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Accueil du site > Actualités > Politique > Les institutions à l’épreuve du coronavirus Covid-19

Les institutions à l’épreuve du coronavirus Covid-19

« Le temps, aujourd’hui, est à la protection de nos concitoyens et à la cohésion de la Nation. Le temps est à cette union sacrée qui consiste à suivre tous ensemble un même chemin, à ne céder à aucune panique, aucune peur, aucune facilité, mais à retrouver cette force d’âme qui est la nôtre et qui a permis à notre peuple de surmonter tant de crises à travers l’histoire. La France unie, c’est notre meilleur atout dans la période troublée que nous traversons. Nous tiendrons tous ensemble. » (Emmanuel Macron, le 12 mars 2020 à l’Élysée).



Paysage de désolation. C’est comme si nous étions entrés au plein milieu d’un film catastrophe en oubliant de voir le début, les prémices. Rumeurs de confinement total. Pour ajouter à l’angoisse, un modèle mathématique (seulement mathématique) de l’Imperial College de Londres a projeté 300 000 à 500 000 morts en France du coronavirus Covid-19/SARS-CoV-2 "en absence de mesures de prévention d’endiguement". Il faut dire que ce week-end, le beau temps (balades et prélassements dans les parcs) et le premier tour des élections municipales n’ont pas été des facteurs très efficaces de confinement, c’est le moins qu’on puisse dire. Le Président Emmanuel Macron s’exprimera ce lundi 16 mars 2020 à 20 heures à la télévision. Une nouvelle étape ? Revenons à sa précédente communication aux Français, le 12 mars 2020.

Mesdames et Messieurs les candidats permanents à l’élection présidentielle, voulez-vous toujours vous présenter ? Car qui, aujourd’hui, voudrait se retrouver à la place du Président Emmanuel Macron et du Premier Ministre Édouard Philippe en pleine pandémie du coronavirus Covid-19 ? Niveau de responsabilité maximal.

Certes, diriger un pays, surtout un grand pays, c’est inévitablement se trouver dans des situations imprévues, graves et urgentes. Récemment, Nicolas Sarkozy et François Fillon s’étaient retrouvés en plein krach boursier mondial le 15 septembre 2008. Leurs successeurs, François Hollande et Manuel Valls, ont dû affronter les graves attentats islamistes, en particulier "Charlie Hebdo" (7 janvier 2015), Bataclan (13 novembre 2015) et Nice (14 juillet 2016). Mais ce que vivent Emmanuel Macron et Édouard Philippe est évidemment bien plus grave car c’est l’intégrité physique de tous Français dont ils ont la "garde", dont ils doivent assurer la protection, qui est en jeu. C’est en quelques sortes les deux imprévus graves de leurs prédécesseurs "en même temps" : un danger imminent pour chaque citoyen français et un risque de crise économique généralisée.

Il est bien trop tôt de tirer des leçons de l’épidémie du coronavirus SARS-CoV-2 (de la maladie Covid-19) car la tragédie n’est qu’à son début, mais peut-être oserais-je dire qu’il y a eu quelques semaines de retard de prise de conscience de la gravité ? Prise de conscience collective. Il y a eu juste des personnes qui ont perçu plus vite que d’autres la gravité. Notamment certains médecins en prise directe.

Emmanuel Macron a d’ailleurs proposé tout un programme révolutionnaire une fois le cauchemar terminé : « Mes chers compatriotes, il nous faudra demain tirer les leçons que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour, interroger les faiblesses de nos démocraties. ». Sur trois plans : la santé, la mondialisation et l’Europe.

La santé : « Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. ». Exit l’idée de "pognon de dingue".

La mondialisation : « Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d’autres est une folie. ». Le mot est fort : "une folie".

L’Europe : « Nous devons en reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne le faisons déjà une France, une Europe souveraines, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main. Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. Je les assumerai. ». Là encore, le mot "rupture" est très fort.

