVOY et en avoir parlé avec des journalistes et leur avoir dis que la relation qui avait été fait a l’époque du pseudo suicide qui aurait été possible parce que son garde du corps avait laissé son arme dans la voiture et s’en était éloigné laissant Beregovoy seul avec l’arme dans un moment de spleen, ne correspondait en rien a ce qu’on pouvait connaitre de ce garde du corps, c’est meme l’opposee de tout ce que l’on peut imaginer.

              Je ne sais rien et ne peut rien affirmer à ce sujet et il se peut fort bien que tout se soit passé de la façon dont cela a été raconté, mais connaissant le garde du corps de Monsieur Bérégovoy, de toute évidence, tout cela ne semble pas correspondre, il semblerait que se soient combinés trop d’éléments coïncidant, correspondants à des erreurs ou des lacunes qui vont totalement à l’encontre du style de relation qu’avaient ces deux hommes et que le garde du corps aurait donc accepté de laisser, a un moment critique, son ami seul dans sa voiture avec son arme de service en s’éloignant du véhicule de surplus dans un endroit isolé….Cela accréditerait plus ou moins la thèse que son ami aurait été assez stupide pour ne pas comprendre qu’il risquait de se passer quelque chose de grave ou qu’il ait laissé son ami se suicider aussi facilement sans essayer de l’en dissuader !?!?!?!

              Le fait aussi que la version officielle ait été trop facilement acceptée et accréditée sans que l’on cherche trop à en savoir plus…

              Très très étrange pour le moins !!!!

              Le garde du corps de Pierre BEREGOVOY m’avait montré ses armes, car il en portait 2 sur lui en permanence, il n’avait pas de holster, il les portait dans les poches du manteau pour le 357 et dans le dos glissé entre la ceinture du pantalon et la chemise, il portait un 44 Magnum 8 pouces, identique a celui que Clint Eastwood arbore dans l’un de ces films « Magnum Force » je crois.

               


              • Yohan Yohan 11 janvier 2008 20:16

                Et qu’est devenu ce garde du corps ?


              • maxim maxim 11 janvier 2008 15:08

                on a bien eu François de Grosrouvre suicidé à l’Elysée ,alors qu’il s’apprétait à faire des révélations sur les magouilles de Mitterand ....ça s’est passé le 7 avril 1994....

                pour revenir à Bérégovoy ,le jour de son suicide était présent à nevers un photographe ,James Andanson ,qui avait fait le portrait officiel de Bérégovoy à Matignon....

                le 6 Mai 2000,on retrouvera son corps calciné dans sa voiture ( suicidé) sur le plateau du Larzac ...

                pour revenir au 1er ministre ( suicidé ....) le carnet qui ne le quittait jamais et dans lequel il consignait tout a disparu mystèrieusement.....

                de même il n’y a eu aucune expertise balistique ......

                on peut également parler de René Lucet ,lui aussi directeur de la CPAM des Bouches du Rhône,ce dernier avait découvert que des sommes étaient détournées par la CGT ,pour alimenter les caisses noires du PCF ,des fausses factures étaient établies par le biais de truands du milieu Marseillais afin d’alimenter les caisses noires d’hommes politiques ....

                le 4 Mars 1982,René Lucet s’est " suicidé de 2 balles dans la têtes " ......

                il s’en est quand même passé aussi des choses sous la gauche !!!!!!

                ah pis tiens j’oubliais René Bousquet ,un ami de Mitterand,assassiné de 5 balles ( par un déséquilibré .....mon oeil !!!)en entrant chez lui au fait ,c’est lui qui avait soutenu financièrement la campagne de Mitterand pour sa premiere élection .....

                c’est vrai que bousquet faisait partie de l’administration de Vichy ,et Tonton aussi mais CHUUUUUTTTTTTT,faut pas le dire !!!!


                • Jocrisse Jacques 11 janvier 2008 15:30

                  L’auteur

                   

                  Le témoignage du ripoux Marty-Vrayance décridibilise certainement l’ouvrage.

                  En revanche, à cette époque nous avons pu constater d’autres morts suspectes dans l’entourage de Mitterand :

                  François de Grossouvre suicidé à l’Elysée et Roger-Patrice Pelat (dit le vice président,le seul à tutoyer Tonton ,celui qui avait accordé le prêt gratuit ??? à Béré) décédé opportunément d’une crise cardiaque à l’hôpital ,1 mois après sa mise en exament dans l’affaire Triangle-Péchiney.

                  En un mot, ça puait !

                   

                   


                  • grangeoisi grangeoisi 11 janvier 2008 17:10

                    C’est vrai que l’on mourrait beaucoup pendant l’ère Mitterand, et des suicides opportuns ont bien souvent déchargés les services d’enquêtes sur des affaires louches.

                     

                     Les faux époux Thurenge ont peut-être apprécié leur séjour forcé en N. Zélande  ! Va savoir Charles.


                    • Ceri Ceri 11 janvier 2008 17:33

                      Il y a eu plusieurs suicides suspects dans les présidences Mitterrand. J’avais lu un bouqin sur le "suicide" d’une balle dans la tete de François de Grossouvre, vers 93 ou 94, qui était un des plus vieux amis deMitterrand, au courant de toutes les magouilles du PS, de Mazarine et Anne Pingeot qui squattaient l’Elysée, etc.

                      Certains ont sauté pour des secrets minables ou des affaires de népotisme de bas étage. Mitterrand quand même réussi à se faire détester de ses meilleurs alliés vers la fin de son 2è mandat. Cet homme, ex collabo et proche de la Cagoule, a une grosse part d’ombre, et toutes les interrogations sont permises.

                       


                      • Daniel Roux Daniel R 11 janvier 2008 17:49

                        Boulin, Beregovoy...

