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Accueil du site > Actualités > Politique > Les institutions : l’invité surprise de la Présidentielle (...)

Les institutions : l’invité surprise de la Présidentielle ?

Dans les programmes des candidats, la place réservée aux transformations institutionnelles est extrêmement variable. Mais c’est la première fois depuis l’alternance de 1981 que le consensus institutionnel est à ce point fissuré. Les deux pierres d’achoppement sont le présidentialisme et l’intégration européenne.

Des héritiers du gaullisme aux partisans d’une VIe République, les onze prétendants à la fonction suprême se distinguent par la diversité de leurs propositions institutionnelles. Toute classification possède sa part d’arbitraire mais c’est par soucis de lisibilité que cet article s’articulera autour de trois catégories de candidats dans leur rapport à la Constitution actuelle et aux pouvoirs institués : les conservateurs, les rénovateurs et les abrogateurs.

 

Les conservateurs : François Fillon, Jean Lassalle, Emmanuel Macron

Bien qu’il parle de « réformer profondément les institutions pour qu’elles fonctionennt de nouveau comme les Français l’avaient voulu en 1958 », le candidat indépendant Jean Lassalle apparaît comme un « conservateur » au regard des propositions contenues dans son programme. Pourtant issu du très europhile MoDem, Lassalle envisage un léger regain de souveraineté pour la France à travers une série de mesures diversifiées (par ex. : regagner des marges de manœuvre sur la PAC, réviser la participation financière de la France à l’UE, soumettre au Parlement « toute législation d’origine européenne ») mais sans remise en question véritable. De même, Jean Lassalle ne touche pas aux grands équilibres de la Constitution de 1958. Son programme comprend des propositions pour vivifier le débat public et moraliser la politique, certaines convenues (dose de proportionnelle aux législatives, création d’un référendum d’initiative populaire, casier judiciaire vierge pour toute candidature et pour tout ministre, abolition de la Cour de Justice de la République…), d’autres plus originales (possibilité de soumettre une proposition de loi au Parlement par pétition citoyenne, faire coïncider présidentielle et législatives, instaurer la responsabilité individuelle des ministres devant le Parlement). Pour ce qui concerne la décentralisation, Lassalle exprime sa volonté d’abroger les récentes lois d’organisation territoriale qui ont affaibli à ses yeux le pouvoir laissé aux communes. Il lui importe dans cette optique de rétablir la dotation aux collectivités à hauteur du financement perdu en 2017 (1).

Dans son programme, Emmanuel Macron consacre une page à la « démocratie rénovée ». Ses propositions concernent essentiellement la moralisation de la vie publique (interdiction pour les parlementaires d’exercer des activités de conseils, interdiction pour les élus et ministres de recruter des membres de leur famille, interdiction de se présenter à une élection en cas de casier judiciaire) et la limitation du cumul des mandats dans le temps à trois mandats identiques consécutifs. Le candidat d’En Marche ! ne propose pas de changement institutionnel majeur, si ce n’est l’obligation absolue de parité pour la présentation des candidats par les partis et la réduction d’un tiers environ du nombre de parlementaires, mesures qui ne nécessitent pas de révision constitutionnelle pour être applicables. Emmanuel Macron, sans pour autant revenir explicitement sur l’interdiction du mandat impératif, souhaite mettre en place de nouveaux moyens d’évaluation du travail législatif par des biais qui resteront à définir. Last but not least, il souhaite faire de la procédure d’urgence (une seule lecture devant chaque assemblée) la procédure par défaut d’adoption des lois. (2)

François Fillon proposera lui aussi la réduction du nombre de parlementaires (de 577 à 400 députés, de 348 à 200 sénateurs) en passant par un référendum. Il prône l’incompatibilité entre tout emploi de la fonction publique et le statut de parlementaire. Réagissant aux propres affaires judiciaires le concernant, il veut établir la transparence par la publication obligatoire des liens de parentés entre les parlementaires et leurs collaborateurs. D’autres mesures du programme du candidat LR relèvent de la matière institutionnelle concernent les collectivités territoriales. Par un système de bonus de dotation, il espère favoriser la bonne gestion et clarifier le partage des compétences entre collectivités et entre ces dernières et l’État. (3)

