• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > La Vulgate marxiste - c’est-à-dire antimarxiste

La Vulgate marxiste - c’est-à-dire antimarxiste

Tu entends Marx, et tu dis oh my God ! Soviets ! Lenine ! Staline ! USSR ! Totalitarianism ! etc. Sous un angle, tu n'as pas tort, mais Marx est au bolchévisme ce que Nietzsche est au nazisme : un contresens. En effet, la Russie des tsars alors, celle qui fit la révolution rouge d'Octobre 1917, ne dispose d'aucun prolétariat ou presque. C'est-à-dire que sa population est massivement agro-impériale, ne disposant pas des conditions nécessaires à tout prolétariat, à savoir : l'industrialisme, et éventuellement sa version édulcorée avec secteur économique tertiaire (services, managements) excroissant en secteur économique quaternaire (publicités, communications).

Educlorés (le tertaire et le quaternaire, dans lesquels nous vivons), parce qu'ils sont oublieux des conditions matérielles de leur subsistance, soit donc évidemment le secteur économique primaire (agricole, horticole) d'une part, comme toujours ... mais donc le secteur économique secondaire (ateliers, industries). Or, la Russie des tsars alors (collection printemps-été 1917) était dominée par le secteur primaire, quand le marxisme (avec Friedrich Engels) prophétisait pour des sociétés au secteur secondaire fort telles que l'Allemagne, avec ou sans édulcoration tertiaire-quaternaire.

Mais d'ailleurs, le secteur secondaire est aujourd'hui si puissant, avec le machinisme ingénierique courant vers les IAs androïdes, qu'il absorbe assez sûrement le secteur tertiaire-quaternaire : par exemple, la recherche d'information : les moteurs de recherche informatiques ont remplacé bien des secrétaires, archivistes, documentalistes et bibliothécaires (sans parler de toutes les espèces de distributeurs et autres consoles). Apparemment, les géants du web sauraient mieux que nous-mêmes ce que nous cherchons, pour dire ... enfin, je ne fais que rapporter les discours technoprogressistes ! ... Bon.

Marx donc, c'est vulgairement le marteau et la faucille, qui historiquement sont eux-mêmes des contresens symboliques, car on voit mal les machines productiques tenir un marteau ou une faucille : les ingénieurs y intégreront bien plus certainement des presses, des pilons, des hachoirs, j'en passe et des meilleures sidérurgiques en dessin industriel.

Mais Marx, c'est aussi bien entendu cette idée de lendemains qui chantent, dit-on, forcément, lorsque "le communisme" adviendra (qui donc ne peut pas avoir été le soviétisme, comme on a vite vu, et a fortiori le maoïsme chinois - de ce que Mao fit faire "la révolution" à une région du monde médiévale encore ! et puis, si vous pensez à Guevara ou Castro, veuillez considérer une seconde les Amériques centrales et latines, dans les années 60 : vous me direz ensuite si elles étaient industrielles comme on se le représente bien métalliquement ; bref, la prophétie communiste a séduit de vils ambitieux, qui voulaient le pouvoir facilement dans des régions où c'était envisageable, à cause de l'ignorance ... encore que la Russie échappe à ce modèle, mais que Lénine s'arrogea la révolution d'Octobre 1917, au même titre que la bourgeoisie française mit le grappin sur la Révolution française de 1789). Je disais donc que le marxisme, avec sa prophétie communiste, est associé à des lendemains qui chantent.

Mais le problème c'est que Marx exaltait le travail, non seulement comme propre de l'Homme, mais comme activité par laquelle l'Homme s'humanisait en humanisant le monde, soit donc que la violence relative du travail - du travail que l'Homme impose à "la nature, l'environnement, le monde, la Terre", avec impact sur les écosystèmes - la violence relative du travail est un bien, et que n'est un mal que le travail aliéné par un exploitant étranger à la tâche (le capitaliste, et actuellement sans conteste : le rentier actionnaire plaçant ses comptes off shore).