                        Les affaires sortent, s’étouffent et ressortent, comme pour suggérer que sous les ex présidents s’était bien pire que maintenant et qu’ils s’en passaient des belles.

                        Alors les petites escapades et les maladresses du petit nouveau, c’est de la petite bière à côté. Arrêter de lui chercher des poux dans la tête.

                        C’est un message subliminal mais à recevoir 5 sur 5 par tous ceux qui craignent les dossiers à ressorts, qu’ils soient de droite ou de gauche. A bon entendeur...

                         

                         


                        • Parpaillot Parpaillot 11 janvier 2008 18:14

                          @ Auteur :

                           

                          En complément à votre article sur le livre d’Eric Raynaud, on peut citer une autre source :

                          "Un temps de chien" d’Edwy Plenel edition STOCK

                          Edwy Plenel ancien rédacteur en chef du Monde … 

                          J’ai lu ce livre récemment. Edwy Plenel y retrace les rapports que Mitterrand entretenait avec la presse. « Les chiens », comme les appelaient Mitterrand, ce sont les journalistes. Dans son livre, Edwy Plenel évoque cette affaire de suicide et il le fait avec pudeur selon moi. Il évoque également Roger-Patrice Pelat ami proche de F. Mitterrand, qui aurait octroyé le prêt à P. Bérégovoy, ainsi que le suicide de François de Grossouvre, responsable des chasses de l’Elysée, lui aussi ami de longue date de « Tonton », … 

                          Je n’ai pas d’autres commentaires à faire, sauf qu’il est de bon ton de revenir sur certaines affaires tragiques et mystérieuses, surtout lorsque celles-ci éclaboussent des gens importants. Cela fait vendre ! 

                          Dans la même veine, on pourrait citer également les assassinats de Kennedy, de Olof Palme en Suède, le meurtre du banquier Edouard Stern, le suicide de Robert Boulin, les attentats du 11 septembre 2001 à New-York, etc. 

                          Cordialement !


                          • adeline 11 janvier 2008 18:44

                            Je suis d’accord avec "Parpaillot" (j’en suis une aussi en passant)

                            Le crime de pouvoir n’est pas de gauche ou de droite il est "du pouvoir"

                            Point barre


                          • Le péripate Le péripate 11 janvier 2008 18:46

                            On a toujours su qu’il y avait deux balles. Étonnant ce journaliste qui prétend découvrir ce fait par une photo, comme si ça avait été caché. A l’époque le fait avait été longuement discuté. Bien que rare, ce n’est pas impossible. D’autre part, le suicide est une cause fréquente de mort dans la population en général, pourquoi les politiques y échapperaient ?

                            Il semble que personne ici ne se rappelle la violente campagne orchestrée contre Bérégovoy, cet ancien ouvrier y a certainement été sensible.

                            Et quel genre de secret pour que l’on l’assassine ? Cette thèse mérite d’être un peu plus étayée.


                            • Jocrisse Jacques 11 janvier 2008 22:10

                              Il semble que personne ici ne se rappelle la violente campagne orchestrée contre Bérégovoy, cet ancien ouvrier y a certainement été sensible.

                              Si vous lisez sa bio, vous verrez qu’il n’a pas été ouvrier longtemps. Pour arriver jusqu’à la fonction de premier ministre, il a dû en piétiner du monde . Sa sensibilité, il s’était surement assis dessus depuis quelques dizaines d’années. Et puis dans ce milieu, pas de sensiblerie possible, sinon on reste conseiller municipal de son village !

                              C’est plutot la trouille et la découverte du pot aux roses (? ??) qui le rendait dépressif.


                            • TALL 11 janvier 2008 19:23

                              Bon, soyons sérieux 1/2 seconde. Quel est l’imbécile qui va tirer 2 balles dans la tête de sa victime s’il veut déguiser ça en suicide, hm ?

                              Allez, bon we et à lundi smiley


                              • batarddelarépublique 11 janvier 2008 21:28

                                exact mon cher watson le poison est beaucoup plus éfficace !

                                surtout pour un homme de son rang.


                              • elateolibre 12 janvier 2008 02:29

                                @ Tall

                                C´est sûr, Certainement que c´est Béré lui même qui s´est tiré 2 balles dans la têtes pour déguiser son suicide en assassinat.

                                Certainement un imbécile ce Bérégovoy, pas comme Tall

                                 

                                 

                                Michel Maugis


                              • TALL 12 janvier 2008 11:21

                                S’il y avait 2 balles dans la tête, il y aurait 2 trous dans le crâne. Pourquoi ne l’a-t-on jamais exhumé alors ? C’est facile à vérifier. Il y aurait donc un grand complot du silence avec l’accord de Mitterand, puis Chirac, et maintenant Sarko ? Rien que ça ?


                              • morice morice 11 janvier 2008 22:34

                                "François Léotard"... a d’autres casseroles derrière lui. Dans l’affaire Anne Piat en particulier... Il est vrai aussi que Lucet est un superbe cas d’espèce !!


                                • Crapulox 13 janvier 2008 11:58

                                  Vous parlez de Léotard, Morice ?

                                  D’Arreckx peut-être aussi ?

                                  Intéressez vous à "l’histoire" d’un dénommé Aymeric Simon-Lorière................................

                                  Je l’ai bien connu, mon fils porte son prénom.

                                  Un grand Monsieur. Trop grand.

                                  Deux balles aussi à l’époque. Mais dans ces cas là l’explkcation est toute trouvée. Les nerfs peuvent faire appuyer deux fois sur la queue de détente. Si si !


                                • tvargentine.com lerma 11 janvier 2008 22:57

                                  Vous dites "La droite a emporté les élections législatives à l’issue d’une campagne féroce pendant laquelle les médias qui lui sont favorables ont multiplié les attaques personnelles mettant en cause l’intégrité d’un Premier ministre "

                                  Vous oubliez tout simplement l’histoire.

