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Accueil du site > Actualités > Politique > Lettre ouverte à la France Insoumise !

Lettre ouverte à la France Insoumise !

Chers camarades insoumis, cher citoyen Jean-Luc Mélenchon,

Nous nous adressons à vous à la suite du résultat des récentes élections européennes pour lesquelles le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF), fidèle à sa stratégie de Frexit progressiste exigeant la sortie de l’Union européenne, de l’euro, de l’OTAN et du capitalisme, a appelé à l’abstention citoyenne et fait campagne dans cette optique en mobilisant l’ensemble de ses militants afin de délégitimer au maximum cette « prison des peuples » qu’est l’UE.

Vous avez décidé de présenter une liste électorale pour cette occasion. Cette divergence stratégique avec nous ne saurait faire oublier que vous avez défendu lors de la dernière élection présidentielle une position allant dans le bon sens à nos yeux en posant la dialectique suivante : « L’UE, on la change ou on la quitte ». C’est pourquoi nous avions décidé de soutenir de manière critique (notamment lorsque la dialectique exprimée paraissait moins ferme sur l’alternative de sortie de l’UE) mais sincère la candidature de la France insoumise que vous avez portée, cher citoyen Jean-Luc Mélenchon, considérant qu’il s’agissait d’une option permettant d’engager le bras de fer avec l’UE sur des bases de rupture reprenant en partie notre ligne politique et pour affronter les forces du grand capital.

 Nous ne vous écrivons pas pour commenter les résultats des élections européennes qui parlent d’eux-mêmes. A l’évidence, la dialectique que vous portiez vis-à-vis de l’UE a été sérieusement édulcorée, pour ne pas dire a disparu au cours de cette campagne, ce que nous regrettons pour notre part, au regard du contexte politique et social secouant le pays depuis plusieurs mois. En effet, outre le fait que les classes populaires, qui avaient rejeté le Traité établissant une constitution pour l’Europe (TECE) à 80% le 29 mai 2005, se sont une nouvelle fois massivement abstenues (au même titre que les jeunes), l’appel à un référendum anti-Macron a incontestablement favorisé, à notre plus grand regret comme certainement au vôtre, le fascisant « Rassemblement national », tout heureux d’être présenté par les médias complaisants comme la fausse et mensongère « alternative » à la « République en Marche », et alors que de plus en plus de Gilets jaunes n’ont cessé de défendre le message de « Frexit » dans les manifestations de ces derniers mois. En ce sens, reprendre le mot d’ordre d’une « autre Europe », d’une « Europe sociale », d’une « Europe des citoyens » ou d’une « Europe des gens », comme l’ont notamment fait Ian Brossat pour le PCF-PGE et hélas, Manon Aubry, ne pouvait que mener à nos yeux à un nouvel échec.

 Depuis ce résultat, vous réfléchissez probablement à la stratégie politique générale, et à votre positionnement vis-à-vis de l’UE en particulier. Or se développe justement une fronde en votre sein que nous n’avons nullement à commenter – nous sommes suffisamment attachés à notre souveraineté et notre indépendance organisationnelles pour ne pas nous ingérer dans les affaires politiques internes qui sont les vôtres –, mais qui met de nouveau à l’ordre du jour la question de l’UE. De ce point de vue, l’offensive enclenchée par Clémentine Autain – dont, de fait, la ligne s’est incarnée dans la campagne de Manon Aubry – en faveur d’un « big bang de la gauche radicale » (reprenant au passage une formule de… Michel Rocard en 1993 ! ») et d’un énième rassemblement d’« insoumis, communistes, anticapitalistes, socialistes et écologistes décidés à rompre avec le néolibéralisme », autrement dit autant de forces malheureusement euro-compatibles et eurobéates dont le positionnement va totalement à l’encontre et des intérêts et du positionnement politique de la grande majorité des classes populaires (à commencer par la classe ouvrière et par un nombre croissant de Gilets jaunes), nous paraît dangereux pour l’avenir d’une gauche patriotique et populaire en France.

 En effet, les Gilets jaunes, au même titre que des centaines de milliers de travailleurs, se trouvent de plus en plus confrontés à la désindustrialisation et aux délocalisations qui se démultiplient dans le cadre de la « construction européenne » – en fait, une vaste entreprise de pulvérisation de toutes les conquêtes sociales et démocratiques ainsi que de l’indépendance voire de l’existence même de la République et de la France – et de la mondialisation néolibérale capitalistes. Comment interpréter autrement le démantèlement de la SNCF, la fermeture de l’usine Whirpool à Amiens, la mise à mort du site Alstom à Belfort ou encore la destruction programmée d’emplois chez Renault, pour ne prendre que les exemples les plus récents (et cela sans même évoquer la privatisation programmée des Aéroports de Paris et de la Française des Jeux) ? Autant d’éléments nécessitant, de notre point de vue, une rupture totale et définitive avec l’UE capitaliste, vassalisée à l’impérialisme états-unien et qui accélère la fascisation rampante du continent, afin de mettre en œuvre notamment et de manière urgente un vaste programme de nationalisations dans de nombreux domaines (banques et assurances, énergies, transports, usines et entreprises saccagées par le grand capital…). Cette remarque vaut également pour une cause qui vous tient autant à cœur qu’à nous, à savoir la sauvegarde et la protection de la Terre et de ses ressources condamnées par le capitalisme et ses déclinaisons continentales comme l’UE.

