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Accueil du site > Actualités > Politique > Les sociétés nord-atlantiques sont-elles libérales ?

Les sociétés nord-atlantiques sont-elles libérales ?

Les sociétés nord-atlantiques sont-elles libérales ? … C'est la question, à laquelle tout le monde francophone répond « oui », dans la mesure où il est capitaliste. Mais le monde anglophone répond que nos sociétés sont capitalistes (c'est-à-dire adeptes des banques et bourses d'action pour maximiser l'investissement motivé par le lucre) plus ou moins républicaines=conservatrices et plus ou moins libérales=progressistes. Sacrées nuances avec le monde francophone, rendant ardue l'intercompréhension.
 

 

Cultures comparées anglophone/francophone

Dans le monde anglophone, le capitalisme est largement acquis, et seule la question de sa souplesse de mœurs est en cause (républicain=conservateur ou libéral=progressiste, chez lui). Le monde anglophone s'intéresse surtout aux mœurs désormais, c'est la raison pour laquelle nous subissons toutes ces affaires de mœurs racialistes, féministes, sexualistes, genristes, trans-frontiéristes, etc. venues des USA : car, vraiment, ce sont essentiellement des affaires bonnes pour la brigade des mœurs. Mais les Anglophones appellent largement cela le libéralisme/progressisme, ce marxisme culturel !
Bien sûr, il y a des tendances syndicalistes anglophones, notamment travaillistes en vérité, ou bien anarchistes, mais c'est très marginal dans l'ensemble, ou bien c'est subculturel, de type post-hippy jusqu'aux hipsters.

Par contre, les tendances à caractère socialiste ont eu le vent en poupe dans le monde francophone, du moins culturellement. Mais, avec le Conseil National de la Résistance après-guerre et la résistance communiste de la première heure (les milices rouges n'étaient pas les seules, mais tenons-nous-en à elles ici, sans parler de l'honneur qu'il y a à rendre à la Russie qui renversa la donne nazie à Stalingrad, militairement) les mouvances socialistes ont été très prégnantes. Et puis, il y a aujourd'hui le fameux « modèle scandinave », et maintenant le retour de la question du revenu universel : autant de sociales-démocraties.
C'est très étrange : parler de tout cela aujourd'hui peut procurer un sentiment que « tout ça c'est du passé », or la covid et la perturbation économique qu'on lui a associé ne sont pas seules en cause. Il y a un effroi anti-macronien – comme si ce ponte avait charivaré nos morals, or sa communication l'a certes fait en bien des manières chaos-managériales.


Ambiguïtés du libéralisme

Tout cela va jusqu'à faire dire aux Francophones, que le régime du général Pinochet était ultra-libéral ! Ce n'est certainement pas ce que des Anglophones peuvent croire, bien que ça se laisse spéculer ... Au contraire, pour les Anglophones, son régime était avant tout capitaliste jusqu'à la dictature. Les Francophones comme les Anglophones, alors, parlent volontiers de néolibéralisme. Et pourtant, on a affaire à de la dictature capitaliste : un peu comme on a pu dire que le soviétisme et le maoïsme pratiquent un capitalisme d’État : c'est le communisme étatiste, la dictature du prolétariat fonctionnarisé, qui fait d'un territoire une entreprise panique.
Mais les libéraux (John Locke, Baruch Spinoza, Adam Smith, Charles de Montesquieu, François-Marie Arouet surnommé Voltaire, Leo Strauss, John Rawls, etc.) … les libéraux ont une moralité qui privilégie tendanciellement la nuance et la dispersion des entreprises, afin de liberté réelle et de justice sociale. Quand il y a situations de monopoles, on est peut-être dans un
néolibéralisme si vous voulez, mais on est avant tout dans un capitalisme dictatorial : absolutisme financier.