                                  La politique d’Edith Cresson et de Bérégovoy avait entrainé une recession économique,couplé aux detournements de fond public impliquant des "socialistes" et avec la cerise de l’affaire URBA

                                  C’est une période que les informaticiens se rappellent car c’est la pire récession que nous avons connu à ce jour ,car il n’y avait PLUS DE BOULOT = RIEN

                                  Mais dans d’autres professions c’etait pire,sans parler des déficits (SECU 100 milliard de francs et Air FRANCE en faillite avec 20 milliards de dettes.

                                  La pire période de la France

                                  Ne jamais oublier l’histoire dans son ensemble,car votre théorie c’’est vraiment du bidon


                                  • moebius 11 janvier 2008 23:15

                                    ..pour moi c’est le sentiment d’avoir "trahis" qui a tué Bérégovoy ce sentiment dépasse le cadre stricte de la motivation politique. La trahison c’était pas rien dans cette gauche là et qu’elle en ait fini avec ça est peut etre une bonne chose. Se rapeler de la phrase de Mitterrand "on ne se suicide pas pour des raisons politiques ça n’en vaut pas la peine" (pas sure ici de la citation exacte mais l"esprit y est)

                                     


                                    • moebius 11 janvier 2008 23:28

                                       alors recession économique ou pas laissez lui la liberté de cette acte. Qui se suiciderait en effet pour un point de croissance ? Bérégovoy a peut etre du comprendre dans sa dépression ou sa fatigue que le monde n’était pas si bien organisé que ça, ses tentances paranoides ne l’on pas protégés du chaos. Cette interpretation ne regarde évidemment que moi


                                    • moebius 11 janvier 2008 23:32

                                      ..et qu’un politique se liquifie sous nos yeux est une chose tellement rare que...


                                    • moebius 11 janvier 2008 23:34

                                      ..ça peut faire un petit succes de librairie

                                       


                                    • moebius 11 janvier 2008 23:35

                                      ..mais au fond hein ! au fond qu’est ce qui le rendait si triste ?

                                       


                                    • Christoff_M Christoff_M 12 janvier 2008 06:03

                                       Nous avions deja eu une mort douteuse sous Giscard..... la meme chose se reproduit sous Mitterrand avec Beregovoy, le meme ministre sali de la meme maniere avec une opération immobilière bricolée pour le faire tomber dans un traquenard.... memes méthodes utilisées, agendas de rdv introuvables, meme type de doutes sur des sucides maquillés.... intervenant comme par hasard ou moment de gros contrats d’armes ou de produits pétroliers...... juste derrière surgit l’affaire Schuller Maréchal avec un gros lot de personnalités de la politique française mis en examen et relachés !! dont bizarrement les noms réapparaitront au pouvoir en 2002 puis sous Sarkozy !!

                                       Nous avons l’habitude motus et complicité de la presse aux ordres dans notre chère démocratie et de temps en temps un journaliste qui se pose des questions et preche dans le désert, style affaire Clearstream !! les protagonistes apres une mise à l’écart des médias, reviennent bizarrement à la surface sans aucun problème.... après un blanchiement de leur profil opéré par le temps et l’oubli.... les lecteurs français ont étonamment peu de mémoires.... pour ceux qui voudraient se remémorer des affaires enterrées je vous conseille le site de Denis Touret, bien sur la lecture entre les lignes d’Agoravox et un livre : "Trois secrets d’états" qui montre comment nos politiques français, de tous bords, pratiquent l’enterrement ou le déguisement de faits importants.... vous remarquerez que nous n’entendons jamais parler des agissements de nos services spéciaux contre les musulmans et les supposés terroristes arrétés sur notre territoire...

                                       "Enquète sur trois secets d’Etat" Jacques DEROGY, Jean Marie PONTAUT....

                                       Site de Denistouret.net au sujet de toutes les affaires judiciaires françaises dont l’affaire Schuller Maréchal

                                       Et évidemment tout ce qui concerne l’affaire Boulin affaire entourée par la droite tradi comme la précédente étouffée sous le clan Chirac Pasqua.... mais Mitterrand n’était pas mal non plus avec un nombre de suicidés record autour de lui pour ne citer que Beregovoy, De Grossouvre et la mort suspecte de Jean Edern Hallier, entre autre.....


                                      • elric 12 janvier 2008 12:13

                                        la thèse de l’assassinat est possible,bien que je n’y croit pas trop,mais la thèse du suicide est plausible, ça peut arriver à tout le monde de péter les plomb y compris à un homme politique.Pour les deux balles,dans le cas du suicide,techniquement c’est possible si il a utilisé un automatique,un spécialiste en armes pourra vous le confirmer


                                        • elric 12 janvier 2008 12:15

                                          Si il a utilisé un révolver,par contre,là on sera en droit d’avoir des doutes


                                          • poussant 12 janvier 2008 13:48

                                            lisez le livre du juge joly ( est ce dans ce monde que nous voulons vivre) le reste ...de la branlette intello !!

                                             


                                            • tvargentine.com lerma 12 janvier 2008 13:53

                                              Béré avait le MOI tellement développé que cela la tué quand les français ont rejeté sa politique économique qui n’etait qu’une politique de droite ringarde

                                              Regardons son bilan ,il est catastrophique et ils semblent que grand nombre d’hommes politiques n’ont pas voulu faire le proces de Béré après son suicide.

                                              Une vraie faillite d’une politique ultra liberale qui se prétendait de gauche !

                                               


                                              • Berzingue on the zinc 12 janvier 2008 16:12

                                                Voici la première interview radiophonique de l’auteur...

                                                http://www.radiovraimentlibre.com/emission-53.html

                                                 

                                                 


                                                • Eric Raynaud 12 janvier 2008 18:56

                                                  Bonsoir à tous,

                                                  Je constate avec un plaisir non dissimulé - mais honnêtement sans surprise - que Pierre Bérégovoy, l’homme, et son assassinat, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, suscitent toujours autant d’intérêt près de quinze ans après.