 A nos yeux, la France insoumise est à la croisée des chemins politiques. Ou bien la ligne faussement euro-critique et franchement eurobéate et euro-compatible persiste comme elle s’est manifestée lors des dernières élections européennes, avec le résultat que l’on sait et le risque de toujours plus servir la soupe aux éternelles forces appelant à des messages incantatoires et utopiques sur la « réforme » et la « réorientation » de l’UE – ouvrant dès lors un véritable boulevard au « Rassemblement national » pourtant lui aussi parfaitement compatible avec l’UE, l’euro, l’OTAN et le capitalisme. Ou bien s’affirme une France FRANCHEMENT insoumise (FFI), remettant clairement au goût du jour la dialectique développée en 2017 et qui a permis de rassembler plus de 19,5% des électeurs, à savoir l’option de quitter l’UE, l’euro et l’OTAN en cas d’impossibilité de renégocier les traités européens – chose courue d’avance pour nous puisqu’il faut l’accord de l’UNANIMITE des chefs d’Etat et de gouvernement puis des Parlements nationaux. Seule cette orientation est en mesure de placer le camp des travailleurs au cœur d’une vraie alternative politique face à la fausse opposition « progressistes »-« nationalistes » (le RN et LREM représentant de fait les deux faces d’une même pièce européiste et capitaliste), à savoir ce que nous appelons un Fr.A.P.P.E., un Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste en mesure de rassembler toutes les forces progressistes, patriotiques et populaires tout en plaçant les travailleurs au cœur des nombreux combats à venir. Et cela sans contourner la question urgente des nationalisations démocratiques, indispensables si nous voulons sauver ce qui reste de notre industrie et articuler par la suite, de manière démocratiquement planifiée, la transition écologique et la réindustrialisation vitale de notre pays.

 Chers camarades insoumis, cher citoyen Jean-Luc Mélenchon, le PRCF, franchement communiste, est disposé à discuter de manière fraternelle et constructive sur des bases franchement insoumises pour mener à bien un projet qui, de notre point de vue, est le seul en mesure de vaincre Macron, Merkel, Le Pen, les faux « Républicains » et « Patriotes », et bien entendu la mortifère UE appuyée par une fausse gauche eurobéate et en réalité social-libérale, et ainsi de conduire la République sociale, démocratique, laïque, une et indivisible, la France et tous les travailleurs vers de nouveaux « Jours heureux » !

Salutations citoyennes et communistes,

Pour le PRCF,

  • Léon Landini, président, ancien FTP-MOI,
  • Georges Gastaud, secrétaire national
  • Fadi Kassem, secrétaire national adjoint
  • Gilliatt de Staërck, responsable des Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF)

https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/lettre-ouverte-du-prcf-a-ladresse-de-la-france-insoumise/&nbsp ;


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43 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 14 juin 09:33

    Faudrait peut-être aussi envoyer un petit mot au citoyen Fabien Roussel, non ?


    • Sparker Sparker 14 juin 15:23

      @Séraphin Lampion

       smiley oui c’est toujours surprenant de ne s’en prendre quasiment qu’à la FI. Et L’UPR à un frexit bordé de CNR et ils ne font pas alliances, serait-ce qu’au delà des idées de programmes d’autres considérations sont prises en compte ? atmosphère atmosphère...


    • Le421 Le421 15 juin 09:23

      @Sparker
      Et surtout à s’attaquer à des points de détails ou à des personnes sans jamais aborder la vision globale du programme.
      Quand on veut justement parler de LAEC, on nous parle Mélenchon, Vénézuela, Autain, Obono, etc, etc.
      Même les écologistes surtout si ils sont Macron-compatibles ont plus de temps pour s’expliquer. Alors que la planification écologique est inscrite au cœur de L’Avenir En Commun.
      Jadot fait comme si cela n’existait pas.
      Un grand coup de BFMTV et TF1 là-dessus et hop !! Le tour est joué...


    • Biscotte Biscotte 14 juin 09:44

      Ce qui vous mènera toujours à l’échec ... est ce que vous passez toujours sous silence !

      Au fait, la France des GJ ce n’est pas non plus votre propriété, pas plus que le RN est fascisant (écouter les propos du camarade Jospin et du théatre ...)


      • Clocel Clocel 14 juin 09:47

        Adresse : LFI Cimetière des éléphants à Solférino...

        Z’avez la mémoire courte au PC, vous cicatrisez vite, c’est quoi votre truc !? smiley


        • Vredes Vredes 14 juin 15:12

          @Clocel Excellent ! disons que les socialo-communistes ont une mémoire à géométrie variable surtout au sujet de l’empilement des cadavres des millions de morts et des génocides, les déportations de masse, et les camps de concentration que le socialisme a fait.


        • Le421 Le421 15 juin 09:28

          @Vredes
          Vous, vous êtes plutôt « opération Overlord » que « opération Bagration »...
          Quel est le pays qui a payé le plus lourd tribut pour la chute d’Hitler ?
          On comprends tout de suite que l’extrême droite n’aime pas les russes.
          Sauf pour aller quémander des sous pour les élections...
          Bizness is bizness !!


        • lala rhetorique lala rhetorique 14 juin 09:52

          Cela fait longtemps que je dis aux partis politiques qui sont souvent sur le marché (de moins en moins d’ailleurs), qu’ils ne sont pas représentatifs d’une vraie opposition aux dirigeants et qu’on a l’impression que les ouvriers puent de la gueule. Réponse et du PCF transformé et de la FI : ben oui mais à vous de bouger ! Idem un journaliste qui m’a dit que les « gens » n’avaient qu’à fouiller l’information. Ma réponse a été, et aux partis et au journaliste, que s’ils ne voulaient pas faire le job, fallait qu’ils abandonnent car cela donnait une piètre image de leur fonction. Me suis aussi bagarrée avec Lutte Ouvrière qui s’efforce de vendre un journal, discussion pratiquement impossible avec eux, car si vous « osez » aborder un sujet qui les gène, la réponse est « ah encore une salope du FN »... J’ai d’ailleurs gardé précieusement des échanges mails avec eux. L’insulte est rapide, idiote et inefficace. Le procédé étant pourtant décrié par ce même parti, vis à vis des dirigeants. Donc ce qui devait arriver arriva : le peuple est sorti dehors, tout seul comme un grand, vu qu’il n’y avait personne côté politique pour lui servir de leader.... et même si le mouvement des GJ venait à s’arrêter, il reviendra, mais avec beaucoup plus de violence, et c’est inévitable !