En tout cas, le libéralisme, économiquement, n'a jamais été pour les trusts ou majors. Qualifier un régime de
libéral, alors qu'il est dominé par des trusts, mais aussi des technocraties (comme c'est grandement le cas en France, et diversement en Europe, de même au fond que les trusts ou majors sont des technocraties privées) c'est se tromper de vocabulaire. Autant vous dire que la droite française jusques et avec Emmanuel Macron, n'est pas libérale à ce niveau, même si « tout le monde le dit », eux les premiers, pour se vendre et faire mousser. Mais l'international n'est pas dupe. Les Francophones, eux, par contre, sont dupes, alors qu'ils vivent dans un vaste étatisme civil. Les Gilets Jaunes ne sont pas dupes, et ils sont libéraux bien que leur mouvement devint une tourbe idéologique.


Noyau du libéralisme

Le noyau du libéralisme, c'est la libéralité – comme tout mot finissant par isme (suffixe signifiant tendance au [mot suffixé]1). Et qu'est-ce que la libéralité ? … La libéralité, c'est la largesse, la dispense, la dépense même. Depuis toujours, dire de quelqu'un qu'il est libéral, abstraction faite du libéralisme, c'est dire qu'il est généreux, et il y a de la noblesse d'âme. On ne parle pas d'hypocrisie ici, même si ça peut toujours être feint : on parle bien d'un genre spécifique de magnanimité, de grandeur d'âme. C'est cela, être libéral, et même Michel Onfray prônait la libéralité lorsque, plus jeune, il croyait s'opposer au libéralisme dans sa Politique du rebelle2. En France, François de la Rochefoucauld n'a plus voulu y croire durant le grand siècle : son masochsme nous affecte toujours, même si chacun(e) en fait à sa guise (comme dans la pub avec Jean Rochefort ... ).
Mais c'est que, comme on voit, être libéral, par soi, est sans idéologie,
a fortiori sans gauche ni droite. La gauche francophone se veut libérale moralement et civilement : elle prétend qu'il est interdit d'interdire et qu'il est intolérable d'être intolérant en réclamant moults encadrements et restrictions publiques afin qu'elle se sente en sécurité à ce niveau ; la droite francophone se veut libérale politiquement et économiquement : elle prétend déréguler en régulant pour le confort technocratique unioniste et territorialiste (stato-financier, dit Emmanuel Todd) et elle prétend qu'il est intolérable de ne pas la tolérer tout en dédaignant ceux qui la critiquent ; le centre a de qui tenir de part et d'autre, tandis que les extrêmes (gauche, centre, droite) en sont. Bref, comme on dit chez nous : « Chacun voit midi à sa porte. »

Mais ne soyons pas cyniques : en voulant accorder des droits à tout le monde jusqu'au sans-frontiérisme, les gauchistes, même s'ils contribuent ainsi à l'élargissement des marchés capitalistes aussi (sans en être forcément dupes) prônent un libéralisme civil et administratif sincère. Pour eux, tout le monde devrait pouvoir aller partout tout autour de la Terre, en balade touristique au moins. Ce sont, au fond, ce qu'on a appelé des libéraux-libertaires, ou libertariens. Et ce, dans tous les champs de la vie culturelle (sensuels, religieux, vestimentaires, etc.). Malgré les contradictions que cela peut provoquer face à ceux qui désirent des limites, y compris éthiques : ceux-là ne sont paradoxalement pas libres ne serait-ce que de désirer des limites, tandis que ces libertaires les limitent …
De plus, en voulant faciliter l'esprit d'initiative dans la conduite de nos vies et les possibilités de s'y pourvoir (dont
s'enrichir) et jusque dans la création d'entreprise, les droitistes, même s'ils prônent un pragmatisme optimiste jusqu'à la sainteté béate et niaise pour tous dans les possibilités d'expansion et de concurrence sur le terrain … eh bien, les droitistes sont tout aussi sincères. Ils veulent le bien de tous, parce que c'est à chacun de se prendre en main, voilà l'angle sous lequel ils prennent les choses, même si cela conduit à ce que les plus avides économiquement, fassent tourner tout cela à l'anarcho-féodalisme capitaliste de monopoles dictatoriaux, ou quasi-dictatoriaux.
Or en vérité, les gauchistes aussi, pensent que chacun(e) – en tant que libre – doit pouvoir mener sa barque comme il(elle) l'entend. Ce sont tous des libéraux, jusque dans leurs contradictions : ils veulent des permissions générales pour l'émancipation chacun, sur différents plans. Les centristes les récupèrent idéologiquement jusqu'à l'illibéralisme dans leurs démarches d'extrême-centre.