                                                  Je suis Eric Raynaud, l’auteur du livre en question. Je suis aussi un fidèle visiteur d’Agoravox, et depuis longtemps... J’ai été très pris ces derniers jours, et je ne constate qu’aujourd’hui qu’un débat très fourni et très intéressant s’est installé sur le papier d’Henry Moreigne. Je compte bien y apporter ma contribution, et également un certain nombre de réponses à des questions qui sont posées ici.

                                                  Je le ferai dès demain a priori, lundi au plus tard. En espérant apporter mon éco - et pas mon ego... - au débat. Il n’y a guère plus que sur des sites comme Agoravox que cela est devenu possible...

                                                  A très bientôt donc,

                                                  Eric Raynaud.


                                                  • Philippe Vassé Philippe Vassé 13 janvier 2008 01:40

                                                    A Eric Reynaud,

                                                    Je vous sais d’abord gré de venir sur ce fil relatif à votre livre. Du point de vue citoyen et de l’information, qu’un auteur de livre veuille débattre avec ses lecteurs ou même avec des simples citoyens, qu’ils partagent ou pas ses hypothèses, est une excellente démarche qu’il convient de saluer.

                                                    Il y a quelques mois, évoquant sur Agoravox les divers aspects du dossier d’enquête sur les ventes d’armes françaises à Taiwan, j’avais été aussi intrigué par plusieurs courriels reçus à titre personnel d’acteurs, connus ou moins connus, de ces dossiers qui émettaient des doutes très motivés sur la thèse du suicide de Pierre Bérégovoy. Certains rattachaient même clairement la mort de cet homme à la série de décès suspects qui a scandé le dossier dit, par simplification, "des frégates de Taiwan", mais qui concernent autant les missiles MATRA que les Mirage 2000 que les navires eux-mêmes, sans parler des ventes non-déclarées pendant et depuis lors, passées par un pays tiers d’Afrique.

                                                    N’étant ni policier, ni juge, ni médecin autopsiste, j’écoute les arguments des uns et des autres, observe avec attention les faits avérés soumis au public et essaie de réfléchir à partir de tout cela.

                                                    De tout ce dont je dispose comme information pour l’heure, il me semble que deux choses essentielles sont à retenir :

                                                    1) - la période pendant laquelle Pierre Bérégovoy fut Premier Ministre est celle où se nouent tous les liens qui ont amené aux formidables contrats d’armements cités ci-dessus et donc les relations privées entre personnes qui ont abouti à la répartition de gigantesques commissions et rétro-commissions. On est aussi sous l’époque Eltsine où une mafia russe oligarchique se crée et s’enrichit de manière frauduleuse de manière quasi-exponentielle en bradant et liquidant les bases industrielles de l’ex-URSS. Ces formidables mouvements financiesr mafiaux et ilélgaux ont conduit à de fortes turbulences bancaires, en France et dans le monde, et à des enrichissements spectaculaires. Ces évènements ont eu des conséquences dans les finances publiques et dans la gestion même de l’Etat. Certains y voient à juste titre sur le plan des faits une situation délétère du pays à de nombreux niveaux, mais il serait prudent de ne pas reprocher à un seul homme la responsabilité des actes de nombreux autres qui ont abouti à ces déboires de l’époque, comme il serait judicieux de ragarder le contexte international qui prévaut de façon plus globale, et non pas seulement avec une vue franco-française.

                                                    2)- Pierre Bérégovoy avait en effet publiquement déclaré qu’il entendait lutter contre la corruption dès son entrée en fonction, ce qui sous-entendait qu’il avait en mains, plus ou moins, des informations fiables sur les réseaux de corruption au sein de l’Etat et du monde économqiue, que les acteurs de ces réseaux soient du PS ou d’autres partis politiques, ou extérieurs au monde politique. D’un certain point de vue, il semblerait qu’il ai cru ou pensé que le Président Mitterrand l’avait choisi entre autres choses pour assumer cette tâche de remise sur pied des valeurs publiques au sein d’un Etat où, déjà, intérêts privés et postes publics se mêlaient, s’échangeaient et se mélangeaient, avec les conséquences vues plus tard : Crédit Lyonnais, autres affaires de corruption politique, affaires ELF, URBA, mafia varoise, etc....Il paraîtrait donc que Pierre Bérégovoy ait alors pris la mesure des choses et que la corruption au sein même de l’Etat mitterrandien n’était pas un accident de parcours ou le faits de quelques personnes malhonnêtes, mais que le mal était partout, esaimant des sommets de l’Etat vers la société dite civile.

                                                    Il résulte de ceci que la réaction la plus douteuse en termes de sincérité à l’enterrement de Pierre Bérégovoy a été celle de François Mitterrand avec sa phrase haineuse CONTRE les journalistes qualifiés de "chiens". Certes, le cynisme de François Mitterrand était habituelle, mais là, il avait été jugé excessif par beaucoup. Comme s’il avait voulu bien "montrer" du doigt des responsables présumés de la mort de son "ami", alors qu’il savait bien que ce la n’était pas et ne pouvait être le cas.

                                                    De fait, dans cette affaire Bérégovoy, comme dans d’autres, le sentiment qui en ressort est celui d’un dossier mal géré, dans la hâte, dans les contradictions, comme si on voulait effacer les traces d’un acte dont on aurait eu peur de connaître les dessus qui auraient alors ouvert une boîte à Pandore.

                                                    Car, à droite et à gauche, dans les milieux politiques et économiques, nombreux furent, sous les signes hypocrites de deuil et d’affliction, celles et ceux qui étaient probablement soulagés du décès de celui qui avait annoncé q’il allait terrasser la corruption.

