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Accueil du site > Actualités > Politique > Le gel du point d’indice de la Fonction publique, prémisse (...)

Le gel du point d’indice de la Fonction publique, prémisse d’une nouvelle baisse générale des salaires...

 Les syndicats de la Fonction publique ont accueilli avec déception et colère l’annonce du gel de la valeur du point d’indice servant à calculer la rémunération des fonctionnaires, faite par le ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin.

Ce n'est finalement qu'une demi-surprise car cette annonce qui considère les agents publics comme une variable d’ajustement des comptes publics n’est que la continuation de la politique menée sous la présidence de François Hollande…

Le pouvoir d’achat des fonctionnaires a été laminé par le gel du point d'indice de 2010 à 2016. Il n’a pas été rattrapé par sa hausse de 1,2 % en deux fois (0,6% en juillet 2016 et 0,6% en janvier 2017) qui était d'abord une simple mesure pré-électorale prise dans le cas d'une candidature de François Hollande à l’élection présidentielle.

Le problème du pouvoir d'achat des fonctionnaires et des agents de l’Etat est en fait le même que celui des salariés du secteur privé. Comme le rappelle régulièrement le centre de recherche et des coûts (CERC), une forte impression de régression du pouvoir d’achat prédomine depuis de nombreuses années chez tous les salariés car la faible hausse du salaire net moyen est largement inférieure à la perte nette due à l’inflation.

Cette régression vient de loin. C’est en effet en 1982 que François Mitterrand et son ministre de l'Economie et des Finances, Jacques Delors, ont entamé le tournant de la rigueur en supprimant notamment l’échelle mobile des salaires qui protégeait jusqu'alors le pouvoir d'achat des salariés. Ce fut un coup fatal particulièrement dramatique pour 40% d’entre eux déjà victimes du chômage total ou partiel, du temps de travail partiel subi, d’un déménagement pour cause professionnelle, etc. A cette époque, voulant lutter contre l’inflation, le gouvernement bloqua dans la Fonction publique les salaires qui avaient suivi jusqu’ici l’évolution des prix. Il incita ensuite les employeurs du secteur privé à agir de même, en les invitant à faire évoluer les salaires en fonction du taux d’inflation « prévu » par le gouvernement.

Les clauses d’indexation des salaires sur les prix furent ensuite retirées une à une des conventions collectives dans les années qui suivirent. Les lois Auroux réaffirmèrent leur interdiction dans le Code du Travail, article L.141-9 : « sont interdites, dans les conventions ou accords collectifs de travail, les clauses comportant des indexations sur le salaire minimum de croissance ou des références à ce dernier en vue de la fixation et de la révision des salaires prévus par ces conventions ou accords. »

Et aujourd’hui, dans de nombreuses branches professionnelles, c'est ainsi que le salaire d’embauche est souvent inférieur au SMIC. Une prime dite « résorbable » est alors versée aux salariés concernés mais sans toucher aux salaires supérieurs au SMIC, cette pratique est responsable d’un tassement continue des salaires vers le bas. Autre conséquence collatérale : en 30 ans, le partage de la valeur ajoutée s'est ainsi déplacé de 11 points du travail vers le capital !

Mais les conséquences négatives pour les salaires touchent aussi les prestations ou allocations diverses versées par plusieurs organismes (pensions vieillesse ou d’invalidité, retraites complémentaires, allocations chômage, allocations familiales, etc.) qui utilisent des mécanismes « d’indexation » plus ou moins originaux qui conduisent à une baisse du pouvoir d’achat.

Citons un seul exemple significatif : les allocations familiales dont le montant est fixé en fonction d’un certain pourcentage de la base mensuelle de calcul (BMAF). L'allocation pour 2 enfants est égale à 32% de la BMAF, pour 3 enfants à 73%, pour 4 enfants à 114%, celle de l’allocation de parent isolé égale à 150%, etc. Cette BMAF est bien revalorisée au 1er avril de chaque année mais sans tenir compte du taux réel d’inflation. Résultat : ces différentes revalorisations inférieures au coût de la vie sont en fait des baisses déguisées !