Les (néo)libéralismes et le libéralisme instinctif

C'est à ce point que commence, comme toujours quand il s'agit d'idéologies politiques, le pugilat intellectuel et partisan, jusqu'au militantisme le plus chaotique. Pour commencer, il s'agit de définir les modalités de mise en œuvre, c'est-à-dire les caractéristiques éthiques et politiques diversifiées et pas toujours raccord entre elles, même pour une même affinité. Il y a des haters qui se lâchent grâce à l'anonymat sur Internet mais aussi heureusement de plus grands traités philosophiques.
Néanmoins, que l'on me permette de dégager de toute cette lie – y compris la lie, notamment francophone, qui s'imagine antilibérale tout en prônant des genres de (néo)libéralismes ... – que l'on me permette de dégager un libéralisme instinctif, c'est-à-dire la motion ou l'émotion, par laquelle on aspire à la libéralité.

Le libéralisme, avec un
isme, naît et se développe dans les trois-quatre siècles qui nous précèdent, en réaction à l'absolutisme monarchique3. On voit bien là, qu'il s'agit de défendre la société civile, et précisément les personnes et leurs biens : à l'époque, ils étaient altermondialistes. On peut toujours arguer que seuls les bourgeois, avaient l'éducation et les possessions de vouloir garantir ainsi leurs vies : cela serait vrai, et pourtant l'idée provenait de l'humanisme à la Renaissance, et voulait un universalisme chrétien autant qu'humanitaire, disponible pour tout le monde (« démocratisé »).
Autant vous dire que, sous la monarchie,
les populistes droitards et les sales gauchistes, c'étaient eux ! Comment les roturiers sous-éduqués et subsistants auraient-ils pu l'être ? Tout au plus, les roturiers les plus véhéments pouvaient partir en émeutes (« jacqueries ») : ils étaient comme nos habitants des quartiers les plus explosifs, encore que les gens d'arme, à l'époque, ne faisaient pas de quartier dans ces cas-là (contrairement à nos laxismes éventuels). C'est libéral, que la police ait des restrictions techniques et pratiques ! Le contraire n'est pas libéral, et les USA sont ici moins libéraux que la France, bien que la France soit économiquement moins libérale que les USA.
Alors, nous remarquons que nous avons tous comme un libéralisme instinctif, une aspiration instinctive à la libéralité, motivée par nos sentiments de rébellion. C'est ainsi. La rébellion, dans
Star Wars, ne s'y trompe pas, à flatter les instincts tout-public ...