                                                    La vérité se heurte ici à deux barrières de nature fort différente :

                                                    a) celle des opinions partisanes cherchant à attaquer un camp oun un autre, ou pire, des citoyens qui se disent simpleent "ils sont tous pourris", donc ne cherchons pas à éclairer les faits et à défendre ce faisant la République et l’état de droit avec ses libertés.

                                                    b) celle des personnes dans les cercles de pouvoir qui ont partie liée avec les réseaux de corruption de cette époque, qui se sont enrichies avec l’argent des grands contrats industriels et d’armement, voire avec des partenariats camouflés avec la mafia russe du moment, mais aussi pour certains, avec les dirigeants chinois avec l’ouverture au capitalisme de la Chine.

                                                    Il arrive parfois que des petits rayons de lumière filtrent sur ces réseaux financiers douteux. Ainsi, le 4 février 2008, au TGI de Paris, s’ouvre le procès d’un réseau financier de blanchiment d’argent illégal dit "Affaire du Sentier 2" dans laquelle est mis en examen le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, celu-là même qui fut Directeur du Budget et coordonnateur à ce titre des commissions "légales" à l’époque versées pour les premiers dossiers de vente avec Taiwan.

                                                    Un hasard intéressant qui devrait attirer l’attention des journalistes d’investigation qui souhaitent apprendre et comprendre...

                                                    Bien cordialement,

                                                     

                                                     

                                                     

                                                     

                                                     

                                                     


                                                  • non666 non666 14 janvier 2008 13:56

                                                    Si c’est une execution et que l’autopsie a dit le contraire : c’est une affaire d’Etat et seul le president de l’epoque (Mitterand) a pu l’ordonner et la relance de l’affaire ne peux avoir qu’une seule source : la presidence actuelle !

                                                    Si cela n’en est pas une et que l’affaire rebondit, cela ne peut avoir qu’une seule cause et un seul beneficiaire : la presidence actuelle qui a interet, au moment ou les promesses apparaissent comme n’engageant que ceux qui y ont cru, a montrer qu’en face ausi, on aurait caché des chose...

                                                    Bref comme dans toute affaire policiere, la question " "a qui profite le crime ?" resout de nombreuses affaires mediatiques


                                                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 janvier 2008 14:35

                                                      NON 666,

                                                      Votre sentiment est certes légitime, mais au vu des éléments qui forment le contexte de la mort de Pierre Bérégovoy, et si l’enquête était réouverte et aboutissait à valider la thèse de l’assassinat, il n’est pas certain que le Président actuel en tirerait un quelconque bénéfice.

                                                      L’inverse pourrait même être plus que probable. Les affaires de la BERD, les contrats de ventes d’armes à Taiwan avec leurs milliards de $ de rétro-commissions, le scandale du Crédit Lyonnais, les suites des dossiers ELF, et j’en passe sont de nature à toucher l’ensemble de la classe politique française, de droite à gauche et, pour être un peu caustique, inversement.

                                                      N’’oubliez pas que Nicolas Sarkozy fut Ministre du Budget lorsque certaines affaires douloureuses explosèrent- (tiens, c’est intéressant de le noter-et qu’à ce titre, comme son prédécesseur Charasse et son Directeur du Budget, Daniel Bouton, il ne peut pas ne pas savoir ce que faisait son administration et où allaient les commissions "légales" des gros contrats d’armements.

                                                      Du fait que ces dossiers colossaux ont été "gérés" par les divers partis politiques dits "institutionnels", on peut en déduire que le dossier du décès Bérégovoy est une boîte de Pandore pour toute la classe politique et les milieux d’affaires.

                                                      C’est d’ailleurs pour cette raison essentielle que PERSONNE ne demande ou ne fait campagne pour la réouverture de l’enquête. Comme les yeux ont été fermés sur d’autres décès surprenants depuis des décennies.

                                                      Comme chacun le sait d’après les faits publics, la corruption, les mensonges, les pratiques illégales existent et ont existé tant à droite qu’à gauche et dans les milieux d’affaires.

                                                      Dire cela est une banalité. Mais, il est parfois sain de bien le souligner car la vertu civique publique n’a dans le classe politique que fort peu de défenseurs affichés et revendiqués.

                                                      Il suffit de savoir quels sont les politiques qui ont signé ou REFUSE DE SIGNER la Charte d’Ethique anti-corruption d’ANTICOR. Tout est dit avec cette si petite liste !

                                                      Bien cordialement,

                                                       

                                                       


                                                    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 14 janvier 2008 14:18

                                                      Ce qu’il y a encore d’étrange dans la mort de Bérégovoy, c’est que la musique qu’il avait choisie pour ses obsèques était un des morceaux figurant sur un disque édité par la SERP, société appartenant à Jean-Marie Le Pen.


                                                      • non666 non666 15 janvier 2008 13:02

                                                        La Serp ayant edité aussi bien les chants de l’armée rouge que ceux des milices fachistes , je ne comprends pas bien le message.

                                                        La Serp a été aussi recompensé pour avoir longtemps ete la seule société a diffusé des discours "historique".

                                                        Ce qui est curieux, c’est que les chantres du devoir de memoire ont toujours une volonté de sauver l’Histoire a sens unique.

                                                         Bref on peux aimer les musiques exotiques et etre socialiste.

                                                        Je suis meme persuader qu’il existe des trotskistes qui aiment Wagner, meme si c’est politiquement très incorrect !

                                                        J’ai meme entendu dire( mais chut , ne le repetait pas) qu’il y avait des gens de droite qui ecoutaient Maxime le forrestier, ou Ferrat...incroyable non ?


                                                      • Michel Frontère Michel Frontere 14 janvier 2008 22:10

                                                        Cela fait des années que l’on spécule, ici ou là, sur “l’assassinat” de Pierre Bérégovoy. A titre personnel, je n’y crois pas, je pense qu’il s’est suicidé à la suite d’une profonde dépression nerveuse.