Emmanuel Macron semble attirer les situations nouvelles imprévues. Certes, l’affaire Benalla, l'affaire De Rugy, l'affaire Griveaux etc. sont ordinaires et si la première a été le premier grain de sable de la Macronie triomphante, cassant la mécanique d’une réforme institutionnelle à l’origine bien mal conçue, les autres n’ont pas eu vraiment beaucoup d’effets sur le plan national. Mais que dire de la crise des gilets jaunes, mouvement social inédit et durable ? Que dire aussi de la forte intensité des grèves contre cette réforme systémique des retraites dans un pays qu’on disait apathique (mais les retraites touchent tous les Français, pas seulement une catégorie de Français) ? Et depuis deux mois, le coronavirus occupe l’esprit des gouvernants, à plein temps depuis quelques semaines. L’esprit des gouvernants et des gouvernés. Toutes les vies quotidiennes sont bouleversées, toutes les relations personnelles sont impactées.

L’importance d’une allocution présidentielle très formelle (texte intégral ici), prononcée en direct (au point que les sous-titres ont été inscrits en direct selon une méthode sténo impressionnante dont j’avais déjà eu l’occasion de voir l’efficacité lors d’une conférence parisienne), a été le véritable déclencheur d’une prise de conscience nationale : « Cette épidémie (…) est la plus grave crise sanitaire qu’ait connue la France depuis un siècle. ».

On comprend très bien que le gouvernement a tout essayé pour préserver l’économie nationale des risques de récession, mais refuser la logique implacable des statistiques des épidémies était particulièrement optimiste : « Dans ce contexte, l’urgence est de protéger nos compatriotes les plus vulnérables. L’urgence est de freiner l’épidémie afin de protéger nos hôpitaux, nos services d’urgence et de réanimation, nos soignants qui vont avoir à traiter (…) de plus en plus de patients atteints. Ce sont là nos priorités. C’est pour cela qu’il nous faut continuer de gagner du temps et suivre celles et ceux qui sont les plus fragiles. Protéger les plus vulnérables d’abord. C’est la priorité absolue. ».

Ce fut la dernière semaine de février 2020 qu’on a invité les Français à se protéger par des gestes barrières, mais qui acceptaient facilement de les respecter ? Beaucoup, à l’époque, disaient qu’on en faisait trop, que les médias en faisaient trop, que le gouvernement en faisait trop, que le Covid-19 n’était qu’une grippette un peu plus sévère qu’une autre. Quelle erreur !

La réalité, c’est que l’Europe compte aujourd’hui plus de personnes infestées que n’a connues la Chine depuis le début de l’épidémie. La situation de l’Italie (+368 morts rien que pour la journée du 15 mars 2020, le nombre de morts est déjà égal à la moitié de ceux en Chine, et cela continue, hélas) et de l’Espagne est catastrophique, celle de la France, Allemagne, Royaume-Uni et États-Unis à peine plus enviable. Seulement un retard.

En trois jours, les mesures ont été de plus en plus contraignantes : le 12 mars 2020, Emmanuel Macron annonce la fermeture des écoles, collèges, lycées et universités à partir du 16 mars 2020. Le 13 mars 2020, les rassemblements de plus 100 personnes sont interdits (passage de 1 000 à 100), et le 14 mars 2020, Édouard Philippe n’attend même pas la fin du scrutin du premier tour des élections municipales pour fermer tous les commerces non essentiels (lire précisément l’arrêté ici).

Qu’en sera-t-il demain ? ce soir ? Ce lundi 16 mars 2020 matin sur France Inter, le directeur général de la santé, le professeur Jacques Salomon, a considéré que la situation était très grave et alarmante. Les rumeurs de confinement total sont persistantes. Le fait que depuis plus d’un mois, le gouvernement associe systématiquement ses décisions aux avis d’un "comité scientifique" aussi impersonnel qu’inquiétant n’est pas non plus de nature à rassurer. Il y a quelques jours, un médecin à qui l’on avait posé la question : "Faut-il quand même maintenir les élections municipales ?" avait sagement répondu : "Cela sort de mon domaine de compétence". Annuler une élection, c’est du ressort politique, pas sanitaire. Ce n’est pas le comité scientifique qui assumera politiquement les décisions prises par le gouvernement, alors pourquoi vouloir autant l’associer ?