L'éducation libérale

Mais il y a mieux : le libéralisme antique existe, sous une forme sans isme. C'est celui de la fameuse éducation libérale, celle que procuraient les personnes aisées à leurs enfants & jouvenceaux, chez les citoyens antiques autant que dans la bourgeoisie féodale humaniste. Il nous en reste essentiellement des témoignages gréco-latins, par la force des choses historiques, mais les druides étaient des connaisseurs aussi. Passons.
Où l'on voit que les difficultés actuelles de l'enseignement, bien que selon certains stratèges ou certaines analyses stratégiques ça doit conduire à la « libéralisation » de l'éducation (en fait, sa marchandisation : ce n'est pas la même chose en vérité que la libéralisation et la marchandisation bien qu'elles puissent se recouper) … où l'on voit que les difficultés de l'enseignement actuel, viennent de ce qu'il n'est pas si libéral. L'éducation libérale éduque aux mathématiques, aux lettres, aux chroniques historiques, aux arts, etc. : les Républiques nord-atlantiques y aspirent en principe. En principe … Et, même quand elles y parviennent, on n'est plus sûr que « les gens » y trouvent de l'intérêt : ce que « les gens » préféreraient, ce serait leurs loisirs fugaces, piètres, lucratifs, mais néanmoins amusants. Mais qui connaît vraiment « les gens » ?
Ce qui est sûr, c'est que dans l'antiquité, l'
humanitas désignait la culture, et non pas une humanité conceptuelle mondialiste : c'était localisé. On connaît encore cela dans les humanités. Mais on voit bien qu'actuellement, ce que nombre de Francophones nomme « libéralisme » n'est plus du tout libéral.
Nous vivons dans un monde renversé où le plus souvent, même quand ce sont d'autoproclamés libéraux qui parlent, on a affaire à des illibéraux. Inversement, les illibéraux sont bien plus libéraux qu'on ne croit souvent !
Les « populismes » d'Europe de l'Est : vieille diablesse fabulée de l'Occident dérouté. Mais on songe aussi, au bras de fer opposant un certain libéralisme=progressisme anglophone, à un certain républicanisme=conservatisme de Donald Trump. Ici les libéraux sont illibéraux, et l'illibéral libéral, à différents niveaux et à divers degrés ... pour une fois que la gauche francophone ne se trompe pas, en qualifiant quelqu'un de libéral ! ... Idem pour Jair Bolsonaro d'ailleurs.

En somme, le libéralisme instinctif prône la dignité humaine et s'en donne les moyens, pouvant certes aussi tourner à l'eau de boudin quand on le radicalise : ça ne lui appartient pas, que de cyniques prêches étendent le domaine de la lutte capitaliste ; cela revient à l'avidité de certaines gentes, angoissées par la perte de domination comme on craindrait la mort.


Or, le libéralisme sain, ce serait l'Europe non seulement gréco-romaine, mais aussi celto-nordique : pas étonnant alors, que le Royaume Uni ait fait son Brexit4.

 

________________________________

1Même si leurs caractéristiques éthiques et politiques diversifiées et pas toujours raccord entre elles sont chaque fois à préciser dans des traités : le communisme est une tendance au commun ; le progressisme, une tendance au progrès ; le pacifisme, une tendance à la paix ; le capitalisme, une tendance au capital ; le macronisme, une tendance à faire comme Macron ; le machiavélisme, une tendance à faire comme Machiavel ; etc.

2Musique ! « Non, non, non, non, tu n'as pas changé … »

3Même « l'absolutisme citoyen » de Thomas Hobbes prône un libéralisme discipliné, « bien compris », à condition évidemment d'y souscrire.

4Culturellement, il fut moins romanisé et moins christianisé, donc moins impérial dans la démarche administrative technocratique. Ceci dit sans en faire une panacée, non plus : personne ne parle couramment de « modèle britannique », même si ça se fait en milieux scolaires et heuristiques.

 

 

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25 réactions à cet article    


  • taketheeffinbus 25 juillet 10:11

    Décidément, l’ordre ancien qui voit sa fin venir, doit payer grassement pas mal de gens pour se positionner en influenceurs sur le web, c’est bon signe... Qu’il s’agisse de ce genre de sites d’actualité ou de commentaires d’articles, de vidéos, c’est tellement flagrant...

    Dans le genre pas mal, on a Sylvain, ici, qui nous écrit des articles de propagande très élaborés, bourrés de biais cognitifs, évidemment. (C’est le propre de ce genre d’articles et réponses.)


