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Accueil du site > Actualités > Politique > Les hommes ne sont pas équipés pour résoudre leurs problèmes actuels (...)

Les hommes ne sont pas équipés pour résoudre leurs problèmes actuels (2)

Cet article a été écrit à la suite de l'élection régionale en Corse. Il généralise beaucoup cet événement déclencheur.

Il ne traite absolument pas de la question des événements de tue d'Ajaccio, et encore moins de savoir si ces événements ont un lien avec les dites-élections, qui ont été un déclencheur.

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Déjà au large du continent, la Corse aurait-elle la velléité de se libérer, comme si elle était prisonnière de la France ?

La subdivision des peuples et des territoires est un mouvement politique actuellement fort ; et il se généralise : l’Écosse pose la question de sa sortie du Royaume-Uni (pour l’instant, c’est non, mais on sent bien que cette question référendaire sera de nouveau posée, jusqu’à l’obtention du oui) ; le Grexit, le Brexit sont dans les tuyaux de l’Europe…

La raison de ces volontés sécessionnistes serait la perte de souveraineté du peuple local. Il faudrait rapprocher la décision de ceux qui se sentent appartenir au même ensemble ethnique, historique, culturel… Ce qui les concerne étant décidé ailleurs par des gens qui, de fait, n’ont pas le même intérêt général amènerait des décisions mal cadrées, voire défavorables. Il faudrait donc quitter l’ensemble plus large, trop large pour retrouver des décisions ad hoc, qui leur ressemblent et les servent vraiment.

C’est une pensée, un sentiment plutôt, hémiplégique : il fait commencer l’analyse à la décision et ne considère pas que la décision a des antécédents hors des principes et de la volonté des décideurs. La décision est empreinte d’une situation, de contraintes, et aussi de capacités qui lui sont extérieures. Avant la décision qui libère les forces et les guide dans les directions que l’on a choisies, il y a d’autres forces, indécidables. Dont les conditions et les ressources naturelles, liées notamment à la taille du territoire. Autrement dit, en rapprochant la décision de celles et ceux à qui elle s’applique, on doit la mettre en œuvre avec des ressources diminuées : les ressources de celles et ceux qui vont l’appliquer. Et la décision, bien que prise plus près, sera plus loin de ce qui serait le meilleur pour ceux à qui elle s’applique.

Or, les partisans du regroupement sur la plus petite identité légitime, celle que l’on trouve en naissant, qui n’est ni discutée, ni discutable, va de soi… ne voient pas, ne parlent jamais de ce revers de la médaille, qui est pourtant aussi important que l’avers ; ils ne parlent jamais de la raréfaction de la ressource qui est liée à ce choix. Ils ne parlent que de la liberté, le respect de soi… qui vient du fait que l’on prend la décision « seul ».

Une pensée qui englobe le maximum de la réalité est plus près de ce qui se passe vraiment qu’une pensée qui en coupe la moitié. Ici, la coupure scinde le temps en deux : le passé n’est pas pris en compte, la ressource, exploitée, exprimée, mise en œuvre par la décision n’existe pas ; on ne compte que le futur, les conséquences et le présent : la fierté d’être soi.

Il y a là une réaction au fait que les marchandises et les hommes circulent facilement sur la planète. La planète est devenue l'unité de fonctionnement des humains, étant donné la vitesse de nos échanges symboliques, économiques, politiques. Ce phénomène appelé mondialisation n'a pas d'antécédent. Les humains n'ont pas de référence, ne peuvent guère utiliser le passé pour guider leurs pensées et leurs choix. Cette absence de repère situe la mondialisation plutôt du côté du mal, du côté des choses à craindre. L'inconnu est une source d'angoisse, pour les hommes que nous sommes. Cependant, la mondialisation n’est ni bien ni mal. La juger n'a pas d'efficacité possible, croire qu'elle est dans la décision des humains et qu'on pourrait en disposer à notre guise pour la tirer du côté du bien ou du côté du mal est naïveté qui augmente les périls qui y sont attachés. La mondialisation est le fruit de la puissance de nos techniques, qui nous font, aussi, vivre beaucoup plus vieux qu’autrefois aussi.

La tentation dialectique qui consiste à penser que la vraie vie est chez soi, entre soi, monte partout, avec des murs de séparation parfois… alors que l’isolement de chaque pays, de chaque région, de chaque groupe ne fait qu’aggraver les difficultés que ce groupe a à vivre.