Les mesures de confinement sont nécessaires puisque le coronavirus ne se retransmets que de personnes à personnes. Mais alors, pourquoi ne pas avoir reporté les élections municipales ? D’un point de vue technique, je peux assurer qu’il y a eu très peu de risque. J’ai tenu un bureau de vote, les votants étaient particulièrement concernés et avaient quasiment tous leur stylo pour émarger la liste électorale. Ils étaient raisonnables et faisaient tous attention. Malgré cela, on peut comprendre que certains y trouvent une contradiction, car parallèlement, on recommande aux personnes de plus de 70 ans de ne pas sortir de chez eux sauf extrême nécessité (comme acheter de quoi manger). De là à conclure qu’aller voter serait une extrême nécessité…

Le problème a été les partis d’opposition. Ni Gérard Larcher (Président du Sénat), ni Laurent Fabius (Président du Conseil Constitutionnel) n’ont voulu assurer le Président Emmanuel Macron de leur soutien en cas de contestation sur un éventuel report des élections municipales. Et pourtant, cela aurait été le plus sage. Surtout parce que toute la réorganisation sociale qu’implique la fermeture des écoles est réalisée avant tout par les familles, les employeurs mais aussi les élus locaux, ceux qui connaissent la réalité du terrain, or, dans quelques jours, ce sont des élus nouveaux qui vont devoir comprendre les leviers avant de pouvoir les manipuler. Les équipes sortantes étaient plus aptes à résoudre les mille et un problèmes que les mesures de confinement et de distanciation sociale ont provoqués ou vont provoquer à l’avenir.

Et pourtant, Emmanuel Macron avait besoin d’un consensus sur ce sujet du report des élections municipales, comme il l’a cité à plusieurs reprises à la fin de son allocution de "l’union sacrée", de la "France unie", du "tous ensemble". Il ne pouvait pas se permettre d’être pris pour un dictateur qui mépriserait le droit électoral. Une France désunie rendrait moins efficaces les mesures de restriction pour éviter la propagation du coronavirus. À l’issue du premier tour, ce sont ceux qui ont insisté pour ne pas reporter les élections qui sont les premiers à demander le report du second tour. Histoire de se dédouaner de leurs responsabilités. Le plus démonstratif est sans doute Jean-Luc Mélenchon qui a tenté de se justifier en disant que la situation sanitaire avait évolué… C’était pourtant dès depuis le début de ce mois qu’on aurait pu imaginer la catastrophe…

Cette épidémie a certes réduit à néant de nombreux mois ou années d’efforts difficilement acquis pour respecter l’environnement : retour aux bouteilles d’eau minérale en plastique, retour aux lingettes pour désinfecter, etc. Mais la force majeure est l’urgence dans la protection des vies humaines.

Emmanuel Macron a d’ailleurs changé aussi de paradigme sur son orthodoxie budgétaire affichée (mais peu appliquée dans les faits). Il est passé du "en même temps" au "quoi qu’il en coûte" : « Le gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies quoi qu’il en coûte. Beaucoup des décisions que nous sommes en train de prendre, beaucoup des changements auxquels nous sommes en train de procéder, nous les garderons parce que nous apprenons aussi de cette crise, parce que nos soignants sont formidables d’innovation et de mobilisation, et ce que nous sommes en train de faire, nous en tirerons toutes les leçons et sortirons avec un système de santé encore plus fort. ».

C’est dans l’adversité que les grands hommes (ou grandes femmes) ont rendez-vous avec l’histoire. Je ne sais pas si Emmanuel Macron en fera partie, c’est trop tôt pour l’écrire, mais je suis convaincu qu’il a conscience de cet enjeu-ci : l’année 2020 sera une année véritablement révolutionnaire…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (16 mars 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Communication du Président Emmanuel Macron le 16 mars 2020 à la télévision (texte intégral).
Toutes les mesures de restriction pour réduire la propagation du coronavirus en France (14 mars 2020).
Allocution du Président Emmanuel Macron le 12 mars 2020 au Palais de l’Élysée (texte intégral).
Les institutions à l’épreuve du coronavirus Covid-19.
La guerre contre le séparatisme islamiste engagée par Emmanuel Macron.
La 5e Conférence nationale du handicap le 11 février 2020 à Paris.
Emmanuel Macron et la France de 2020 en effervescence.

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23 réactions à cet article    


  • BA 16 mars 15:24

    Lundi 16 mars 2020 : un échange de courrier entre deux urgentistes alsaciens :


    « Les équipes commencent à s’épuiser, avec un absentéisme qui grandit, lié à des cas positifs ».


    « Il n’y a plus de place en réanimation »


    « Il va falloir faire des choix sur nos critères d’admission », préviennent ces médecins, qui évoquent « une mortalité majeure » en gériatrie.


