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Accueil du site > Actualités > Politique > Les préjugés sont nécessaires et sains (Hannah Arendt)

Les préjugés sont nécessaires et sains (Hannah Arendt)

Pour la philosophe Hannah Arendt, sans préjugé, en politique, on ne va nulle part. C'est bien plus simple et subtile qu'on ne veut le penser d'emblée. Explications.

 
Hannah Arendt, /Qu'est-ce que la politique ? Fragments posthumes établis par Ursula Ludz/, pp.49-50, Points Essais, 2001, a écrit : Si l'on veut parler de politique à notre époque, on doit commencer par les préjugés que nous nourrissons tous à l'encontre de la politique dans la mesure où nous ne sommes précisément pas des professionnels de la politique. Car les préjugés que nous partageons tous, qui sont pour nous des évidences et auxquels nous pouvons nous référer mutuellement dans la conversation sans être pour autant obligés de nous en expliquer préalablement en détail, représentent eux-mêmes quelque chose de politique au sens le plus général du mot, à savoir quelque chose qui fait partie intégrante du domaine des affaires humaines dans lequel nous nous mouvons quotidiennement. Il n'y a nul besoin de déplorer le fait que les préjugés jouent un aussi grand rôle dans la vie quotidienne et de ce fait en politique, et il ne faudrait en aucun cas tenter de modifier la situation. Car aucun homme ne peut vivre sans préjugés, et ce non seulement parce que aucun homme n'est assez avisé ni doué d'une capacité de discernement suffisante pour juger tout ce qui est nouveau, tout ce à propos de quoi on lui demanderait de prononcer un jugement au cours de son existence, mais également parce qu'une telle absence de préjugés exigerait une vigilance surhumaine. Certes la politique a toujours et partout eu affaire à l'élucidation et à la destruction des préjugés, ce qui ne signifie pourtant pas que sa tâche consiste d'une manière générale à éduquer à l'absence de préjugés, ni que ceux-là mêmes qui s'efforcent à une telle émancipation des préjugés en soient eux-mêmes totalement libres. C'est le degré de vigilance et d'ouverture au monde qui détermine le niveau politique et la physionomie générale d'une époque, mais l'on ne saurait imaginer une époque où les hommes ne retomberaient pas dans leurs préjugés et ne leur accorderaient pas foi, s'agissant de vastes domaines de jugement et de décision.

Commentaires :

Si l'on veut parler de politique à notre époque, on doit commencer par les préjugés que nous nourrissons tous à l'encontre de la politique dans la mesure où nous ne sommes précisément pas des professionnels de la politique.

Hannah Arendt assure d'emblée, que la politique n'a pas nos faveurs. Or, elle meurt en 1975 : bien des événements ont déjà pu rendre hostile les Hommes à la chose politique, assurément.
Les guerres européennes mondialisées, les régimes atroces qui les causèrent, et toutes les dérives – déceptions – désillusions, quant à la "démocratie", par exemple dans la guerre froide, mais aussi la société bureaucratique à consommation dirigée (Henri Lefebvre), bâtardise capitaliste-productive mâtinée de libéralisme civil ... quand par ailleurs tout fonctionne à la planification de part les marchés-mêmes, dans les grosses firmes manifestement, qui influent sur nos destinées avec leurs sociotechniques.
Bref : nous nourrissons des préjugés encontre la politique, que ce soit par procès d'impuissance, d'inutilité, de mensonge, de violence, de superfluité ou de corruption, etc. Donc, dit Arendt, pour parler de politique, il faut commencer par débroussailler l'affaire, car on n'en parlera pas tant qu'on en restera au niveau de nos préjugés, comme si la politique n'était que l'ensemble de ses conséquences plus ou moins mal interprétées.

En quoi, Hannah Arendt fait évidemment œuvre philosophique, à vouloir saisir et permettre de faire saisir la question jusqu'au fond, en nous expliquant son questionnement – son cheminement intellectuel, à devoir commencer par débroussailler les préjugés. Une chose valant pour tout questionnement philosophique.

Car les préjugés que nous partageons tous, qui sont pour nous des évidences et auxquels nous pouvons nous référer mutuellement dans la conversation sans être pour autant obligés de nous en expliquer préalablement en détail, représentent eux-mêmes quelque chose de politique au sens le plus général du mot, à savoir quelque chose qui fait partie intégrante du domaine des affaires humaines dans lequel nous nous mouvons quotidiennement.