Le travail, l'activité pénible mais constructive, est nécessaire et sain, encore que Marx ne cracha pas sur le machinisme comme médiateur et soulageur du travail, si seulement tel Homme en maîtrise tout le processus - soit donc qu'il n'y ait pas un capitaliste pour le rentabiliser, mais que la machine lui appartienne, à lui et à ceux qui la nécessitent communément, jusqu'au produit fini et sa commercialisation. C'est le communisme, qui se rapproche assez bien d'une économie de petits commerces améliorés, dans son genre. Société de bien-vivre avant tout, un peu comme le vante le buen vivir latino-américain. Évidemment, si la machine vient à remplacer androïdiquement l'Homme avec ses IAs, ça pose aussi question.

Je veux dire que tous les beatniks, tous les hippies, tous les deep ecologists, tous les new agers de nos mondes trop heureux pour être vrais, n'ont absolument rien carré au marxisme. Marxisme qui, plus intimement et plus profondément, se présente au-delà comme une théorie pratique des choses en train de se faire comme elles se font, et qui tirerait profondément vers tout le positivisme de nos sciences contemporaines, s'il ne cherchait pas encore à en refaire - après analyse - un rendu synthétique dans la pratique de son objet telle qu'elle se pratique. Ouf.

Ce qui est, concrètement, faire sauter l'échelon potentiaire ingénierique (les ingénieurs sont de grands enfants corporatistes, sous cet angle*), mais bel et bien s'adonner à une sociologie scientifique, méthode d'un "matérialisme dialectique" éminemment vivant, proprement utile aux acteurs sociaux : toute une praxéologie, posant qu'il n'y a que des acteurs sociaux, du haut en bas de l'échelle sociale. Or il faut parier que la bourgeoisie sut assez bien comment exploiter positivement le marxisme pour assoir sa domination, en tant qu'il lui enseigne quelques "trucs & astuces" en les révélant pourtant à tous, ainsi que Machiavel pour le politique. En fait, "Marx" (ou des vulgarisations écartant son nom) est toujours enseigné en écoles de commerce : sa saisie du capitalisme est ingénieuse.

C'est, bien entendu, ce qu'était programmatiquement, au plan philosophique, le socialisme génétique. Prenez la mesure de l'écart avec Emmanuel Macron qui ne renie ses origines politiques, jamais que pour mieux faire du sarkollandisme radicalisé !

Bref : quand vous entendez la vulgate marxiste de nos mondes véreux, et à gauche comme à droite, soyez très-assurés que vous ne parlez pas de marxisme, et qu'aujourd'hui la Fête de l'Huma rassemble beaucoup trop de bobos (surtout depuis qu'elle se festivalisa pour mieux se financer - Philippe Muray à l'appui), sans parler de toutes les rebellions artistico-citoyennes subventionnées de nos mondes policés, tout juste - à la limite - polissons, mais pour les bonnes manières. Genre !

Bref : très concrètement, Marx & Engels réalisèrent d'abord, dans leurs travaux, une synthèse énorme du monde tel qu'il allait, en ce début d'époque atlantique - "occidentalisée" - du monde. Soit donc que le marxisme, avant tout anticapitalisme de convention** (car il est assez évident que l'URSS, et la Chine contemporaine, capitalisent étatiquement) le marxisme est une summa moderna qu'on aurait bien tort d'ignorer, même si militer, renverser le capitalisme et faire la révolution, n'est pas dans nos intentions.

Et, comme le défendait Cornelius Castoriadis dans ses Carrefours du Labyrinthe 2, Domaines de l'homme, les régimes rouges qu'a connu ou que connaît encore la Terre, sont des régimes réactionnaires de bureaucratie ou militaro-cratie de propagande pseudo-communiste - indépendamment de toutes leurs "réussites", par ailleurs.

Enfin, notons qu'une société bureaucratique à consommation dirigée comme la nôtre (cf. Henri Lefebvre, marxien sans vulgate marxiste) s'en distinguerait très, très peu, si quelques civilités démocratiques et libérales ne venaient pas tempérer l'affaire, et encore que le néolibéralisme (absolutisme banquier, financier et entrepreneurial) les écrase régulièrement. Ce qui ne signifie pas que la démocratie libérale soit l'unique alternative.
 