    Lisez ces témoignages terrifiants :


    C’est le cri d’alarme de deux médecins urgentistes du Haut-Rhin, lancé à leurs collègues des autres départements, moins touchés, pour l’instant, par l’épidémie. « Les multiples appels téléphoniques que j’ai eus depuis trois jours semblent montrer que l’importance de la situation est totalement sous-estimée », s’inquiète l’un d’eux, en poste à Mulhouse, dans un échange interne en forme de supplique, que Le Point a pu consulter. Il dresse un état des lieux désespéré de la situation dans sa région et son établissement :


    « Nous sommes à plus de quinze jours de vraie phase épidémique dans le Haut-Rhin, plus précisément dans l’agglomération de Mulhouse, et depuis trois jours, nous sommes submergés aux urgences par un flux incessant de patients avec des critères AEG [altération de l’état général], hypoxémie [manque d’oxygène] important, pneumopathies bilatérales… Le taux d’hospitalisation après passage aux urgences est de 40 %. L’ouverture de lits Covid-19 ne suffit plus et [notre] établissement est quasiment au bout des moyens qu’il peut déployer. Les lits de réanimation sont saturés et il est impossible de trouver des respirateurs pour ouvrir de nouveaux postes de réanimation », indique-t-il.


    Avant de mettre en garde : « Depuis hier [samedi 14 mars], la mortalité dans les secteurs de gériatrie est majeure et les cas symptomatiques dans les Ehpad sont très nombreux, occasionnant des difficultés sur les choix à faire en régulation. Samedi, [s’est réuni] un collège de spécialiste [réanimateurs, infectiologue, médecine interne, pneumologues, gériatres, urgentistes] afin de fixer des indications aux différentes filières et, plus clairement, les critères [notamment d’âge] de limitation d’accès à la réa. »


    « Les équipes commencent à s’épuiser, avec un absentéisme qui grandit, lié à des cas positifs, même si la solidarité est importante. Durant ces quinze derniers jours, toutes les mesures que nous avons prises ont été dépassées et sont donc insuffisantes le jour même où nous en avons décidé, tant la cinétique [progression] est rapide. » À nouveau, il tire la sonnette d’alarme : « Il est primordial que chacun de nos établissements se prépare rapidement, et profite de cette période pour anticiper tous les problèmes liés à cette crise sanitaire sans précédent. »


    L’un de ses confrères, en poste à Colmar, a renchéri, trouvant les propos de son collègue mulhousien « trop peu alarmistes ». « Nous avons deux à trois jours de retard par rapport à Mulhouse, ce qui nous a servi considérablement, mais malgré les enseignements quotidiens fournis par leur situation et l’évolution du Samu 68, nous sommes dépassés par les événements […]. Toutes les décisions et les aménagements pris [déclenchement du Plan blanc le 11 mars, renfort, extension des lits en réanimation…] sont obsolètes dans les douze heures qui suivent, et pourtant, nous étions très prévoyants. En permanence, il manque 25 à 30 lits […] pour prendre en charge les patients, non pas dans des conditions correctes, mais simplement dégradées. Les urgences ont l’habitude de travailler dans ces conditions dégradées, mais, là, nous sommes dans le dégradé du dégradé du dégradé, et nous attendons encore une dégradation croissante, voire exponentielle pour les quinze jours à venir. La mobilisation du personnel tient pour l’instant à un fil, mais les éléments ne tiendront pas avec des Covid+ chez les praticiens, les infirmières et les familles des soignants, ce qui apparaît clairement. »


    Dans le service de cet urgentiste, le Covid concentre 95 % de l’activité. « En l’absence de critère de gravité, tous les patients sont réorientés vers leur médecin traitant, sans même entrer dans les urgences. On attend une ouverture de trente lits Covid+ pour lundi 13 heures, mais c’est excessivement loin [vu la situation] et, mardi, ce sera plein », s’affole ce médecin, qui précise que « tous les patients en réanimation médicale sont Covid ».