                                                        Un ami nivernais, adhérent du P.S., m’expliquait à l’époque que, dans les réunions de la fédération socialiste début 1993, Pierre Bérégovoy apparaissait absent, la tête souvent entre les mains. Je l’ai connu personnellement dans les années quatre-vingt, je l’ai rencontré ou croisé une demi-douzaine de fois : mon sentiment c’est que c’était quelqu’un de fragile qui portait une félure en lui.

                                                        D’ailleurs, il existe un livre sur le sujet : Les liaisons dangereuses de Pierre Bérégovoy édité chez « Plon », qui démontre qu’il a payé très cher psychiquement le fait d’avoir transgressé les frontières de classe, lui qui était d’origine modeste et n’avait en poche qu’un C.A.P. !

                                                        Il avait le sentiment qu’on le prenait de haut. Qu’on se souvienne de la réflexion d’un politique (j’ai oublié lequel) sur ces chaussettes ...

                                                        Tout le reste me semble du mauvais roman.


                                                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 16 janvier 2008 13:12

                                                          Bonjour,

                                                          Je livre à la réflexion ce texte sur des documents qui peuvent susciter, à tout le moins, autre chose que des opinions personnelles.

                                                          Mais, il est vrai qu’il est plus facile de regarder ailleurs quand le cancer de la corruption corrompt aussi la démocratie et envahit la société en l’étouffant.

                                                          Bien cordialement

                                                           

                                                          ______________________________________________________________________ ___________

                                                          Frégates de Taiwan, les révélations des écoutes d’André Wang

                                                          Téléchargez ce document de 40 pages, daté de 2004 à 2005, dont les scripts des écoutes téléphoniques d’André Wang.

                                                          Le 19.10.06 www.geopolitique.com a obtenu les transcriptions des écoutes téléphoniques réalisées sur le personnage clé du dossier des frégates de Taiwan, André Wang, ainsi que les conclusions du procureur de Taipei accusant cet intermédiaire d’être à la croisée du schéma de corruption mis en œuvre dans ce contrat...

                                                          Ces pièces montrent comment, de manière concertée, André Wang (de son véritable nom Schuan-pu Andrew Wang), la direction de Thales et de hautes personnalités françaises ont déjoué les recherches du pôle financier du Tribunal de grande instance de Paris, menant ainsi à la récente décision des magistrats instructeurs.

                                                          Le 11 octobre, ces derniers ont en effet notifié aux parties la fin de leurs investigations sur ce contrat de 2,8 milliards $ signé en 1991 par Thomson CSF (aujourd’hui Thales) et la Direction des chantiers naval (DCN, le fabricant des frégates, propriété exclusive de l’État français au moment des faits) ; prélude à une ordonnance de non-lieu. 

                                                          La procédure judiciaire avait été ouverte en juin 2001 après la saisie en Suisse de 520 millions $ sur les comptes d’André Wang - l’homme qui avait rendu possible la signature du contrat - représentant a priori une large partie des commissions globales dégagées par la vente des frégates. Les juges cherchaient à identifier les bénéficiaires de retours sur commission qu’il aurait pu rétribuer à partir de ce pactole.

                                                          Les écoutes d’André Wang, que nous vous proposons de télécharger, ont été réalisées entre février 2004 et janvier 2005, à une période critique pour l’intermédiaire et ses partenaires. En effet, le procureur de Taipei venait alors de rendre ses conclusions (que nous avons joint au dossier numérisé), démontrant que la partie française avait amplement surfacturé la vente et mis en place un schéma de corruption géré – selon lui – par André Wang. 

                                                          Les pièces que nous mettons en ligne ici racontent d’elle-même comment les parties impliquées ont manœuvré pour s’assurer que les magistrats français n’obtiennent à aucun moment une coopération judiciaire avec Taipei en profitant du contexte historique – eu égard à nos relations avec la Chine, la France ne reconnaît pas l’État taïwanais. Ainsi, si les services judiciaires taïwanais et français possèdent chacun de leur côté les éléments du puzzle faisant défaut à l’autre, jamais ils ne doivent être en mesure de légalement les échanger.

                                                          Elles détaillent aussi le rôle de Jean-Claude Desjeux, haut cadre de Thales, chargé d’entretenir un contact discret et permanent avec André Wang, auquel il transmet des contacts supposés l’aider dans les négociations en cours. Ainsi, le 21 mai 2005, il lui communique un numéro de téléphone, identifié par les enquêteurs de la Gendarmerie comme attribué au Palais de l’Élysée

                                                          Elles évoquent les diverses initiatives des Français pour que jamais la Commission consultative sur le secret de la défense nationale n’autorise la déclassification des documents des douanes sur lesquels figure noir sur blanc la destination des commissions.

                                                          Enfin, elles esquissent l’avenir de ce dossier. Après la décision des magistrats du 11 octobre dernier, au regard de la loi française, les parties doivent être considérées comme absolument innocentes. Cependant, des pourparlers menés sous les auspices d’une procédure arbitrale privée, devraient conduire l’État français à reconnaître les sommes indûment payées par Taiwan. Et à les rembourser. Le procureur taïwanais chiffre le dommage à 1,4 milliard de Francs (à la date de la signature en 1991), auquel s’ajouteraient les intérêts.

                                                          À moins que le même procureur obtienne de la Suisse qu’elle restitue à son pays les 520 millions de dollars bloqués sur les comptes d’André Wang (il en a fait la demande le 6 septembre). Dans une telle configuration, l’amende versée par Paris serait revue à la baisse… Manière de montrer qu’il existe un lien entre les deux ?