Cette situation est encore aggravée par un indice des prix calculé par l’INSEE, datant de 1946 et qui est loin de refléter la réalité quotidienne car la mesure de l’inflation ne concerne que les prix à la consommation. Cet Indice n’a jamais intégré par exemple l’augmentation des prix camouflée par les « arrondis » opérés nettement à la hausse après le passage à l’euro ou l’augmentation de prix d’un produit nouveau identique à l'ancien mais présenté sous une autre forme.

Et si la hausse du pouvoir d'achat des ménages est toujours officiellement légèrement positive, c’est parce qu’elle concerne le revenu moyen des ménages qui n’est qu’une simple moyenne mathématique ne correspondant à aucune réalité socioprofessionnelle...

L'échelle mobile des salaires, seul moyen pour préserver le pouvoir d’achat

Contrairement à ce qu’affirment certains pseudo-consultants qui professent à longueur d’année sur les plateaux télé, une réintroduction de l’échelle mobile des salaires, datant de juillet 1952 sous la présidence de Vincent Auriol (SFIO), ne nuirait pas au développement économique. Elle ne favoriserait pas non plus l’inflation car celle-ci est basée sur l’évolution réelle des prix qui s’est déjà produite au cours du ou des mois précédents. Ces " experts économiques " ont tendance à confondre les notions de réelle augmentation des salaires (supérieure au taux d’inflation) et de simple ajustement à la hausse des salaires suite au mécanisme d’indexation (égal au taux d’inflation).

L’échelle mobile favorise en outre une solidarité entre les travailleurs des secteurs forts et ceux des secteurs faibles ainsi qu’entre les travailleurs actifs et inactifs. Elle est un facteur de stabilité sociale : les négociations salariales peuvent se concentrer sur l’augmentation réelle des salaires. C’est également un facteur de stabilité économique car le maintien du pouvoir d’achat représente un facteur de consommation et donc de croissance économique.

Ce système existe dans plusieurs pays comme la Belgique et le Luxembourg. Il peut revêtir différentes formes (ajustement automatique des salaires à chaque variation de l'indice des prix, ajustement dès que l'indice choisi dépasse un certain seuil, ajustement à périodes fixes en fonction des variations enregistrées, etc.). Il existe également mais sans caractère automatique en Allemagne ou aux Pays-Bas : les syndicats doivent alors négocier pour compenser la perte de pouvoir d’achat subie depuis les négociations précédentes à la suite de l’inflation.

En France, en ayant négligé la question essentielle du maintien du pouvoir d’achat, les gouvernements successifs depuis 1982 portent une lourde part de responsabilité dans les difficultés financières que rencontrent des millions de personnes. Et aujourd’hui, la nouvelle majorité en marche, tout comme le FMI ou la commission de Bruxelles sur le plan international, restent à des années-lumière d'un éventuel rétablissement de l'indexation automatique des salaires et des allocations sur les prix pour protéger le pouvoir d'achat.

Nul doute qu’Emmanuel Macron, fils spirituel de François Hollande et de Jacques Delors, marchera sur les traces de l'ancien président de la République et de l'ancien président de la commission européenne...

 

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97 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 5 juillet 08:43

    L’inflation n’est pas le problème. La BCE, les gouvernements, veulent de l’inflation, mais pas n’importe laquelle. 

    Le problème est qu’il y a une bonne et une mauvaise inflation.

    La bonne est celle qui grignote l’épargne et les salaires mais qui augmente les recettes des taxes comme la TVA et les marges des entreprises.

    La mauvaise est celle qui provient de la hausse des salaires, celle qui nuit aux marges, diminuent les bénéfices et donc, les dividendes des actionnaires.

    Le blocage du point d’indice est malhonnête vis à vis des fonctionnaires car cela revient à baisser la valeur de leur salaire du montant de l’inflation.

    Le risque est que la boutade russe, « Ils font semblant de nous payer, nous faisons semblant de travailler. », risque de devenir une boutade française.

    Le contrecoup de cette décision est de détourner les talents indispensables de la fonction publique et d’étouffer l’un des moteurs de la croissance, les dépenses des ménages.