 

Les rénovateurs : François Asselineau, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen

Le programme institutionnel de Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès) recèle quelques bonnes propositions pour s’attaquer à l’aristocratisation du monde politique. Le financement des formations établies et des campagnes est en général passé sous silence par les candidats des partis établis qui ne souffrent que marginalement des problèmes de trésorerie. Il préconise l’impression par l’État des bulletins de vote, des affiches pour les emplacements officiels et des déclarations de candidature. Il demande par soucis d’égalité le remboursement public d’une partie des dons effectués aux partis par les Français non redevables de l’impôt sur le revenu et qui ne bénéficient donc pas de la déductibilité fiscale. En plus de la question de l’accès concret à la compétition électorale, Jacques Cheminade suggère plusieurs réformes de la Constitution de 1958 : l’instauration du septennat présidentiel unique, l’obligation pour le Président de prononcer « un discours sur l’état de la nation » devant le Parlement dès que se produit « un événement déterminant pour l’existence de notre pays  », le mandat parlementaire unique (interdiction absolu de cumul), la réduction à 400 du nombre de députés dont un quart élu à la proportionnelle, la création d’un statut de collaborateur parlementaire, l’instauration d’un référendum d’initiative populaire, la réforme du Sénat en profondeur avec une nouvelle composition (une moitié d’élus par le collège actuel, l’autre moitié de membres de droits, chefs des exécutifs locaux notamment) pour repenser l’aménagement du territoire. L’homme aux trois candidatures présidentielles propose enfin de prendre en compte la révolution numérique en désignant par tirage au sort une assemblée de 500 citoyens pour réfléchir aux recours aux technologies du futur. (4)

L’idée directrice du programme de François Asselineau est l’indépendance de la France. On retrouve donc sans surprise, dans ses propositions, la sortie de la France de tous les Traités qui la lient à l’Union européenne et à l’OTAN (ce qui entraînera la suppression du titre XV de la Constitution). Attaché à la Constitution de 1958, le candidat de l’UPR avance une série de réformes pour améliorer le fonctionnement du régime, réformes aussi nombreuses que diversifiées : suppression de la procédure du Congrès pour réviser la Constitution, instauration du référendum d’initiative populaire, pleine reconnaissance du vote blanc, restauration de la dotation globale de fonctionnement aux collectivités, suppression des régions en tant que collectivités pour les transformer en établissements publics, inscription dans la Constitution du principe du vote secret et manuel par bulletins de papier (pour proscrire toute évolution vers un vote électronique), transformation du Conseil constitutionnel en une véritable juridiction, mise en place d’un financement des partis proportionnel aux suffrages recueillis à chaque élection, limitation des mandats à un seul renouvellement, introduction d’un quorum de présence de 60 % des députés pour valider l’adoption d’une loi à l’Assemblée nationale. (5)

Nicolas Dupont-Aignan se réclame du gaullisme et tient en conséquence à préserver son principal héritage : la Ve République. Mais son programme prévoit des évolutions assez conséquentes néanmoins. Il insiste sur la moralisation de la vie politique (casier judiciaire vierge pour prétendre à tout mandat, suppression des privilèges et avantages des anciens responsables de l’exécutif et des élus ainsi que du cumul des indemnisations des élus, rémunération des élus conditionnée à leur présence en assemblée, nullité de tout scrutin dans lequel le vote blanc serait majoritaire, suppression de la réserve parlementaire pour en redéployer les crédits aux petits communes). Concernant le fonctionnement des institutions proprement dit, « NDA » prône la réduction du nombre de parlementaires d’un tiers, la suppression du Conseil Économique, Social et Environnemental, la disparition de la région en tant que collectivité, la réduction du nombre d’autorités administratives indépendantes. Le candidat de Debout la France est partisan d’un retour au septennat, de l’organisation systématique d’un référendum lorsque est en jeu l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire et enfin la création d’un référendum d’initiative populaire sur la base de 500 000 signatures citoyennes (6).