          • Mélenchon à ses faux-insoumis n’ont jamais remis en cause la logique de la dette publique imposée par le banquier Pompidou, qui a privatisé les investissements de l’état. L’Europe libérale est la continuité de cette logique. Marx avait d’ailleurs analysé ces pratiques dans son « capital », où il traitait déjà de l’immigration et du dumping social...


            • Le421 Le421 15 juin 09:29

              @France Républicaine et Souverainiste

              Mélenchon à ses faux-insoumis n’ont jamais remis en cause la logique de la dette publique imposée par le banquier Pompidou

              Celle-là, elle est excellente !!
              Je vais la resservir pour faire rire les petits copains...

              Même répétée cent fois, une connerie reste une connerie.


            • alinea alinea 14 juin 14:03

              Entièrement d’accord avec vous, étant FI façon Garrido ; j’ai du mal à comprendre le penchant Aubry que j’ai tout de suite flairée comme une consensuelle !

              Je n’arrive pas à voir si c’est Mélenchon qui s’entimide, ou si c’est par nature qu’il élude facilement ce problème ; et s’il s’entimide parce qu’il se plie à certains avis du groupe ou bien parce qu’il se trompe de tactique.

              Mais une chose est sûr, les insoumis sont beaucoup plus nombreux que ces six pour cent qui se sont exprimés pour ces élections fantoches.


              • leypanou 14 juin 14:44

                @alinea
                les insoumis sont beaucoup plus nombreux que ces six pour cent 

                 : çà, on verra çà en 2022.

                Car le Jadot, vous l’aurez en 2022, avec ses 13,5% qu’il espère rééditer.
                Qu’un bouffon pareil ait pu réunir autant de voix, grâce à la propagande tous azimuts d’urgence climatique, Marche pour le Climat, ou tout autre délire toléré sinon même soutenu par l’oligarchie en dit long sur le manque de lucidité des gens qui répètent comme des perroquets qu’on n’a plus que 12 ans pour changer de cap de l’urgence climatique d’après le GIEC.


              • alinea alinea 14 juin 15:00

                @leypanou
                Oui, la marche pour le climat, ( que quelqu’un m’explique ce que ça peut bien vouloir dire) n’a pas aidé ; mais par ailleurs EELV fait souvent des bons scores aux européennes et se plante aux présidentielles.
                D’ailleurs, qui vous dit que le destin est écrit, moi je pense qu’il se passera beaucoup de chose d’ici 2022 !
                Sinon qu’il y ait plus d’insoumis que de votants aux dernières élections, c’est une évidence qui fut annoncée : pas la moitié des insoumis ont voté !


              • JBL1960 JBL1960 14 juin 16:51

                @alinea = Sur la marche POUR le climat, je cherche aussi...

                Mais j’ai toujours rien trouvé ! Je dois par chercher dans la bonne direction.

                Maintenant, en données corrigées, il y a eu 50.12% de participation, mais 2.32% de VB et 2.21% de VN, ce qui ramène la participation à 45.49% et l’abstention active et passive à 54.41%

                Donc, le RN n’a pas vraiment obtenu 23.31% de vote d’adhésion, mais plutôt ; 10.63% ; LaREM 10.22% ; EELV 6.14% ; LR 3.87% ; LFI 2.88% ; PSGlucks 2.82 ; DupontGnangna 1.60% devant Hamonbôchâtô 1.49% devant le PCF donc à 1.13 à titre indicatif l’UPR est à 0.53 et le Philipipeau + Barnabas à 0.30%...

                Reste qu’on peut stopper la Buzyn comme le bouzin...
                JBL


              • Tall Tall 14 juin 17:07

                @alinea
                 
                Pendant qu’ils marchent, ils ne sont pas dans leur bagnole.


              • alinea alinea 14 juin 17:43

                @Tall
                Ah c’est ça !! pas la peine d’en faire tout un foin !! smiley


              • alinea alinea 14 juin 17:44

                @JBL1960
                La Busyn c’est un cas d’école, franchement ; mais pas un cadeau pour nous, nos mômes, notre santé !


              • Sparker Sparker 14 juin 14:26

                Salut, bon je vais essayer de m’y coller, touts les papys-trolls ne sont pas encore passés, je leur fournirais donc un peu de croquettes des fois qu’ils seraient en manque.

                « L’UE on la change ou on la quitte » tout le monde à compris que « la quitte » à été relégué pour rassembler d’autres formations pour lesquelles l’idée de quitter l’UE ne se pose pas et ne doit pas se poser.

                Dans le fond à la FI la question ne se pose pas non plus, l’accent est sur le plan A car ce que veut la FI est une UE sociale (pour faire vite) et non pas un retour à la dimension nationale. Alors quoi qu’il en soit, il aurait fallu une situation d’une extrême tension, voir violente pour la quitter.

                Ce qui ne veut pas dire que dans le cadre de cette UE un combat fait de désobéissance, de boycott n’aurait pas lieu et la FI à dans son adn le rapport de force comme mode de progression. Ceux qui veulent voir par là une démission de la FI ont soit la vue courte soit de mauvaise intentions à son égard. De plus l’essentiel pour la FI est, bien sur, son programme car avant tout autre considération c’est la vie de la population française qui est en jeu et nécessite le premier combat, que ça ai des répercutions sur notre rapport à l’UE serait quasiment sur mais c’est un peu l’effet secondaire recherché. Et dans ce combat pour une certaine forme de souveraineté d’autres pourraient suivre car l’UE fonctionne sur le « qui ne dit mot, consent » alors beaucoup ne disent mot n’ayant pas la force de pouvoir le faire, les cacahuètes sont pour tous.

                L’UE n’est « qu’un » combat de deuxième ordre, d’abord c’est le pays et le capitalisme financier qui l’étreint qui doit se combattre et ensuite les extensions. Mais on va me dire que tout est lié etc etc, oui on sait mais la privation d’ADP c’est pas l’UE qui l’a réclame. Alors là aussi faut pas se la raconter. Des combats interieur sont à mener et la FI en fait son premier cap, se cacher derrière l’UE n’est pas une bonne solution non plus.