    « Même si le personnel médical et paramédical de nos urgences est formidable, et malgré un soutien indéfectible de notre direction, c’est le matériel qui manque : moins de 5 jours de stock en soins hydroalcooliques, moins de trois jours de stock en masques FFP2, moins de quatre jours de stock en masque chirurgical, plus de stock en surblouse, très peu de stock en lunettes… Et des perspectives de réapprovisionnement dans six à huit semaines ! ! ! ! ! Nous étions centre de référence NRBC [proximité de la Centrale nucléaire de Fessenheim], mais là aussi, nos stocks fondent à vue d’œil. »


    Il prévient : « Nous sommes au bout d’un système, il va falloir faire des choix sur nos critères d’admission, non seulement en réanimation, mais tout simplement dans une structure hospitalière. Tous nos décès de ce jour [dimanche 15 mars] sont Covid+. Préparez-vous, ainsi que vos personnels, à cette vague majeure. Il y avait un avant Covid-19, il y aura un après Covid-19 avec de très lourdes cicatrices », conclut-il à l’adresse de ses collègues.


    https://www.lepoint.fr/sante/deux-urgentistes-alsaciens-preparez-vous-a-une-vague-majeure-15-03-2020-2367267_40.php


    • ZXSpect ZXSpect 16 mars 15:38

      @BA
      .

      Si vous n’avez aucun commentaire personnel à apporter, si vous voulez néanmoins exister sur le web, postez des copiés-collés d’infos anxiogènes que chacun peut consulter sur internet…

      .

      prenez exemple sur Bruno Arfeuille pour en ajouter inutilement à l’anxiété générale justifiée mais qui n’a pas besoin d’amplificateurs irresponsables !


    • ZXSpect ZXSpect 16 mars 18:50

      @ZXSpect
      .
      Bruno Arfeuille, vous qui ne faites aucun commentaire personnel sauf à poster des copiés-collés d’infos anxiogènes que chacun peut consulter sur internet…
      .
      Expliquez-nous ce que vous pensez apporter comme plus value au sujet, source d’anxiété générale justifiée, et qui n’a pas besoin d’amplification supplémentaire.
      .
      Un peu de courage... expliquez vous ! Exprimez vous


    • rogal 16 mars 15:42

      De mon temps (vers CCCC ab Vrbe Condita) on s’en tenait à une formule :

      SALVS POPULI SUPREMA LEX ESTO.

      (esto : impératif futur ; que le salut du peuple soit la loi suprême).


      • cétacose2 16 mars 15:55

        Le problème des retraites est résolu puisque nos gouvernants utilisent le régulateur de vieillesse qui est réglé sur 65 ...ans ...pour le moment !


        • L’histoire jugera. Mythe errant, Reagan et Thatcher ne sont plus de ce monde,....


          • Decouz 16 mars 16:45

            En attendant c’est un mauvais confinement que j’ai vu aujourd’hui dans un hyper, les gens se ruent sur les marchandises pour faire des stocks, distance de sécurité non respectée, les gens trop proches les uns des autres dans un espace clos.

            Pendant ce temps la pharmacie juste à coté fait respecter un intervalle de 1 m entre les clients, les petits commerces ont du fermer alors que la plupart du temps leurs clients sont relativement éloignés les uns des autres.


            • Pere Plexe Pere Plexe 16 mars 18:25

              Comme c’est commode.

              Les mauvaises décisions, les échecs sont toujours la faute « des autres ».

              A ces cons de français incapable de comprendre

              A l’opposition nullissime.

              Demain aux experts, à la météo, à Trump Poutine ou Erdogan ?

              Pourtant Macron pour le massacre des retraites à imposé contre l’avis du conseil d’état, l’opposition et les français. 

              Pour ces indociles de Français peut on rappeler l’historique des déclarations auxquels ils ont eut droit ?

              D’abord par Buzyn, ministre qui n’a pas hésité à déserté en pleine guerre «  le risque de propagation du coronavirus est quasiment nul » .

              Puis tous les faiseurs d’opinion/experts/ « c’est une mauvaise grippe » 

              Et encore « La France est prête ».

              Et au niveau tests de dépistage on est large. 

              Ces nuls de chinois confinent alors qu’on sait que ça sert à rien.

              Assister à un match de L1 ou du Top14 ne pose pas de problème car en extérieur.

              Il faut mettre un masque. A ben non on en a pas assez du coup ça sert à rien sauf pour les pro.Idem avec les test de dépistage comme on peut pas faire face on décrète que ça sert à rien...

              Il faut appeler le 14. Houps ils sont saturés : démerder vous avec votre toubib.

              N’allez pas vous promener le long du canal. Mais en revanche vous pouvez prendre le métro.