* Voir, pour s'en convaincre :

 
** Au hasard, celui de Jean-Luc Mélenchon, de Philippe Poutoux bien sûr, de Nathalie Artaud n'en parlons pas, et aussi de tout le syndicalisme français, qui tous certes doivent bien s'accommoder des systémies en place, tandis que le mélenchonisme au moins cherche à rester audible au milieu de tant de vulgate marxiste - c'est-à-dire antimarxiste.

Moyenne des avis sur cet article :  1.29/5   (17 votes)




Réagissez à l'article

50 réactions à cet article    


  • cyborg 27 août 11:52

    A mon avis aucun gocho ne comprendra votre article, trop compliqué, même pour leur chef, la « bite à beurettes ».
     
    une théorie pratique des choses en train de se faire comme elles se font, et qui tirerait profondément vers tout le positivisme de nos sciences contemporaines,
     
    la dérive 2nd internationale, pas le marxisme de Marx : la somme des consciences des individus font l’Histoire (l’esprit subjectif), même s’il ne savent pas tout du mouvement réel (l’esprit objectif). l’esprit Absolu de Hegel est la conscience de classe.
     
    ce qu’était programmatiquement, au plan philosophique, le socialisme génétique

     
    Et oui, le marxisme est d’ED... immanence de l’homme générique mais génétique. Marx n’a pas eu le tps d’écrire une ontologie, d’où interprétations. Avec les bobo ogm du Capital, ça se compliquera... smiley
     
    « le travail rend libre » Hegel
     
    « L’URSSS, l’empire du tsar repeint en rouge » Lénine, et Staline croyait qu’en poussant le mouvement réel, c.ad. un mvmt objectif copié sur le communisme, l’esprit suivrait, l’homme nouveau, puisque il suivait la téléologie, le sens de l’Histoire. Evidment ce n’était plus du marxisme orthodoxe. ça ne pouvait pas. Mais Lénine et Staline étaient moins cons que Trotsky, qui croyait que la révolution allait prendre toute l’Europe


    • amiaplacidus amiaplacidus 27 août 16:50
      @cyborg

      Remarquez, on ne comprend pas non plus vos interventions, sans doute trop simplistes et témoignant d’une névrose caractérisée.

    • cyborg 27 août 12:02

      Évidemment, si la machine vient à remplacer androïdiquement l’Homme avec ses IAs, ça pose aussi question.
       
      Gocho le crétin, qui n’a rien compris au marxisme, va défendre l’auge du RU : le travail fatigue, je suis un cochon d’élevage du Capital.
       
      s’il ne cherchait pas encore à en refaire - après analyse - un rendu synthétique dans la pratique de son objet telle qu’elle se pratique.
       
      Et à modifier la praxis du mvmt réel pour modifier le mvmt subjectif en retour (les anarchistes partagent ça aussi)
       

      comment exploiter positivement le marxisme pour assoir sa domination, en tant qu’il lui enseigne quelques « trucs & astuces »
       
      Tout à fait ! smiley Et en premier lieu la société de consommation solution à la baisse tendancielle, bref transformer le prolétaire amish en gogochon. Marx était resté dans le besoin, le Capital a trouvé le désir. Marx n’a pas lu Sade... Même s’il voyait derrière la marchandise une théologie (de l’utile disait Hegel qui voyait aussi le risque lui de la fascination de l’outil).
       


      • Notons que MARX, HITLER, STALINE avaient le même profil astrologique : Taureau pour les deux premiers (signe de terre-agricole) et Staline dont la TERRE domine largement pour un sagittaire (beaux profils de bornés,.... Cela dit en passant,...Du « blé » pour tout le monde, excepté pour certains. On partage le butin : mais entre nous et en mettant de grandes clôtures,...Dedans OU dehors,....Actuellement : avec Raegen et Thatcher, le mouvement s’est inversé (le déluge de l’insignifiance (Zygmunt Bauman). Ure anus a tout balayé sur son passage. Mais le voilà qui se retrouvé coincé dans le taureau. Espérons que les errements du passé, cette fois ne se reproduiront plus. La roche tarpéienne,....