Deux choses dans cette longue phrase. Commençons par la fin : Arendt assure que nos préjugés encontre la politique, dont elle vient donc de parler dans la phrase précédente … que nos préjugés sont eux-mêmes un facteur politique. Bah oui, pardi ! …
Pour cela, un seul exemple : le Parti Socialiste s'étant allègrement adonné au libéral-libertarisme de nos mondes capitalistes, et parce qu'il s'appelle le Parti Socialiste, a contribué par sa démarche, à discréditer la notion de socialisme et la possibilités de son application elles-mêmes, alors que le parti ne pratiquait pourtant plus depuis belle lurette le socialisme.
De plus, dans la veine, et épousant "la droite" sur nombre de questions contemporaines (dont certaines, en vérité, peuvent bien transcender les partis, certes, quand il s'agit par exemples de l'écologie et de la construction européenne … ) il sembla donc que "droite" ou "gauche" ne voulaient plus rien dire, et que l'ensemble des politiques étaient toutes tracées (à tort ou à raison) de telle sorte qu'un Emmanuel Macron put faire compagne sur "le dépassement du clivage" et une forme d'empirisme quant aux "grandes questions" ... tout en n'offrant pourtant rien d'autre dans la pratique (à savoir, de l'économie politique).
Soit donc que les préjugés furent un éminent facteur électoral. Bref : entre nos préjugés encontre la politique et la politique elle-même, il y a interactivité politique toujours-déjà.

Passons maintenant au début de la phrase. Il s'agit, au fond, de définir le préjugé, comme évidence, partagé par tous, référence mutuelle, inutilité de s'expliquer dessus en conséquence car c'est admis pour vrai, c'est de sens commun, c'est consensuel.
Où l'on voit nettement que le consensus, le sens commun, les choses sur lesquelles il paraît inutile de s'expliquer, les références mutuelles, les choses admises pour vraies, les évidences partagées, etc. sont manifestement des facteurs politiques interactifs avec le social – comme le souligne la deuxième partie de la phrase déjà commentée, donc.

Or, là où les choses prennent un tour original, c'est là :

Il n'y a nul besoin de déplorer le fait que les préjugés jouent un aussi grand rôle dans la vie quotidienne et de ce fait en politique, et il ne faudrait en aucun cas tenter de modifier la situation.

En effet, de nos jours, le sens commun est à dire, que la politique est de lutter contre les préjugés (contre le racisme, contre le sexisme, contre le genrisme, contre le communautarisme, contre le populisme, contre l'élitisme et – oubliés – contre le physisme, contre l'âgisme, contre le stylisme, contre le social-classisme, contre l'intellectualisme, etc.).
Soit donc que le consensus pense qu'il s'engage en politique du moment qu'il milite contre des préjugés. Hélas, non seulement la sagace Hannah Arendt explique qu'il n'y a pas besoin de déplorer la prégnance des préjugés, mais en plus qu'il n'y a pas à vouloir changer la donne ! La jugera-t-on sommairement bête, ou folle ? …
Au nom d'autres préjugés, alors ! … Car :

1. S'il n'y a pas à déplorer l'existence des préjugés selon Hannah Arendt, c'est précisément parce qu'ils permettent de faire monde commun. En effet, outre les exemples déjà donnés, nous avons massivement tous un préjugé en faveur de "la démocratie", n'est-ce pas ? "La démocratie", évidemment préjugée "régime des droits de l'homme", n'est-ce pas ? … Pour la majorité, "la vraie démocratie", c'est bien cela, non ? C'est même au nom de ce préjugé sur la démocratie, qu'on milite çà et là toujours et partout, non ? …
Or, il s'agit bien d'un préjugé, puisque la démocratie grecque antique ne fait citoyens que les hommes autochtones, et nul autre. La démocratie grecque antique est purement raciste, sexiste, voire d'autres formes de transgressions rétrospectives anachroniques des droits de l'homme.
Bref ! … Notre préjugé – sens commun, consensus – autour de "la démocratie" est donc bien un préjugé, sur la base duquel il est tout de même possible de s'entendre assez bien couramment. Il y a donc une valeur positive du préjugé, quoiqu'on en dise.