Comme les trois précédents, la candidate du Front National Marine Le Pen penche en faveur d’une évolution significative du fonctionnement des institutions actuelles. Elle se distingue de ses concurrents par sa méthode : faire passer l’ensemble de ses mesures par un référendum « dès les premiers mois » de son quinquennat. Outre l’accent mis sur la symbolique identitaire (inscription dans la Constitution de trois principes : défense de l’identité du peuple, priorité nationale et lutte contre le communautarisme), elle souhaite comme François Asselineau supprimer le titre XV de la Constitution consacré à l’Union européenne. Marine Le Pen envisage de revenir à la « doctrine Matter » qui consisterait à réduire considérablement l’application du droit international en acceptant la primauté des traités sur les lois qu’à condition que les premiers soient postérieurs aux secondes (révision de l’article 55 de la Constitution). Cette logique s’appliquerait aussi aux cours de justice internationales (par ex. : la Cour européenne des droits de l’homme) dont l’autorité serait remise en cause au profit des juridiction françaises. Marine Le Pen est favorable à une réforme territoriale de simplification qui supprimerait les régions et les EPCI à fiscalité propre. Marine Le Pen plaide pour le septennat non renouvelable, pour la suppression du Conseil économique, social et environnemental, pour la diminution du nombre de parlementaires et pour l’élection des assemblées nationales et locales au scrutin proportionnel (modéré par une prime majoritaire). Par réaction à l’adoption du Traité de Lisbonne malgré le vote des Français lors du référendum de 2005 relatif au TCE, son programme prévoit de rendre le résultat de ce type de consultation « inviolable », incontestable par aucune assemblée ou juridiction. Juridiquement, ceci conduirait à la création d’une distinction hiérarchique entre lois référendaires et lois adoptées par le Parlement. Par ailleurs le référendum verrait son champ d’application élargi à l’ensemble du domaine de la loi et pourrait être convoquée par une initiative populaire (500 000 signatures d’électeurs). Tout comme François Asselineau, la candidate veut en finir avec la procédure de l’article 89 de la Constitution (Congrès) pour que toute révision constitutionnelle soit approuvée par référendum. Enfin, Marine Le Pen se prononce en faveur de de la rédaction d’une Charte des Libertés Numériques annexée à la Constitution, sur le modèle de la Charte de l’Environnement de 2004), pour obvier les « menaces de censure des géants du Web et des gouvernements ». (7)

 

Les abrogateurs : Nathalie Arthaud, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou

Sans surprise, les quatre candidats de gauche sont les plus critiques du système politique actuel. Ils s’inscrivent dans la tradition de contestation de la République gaullienne mais l’expriment avec une intensité fluctuante et n’en tirent pas les mêmes conclusions. Si la lecture du programme de Philippe Poutou permet de saisir avec quelle dérision le candidat du NPA regarde le théâtre politique et ses partis « interchangeables », les contours du système qu’il réclame sont plus incertains. Philippe Poutou préconise néanmoins la suppression de la Présidence de la République (envisage-t-il une présidence collective ?) ainsi que du Sénat. Il souhaite ouvrir le droit de vote à l’ensemble des résidents étrangers en France pour toutes les élections, interdire le cumul des mandats dans le temps (deux consécutifs maximum) et dans l’espace. Le régime de démocratie à la fois politique et sociale dont il se fait le chantre devra instiller le combat politique jusqu’au cœur des entreprises et mettre à mal les lieux du pouvoirs actuels : les banques et les grands groupes capitalistes. (8)

À Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud développe un argumentaire comparable – le pouvoir véritable « n’est pas entre les mains des députés, sénateurs, ou même président de la République. Il est dans les conseils d’administration des grandes entreprises capitalistes et des banques » – et en assume les conséquences : le placement des grandes entreprises sous contrôle des « travailleurs » et de « la majorité de la population », sans indemnisation. Elle souhaite construire un État plus démocratique en permettant à la population d’effectuer et de contrôler les tâches administratives et de police, après avoir précisé que l’appareil d’État (tribunaux, armée, police) défend actuellement « une minorité de possédants ». Si elle ne se montre pas très précise sur le système institutionnel préconisé et sur la procédure de réforme elle-même, Nathalie Arthaud manifeste la volonté de recourir aux nouvelles technologies pour favoriser la démocratie directe mais se déclare hostile à la généralisation des référendums d’initiative populaire, dont l’objet et le résultat peuvent être détournés. Elle souhaite raccourcir les mandats des élus, supprimer les privilèges octroyés à ces derniers et permettre leur révocabilité citoyenne, et pour finir préserver la démocratie locale par le financement étatique des nouveaux pouvoirs reconnus aux collectivités. (9)

Viennent enfin les promoteurs d’une VIe République, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. Ce qui les sépare est la centralité de la thématique institutionnelle dans leur discours général de campagne. Tandis que le candidat de la France Insoumise a fait du changement de Constitution un pilier de son programme, Benoît Hamon l’a placé au second plan. Ce dernier entend engager une réflexion sur un nouveau texte fondamental par le biais d’une conférence pour une VIe république composée de « parlementaires, sages et citoyens ». Le candidat du Parti socialiste promeut la reconnaissance du vote blanc et du droit de vote des étrangers aux élections locales. Il milite pour un « 49-3 Citoyen » qui permettrait à 1 % du corps électoral de soumettre à l’ordre du jour du Parlement une proposition de loi voire, sous conditions, de soumettre celle-ci à référendum. Pour lutter contre la concentration des médias, Benoît Hamon propose la création d’un statut de média indépendant à but non lucratif et d’un service public de l’audiovisuel d’information et de la culture. Sa mesure phare en termes de transparence de la vie publique repose sur l’obligation, pour tout candidat, de publier une liste de ses grands donateurs afin de prévenir les conflits d’intérêts. D’autres idées innovantes figurent dans son programme mais mériteraient un approfondissement, comme la participation citoyenne à l’élaboration de la loi et des politiques publiques (la « démocratie 4.0 ») ou encore le budget national participatif. (10)

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il est le grand promoteur d’une assemblée constituante convoquée par référendum et composée à la fois de membres élus au suffrage universel et de citoyens tirés au sort. Le fascicule de « L’Avenir en commun » qui contient les propositions constitutionnelles du candidat s’avère respectueux du processus démocratique et de la liberté du pouvoir constituant, lequel appartient au peuple. Il établit les contours de la procédure d’élaboration de la future Constitution mais n’entend imposer ni la structure ni le contenu de celle-ci. Les propositions institutionnelles de l’équipe du candidat ne le sont donc qu’à titre d’inspiration, purement indicatif, y compris le souhait d’ouvrir la future Constitution par une déclaration des droits fondamentaux et celui d’instaurer un régime de type parlementaire. On trouve dans ce pot-pourri de mesures envisageables le principe de révocation des élus en cours de mandat, la combinaison du suffrage universel et du tirage au sort, la constitutionnalisation de la « règle verte » (interdiction de prélever ou de produire plus que la nature ne peut le supporter) du droit au travail et du droit au logement, la généralisation du scrutin proportionnel, le droit de vote à seize ans, le vote obligatoire conjugué à la reconnaissance du vote blanc ou encore l’obligation de passer par le référendum pour toute modification de la Constitution et toute ratification des traités européens. (11)

 

Notes :

(1) Lien vers le programme (intégral) de Jean Lassalle : http://jeanlassalle2017.fr/wp-content/uploads/2017/04/ProgrammeJeanLassalle2017.pdf

(2) Lien vers le programme (intégral) d’Emmanuel Macron : https://storage.googleapis.com/en-marche-fr/COMMUNICATION/Programme-Emmanuel-Macron.pdf