                                                           Langue du document : français
                                                          Identification : sceau de la Gendarmerie, côte des pièces d’instruction, signatures


                                                        • Eric Raynaud 20 janvier 2008 10:27

                                                          Bonjour à tous,

                                                          J’avais promis de venir donner mon point de vue d’auteur, "au plus tard lundi", la semaine passée. Ce que je n’avais pas prévu, ou en tout cas pas à cette échelle-là, c’est qu’à partir du lundi en question, tôt le matin, j’ai été assailli de sollicitations de médias. Au point que j’ai pratiquement passé la semaine à satisfaire leurs demandes.

                                                          Probablement certains d’entre vous en ont-ils lu, vu ou entendu les sujets dans lesquels je suis intervenu. Tout a démarré ce lundi matin avec la parution d’un gros dossier d’Isabelle Horans, dans France-Soir, qui a valu à ce quotidien, m’a expliqué Gérard Carreyrou, la deuxième de ses plus grosses ventes historiques (derrière le divorce de l’imbattable Cécilia S.). Je vous donne cette info non pas pour me faire mousser, ce n’est vraiment pas le genre de la maison, mais pour bien montrer que 15 ans après, Bérégovoy n’est pas sorti du coeur des Français, et les conditions de sa mort non plus...

                                                          RTL, iTélé, Europe 1, l’émission de Ruquier sur France 2, C dans l’air avec Yves Calvi, France 3, etc : la semaine a été agitée. Je ne peux pas, toutefois, oublier que c’est la station Radio Vraiment Libre http://radiovraimentlibre.com/ qui a été la première à consacrer un long sujet à mon livre. Je ne peux d’ailleurs que conseiller aux habitués d’Agoravox de s’y rendre régulièrement : avec peu de moyens, ceux qui s’y consacrent font réellement du bon boulot en toute indépendance, et le nom qu’ils ont choisi est amplement justifié. ce lien : http://tv.jubii.fr/video/iLyROoaftNBc.html est également très intéressant à mon sens. Il s’agit de rushes d’un reportage de France 3, non utilisés, qui contiennent un certain nombre d’infos qui n’ont pas toutes été diffusées par les médias.

                                                          Pour revenir à nos moutons, donc, je pense que la plupart d’entre vous ont pu connaître le sens de ma démarche et le travail que j’ai effectué durant cinq ans pour cette enquête.

                                                          A mon compatriote Henry Moreigne - avec le nom que je porte, comment aurais-je pu naître ailleurs qu’à Clermont-Ferrand ???  -, qui a lancé le débat très opportunément, je tiens à dire en toute amitié que non, il n’y a pas de business ou de stratégie dans la date de sortie de ce livre. En fait, il devait paraître en novembre 2005, pour les 80 ans de la naissance de Béré, chez un autre éditeur. Qui en a bizarrement retardé la date de parution deux fois, avant que je me fâche et que je reprenne mes droits. "On" lui avait visiblement conseillé de renoncer à son projet, ce qui n’est pas une exception dans l’édition non plus... Dans la même veine, je ne vais pas vous parler de la presse d’aujourd’hui, car je n’aime pas m’énerver...

                                                          Pour ce qui concernerait une parution disons "politique", la réponse est donc évidemment non. Ni la droite ni la gauche ne sont à l’abri de retombées éventuelles. Mitterrand commanditaire ? Je n’y crois pas un instant. En revanche, il y avait autour de lui quelques personnes qui avait un intérêt particulier à ce que Bérégovoy ne balance pas les corrompus - car c’est ce qu’il s’apprêtait à faire et c’est de cela qu’il est mort -, tout comme il y en avait quelques-uns du côté de Chirac, et encore dans la société civile, dans des sociétés et pour des contrats qui sont largement évoqués sur ce site. Dans mon livre, tous sont dans le même panier. On va dire que c’est une "oeuvre collective"...

                                                          En ce qui concerne l’histoire des deux balles, elle est très simple. Béré n’a pas utilisé l’arme de son garde du corps, un 357 magnum. La version officielle explique qu’il s’est tiré une balle dans la tempe droite, ressortie par la tempe gauche. Dans ce cas, avec ce type d’arme, l’orifice de sortie aurait dû être de 80 à 100 mm, c’est à dire un diamètre supérieur à celui d’une boule de pétanque... Or, la photo montre très bien que la tempe gauche est intacte... Cherchez l’erreur... La photo montre également un impact de balle exactement au sommet du crâne, et un filet de sang qui coule sur la nuque et le cou de Béré... Moralité : Pierre Bérégovoy a pris deux balles (les témoins auditifs ont tous entendus deux détonations) de petit calibre dans la tête. Alors effectivement, avec un automatique, même si c’est rare on peut se tirer deux balles en raison de la crispation du doigt sur la queue de détente. Mais certainement pas une dans la tempe, PUIS une au sommet du crâne...

                                                          Michel Frontere, également en toute tranquillité de débat, j’ai aussi connu Bérégovoy de près, de très près même, de 87 à 93... Et je connais très probablement votre ami de la Nièvre... Le livre que vous évoquez, Les liaisons dangereuses de Pierre Bérégovoy , est celui de Charles Villeneuve. Je ne souhaite pas polémiquer sur cet ouvrage, mais le même Charles Villeneuve, dans le France Soir du 14 janvier, explique que "Bérégovoy s’était loupé", et "qu’il n’était pas mort" à l’arrivée des secours. Or, les premiers pompiers sur place ont dû pratiquer un massage cardiaque d’un quart d’heure au moins sur Béré : le coeur s’était arrêté. De plus, je cite dans mon livre le témoignage d’un médecin neversois de haut niveau - il a donné la même version par écrit à la DCRG - selon lequel Béré était décédé, à Nevers donc, lorsque l’hélicoptère le transportant a décollé pour Paris... Charles Villeneuve explique également qu’ "aucun organe vital n’était touché" dans le même France Soir. Je vous rappelle la version officielle servie en 1993 : "une balle de 357 magnum est entrée par la tempe droite, avant de sortir par la tempe gauche, selon une trajectoire légèrement ascendante"... Elle a traversé le cerveau qui n’est donc pas, selon Villeneuve, un organe vital ??? Je vous laisse méditer, mais en toute sympathie, rassurez-vous, sur ces données et sur les écrits de Charles Villeneuve... Et aussi vous poser la question de savoir où se trouve le "mauvais roman" auquel vous faites allusion.