2. Mais en plus, Hannah Arendt prétend qu'il ne faudrait en aucun cas tenter de modifier la situation, ce qui surprendra n'importe quel contemporain puisque, en 1975 semble-t-il, les préjugés racistes, sexistes, etc. étaient moins complexés qu'aujourd'hui – voire encore totalement décomplexés, selon.
Aussi Hannah Arendt nous choque-t-elle massivement, car à l'écouter on n'aurait rien fait en faveur de la cause de-. En fait, c'est que Hannah Arendt – comme l'indique le titre de l'ouvrage – s'intéresse à la politique, et qu'elle tente de débroussailler alentour.
Entre autres, elle ne dit pas qu'il ne faut pas militer en faveur de la cause de- (contre tels préjugés), mais, par contre, elle dit que politiquement ça n'a pas d'intérêt, voire que c'est apolitique. Or, de fait, on ne voit pas que toutes nos luttes trop contemporaines, changent quoi que ce soit au fonctionnement du monde, à la marche du monde. C'est-à-dire, pour être précis, que nos militances contemporaines ne font qu'entériner le préjugé universaliste, poursuivre la politique universaliste entamée par nos mondes depuis des décennies, et quand bien même ils en étendraient le champ d'application et d'inclusion, avec des conséquences réelles pour les personnes, cela n'ôte rien à l'apolitisme de la démarche.
Cette démarche est apolitique, parce qu'elle ne change décisionnairement plus rien. La décision politique est toujours-déjà prise, puisqu'elle fut prise et consensualisée (intégrée au préjugé) depuis quelques décennies. On ne fait donc, pour le dire autrement, que réaffirmer, reconfirmer, rappeler – voire rabâcher souvent – le préjugé, et l'on n'agit politiquement plus, encore qu'on influe sociétalement dans le sens des normes et autres normalisations de la pensée et des comportements : c'est une entreprise de standardisation morale, puisqu'il s'agit d'installer toujours plus profondément les mœurs décidées en ce temps-là, c'est-à-dire, en somme : l'égalitarisme de la démocratie des droits de l'homme.
C'est un vieux combat, institutionnalisé, institutionnel, néotraditionnel donc néoconservateur, en vérité : une œuvre policière globale jusque chez le citoyen lambda, pour le coup recruté avec ou contre son gré. Et les absents ont toujours tort, tort par définition.

Arendt explique alors quant à elle sa phrase :

Car aucun homme ne peut vivre sans préjugés, et ce non seulement parce que aucun homme n'est assez avisé ni doué d'une capacité de discernement suffisante pour juger tout ce qui est nouveau, tout ce à propos de quoi on lui demanderait de prononcer un jugement au cours de son existence, mais également parce qu'une telle absence de préjugés exigerait une vigilance surhumaine.

Premièrement, c'est ce que je commentais. En effet, Arendt dit sous un angle que, vivre, c'est avoir des préjugés, et nous avons vu que même ce que l'on estime le meilleur actuellement ("la démocratie", par exemple) fonctionne comme un préjugé. En fait, les préjugés disposent de notre bienveillance et de notre complaisance morales, parce que nos mœurs les validèrent toujours-déjà sans réflexion.
D'ailleurs, quelqu'un qui y aurait un peu réfléchi, pourrait croire que pour lui ça n'est plus de l'ordre du préjugé, quand par ailleurs ce sont d'autres préjugés (en faveur des "droits de l'homme", en faveur de "la libre entreprise", etc.) qui l'auront confirmé dans son premier préjugé (en faveur de "la démocratie").
Finalement, la plupart des gens – le commun des mortels, s'accommode très bien d'une réflexion minimum, depuis laquelle on peut alors tout simplement pratiquer sa vie, depuis laquelle on peut alors tout simplement faire sa vie. Il n'y a rien à reprocher à quiconque : tout le monde, au fond, est dans cette "philosophie première" que l'on pourrait, si vous le voulez bien, nommer praticisme. C'est-à-dire que "tant que ça marche, y'a pas d'raison d'se creuser."
D'ailleurs, un tel creusement est même perçu comme illogique, et dément, eut égard – justement – au praticisme, qui donc s'accommode assez bien de la situation. "I' faut bien vivre, faut bien faire avec, même si on aimerait parfois que-. Mais si nos souhaits sont (pré)jugés trop tendus, on f'ra autrement."
Or en effet, on voit mal qui pourrait contourner un tel raisonnement.
Et pourtant, philosopher consiste en de tels contournements, serait-ce purement théorique (comme quoi, la théorie, c'est bien ; ça se réfère étymologiquement, à la vision – à la vue de l'esprit ; au reste, qu'est-ce qu'une utopie, sinon un genre de théorie politique ? …
Et "la vraie démocratie", n'est-elle pas une telle théorie, même de sens commun ? … Ne faut-il pas de telles théories ? Pas toujours ? Pas partout ? … Et alors, comment ? etc.).