Pour se continuer, nous devons nous allier à une femme pour un homme, à un homme pour une femme. Mêler nos gènes. Nous ne pouvons nous continuer qu’en renonçant à une moitié de nous et nous ne savons pas quelle moitié nous donnons et quelle moitié se perd. La seule chose que nous pouvons penser pour nous rassurer si ça nous inquiète est que nous sommes nous-mêmes faits d'une moitié d'homme et d'une moitié de femme.

Prendre ses décisions en son terroir peut paraître vaillant, révolutionnaire, subversif. C’est être le jouet des événements et se mettre inconsciemment, ou instinctivement, dans une anti-mondialisation qui n’est pas fonctionnelle. C’est renoncer aux ressources que nous apportent ceux qui prennent les décisions avec nous, alors qu’il est évident que ces ressources nous sont nécessaires à chaque instant.

Pour la Corse, et pour bien d’autres envies séparatistes, il serait bon d’honorer, en même temps que la décision, les ressources qui président à la décision.

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8 réactions à cet article    


  • howahkan Hotah 29 décembre 2015 11:26

    Salut, je reste sur Socrate, un personnage dont on connait tous le nom , pour certain c’est aussi un joueur de football brésilien et rien de ce qu’il a écrit, normal il n’a rien écrit....est il dit en tous les cas...il fut un des premiers exécutés de la démocratie...le nec plus ultra du.....pire,car tout en subtilité et bombes aussi si il le faut ...l’empire du jours comme les autres s’en inspire fortement..à mon avis ..l’architecture lourdingue aussi

    méfiance car déjà que l’histoire de ce jours est en grande partie fausse ou faussée !!

    les problèmes extérieurs prenant tous naissance dans chaque cerveau et la rencontre conflictuelle entre chaque humain , le peu qui nous reste de cerveau appelé pensé ne peut QUE donner ce qu’elle donne depuis longtemps..conflit,guerres,meurtres de masse ,richesse indécente ,pauvreté qui tue, et machines.....

    ceci n’étant ni perçu , ni compris ,ce n’est certes pas ma modeste personne qui peut le faire pour un autre, ni même le dernier messie non plus .....

    tu peux te brosser Monique de libérateur du joug de la pensée totalitaire sur le cerveau il n’y aura pas..sauf toi même ami terrien...


    • sarcastelle 29 décembre 2015 14:34

      L’auteur raisonne comme si les frontières arrêtaient le commerce et comme si les nations vivaient en autarcie. Ainsi les pays petits en surface et population devraient-ils être dans une grande gêne, comme la Suisse par exemple, à laquelle il faut faire en effet la charité, et ce d’autant plus que sa structure fédérale émiette encore la décision !


      Il est possible qu’existe un équilibre à déterminer, arbitrairement, au désir des peuples, entre avantage de décider au plus près de chez soi et avantage du maximum d’abolition des frontières. Mais j’ai parlé de choix arbitraire, que les philosophes du mondialisme le plus intégral ne sauraient décider à la place des peuples. 


      • julius 1ER 29 décembre 2015 15:12

        La tentation dialectique 

        @l’auteur, 
        qu’est-ce que c’est que ce charabia ????

        la dialectique est de facto dans l’interaction des choses entre l’humain et les conditions dans lequel il vit !!
        ce n’est pas une donné exogène !!!



          • César Castique César Castique 29 décembre 2015 16:13

            ...« la décision, bien que prise plus près, sera plus loin de ce qui serait le meilleur pour ceux à qui elle s’applique. »


            En une formule : les technocrates savent mieux !


            « ...l’isolement de chaque pays, de chaque région, de chaque groupe ne fait qu’aggraver les difficultés que ce groupe a à vivre. »


            Il faut reconnaître que cela a été amplement démontré par la décolonisation.

            • Le421 Le421 29 décembre 2015 17:57

              Les hommes ne sont pas « équipés » et le seront de moins en moins.
              Surtout au niveau du cerveau.

              Mais.
              N’est-ce pas ce que recherchent nos politiques ???


              • Le p’tit Charles 30 décembre 2015 10:38
                Les hommes ne sont pas équipés pour résoudre leurs problèmes actuels  ?
                Ils ne l’ont jamais été...juste capable de mettre une rustine sur une jambe de bois.. !

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