        • Morologue Morologue 27 août 12:43

          @Mélusine ou la Robe de Saphir. Vous n’avez pas lu l’article, toujours dans l’amalgame, serait-ce par des voies imagées.


        • @Morologue


          je suis Décroissante,... et connais parfaitement le sujet. Mais comme vous, j’aime digresser,...

        • Sachez que j’ai aussi travaillé dans les fameuses maisons vertes,...et depuis lors, j’ai fait un SACRE bout de chemin,....IL FAUT TOURNER LA PAGE (NOUGARO).


        • Morologue Morologue 27 août 13:14

          @Mélusine ou la Robe de Saphir. Celui qui ne sait rien laisser derrière soi finit écrasé sur place.


        • Morologue Morologue 27 août 13:16

          Enfin, parfois, c’est ce qui est derrière soi, qui ne veut pas le laisser, mais c’est une autre histoire.


        • Morologue Morologue 27 août 13:17

          A moins que les gens s’échinent à le ramener toujours à ce qu’il a derrière lui, bien qu’il l’est laissé. « On vient plus facilement au bout de sa mauvaise conscience, que de sa mauvaise réputation », disait Nietzsche, certes avec une nuance, rapport à notre propos.


        • @Morologue


          j’analyse beaucoup mes rêves et mon ex marxiste léniniste-pataphysicien vient parfois me rendre visite. Coucou, me revoilou, tout neuf et prêt à me tendre la main. J’ai balancé mon étendard et conservé le nectar : le surréalisme. D’où mes référence à l’astrologie (BRETON). J’ai la fameuse trilogie des revues : Le minotaure. Quand je l’ai quitté en 2003 (né au moment du suicide d’HITLER), son fameux drapeau tombait en miette. J’ai toujours accordé un sens aux signes,... en plus : le FILM TOTO le HEROS, fut tourné dans la maison de son père juif-tailleur (notre petit père des peuples,...). 

        • Morologue Morologue 27 août 15:11

          @Mélusine ou la Robe de Saphir. Non mais faîtes cela, sauf que vos points de coordonnées synchronistiques ne sont que les vôtres, ni les miennes ni celles d’un autre. Sang noir !


        • @Morologue

          je n’ai jamais dit que mon histoire était celle des autres. Heureusement, Sinon : quel ennui,...JEAN-FRANCOIS VEZINA. Les hasards nécessaires. Son dernier livre est très intéressant : comment créer sa propre démocratie. Apprivoiser son petits dictateur et basta pour les autres. http://www.editions-homme.com/apprivoiser-petit-dictateur/jean-francois-vezina/livre/9782761947626.&nbsp ;

        • @Morologue

          TAU TAU le héros,.... Rosebud,...

        • @Jean Neymar


          Merci de cette histoire dont je connais tous les détails. Pour moi, elle était la plus belle forge du monde,... Je n’y suis allée qu’une seule fois, en 1985 (ayant tapé l’autre version, celle de G.F. ) en 1979. reçue par le fils, rofer,..la forge vidée, ne traînait que des emballages pour des la céramique, si je me rappelle : du Moustiier. Quelle tristesse,...Heureusement, accompagnée d’une amie suisse qu partageait l’émotion du moment. Dans le livre du fils Reynaud, on parle longuement de l’AMI BELGE. sur la première de Guy FRIEDING : "Naoustres sians descendants di fourgerouns de france. qu’an fourgea loi bigot per cava la Garance. Amusant, la fille de ma cousine s’appelle : GARANCE ; dernière page (vous savez l’importance que je donne au chiffre 7. Roger Reynaud a été reçu compagnon à Nimes, le 7 juillet 1979 sous le nom de, PROVENCAL, la bonne enclume. Eteinte, comme la Belle au bois dormant, le monde a suivi,...dans son LONG,...sommeil.