Finalement, la personne qui se serait délivrée de tout préjugé, serait surhumaine. Elle devrait penser à tout, tout le temps. Alors, dit Arendt, les préjugés sont heureusement reposants. Et de continuer :

Certes la politique a toujours et partout eu affaire à l'élucidation et à la destruction des préjugés, ce qui ne signifie pourtant pas que sa tâche consiste d'une manière générale à éduquer à l'absence de préjugés, ni que ceux-là mêmes qui s'efforcent à une telle émancipation des préjugés en soient eux-mêmes totalement libres.

C'est, d'une part, ce que je disais plus haut : Hannah Arendt n'a rien contre la destruction des préjugés ; encore faut-il prendre la mesure de l'apolitisme relatif, de la démarche.
Soit donc que la personne qui voudrait réellement faire de la politique – selon Arendt – ne pourrait pas s'arrêter à la moralité des mœurs, mais devrait se lancer dans différents types de grandes décisions engageant la collectivité toute entière, et pas seulement en paramétrant les possibilités d'expression ou de gestion courantes.
En fait, comme elle le dit, c'est une affaire d'éducation avant tout, et nos militances actuellement se veulent éducatrices sociales avant tout, en reconditionnement de la pensée et des comportements, afin de moralisation nouvelle.

Mais, de plus, là où Arendt me semble très intéressante, c'est lorsqu'elle dit que les militants anti-préjugés ne sont pas toujours exempts des préjugés en question.
Hélas en effet, il arrive souvent – non seulement qu'on utilise la militance à d'autres fins, en renard machiavélien (donc, qu'on se moque tout simplement de la militance, tout en s'en servant pour – au hasard – se faire élire … ), mais – Hannah Arendt semble plus penser à toutes ces personnes, luttant par exemple contre le fascisme, mais qui n'en emploient pas moins la violence, la hargne et la mise au pas, dans la démarche.
C'est-à-dire qu'il arrive là, que l'éducation sociale devienne un véritable harcèlement, pour ne pas dire une nouvelle forme de fascisme – au moins symbolique.

En conséquence de quoi, Hannah Arendt concède que :

C'est le degré de vigilance et d'ouverture au monde qui détermine le niveau politique et la physionomie générale d'une époque,

tout en nuançant :

mais l'on ne saurait imaginer une époque où les hommes ne retomberaient pas dans leurs préjugés et ne leur accorderaient pas foi, s'agissant de vastes domaines de jugement et de décision.

Bref, comme je le disais – sur la base de son ouvrage Vita activa (Condition de l'Homme moderne), – il faut bien faire monde commun.
C'est-à-dire qu'il ne suffit pas de militer pour le vivre-ensemble dans la différence, par exemple … encore faut-il effectivement vivre parmi la différence, et vivre en relation courante avec elle, sans se réfugier derrière quelque moralité affichée.
Ou bien, il ne suffit pas de militer pour le vivre-ensemble depuis chez soi via Facebook, ou contre le communautarisme depuis chez soi via AgoraVox, et même d'ailleurs aussi entre amis, et évidemment encore moins entre amis ayant la dégaine téléphonique-portable facile, etc. Il ne suffit pas de dire lol pour être lol : trop de trip tue le trip
Au contraire, il faut préjuger le "vivre-ensemble" pour vivre ensemble !

Bon.

Je reviendrai simplement sur ce nouveau dont parle Arendt là :

Car aucun homme ne peut vivre sans préjugés, et ce non seulement parce que aucun homme n'est assez avisé ni doué d'une capacité de discernement suffisante pour juger tout ce qui est nouveau […] mais également parce qu'une telle absence de préjugés exigerait une vigilance surhumaine.