              Au fait on va confiner car c’est LA solution.


              • Emohtaryp Emohtaryp 17 mars 14:21

                @Pere Plexe

                Ne vous inquiétez pas, le gaz lacrymogène, le lbd, la matraque viendra à bout du macronavirus.....


              • Décroissant 16 mars 18:29

                Tresser une couronne de lauriers à l’égard de la lourde charge et par delà à la personnalité d’Édouard Philippe ou d’Emmanuel Macron qui ont joué la montre (comme auparavant le pourrissement des contestations et mouvements sociaux) et ont par ailleurs contribué au dépérissement de notre système de santé publique pour aujourd’hui réaffirmer sans vergogne sa prééminence (« des biens précieux, des atouts indispensables »), c’est quand même abuser !


                Ils sont où les coups de menton arrogants soulignant les « j’assume » lorsqu’il s’agissait de démanteler progressivement notre système de protection sociale issu du Conseil National de la Résistance ? Appeler à l’union sacrée de la Nation après l’avoir tant meurtrie et repousser en loucedé en septembre l’application de la « très bonne » réforme de l’assurance chômage ressemble à un mea culpa honteux (crédible ?) qui n’honore pas ses responsables.


                De la Com, comme toujours, pour franchir l’obstacle avant de reprendre la même fuite en avant néo-libérale financiarisée...


                • ETTORE ETTORE 16 mars 22:02

                  Appeler à un sursaut national, avec un tous ensemble....

                  Le même qui, par ses coupes sombres dans le secteur hospitalier, a fait que, aujourd’hui la situation est en phase de guerre perdue !

                  Et tout ce qu’il trouve à dire, c’est « qu’on est en guerre » ?

                  Mais il a au moins deux guerres de retard ce type !

                  C’est un peu comme l’absurdité du Fûhrer d’envoyer, in fine de très jeunes soldats au casse pipe. Plus de chair à canon, fumons l’avenir, cramons le passé !

                  Elle n’est pas belle la petite tape dans le dos, qui vous fait avancer, ( trébucher) vous le pauvre personnel médical, hors de votre raison, sans masques, sans matériel....sur le champ de bataille qu’il vous désigne ?

                  Même pas un mot pour reconnaître les bourdes écrasantes de sa politique.

                  Même pas un regret pour la surdité maladive dont il a fait preuve tout au long de ces 3 dernières années passées !

                  NON, rien, juste des conseils dignes d’un blog d’attardés du tricot.

                  Basta !


                  • Parrhesia Parrhesia 17 mars 17:03

                    @ETTORE
                    C’est trop vrai !
                    Et personnellement, je ne me sens pas trop enclin à « unionsacrétiser » avec cette équipe gouvernementale, non plus qu’avec ceux qui minaudent en affectant de comprendre une situation dans laquelle elle a bien contribué à nous mettre .
                    Mais, il semblerait qu’il y en ait, ici et là, et jusque dans les isoloirs, que ça ne rebute pas trop ! 

                    Bon courage ! Nous allons en avoir besoin !


                  • rita rita 17 mars 08:16

                    Les institutions à l’épreuve du coronavirus Covid-19 ?

                    Les institutions pédalent dans la semoule de leur incompétence face à ce virus !

                    C’est uniquement le système de santé qui est sur la brèche avec peu de moyens pour restrictions budgétaires par des politiciens indignes !

                    Les politiciens brassent du vent alors que dans les hôpitaux, ils se battent pour soigner les malades qui arrivent toujours plus nombreux !

                    Là haut dans leur bulle ils veulent un système à l’américaine « privé » !

                    Et aujourd’hui on se rend compte de la chance que nous avons (face à ce virus) d’avoir un système LIBRE !


                    • BA 17 mars 09:41

                      Mardi 17 mars 2020 :


                      Coronavirus : les capacités de réanimation sont « saturées » dans le Haut-Rhin.


                      Face à « un nombre de personnes contaminées qui ne cesse de croître chaque jour », les capacités de réanimation « sont saturées dans le Haut-Rhin » et « très largement occupées dans le Bas-Rhin », déclare sur France Inter Josiane Chevalier, préfète de la région Grand-Est et du Bas-Rhin.


                      http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-une-france-confinee-ce-midi-et-en-guerre-contre-l-epidemie-6633-cas-detectes-et-148-morts-suivez-notre-direct-17-03-2020-8281689.php


                      • ZXSpect ZXSpect 17 mars 09:47

                        .

                        Bruno Arfeuille, vous qui ne faites aucun commentaire personnel sauf à poster des copiés-collés d’infos anxiogènes que chacun peut consulter sur internet…

                        .

                        Expliquez-nous ce que vous pensez apporter comme plus value au sujet, source d’anxiété générale justifiée, et qui n’a pas besoin d’amplification supplémentaire.

                        .

                        Un peu de courage... expliquez vous ! Exprimez vous


                        • Spartacus Spartacus 17 mars 10:56

                          Macron nous montre surtout que nous sommes un pays communiste qui s’ignore et une structure de santé digne de l’ex-URSS ...

                          La Corée du Sud, très infecté au départ a mis en place tous ses moyens en premier dans une politique de moyens de tester et transparence, plutôt qu’une politique de confinement et de communication soi a rassurer soi a faire peur.

                          Ils ont mis 50 stations de test ou il faut 10 minutes pour savoir si on est infecté...

                          Ici sur le site de la santé Coréen on sait en temps réel et toute transparence, combien de test effectués, quelles villes et combien de personnes infectées.

                          http://ncov.mohw.go.kr/ (utilisez un traducteur Coréen-Français) Vous en saurez plus sur ce pays au détail qu’en France...

                          Comparez avec tristesse le pitoyable service Français :

                          Sur le ministère de la santé Français, 3 photos de la gueule des ministres en mal de reconnaissance politique...Et pas d’information détaillées ni transparence. Juste de l’utra basic.

                          https://solidarites-sante.gouv.fr/ 

                          Une politique d’envoi en masse de SMS par les mutuelles à leurs adhérents de règles d’hygiène et prévention, demande de se déplacer avec un masque, utiliser le lavage des mains et éloignement social dans les relations.

                          Devant les resto et lieux de réunion, un message devant chaque porte « Pas de masque, pas d’entrée », mais les commerces sont restés ouverts.


                          Pendant que Bruno Lemaire faisait une loi sur le prix des solutions hydroalcooliques totalement décalée, le gouvernement Coréen a fait une directive pour que les employés des commerces portent des masques pour servir les clients.

                          Aujourd’hui ce sont les seuls a s’en être sorti et c’est l’exemple !

                          Nous on copie l’exemple coercitif d’une dictature Chinoise.

                          Désolé mais nous avons un gouvernent d’abrutis socialistes.


                          • merthin 17 mars 14:12

                            @Spartacus

                            « Aujourd’hui ce sont les seuls a s’en être sorti et c’est l’exemple ! »


                            euh, la Chine à également inversé sa courbe des infections.


                          • Spartacus Spartacus 17 mars 16:20

                            @merthin
                            Sortie sans coercition, c’est ce qui fait la différence entre un bon et mauvais exemple.

                            Pas de confinement. Pas d’atteinte à la liberté de circulation.
                            Pas de préjudice à l’économie (ou faible) et liberté du travail des masses....

                            C’est exemplaire !


                          • merthin 17 mars 16:42

                            @Spartacus

                            Ce n’est pas une question d’idéologie. C’est une question de timing. Il est trop tard en France pour appliquer des mesures à la coréenne (2 semaines de retard).

                            La coercition est la seule solution au stade où nous en sommes. Pire, Macron a permis au gens de « partir à la campagne » pour faire leur quarantaine. 

                            Encore une fois, ce n’est pas une question idéologique , c’est une question technique. 


                          • Parrhesia Parrhesia 17 mars 17:32

                            @merthin
                            Bonjour, merthin,
                            C’est bien sûr une question de timing et de technique, mais plus précisément, c’est un problème de programmation résultant de l’application de concepts idéologiques faisandés !!!
                            Mais jamais nous n’entendrons l’un de ces pédants bricoleurs avouer : « Nous nous sommes plantés ! »
                            Ni sur la question de la politique frontalière, ni sur celle des masques exportés, ni sur la production de médicaments en France, ni sur la suppression du numerus clausus, ni sur la suppression des lits d’hôpitaux, ni sur l’affectation de budgets à fonds perdus dans des conflits dont nous n’avons que faire, au proche et Moyen Orient, ni, ni, ni…

                            Allez ! Bon courage, car ce qui est sûr, c’est que nous allons en avoir besoin !!!