        • relu : 
          Merci de cette histoire dont je connais tous les détails. Pour moi, elle était la plus belle forge du monde,... Je n’y suis allée qu’une seule fois, en 1985 (ayant tapé l’autre version, celle de G.F. ) en 1979. reçue par le fils, roger,..la forge vidée, il ne traînait que des emballages pour de la céramique, si je me rappelle : du Moustier. Quelle tristesse,...Heureusement, accompagnée d’une amie suisse qui partageait l’émotion du moment. Dans le livre du fils Reynaud, on parle longuement de l’AMI BELGE. sur la première page de Guy FRIEDING : "Naoustres sians descendants di fourgerouns de france. qu’an fourgea loi bigot per cava la Garance. Amusant, la fille de ma cousine s’appelle : GARANCE ; Dernière page (vous savez l’importance que je donne au chiffre 7). Roger Reynaud a été reçu compagnon à Nimes, le 7 juillet 1979 sous le nom de, PROVENCAL, la bonne enclume. Eteinte, comme la Belle au bois dormant, le monde a suivi,...dans son LONG,...sommeil. dans ma vers SION, on y parle du fils à la recherche de son père emmené à Auschwitz, à Millau,...


        • @Jean Neymar


          1973, n’est pas la bonne date,....

        • Morologue Morologue 27 août 18:22

          @Mélusine ou la Robe de Saphir. Vous ne le dîtes pas, vous ne faîtes que l’acter.


        • Lonzine 2 septembre 18:33

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
          « MARX, HITLER, STALINE avaient le même profil astrologique : Taureau » et macron ?


        • Morologue Morologue 27 août 13:19

          * bien qu’il l’ait laissé ...


          • J’ai aussi lu : La révolte contre le père (Gérard Mendel). Intéressant,...en le replaçant dans son époque. J’y ai cru aussi,... Mais l’être humain est taillé dans un bois difficilement malléable. LE MAAT me convient bien mieux comme système politique,... 


            • Morologue Morologue 27 août 15:09

              @Mélusine ou la Robe de Saphir. Ça n’a crissment rien à voir.


            • Excepté Aragon, tous les surréalistes ont lâché le communisme,...La liberté de penser, même si la panse n’est pas toujours remplie, me semble un bien si précieux, qu’il n’est pas négociable.


              • Morologue Morologue 27 août 15:08

                @Mélusine ou la Robe de Saphir. Vous n’avez pas lu l’article, ou bien vous parlez d’autre chose. De la Vulgate marxiste - c’est-à-dire antimarxiste. Qui, elle, veut empêcher de penser, qu’elle provienne des « marxistes » proclamés comme des « antimarxistes ».


              • cyborg 27 août 16:03

                L’URSS n’était pas un capitalisme d’état, De Gaulle, la Chine oui.
                 
                « Une machine n’est pas plus, en elle-même, du Capital, que l’Or n’est, en lui même, de la monnaie » Marx
                 
                Marx parle aussi de la Nature exploitée, mais à son époque les 7,6 enfants des négériennes n’étaient pas un pb...
                 
                « Le travail n’est pas la source de toute richesse. La nature est tout autant la source des valeurs d’usage (qui sont bien, tout de même, la richesse réelle !) que le travail [...] Le socialisme vulgaire (et par lui, à son tour, une fraction de la démocratie) a hérité des économistes bourgeois l’habitude de considérer et de traiter la répartition comme une chose indépendante du mode de production et de représenter pour cette raison le socialisme comme tournant essentiellement autour de la répartition. »
                 
                Mais il faut lui reconnaître de poser le substrat historique, que gocho le crétin ne fait pas : la France c’est la la Ripoublik de « bite à beurette » commencée en 1789 quand père Bouygues a organisé la traite.
                 
                Rappelons que Castoriadis était un brave prébendier de l’OCDE, financé par les US...Même si son bouquin est intéressant, l’imaginaire dans la société, Castoriadis est plus proche de bobo l’écolo que d’un marxiste. L’autonomie des zadistes, du naturalisme passéiste héléno pithécanthrope qui aurait bien fait rigolé Marx.
                 