    • taketheeffinbus 25 juillet 10:13

      @taketheeffinbus

      J’invite au passage bien des gens à se renseigner sur les techniques de manipulations (biais cognitifs) conscient ou non, à ce sujet :

      Un article sur ce sujet : https://lesmoutonsenrages.fr/2020/07/22/biais-cognitif-distorsion-dans-le-traitement-dune-information/

      Une chaîne vidéo sur les diverses manipulations : https://www.youtube.com/channel/UCg64Zt2PkvN-o4DhJIMYOhg

      Et une autre : https://www.youtube.com/watch?v=4r3QTvWxzhE



    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 25 juillet 11:25

      Vous êtes bien sots de supputer que je défendrais quoi que ce soit. Votre seul argument en vérité, c’est le manque de probité qui n’est donc pas un argument.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 25 juillet 11:31

      Aux aveugles : votre manque de probité.


    • binary 25 juillet 11:27

      Je viens d apprendre que la gauche française était libérale. J ai vraiment honte de ne pas m en être aperçu avant. :->


      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 25 juillet 11:30

        Civilement et moralement, elle prône de la part du législateur, une libéralité, bien que cela tourne, comme le petit lait, au néo-moralisme pas forcément civique hélas, dans ses versions les plus radicales.


      • Attila Attila 25 juillet 11:50

        Précisions sur la différence libéralisme/néolibéralisme :

        "Du libéralisme « classique » au néo-libéralisme, on transite de l’opposition – l’Etat contre le marché – à une alliance de l’Etat pour le marché et pour son développement. L’Etat, auparavant considéré intrusif et dangereux pour les libertés individuelles devient un acteur fondamental dans l’imprégnation du néolibéralisme au cœur de la société. Ainsi n’est-il pas étonnant de voir l’Etat voler au secours des banques " Lien

        .

        Les néolibéraux sont passé de l’État ennemi des libertés à l’État qui agit pour le marché. Non pas l’État régulateur du keynésianisme mais l’État au service du marché. Par exemple, après 2008, les banques ont été renflouées par de l’argent public : c’est du néolibéralisme, pas du libéralisme. Pour les libéraux, les entreprises doivent assumer les conséquences d’une mauvaise gestion sans que l’État n’intervienne.

        .


        • Francis JL 25 juillet 11:55

          @Attila
           
           vous donnez la définition du fascisme telle que l’entendait Mussolini à la différence que le fascisme est un nationalisme et un idéal.
           
           Le néolibéralisme est trans-national : c’est un empire fasciste, l’empire du profit. Je dirais : le profitalisme.


        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 25 juillet 12:03

          Ou le profitisme.


        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 25 juillet 13:55

          Ou le profitabilisme.


        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 25 juillet 13:55

          Ou le profitarisme.


        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 25 juillet 13:55

          Ou le profisme.


        • Odin Odin 25 juillet 15:53

          @JL
          Bonjour,
          Ou le néolibéralisme est la dictature par l’USURE


        • Attila Attila 25 juillet 19:31

          @Mervis Nocteau
          «  Ou le profitarisme. »
          Vous avez raison, dans les définitions du néolibéralisme qu’on nous donne, le mot « marché » est de la langue de bois. Il s’agit bien des profits des plus riches, ceux qui ont les moyens de s’offrir les médias et de financer la campagne électoral de leur candidat-homme de main. Les fournisseurs des grandes surfaces et les sous-traitant ne font pas partie de ce marché, comme s’en étaient aperçu les ouvriers des pme de l’agroalimentaire venus manifester lors du mouvement des Bonnets Rouges.

          .


        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 juillet 10:46

          Merci pour ce rappel, Attila, en effet ! Les Bonnets Rouges sont des précurseurs des Gilets Jaunes. On a affaire à des situations monopolistiques, serait-ce à travers des oligopoles, qui s’organisent comme des technocraties privées, et qui phagocytent « les marchés » qu’elles invoquent pour mieux éviter d’avoir à en admettre la nécessaire dispersion hasardeuse. Au contraire, elles se garantissent des profits en asseyant leurs postures « anarcho-féodales ». L’alimentaire européen est tributaire de Nestlé et de Danone de toutes façons. Tu parles d’une concurrence : ce n’est pas « que le meilleur gagne » mais « on organise les jeux du cirque ». Et, ce, dans tous les domaines dès qu’il y a des trusts, des majors, etc. leurs agents seraient-ils dans l’illusion (in-lusio, dans le jeu ... ).