                          • Parrhesia Parrhesia 17 mars 17:38

                            @Parrhesia
                            Fan de pied !!!
                            J’ai failli oublier : « Ni sur l’affectation de subventions à la presse, ni sur les exonérations d’impôts aux journalistes... !!!!!! »
                            Mais là, il ne s’agissait peut-être pas d’une « erreur bête » à proprement parler
                            Heureusement, ça m’est revenu !


                          • egos 17 mars 14:24

                            Les décisions ont tardé, 

                            la communication élyséenne, gouvernementale servilement relayée par les media s’est avérée permissive, contradictoire, incohérente,

                            minorant systématiquement les risques, négligeant les exemples de la Chine, Corée du Sud, Taiwan qui sont en passe gagner quelques batailles marquantes d’une Guerre de Cent Ans qui couve.

                            Faisant ouvertement fi d’un danger mortel qui pesait sur les populations dès l’apparition du virus en Chine et des premiers cas importés sous l’œil impavide de Neron bis, de sa cour et de ses cénacles de spécialistes mi diafoirus mi professeur Tournesol, l’Etat a failli à ses missions et s’est dérobé,

                            a renoncé, capitulé à prendre les mesures qui s’imposaient d’urgence.

                            cf : https://www.marianne.net/debattons/tribunes/macron-et-le-coronavirus-entre-amateurisme-et-tatonnements

                            Cette tragédie (funeste ou ubuesque) qui s’annonce dans un climat, une tension d’apocalypse marque la fin d’une époque,

                            . celle des illusions,

                            . d’une fuite en avant dans le déni de réalité,

                            . de l’Europe, de l’Occident confrontés au rétablissement sanitaire des vainqueurs et de leur économie (l’Asie pour ne pas la nommer),

                            . des vestiges d’un Etat et de ses têtes rongés par l’usure du temps, ravagés par la sclérose, atteints de sénilité,

                            . les media (qui s’emploient aujourd’hui dans une entreprise de dénigrement coordonnée des populations afin de protéger leurs maîtres) n’échappant pas au tableau clinique, s’avilissant (pour certains chroniqueurs Delhommais et Le Fol le bien nommé du Point) un peu plus à rejeter les responsabilités en direction les administrés,

                            la fange dans laquelle ils se complaisent reste leur milieu et matière de prédilection.

                            Rome se releva de la déposition de Romulus Augustulus,

                            cela prit des siècles.

                            L’ensemble des personnels médicaux engagés contre le font du mal font face *, malgré l’incurie (une constante depuis un siècle) des états majors,

                            Paris se vide (une coutume), les armes et munitions font défaut,

                            *c’est là que tiennent là notre honneur et unique fierté.

                            Le pire étant selon les circonstances notre ennemi le plus acharné et rarement notre allié.


                            • ETTORE ETTORE 17 mars 15:29

                              Qu’é ki dit lé zigue ?

                              « Nous sommes en guerre, nous sommes en guerre, ,nous sommes en guerre, nous sommes en guerre, nous sommes en guerre.... »

                              Pas un peu jeune le pioupiou en couche pour parler comme un Général  ?

                              Si ça se trouve il n’as même pas fait l’armée, et ça la ramène toujours et encore.

                              Après le « toniTRUAND » « VENEZ ME CHERCHER » voilà qu’il exhorte les premières lignes à rester enterrés, en attendant qu’il sorte sa grande artillerie de lois, qui à n’en pas douter, feras plus de mal au peuple, qu’au virus !

                              Comment pouvez vous faire confiance à cet énergumène ?

                              A lui et à ses séÏdes, qui se donnent maintenant des airs Mussoliniens, pour fustiger le peuple indocile, alors qu’eux mêmes, plus qu’imbéciles, on contribué au carnage annoncé.

                              Et il a le courage de venir larmoyer son amour pour le peuple, lui qui à mené la seule guerre de sa vie, contre SON PROPRE PEUPLE, le tuant, le défigurant, le gazant ?

                              Et MAINTENANT, il veut que SA GUERRE HONTEUSE, devienne la nôtre ?

                              Non merci, les saloperies je les laisse à ceux qui sucent les babouches de leurs commanditaires en leur souhaitant bien plus que ce qu’ils peuvent espérer ....

                              pour NOUS !

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