    • La mouche du coche La mouche du coche 5 juillet 09:54

      Hahaha ! smiley Tous ces mougeons barragistes qui se plaignent de ce gouvernement qu’ils ont contribué à élire, c’est à mourir de rire. Allez les gars, vous la sentez la quenelle ? smiley


    • Daniel Roux Daniel Roux 5 juillet 13:00

      @La mouche du coche

      Effectivement, j’ai voté Macron au premier tour, contre Fillon, contre Le Pen.

      Chacun se détermine en fonction de ses intérêts, éventuellement, ceux de la Nation et surtout après réflexion.

      Elire Macron, c’est gagner du temps. Si Macron échoue, dans 5 ans, les Français subiront le sort de Grecs.

      Macron ne réussira pas s’il continue de marcher en crabe pour affaiblir la classe moyenne, sans s’attaquer au fond, c’est à dire aux dépenses militaires, aux subventions d’état et des collectivités locales et aux niches fiscales.

      Si Mélenchon avait été élu, la France aurait été immédiatement été sanctionné par la BCE, comme l’a été la Grèce. Les banques auraient fermé leurs guichets. Mélenchon se serait trouvé devant le même choix cornélien que Tsipras : Quitter l’euro et l’UE, immédiatement sans pouvoir éviter des négociations de sortie et supporter la facture de nos généreux engagements, soit être mis officiellement sous tutelle et satisfaire aux exigences de la Troïka, sous peine d’exclusion de la zone euro et de l’UE.

      Je ne considère pas le cas Le Pen, car, cette fois-ci encore, elle n’avait aucune chance et de toute façon, tout aurait été pire.

      Après, chacun peut se raconter des histoires en ignorant les leçons de l’Histoire, et les réalités auxquelles nous sommes confrontés, c’est à dire la dette de 2147 milliards accumulées par des politicards corrompus, le budget primaire en déficit encore cette année et les 40 milliards d’intérêt versés à nos créanciers, ceux-là même qui ont corrompus les politicards et qui, aujourd’hui, se frottent les mains.


    • Dzan 5 juillet 19:02

      @Daniel Roux
      Et les 40 MILLIARDS donnés aux « z’entreprises » de Gattaz, qui a perdu son pin’s du million d’emploi.
      Ils sont passés où ?
      La Cour des Comptes de Nigaud, n’en fait pas état.


    • Extra Omnes Extra Omnes 6 juillet 06:36

      @Daniel Roux
      "Je ne considère pas le cas Le Pen, car, cette fois-ci encore, elle n’avait aucune chance et de toute façon, tout aurait été pire.« 

      Tout aurait été pire que quoi ? Que LePen ? Ou que macron ? Vous n’avez pas les idées claires, et vous veautez comme les médias du gouvernement vous disent de voter ...

       »Elire Macron, c’est gagner du temps. Si Macron échoue, dans 5 ans, les Français subiront le sort de Grecs"

      Gagner du temps pour aller plus vite vers le sort des Grecs, ouiiiiiii nous serons comme les Grecs avant les 5 ans, on en gagne du temps !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 juillet 06:47

      @Daniel Roux
      La dette n’est que la partie émergée de l’iceberg ! Elle a été organisée volontairement par l’article 121 du TFUE, qui impose aux Etats d’emprunter aux banques plutôt à sa Banque centrale à 0% d’intérêts, comme c’était le cas pour la France depuis 1801, jusqu’au Traité de Maastricht.


      Les réalités auxquelles nous sommes confrontées, et que vous refusez de voir, s’appellent les Traités européens. Macron ne fait qu’appliquer les Traités européens pilotés par la Commission européenne.

      Les compétences de la Commission européenne :
      La Commission européenne est à l’initiative des lois.
      Elle est chargée de les faire appliquer avec la Cour de Justice européenne.
      Et elle est la gardienne des Traités. 

      PS : Vous pouvez noter au passage que la Commission cumule le rôle législatif, exécutif et judiciaire, ce qui est contraire à toutes les règles constitutionnelles de la séparation des pouvoirs et signe que nous sommes en présence d’une dictature.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 juillet 06:50

      @Extra Omnes
      Le FN aurait fait exactement comme Macron, ou Fillon ou Mélenchon !
      Quand on ne veut pas sortir de l’ UE & de l’euro, on applique les décisions européennes.
      Sinon, il arrive comme à Tsipras, la BCE ferme le robinet bancaire !