                La question de la désobéissance et celle qui dit de ne pas collaborer sur certains sujets dont les prolongations ne vont pas dans le sens de la politique FI et de sa visions, proposée, de l’UE. Dans l’unanimité la france à bien sa place et le jeu de l’unanimité est à double sens. De plus l’adhésion de la france au traité de 2005 n’est pas avalisé par le peuple ce qui peut certainement être dénoncé. Il y a (avait !?!) des pointures en constitutionnalisme à la FI, comme je n’ai pas les moyens de juger je leur fait confiance pour prendre leurs responsabilités et savoir dans quelle « affaire » ils entraineraient la population. Comme pour le paragraphe du dessus, la question est de la politique intérieure qui est menée, si ce que veut faire la france chez elle ne convient pas aux orientations de l’UE alors par la désobéissance le rapport de force se créera et s’il y a des « bonnes têtes bien faite » pour le mener il peu y avoir des résultats à plus ou moins court terme. Là aussi va falloir parler de big bang.

                C’est un combat politique, ce n’est pas choisir auchan ou casino qui va le mieux au tain des français, c’est une vision du monde de la société et de l’avenir des populations. On est pas obligé de la partager, bien sur, mais elle existe.

                Les aficionados du frexit ne retiennent que le plan B car c’est leur question, mais ce n’est pas la notre, la notre c’est le plan A. Nous voulons bénéficier des structures qui sont en place et les transformer pour les faire aller dans une direction progressiste. Pari loin d’être gagné, je vous l’accorde, mais un combat et un combat.

                D’ailleurs, frexit de droite, frexit de gauche ça n’a aucun poids si vous frexitez vous ne savez en rien ce qui se passera derrière et la puissance des marchés vous lamineront car vous leur laisserez le choix, vous quittez l’affaire mais elle sera toujours vivante et elle vous mènerait une vie d’enfer. Faire croire que le frexit nous metterait sur voie de salut me semble bien présomptueux dans le monde dans lequel on est.

                Ou alors vous frexitez et l’édifice s’éffondre, c’est la menace du plan B qui à été relégué. Là aussi on peut faire les malins comme certains sur « le jour d’après » mais dans ce monde rien n’est moins sur, au minimum une débandade se formera et bien malin celui qui peut dire comment ça va tourner s’il n’y a plus de dialogue ou d’espace de dialogue et que chacun retourne à ses affaires internes/externes perso jeté dans une mondialisation ou les poids lourds feront le jeu et entendent bien le faire, la soumission sera la règle. L’union fait la force reste un adage plus que nécessaire, à savoir : pourquoi faire ?.

                Puis la voie nationaliste « ethniciste »ne nous semble pas être un absolu dans sa version la plus dure, ce n’est peut-être pas votre cas au Prcf mais bon attention au contre effets. Le souverainisme est à discuter car là il peut s’attribuer à différents « aspects » de la société s’il n’est pas couplé au nationalisme. C’est plus subtil mais c’est cohérent, une sorte de souverainisme « historique culturel » faisant écho au matérialisme historique qui irrigue le mouvement FI et qui défend la trajectoire et l« apport » de l’histoire politico/culturelle française dans l’établissement des sociétés et le développement du genre humain, ça se défend, enfin débats à suivre...

                Ramener les 19.6% au plan A et B des élections de 2017 est bien court me semble t-il. En tous cas ce n’est pas la lecture FI qui vient de se le faire rappeler par sa frange populaire qui n’a pas le plan A et B pour ligne d’horizon.

                Votre passage sur la démarche de « gauche » d’un état fort et maîtrisant l’activité dans ce pays et qui passerai par la nationalisation n’est, il me semble« pas forcément la vision dogmatique de la FI. Là encore de la nouveauté sur le périmètres de l’état de son pouvoir et de sa capacité d’action serait certainement à discuter et à réviser.

                Nous visons une société citoyenne c’est à dire avec la participation consciente et responsable de chacun à travers lui même et du ou des groupes auxquels il se rattache.

                L’étatisme n’est pas à la FI, ou du moins c’est un débat sur la table qui viendra avec les débats sur la sixième république.

                Un état léger (! ?!) circonscrit et sans pouvoir de »caste« garant du respect de l’individu par son intégration dans l’ensemble et »gérant« du bien commun. C’est un peu succinct mais je ne suis pas spécialiste et ces discutions dépassent souvent les capacités de compréhension et de projection du lambda comme moi. Mais sur le principe je serais d’accord a voir après ce que ceux qui sont capables de développer peuvent apporter comme »solutions« pour aller dans ce sens et qui fasse consensus.

                Si la population française soutient un combat contre les traités européens il n’y a pas de raisons que ça ne marche pas. A ceux qui nous en impose l’impossibilité cause de traités, d’unanimité etc on peut leur répondre ben que oui c’est une »révolution« même si le Ché est bien loin. 1789 a fait tomber la monarchie (presque...) alors que ce n’était pas »divinement« possible, a nous de faire tomber cette tête en france, encore, et dans l’UE aussi, qui se croit possesseur de l’avenir de tous même si c’est »impossible« , on ne demande pas l’autorisation, ben oui c’est pas très »constitutionnel« mais c’est comme ça une »révolution« on demande pas on fait. Si la population soutient évidemment...

                Vous ne pouvez pas vous draper comme à l’UPR de la bonne »raison« et de la »pureté« d’intentions d’un frexit, qui rend tous les autres visions mensongères ou inconscientes ou enfumeuses que sais-je encore qui n’ai point été dit.

                Ce n’est qu’une posture à laquelle je répond longuement bien que dans le fond elle ne porte pas grand chose, d’ailleurs les français ne vous suivent pas. Et j’avoue que de me sentir »jugé« comme un blaireau qui ne comprend rien par ce que »hors du frexit point de salut« m’en remue à peine une... Surtout quand la réponse principale est »qu’on a pas le droit" bien bien bien...Vous me donnez l’impression de remuer la queue... Et a l’allure où vont les choses, trois de frexit incertain me semble une éternité...