C'est-à-dire, que nous avons tous tendance à un misonéisme (une haine de la nouveauté) de façon réflexe. En effet, le connu est plus rassurant, mieux gérable, que l'inconnu. Le vieux est plus simple que le neuf, puisque le vieux est appris, le neuf à apprendre. Aussi, lorsque des situations politiques se présentent, aurons-nous tendance à nous référer au connu.
Par exemple, ces dernières années, cette façon qu'ont eu nos mondes militants, à tout vouloir comparer aux années '30, à tout vouloir taxer de retour aux années '30 (risque du fascisme, racisme, etc. associé notamment à des personnes désignées par réflexe de populistes, réacs ou néoréacs). Je ne sais pas si la comparaison est mauvaise ou non, je ne dis ni l'un ni l'autre (à mon sens, si certes comparaison n'est pas raison, il reste que comparaison soutient raison).
Par contre, ce que je dis, c'est qu'effectivement on a préféré rejouer les années '30 en conscience collective, plutôt que de se demander ce que la situation avait de neuf (avec, par exemples, les préjugés populistes, réacs et néoréacs Zemmour, Onfray, Finkielkraut, etc.). Au contraire, on a préféré croire au probable avènement de re-Hitler sous les traits de Marine Le Pen (ou Bolsonaro au Brésil, récemment).
Hélas, il n'en reste pas moins que l'aire musulmane a la dimension d'une civilisation, qu'il ne s'agit pas du Portugal ou de la Pologne européens-chrétiens sociohistoriques, quand d'ailleurs ni quelque Portugais ni quelque Polonais ne se sentit de commettre des actes de terrorisme tout en ne s'assimilant pas au pays qui a la largesse de pratiquer le droit du sol.

Donc : pas d'amalgame, c'est évident, mais pas d'aveuglement, non plus – sans quoi aucune décision politique ne saurait, précisément, être prise. Même le progressisme, est un préjugé indistinctement en faveur de tous les progrès, peu importent leurs causes, leurs motifs et leurs effets - à ces préjugés progrès !

Etc.


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9 réactions à cet article    


  • Gasty Gasty 2 novembre 18:11

    En absence de conviction politique et sans préjugé, j’aurais voté pour le mieux disant plein de fric. Comme un gros c..


    • Morologue Morologue 4 novembre 15:27

      @Gasty. Sarcastique.


    • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 4 novembre 01:38

      Les préjugés sont indispensables pour agir. Mais les préjugés ne doivent pas nous dicter notre comportement. les préjugés ne sont bons que si nous les remettons en cause. Il ne faut pas vouloir ne pas avoir de préjuger mais il faut lutter quotidiennement pour qu’ils ne soient pas nos maîtres.


      • Morologue Morologue 4 novembre 15:33

        @Olivier MONTULET. « Les préjugés sont indispensables pour agir. Mais les préjugés ne doivent pas nous dicter notre comportement. » Premier préjugé de votre propos, qui préjuge contradictoirement que les préjugés sont indispensables pour agir sans qu’ils aient à dicter le comportement. S’ils ne le dictaient pas, ce ne seraient justement pas des préjugés ! car, s’ils sont préjugés, c’est qu’ils sont préconscients voire subconscients, à fonder notre action. Vous dîtes alors : "les préjugés ne sont bons que si nous les remettons en cause. Il ne faut pas vouloir ne pas avoir de préjuger mais il faut lutter quotidiennement pour qu’ils ne soient pas nos maîtres.«  Tout cela procède d’un préjugé encore ! préjugé simili-anarchiste, où même notre préconscience voire subconscience, est vécu sur le mode d’une simili-dictatrice ! Tout cela est bien faible, intellectuellement, puisque ça préjuge que l’intellect est capable de s’extraire de la réalité et ... de lui dicter librement sa conduite ! Préjugé »libertaire« , préjugé en faveur d’une »liberté" capable de commander les préjugés, donc la vie ! Préjugé disait Arendt dans el texte surhumain !



      • Crab2 5 novembre 11:54

        Dans la musique occidentale le temps ne compte pas, qu’importe le style – ce qui compte, c’est la qualité de concentration des émotions susceptibles de nous rendre hautement heureux et finement clairvoyant – Suite  :

        http://laicite-moderne.blogspot.com/2018/11/la-grandeur-de-loccident.html


        • Morologue Morologue 5 novembre 12:48

          @Crab2. Le préjugé féministe n’a pas peur de l’anachronisme débile, et hors-sujet.



          • Morologue Morologue 9 novembre 17:23
            Tous ces peuples étaient grands, parce qu’ils avaient de grands préjugés. Ils n’en ont plus. Sont-ils encore des nations ? Tout au plus des foules désagrégées.
            • De l’inconvénient d’être né, Emil Cioran, éd. Gallimard, coll. « Folio essais », 2006 

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