        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 juillet 10:46

          Il est clair, Odin, que cela use le monde.


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 juillet 11:54

          Les socio-styles politiques présentent autant de différences entre les Etats-Unis et le Royaume Uni, qu’entre la France et chacun des deux états précités.

          Dans chaque cas, la représentation de la « gauche » est très différente.

          Malgré la dérive qualifiée de « libérale » du PS à partir du règne mitterrandien, dans le paysage symbolique français, la « gauche » a toujours plus ou moins une connotation « sociale » : défense de l’emploi, des conditions de travail, des salaires, aides aux familles, aux chômeurs et rêve d’un ascennseur social

          Aux Etats-Unis, la « gauche » serait le parti « démocrate » qui se différencie de son concurrent exclusif par une inclination à la défense des « minorités » dites opprimées (non pas socialement, mais pour des raisons de couleur ou de sexualité) LGBT, Afro-Américains, etc.

          Au Royaume-Uni, même si la culture américaine est encore plus imprégnée d’uen France à cause de la langue et des quotas d’immigration historiques, ce qui est ressenti comme la « gauche » concerne essentiellement une certaine solidarité avec la « classe ouvrière » qui a été anéantie par M. Thatcher. Il s’agit donc davantage d’une nostalgie, d’un héritage, que d’une réalité.

          Cet emploi d’un même mot pour désigner des concepts très différents est générateur de confusions et de malentendus que les plus malins savent utilise à des fins manipulatoires. Le mot « libéralisme »est porteur de sens contradictoires en fonction du lieu et de la période historique. 

          La pensée « libérale » en France était représentée au 19ème siècle par Tqueville et Benjamin Constant qui se méfiaient de la démocratie vue comme un moyen et non comme une fin en soi, opposant la «  démocratie jacobine » avec un état tout puissant à la « démocratie libérale » dans laquelle le pouvoir est encadré et les individus respectés. L’aboutissement actuel de ce courant est développé par les « libertariens ».


          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 25 juillet 12:06

            C’était le propos. Vous abondez dans son sens. OK.


          • Laconique Laconique 25 juillet 17:40

            Shit, man ! A whole fucking article about liberalism and you don’t even name Tocqueville.


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 juillet 10:53

              First : https://www.youtube.com/watch?v=ZV3L2y7UwNQ

              Nevertheless, I’ll answer to you : I willingly let him on the roadside, ’cause his a special kind of, and better analyzer of « democratization » phenomenon to me, about egalitarianism and its perversity. For sure, the little Alexis is a sort of Ancient Liberal, but not especially a rebellion-(e)motioned like the Moderns, better theorizer of today liberalism than actor. You know, like the monarchist and catholic Balzac seems a marxist even to Marx. But just « seems ».


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 juillet 10:57

              And like Karl Marx, strong theorizer of capitalism against he fought, until being used even without mention in capitalist economcial contemporary theories.


            • Laconique Laconique 26 juillet 13:10

              And Voltaire is an actor maybe ? And Spinoza ? Tocqueville went to the United States, he saw the shit, that’s not theoretical, he points precisely the difference between the Anglo Saxons and the latins, which you try to underligne in this article. So don’t give me your Karl motherfucking Marx please.


              Good article nevertheless. You don’t point the cultural origin of the difference, between catholics and protestants. Europe is more conservative. The States are in the midst of a deep identity crisis, and no one knows how it will turn out.


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 juillet 14:49

              Sure, but about our dear Voltaire and Spinoza, their liberalisms are clear. Tocqueville just established good counter-power and counter-ochlocratic lessons. So lovely man, who’d, of course, certainly fought this strange bourgeois oligarchy pretended financial « aristocracy » named trusts, majors, and else. Right, right, right.


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 juillet 14:50

              * who’d have, of course, certainly fought ...

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