                Le retour à la dimension nationale serait vécu comme une régression quoi qu’il en soit, à moins de faire plus de 50% dans les urnes au moins, ce qui est loin d’être le cas... sauf si l’abstention progresse, ce qui peut être votre souhait... (je taquine)

                Le combat pour une UE progressiste en assumant les rapports de forces nécessaires à toute évolution est un beau combat d’avenir, il faut être nombreux et soudés pour le mener à bien. Le frexit ne permettra pas ça, il n’est pour moi qu’une réponse au vieux sentiment nationaliste pseudo-sécurisant et maternel qui sommeille encore en beaucoup d’entre nous, pas plus, il n’ouvre rien il referme...


                • Sparker Sparker 14 juin 14:34

                  @Sparker

                  trois de ANS frexit incertain, désolé...


                • taktak 14 juin 18:21

                  @Sparker

                  alut, bon je vais essayer de m’y coller, touts les papys-trolls ne sont pas encore passés, je leur fournirais donc un peu de croquettes des fois qu’ils seraient en manque.

                  « L’UE on la change ou on la quitte » tout le monde à compris que « la quitte » à été relégué pour rassembler d’autres formations pour lesquelles l’idée de quitter l’UE ne se pose pas et ne doit pas se poser.

                  Effectivement courrir derrière EELV et le PS n’a eu qu’un effet, faire fuire les électeurs de LFI vers l’absention pou leur grande majorité, et pour les quelques bobos, vers PS et EELV. avec le résultat désastreux que chacun constate (sauf les dirigeant de LFI qui n’ont pas encore été débarqué)

                  Dans le fond à la FI la question ne se pose pas non plus, l’accent est sur le plan A car ce que veut la FI est une UE sociale (pour faire vite) et non pas un retour à la dimension nationale. Alors quoi qu’il en soit, il aurait fallu une situation d’une extrême tension, voir violente pour la quitter.

                  Ben si, elle se pose à la LFI, et sauf à dire que Mélenchon a menti durant toute la campagne des présidentielles, le programme c’était bien on la change ou on la quitte. La fin de campagne se faisant timide sur le on la quitte a d’ailleurs sans doute couter l’élan populaire qui aurait permis de battre Le Pen.

                  Ce qui ne veut pas dire que dans le cadre de cette UE un combat fait de désobéissance, de boycott n’aurait pas lieu et la FI à dans son adn le rapport de force comme mode de progression. Ceux qui veulent voir par là une démission de la FI ont soit la vue courte soit de mauvaise intentions à son égard.

                  On se souvient juste de ce qu’on fait le PS, et autre Syriza... Pas de procès d’intention, juste constat et expérience.

                  De plus l’essentiel pour la FI est, bien sur, son programme car avant tout autre considération c’est la vie de la population française qui est en jeu et nécessite le premier combat, que ça ai des répercutions sur notre rapport à l’UE serait quasiment sur mais c’est un peu l’effet secondaire recherché

                  Dans l’AEC, le plan B est explicite, c’est à dire la sortie de l’UE si elle interdit la réalisation du programme, or, si on lit les traités, on voit que l’UE est incompatible avec l’AEC. CQFD, le frexit est un impératif.

                  . Et dans ce combat pour une certaine forme de souveraineté d’autres pourraient suivre car l’UE fonctionne sur le « qui ne dit mot, consent » alors beaucoup ne disent mot n’ayant pas la force de pouvoir le faire, les cacahuètes sont pour tous.

                  Observez que si la France sort de l’UE, il n’y a plus d’UE. Ce serait d’autant plus facile pour « les autres » intéressés par une coopération internationale sociale de construire rapidement des alliances internationales, A l’opposé de cette UE et cette euro dont l’objet est de les interdire

                  L’UE n’est « qu’un » combat de deuxième ordre, d’abord c’est le pays et le capitalisme financier qui l’étreint qui doit se combattre et ensuite les extensions. Mais on va me dire que tout est lié etc etc, oui on sait mais la privation d’ADP c’est pas l’UE qui l’a réclame. Alors là aussi faut pas se la raconter. Des combats interieur sont à mener et la FI en fait son premier cap, se cacher derrière l’UE n’est pas une bonne solution non plus.

                  Désolé mais vous vous trompez : la privatisation de ADP c’est le résultat direct et de l’euro austérité à travers l’indépendance de la BCE saignant le budget de l’Etat, et des directives européennes sur la libéralisation du ciel européen qui ont déjà imposé la privatisation de Air France et du principe de « concurrence libre et non faussé » qui impose la libéralisation et les privatisations des services publics. C’est  d’ailleurs le cas pour les autoroutes, la sncf, la poste, EDF, GDF, les barrages, les aéroports, les ports, la FDJ et l’ensemble des services publics. Lisez donc les recommandations par pays, vous verrez que le programme commun de Sarko, Hollande, Macron est directement dicté par la commission européenne. Le combat contre l’UE n’est pas secondaire il est au contraire premier :

                  premier car sans mettre en cause l’UE, il n’y a pas de victoire possible contre les contre réforme antiscociale, privatisation etc...

                  premier car c’est un facteur central d’unification de toutes les luttes particulières dans le tous ensemble et en même temps. Seul à même de faire gagner le peuple travailleur.


                • taktak 14 juin 18:22

                  @Sparker

                  La question de la désobéissance et celle qui dit de ne pas collaborer sur certains sujets dont les prolongations ne vont pas dans le sens de la politique FI et de sa visions, proposée, de l’UE. Dans l’unanimité la france à bien sa place et le jeu de l’unanimité est à double sens. De plus l’adhésion de la france au traité de 2005 n’est pas avalisé par le peuple ce qui peut certainement être dénoncé. Il y a (avait !?!) des pointures en constitutionnalisme à la FI, comme je n’ai pas les moyens de juger je leur fait confiance pour prendre leurs responsabilités et savoir dans quelle « affaire » ils entraineraient la population.

                  La constitutionnaliste, à l’origine du programme l’AEC avec notamment le plan A plan B, c’est Girard. Et elle vient de claquer la porte devant la dérive vers le PS de la FI.