    • Vraidrapo 6 juillet 07:29

      @Fifi Brind_acier
      jusqu’au Traité de Maastricht

      Le problème avec ce pays, les media ! Lorsque Philippe de Villiers par exemple, dénonçait Maastricht, les journalistes le tournaient en ridicule (comme P.Seguin aux Guignols en sado-maso, aujourd’hui, couvert de louanges).
      J’ai également été abusé, je le reconnais, car ces personnages, par malchance, se prêtaient trop bien à la caricature. Aujourd’hui, n’essaient-ils pas de faire de même avec Mélenchon !?
      Personnellement, c’est l’Irak qui m’a ramené au 11 septembre puis au missile dans le Pentagone et un voile s’est estompé définitivement. BHL avec la Libye est venu me remettre une couche de certitude.
      Je n’accorde plus le moindre crédit aux infos officielles, ni aux Dirigeants et je me méfie des internautes anonymes (je n’écris pas cela pour vous)


    • Daniel Roux Daniel Roux 6 juillet 08:43

      @Fifi Brind_acier

      Je ne refuse de voir, rien du tout, et j’aimerai que vous me lâchiez les basques avec votre propagande répétitive, à coup de copier-coller de liens.

      Tout ce qui est propagande me révulse. Les échanges n’ont de sens que s’ils sont sincères et argumentés, pas s’ils sont l’émanation d’une organisation partisane.
       
      Perso, je suis favorable à la sortie de l’Euro et de l’UE mais j’admets que c’est devenu impossible depuis que le piège Sarkozy s’est refermé sur nous.

      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-piege-de-sarkozy-102861

      Rien n’obligeait Mitterrand, Chirac et surtout Sarkozy, à dépenser plus que les recettes. Ces hommes là ont causé la faillite de notre nation, en connaissance de causes et d’effets. Ce sont des criminels et des traitres.

      Votre candidat à fait moins de 1%. C’est clair, non ? Les Français ne veulent pas sortir de l’Euro et de l’UE. Ils doivent considérer qu’il vaut mieux une tutelle de l’Allemagne qu’un gouvernement souverain mener par nos hommes politiques dont les résultats catastrophiques parlent d’eux même.
       


    • Et hop ! Et hop ! 6 juillet 12:32

      @Daniel Roux : 


      Macron et Fillon ne se sont pas cachés d’être les candidats du MEDEF et de prendre toutes les mesures possibles pour augmenter les revenus des actionnaires et des fonds d’investissement internationaux. C’est ça d’augmenter la compétitivité.

      Donc la baisse des salaires des secteurs prévus et publics est la mesure la plus importante : tout ce qui n’est pas payé en salaires et en impôts augmente le bénéfices des entreprises, donc les dividendes distribués.

      Vous avez voté pour ce programme en toutes connaissance de cause.

    • Claude Simon Claude Simon 6 juillet 14:15

      @Daniel Roux :

      Il reste à la fonction publique d’assurer la lutte contre le conflit d’intérêt au sein de sa propre classe, ou celle de la classe politique ; du moins au sens d’intérêt général.

      Car une dévaluation interne est gérable en limitant les effets pervers capitalistes, politiques ou médiatiques, qui est de créer des problèmes afin d’apporter des solutions.

      Pour l’instant, ceux sont les hors-système qui font cela : médecins retraités, lanceurs d’alerte ; temps de cerveaux disponibles au RSA, chômage, etc. Mais je ne doute pas que certains fonctionnaires le fassent (anonymous...).

      On pourrait alors certifier notre administration compatible avec le développement durable, l’équité publique, etc.

      Un exemple qui va dans ce sens : https://www.youtube.com/watch?v=6ltgXNV9rDU&t=22s

      Car en France, je dois l’avouer, la base du secteur privée ressent fortement le secteur public comme le rouage garantissant la structure pyramidale de la société, au bénéfice exclusif de ses privilèges et desiderata modernistes, sous un mince vernis de vertus républicaines.

      On pourra se demander combien a coûté en impôts, et/ou intérêts de la dette publique, la révolutionnite aïgue nationale en Syrie par merdias, experts du CNRS et polichinelleticiens aux petits fours à un peuple déjà écrasé d’impôts (2ème rang mondial). Là encore, pendant qu’Hollande le Clintonien/Obamanien servait la soupe à la révolution de la poltronique sioniste de l’effet domino jusqu’à l’Iran, le fonctionnaire Asselineau par fifi brin d’acier se chargeait du contrepoids. 


      Nous sommes bien en face d’une classe qui créent des problèmes afin d’apporter des solutions.

    • Claude Simon Claude Simon 6 juillet 14:18

      Ou pas toujours, quelques dégâts collatéraux tels des attentats ne sont que la phénoménologie marginale, telles des variables d’ajustements du démiurge trans-public qui peuvent bien servir quelques steaks à la presse immondaine en mal de sensations.



    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 juillet 17:10

      @Daniel Roux
      Dépenser plus, oblige à emprunter davantage et cela augmente les bénéfice des banques, non ?
      Propagande ? Comme si c’était l’ UPR qui avait inventé les Traités européens ...


    • karibo karibo 6 juillet 18:13

      @La mouche du coche
      Ouais la quenelle , depuis le mariage pour tous, à présent sans vaseline, mais ils aiment !

      Tous baisés on se sent moins seul mais surtout « kon-tant » !

    • Yaurrick Yaurrick 6 juillet 19:26

      @Fifi Brind_acier
      Dépenser plus dans l’absolu est une chose, dépenser plus que les recettes en est une autre. Je ne pense pas que les traités européens imposent de ne pas avoir des budgets à l’équilibre ?
      Néanmoins, on est d’accord pour dire que les politiques sont responsables de ces dérives, c’est une raison de plus pour limiter drastiquement les nuisances en réduisant l’état à sa portion congrue.


    • Dzan 6 juillet 21:14

      @Daniel Roux
      Prémice, ce serait mieux


    • roby 7 juillet 11:26

      @La mouche du cocheJe tiens à la disposition de ces mougeons de la vaseline que j’ai stocké en prévision de ce qui arrive
       smiley  smiley  smiley


    • Daniel Roux Daniel Roux 5 juillet 08:48

      Baisser le salaire des fonctionnaires est la solution de facilité.

      La solution efficace est de réduire les subventions et les niches fiscales, à ce que le budget permet mais cela nécessiterait un gros travail de recherche de l’efficacité optimum, travail qui conduirait à la réduction drastique des cadeaux aux familles les plus riches.

      La droite, c’est cela, prendre aux pauvres pour donner aux riches.


      • Vraidrapo 5 juillet 11:43

        @Daniel Roux
        prendre aux pauvres

        Tous les retraités seraient des pauvres selon vous  ? Il faudrait préciser


      • Le421 Le421 6 juillet 08:27

        @Daniel Roux
        Soyons logiques !!
        Vous déclarez avoir voté Macron.
        Pensez-vous, ne serais-ce qu’une milliseconde, que Macron est de gauche ?
        Alors, je vous invite à arrêter les cigarettes rigolotes et retomber sur terre si c’était le cas.

        Donc, conclusion.
        Jupiter est de droite.
        Donc, qu’il pique aux pauvres pour donner aux riches, c’est parfaitement logique.
        Moi, ça ne me choque pas dans la mesure où je l’ai classé dans la bonne case.
        Pas comme un tas d’illuminés qui l’ont mis « au dessus des parties » !! *
        C’est plus Jupiter, c’est « Pénis 1er »... Comme aurais dit Le Luron !!

        *faute d’orthographe voulue


      • Daniel Roux Daniel Roux 6 juillet 08:55

        @Le421

        Je n’ai jamais pensé que Macron était de gauche.

        J’explique ma démarche politique dans un commentaire plus haut. En gros, nous sommes sous tutelle et Macron, parce qu’il est du sérail, nous évite le traitement humiliant que les Allemands font subir à la Grèce.

        Après, chacun prend ses responsabilités s’il a la volonté d’assumer son choix.

        Je doute que les Français aient soutenus Mélenchon, si ce dernier avait fait le choix inverse de Tsipras, c’est à dire quitté l’euro et l’UE.

        Nous avons gagné 5 ans. Reste à savoir si Macron gouvernera dans l’intérêt de la France, ou dans celui de ses sponsors, c’est à dire de nos créanciers.

        Vu ses premières décisions qui tendent à faire porter tous les efforts sur la classe moyenne et aucun sur les plus riches, je crains qu’il ne soit aussi fourbe que Hollande.


      • Ar zen Ar zen 6 juillet 11:43

        @Daniel Roux

        Je pense que vous n’avez pas compris que Macron était « sous pilotage ». Il a été choisi par les puissances de l’argent pour appliquer un programme précis, qui ne tient, en aucune façon, compte de l’intérêt du peuple français, de l’intérêt commun et collectif. 

        Macron va ainsi appliquer : 

        - Le programme contenu dans les conclusions de la Commission Attali. Macron connait bien, il y était rapporteur.

        - Le programme de l’association « les Gracques » à laquelle appartient Macron.


        - Et, par dessus tout, le programme défini dans les Grandes Orientations de Politique économique - GOPE- fixées par la Commission européenne à la France.



        Tout est là. Penser que Macron va appliquer autre chose ou fera autrement est une idée désespérée.


      • Daniel Roux Daniel Roux 6 juillet 11:52

        @Ar zen

        Et moi, je pense que vous ne lisez pas mes commentaires avant de les commenter.

        Dans ces conditions, difficile d’échanger des arguments sous peine de radoter.


      • Et hop ! Et hop ! 6 juillet 12:35

        @Daniel Roux :


        Macron a l’intention de baisser les impôts pour les grosses entreprises et pour les actionnaires des grosses entreprises, il a été clair : il exonère de l’ISF tous les avoirs boursiers, et augmente l’ISF pour les autres contribuables, en particulier ceux qui sont propriétaires de leur logement.

      • Ar zen Ar zen 6 juillet 13:59

        @Daniel Roux

        J’ai lu votre dernier post dans lequel vous écrivez exactement ceci : « Nous avons gagné 5 ans. Reste à savoir si Macron gouvernera dans l’intérêt de la France, ou dans celui de ses sponsors, c’est à dire de nos créanciers.

        Vu ses premières décisions qui tendent à faire porter tous les efforts sur la classe moyenne et aucun sur les plus riches, je crains qu’il ne soit aussi fourbe que Hollande. »


        Vous avez posé une question, puis vous avez exprimé un doute. Est-ce que c’est « radoter » que de préciser les choses ? 


        Je ne vous comprends pas, je ne comprends pas votre saillie ? Le « programme » de Macron n’est-il pas plus clair et plus limpide en donnant à connaître ce que ses « maîtres » ont dans la tête en ce qui concerne le programme économique et social de la France, à savoir le programme de la Commission Attali, le programme des Gracques, le programme des GOPE ?


        En ce qui me concerne j’estime que cela va mieux en l’écrivant. Et vous ?







      • Daniel Roux Daniel Roux 6 juillet 17:05

        @Ar zen

        Voici ce que j’ai écrit : On est d’accord, je ne radote pas, je recopie.

        " Elire Macron, c’est gagner du temps. Si Macron échoue, dans 5 ans, les Français subiront le sort de Grecs.

        Macron ne réussira pas s’il continue de marcher en crabe pour affaiblir la classe moyenne, sans s’attaquer au fond, c’est à dire aux dépenses militaires, aux subventions d’état et des collectivités locales et aux niches fiscales.

        Si Mélenchon avait été élu, la France aurait été immédiatement été sanctionné par la BCE, comme l’a été la Grèce. Les banques auraient fermé leurs guichets. Mélenchon se serait trouvé devant le même choix cornélien que Tsipras : Quitter l’euro et l’UE, immédiatement sans pouvoir éviter des négociations de sortie et supporter la facture de nos généreux engagements, soit être mis officiellement sous tutelle et satisfaire aux exigences de la Troïka, sous peine d’exclusion de la zone euro et de l’UE.

        Je ne considère pas le cas Le Pen, car, cette fois-ci encore, elle n’avait aucune chance et de toute façon, tout aurait été pire.

        Après, chacun peut se raconter des histoires en ignorant les leçons de l’Histoire, et les réalités auxquelles nous sommes confrontés, c’est à dire la dette de 2147 milliards accumulées par des politicards corrompus, le budget primaire en déficit encore cette année et les 40 milliards d’intérêt versés à nos créanciers, ceux-là même qui ont corrompus les politicards et qui, aujourd’hui, se frottent les mains.« 

        Puis

         »En gros, nous sommes sous tutelle et Macron, parce qu’il est du sérail, nous évite le traitement humiliant que les Allemands font subir à la Grèce.

        Après, chacun prend ses responsabilités s’il a la volonté d’assumer son choix.

        Je doute que les Français aient soutenus Mélenchon, si ce dernier avait fait le choix inverse de Tsipras, c’est à dire quitté l’euro et l’UE.

        Nous avons gagné 5 ans. Reste à savoir si Macron gouvernera dans l’intérêt de la France, ou dans celui de ses sponsors, c’est à dire de nos créanciers.

        Vu ses premières décisions qui tendent à faire porter tous les efforts sur la classe moyenne et aucun sur les plus riches, je crains qu’il ne soit aussi fourbe que Hollande."

        Conclusion :

        Je considère que nous sommes dans une position semblable à la Grèce alors que l’Allemagne renforce sa position et son économie, en progressant dans la réduction de sa dette.

        Je n’ai aucune confiance en Macron mais c’est la seule option raisonnable, à ce moment de notre histoire.

        Comme je vois les choses, si Macron s’obstine dans sa politique asymétrique, en favorisant outrageusement les riches actionnaires et propriétaire terriens, s’il ne répartit pas visiblement les efforts sur toutes les classes, il échouera et dégagera dans 5 ans.

        Dans ce cas, soit la France deviendra la vassale de l’Allemagne pour rester dans l’Euro et dans l’UE ce qui est déjà un peu le cas (voir le recul de la France sur les perturbateurs endocriniens en faveur de l’industrie chimique allemande), soit l’Allemagne nous larguera et créera une autre Union avec les pays vertueux du nord.

        Ne pas négliger l’effet Trump qui incite encore Merkel à nous ménager. Dans 4 ans, Trump aura dégagé et l’Allemagne n’aura plus besoin de nous. Elle aura gagné et nous aurons perdu.

        Nous connaitrons le destin misérable de l’Argentine, riche pays ruiné par son oligarchie.

        Dans un an, nous serons fixés.


      • Ar zen Ar zen 6 juillet 17:56

        @Daniel Roux


        Je ne comprends toujours pas. Vous écrivez :

        « Comme je vois les choses, si Macron s’obstine dans sa politique asymétrique, en favorisant outrageusement les riches actionnaires et propriétaire terriens, s’il ne répartit pas visiblement les efforts sur toutes les classes, il échouera et dégagera dans 5 ans. »

        « Si Macron » s’obstine ? Vous ne voulez donc à aucun prix prendre en considération les conclusions de la Commission Attali, ni le programme mis en avant par l’association « les Gracques », ni les GOPE ? 

        Il vous suffit de lire la « vision » de Macron, contenu dans ce « triptyque » pour comprendre que votre « réserve », exprimée par l’emploi du « si », n’a pas lieu d’être. Macron est là pour appliquer le programme de ses maitres à penser et, ce que vous redoutez et ce que vous mettez en avant, va advenir. La paupérisation de la France est en marche !

        Dans son slogan Macron a oublié « vers la paupérisation ». 


      • Dzan 6 juillet 21:15

        @Daniel Roux
        Et les 40 milliards filés à Gattaz, ils ont servi à quoi ?


      • Daniel Roux Daniel Roux 7 juillet 08:50

        @Dzan

        Cherchez et vous trouverez. Je ne suis pas la Cour des Comptes.

         


      • bob14 bob14 5 juillet 09:05

        Les salaires baissent (sauf pour les élus) depuis longtemps..c’est le bon vouloir du patronat qui en veut toujours plus et comme les Français sont décérébrés ça ne changera pas de sitôt !