                                                          J’ai déjà fait assez long, les médias ont parlé de mon ouvrage, et le buzz est énorme sur le net, avec énormément d’infos, aussi je vais arrêter là ma contribution.

                                                          Non sans inviter les internautes de passage, toutefois, à relire avec beaucoup d’attention les posts de Philippe Vassé, qui a absolument tout compris. Il faudra d’ailleurs que nous nous parlions un de ces jours, Philippe, si vous le voulez bien...

                                                          Les posts de Deneb sont également très intéressants et plein de bon sens, ainsi que ceux de Geko et Maxim.

                                                          Je laisserai le mot - remarquable - de la fin à Deneb : "Le pouvoir corrompt et nul n’est assez fort pour resister completement à cette ivresse." Tout est dit...

                                                          E.R.


                                                          • Jean-Charles DUBOC Jean-Charles DUBOC 8 février 2008 22:50

                                                            Pierre Bérégovoy était un brave homme qui a eu le tort de faire confiance à des loups.

                                                             

                                                            Il avait une petite chaumière à Saint-Martin-aux-Buneaux, près de Fécamp, en Seine-Maritime, un petit village normand d’où est originaire ma famille, et toutes les personnes avec qui j’ai pu parler de lui louaient sa simplicité, et son humanité.

                                                             

                                                            A-t-il été suicidé pour d’obscures raisons d’Etat ?.... Personnellement je le pense, car il ne pouvait plus supporter le niveau de corruption de la Mitterrandie qui avait atteint un niveau que les Français sous-estiment gravement.

                                                             

                                                            A-t-il été informé du détournement des indemnités de la guerre du Golfe, par François Mitterrand, et qui se monte à près de 3,5 milliards de dollars ?...

                                                             

                                                            Ce détournement de fonds public est maintenant largement connu sur Internet :

                                                             

                                                            http://www.planete-ump.fr/t602-D%C3%A9tournement-des-indemnit%C3%A9s-de-la-guerre-du-Golfe-90-91.htm

                                                             

                                                            C’est tout à fait possible, car il ne pouvait pas ignorer, de par ses fonctions, une telle infamie, une telle trahison envers nos militaires et les citoyens.

                                                             

                                                            Ainsi, mon sentiment est que Pierre Beregovoy s’est vraisemblablement  révolté contre ce détournement de fonds considérable, inadmissible pour l’honnête homme qu’il était, et qu’il a payé cette révolte de sa vie.

                                                             

                                                            Si cela est confirmé, les socialistes, les vrais, devront un jour lui rendre hommage.

                                                             

                                                            Jean-Charles Duboc

                                                             


                                                            • Marquis58 27 février 2008 21:02

                                                              Bonsoir a tous,je suis tout nouveau ici,je me presente,je m’appelle Bernard,je vais bientot avoir 40ans et je suis de la Nievre.Hier soir j’ai lu avec passion le debat sur la mort de Monsieur Beregovoy et je me suis inscrit.Je souffre de depression depuis la puberté,je me fais soigner et je vous voudrai,avec votre accord aborder ce sujet sous son aspect psychologique.Un depressif pense a la mort tous les jours sans pour autant avoir envie de se la donner,je suis sous anxiolityques et antidepresseurs et je suis suis suivi par un specialiste,Monsieur Beregovoy l’etait-il ? Pour ceux qui ne savent pas,les envies de "se foutre en l’air" se ressentent le matin avant la premiere prise de son traitement,notre ex premier ministre etait il suivi par un medecin ? L’apres midi,on est bien,le soir c’est la nostalgie accompagnée de melancolie.J’ai lu le livre de Eric Raynaud,ensuite ce fut le tour de ma compagne de le lire,elle m’a posé cette question derangeante,tu aurais ete a sa place,tu aurais fais quoi ? Je connais tres bien l’endroit ou il a disparu,c’est un endroit tres(trop) fréquenté,a sa place j’aurais choisi le palais duccal,une chambre d’hotel mais pas le bassin de la jonction,ya du monde la bas !!!! Et je l’aurais fait le matin,quand les medocs de la veille ne font plus effet.Je ne connais pas les armes,si j’avais etais un Beregovoy,je m’en serais proccurée une ou j’aurais avallé tous mes medicaments loin ,tres loin de ceux que j’aime.Comment a t-il pu "chipper" le magnum "oublié" par son garde du corps ? Imaginez la scene,Beregovoy dit a son chauffeur : "Regarde une mouette" ! Et hop le gros Magnum de 1.5 kg est dans sa poche,pffff ... Grotesque.Monsieur Beregovoy,ce 1er mai,un dossier explosif,il avait RDV pour une transaction,un echange,il eloigne ses deux chiens de garde mais il il y a 1 troisieme homme,il n’y aura pas de negociations,Berogovoy est retrouvé bien allongé,sagement,sur le dos,les bras le long du corps,comme un bon suicidé,presque sur la place publique,pour ceux qui ne connaissent pas le lieu de sa mort.Je suis ouvert a toute critiques et a toutes questions,a bientot.

                                                               

                                                               

                                                               


                                                              • Marquis58 29 février 2008 20:25

                                                                Oups,j’ai gaffé,je croyais que le sujet etait encore ouvert et qu’il y avait encore du monde sur ce forum,sorry,bye bye !

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