                Hilter peut oui se revendiquer de Nietzsche par la vision de la décadence et de la « grande politique », même si un Coufenhove-Kalergi est plus près sur certains aspects (philosémite, libéral, métisseur). Et contrairement à ce qu’on a fait croire la sœur de Nietzsche n’a pas eu besoin de trafiquer ses écrits.
                 


                • Morologue Morologue 27 août 18:20

                  @cyborg. Vous n’avez pas compris Castoriadis. L’imaginaire instituant, c’est le sens de nos mondes. D’un point de vue strictement castoriadiste, Marx a saisi l’imaginaire instituant le capitalisme : des histoires de fantasme de « croissance » réalisés - Castoriadis relativiserait-il le marxisme. D’ailleurs, il le fait surtout sur son versant prophétique, ce qui ne me semble pas gênant, surtout quand on a vu à quel point ça monte à la tête de certains déportateurs, et pas que déportateurs. Un rédacteur de Mediapart, que vous devez avoir en mauvaise part, parle de « personnalité marxcissique ». Amusant.


                • cyborg 27 août 20:52

                  @Morologue
                  Castoriadis c’est bof... Le seul marxiste que j’ai trouvé valable du XXe c’est Lukacs. Adorno si on aime la dialectique « négative » « le vrai n’est pas le tout », c’est un pt de vue qui se développe.
                   
                  J’ai lu que son Imaginaire ds la société (feuilleté qq autres), et le seul passage original c’est quand il parle de Platon... D’ailleurs il devait faire un commentaire du Timée mais il l’a pas fait je crois.
                   
                  La volonté de puissance n’a rien d’un fantasme... surtout si on finit tous grillé à la bombe H.
                  L’ « autonomie » c’est de la branlette verte vu la complexification de la division du travail. Demain bobo devra se faire greffer une puce connectée à la Matrix pour avoir sa pâtée à Carrouf.
                   
                  l’imaginaire instituant, c’est une tautologie, on appelle ça l’esprit subjectif. Il révise rien du tout, il enfonce des portes ouvertes.
                  l’imaginaire instituant du moyen-âge c’est kate echon, sauver les âmes, celui du romain c’est l’imperium, celui d’un grec sûrement pas la production. Dans aucune constitution grecque antique on ne parle de production ni de droit à la propriété, où quasi pas (droit de la lignée sur le périmètre sacrée, obligation des fils vis à vis des ancêtres, rien de productiviste). Donc Castoriadis c’est une classique ontologie de droite, du Hegel adolescent, mais qui ferait du gogochonisme zadiste. Enfin c’est ce que j’en ai retenu ... smiley


                • Passante Passante 27 août 20:59
                  @cyborg

                  pour commenter le Timée,
                  il n’y a que Proclus -
                  je suis dedans, c’est magnifique :
                  il dissèque littéralement le crâne d’Athéna
                  sur des pages...


                • Morologue Morologue 27 août 21:39

                  @cyborg. Ah non mais Castoriadis n’était pas marxiste, non.


                • Morologue Morologue 28 août 10:07

                  @cyborg. Je n’ai pas dit qu’il était « bon » d’être marxiste, j’ai juste dit que le marxisme n’était pas mauvais smiley


                • cyborg 28 août 23:04

                  @Morologue
                  Il y a un truc ds le marxisme, qui explique le Léninisme, le Stalinisme, et qui vient de Hegel :
                   
                  La dialectique du sujet objet ne concerne pas que l’ « essence » de la substance, le mouvement « fini » du réel des objets et du sujet se modifiant réciproquement à travers le temps, mais aussi le mouvement du « vouloir » du sujet, le concept, les idées, se développant avec la puissance de la Technique notamment, et la connaissance rétrospective de l’Histoire
                   
                  C’est ça qui explique les notions d’ « homme nouveau » et de stalinisme : imposer le mouvement du réel pour pousser le mouvement du vouloir
                   
                  Un truc que les ontologistes « de droite » où les libéraux, où les libertaires refusent. Dont Castoriadis.
                   