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 juillet 06:15

          @bob14
          Le MEDEF en profite, mais ce sont les conséquences de l’euro impossible à dévaluer.
          Pour favoriser la compétitivité, il n’existe que 2 solutions :
          - Dévaluer la monnaie pour mettre sa valeur au niveau de celle de l’économie.
          - Ou faire baisser le prix du travail en supprimant les acquis sociaux.


          L’euro n’a pas été une solution économique, mais politique : obliger les Etats à envoyer les acquis sociaux aux égouts !
          « Les ravages sociaux de l’euro : une stratégie délibérée ! »

        • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 5 juillet 09:22

          Le salaire des fonctionnaires est directement tributaire de la santé économique du pays. Si celle-ci s’améliore, les salaires augmentent, dans le cas contraire ils stagnent ou diminuent. Et plus le nombre de fonctionnaires est élevé, plus la réactivité doit être grande.

          C’est pourtant pas compliqué !


          • Armelle Armelle 5 juillet 09:53

            @Gilles Mérivac
            « si la santé économique du pays s’améliore, les salaires augmentent... »

            Ah ça c’est certain !!! ça ressemble à une vérité de Lapalice !!!


          • Daniel Roux Daniel Roux 5 juillet 09:54

            @Gilles Mérivac

            Pas compliqué mais simpliste, et pour tout dire, stupide.

            Vous tirez ça d’où ? De quel document ? De quelle loi ?

            Ce que vous évoquez n’a rien à voir avec un salaire déterminé par convention en fonction de critères objectifs, mais tout à voir avec la participation aux résultats de l’entreprise prévu par la loi.

            A vous lire, ce sont les fonctionnaires qui devraient payer l’état, vu le déficit récurrent du budget.


          • Yaurrick Yaurrick 5 juillet 12:47

            @Gilles Mérivac
            Les salaires devraient évoluer en fonction de la productivité et des résultats, c’est ce qui est le plus juste.


          • amiaplacidus amiaplacidus 5 juillet 14:37

            @Yaurrick

            Pouvez-vous m’expliquer la productivité ?

            Par exemple, pour un policier, c’est le nombre d’arrestations ? Le nombre de km parcouru en patrouille ? Le nombre de délits évités (et vous déterminez ce nombre comment) ?, etc.

            Pour un enseignant, c’est le nombre d’étudiants reçus ? le nombre recalés ? Le nombre de pages de son éventuel polycop ?

            Pour une infirmière, le nombre de pilules distribuées ? Le nombre de piqûres ? Le nombre de pas fait dans la journée ?

            ETC !


          • Yaurrick Yaurrick 5 juillet 15:09

            @amiaplacidus
            Sans donner des critères aussi génériques et probablement simplistes, on peut être sûr que ces domaines ont défini des métriques pour ces professions permettant d’apprécier si oui ou non le service est rendu de façon correcte et comment l’améliorer. Dès lors, vous pouvez mesurer l’efficacité.
            Par exemple, le taux d’emploi et durée du chômage après études... Ce ne sont pas les indicateurs qui manquent.


          • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 5 juillet 17:16

            @Daniel Roux
            « Vous tirez ça d’où ? De quel document ? De quelle loi ? »

            De l’expérience d’une vie.


          • amiaplacidus amiaplacidus 5 juillet 17:23

            @Yaurrick qui écrit : « ...on peut être sûr que ces domaines ont défini des métriques... ».

            C’est justement ce que je vous demande : comment mesurer ?

            Parce qu’agiter des idées sur un forum, c’est facile, avoir des références pour étayer ses dires, c’est, semble-t-il, une autre paire de manche en ce qui vous concerne.


          • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 5 juillet 17:25

            @Yaurrick
            Certes l’efficacité devrait être prise en compte pour améliorer le service, ce qui n’est fait aujourd’hui que très grossièrement avec le différentiel d’avancement dans les échelons.

            Cependant l’enveloppe globale que l’on peut attribuer aux fonctionnaires est une donnée incontournable. Avec le budget de l’Arabie Saoudite, on pourrait faire bien des choses, mais celui-ci a récemment baissé et leurs fonctionnaires en ont pâti, méritants ou pas.

            Globalement, le niveau de vie d’un fonctionnaire moyen ne devrait pas être plus élevé que celui d’un travailleur moyen sinon la compétitivité devient trop faible et le pays perd ses emplois.

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