(3) Lien vers le programme (intégral) de François Fillon : https://www.fillon2017.fr/wp-content/uploads/2017/04/PROJET_FRAN%C3%87OIS_FILLON_2017.pdf

(4) Lien vers les propositions institutionnelles de Jacques Cheminade : http://www.cheminade2017.fr/Mettre-fin-au-verrouillage-de-la-vie-politique-1649 ; http://www.cheminade2017.fr/Un-souffle-nouveau-pour-les-institutions-de-la-Ve-Republique

(5) Lien vers le programme (intégral) de François Asselineau : https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2011/01/Programme-Francois-Asselineau-2017.pdf

(6) Lien vers les propositions institutionnelles de Nicolas Dupont-Aignan : http://www.nda-2017.fr/theme/moralite-en-politique

(7) Lien vers les propositions institutionnelles de Marine Le Pen : https://www.marine2017.fr/wp-content/uploads/2017/02/a4_institutions-hd.pdf

(8) Lien vers le programme (intégral) de Philippe Poutou : https://poutou2017.org/sites/default/files/2017-03/ProgrammePOUTOU-2017_WEB_0.pdf

(9) Lien vers les propositions institutionnelles de Nathalie Arthaud : http://www.nathalie-arthaud.info/letat-et-les-institutions-80930.html

(10) Lien vers les propositions institutionnelles de Benoît Hamon : https://www.benoithamon2017.fr/le-projet/#democratie

(11) Lien vers les propositions institutionnelles de Jean-Luc Mélenchon : https://avenirencommun.fr/livret-assemblee-constituante/


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10 réactions à cet article    


  • Paul Leleu 21 avril 22:57

    Mélenchon est le seul à proposer une vraie vision organique du peuple en tant que république lui-même... en cela il est fidèle tout à la fois à la nation, au patriotisme, à la république, à la révolution et à l’universalisme ... c’est paradoxalement sur cette vision qu’il est le plus original et presque le plus profond.


    • Old Dan Old Dan 22 avril 00:50

      @Paul Leleu
      Z’avez raison pour Méluche :
      - Un projet humaniste contre des tableaux Excel pour banquiers
      - Une sauvegarde planétaire contre des RIB à l’eau bénite
      - L’intelligence visionnaire contre Goldman-Sachs
      - De l’eau propre contre l’eau en bouteille...
      .
      [ J’voterai Méluche ! Si pas élu, j’regretterai pas encore 10 ans ! ]]]


    • Parrhesia Parrhesia 22 avril 09:25
      Encore un de ces articles qui fait gagner du temps de lecture !
      Lire la première ligne dispense de la lecture du reste !!! 
      Exemple : « Des héritiers du gaullisme aux partisans d’une VIe République,... » !!!
      Où l’auteur a-t-il vu le moindre gaulliste dans la liste des onze prétendants ?
      Et où l’auteur a-t-il vu le moindre républicain dans les partisans d’une VIème république ???

      Et pour cause : Dans l’organisation actuelle de notre bulle politique en état de décomposition avancée, s’il s’en était trouvé un seul, ne serait-ce que le plus humble d’entre nous, les gaullistes, jamais, au grand jamais, il n’aurait obtenu les 500 signatures nécessaires à la validation de sa candidature !

      Évoquer le général à tout bout de champ pour essayer de ratisser les voix gaullistes, ça, oui !!!

      Par contre, accepter de faire revivre le gaullisme pour rendre à la France sa liberté et sa prospérité au sein d’une Europe des Nations cohérente économiquement, politiquement, et humainement (sur le modèle du Marché Commun des années 60) : certainement pas !
      Le N.O.M. aux commandes de l’actuelle contre-europe ne l’accepterait jamais !!!
      Alors mesdames et messieurs les héritiers du gaullisme, de grâce, votez car il s’agit de l’accomplissement d’un devoir aujourd’hui plus vital que jamais sous la Vème !
      Mais prenez garde de ne pas accorder vos voix à des mondialistes de droatte ou de gôche , capitalistes exclusivement financiers ou héritiers des Internationales communistes !!!
      Ils en feraient, une fois de plus, une fois de trop sans doute, un trop mauvais usage !!!