                  Comme pour le paragraphe du dessus, la question est de la politique intérieure qui est menée, si ce que veut faire la france chez elle ne convient pas aux orientations de l’UE alors par la désobéissance le rapport de force se créera et s’il y a des « bonnes têtes bien faite » pour le mener il peu y avoir des résultats à plus ou moins court terme. Là aussi va falloir parler de big bang.

                  Tant que l’on reste dans l’euro, on est pris en otage par les marché financier. L’euro est une arme de chantage massif pour empécher l’émergence d’une politique sociale et anticapitaliste. En effet, elle supprime le levier monétaire essentiel à une politique budgétaire indépendante du capital. l

                  Les aficionados du frexit ne retiennent que le plan B car c’est leur question, mais ce n’est pas la notre, la notre c’est le plan A. Nous voulons bénéficier des structures qui sont en place et les transformer pour les faire aller dans une direction progressiste. Pari loin d’être gagné, je vous l’accorde, mais un combat et un combat.

                  On peut aussi, par amour des crocodiles et convaincu d’un programme alimentaire végétarien essayer de leur faire manger de la salade. Cela a autant de chance d’arriver que ce que vous dites. Evidemment, un tel projet n’entrainera pas les foules. Dautant plus que c’est le même projet que le PS ou EELV. Les classes populaires qui sont la majorité de ce pays et qui sont celles qui peuvent porter le changement contre la minorité de rentiers en place, elles sont très majoritairement pour le frexit. Elles vomissent vos mensonges sur l’europe sociale dont elles subissent le dumping social et le chomage de masse.

                  D’ailleurs, frexit de droite, frexit de gauche ça n’a aucun poids si vous frexitez vous ne savez en rien ce qui se passera derrière et la puissance des marchés vous lamineront car vous leur laisserez le choix, vous quittez l’affaire mais elle sera toujours vivante et elle vous mènerait une vie d’enfer. Faire croire que le frexit nous metterait sur voie de salut me semble bien présomptueux dans le monde dans lequel on est.

                  En Frexitant, on récupére l’arme monétaire, la seule capable de nous laisser une chance de battre les « marchés » (il est plus utile de parler de classe capitaliste). On voit bien en disant cela d’ailleurs que l’on dessine l’affrontement qui se déssinerait. Les travailleurs d’un coté pour le frexit et la souveraineté populaire, les capitalistes de l’autre pour l’UE et la souveraineté des marchés. C’est tout simplement une perspective révolutionnaire qui est ouverte. Au contraire en restant dans l’UE, on est piégé. 0% de souveraineté populaire, 100% de souveraineté du Capital. C’est la dictature

                  Ou alors vous frexitez et l’édifice s’éffondre, c’est la menace du plan B qui à été relégué. Là aussi on peut faire les malins comme certains sur « le jour d’après » mais dans ce monde rien n’est moins sur, au minimum une débandade se formera et bien malin celui qui peut dire comment ça va tourner s’il n’y a plus de dialogue ou d’espace de dialogue et que chacun retourne à ses affaires internes/externes perso jeté dans une mondialisation ou les poids lourds feront le jeu et entendent bien le faire, la soumission sera la règle. L’union fait la force reste un adage plus que nécessaire, à savoir : pourquoi faire ?.

                  Si la france sort de l’UE, la table est renversée, il n’y a plus d’UE. Le principal verrou du système qui pèse sur le continent est explosé, et les alliances qui sont à construire dès maintenant entre les peuples permettront des recompositions internationale. Au delà du cadre au relent xénophobe de la seule europe blanche et catholique d’ailleurs. A l’est avec la Russie, au sud avec le magrebh et l’affrique, en Amérique latine avec l’alba... Le nationalisme, c’est l’UE ; D’ailleurs le constat c’est que l’UE engendre la montée du nationalisme et de la confrontation contre la Russie et la Chine.


                • taktak 14 juin 18:22

                  @Sparker

                  uis la voie nationaliste « ethniciste »ne nous semble pas être un absolu dans sa version la plus dure, ce n’est peut-être pas votre cas au Prcf mais bon attention au contre effets. Le souverainisme est à discuter car là il peut s’attribuer à différents « aspects » de la société s’il n’est pas couplé au nationalisme. C’est plus subtil mais c’est cohérent, une sorte de souverainisme « historique culturel » faisant écho au matérialisme historique qui irrigue le mouvement FI et qui défend la trajectoire et l« apport » de l’histoire politico/culturelle française dans l’établissement des sociétés et le développement du genre humain, ça se défend, enfin débats à suivre...

                  Ramener les 19.6% au plan A et B des élections de 2017 est bien court me semble t-il. En tous cas ce n’est pas la lecture FI qui vient de se le faire rappeler par sa frange populaire qui n’a pas le plan A et B pour ligne d’horizon.

                  Non la frange populaire a le plan B pour ligne d’horizon. Si votre horizon c’est l’électorat du oui en 2005, ne vous étonnez pas de vous effondrer dans les urnes et de faire le jeu et de LREM et du FN

                  Votre passage sur la démarche de « gauche » d’un état fort et maîtrisant l’activité dans ce pays et qui passerai par la nationalisation n’est, il me semble« pas forcément la vision dogmatique de la FI. Là encore de la nouveauté sur le périmètres de l’état de son pouvoir et de sa capacité d’action serait certainement à discuter et à réviser.

                  Etes vous contre la renationalisation des services publics  ? c’est pourtant au coeur de l’AEC. !

                  Nous visons une société citoyenne c’est à dire avec la participation consciente et responsable de chacun à travers lui même et du ou des groupes auxquels il se rattache.

                  C’est justement pourquoi le PRCF propose plus que la nationalisation, la socialisation.

                  L’étatisme n’est pas à la FI, ou du moins c’est un débat sur la table qui viendra avec les débats sur la sixième république.

                  De la part d’un mouvement dont le chef s’écrit "la République c’est moi", la leçon est à prendre avec un peu d’humour.

