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Accueil du site > Actualités > Politique > Le produit Macron : une première mondiale française

Le produit Macron : une première mondiale française

Dans un précédent article paru sur Agoravox - Macron Président : coup de maître de Hollande - , j’ai exploré l’hypothèse d’un stratagème en double détente ourdi par Hollande pour fabriquer le candidat qui lui permettrait d’être réélu, puis, les circonstances ayant évolué, à en faire son successeur, objectif qui semble de plus en plus acquis. Les diverses réactions me poussent à revenir sur deux points majeurs de mon raisonnement en les développant chacun en un article. En premier lieu, je voudrais souligner ce qui est bel et bien une première en marketing politique - devons-nous avoir la fierté qu’elle soit française ? Va être élu président de la République, selon toutes probabilités, un candidat, sélectionné, paramétré et mis en scène selon des procédés jusqu’ici réservés aux produits, services, marques et images institutionnelles.

Quand une première mondiale revient à la France, cela concerne la plupart du temps la sphère médicale, pour une greffe ou tel nouveau procédé thérapeutique. En marketing en revanche, nous avons longtemps été à la traîne derrière les Américains. Quelques vingt ans de retard pour le marketing produit, un peu moins pour la communication « corporate », et presque autant pour la politique. L’ex-politicien vedette Michel Noir a bien commis un ouvrage sur la question dès la fin des années soixante-dix.

Mais il aura fallu du temps pour reprendre les outils d’analyse et de promotion expérimentés avec succès aux USA.

Aujourd’hui, nous avons rattrapé notre retard grâce au talent et à l’expérience de nos mathématiciens spécialisés en statistique appliquée. Voici donc qu’en l’espace de peu d’années, qu’a été mis au point un prototype qui, au premier essai, accomplit le rêve de tout démiurge.

Macron n’aurait pu être qu’un Gagarine, il est Apollo 11 et va bientôt se poser sur la Lune.

 

Et Macron Vint

Si d’aventure, les admirateurs et soutiens de Macron venaient à lire ces lignes, ils seraient indignés et ne croiraient pas un mot de ce que j’avance au sujet de leur champion. Pour eux, il ne s’agit pas d’un produit, d’une personnalité virtuelle incarnée, mais bien d’un homme providentiel, qui a élaboré une pensée pertinente pour s’attaquer aux enjeux du XXIème siècle.

C’était une condition initiale, le produit ne devait pas être perçu comme tel. Il fallait que la survenue de Macron ne suscitât pas la question de sa légitimité, qu’elle n’éveillât aucun soupçon ; qu’il fût en quelque sorte normal que Macron se retrouvât dans l’arène. C’est ce qu’il ressort des articles et ouvrages, unanimes jusqu’il y a peu, qui nous le racontent.

Doté de tous les talents, possédant toutes les qualités humaines, Macron ne pouvait qu’atteindre la place qu’il occupe.

Comme jadis Malherbe, Macron vint. Mais, pourrait demander la Marquise des Collégiens, dites-moi donc, comment cela s’est-il produit ? Si l’on ne peut lui répondre que cela n’est rien, cela n’est rien, on ne saurait dire non plus que le secret du procédé réside dans un truc technologique, un tour de passe-passe résultant de traitements complexes de données.

Non, et c’est aussi pour cela que je crois à un plan orchestré au niveau de Hollande, du moins avec l’aval de Hollande.

 

Mise soudaine sur le marché

La mise sur le marché du produit, et je reviendrai sur sa fabrication, a délibérément été soudaine. Avant août 2014, au moment où le portefeuille de l’économie et de l’industrie lui fut confié, qui savait, hormis lobbyistes et observateurs professionnels, que Macron était secrétaire général adjoint de la Présidence ? L’astuce a consisté à mettre aussitôt en valeur le personnage, sa jeunesse, son look, son épouse, sa décontraction et ses petites phrases, tweetées plus que prononcées.

Côté cursus, khâgne, philo, Sciences Po, l’ENA, puis l’inspection des Finances, excusez du peu, ou plutôt du trop : le rejet de l’oligarchie dominée par la caste des hauts fonctionnaires n’a jamais faibli dans l’opinion. Néanmoins, l’élégant blondinet n’a aucunement souffert de son pedigree. Il semble, au contraire, que cela ait rassuré. On ne pouvait pas douter de son intelligence ni de son savoir. Et le passage chez Rothschild a renforcé son prestige. Plus que de l’inspecteur des finances, on a parlé du Macron banquier, l’homme qui a travaillé dans le privé, qui connait donc, lui, le monde des entreprises, label encore fascinant pour toute une part des électeurs.

La mise immédiate sous la forte lumière des projecteurs a ainsi permis de centrer l’attention sur un Macron ici et maintenant, pas sur le pourquoi de sa présence, pas sur la logique de sa trajectoire. Mais il me faut reprendre les choses par le début.

 

Comment le produit a-t-il été élaboré ?

Au départ, il fallait une matière première. C’est une étape de toute première importance qui repose sur un savoir-faire de longue haleine. A cet égard, nous n’avons rien eu à apprendre des Américains. Notre modèle d’extraction et de dégrossissage du matériau brut est le plus ancien du monde occidental puisqu’il date de la Révolution et de l’Empire avec la création des grandes écoles. Tant de choses ont été dites à ce sujet qu’il est inutile de s’y attarder. Macron, tout comme la vingtaine des nouvelles recrues des grands corps de l’Etat appartenant à sa classe d’âge, a été jaugé par ces « aiguilleurs » de la République qu’on remarque parmi les conseillers du prince et des rivaux du prince. On parle souvent d’Attali, mais il n’est pas seul. Pour Macron, il y eut d’abord Henri Hermand, vieux bailleur de fonds du PS, ami de quantités de grands patrons. Ce repérage servit surtout le jeune Emmanuel pour entrer chez les Rothschild. Et peu avant Attali, connu à la commission créée par Sarkozy, le jeune inspecteur des finances séduisit le patron de son corps, Jean-Pierre Jouyet, ami de Hollande du temps de Sciences Po et de l’ENA. Et l’ambition dévorante commune à tous ces hommes fit le reste.

 

Pourquoi Macron et pas un autre de ses semblables ?

Il s’est dit et se dira tant de choses contraires pour décrire la petite histoire. Je ne peux que déduire à partir du constat des faits. La nomination au poste de secrétaire général adjoint fut cruciale mais pas encore décisive. Sans ce poste de haut rang, Macron serait probablement resté chez les Rothschild avant d’obtenir une présidence de grande société. C’est le parcours le plus usuel des énarques qui ont eu la grande chance d’être pris dans l’une des grandes banques d’affaires de la place. Macron, quant à lui, a été bien inspiré de miser sur Hollande pour la présidentielle de 2012, rejoignant une poignée de super-énarques autour de Michel Sapin pour aider leur candidat sur les thématiques économiques.

A partir de là, les choses se sont enchaînées : du secrétariat général de la Présidence au ministère de l’Economie, ce fut un parcours sans faute. Caractérisé par une absence d’enracinement idéologique couplée à un ego et une estime de soi hyper dimensionnés, Macron, est apparu comme l’homme de la situation. Avec le soutien financier de patrons pour qui compte par-dessus tout mondialisation & dérèglementation ; avec tout un réseau de soutiens politiques ; avec enfin une médiasphère qui n’a pas besoin de consignes pour se faire complice d’une manœuvre dont elle mesure la probabilité de succès, le projet Macron allait être mis au œuvre très rapidement. Sois toi-même, nous nous occupons du reste, et au passage, voici ce qu’il faut dire et ce qu’il faut taire.

 

Macron, people politique

En avant ! Tous sur le pont pour Macron. Médiatisation très people destinée à attirer l’attention du public, petites phrases critiques, orientées au départ vers un public de gagneurs libertariens, à contre-courant du discours de la gauche classique, l’objectif initial étant de chasser sur les terres centristes et celles, lassées de Sarkozy, d’une partie de la droite.

Hormis ces postures sensées remettre en cause le côté « dépassé » du système, le clivage gauche-droite, le rôle des partis politiques, les lourdeurs sociales etc., surtout pas d’analyse critique originale ni de proposition d’alternative. Sorte d’anti-Larrouturou – qui a défendu vingt ans durant, la semaine de quatre jours et a vraiment fréquenté Rocard - Macron déroule un verbiage composé de poncifs sur une tonalité monocorde de gravité.

Et lorsqu’au terme d’une désolidarisation crescendo (et feinte) d’avec le gouvernement, il quitte celui-ci pour créer son mouvement En Marche, il ne propose rien sinon de le suivre. C’est presque du Jésus : renonce à tes préjugés, prends ton bulletin et suis-moi ! J’en ai fait l’expérience : la page d’accueil du site proposait soit d’apporter son soutien financier, soit d’adhérer et d’apporter son soutien financier. Comme contenu, le fameux clip décrypté par le Petit Journal de Canal Plus, formé exclusivement de bouts de vidéos issus de banques d’images, avec des paysages et des personnages supposés illustrer le pays mais en réalité tous, absolument tous, étrangers. J’ai poussé plus loin en prenant contact avec Les Jeunes pour Macron, leur demandant comment accéder à des textes, notes, articles, ouvrages écrits par leur champion. La réponse fut de me rendre sur le site officiel évoqué ci-dessus !

 

Puis vinrent les meetings. On se demande ce qui a pu motiver des gens manifestement sans repères idéologiques, de pauvres gens à la candeur pathétique, derrière un rang de « people » issus du grand patronat et de politiques au long passé qui ont flairé la bonne affaire.

Là, on a vu Macron se déchaîner, s’égosillant avec sa voix de fausset ; et toujours ce petit sourire incongru qui pourrait évoquer une sorte de délire. Mais qu’importe pour les mentors, les artisans et orchestrateurs du projet. Le candidat-produit est lancé et bien lancé. Il a suscité, parmi les leaders d’opinion, une réaction en chaîne d’approbations. Il suffit qu’un Gattaz dise « il est bien ce Macron » pour qu’un Tapie en dise autant et ainsi de suite. Et au bas de l’échelle, de louer ses costumes bien taillés, sa femme d’allure juvénile et coquette, son sourire, ses clins d’œil, son sérieux, son aisance oratoire etc.

 

Le cas Macron

Pour la première fois au monde, un candidat sans doctrine ni programme, jamais élu ni même candidat, sans réelle expérience de gouvernance, sans l’appui d’un authentique parti - avec appareil et sections - est sur le point d’être élu président de la république d’une grande puissance.

Certes, les circonstances lui sont très propices, effondrement de Fillon et plafond de verre-protection anti Le Pen.

Pour autant, la démarche est réellement inédite. Elle a pour moteur les ressorts du marketing portés au maximum de leur logique : inutile de chercher à convaincre avec des arguments raisonnables. Comme pour une marque de lessive, on mise sur la puissance de frappe des annonces et l’habile adéquation entre la forme du message, l’imaginaire auquel il renvoie, et la typologie du public au moment et au lieu de sa sollicitation. C’est ainsi qu’après avoir appelé de ses vœux des jeunes qui rêveraient d’être milliardaires, Macron est devenu le promoteur du travail, partie intégrante de la dignité humaine. Le porte-parole des patrons de start-up s’est mué, la main sur le cœur, en protecteur du peuple qui cite Mitterrand et De Gaulle. Il faut s’attendre à d’autres surprises d’ici au 1er tour des élections.

 

En conclusion, il faut retenir que la démagogie, commune à tous les candidats, a passé un cap avec ce projet Macron orchestré par la « Hollandie ». Après le président « gag-man » que fut Sarko, arrive le président « comme j’aime », sans autre discours qu’un verbiage bien récité, dans lequel peut trouver ce qu’il a envie d’entendre chacun de ceux qui n’ont pas de raison de s’opposer à lui ; le président « comme j’aime » qui n’inquiète que ses rivaux et n’agace que parmi les segments de marché qui sont hors de sa cible. De quoi entrer dans les annales mondiales du marketing. De Harvard à l’Insead, le cas Macron sera un jour thème d’étude pour les futurs « global executives » d’une planète toute bien dérèglementée et mondialisée.


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104 réactions à cet article    


  • baldis30 7 février 08:34

    bonjour,

    « Caractérisé par une absence d’enracinement idéologique »

     c’est strictement faux c’est le même enracinement que rocard et jospin... à l’étranger et à proximité immédiate de nos frontières de l’Est ..... !

    Vous n’avez pas l’air de savoir que de façon larvée la michelade se prolonge encore de nos jours ! regardez ses soutiens et vous comprendrez mieux ... lisez son mépris pour la culture française ...

    Et je pourrais aller plus loin !


    • Cazeaux Cazeaux 7 février 13:04

      @baldis30
      Aurais-je dû développer ce point, ce que je veux dire concerne les fondements de sa vision du monde et de ses convictions ou absence de conviction

      Rocard et Jospin plus encore, sont originellement des marxistes. Dès leur adolescence, ils ont lu Marx, Lénine et les grands auteurs marxistes, et ils ont milité à l’extrême gauche. L’un comme l’autre étaient des hommes très engagés et portés par une forte culture, historique, économique et de philosophie politique. Qu’ils aient ensuite évolué, mettant beaucoup d’eau dans leur vin ne change rien quant à leur enracinement. 

      Je profite de cette réponse pour souligner qu’hormis Pompidou, les présidents de la Ve possédaient un enracinement idéologique. Pour ne remonter qu’à Mitterrand, ses racines sont celles du catholicisme monarchiste et quand il fut élu en 1981, il avait près de 50 ans d’engagement politique derrière lui. Chirac fut communiste durant ses études, Sarkozy, militant gaulliste dès l’âge de 15 ans et Hollande, communiste avant de muer (opportunisme ?) vers le socialisme du PS à l’ENA ou un peu avant.




    • soi même 7 février 15:00

      @Cazeaux pour complété votre article voici un autre très bien informé comment Macron a été mit en selle. :

       (En 2011, l’économiste et le banquier se retrouvent dans le sillage du candidat Hollande, dont ils conçoivent le programme économique. À l’aube du nouveau quinquennat, Emmanuel Macron est, in fine, celui qui a le plus tiré parti de son passage à la Commission. C’est Jacques Attali qui l’a présenté au futur président, dont il devient le secrétaire général adjoint à l’Élysée.
      Quand, deux ans plus tard, il est catapulté ministre de l’Économie, les réflexions de 2008 viennent nourrir le projet de loi Macron : les professions réglementées, le travail du dimanche, la libéralisation du transport en autocars... Si cette dernière mesure n’était pas à proprement parler dans le rapport, elle a été élaborée par l’Autorité de la concurrence dont Bruno Lasserre est devenu le président. « Les cars Macron », dit-on désormais. Durant cette nouvelle période, les contacts sont ravivés. À l’Élysée, Emmanuel Macron consulte Pierre Nanterme sur la perception, par les multinationales, des décisions fiscales du gouvernement. À Bercy, quand il critique les 35 heures, il reçoit par SMS ce conseil de Pierre Ferracci : « Trouve un équilibre. Si tu attaques les 35 heures, fais-le du côté des salariés. » Le même le rassure lors du mouvement social contre la loi Travail : « Ils vont perdre les élections. Valls te rend service en se mettant en avant. » Démissionnaire, le ministre laisse ce message à Boris Cyrulnik : « Amitiés, téléphonez-moi. » Et lorsque, dans son livre-projet Révolution, il situe Villeurbanne « en région lilloise » (sic), le Lyonnais Jihade Belamri lui envoie ce texto malicieux : « Il faut que tu viennes visiter ! » Mais contact ne veut pas toujours dire proximité. « Tout le monde reçoit des SMS de Macron au milieu de la nuit, ce n’est pas le marqueur d’une amitié », s’amuse un ex-commissaire. « Il est très empathique avec tout le monde mais il n’est proche de personne », ajoute un autre.)

      http://desiebenthal.blogspot.co.uk/2017/01/macron-lhomme-des-banques.html


    • rogal 7 février 19:07

      @Cazeaux
      « Enracinements » ? Pour Mitterrand je ne sais pas. Pour Chirac, Hollande et même Sarkozy, le mot paraît trop fort. Ils « sont passés » par telle ou telle phase. Ils se cherchaient. Puis ils nous ont trouvés.


    • baldis30 8 février 08:51

      @Cazeaux

      bonjour ,

      Pour Macron ce n’est pas de la « philosophie politique » : il faut ôter l’adjectif qualificatif !

      C’est le salut de votre âme ! 

      Quant à Rocard ou Jospin ils ont peut-être lu, mais ils n’ont rien compris lorsqu’on les a vus en ..... hibernation intellectuelle. Ou aveuglement philosophique ...


    • Anatine 12 février 12:43

      @soi même

      Interessant. Je crois que M. Macron est un surefficient mental comme basiquement qq % de la population mais peu trouvent leur chemin pour se reconcilier avec la normalite. Se reconcilier c’est s’en accomoder tant qu’il y a necessite a s’y soumettre. Apres, toutes les derives sont possibles et l,histoire ne manque pas d’exemples. 

    • Alpo47 Alpo47 7 février 08:41

      Je trouve cette analyse tout à fait pertinente. Macron est LE produit du système en place. On peut même se demander -et on se le demande de plus en plus- si le dézingage de Fillon ne fait pas partie de cette opération de marketing afin de lui dégager la route.
      Or, Macron, c’est du vent, juste le représentant d’une caste qui veut renforcer son pouvoir. Absolument tout sonne faux chez lui et ça se « sent ».

      Ce que l’on peut se demander c’est s’il n’arrive pas à contretemps. La mondialisation prônée par lui et ses mentors est de moins en moins dans l’air du temps, les peuples -y compris Français- sont de moins en moins dupes de ces manoeuvres et tout ce qui appartient au système en place se fait proprement éliminer à la première occasion. L’opération Macron tente de prendre de vitesse la prise de conscience collective du système économico-politique captateur en place.

      Je pense que Macron ne résistera pas longtemps à la réalité. En fait, son objectif politique est de continuer voire accentuer l’injustice de notre société en favorisant l’entreprise. Hollande/Flamby disait la politique de l’offre. Cela ne passera plus.

      Donc, oui, M.Macron est l’adversaire No1 de notre libération du système prédateur en place....

      Que va t-on bien pouvoir en faire ?


      • Fergus Fergus 7 février 11:53

        Bonjour, Alpo47

        Je trouve moi aussi cette analyse très pertinente.

        Pertinente mais incomplète. Lorsque l’auteur écrit « la démarche est réellement inédite. Elle a pour moteur les ressorts du marketing portés au maximum de leur logique », il a évidemment raison. Pour autant, Macron n’est sans doute pas qu’un produit marketing : il est aussi la résultante du rejet des Français pour les parti traditionnels LR et PS qui les ont roulés dans la farine si longtemps.

        Dès lors, ils sont très nombreux à ne pas vouloir regarder la réalité en face et à faire mine de croire que Macron n’est « ni de gauche ni de droite ». Nombreux à espérer une nouvelle composition du paysage politique autour de sa personne dans un espace centriste supposé plus rassurant. Et plus les affaires plombent Fillon, plus il apparaît qu’il sera impossible de réaliser une alliance de progrès suffisamment conquérante, plus la cote de Macron montera.

        Quant au programme, il viendra après : comme je l’ai écrit dans mon article du jour, ce n’est pas ce que les Français étudient en priorité, et d’ailleurs peu nombreux sont ceux qui le font réellement. C’et pourquoi le moment venu Macron aura son programme, une sorte de mix des propositions de l’ale libérale du PS et de l’aile modérée de LR

        Et c’est ainsi que les Français repartiront en mai pour un nouveau quinquennat de dupes !


      • manu manu 7 février 11:58

        @Alpo47

        Faut dézinguer se fou sur facebook et twitter..

        Macron chez de Villiers : une rencontre riche d’enseignements :

        Pour Emmanuel Macron, il manque un roi à la France : « Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort » – extrait d’un interview accordée à Le 1 Hebdo, en kiosques le mercredi 8 juillet 2015.

        En mars 2015 monsieur Macron a confessé à la BBC qu’il aurait fallu selon lui une Margaret Thatcher à la France.
        -

        Wikipedia :

        Emmanuel Macron est présenté par certains observateurs comme europhile et fédéraliste. Il indique quant à lui qu’il n’est « pas un européiste, pas un eurosceptique, ni un fédéraliste au sens classique », mais présente En marche ! comme « la seule force politique pro-européenne » en France. En la matière, il se réclame de la « philosophie [...] portée durant nombre d’années par Jacques Delors »

        En juin 2015, il publie avec son homologue allemand Sigmar Gabriel une tribune plaidant pour une poursuite de l’intégration européenne. Ils y préconisent la poursuite « des réformes structurelles (marché du travail, attractivité…), des réformes institutionnelles (notamment dans le domaine de la gouvernance économique) », mais également un rapprochement « des systèmes fiscaux et sociaux (via, par exemple, des salaires minimums mieux coordonnés ou une harmonisation de l’impôt sur les sociétés) »


      • Cazeaux Cazeaux 7 février 13:09

        @Alpo47
        Merci pour votre appréciation. Je suis d’accord, cela ne va pas durer. Martinez l’attend de pied ferme ainsi que tous les souverainistes. Une crise de régime n’est pas à exclure. Ceci explique entre autres que ni Juppé ni Sarko ne sont pas preneurs d’un « plan B » dans le contexte Fillon. Ils préfèrent attendre sagement qu’on revienne chercher l’un ou l’autre en cas de gros temps.


      • Cazeaux Cazeaux 7 février 13:16

        @Fergus
        Merci à vous. Je persiste toutefois à ne voir que du marketing dans ce projet Macron. Le rejet du clivage fait partie du positionnement. Si votre cible, prenons l’exemple de l’alimentaire, est plutôt écolo, vous allez élaborer un produit ou une gamme de produits bio ; et mettre l’accent sur cette qualité dans votre plan de communication. Macron est crédible parce qu’il ne vient pas de l’univers militant et ses démiurges l’ont choisi probablement entre autres pour cela.


      • HELIOS HELIOS 7 février 14:05

        @Fergus


        Macron n’est effectivement ni de gauche, ni de droite, il est tout simplement a la solde d’une oligarchie predatrice... sans racines, sans valeurs... completement hors sol dont les objectifs sont purement egoistes.

        Le « peuple », c’est a dire tous ceux qui ne sont pas dans la nomeklatura n’existent pas, ne comptent pas....

        ... et pourtant, c’est bien ce peuple qui risque de le mettre au pouvoir : Ressaisissez-vous, bon sang....

      • pemile pemile 7 février 16:19

        @Alpo47 « Absolument tout sonne faux chez lui et ça se « sent ». »

        D’où les volontés de gonfler les sondages ?


      • Fergus Fergus 7 février 17:39

        Bonjour, pemile

        Croyez-vous sérieusement que les sondages soient gonflés ? Cela fait des années que les seuls propos politiques entendus dans les bistrots ou les discussions de voisinage consistaient à dézinguer Sarkozy ou Hollande. Or, depuis des semaines, on entend réellement des gens se dire séduits par Macron. 

        Eu égard au profil de l’homme et à son parcours, c’est ahurissant, mais c’est un fait : Macron plaît, et beaucoup de Français ont envie de croire en lui pour sortir de l’alternance LR-PS.

        Le phénomène peut-il durer ? Je n’en sais rien, évidemment, mais il prend incontestablement de l’ampleur, et cela d’autant plus que Macron apparaît maintenant au yeux de beaucoup comme la seul alternative crédible à Fillon et Le Pen.

        C’est pourquoi je croise les doigts pour que, malgré ce qui les divise, Mélenchon et Hamon puissent trouver un terrain d’entente. Si ce n’est pas le cas, nous aurons droit à la triplette infernale ci-dessus.


      • pemile pemile 7 février 17:44

        @Fergus « on entend réellement des gens se dire séduits par Macron. »

        Vraiment ? Dans les bistrots, les discussions de voisinage ou dans les médias ?

        Y’aurait-il une différence entre votre bretagne nord plutôt à gauche et ma bretagne sud plutôt à droite ?


      • Fergus Fergus 7 février 17:52

        Bonsoir, Cazeaux

        Ayant eu en charge comme responsable de formation des chefs de marché et des chefs de produit marketing pour lesquels j’ai négocié avec des écoles comme l’ESCP et élaboré des cahiers des charges spécifiques, je connais un peu les ressort de cette activité.

        Or, il est presqu’impossible de vendre des produits qui ne s’appuient pas sur un terreau favorable. C’est ce qui se passe avec Macron : sans le climat de rejet de LR et du PS, l’opération Macron ne pourrait pas fonctionner avec autant d’efficacité ! Il n’est donc pas simplement un produit marketing.

        A propos de terreau, je vous rappelle le référendum sur le projet de traité constitutionnel européen de 2005 : il y a eu un matraquage politique et médiatique sans précédent en faveur du OUI, et toutes les ficelles du marketing et de la communication ont été utilisées. A l’arrivée, c’est pourtant le NON qui l’a nettement emporté : le terreau était défavorable !


      • Cazeaux Cazeaux 7 février 18:29

        @Fergus
        Tout dépend du marché sur lequel vous voulez lancer votre produit. Dans mon article précédent, j’ai comparé Macron au programme minceur « Comme J’Aime ». La campagne en pilonnage d’artillerie (surtout radiophonique) avait vite attiré mon attention : un lancement de produit de pur marketing digne des produits de lessive : pas le moindre discours justificatif, de l’affirmation délibérément simpliste, des ressorts rigoureusement adaptés aux segments ciblés...et comme dit la chute de la pub, ça marche ! 

        Comme ex-spécialiste de la question (j’ai aussi travaillé dans le marketing, bancaire d’ailleurs), penchez-vous sur le cas Comme J’aime, je parie que vous verrez combien le lancement du Macron a des traits comparables à Comme J’aime. C’est le retour massif en plus perfectionné du marketing US des années 60. Les « proctériens » d’HEC ont une perspective de revanche sur les financiers...

      • Pie 3,14 7 février 19:54

        @Fergus

        Vous avez raison, il y a un terreau favorable.

        D’abord il a l’air neuf et il est jeune. Les français ne croient plus à leur vieille classe politique. La droite a viré Sarkozy, Juppé et Fillon est à la peine. La gauche a viré Hollande et Mélenchon a perdu illico 5 points dès que le relativement jeune et assez peu connu Hamon a été désigné.

        Ensuite il porte un discours optimiste dans un air du temps inquiet et pessimiste. On aime entendre que les choses iront mieux quand on va mal.

        Enfin il porte des valeurs consensuelles. Il est libéral : la majorité des français sait que le monde est libéral et qu’il le restera. Il prône la valeur du travail : dans un pays miné par le chômage promettre de l’emploi est entendu. Il promet la sécurité : la flexsécurité en vigueur en Europe du Nord qui est l’inverse du programme brutal de Fillon. Il n’a pas encore de programme mais il dit des choses concrètes lorsqu’il parle, il a l’air pragmatique.

        Et puis, il a eu jusqu’ici beaucoup de chance...

         

      • baldis30 8 février 08:55

        @Alpo47
        bonjour,

        « Donc, oui, M.Macron est l’adversaire No1 de notre libération du système prédateur en place....

        Que va t-on bien pouvoir en faire  ? »

        Je souscrit à votre réponse, et pour répondre à votre interrogation je dirais par exemple « pasteur délivrant des indulgences » 


      • Michel DROUET Michel DROUET 7 février 08:52

        Macron, c’est « votez pour moi et vous verrez ce que je propose après »


        • JL JL 7 février 09:05

          Macron c’est le plan B de l’establisment, voilà pourquoi les LR n’en ont pas : pas assez de soutien de la part des patrons de presse.


          • leypanou 7 février 09:25

            Côté cursus, khâgne, philo, Sciences Po, l’ENA, puis l’inspection des Finances, excusez du peu, ou plutôt du trop : l’auteur a oublié l’échec à l’École Normale Supérieure, que le rédacteur Bruno Guigue d’agoravox a par exemple intégré. Un parcours scolaire brillant n’est pas garantie de succès, cf A Juppé (normalien énarque),B Lemaire (normalien, énarque), etc, etc

            Et puis surtout, le marketing peut faire tout ce qu’il veut, mais il y a encore des votants, en chair et en os, qui votent avec des bulletins pas avec des machines traficables. A vous lire, H Clinton serait élue, le Brexit aurait perdu, Balladur aurait été président de la république (rappelez-vous comme J Chirac a traité Arlette Chabot quand elle lui avait demandé s’il n’allait pas abandonner) , etc, etc..

            Vous êtes un défaitiste, moi, je ne le suis pas. Il y a un autre défaitiste sur ce site, un rédacteur, dont le pseudo commence par ...

            Personne ne peut dire comment cela va se terminer.


            • Et hop ! Et hop ! 7 février 15:59

              @leypanou : Oui, quand Macron est apparu, tous les médias l’ont présenté comme sortant de Normale Sup, avec un doctorat de philo, ancien assistant de Paul Ricoeur.


              http://www.closermag.fr/article/emmanuel-macron-un-ministre-pas-si-brillant-413776

              En réalité après ses classes préparatoires, il n’a obtenu l’entrée dans aucune grande école (ni Normale sup, ni les Chartres, ni rien), il s’est donc inscrit en philo à l’Université de Paris X-Nanterre avec l’équivalence de 3e année, il a fait 2 ans pour obtenir un DEA de Lettres et déposer un sujet de thèse de Philosophie sur « L’Intérêt général dans Philosophie du droit de Hegel, » qu’il n’a jamais été capable de soutenir. Étienne Balibar dit qu’il ne se souvient pas de l’avoir eu comme étudiant ni qu’il ait rédigé un mémoire avec lui sur ce sujet.

              Il n’a pas du tout été assistant de Paul Ricoeur, il a eu un emploi contractuel pour classer des archives de Paul Ricoeur.

              Il entre à Sciences Pô par la passerelle, il est diplômé à 24 ans, ente à l’ENA, recalé à la sortie, décision annulée après un recours collectif en annulation pour excès de pouvoir


            • baldis30 8 février 09:00

              @Et hop !
              bonjour,

              belle mise au point ... mais que faites-vous de la foi, la foi, la foi ...

              Gounod écrivit des paroles un peu trop oubliées :

              « Le veau d’or est toujours debout, on encense ( encore l’enfumage religieux !) sa puissance .... »


            • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 7 février 09:29

              Macron est bien le produit mis sur le marché électoral par le clan Soros (mondialisation/dérégulation) représenté en France par Attali, Minc, le MEDEF, la banque Rotschild et le groupe AXA (le lobby international que Trump veut démolir et qui veut démolir Trump). Son élection se traduira donc par une tension avec les USA si Trump est toujours vivant. 


              Mais Macron n’est pas le premier exemple d’homme-produit programmé par un groupement d’intérêts. Le premier a été Reagan, ancien démocrate évincé, acteur populaire au physique avantageux et à l’aise devant les caméras, choisi comme vitrine présentable par les républicains en déclin parce qu’il se vendait bien. Reagan a ensuite montré qu’il n’était pas qu’une potiche, mais au départ, c’est le contrat qu’il avait avec ses sponsors, comme il avait eu un contrat avec la compagnie General Electric pour faire des discours démagogiques au personnel afin de désamorcer la lutte syndicale.

              Le problème de ces créature de Frankenstein, c’est leur propension à devenir autonome par la suite...



              • Cazeaux Cazeaux 7 février 13:21

                @Jeussey de Sourcesûre
                Désolé mais Reagan a commencé relativement jeune sa carrière politique, dès l’époque où il était acteur. Il a toujours été républicain et a été, au moins durant un mandat, gouverneur de Californie, équivalent de la 6e ou 7e puissance économique mondiale.


              • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 7 février 15:38

                @Cazeaux

                source wikipedia :

                Élevé dans une famille qui s’identifie fortement au Parti démocrate et au New Deal, Ronald Reagan est lui-même de sensibilité démocrate dans un premier temps, et un grand admirateur de Franklin D. Roosevelt, pour qui il vote à quatre reprises. Au début des années 1950, il commença à se rapprocher de la droite et tout en restant démocrate, il soutint les candidatures républicaines à la présidence de Dwight D. Eisenhower en 1952 et 1956 et celle de Richard Nixon en 1960. Le dernier soutien actif de Reagan à un candidat démocrate fut en 1950 lorsqu’il aida Helen Gahagan Douglas dans sa campagne au Sénat contre Richard Nixon. En août 1962, Reagan rallia officiellement le Parti républicain et déclara : « Je n’ai pas quitté le Parti démocrate. Le parti m’a quitté ».

              • Cazeaux Cazeaux 7 février 17:50

                @Jeussey de Sourcesûre
                Merci de cette rectification-précision. Disons que je me souvenais de l’engagement de Reagan à partir de 1952. Il faut savoir toutefois que Roosevelt a recueilli un fort soutien populaire dû à la réussite du New Deal, qui a été au-delà du clivage entre démocrates et républicains. C’est le seul Pdt a avoir été élu quatre fois. De plus, jadis être démocrate était l’équivalent d’être de droite en France et jusqu’à la fin des années 60, le parti démocrate était celui des blancs conservateurs des Etats de l’ex-confédération (sudistes). Le clivage n’a longtemps pas eu une valeur nationale. Cela dépendait des Etats.

                Tout cela étant dit, ce que j’avais souligné est que Reagan s’est impliqué jeune dans le combat politique et qu’on ne peut considérer un ex-gouverneur de Californie comme un nouveau venu sans expérience.

              • lejules lejules 8 février 12:14

                @Jeussey de Sourcesûre
                « Macron n’est pas le premier exemple d’homme-produit programmé par un groupement d’intérêts » dans les années 1970 nous avions jean Lecanuet un parfait produit américain fait pour contrer De Gaulle


              • Odin Odin 8 février 13:41

                @lejules

                « Mais Macron n’est pas le premier exemple d’homme-produit programmé par un groupement d’intérêts. »

                Vous avez entièrement raison. On peut citer en premier pour la 5ème, Pompidou, un pur produit de la finance rothschildienne avec Giscard en second, Baili grand-croix et dévotion de l’ordre souverain de Malte, ce sont ces deux renégats qui nous ont pondu cette loi scélérate « Pompidou-Giscard » (dite Rothschild) du 03 janvier 1973 qui a pour résultat de faire payer aux contribuables 50.000.000.000 € / an à des banques privées, rien que pour les intérêts, sans rembourser la dette qui elle, augmente chaque année. 

                Ce Micron est dans la même veine et une partie des français le plébiscite, les médias font très bien leur travail et beaucoup de veauxtants n’y voient que du feu. C’est affligeant. 


              • Cazeaux Cazeaux 8 février 18:44

                @lejules

                Rectification / Lecanuet : loin d’être un Macron du temps jadis, très loin. Je cite wikipédia (par simplicité car sa biographie est notoire) : 

                Pendant la Seconde Guerre mondiale, tout en continuant à enseigner le jour, en 1943, il participe à la Résistance et entre dans la clandestinité. Son action inclut la participation à des réseaux de sauvetage des Juifs persécutés qui l’ont fait reconnaître comme un Juste parmi les nationsEn août 1944, il est arrêté avec le commando qui venait de faire sauter la voie ferrée Lille-Bruxelles, et parvient à s’échapper avec la complicité d’un Polonais incorporé de force dans l’armée allemandeÀ la Libération, Jean Lecanuet devient inspecteur général au ministère de l’Information. Puis, sous la IVeRépublique, il est plusieurs fois directeur de cabinet de ministres MRP (Mouvement républicain populaire) de l’Information, de la Marine marchande, de l’Économie nationale, de l’Intérieurdes Finances, etc. (11 postes en 10 ans).

                EXCUSEZ DU PEU !

                Quand on évoque un personnage, historique ou contemporain, il est facile de vérifier ses dires. Lecanuet n’a jamais eu la moindre casserole, et peu d’hommes politiques de sa génération ont eu le titre de Juste parmi les nations. 


              • Cazeaux Cazeaux 8 février 19:13

                @Odin
                Excusez-moi, je vous ai mis destinataire de mon commentaire sur Lecanuet alors que vous n’êtes pas l’auteur de la réaction que je visais.


                En revanche, j’interviens sans me tromper sur ce que vous dites de Pompidou. J’en parle dans mon article auquel je vous renvoie. 
                La comparaison avec Macron porte sur le fait que dans les deux cas (si ma thèse est avérée) un Président a forgé en quelque sorte son successeur. Mais cela a pris pas mal de temps pour Pompidou... Le passage chez les Rothschild est aussi un point commun. Mais il ne faut pas inverser la causalité. Pompidou avait dix ans de carrière politique quand il est entré dans la fameuse banque et il a continué durant son passage à agir dans l’ombre pour De Gaulle. Croyez-vous d’ailleurs qu’il eût été pris sans avoir le label de proche conseiller du général ? et sans que ce dernier approuve ? 

                Pour Macron, c’est encore plus flagrant. Avec tous les diplômes de la terre, essayez-donc d’ être pris comme directeur chez Rothschild ou Lazare à 30 ans et d’y être muté à 32 au rang d’associé-gérant ?

                L’influence des grandes fortunes (très finement et richement explorée dans Les Responsabilités des Dynasties Bourgeoises de Beau de Loménie, période du XIXe siècle à 1940) est avérée. Mais elle s’inscrit dans une sorte de couplage avec le pouvoir des hauts responsables politiques. Tout cela est fort complexe. Il faut se garder de tomber dans le schématisme, au prix d’affaiblir la dénonciation de cette sulfureuse pratique.

              • sweach 7 février 10:01

                Pffff


                Il faut l’avouer ce marketing est ultra agressif, les lois ont même était modifié pour qu’il puisse en profiter. Depuis peu la représentation des candidats dans les médias dépend de leur niveau dans les sondages.

                Donc le produit Macron nous est présenté de façons outrancière et on peut sérieusement se poser des questions sur le pourquoi ?

                Mais vous oubliez un détail important, un mauvais produit reste un mauvais produit, peut importe le marketing.
                Macron c’est comme le parfum BIC, il y a peut être un marketing de ouf, mais le produit est totalement inutile et boudé des consommateurs qui ont déjà leur produit. 

                Regardez ! et jugez !
                Après le premier tour, au vu de son futur résultat, on pourra enfin remettre en question cette exposition médiatique à la limite du fascisme qui veut nous imposer quelqu’un.

                • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 7 février 11:13

                  @sweach

                  bien vu

                  on peut aussi évoquer le flop de la Renault 14 dû à une erreur monumentale de marketing-mix tournant autour de la forme en poire du produit : les consommateurs n’avaient pas envie d’être pris pour des poires et la voiture ne s’est pas vendue (ou plutôt elle a été reprise et vendue par Peugeot sous le nom de 306).

                  Aujourd’hui, les électeurs n’ont peut-être pas envie d’être les dupes d’un beau Macron !

                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 février 11:42

                  « Les dessous de l’affaire Fillon : l’auteur du piège identifié. » 
                  Ils ont l’air malin tous ceux qui ne voient pas un false flag sous leur nez.
                  Comme si nos médias presstitués, qui vivent de l’argent public, se préoccupaient soudain des contribuables..., faut pas rêver ! Ils étaient en mission commandée.


                  Macron, c’est Henrot le patron de la Banque Rothschild, qui en parle le mieux. 

                  « La Gauche mondialisée discréditée, reprend la main »

                  • ZenZoe ZenZoe 7 février 12:04

                    @Fifi Brind_acier
                    L’auteur du piège identifié : la supposition est plausible certes, mais il n’y a pas de preuve, c’est juste une supposition qui circule (et qui vient de qui ???).
                    Les fausses révélations sont partout, méfiance.


                  • HELIOS HELIOS 7 février 14:07

                    @Fifi Brind_acier

                    ... ahhhh, vous avouez votre soutien a Fillon ! on comprend désormais mieux vos attaques contre Mélenchon, Le Pen et tous les autres vrai souverainistes....

                  • Et hop ! Et hop ! 7 février 16:08

                    @HELIOS : Effectivement, ça fait plusieurs messages où Fifi soutient Filon qui ne veut ni sortir de l’uro, ni sortir de l’UE et de l’OTAN.


                    Fillon le candidat du MEDEF qui reçoit 800 000 EU par ans de gratifications par les requins de la finance Lacharrière (Fitch Rating) et Castries (Axa).



                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 février 19:04

                    @HELIOS
                    Je dénonce les lynchages, pas Fillon que je combats.


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 février 21:45

                    @HELIOS
                    L’UPR est censurée à 100% depuis 10 ans, cela vous semble des pratiques démocratiques ?
                    Mélenchon aussi est dans le collimateur du PS ! C’est par hasard s’il se retrouve coincé entre Hamon et Macron ? Depuis 1 an, Julien Dray veut sa peau.
                    « Dray veut en finir avec l’obstacle Mélenchon »

                    "(...) Julien Dray semble avoir fixé sa stratégie : faire exploser un Front de gauche déjà très mal en point pour tenter d’en récupérer les composantes les moins virulentes à l’encontre du gouvernement, notamment du côté du PCF.

                    Cité par l’hebdomadaire Le Point à paru ce jeudi, Julien Dray désigne sa cible principale : l’ancien sénateur PS Jean-Luc Mélenchon, figure de proue de « l’opposition de gauche » à la ligne Hollande-Valls. « Mélenchon est un obstacle au rassemblement politique de la gauche, il doit donc être traité comme un obstacle », prévient le conseiller régional de l’Essonne. Avant de réconcilier les anciens alliés de la gauche plurielle, il semble donc que l’architecte de « l’alliance populaire » rêvée par Solférino doive empêcher l’émergence d’une candidature d’alternative à gauche, basée sur le modèle de Syriza en Grèce ou de Podemos en Espagne, et régulièrement invoquée jusqu’au sein de l’aile gauche du PS. Candidature que Jean-Luc Mélenchon se verrait bien incarner..."

                    Si je dénonce de telles pratiques, c’est que suis démocrate, il ne vous arrivera rien.

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