      • babelouest babelouest 23 avril 05:22

        @Parrhesia
        C’est pourquoi Nikonoff n’a pas eu ses signatures...


      • gogoRat gogoRat 22 avril 09:54

        Élections, piège à ...  ;/-) ;-/  

         cf travaux de mathématiciens qui l’ont démontré !
         voir ftp://mse.univ-paris1.fr/pub/mse/cahiers2003/B03120.pdf
        (initialement par les démarches de Borda et de Condorcet, ... de Hamilton et de Jefferson).

        ...

        ’la conclusion donne des indications sur le caractère inéluctable des paradoxes en évoquant le célèbre théorème de K. Arrow [1951] et son pendant (M. Balinski et P. Young [1982]) pour les votes à la proportionnelle, ainsi que ceux d’H. Moulin et d’A. F. Gibbard et M. A. Satterthwaite.’
        ....

        _________

         ’Supposons que 27 votants doivent se prononcer entre 4 candidats x, y, z et t
         et supposons qu’ils aient classé les candidats conformément au profil suivant :
        pour 5 votants, x > y > z > t ;
        pour 4 votants, x > z > y > t ;
        pour 2 votants, t > y > x > z ;
        pour 6 votants, t > y > z > x ;
        pour 8 votants, z > y > x > t ;
        pour 2 votants, t > z > y > x.

        => t est élu selon le mode de scrutin à un tour
        => x est élu selon le mode de scrutin à deux tours
        => le vainqueur de Borda est y
        => z est élu avec la Règle majoritaire de Condorcet’

         !!!

          ;/-) ;-/  

        voir aussi :
         http://www.melchior.fr/lecture/les-paradoxes-du-vote

        ---------------------------------------------

         Les Français et la France sauront-ils dépasser un jour les fausses pistes (fausse ’bonne idée’) simplistes
        - du ’tirage au sort’
        - d’une ’reconnaissance du vote blanc’
        - ... et même d’une constituante arbitrairement limitée et pilotée par une brigue !
         
         Nous sommes au XXIe siècle, et ce n’est pas parce que même l’élite des ’meilleurs’ de notre prétendue démocratie actuelle continuent à vouloir ignorer (ou faire semblant ?) les graves problématiques du scrutin (pourtant révélées dès le siècle des Lumières) qu’il serait pour autant acquis que l’état de l’art et les capacités de notre population nous interdiraient de rénover, en innovant vraiment, les techniques d’évaluation de la volonté générale (cf ’Contrat social’ de JJ Rousseau).

         Le piège principal du vote présenté comme un prétendu devoir, c’est qu’il met la charrue avant les bœufs en occultant la primordiale question première, sous-entendue, des cautionnements les plus décisifs :
        1°) cautionnement du principe de délégation du pouvoir à un ou des incarneurs de peuple
        2°) une fois ce 1° cautionnement acquis : cautionnement de l’acceptation d’un technique de scrutin pour légitimationner cette délégation
        3°) une fois les 1° et 2° cautionnement acquis : cautionnement du choix d’une méthode de scrutin très particulière ( et très problématique, comme on l’a vu plus haut)
        4°) le cautionnement d’un élu parmi la liste des candidats n’est alors que la dernère roue du char
        de nos actuels statagèmes officiels de légitimation !

         La seul possibilité laissée au Français(es) de s’exprimer sur les cautionnements les plus décisifs 1°) et 2°) reste la liberté (encore heureux !) de s’abstenir !
         Notons que cette expression là requiert bien plus de conviction et de détermination que d’aller se défausser pour 5 ans de son devoir civique en se contentant, d’aller ’choisir’ un papier parmi 11 autres (financés de façon bizarre), pour envelopper une opinion téléguidée par des sondages opposés aux seules vertus espérées de toute technique de scrutin !


        • gogoRat gogoRat 22 avril 10:02

          remarque concernant l’idée reçue selon laquelle une démocratie devrait être pilotée par une élite :

          ’Le premier signe de l’ignorance, c’est de présumer que l’on sait’  Gracian y Morales



          • hervepasgrave hervepasgrave 24 avril 19:30

            Bonjour,
            Jeune homme toi qui à des diplômes supérieurs a mettre en valeur ,tu oublies l’essence même d’une constitution comme toutes les personnes intéressées a la dévoyer.Car une chose fondamentale devrait-être dite et elle ne l’est pas et par tous les pouvoirs qui se succèdent quelques soit le bord.La première constitution a été dévoyée ,transformée aux grès des intérêts et non pas pour le bien de tous.Évidemment avec un métier comme tu as et la propagation des métiers du droit à l’Honnêteté normalement intègre qui serait honteusement condamnable si elle était remise en cause, a de quoi s’amuser aux dépends de tous.C’est une manière de se foutre de la gueule des gens.La promotion ne fonctionne que pour et par l’intérêt personnel. S’il y avait eu a modifier cette première constitution elle aurait du porter sur « la propriété » ,je reconnais que c’est un sujet sensible ,mais pourtant simple et il est tellement évident que cela changerait la société Française et mondiale.Plus de business ,plus de guerres etc,mais a part cela parler de la constitution c’est comme parler des lois.Elle change en fonction des donnes ,des intérêts.Alors qu’elles devraient être simplifié sans alinéas,annexes pour contourner la chose.Si nous nous penchions de prêt ,il n’y a rien de ferme et direct.Tout peux être dévoyés,contourné pas par justice mais par la force des moyens Il y aura un progrès que quand des jeunes gens comme toi ne chercherons pas à monter au septième ciel ,mais quand ils défendrons une constitution incontournable simple et clair.Et c’est pareille pour toutes les lois et textes légaux faisant office de force et de pouvoir. Alors ton article est une tartine,oui ! mais de quoi ? Ne t’affoles pas tu as de l’avenir ,c’est bien parti .Cestpasgrave !
             


            • hervepasgrave hervepasgrave 25 avril 13:34

              @hervepasgrave
              Bonjour,
              Mince alors ! aucune réponse , de l’auteur ? Je suis déçu.Pourtant avec autant de bagages il était facile pour lui de détruire mon commentaire venant d’un illettré ? Non ! je crois qu"avec tous les diplômes et toutes les richesses du monde la réalité qui est simple est intangible. Peut-être avec un fusil ou les forces de l’ordre, il y arriverait ? Alors moralité .Au lieu de se laisser détruire devant la complexité des choses inutiles et perverses ,restons simple ,droit et carré dans nos bottes.Cestpasgrave !


            • asterix asterix 24 avril 23:54

              En tant que petit belge, je me permets d’estimer votre système électoral - à tout le moins présidentiel - totalement anti-démocratique.
              Déjà que vous êtes le seul pays d’Europe à donner un tel pouvoir à un seul homme ...qui plus est en différenciant élections législatives et présidentielles qui vous maintiennent dans une forme de campagne électorale permanente sans pouvoir déboulonner le chef si celui-ci est minorisé au Parlement. Du Maduro à la française...
              Voici, venu qui plus est de chez vous, une étude intéressante sur un mode de scrutin uninominal à un seul tour qui vous permettrait d’avoir un Président d’adhésion et non de calcul sur base d’exclusion ou de vote dit utile :
              https://sciencetonnante.wordpress.com/2016/10/21/reformons-lelection-presidentielle/
              Je profite de la présente pour vous faire également part de mes doutes sur le processus référendaire qui,dans les conditions telles que proposées, est purement démagogique. Un referendum ne devrait avoir de force décisoire que s’il emporte les 2/3 des suffrages.Toute autre position relève, de mon point de vue, du populisme pur et simple.

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