                  Un état léger (! ?!) circonscrit et sans pouvoir de »caste« garant du respect de l’individu par son intégration dans l’ensemble et »gérant« du bien commun. C’est un peu succinct mais je ne suis pas spécialiste et ces discutions dépassent souvent les capacités de compréhension et de projection du lambda comme moi. Mais sur le principe je serais d’accord a voir après ce que ceux qui sont capables de développer peuvent apporter comme »solutions« pour aller dans ce sens et qui fasse consensus

                  L’expérience est une bonne conseillère. Sur le sujet il appartait qu’aucune révolution, car c’est bien de cela que l’on parle, ne peut se faire sans une phase transitoire permettant d’orienter l’état vers la révolution, puis celle ci organiser d’organiser le dépérissement de l’etat. L’inverse c’est permettre aux forces réactionnaires de rétablir leur ordre de domination. Je sais que ce n’est plus à la mode, mais Lénine, entre autre, a écrit des choses très pertinente sur le sujet.

                  Si la population française soutient un combat contre les traités européens il n’y a pas de raisons que ça ne marche pas. A ceux qui nous en impose l’impossibilité cause de traités, d’unanimité etc on peut leur répondre ben que oui c’est une »révolution« même si le Ché est bien loin. 1789 a fait tomber la monarchie (presque...) alors que ce n’était pas »divinement« possible, a nous de faire tomber cette tête en france, encore, et dans l’UE aussi, qui se croit possesseur de l’avenir de tous même si c’est »impossible« , on ne demande pas l’autorisation, ben oui c’est pas très »constitutionnel« mais c’est comme ça une »révolution« on demande pas on fait. Si la population soutient évidemment...

                  Vous ne pouvez pas vous draper comme à l’UPR de la bonne »raison« et de la »pureté« d’intentions d’un frexit, qui rend tous les autres visions mensongères ou inconscientes ou enfumeuses que sais-je encore qui n’ai point été dit.

                  La posture ce n’est pas celle du PRCF, qui ici ne fait que porter la voie continue du mouvement social qui a chaque étape — contrairement à Miterrand et au PS — a combattu la construction européenne constatant qu’elle est 100% dirigée contre les travailleurs et la souveraineté populaire. La posture c’est celle de défendre à tout prix l’UE.

                  C’est comme si , dans un train fonçant dans le mur, vous vous battiez pour tenir le volant afin de braquer à gauche. Sauf que le train (L’UE) suit les rails. Pour changer la direction des rails, il faut d’abord sortir du train.

                  (..)

                  Le retour à la dimension nationale serait vécu comme une régression quoi qu’il en soit, à moins de faire plus de 50% dans les urnes au moins, ce qui est loin d’être le cas... sauf si l’abstention progresse, ce qui peut être votre souhait... (je taquine)

                  Régression par qui ? le Capital ? sans doute. Les travailleurs, j’en doute. Il n’y a pas d’internationalisme sans nation souveraine libre d’établir des coopération mutuellement profitable. le résultat de votre Union Européenne, ce n’est pas l’internationalisme mais l’impérialisme. Qui détruit les pays du Sud et désormais s’attaque à la France tout en frappant les classes ouvrières de l’Allemagne et de ses satellites.

                  Le combat pour une UE progressiste en assumant les rapports de forces nécessaires à toute évolution est un beau combat d’avenir, il faut être nombreux et soudés pour le mener à bien.

                  Pour changer les traités européens, il faut l’unanimité des 27 gouvernements des pays européens. Même lorsque l’UE était gouverné par une majorité de gauche, y compris avec Melenchon ministre, il n’y a eu aucun changement. Au contraire on a eu le traité de Nice, les accords de Barcelonne et Cie... L’UE est construite pour empécher toute réforme sociale. C’est son objet fondamentale, inscrit dès le traité de Rome. Pas pour rien que les travailleurs (je parle pas des PS qui dans leur grande majorité ont désormais rallié leur écurie fondamentale, la droite, ou de ceux qui continue à se prétendre de gauche en se disant qu’il y a un marché électoral à occuper) ont combattu chaque étape de la construction européenne.

                  Le frexit ne permettra pas ça, il n’est pour moi qu’une réponse au vieux sentiment nationaliste pseudo-sécurisant et maternel qui sommeille encore en beaucoup d’entre nous, pas plus, il n’ouvre rien il referme...

                  Tout cela pour en arriver là, et parler comme Macron..., désolant.
                  je laisse méditer du’ne part la fable de La Fontaine, le Loup et le Chien. D’autre part,je remarque que le nationalisme, qui brandit drapeau et multiplie ses dépenses militaires par 22, qui ferme ses frontières, qui installe des xénophobes fascistes au pouvoir de Kiev au pays baltes, c’est bien les européeistes. Pas ceux qui défende la souveraineté et la liberté, sur un pied d’égalité, de tout les peuples, et la coopération plutot que la concurrence libre et non faussée, et la domination du couple franco allemand tout en pérorrant "la France n’est pas la grèce" avec mépris.


                • Sparker Sparker 14 juin 19:55

                  @taktak

                  Oula... On va pas s’amuser à déconstruire chacun son tour, mais bon si dans le fond on est comme Macron, que c’est le résultat de « notre » union européenne, que les choses ne peuvent se faire que comme vous le décrivez et la frange populaire qui ne voit que le plan B oui on l’a vu chez les GJ... et la république c’est moi, remarquez qu’il n’a pas dit « l’état c’est moi » comme certains nationalistes qui dévoile votre tropisme anti Mélenchon et bla bla bla et bla bla bla, allez zou... c’est plié.
                  Merci d’être venu...

                  Tant que vous ne serez pas capable de dire pourquoi vous ne vous associez pas avec l’UPR pour un frexit de gauche, blablabla blablabla.
                  Avec vous et votre purisme on est pas prêt de voir le bout de la queue de quoi que ce soit.


                • Pierre 14 juin 14:43

                  On connait, des « jours heureux » dans un goulag cinq étoiles...


                  • Sparker Sparker 14 juin 15:11

                    @Pierre

                    C’est d’un ridicule... vous faite pitié et êtes effrayant de vacuité « en même temps »....