                  Pourtant l’histoire n’est que ça. Et le transhumanisme sera ça démultiplié.


                • Self con troll Self con troll 28 août 23:51

                  @cyborg
                  En pratique, le soviétique a été assez réticent au mouvement du réel imposé, non ?


                • Self con troll Self con troll 29 août 00:11

                  @cyborg

                  A part ça, plus possible de vous interroger chez Dugué. Trop fort, le talençais, que je le croise pas chez George !

                  Donc, la question est, à propos des sensations : est-ce qu’un robot tressaille ?


                • cyborg 29 août 22:19

                  @Self con troll
                   
                  Un robot peut tressaillir puisque c’est un réflexe. La vitesse du CPU augmente, c’est l’adrénaline smiley
                  Il y aurait à développer comme l’intuition (la reconnaissance des formes, pommes, arbres, chaise...) est « étendue » par l’entendement (la compréhension du monde de l’intellection). Pour IA faible cet entendement est l’humain qui lui fait bouffer des classes d’images et développe son « intuition » . Et on peut imaginer une IA pgrmée pour classer toutes les sensations du web (images, vidéo, textes, audios...), que trouverait elle ? aucune théorie d’une « sensivité » artificielle.
                   
                  Les soviétiques y ont cru et pas cru à la fois. Celui qui regrette l’URSS n’a pas de coeur, celui qui espère son retour un fou...
                   


                • gardiole 27 août 18:05

                  Il est à craindre que ce qui a été fait par Lénine, Staline, et les autres, ait profondément imprégné les esprits de ceux qui les ont suivis, créé une culture dont il leur aura été impossible de se libérer et qu’ils auront eux-mêmes transmise. Comment peut-on encore faire confiance à des gens se réclamant du marxisme ?


                  • Morologue Morologue 27 août 18:17

                    @gardiole. En comprenant que Marx n’a rien à voir avec des régimes bureaucratiques réactionnaires de propagande pseudo-communiste.


                  • Christian Labrune Christian Labrune 28 août 02:54
                    En comprenant que Marx n’a rien à voir avec des régimes bureaucratiques réactionnaires de propagande pseudo-communiste.
                    ============================
                    @Morologue
                    A ce compte-là, Mahomet n’a rien à voir avec l’islam, ni Jésus-Christ avec le christianisme !

                  • NEMO Dr Faustroll 28 août 08:51

                    @Christian Labrune
                    tiens ! c’est pas con, ça !


                  • JL JL 28 août 09:01

                    @Dr Faustroll

                     
                     sauf que l’existence la biographie et la bibliographie de Marx nous sont très bien connues ; ce n’est pas le cas pour les deux autres, loin s’en faut.
                     
                    Nuance donc, des nuances notre ironiste compulsif ne voit pas.

                  • Julien Esquié Julien Esquié 28 août 09:01
                    @Christian Labrune

                    Marx pensait que le communisme, s’il survenait, surviendrait en Allemagne ou en Angleterre. Il était loin d’imaginer l’existence, de Moscou au goulag sibérien, d’une Union soviétique. Le communisme, sous ces latitudes, était impossible. Une industrialisation préalable était nécessaire.

                    On lira non sans profit l’ouvrage d’Astolphe de Custine, La Russie en 1839. Ce que Custine observe dans la première moitié du XIXe s., alors que Marx est encore très loin du Manifeste du Parti communisme, n’est pas sans évoquer ce que sera le stalinisme.

                    WIKIPEDIA, encore, pour aller vite :

                    "Custine [...] présente [la Russie] comme un pays arriéré, aux routes désastreuses et aux hôtels pouilleux. Surtout, il la voit gouvernée par la peur et la violence et accuse le régime tsariste."

                    Il convient, en d’autres termes, de bien comprendre le poids des traditions locales. Cela vaut également pour la Chine, d’ailleurs, où la bureaucratie est une spécialité plurimillénaire. Quand Mao, lors du Grand bond en avant, lance la Campagne des quatre nuisibles, il est beaucoup plus chinois que communiste.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès