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Accueil du site > Actualités > Politique > Les béquilles du macronisme

Les béquilles du macronisme

Dans notre précédent article intitulé « Les gilets jaunes » nous avons montré que la trahison des directions traditionnelles du mouvement ouvrier s’est clairement exprimée dès le 6 décembre 2018, au plus fort de la première phase du mouvement des gilets jaunes, par un communiqué commun des directions syndicales. Les dirigeants des principaux syndicats dénonçaient en effet les violences mais sans préciser d’où elles venaient. Ils dénonçaient donc les gilets jaunes et aussi, faut-il croire, les lycéens de Mantes la Jolie que les policiers avaient contraints à se tenir agenouillés avec les mains entravées ou sur la tête.

Sur le plan politique, il aurait suffi que le PCF, le PS et la FI présentent un candidat commun dès le premier tour de l’élection présidentielle pour que Macron ne soit pas élu. Examinons en effet le résultat du premier tour de cette élection présidentielle pour les cinq candidats arrivés en tête. Nous donnons pour chacun d’eux successivement les trois chiffres suivants : le nombre de voix, le pourcentage par rapports au nombre des inscrits et le pourcentage par rapport au nombre de suffrages exprimés.

 

 Emmanuel MACRON 8 657 326    18,19      24,01

 Marine LE PEN 7 679 493    16,14      21,30

 François FILLON 7 213 797    15,16       20,01

  Jean-Luc MÉLENCHON 7 060 885    14,84       19,58

 Benoît HAMON 2 291 565     4,82       6,36

S’il y avait eu un seul candidat des organisations ouvrières, il aurait remporté l’élection. Il suffit pour le voir de cumuler les voix de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon. Dans ce cas d’ailleurs la dynamique de l’unité aurait probablement amené plus de voix que n’en donne la simple addition.

14,84 % + 4,82 % = 19,62 %

Une deuxième remarque s’impose : Emmanuel Macron a été bien mal élu avec seulement 18,19% des inscrits au premier tour. Ce sont de piètres résultats si on tient compte du fait que les électeurs ont été souvent abusés, que les voix ont été extorquées par d’honteuses méthodes de marketing. D’ailleurs, aujourd’hui que les gilets-jaunes sont probablement ses plus farouches opposants certains d’entre eux avouent avoir voté pour lui.

Par ailleurs, les dirigeants du PCF, du PS et de la FI sont opposés au Frexit alors que de l’aveu même de Macron s’il y avait un référendum sur cette question c’est le Frexit qui l’emporterait et d’ailleurs les français ont voté contre la constitution européenne en 2005. A l’évidence, au moins la moitié de l’électorat de ces trois partis est favorable au Frexit et d’ailleurs aucun des arguments en faveur de l’UE ne résiste à l’analyse.

Ainsi, il apparaît clairement que, tant sur les questions politiques que sur les questions syndicales, le macronisme n’a pu se mettre en place et se maintenir que parce que les directions du mouvement ouvrier refusent de répondre aux attentes des travailleurs et par là même de la majorité de la population. Il faudrait bien peu de choses pour que le système s’effondre. Emmanuel Macron a été bien mal élu et le système a montré toute sa fragilité dans les jours qui ont suivi le 8 décembre 2018 (acte 4 des gilets jaunes). Les milliardaires ont pris peur face à l’ampleur de la révolte des gilets jaunes au moment même où les directions syndicales publiaient leur immonde communiqué commun. Les grosses fortunes qui dirigent désormais le pays ont décidé d’agir pour se tirer de ce mauvais pas. Un petit comité de ces grosses fortunes a pris la décision de donner une prime de fin d’année à leurs employés et ce petit comité a demandé à Emmanuel Macron d’en faire l’annonce dans un discours. Ainsi, ces grosses fortunes en ont profité pour présenter Emmanuel Macron comme l’homme providentiel, ayant beaucoup de pouvoir. L’homme capable de régler bien des problèmes. Cette opération visait d’une part à sauver le pouvoir des grandes fortunes et d’autre part à renforcer Emmanuel Macron dans son rôle de Président.

Irène Inchauspé, journaliste à « L’Opinion » explique à sa façon quel était l’esprit de ces grands patrons (Voir sur YouTube la vidéo intitulée : « GJs : les patrons du CAC40 ont eu peur d’avoir leur tête sur une pique ») :

« Ils ont vraiment eu peur à un moment d’avoir leur tête sur des piques. (…) Quand il y a eu le samedi terrible avec toutes les dégradations, ils avaient appelé le patron du Medef, je crois ou de (inaudible), en lui disant : « tu lâches tout. Tu lâches tout parce que sinon… » Ils se sentaient menacés physiquement, les grands patrons. ». Yves Calvi intervient : « Alors, vous voulez dire qu’il y a eu une démarche des grands patrons français qui pensaient qu’ils pouvaient être physiquement menacés en disant : maintenant, t’es gentil maintenant il faut lâcher avec les gilets jaunes » Irène Inchauspé reprend : « Voilà. Ils envoyaient des textos en disant : tu lâches sur le SMIC. Il faut qu’on distribue des primes. Tu lâches tout. Bon ! Voilà ! Alors là, ils distribuent des primes. C’est pas compliqué non plus. Ils ont 80% de leurs salariés qui sont à l’étranger. Alors ça leur coûte pas cher non plus. »

Effrayé par le mouvement des gilets-jaunes mais refusant d’apporter une réponse politique, les dirigeants s’enferment depuis dans une dérive autoritaire. Cela n’est possible que parce que les directions traîtresses du mouvement ouvrier sont les béquilles de ce système qui menace de s’effondrer.

Pourtant, indépendamment du niveau de confiance qu’ils accordent aux dirigeants, les travailleurs n’ont pas d’autres solutions pour s’organiser que de passer par les organisations du mouvement ouvrier notamment les organisations syndicales.

Nous sommes, le nombre, les forces vives, les seules qui soient indispensables pour produire, pour assurer la vie et le progrès et pourtant – nous l’avons longuement expliqué – ce sont quelques dizaines d’ultra-riches qui dirigent le pays pour le bénéfice d’une toute petite caste d’au plus quelques milliers de personnes. Ils s’attaquent en effet à toutes les autres couches de la société depuis les plus miséreux jusqu’aux couches relativement aisées comme les médecins, les pharmaciens, les avocats, les notaires…

Il est certain que le mouvement des gilets jaunes a bouleversé profondément tout le mouvement ouvrier et en particulier les directions des partis ouvrier-bourgeois. C’est ainsi que Trotski qualifiait ces partis qui ont été créé initialement pour défendre la classe ouvrière mais qui sont, à un moment, passé du côté de l’ordre bourgeois. C’est le cas pour le PCF et le PS mais c’est aussi le cas pour la FI qui est issue d’une fraction du PS via le Front de Gauche et a ensuite grossi ses effectifs par un accord avec le PCF. Confrontés à des situations comme l’irruption du mouvement des gilets jaunes, les dirigeants de ces partis ouvrier-bourgeois s’avèrent être de « parfaits imbéciles » comme le disait Trotski dans un article de janvier 1932 intitulé «  La révolution allemande et la bureaucratie stalinienne » :

« Les politiciens du réformisme, ces affairistes habiles, ces vieux routiers de l'intrigue et du carriérisme, ces hommes expérimentés dans les combines parlementaires et ministérielles, s'avèrent - on ne peut trouver d'expression plus tendre - de parfaits imbéciles, dès que la marche des événements les projette hors de leur sphère habituelle et les confronte à des faits importants. »

« La social-démocratie, malgré sa composition ouvrière, est un parti entièrement bourgeois, dirigé dans des conditions "normales" de façon très habile du point de vue des objectifs de la bourgeoisie ; mais ce parti ne vaut rien dans des conditions de crise sociale. Les dirigeants sociaux-démocrates sont bien forcés, même contre leur gré, d'admettre le caractère bourgeois de leur parti. »

Le mouvement des gilets jaunes devient ainsi un profond révélateur. Le PS, le PCF et la FI avec quelques nuances disent maintenant apporter leur soutien aux gilets jaunes mais ils ont commencé par sérieusement tergiverser. Mais alors que les gilets jaunes exigent le départ de Macron aux cris de « Macron démission » ou parfois « Macron destitution », aucun des députés du PS, du PCF ou de la FI n’a signé pour lancer la procédure de destitution de Macron proposée par l’UPR. Seul le député LR Franck Marlin a réclamé cette destitution. Les organisations du mouvement ouvrier protègent donc Macron autant, voire même davantage, que LR, le parti de la bourgeoisie. Nous savons très bien que la destitution aurait été refusée par la chambre des députés et le sénat. Cependant, pourquoi ces mêmes politiciens demandent le vote d’une motion de censure qui revient à destituer le premier ministre et qui est tout autant refusée ? Avez-vous entendu un manifestant demander cela ? Aucun ne le fait. C’est une préoccupation de politiciens professionnels mais ce n’est nullement la préoccupation des exploités. Il en est d’ailleurs de même pour ceux qui réclament des élections législatives. Macron faisait déjà passer des lois réactionnaires (loi El Komri et loi Macron) quand il le voulait à coup de 49.3 alors qu’il était ministre de l’économie. Les mots d’ordre des gilets jaunes sont : « Macron démission », « Révolution ». Ils n’ont que faire des « motions de censure » et des « dissolutions de l’assemblée nationale » qui ne sont que des préoccupations d’histrions de la politique. « Macron destitution » : c’est à cela que les organisations du mouvement ouvrier devraient s’atteler si elles écoutaient leur base. Mais les carriéristes corrompus ont d’autres préoccupations. Ils voudraient montrer que leurs prérogatives de député ou de sénateur leur confère un rôle à jouer alors que toutes les décisions viennent de Bruxelles et que le théâtre qu’ils font dans les assemblées n’y change rien.

Dans le même temps, ce mouvement des gilets jaunes a aussi permis de mettre à jour la véritable nature de dirigeants et d’organisations qui se disent « révolutionnaires », « trotskistes ». La plupart de ces organisations comme le NPA et LO ne sont même pas pour le Frexit. Il en est de même pour des petits groupes qui se disent trotskistes mais qui militent à l’intérieur du NPA ou de la FI. Et, qu’en est-il des organisations lambertistes issues du trotskisme mais qui lui ont tourné le dos depuis près de 40 ans ? Elles continuent formellement à réclamer le Frexit mais le mouvement des gilets jaunes a révélé à quel point elles viennent prêter main forte aux bureaucrates du mouvement ouvrier pour les aider à maintenir le régime avec leurs béquilles.

Nous ne reprendrons pas ici toute l’analyse que nous avons faite au sujet des lambertistes dans notre livre « De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon ». Pour faire vite rappelons seulement que, jusqu’à la fin des années 70, les organisations lambertistes (OCI, AJS, FER) étaient des organisations révolutionnaires mais elles se sont compromises avec l’arrivée de François Mitterrand à la présidence de la république. Elles ont d’ailleurs fourni une quantité de cadres et de militants au PS lesquels se sont dits que, quant à soutenir le PS, le mieux était de le rejoindre. Depuis, les lambertistes se sont scindés en deux organisations le POI et le POID

Daniel Gluckstein est le plus connu des lambertistes puisqu’il a été candidat à une élection présidentielle et qu’il était le « dauphin » choisi par Lambert pour lui succéder. Ce seul fait donne une idée du fonctionnement peu démocratique de ces organisations. Il est actuellement l’un des dirigeants du POID. Il a écrit des monuments de calomnies contre les gilets jaunes le 22 novembre 2018 et le 10 janvier 2019 dans deux numéros de l’hebdomadaire du POID « La tribune des travailleurs ». Nous en avons fait une analyse détaillée dans deux autres articles intitulés : « Où vont les lambertistes ? » et « Où vont les lambertistes (suite) ? ». Nous n’en ferons ici qu’un bref résumé.

Dans son premier article de calomnies, il explique que pour lui c’est un discours patronal et raciste « qui a dominé les blocages ce week-end ». Il veut bien admettre cependant qu’il y avait aussi des ouvriers. Il dit pour finir  :

 « Sous le gilet jaune, l’ouvrier reste un ouvrier, et le patron un patron. Sans parler de ceux dont la chemise brune dépasse sous le gilet jaune (2) ! »

Et, pour ceux qui ne comprendrait pas ce qu’est « la chemise brune » il prend le soin d’expliquer dans une note que c’est une référence à l’uniforme des SA, sections d’assaut du parti hitlérien. En plus des patrons, il y avait donc des nazis. Et il a expliqué auparavant que cette mobilisation des patrons et des nazis revêtus de gilets-jaunes a été organisée par les milliardaires qui tiennent les médias. Il écrit en effet  : 

« pour les médias, propriétés de grands groupes capitalistes, qui n’ont cessé d’appeler aux blocages, et même de les coorganiser de fait, dire… ».

Dans ce même article, il se félicite que les dirigeants des grandes centrales syndicales aient refusé d’apporter leur appui aux gilets jaunes. Voici exactement ce qu’il écrit :

 « C’est un fait, aussi : les dirigeants des centrales syndicales, s’ils ont résisté à raison aux pressions visant à les entraîner avec les gilets jaunes persistent néanmoins à se concerter… ».

Il critique donc, à juste titre, la collaboration des dirigeants syndicaux dans des instances participatives puisqu’il dit qu’ils « persistent néanmoins à discuter… ». Mais il se félicite que ces dirigeants fassent obstacle à la convergence des luttes. Daniel Gluckstein donne raison aux directions traitresses du mouvement ouvrier contre les gilets jaunes. Au moins cela a le mérite d’être clair. Il ne s’agit plus pour lui de lutter avec la base et des syndicalistes pour faire plier les directions traîtresses. Il est tout entier du côté des bureaucrates contre-révolutionnaires. Mais il mélange, avec son style de commère, ses grossières calomnies avec des critiques qui pourraient être justifiées s’il disait à qui elles s’adressent. Il semble en effet qu’il critique, à juste titre, ceux qui rejettent les syndicats en invoquant les trahisons des dirigeants. Il reprend à ce sujet la métaphore classique : « Il est facile à certains d’appeler à jeter le bébé avec l’eau du bain. ». Nous apprécions toujours pour ce qu’il vaut le très anonyme : « certains ». Pour poursuivre sa métaphore nous dirons que, pour sa part, il jette d’emblée le bébé (le mouvement des gilets jaunes) prétextant que l’eau du bain contient quelques traces d’excréments (Quelques racistes anti-migrants poussés là par le RN).

Ayant probablement pris connaissance de notre analyse de ses calomnies, il répond à nos critiques et peut-être à d’autres dans un deuxième article. Non satisfait d’avoir abondamment calomnié les gilets jaunes, c’est maintenant nous qu’il s’apprête à calomnier. Il persiste dans un style bien étranger aux habitudes des grands leaders du mouvement ouvrier que furent notamment Marx, Engels, Lénine ou Trotski. Au lieu de dire clairement à qui il répond et de citer les mots, les phrases, les textes qu’il incrimine, il adopte le ton des semeurs de ragots en procédant par insinuations et sous-entendus laissant ainsi la porte ouverte à toutes les équivoques et les ambiguïtés. Voici comment il nous désigne :

 « Depuis quelques semaines, le POID et La Tribune des travailleurs sont la cible d’attaques diverses. Quand ils ne se réfugient pas dans l’anonymat, leurs auteurs ont un point commun : naguère partisans de la lutte de classe, du mouvement ouvrier et de la démocratie politique, ces convertis au « gilet-jaunisme » proclament aujourd’hui que partis et syndicats appartiennent à un monde définitivement disparu. ».

Faut-il prendre la peine de répondre à de tels ragots ? Tout ce que nous écrivons ici prouve exactement le contraire de ce qu’il dit. Nous savons très bien que partis et syndicats n’appartiennent pas au passé et nous savons de plus quels sont ceux qui jouent un rôle de béquille du régime actuel. Comme en plus nous manions la dialectique ce sont les directions traitresses que nous accusons et non pas les organisations du mouvement ouvrier dans leur globalité. Mais, contrairement au dauphin de Lambert nous ne voyons pas le mouvement des gilets jaunes comme un mouvement de patrons racistes et fascistes, coorganisé de fait par les grands groupes capitalistes. Nous disons tout au contraire, à l’instar de Lénine, qu’objectivement ce mouvement défend les exploités et s’attaque au capital. Rappelons en effet cette citation de Lénine :

« Quiconque attend une révolution sociale “pure” ne vivra jamais assez longtemps pour la voir. Il n’est qu’un révolutionnaire en paroles qui ne comprend rien à ce qu’est une véritable révolution. (…) La révolution socialiste en Europe ne peut pas être autre chose que l'explosion de la lutte de masse des opprimés et mécontents de toute espèce. Des éléments de la petite bourgeoisie et des ouvriers arriérés y participeront inévitablement - sans cette participation, la lutte de masse n'est pas possible, aucune révolution n'est possible - et, tout aussi inévitablement, ils apporteront au mouvement leurs préjugés, leurs fantaisies réactionnaires, leurs faiblesses et leurs erreurs. Mais, objectivement, ils s'attaqueront au capital, et l'avant-garde consciente de la révolution, le prolétariat avancé, qui exprimera cette vérité objective d'une lutte de masse disparate, discordante, bigarrée, à première vue sans unité, pourra l'unir et l'orienter, conquérir le pouvoir, s'emparer des banques, exproprier les trusts haïs de tous (bien que pour des raisons différentes !) et réaliser d'autres mesures dictatoriales dont l'ensemble aura pour résultat le renversement de la bourgeoisie et la victoire du socialisme, laquelle ne "s'épurera" pas d'emblée, tant s'en faut, des scories petites-bourgeoises. »

Daniel Gluckstein est ici désigné par Lénine comme : « un révolutionnaire en paroles qui ne comprend rien à ce qu’est une véritable révolution. ». Il invente en plus le concept de « partisan de la lutte de classe », qui surprendrait bien des marxistes. La lutte des classes est une réalité qui s’imposera aussi longtemps qu’il y aura des exploités et des exploiteurs. S’il existe sans doute quelques autruches qui refusent de voir cette réalité, il faut cependant avoir l’esprit fécond du dauphin de Lambert pour parler de « partisan de la lutte des classes ».

Nous entendons, pour notre part agir comme devrait le faire une « avant-garde consciente de la révolution  ». Nous cherchons en effet à unir ce mouvement, dans toute sa diversité, pour l’orienter vers la prise du pouvoir.

Nous n’allons pas répondre à tout ce que dit Daniel Gluckstein, mais il nous donne l’occasion d’aborder à nouveau la question importante des relations entre les syndicats et le mouvement des gilets jaunes et cela nous intéresse. Au préalable rappelons quelques généralités sur le rôle des syndicats. Soulignons d’abord que comme les partis issus du réformisme et du stalinisme ce sont des organisations ouvrière-bourgeoises et que de plus, il y a toujours eu de la part des capitalistes la volonté de les intégrer à l’état ou à l’entreprise pour en faire des instruments de domination de classe. Il en fut ainsi des syndicats pétainistes ou des syndicats des grosses dictatures staliniennes qui n’étaient que des instruments du pouvoir : simples courroies de transmission chargées de faire passer les décisions prises par les dirigeants. Ainsi les cadres des syndicats deviennent des collaborateurs du pouvoir et les représentants du personnel représentent en fait les dirigeants auprès du personnel et non l’inverse. Il y a une entente au sommet entre dirigeants et représentants du personnel sur le rôle de chacun. Les patrons confient aux dirigeants des syndicats les informations à faire circuler et les mandatent pour recueillir l’avis des employés voire même pour repérer et moucharder les opposants. Nous connaissons la fameuse loi de promotion syndicale : « Pour se débarrasser d’un syndicaliste trop revendicatif sans risquer une grève, il faut le nommer cadre ». Quand le syndicat est bien intégré à l’entreprise, il n’est plus nécessaire d’appliquer cette loi. Il n’est plus question de corrompre ou d’acheter un dirigeant syndical puisqu’il est par nature collaborateur du pouvoir. L’idée de mettre en place des syndicats corporatifs obligatoires reste d’actualité. Ségolène Royal pour remédier à la désyndicalisation a tout simplement déclaré : « Je suis favorable à une solution simple et radicale : l’obligation d’adhérer à un syndicat » (Cf. La Dépêche du midi du 15 mai 2006). Or, la « charte du travail » du 4 octobre 1941 visait justement à rendre obligatoire l’adhésion à un syndicat unique en même temps qu’elle supprimait le droit de grève. L’affirmation de Daniel Gluckstein sur les syndicats mérite d’être sérieusement nuancée. Voici ce qu’il dit :

« (…) Mais cela n’empêche nullement les travailleurs, dans les grèves et autres mouvements de classe (et dans les élections professionnelles), de manifester leur attachement aux syndicats. Parce que ces derniers leur appartiennent et sont les instruments de leur combat de résistance. »

Nous venons de l’expliquer, dans certains cas les syndicats appartiennent aux patrons et sont un instrument de domination. Alors, il faut, là aussi, manier un peu la dialectique. La réalité est complexe et contradictoire. Les syndicats, le plus souvent, ne sont ni la propriété des patrons ni celle des travailleurs mais sont un peu les deux en même temps. De même, ils ne sont ni purement des instruments de combat ni uniquement des instruments de pouvoir. Ils sont à la fois enjeu et instrument de la lutte car c’est par la lutte que leur indépendance à l’égard du pouvoir peut être gagnée. Nous nous en tiendrons là pour ce qui est des généralités sur les syndicats. Voyons, plus précisément où nous en sommes actuellement en France. Le premier trait marquant c’est qu’il n’y a plus que 8% des travailleurs qui sont syndiqués. C’est le résultat d’une longue série de trahisons. Les travailleurs ne font plus confiance aux syndicats. La France est le pays d’Europe où il y a la plus grande proportion de permanents syndicaux au regard du nombre de syndiqués. C’est dire, qu’évidemment les apparatchiks des syndicats ne sont pas payés par les cotisations des syndiqués mais principalement par diverses dotations patronales et aussi par la CES (Commission Européenne des Syndicats). Cela porte un coup sérieux à l’affirmation de Daniel Gluckstein « ces derniers (les syndicats) leur (les travailleurs) appartiennent ». Venons-en maintenant au rôle des syndicats dans les grandes mobilisations ouvrières comme celle que nous connaissons actuellement en commençant par rappeler une citation du programme de transition rédigé par Trotski.

« Les syndicats, même les plus puissants, n’embrassent pas plus de 20 à 25% de la classe ouvrière et, d’ailleurs, ses couches les plus qualifiées et les mieux payées. La majorité la plus opprimée de la classe ouvrière n’est entraînée dans la lutte qu’épisodiquement, dans les périodes d’essor exceptionnel du mouvement ouvrier. À ces moments-là, il est nécessaire de créer des organisations ad hoc, qui embrassent la masse en lutte ».

Ce que Trotski observe ici se trouve décuplé du fait qu’il n’y a plus que 8% des travailleurs qui sont syndiqués et que les directions syndicales sont largement déconsidérées. Cela explique la défiance du mouvement des gilets jaunes à l’égard des dirigeants syndicaux et leur farouche volonté de ne pas se faire confisquer leur mouvement par eux. Le remède proposé par Trotski s’impose « il est nécessaire de créer des organisations ad hoc, qui embrassent la masse en lutte ». Il pense alors essentiellement aux comités de grèves, aux comités d’usine, aux conseils ouvriers mais la volonté des gilets jaunes de ne pas se faire récupérer s’inscrit aussi dans cette proposition. C’est pourquoi ils se sont organisés en assemblées locales et en assemblées des assemblées.

Les lambertistes en prenant ainsi parti contre les gilets jaunes, se joignent aux bureaucrates des syndicats, qu’ils appuient d’ailleurs ouvertement, pour servir de béquille au macronisme.

Il aurait sans doute pu, malgré tout subsister quelques trotskistes. A un moment Lambert a exclu le dernier des trotskistes en se faisant d’ailleurs aider par Jean-Christophe Cambadélis qui avait un pied au PS et un autre à l’OCI. Ce dernier des révolutionnaires s’appelait Stéphane Just. Il est décédé le 12 août 1997. Il a essayé jusqu’à sa mort de regrouper une avant-garde révolutionnaire mais il a finalement échoué. Le petit groupe qu’il a laissé derrière lui s’appelle CPS (Combattre Pour le Socialisme). Ils ont sorti un texte sur les gilets jaunes qui est un tissu de calomnies du même acabit que la mauvaise littérature de Daniel Gluckstein. Vous pourrez trouver ce « Supplément à CPS n°71 » sur le site web intitulé lui aussi « Combattre Pour le Socialisme ».

Cela nous amène à conclure qu’il n’y a plus ni révolutionnaires ni trotskistes en France.

Jamais il n’y a eu une telle rupture dans le mouvement ouvrier en France. Quand, au début du XXème siècle, les partis de la IIème internationale ont fini par accepter la guerre, reniant ainsi leurs engagements, il s’est trouvé en France, comme dans tous les pays d’Europe, des militants pour assurer la relève : Jean Jaurès en tête et après son assassinat Pierre Monatte et Alfred Rosmer. D’abord assez isolés, ils sont devenus majoritaires dans le mouvement ouvrier à la suite de la révolution russe et le parti communiste a été proclamé. A la suite de la dégénérescence stalinienne, Trotski a repris le flambeau du combat révolutionnaire et a créé la 4ème internationale. Les trotskistes français ont pu assurer dans des conditions difficiles la continuité du combat révolutionnaire. Un petit groupe autour de Pierre Lambert a rapidement pris de l’ampleur dans les années 60 et 70. Il pouvait jouer un rôle important mais Lambert a capitulé face aux réformistes lors de l’arrivée de François Mitterrand à la présidence de la république en 1981 comme nous l’avons déjà dit. Quelques militants ont résisté comme Stéphane Just mais beaucoup ont abandonné le militantisme et beaucoup ont trahi en rejoignant le PS.

Parmi ceux-là, donnons une palme particulière à Jean-Luc Mélenchon car, lui, il est parti quand l’OCI était encore une organisation révolutionnaire. C’est donc un renégat qui a tout simplement décidé de faire une carrière de politicien professionnel avec d’ailleurs une certaine réussite puisqu’il est maintenant millionnaire. Dans un long texte en date du 2 septembre 2019 et intitulé « Chemin faisant », il relate son dernier voyage en Amérique du Sud. Il parle de Pépé Mujica ancien chef d’état de l’Uruguay, tout en évoquant son départ de l’OCI en ces termes :

« Et c’est en l’écoutant et en le voyant faire, il y a de cela plusieurs années que je jetais à mon tour l’uniforme des guerriers en politique et entrais dans le registre des poèmes lus sur les tribunes et du lyrisme assumé en politique, par amour de la vie elle-même »

Pour faire un parallèle avec les guerilleros d’Amérique du Sud, il emploie l’expression « je jetais à mon tour l’uniforme des guerriers en politique ». Passons sur cette histoire « d’uniforme », il reste un aveu : il cesse à partir de ce moment d’être un combattant politique. Il ne lutte plus contre le capitalisme. Certes, il ne dit pas qu’il cesse d’être un combattant pour œuvrer à la sauvegarde du capitalisme. Non ! Assurément ! Mais pour quoi faire ? Il le dit : c’est pour entrer « dans le registre des poèmes lus sur les tribunes et du lyrisme assumé en politique  ». Il cesse de combattre le capitalisme pour faire de beaux discours. Il faut que les militants de la FI qui se laissent impressionner par sa gouaille, sa faconde et ses envolées lyriques, comprennent bien de quoi il s’agit. Ce n’est que de la belle littérature destinée à émouvoir et à séduire un public. Il n’est plus question d’un quelconque combat si ce n’est de la peu glorieuse perspective de devenir un Mitterrand ou un Tsipras.

Revenons à l’essentiel. La continuité du combat révolutionnaire est rompue au moment où se déclenche ce mouvement des gilets jaunes qui a un caractère insurrectionnel. Au moment où ce mouvement cherche les voies de la révolution cette rupture est dramatique. On ne peut guère imaginer ce que serait ce mouvement s’il y avait l’OCI, l’AJS et la FER que nous avons connues. Malgré toutes les qualités des leaders du mouvement des gilets jaunes et des intellectuels qui les soutiennent, il sera difficile pour les gilets jaunes de construire une force politique capable d’assurer une victoire mais cela doit rester la perspective.

Dans ces conditions, que pouvons-nous faire ?

Nous avons essayé de répondre à cette question dans un autre article intitulé : « Que faire ? ».


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69 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 octobre 10:23

    La trahison des dirigeants des organisations ouvrières est peut-être une raison qui explique l’absence d’ancrage des mouvements de ontestation et de lutte, mais après tout, on a les dirigeants qu’on mérite, non ?

    D’autres réalités historiques sont sans doute à prendre en compte également, par exemple la question du « programme commun » et l’alignement sur des positions réformistes, l’abandon de la notion de « dictature du prolétariat » par le PCF, l’absence d’analyse critique du stalinisme et du rôle de l’URSS dans les organismes syndicaux et politiques de la mouvance communiste.

    De leur côté les puissances financières et industrielles ont restructurer leurs outils de production en les délocalisant, ce qui a réduit le prlétariat aux cols blancs et aux bénéficiaires d’aides sociales.

    Les conditions objectives d’organisation n’existent plus.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 octobre 12:35

      @Séraphin Lampion
      Les conditions objectives d’organisation n’existent plus.


      Je ne crois pas. Il reste 12,5% de production industrielle en France, ce n’est pas beaucoup, puisque le reste a été délocalisé, mais ce n’est pas rien non plus. Et les plans de licenciements se multiplient.

      Les salariés du tertiaire, les employés de banques, les conducteurs routiers, les taxis, les agriculteurs, les professions libérales, les artisans, les fonctionnaires (magistrats, personnels des hôpitaux, enseignants, policiers, pompiers, la SNCF etc) forment le reste des emplois, ils ne sont pas satisfaits pour autant du sort qui leur est fait.

      Je ne sais pas ce que donnera le 5 décembre, mais pour l’instant, ils manifestent les uns derrière les autres, alors que l’unité donnerait beaucoup plus de poids à leurs revendications.

      Qui décide de diviser les mécontents, sinon les directions syndicales de chaque profession ??


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 octobre 20:47

      @Séraphin Lampion
      Bonjour,
      Merci d’attaquer les hostilités. C’est souvent vous qui lancez les premières flèches et elle ne sont jamais loin de la cible.

      « Les conditions objectives d’organisation n’existent plus. »

      Je commence par la fin parce que cette remarque a de l’importance. Je le dis tout net : je ne suis pas d’accord. Il est cependant certain que les conditions objectives ont changé et la question que vous soulevée est pertinente. Les grands bastions du mouvement ouvrier des années 50-60-70 ont disparu : Renault Billancourt, les mines, la sidérurgie, les usines textiles... Pour autant si ce prolétariat de résistance traditionnelle n’existe plus d’autres formes d’exploitation ont pris la relève avec notamment l’ubérisation et les auto-entrepreneurs. Ce sont des secteurs plus difficile à organiser mais de nouveaux bastions apparaissent comme le transport routier. La jeunesse estudiantine et lycéenne qui n’est organisée que superficiellement mais a su perpétrer des formes de mobilisation qui lui sont propres jouent toujours un rôle de premier plan. Les enseignants et le secteur hospitalier sont toujours aux avants postes. D’autres professions sont maintenant la cible du capital et entre en résistance en particulier tout ceux qui relève du « droit » : avocats, huissiers... Les exploités certes ne sont plus les mêmes... mais il y a de plus en plus nettement une coupure entre une toute petite minorité (quelques milliers) et tout le reste de la population. L’exploitation est sans doute pire dans la forme qu’elle revêt maintenant et elle est durement ressentie. Les conditions objectives de l’affrontement de classe me paraissent mûres.

      Je reviens maintenant à la première partie de votre post qui concerne plus ce qui est subjectif. Je rejette l’assertion selon laquelle on aurait les dirigeants qu’on mérite.

      Les trahisons des directions du mouvement ouvrier sont apparues en plusieurs circonstances. L’une des pires fut sans doute celle de 1914. En reniant leurs engagements les directions de la 2ème internationale se sont rangées dans chaque pays du côté de leur bourgeoisie pour envoyer les ouvriers s’entretuer. Auriez vous dit à l’époque : vous avez les dirigeants que vous méritez ?
      Le bilan de tout ce qui concerne la trahison de la troisième internationale n’a vraiment été tiré que par les trotskistes. Vous évoquez ces trahisons ainsi  :

      "D’autres réalités historiques sont sans doute à prendre en compte également, par exemple la question du « programme commun » et l’alignement sur des positions réformistes, l’abandon de la notion de « dictature du prolétariat » par le PCF, l’absence d’analyse critique du stalinisme et du rôle de l’URSS dans les organismes syndicaux et politiques de la mouvance communiste.« 

      Cependant des failles sont déjà apparues chez les trotskistes à propos de » la question du « programme commun » et l’alignement sur des positions réformistes" et finalement ils ont tous capitulé. C’est pourquoi nous nous retrouvons presque dans la même situation, du point de vue de la faiblesse des organisations ouvrières, qu’en 1914 après l’assassinat de Jaurès. Il n’y a plus d’avant-garde. C’est peut-être même pire car nous n’avons même pas des Monate ou Rosmer.


    • kimonovert 26 octobre 10:51

      Monsieur Dugenet, On doit pour cette thèse vous décerner un doctorat en antimacronnisme ! Ce titre justifie que vous parliez modestement de vous à la 1ère personne du pluriel...


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 octobre 11:41

        @kimonovert

        Vous voilà pour votre part général de division du macronisme dont les distinctions s’obtiennent sur le front, avec des passeports diplomatiques et/ou des flash-balls.
        Repos !


      • kimonovert 26 octobre 13:38

        @Séraphin Lampion

        C’est pas un trouffion qui met un gégène au repos...Par contre moi je vous mets 15 pains !


      • doctorix doctorix 26 octobre 19:25

        @kimonovert
        doctorat en antimacronnisme !
        C’est comme le bac ; tout le monde l’a, en France, à part quelques jaunes. 


      • kimonovert 26 octobre 20:11

        @doctorix

        Bonjour docteur, J’ai mal à ma Démocratie ! Monsieur Dugenet développe une thèse, c’est son droit ! Mais le moins qu’il puisse faire c’est de connaître l’Histoire et la Démocratie a une histoire, sa définition ne se décrète pas, car en tant que telle la Démocratie n’en a pas, c’est une évolution depuis Athènes d’une perception du pouvoir au fil des époques, des siècles et dans chaque point de vie des hommes constitués en communauté du globe...en ce sens il y a une Démocratie athénienne, une Démocratie grecque, une Démocratie romaine, une Démocratie française, une Démocratie canadienne...Ainsi, il y a eu des démocraties...les pires étant « populaires »...avec des hauts et des bas ! Son systématisme dans l’attaque de notre Democratie en devenir ne vise pas à la renforcer mais à la détruire...J’y vois le risque qui guette le bûcheron entêté à scier la branche sur laquelle il est assis pour nous démontrer que c’est la tête de Newton qui a frappé la pomme...


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 octobre 20:53

        @kimonovert
        En fait le « nous » que j’emploie est ambigu. Les universitaires qui m’ont appris, voire même imposé, de l’utiliser parlaient d’un « nous de modestie ». Je n’ai jamais vraiment réussi à m’y faire. D’autres parlent d’un « nous de majesté » qui me parait plus près de la réalité car il peut paraître prétentieux. Dans mes articles il est ambigu car il est singulier et pluriel. C’est donc un « nous » décidément bien singulier !
        Je ne suis pas complètement isolé.


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 octobre 23:14

        @kimonovert
        « Son systématisme dans l’attaque de notre Democratie en devenir ne vise pas à la renforcer mais à la détruire. »

        Ce que j’attaque ce n’est pas la « Democratie en devenir » c’est un régime totalitaire et fascisant.


      • kimonovert 29 octobre 10:17

        @Jean Dugenêt

        Vous êtes en pleine mégalomanie : le « nous de majesté » ! La mégalomanie est la surestimation de ses capacités, elle se traduit par un désir immodéré de puissance et un amour exclusif de soi. Elle peut être le signe d’un manque affectif. En psychologie, la mégalomanie est classée dans la famille des psychoses délirantes chroniques." Et cela se voit dans vos chroniques délirantes...

        Cependant ça se soigne : https://psycfhotherapie.ooreka.fr/astuce/voir/447875/megalomane https://www.passeportsante.net/fr/psychologie/Fiche.aspx?doc=megalomane


      • kimonovert 29 octobre 10:36

        @Jean Dugenêt

        La langue française, c’est la langue des explications brèves et concises. A Dumas père

        Le totalitarisme est l’un des principaux types de systèmes politiques avec la démocratie et l’autoritarisme. C’est un régime à parti unique, n’admettant aucune opposition organisée et dans lequel l’État tend à confisquer la totalité des activités de la société. Sur le fascisme : https://mjp.univ-perp.fr/constit/it1925.htm Objectivement : http://www.gauchemip.org/spip.php?article3195

        Essayez de faire coller votre délire avec ces définitions !


      • eau-pression eau-pression 29 octobre 11:01

        @kimonovert
        Quand on a l’esprit ouvert, on tient compte de la réponse de son interlocuteur.

        Aussi, quand apprendrez vous la façon de ne pas faire apparaître le lien dans votre texte ?


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 octobre 11:03

        @kimonovert
        Bonjour,
        Je suis fort aise que vous vous intéressiez aux psychopathies. J’ai quelques liens à vous proposer à ce sujet. Je vous recommande en effet les consultations du Docteur Adriano Sagatori. Il est cependant permis de ne pas être d’accord avec lui c’est pourquoi je vous propose aussi les réflexions de Louis Melennec sur le même sujet.

        Je précise que le Docteur Louis Melennec est ex-consultant près le Médiateur de la République, expert honoraire près la Cour d’appel de Paris, docteur en médecine et en droit.

        Mais je suis dans l’erreur. Ce n’est pas le cas d’Emmanuel Macron qui vous intéresse mais le mien. Voilà que n’ayant plus d’arguments à m’objecter dans votre désir de défendre ce Macron vous voulez invalider mes discours en me traitant de mégalomane. Vous en donnez d’ailleurs une définition qui est exacte mais qui ne s’applique pas du tout à mon cas. Je crois à la force de la vérité et je m’efforce de la faire ressortir. Cette force de la vérité est sans aucun rapport avec une surestimation de soi. Les faits accablent ceux qui ne jurent que par la propagande, ceux qui l’acceptent, ceux qui l’encensent. J’ai un désir immodéré (sans limite) pour la puissance du peuple. Je cherche à ce qu’elle s’exprime pour qu’enfin le peuple puisse prendre son destin en main en s’extirpant des griffes de quelques puissants exploiteurs et de leur armée de larbins. Cela est sans aucun rapport avec le désir de puissance pour soi des dictateurs.

        Je ne vous conseille pas de consulter des psychiatres mais seulement de faire l’effort de regarder la vérité en face.


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 octobre 11:05

        @kimonovert
        J’ai dans mes articles donner mes définitions et montrer avec des faits en quoi elles s’appliquent à ce que nous connaissons. Je n’ai d’ailleurs pas dit que nous étions dans un régime fasciste mais dans un régime fascisant ce qui n’est pas la même chose.


      • kimonovert 29 octobre 13:34

        @Jean Dugenêt

        fascisant adjectif Qui a des tendances fascistes ; qui préconise ou emploie des méthodes fascistes. Des intellectuels fascisants.

        « Je n’ai d’ailleurs pas dit que nous étions dans un régime fasciste mais dans un régime fascisant ce qui n’est pas la même chose. » : Vous donnez l’impression d’avoir toujours raison doublée d’une difficulté à tenir compte des avis contradictoires...Bref, on appelle cela être psychorigide !

        Non, merci, vous ne me devez rien..c’est cadeau !


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 29 octobre 15:42

        @kimonovert
        Je vous remercie d’avoir tenu compte de la différence entre les adjectifs fasciste et fascisant.

        « Vous donnez l’impression d’avoir toujours raison »

        Je ne suis pas responsable des impressions que je suscite chez les autres.

        « doublée d’une difficulté à tenir compte des avis contradictoires...Bref, on appelle cela être psychorigide ! »

        Je ne prête aucun crédit à vos diagnostics en matière de psychopathie mais je suis cependant heureux de monter dans votre estime en passant du statut de mégalomane à celui de psychorigide. Ce serait en effet un net progrès.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 octobre 12:51

        Bon article, intéressant, mais un peu court sur Mélenchon.

        Lors de la campagne électorale de 2017, je l’avais qualifié de « réciteur de poèmes » et de « manipulateur ».Il fait volontiers appel à l’émotion, ce qui est une des techniques de manipulation.Le rationnel ne fait pas pleurer dans les chaumières.

        Il a su persuader que « sortir des Traités » = « sortir de l’ UE », avec sa formule

        « L’ Europe, on l’aime ou on la quitte », une vraie fumisterie !

        Alors qu’il expliquait à Rome, au Forum du Plan B, que la sortie de l’UE « était nationaliste, chacun rentre chez soi », et que sa proposition de plan B, était « internationaliste ».

        Comme il a désormais affaire des gens incultes sur l’histoire du mouvement ouvrier, il peut faire passer son plan B pour de l’internationalisme.... 


        • doctorix doctorix 26 octobre 19:32

          @Fifi Brind_acier
          Moi aussi, il m’a eu, au début.
          A cette époque, je croyais que la politique c’était du théâtre, et on tenait là un bon acteur.
          Ensuite, j’ai pu écouter Asselineau.
          Alors là, ça ne tire pas des larmes, mais c’est comme à l’école : quand on veut réussir, il faut travailler et apprendre.
          Mélenchon, c’est juste pour faire rigoler les cancres au fond de la classe.


        • Le421 Le421 26 octobre 19:37

          @Fifi Brind_acier
          Bien sûr.
          Mélenchon est une bille qui a fait presque 20%...
          Quand à ceux qui ont fait moins de 2, ce sont des dixièmes de billes, non ??
          Heu, pardon, de grands incompris, n’est-ce pas.
          Quand vous dites ça, vous savez que vous traitez les militants LFI comme moi de « busards »...
          Alors quand on vous traite de secte, à l’UPR, c’est de bonne guerre.
          Et pendant ce temps-là, y’en a un qui se frotte les mains.
          Il sera réélu en 2022 grâce à des lumières dans votre genre.
          Épicétou !!


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 octobre 20:00

          @Le421
          Que Mélenchon commence par se scandaliser de la censure de l’ UPR depuis 12 ans, et on le prendra pour un démocrate !

          Tout ce qu’il sait faire s’est pleurnicher sur son sort quand Macron et sa justice aux ordres, ne sont pas gentils avec lui. Mais la censure des autres, ce n’est pas son problème.

          Vous vous scandalisez même qu’il existe d’autres partis politiques que Mélenchon.
          Et surtout l’ UPR. Je vous comprends, vu qu’il y a beaucoup d’adhérents à l’ UPR qui viennent des Insoumis ! Sans doute que votre refus de sortir de l’ UE et de l’euro doit y être pour quelque chose, non ?


        • doctorix doctorix 26 octobre 20:51

          @Le421
          Si Mélenchon avait voulu être élu, il aurait fait alliance avec le PS.
          Mais il est comme MLP, il aime son rôle de cracheur dans la soupe, mais il ne veut surtout pas du pouvoir : faire la sieste à Bruxelles, voter de travers 266 fois (mais à ce niveau, étaient-ce des erreurs ou des votes achetés ?) et toucher le pactole est bien plus reposant.
          Il vous a volé votre voix, pour ne rien en faire.
          Je l’ai compris avant vous, c’est pourquoi je l’ai laissé à ses diatribes délicieuses à entendre mais complètement stériles.
          Vous ne votez pas en citoyen, mais en groupie.


        • Attila Attila 27 octobre 06:42

          @Le421
          « Quand à ceux qui ont fait moins de 2, ce sont des dixièmes de billes, non ?? »
          Au premier tour de la présidentielle de 2017, les candidats qui mentaient et racontaient des contes pour les enfants on obtenu à eux tous 95% des suffrages exprimés : Fillon, Macron, Hamon, Mélenchon, Dupont-Aignan, Marion Marine Le Pen.
          Asselineau dit les choses comme elles sont et parle aux électeurs comme à des adultes. Résultat : 0,92% !
          Lors du débat télévisé à 11 en 2017, Asselineau a montré à la caméra un document offficiel, la feuille de route de l’Union Européenne pour le prochain gouvernement français, le programme des réformes, en disant : vous pouvez trouver ce document à tel endroit, lisez le et vous verrez le vrai programme du prochain gouvernement.
          Combien sommes-nous à l’avoir lu ? 1%, 2% ?

          .


        • Attila Attila 27 octobre 13:08

          @Attila
          Trois pétoiles négatives, certains qui ne l’ont pas lu ne sont pas contents qu’on leur mette le nez dans leur caca.
          Limaces !

          .


        • Le421 Le421 27 octobre 14:08

          @doctorix

          Si Mélenchon avait voulu être élu, il aurait fait alliance avec le PS.

          Ah ouais.
          La carpe et le lapin.
          Un beau couple !!
          N’importe naouaq !!

          LFI, c’est la gauche, le PS c’est le père de Macron...


        • foufouille foufouille 27 octobre 14:27

          @Le421

          Le Ps est la gauche caviar comme ton merlan millionnaire.


        • Attila Attila 27 octobre 15:32

          @Le421
          « LFI, c’est la gauche »
          La gauche qui fait tout pour maintenir le peuple dans le néolibéralisme destructeur de l’Union Européenne en refusant d’en sortir : escrocs !

          .


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 octobre 19:23

          @Le421
          LFI, c’est la gauche, le PS c’est le père de Macron...


          Dans vos rêves !
          Quand on abandonne les analyses du capitalisme en termes de luttes de classe, qu’on abandonne les classes populaires pour les thèses de Terra Nova : « Abandonnez les classes populaires, occupez vous des minorités, des femmes, des migrants et des LGBT », on n’est plus de Gauche.


          Les évolutions de la Gauche sont très bien expliquées dans cet article :
          « La Gauche, dernier rempart du capitalisme »

        • exol 27 octobre 19:35

          @Fifi Brind_acier
          Il n’y a plus de capitalisme , il y a une nouvelle société de classe .


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 octobre 20:56

          @Fifi Brind_acier
          Bonjour Fifi et merci d’être encore avec nous.
          Comme tu dis je suis peut être ici « un peu court sur Mélenchon » mais je lui ai déjà consacré tout un livre. Je ne peux pas faire que cela.


        • kimonovert 29 octobre 08:29

          @doctorix https://www.bfmtv.com/politique/jean-luc-melenchon-plus-candidat-a-rien-sauf-peut-etre-la-presidentielle-1792960.html Rien = président de la République ? Non, seulement candidat..Donc faire comme dit : https://books.google.fr/books/about/Qu_ils_s_en_aillent_tous.html?id=LR3seRP4vz4C&source=kp_book_description&redir_esc=y Et lui aussi ! Avec sa prose, qu’il enveloppe des harengs chez Bismarck...grande chaine d’enfumage de la Baltique !


        • Un des P'tite Goutte un des P’tite Goutte 26 octobre 14:54

          Bonjour Jean Dugenêt,

          J’apprécie beaucoup vos articles, mais, cela vous semblera peut-être dérisoire, ne pouvez-vous pas les rendre plus concis donc plus courts, donc plus accessibles aux nombreux sur-occupés que nous sommes ?

          Deuxième sommation...(!)

          Cordialement


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 octobre 17:47

            @un des P’tite Goutte

            Moi je me régale en lisant les articles de cet auteur clair et précis.
            Le temps ? Il faut parfois savoir le prendre. On n’est jamais long, quand on dit exactement tout ce qu’on a voulu dire. Si on devient « concis » (sic), en supprimant un qui ou un que, un exemple ou une idée, mais que l’on devient obscur ou dogmatique en ne justifiant pas ses affirmations, quel but aura-t-on atteint ?

            En tous cas ça ne sera pas celui de l’art d’écrire, qui est avant tout de se faire comprendre.


          • Le421 Le421 26 octobre 19:32

            @Séraphin Lampion
            Pas d’accord.
            Certains proposent des articles court pour proposer un thème d’échange.
            Un article long est beaucoup plus magistral et suscite souvent le rejet.
            Mais quand j’écris, je reconnais ne pas toujours être concis.
            C’est selon...
            L’article court s’assimile à un sondage où l’auteur a conscience de ne pas avoir toutes les données et les demande aux intervenants. Les trolls exceptés, bien sûr !!  smiley


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 octobre 19:54

            @un des P’tite Goutte
            Il s’agit de chapitres d’un livre en préparation, c’est donc forcément long.
            Il faut le lire en plusieurs fois, si on n’ a pas le temps.
            C’est comme les conférences d’Asselineau.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 octobre 21:54

            @un des P’tite Goutte
            Bonsoir,
            A votre deuxième sommation je ne peux pas répondre différemment que la première fois. Pour être plus attractif et plus accessible, je ne vois pas d’autre solution que de me mettre à l’audio visuel mais je n’en ai vraiment pas les moyens. Par contre je ne peux pas faire plus court. Je crois que mes articles des six derniers mois seront plus agréables à lire quand ils seront regroupés dans un livre. Je les ai modifiés en tenant compte des remarques des lecteurs et ils s’articulent mieux ensemble.
            Merci tout de même et bonne soirée.


          • eau-pression eau-pression 28 octobre 10:42

            @Fifi Brind_acier

            Techniquement, s’il est impossible de faire court et honnête par écrit, la situation est différente pour les conférences de FA. Il serait possible que ses discours soient découpés selon plusieurs thèmes, avec accès aux thèmes par un sommaire, sans nuire à la cohérence des arguments.

            Il manque aussi les verbatims, alors que dans sa méthode de travail il doit bien exister, en amont du discours, un travail écrit.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 octobre 14:11

            @eau-pression
            Je me permet d’intervenir ici dans votre conversation.

            "Techniquement, s’il est impossible de faire court et honnête par écrit, la situation est différente pour les conférences de FA. Il serait possible que ses discours soient découpés selon plusieurs thèmes, avec accès aux thèmes par un sommaire, sans nuire à la cohérence des arguments."

            Je suis entièrement d’accord avec ça. D’ailleurs quand je regarde les vidéos sur les questions d’actualité, je les visualise en plusieurs fois en procédant thème par thème. Un sommaire faciliterait les choses.


          • Le421 Le421 26 octobre 19:29

            Ah, je suis bien aise de vous lire !!

            PCF, LFI et PS dans le même sac pour soutenir Macron 1er, Roy des Francs...

            Je sais que l’UPR est de droite et roule plus pour MLP que pour les républicains.

            Mais faire son « coming out » de temps en temps, c’est d’une bonne franchise.

            En cela, je vous respecte.

            Pas ceux des vôtres qui se revendiquent du CNR.

            Des escrocs patentés.


            • doctorix doctorix 26 octobre 19:47

              @Le421

              Je sais que l’UPR est de droite et roule plus pour MLP que pour les républicains.
              Vous êtes vraiment une langue de pute.
              FA n’a jamais manqué une occasion de tacler MLP, et s’est toujours montré antiraciste.
              D’ailleurs sa colistière est d’origine maghrébine, en plus d’être jolie.
              Il n’y a pas beaucoup de candidats qui ont osé mettre une « arabe » sur leurs affiches,
              Bon, on aborde quoi, maintenant ? Pasqua ? Le Gourou ? la secte ?


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 octobre 19:49

              @Le421
              Mon pauvre ami ! Vous recrachez les insultes des européistes sur l’ UPR, sans chercher à savoir ce qu’il y a dans le programme de l’ UPR !

              Les nationalisations, c’est de Droite et d’extrême -droite ?
              Séparer les banques ?
              Remettre en place le contrôle des mouvements de capitaux ?
              Baisser drastiquement le CICE et le réserver aux PME/PMI ?
              Lutter contre l’islamophobie ?
              Interdire les lobbies ?
              Interdire aux Chefs d’entreprises de posséder des médias ?
              L’examen périodique des conflits d’intérêts des élus ?
              La reconnaissance du vote blanc ?

              Dites nous ce qui est de droite dans ce programme copié sur celui du CNR.
              Et ce qu’il a de commun avec le FN ?

              Le FN ne veut pas sortir de l’ UE & de l’ euro.
              C’est même votre point commun avec le FN.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 octobre 19:52

              @Le421
              Vous avez vu Zamane, la 2e sur la liste de l’ UPR aux élections européennes ?

              C’est sans doute ce que fait le FN, non ?


            • Le421 Le421 27 octobre 14:12

              @doctorix

              Vous êtes vraiment une langue de pute.

              L’une des nombreuses confirmation que je touche juste.
              La campagne présidentielle a vu un UPR tirant à boulets rouges et en permanence sur tout ce qui sentais le « phi rouge ».
              Faux ?
              Bien sûr que non.
              A « langue de pute », je vous adresserais de façon plus cordiale la réponse « d’escroc patenté ».
              Épicétou...
              Heureusement, pour le moment, vous ne trompez que peu de monde.


            • Le421 Le421 27 octobre 14:17

              @Fifi Brind_acier
              Vous me prenez pour un jambon, c’est pas possible.
              Dans le genre « je suis pas raciste, ma femme de ménage est marocaine » on ne fait pas mieux.
              L’un des pires crânes rasés de l’ex FN s’appelle Ayoub.
              C’est pas corse, si vous voyez ce que je veux dire.
              Jusqu’à prendre Philippot, la tapette de service, pour attirer les lobbies gay.
              Prêts à tout pour faire des voix, et par conséquent, du fric. Du bel et bon argent public qui coule à flot !! Sans parler des heures à déblatérer à la télé.
              Ce en quoi d’ailleurs l’UPR est fortement pénalisé, je le concède.
              Si on était au pouvoir, on serait largement assez cons pour vous donner plus de parole à l’antenne.
              Mais c’est la rançon de la démocratie, accepter les divergences d’opinion.
              Et nous sommes des démocrates.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 octobre 19:31

              @Le421
              Je pensais, à propos de Zamane, que vous regarderiez la vidéo, avec François Boulo, qui représente les Gilets jaunes, et la discussion sur la sortie de l’ UE ? Même pas.

              Cela ne nous dit pas ce qui est d’extrême-droite dans le programme de l’ UPR, que vous n’avez pas lu. En somme, vous répondez sans regarder la vidéo en question et sans savoir de quoi vous parlez. Je ne vous prends pas pour un jambon, mais pour un gros fainéant.

              L’UPR critique aussi bien le FN que la FI, ainsi que l’ensemble des Partis politiques qui défendent l’Europe des banksters, tout en couinant sur les dégâts sociaux et économiques.


            • exol 27 octobre 19:47

              @Le421
              Non tu n’est pas un jambon , car ce produit est comestible , toi tu es nauséabond.


            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 octobre 22:06

              @Le421
              Vous cherchez à vous battre en duel. Cela ne m’intéresse pas. Je n’insulte personne. Je fais des analyses à partir de faits. Je n’amalgame pas la FI avec MLP. Je ne dis pas que je sais que la FI est de droite.
              Je crois que si Jean Luc Mélenchon annonçait que maintenant il est favorable au Frexit (il est permis de rêver), les militants de la FI, dans leur grande masse, n’en seraient pas scandalisés. Ils seraient peu nombreux à le traiter de « traître à l’UE ». Je crois même que quelques-uns en seraient soulagés.
              Je me souviens d’un passé pas si lointain où, ici même, sur Agora Vox, nous avions le plus grand mal à convaincre des militants de la FI que Jean-Luc Mélenchon ne voulait absolument pas sortir de l’UE.
              Ils ne voulaient pas en démordre. Il était évident que Jean Luc Mélenchon était le véritable adversaire de l’UE. Nous ne comprenions rien au plan A et au plan B. Il avait dit : « on la change ou on la quitte ». C’était bien la preuve que, ne pouvant pas la changer, il allait la quitter.
              Je crois qu’il est encore possible de discuter avec bien des militants de la FI.


            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 octobre 23:02

              @Le421
              Plutôt que de continuer le duel avec des insultes. Je vous invite à la réflexion. J’ai plusieurs fois répété que, pour ma part, j’évite de parler de droite, de gauche, d’extrême droite et d’extrême gauche car je ne sais pas bien donner des définitions de ces termes. Il y a pour moi, bien d’autres clivages qui permettent de cataloguer les partis politiques. Le plus important pour moi c’est de distinguer ceux qui sont pour le Frexit et ceux qui sont contre. Pour preuve, je vous invite à comparer ce qui se passe en Hongrie avec Viktor Orban et en Grèce avec Alexis Tsipras. Je ne vous demande pas de comparer les discours de l’un et de l’autre. Ils sont certainement très différents. Je vous demande de comparer ce qui se passe effectivement dans ces deux pays qui sont sous la coupe de l’UE. Je crois que ces deux pays ont en commun d’appliquer les directives européennes.
              Voilà ma conclusion : Viktor Orban (dit d’extrême droite) et Alexis Tsipras (dit d’extrême gauche) font la même politique.
              Imaginez maintenant la différence qu’il y aurait entre une France ayant Marine Le Pen pour présidente de la république et une France ayant Jean Luc Mélenchon pour président de la république.
              Je crois qu’on aurait la même politique. L’un comme l’autre appliquerait les GOPE.


            • Aristide Aristide 28 octobre 08:11

              @Le421

              L’un des pires crânes rasés de l’ex FN s’appelle Ayoub.
              C’est pas corse, si vous voyez ce que je veux dire.
              Jusqu’à prendre Philippot, la tapette de service, pour attirer les lobbies gay.

              Et bien voilà, notre 421 laisse parler son coeur .


            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 octobre 20:16

              Bonjour à tous,

              Merci de vous être précipité sur vos claviers. Je poste mon article avant de partir en week-end et je le vois publié avec plus de trente contribution en rentrant ce dimanche soir. Je vais essayer de répondre à tout le monde mais je ne garanti rien.


              • Revevolution 27 octobre 22:09

                Bonsoir, en tant que GJ apartisan et non syndiqué de la première heure et encore actif à ma manière je vais me permettre d’ajouter ma pierre à l’édifice. Je n’ai pas la verbe et les connaissances de certains mais je pense être suffisamment informé sur le mouvement pour vous pour faire remonter quelques retours des tendances d’opinions qui me semble se dégager. L’idée principale n’aura échappé a personne : la convergence . Donc s’il vous plait arrêtez de vous écharper entre militants Fi et UPR. Le bullshit de macron sur l’islamisme et le voile aura eu un effet positif : les GJ RN devront finir par admettre que ce sujet ne fait pas parti de nos revendications pour la simple raison que ce sujet est une question de liberté et non un problème. Soit les GJ RN devront abandonner le RN et son racisme de fond en admettant que nos problèmes ne viennent pas des voisins mais du haut de la pyramide, soit ils seront contraint de lâcher le gilet et retourner dans leur militantisme fasciste. Reste FI et UPR et je le résumerai comme ça : « FI et UPR ont les mêmes idées mais se détestent a cause de L’UE et du Frexit » .

                Chouard à raison en démontrant que notre république n’est pas Démocratique et qu’il faut que chacune de nos institutions ai un contre-pouvoir populaire grâce au référendum : le fameux RIC en toute matière . L’UE avec ses lois supranationales c’est la prison de verre après la 1ere prison de notre anti-constitution. UPR aurait donc raison de vouloir le frexit pour ensuite donner toute sa puissance au RIC ? Pas si simple à mon avis .On peut poser le problème dans l’autre sens : on obtient le RIC (là je vais faire court : il faut renverser le pouvoir pour l’obtenir) et ensuite on utilise cet outil pour proposer le Frexit .

                Pourtant qu’est-ce qui fait le plus rêver les GJ en ce moment ? Tous ces pays au monde qui se soulèvent ; Hong Kong, Irak, Equateur, Soudan , Algérie, Catalogne... et surtout le Chili avec 1,2 millions de manifestants. Aucun lien avec les GJ me direz vous ? Faux et archi faux , c’est extrêmement lié mais trop long à détailler.

                Et c’est là que le coté révolutionnaire refait surface et qu’ apparaît automatiquement la facette de FI ,l’extrême gauche (ce terme est nul a chier d’ailleurs) . On oublie ce machin d’UE, on oublie tout les partis politiques et on rentre dans le tas, ensemble. C’est les masques des anonymous, de la casa de papel et du joker qui ressortent. C’est les techniques des black block, les pavés et les slogans qui fusent. Ces moments de révolte où l’on ce sent vivant et libre. C’est le passage obligé de l’affrontement contre l’État policier puis contre l’État militaire si il s’en mêle. C’est la guerre mondiale de ceux qui ont faim contre ceux qui ne partagent pas le pain.

                Et nous derrière le GJ on ne s’arrête pas à la guerre du samedi ou à l’UE. On organise la convergence des luttes. On réfléchi aux alternatives du système capitaliste neo libéral. On s’active pour tisser le filet de sécurité avant que tout ne s’écroule. On crée des associations collégiales , sans chefs et avec des Assemblées Générales et notre propre RIC. On cherche des alternatives à nos méthodes de consommation. Car on sait 1984, et on a envie de lui écrire une suite plus heureuse. De grâce unissons nous pour tous les enfants de ce monde ! 


                • Attila Attila 27 octobre 22:55

                  @Revevolution
                  Des témoins des premières heures des Gilets Jaunes constatent que leur composition a évolué.
                  "Si le mouvement Gilets Jaunes a été puissant, c’est qu’il a réuni sous une même bannière toutes les sensibilités politiques et sociales du pays « 
                   »Il est à craindre aujourd’hui que cette récupération du mouvement lui soit fatale. En étouffant les revendications des classes moyennes et populaires françaises sous l’idéologie internationaliste, l’ouverture des frontières et la libre circulation des hommes, produits et capitaux, ces gauchos encouragent les visées du Nouvel Ordre Mondial qui se réjouit de trouver chez ces idiots utiles des alliés inespérés. « 
                  L’ultra gauche va-t-elle étouffer les Gilets Jaunes
                  .
                   »Le 17 novembre, acte I des gilets jaunes, j’étais sur un rond-point, à Rodez. Je n’y étais pas seulement comme manifestant, mais aussi comme organisateur « 
                   »Après les trois premiers actes, les classes moyennes se sont éloignées du mouvement. L’anti-élitisme forcené des plus radicaux, la stérilité d’actions répétitives et l’éclectisme des revendications ont découragé ceux qui auraient pu structurer le mouvement et lui donner de la crédibilité. Surtout, cela a permis la confiscation du mouvement par l’extrême gauche. "
                  J’y étais dès l’acte 1, j’ai vu le mouvement changer de nature : il a été confisqué par l’extrême gauche

                  .


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 octobre 23:38

                  @Revevolution
                   "UPR aurait donc raison de vouloir le frexit pour ensuite donner toute sa puissance au RIC ? Pas si simple à mon avis .On peut poser le problème dans l’autre sens : on obtient le RIC (là je vais faire court : il faut renverser le pouvoir pour l’obtenir) et ensuite on utilise cet outil pour proposer le Frexit« 

                  J’ai déjà abordé cette question. Il est inutile de se demander dans quel sens il est possible d’obtenir RIC et Frexit. Frexit d’abord et RIC ensuite ou l’inverse. Nous ne sommes pas devin et, ne maîtrisant pas l’avenir, nous n’en savons rien. L’essentiel est de savoir qu’il faut les deux. Par quel moyen les obtiendra-t-on ? Nous ne le savons pas davantage. Une crise monétaire de l’euro peut tout balayer. Une grève générale à partir de 5 décembre prochain peut déboucher sur une révolution... Des élections... peut être.

                   »Et c’est là que le coté révolutionnaire refait surface et qu’ apparaît automatiquement la facette de FI ,l’extrême gauche (ce terme est nul a chier d’ailleurs)« 

                  Je ne vois pas par quelle association d’idée le mot »révolutionnaire« vous fait penser à »la facette FI« .
                  La FI n’a absolument rien de révolutionnaire. D’ailleurs, elle est contre le Frexit. C’est tout dire. Les militants de la FI emploient le mot »revolution« pour parler de »révolution citoyenne« comme Pétain parlait de »révolution nationale« ou Macron intitulait son livre »Revolution". Je le rappelle dans l’article : Jean-Luc Mélenchon avoue lui-même que quand il a quitté l’OCI il a jeté à son tour l’uniforme des guerriers en politique.

                  Pour ma part, les idées que je défends dans cet article et les autres sont exactement celles qu’il défendait à l’OCI avant d’avoir jeté son uniforme de guerrier.


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 octobre 23:54

                  @Attila
                  Vos témoins des premières heures qui avaient vu beaucoup d’anti-migrants chez les gilets jaunes ont peut eu la berlue.
                  Ils ont cru voir dans les manifestations ce que la propagande déversait comme calomnies dans tous les médias : les gilets jaunes c’était l’extrême droite.

                  Quant aux témoins fascisants qui regrettent que les gilets jaunes ne soient pas fascisants, ils peuvent envoyer leur témoignage à Soral cela ne nous concerne pas.


                • Attila Attila 27 octobre 23:56

                  @Revevolution
                  "Soit les GJ RN devront abandonner le RN et son racisme de fond en admettant que nos problèmes ne viennent pas des voisins mais du haut de la pyramide, soit ils seront contraint de lâcher le gilet et retourner dans leur militantisme fasciste "
                  L’adoption de la « ligne Terra Nova » par la gauche, c’est-à-dire l’abandon des classes populaires et des valeurs auxquelles elles tenaient, a ouvert un boulevard pour la stratégie de « dédiabolisation » de Marine Le Pen qui a récupéré une partie de l’électorat et des thèmes politiques abandonnés par la gauche.
                  Si le mouvement Gilets Jaunes a été puissant, c’est qu’il a réuni sous une même bannière toutes les sensibilités politiques et sociales du pays

                  .


                • Attila Attila 28 octobre 00:12

                  @Jean Dugenêt
                  « Vos témoins des premières heures qui avaient vu beaucoup d’anti-migrants chez les gilets jaunes ont peut eu la berlue. »
                  Vous mentez : être contre l’immigration massive fomentée par le Medef n’est pas être contre les immigrés. C’est bien ce qu’expliquait Georges Marchais dans sa lettre.
                  « Ont peut-être eu la berlue » : vous prenez vos désirs pour la réalité : j’ai bien pris soin de donner deux témoignages de deux sources différentes et qui se recoupent. Et ce ne sont pas les seuls.
                  Je pense que l’électorat populaire qui est allé vers Marine Le Pen parce qu’elle a récupéré des thèmes que la gauche a abandonné se fait rouler dans la farine. C’est parfaitement idiot de les rejeter et c’est du sectarisme. Vaudrait mieux leur montrer que Marine Le Pen ne défend pas les classes populaires.

                  .


                • Attila Attila 28 octobre 00:37

                  @Jean Dugenêt
                  « Quant aux témoins fascisants qui regrettent que les gilets jaunes ne soient pas fascisants »
                  Vous vous vautrez dans la diffamation.
                  Vos lecteurs peuvent le vérifier car j’ai donné les liens vers leurs témoignages :
                  L’ultra gauche va-t-elle étouffer les Gilets Jaunes

                  "En étouffant les revendications des classes moyennes et populaires françaises sous l’idéologie internationaliste, l’ouverture des frontières et la libre circulation des hommes, produits et capitaux, ces gauchos encouragent les visées du Nouvel Ordre Mondial qui se réjouit de trouver chez ces idiots utiles des alliés inespérés."
                  .
                  J’y étais dès l’acte 1, j’ai vu le mouvement changer de nature : il a été confisqué par l’extrême gauche

                  .


                • Attila Attila 28 octobre 07:11

                  @Attila
                  "En étouffant les revendications des classes moyennes et populaires françaises sous l’idéologie internationaliste, l’ouverture des frontières et la libre circulation des hommes, produits et capitaux, ces gauchos encouragent les visées du Nouvel Ordre Mondial qui se réjouit de trouver chez ces idiots utiles des alliés inespérés « 

                  Il ne croit pas si bien dire :
                   »Laurence Rossignol, Julien Dray, Christophe Cambadélis, Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoé et bien d’autres ont fait leurs premières armes à l’OCI lambertiste.

                  Avant leur entrée au PS ces militants avaient tout d’abord été formés aux USA au sein du Trade Union AFL-CIO contrôlé par la CIA et le département d’état US. Cette information avait été révélée par Jean-Luc Mélenchon"

                  La gauche, dernier rempart du capitalisme.

                  .


                • Attila Attila 28 octobre 07:22

                  @Attila
                  Concernant les drapeaux bleu-blanc-rouges des premières manifestations :
                   il y a deux conceptions de la nation portées par deux idéologies différentes. Faisant l’amalgame entre ces deux conceptions contradictoires de la nation le trotskisme affirme que la nation est « fasciste ». :
                  Nation ethnique et nation civique.
                  Nation ethnique.
                  Pour cette idéologie, la nation ne serait qu’une communauté de culture, de langue, et d’histoire. Cette vision réductrice est non envisageable en Europe tant les cultures, les langues et l’histoire sont imbriquées, elle signifierait qu’il n’existerait pas de nation française. Il conviendrait alors de découper notre pays en pseudo ethnies divers et variées. C’était à la fois le projet nazi et un projet porté par les écologistes et dénoncé par Pierre Hillard.
                  Nation civique.
                  L’idéologie française avait déjà défini une conception civique de la nation dés 1789. Pour les français une nation est composée de citoyens habitant à l’intérieur de frontières mutuellement reconnues par ses voisins et soumis à un corpus de lois communes. On comprend que cette conception de la nation légale, reprise aujourd’hui officiellement par toutes les nations et la charte de l’ONU pose un grave problème à l’impérialisme.
                  .
                  Une conjonction idéologique naturelle entre la Gauche « trotskisée » et une idéologie promue par l’oligarchie financière.

                  .


                • Attila Attila 28 octobre 07:49

                  @Jean Dugenêt
                  Ces témoignages et votre comportement sectaire qui rejette le peuple qui « pense mal » nous confirment que les classes populaires n’ont rien à attendre de la gauche d’aujourd’hui.
                  Je rappelle que vous-même n’auriez aucun scrupule à spolier les classes populaires de leurs petites épargnes investies dans la dette :

                  «  YAKA pas les rembourser et hop ! Plus de dette. »

                  C’est ce que je propose.  »

                  Lien

                  .


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 octobre 09:32

                  @Attila
                  Exact, l’auteur ignore sans doute que l’épargne des Français est prêtée par les banques à l’ Etat, et que l’épargne devient de la dette, qu’il faut se garder de spolier.


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 octobre 09:54

                  @Attila
                  Vous prétendez exposer la vérité avec deux témoignages individuels.
                  Je sais très bien qu’il a été mille fois dit que les gilets jaunes arrachaient les voiles des musulmanes et j’ai lu 15 articles sur l’affaire du camion citerne qui allaient tous dans le même sens.
                  J’ai en plus cité Lénine qui dit ce qu’il faut déduire de la présence de quelques cas déviant dans une mobilisation populaire. J’ai aussi cité un ami qui nous invitait à aller sur des ronds-points en excluant pas que nous puissions y rencontrer quelques nationalistes déjantés.
                  Je sais en plus que tout cela ayant était tellement répété par les médias que même des délégations de gilets jaunes se rendant à Commercy avaient fini par le croire.
                  Mais, à partir du moment où les gilets jaunes ont commencé à pouvoir s’exprimer d’une seule voix en s’étant donné les moyens d’organiser une assemblée des assemblées il a bien fallu remettre les choses à l’endroit et la vérité est apparue.
                  Je me dispense des témoignages venant du Réseau Voltaire.

                  Le « Vous mentez » est en trop.

                  Surtout que vous m’accusez de mentir à propos d’un sujet nouveau que ni vous ni moi n’avions abordé auparavant et qui ne m’intéresse pas : « être contre l’immigration massive fomentée par le Medef n’est pas être contre les immigrés. »

                  "Je pense que l’électorat populaire qui est allé vers Marine Le Pen parce qu’elle a récupéré des thèmes que la gauche a abandonné se fait rouler dans la farine. C’est parfaitement idiot de les rejeter et c’est du sectarisme. Vaudrait mieux leur montrer que Marine Le Pen ne défend pas les classes populaires.« 

                  Je serais presque d’accord avec ça. Ma nuance c’est que ce n’est pas parce que MLP a récupéré... que nombre d’ouvriers se sont tournés vers le FN-RN c’est parce qu’ils ont été écœurés par la trahison des organisations traditionnelles du mouvement ouvrier qui les a plongés dans la misère.

                  Voici ce que j’ai écrit à ce sujet dans mon livre »De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon" après avoir expliqué comment le gouvernement socialo-communiste de Mitterrand a fermé les usines sidérurgiques :

                  "Que ceux qui ne comprennent pas pourquoi « les gouvernements de front populaire fraient la voie au fascisme » ouvrent les yeux. Que reste‑t‑il à ces ouvriers qui avaient fondé leurs espoirs sur l’unité de leurs organisations ? Autant ils s’étaient tournés avec espoir et enthousiasme vers les organisations ouvrières autant ils se tourneront maintenant vers les organisations les plus hostiles à ceux qui les ont trahis et ce ne sont pas les insultes que leur lancent ceux‑là même qui ont soutenu la politique des traîtres qui y changeront quelque chose. Certes, ils ont tort, mais dans ce domaine comme dans bien d’autres, il convient avant tout de « comprendre sans rire ni pleurer » comme disait Spinoza. La politique de Front Populaire ouvre la voie au fascisme aussi assurément que les politiques agressives des Etats‑va‑t‑en‑guerre ouvrent la voie au terrorisme. Bien évidemment nous condamnons autant le fascisme que le terrorisme mais pour cela nous sommes à la recherche d’une orientation politique qui puisse redonner de l’espoir aux victimes de la trahison. Imagine‑t‑on, par exemple, que cette politique aurait été possible si les français avaient eu la possibilité de recourir à un référendum d’initiative populaire pour s’y opposer ? Pour l’heure nous ne nous étonnons pas que la politique des traîtres ait permis un développement sans précédent du FN d’autant plus que, nous le verrons dans la deuxième partie (deuxième chapitre §9), François Mitterrand a tout fait pour favoriser son développement. Nombre de ceux qui disent combattre le FN ne sont que des pompiers pyromanes. Ils prétendent éteindre l’incendie qu’ils ont eux‑mêmes allumé."


                • leypanou 28 octobre 10:08

                  @Revevolution
                  De grâce unissons nous pour tous les enfants de ce monde !   : et si on pense déjà aux enfants de France avant de penser aux enfants du monde, ce n’est pas plus réaliste ?

                  Il y a Ocean Viking qui attend avec 109 migrants à bord : vous pourrez en récupérer quelques enfants déjà chez vous en donnant le bon exemple !


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 octobre 10:24

                  @Fifi Brind_acier
                  Salut Fifi.
                  Je n’ignore rien.
                  En préalable, je rappelle que l’UPR considère que la question de la dette est « clivante » et en conséquence l’UPR ne prend pas position. Elle propose de remettre à plus tard un grand débat sur cette question suivi d’un vote de la nation.
                  Cela évidemment ne nous interdit pas d’avoir chacun notre position et d’en discuter.

                  Je sais que les petits épargnants ont de soucis a se faire à propos de leur placements parce que lors de la prochaine crise monétaire ou financière leur épargne sera tout simplement confisquée par les banques. Il y a eu à ce sujet plusieurs articles sur Agora Vox et il convient de donner la plus large publicité aux décisions qui ont été prises en catimini à ce sujet car les politiciens et les financiers craignent que cela se sache.

                  Voilà où est le danger bien réel et concret pour les petits épargnants. Cela leur pend au nez dès maintenant.

                  En toute logique, ceux qui cachent cette réalité, sont les mêmes qui tentent de protéger le système financier pourri avec la soi-disant dette en faisant peur aux petits épargnants : si jamais nous ne remboursons pas cette dette c’est votre épargne qui va disparaître.

                  Il suffit de revenir sur l’histoire de la création de cette dette pour comprendre qu’elle n’a aucune réalité matérielle. Pourquoi n’avons nous jamais entendu parler de dette avant 1975 ? Cela n’existait pas !!! Avant nous depuis acheter des tonnes de céréales, de pétrole ou d’autres produits sans payer ce qui justifierait cette dette ? Non !!!

                  Je vous laisse mener votre enquête pour répondre à ces questions. J’ai déjà fait ma démonstration plusieurs fois. Je suis partisan d’effacer cette dette et je pense de surcroit qu’indépendamment de ma position cette dette des états ne sera jamais remboursée.


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 octobre 12:08

                  @Attila
                  « le trotskisme affirme que la nation est « fasciste » »
                  D’où sortez-vous cela ? Auriez-vous une citation à ce sujet ?


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 octobre 13:10

                  @Attila
                  Il ne faut pas lancer des accusations graves sans preuves.
                  Après le « Vous mentez », voici maintenant :

                  « Vous vous vautrez dans la diffamation. »

                  D’autant plus inadmissible que vous condamnez ainsi une phrase qui avait un caractère général mais n’accusait aucune personne en particulier. Dans ces conditions, il ne peut pas y avoir de diffamation. Voici la phrase en question que je ne peux que maintenir :

                  "Quant aux témoins fascisants qui regrettent que les gilets jaunes ne soient pas fascisants... »

                  Vous donnez ensuite des liens vers des témoignages que je n’ai pas réfutés. Je condamne le procédé qui consiste à prétendre établir une vérité à partir de deux témoignages. C’est pour le moins de la généralisation abusive. C’est à ce point de mon raisonnement que j’affirme qu’il suffit de trouver des témoins fascisants pour expliquer qu’il est regrettable que les gilets jaunes ne soient pas fascisants.


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 octobre 13:22

                  @Attila
                  Si vous voulez avoir des témoignages fiables sur l’histoire de l’OCI et notamment de ses rapports avec le PS, je vous invite à vous en tenir aux auteurs qui ont été des témoins directs. Je pourrais éventuellement vous en fournir une liste.
                  Le lien que vous donnez ne mène que sur un ramassis d’informations mêlant le vrai et le faux sans aucune référence à des sources, le tout étant raconté sur le ton d’un roman d’espionnage. Ce n’est pas sérieux.

                  C’est vous qui commencez par m’accuser à la légère d’être un menteur qui se vautre dans la diffamation. Vous continuez en colportant ce genre d’information :

                  "Avant leur entrée au PS ces militants avaient tout d’abord été formés aux USA au sein du Trade Union AFL-CIO contrôlé par la CIA et le département d’état US. Cette information avait été révélée par Jean-Luc Mélenchon"

                  Aucune source ne vient étayée cette information. Je rappelle que vous parlez ici de : "Laurence Rossignol, Julien Dray, Christophe Cambadélis, Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoé et bien d’autres."

                  J’attends la citation de Jean-Luc Mélenchon faisant cette révélation en la regrettant.


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 octobre 16:00

                  @Attila
                  Je viens de faire une recherche avec Google à partir de cette phrase que vous rapportez :

                  "Avant leur entrée au PS ces militants avaient tout d’abord été formés aux USA au sein du Trade Union AFL-CIO contrôlé par la CIA et le département d’état US. Cette information avait été révélée par Jean-Luc Mélenchon"

                  C’est vous qui apparaissait en tête par le nombre de fois que vous avez répété cette accusation. Certes vous n’êtes pas la source puisque cette phrase vient d’un certain Alain Benajam. Il n’en demeure pas moins que vous êtes avec lui le principal diffamateur à ce sujet.

                  Vous qui vous permettez de m’accuser sans aucune raison de me vautrer dans la diffamation, je vous prie de trouver la citation de Jean-Luc Mélenchon qui fait cette soi-disant révélation.

                  Je rappelle de quoi il s’agit. D’après Alain Benajam et vous même, Laurence Rossignol, Julien Dray, Christophe Cambadélis, Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoé et bien d’autres

                  auraient été formés aux USA par un organisme contrôlé par la CIA et le département d’état US. C’est, d’après les diffamateurs, Jean Luc Mélenchon qui aurait fait cette révélation.

                  Rien que ça ! Comme diffamation, vous faites fort !


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 octobre 16:15

                  @Attila

                  Pour faire suite à vos grossières diffamations, il m’a paru important de savoir qui était l’auteur de l’article que vous vous plaisez à reprendre et à répéter, le dénommé Alain Benajam. Son nom apparait plusieurs fois sur la page de la Wikipédia consacrée au Réseau Voltaire.

                  « En 2012, une nouvelle association française est lancée : le « Réseau Voltaire France ». Le président en est Alain Benajam... »

                  "Le Réseau Voltaire possède ainsi deux fonctions, une organisation médiatique internationale dirigée par Thierry Meyssan et une organisation politique dirigée par Alain Benajam, un des fondateurs historiques du Réseau Voltaire"

                  Il s’agit donc du principal responsable du Réseau Voltaire avec Thierry Meyssan.

                  Merci la prochaine fois de bien vouloir être précis à propos de vos sources.

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