                  • Pierre 14 juin 15:25

                    @Sparker
                    Ce que disait Staline à mon grand-père...


                  • Sparker Sparker 14 juin 15:47

                    @Pierre

                    Mais oui mais oui... on pas le cul sorti des ronces avec ce genres de propos...
                    Allez bonne route, le cimetière n’est plus trop loin...


                  • Pierre 14 juin 15:56

                    @Sparker
                    Réponse ci-dessous...


                  • Pierre 14 juin 15:55

                    Décidément, chez les gens de votre espèce, c’est une manie d’envoyer au cimetière ceux qui vous déplaisent !


                    • Sparker Sparker 14 juin 19:42

                      @Pierre

                      Euh pour le moment il n’est même pas question de plaire ou pas ou de gens tout court, les gens s’expriment et tiennent un discours, là vos petites phrases d’un autre temps ne sont que des mots, imbéciles, sur une page internet.
                      De plus vous nous faites celui qui est rejeté par « les gens de mon espèce », ce qui dans votre bouche ne parait pas un jugement, mais non mais non...,mais avant de savoir ce qui plait ou pas faudrait encore dire autre chose que vos propos.

                      Enfin bon, on va pas y passer la nuit, hein....


                    • Pierre 14 juin 23:06

                      @Sparker
                      tandis que vous êtes un virtuose du blablabla inutile...


                    • Sparker Sparker 15 juin 10:13

                      @Pierre

                      C’est sur vu que vous le blabla se résume « goulag », vous êtes un comique qui s’ignore...

                       smiley smiley


                    • JBL1960 JBL1960 14 juin 16:20

                      et ainsi de conduire la République sociale, démocratique, laïque, une et indivisible, la France et tous les travailleurs vers de nouveaux « Jours heureux » !

                      =*=

                      En votant ?...

                      C’est sur qu’on n’a pas le cul sorti des ronces, et donc qu’on n’a pas fini de se gratter !

                      Puis-je me permettre de proposer un P.A.R.I. fou ?

                      P.A.R.I. = Plateforme Autonome Révolutionnaire Internationale POUR un 3RI = Réseau de Résistance & de Rébellion International CONTRE la Société Marchande et son Agenda oligarchique de dépopulation ; Pour ma part, je fais ce P.A.R.I. et vous ?

                      Rejoignez-nous, par exemple, en redonnant TOUT le pouvoir aux RONDS-POINTS pour l’Acte XXXI & la 3ème Assemblée des Assemblées avec ou sans faux-col / Gilet Jaune...

                      JBL


                      • ddacoudre ddacoudre 14 juin 22:15

                        Bonjour Étant Socialiste pour avoir passer ma vie à lutter contre l’exploitation de l’homme par l’homme j’écris dans mon blog et sur ce site pour tachée d’apporter un réflexion pertinente et non de convaincre.

                        Le libéralisme n’est pas l’ennemie de l’homme la nécessité de réaliser du capital ou des fonds qu’un homme seul ne pourrait disposer pour réaliser des fins socio économiques qui dépassent son seul intérêt lié à sa vision naturellement restreinte du monde, non plus.

                        C’est comment se réalise ce capital au profit de qui. L’on ne peut deposséder les hommes de l’histoire dont il ne sont seulement que les héritiers et qu’ils modifieront par la leur. Ainsi des hommes ont hérité du capital privé et nous avons retiré au peuple le moyen de disposer d’un capital public, la création monétaire.

                        Quand un employeur donne 100 à son salarié pour son travail, l’employeur le revend 200 pour dégager sa marge ensuite il revend le produit du travail au client. Sauf que les clients en France ce sont 26 millions de salariés. Il devient évidant qu’avec 100 de salaire ils ne pourront pas l’échanger contre leur travail car celui ci est revendu 200.

                        Le capitalisme c’est seulement cela.

                        Quand je militais je disais toujours au salariés n’ayez pas peur de revendiquer ces vous qui paieraient. Des employeurs responsables que j’ai croisé me disaient je vous paie volontiers un millions si je peux le revendre. L’on comprend dès lors le problème puisque qu’elle que soit la somme qu’ils donnerons à leurs salariés ils ne pourront pas racheter leur travail,

                        Sauf, sauf à emprunter les 100 qui lui manque. S’il emprunte 100, c’est le capital, et autres fonds d’épargnes, qui lui fera crédit contre remboursement de 10 d’intérêt. Au bout le salarié à achète son travail 210.

                        Voilà comment se forme le capital privé.

                        Enfin il ne sert à rien de prélever des impôts et autres charges ou taxes sur le résultat de l’entreprise car c’est, j’espère que vous le saisissez, le client qui paiera tout, l’entreprise ne sert que d’intermédiaire. Je vous ai brossé une caricature qui est le reflet de la réalité, et c’est cela qu’il faut changer.

                        En son temps j’avais adresser un article à Mélenchon car nous avons été au même parti, j’ai seulement pas espéré aussi longtemps que lui, je lui demander d’être une autre histoire, du socialisme s’entend, en réunissant tous les morceaux du socialisme qui ont été écrasés par la chute du communisme. Non pour prendre le pouvoir car les citoyens qui le porteraient le descendrait aussi vite car ils désirent être vizir à la place du vizir. Il a essayé avec la France insoumise, mais j’aurai bien aimer que vous et tous ceux qui restent dans leur chapelle vous puissiez vous unir pour changer la caricature que je vous ai décrite, peut importe le nom qu’il lui sera donné, mais vous ne pourrez le faire seul et il n’est pas dit que les 50% d’abstentions soit une réservé pour qui que ce soit, ils sont perdus et attendent un projets d’avenir à construire et non un feed back, quand l’on voit que la Chine se met à l’exploitation capitaliste. Il y a d’abord à conquérir les têtes perverti par 30 ans de pensée unique. J’espère que vous avez compris que quand l’on promet aux salariés de faire cracher les patrons ils reprendront le double de ce qu’ils auront donné. Pour changer les choses il ne faut pas leur prendre leur capital, mais ne pas le désirer, alors de fait il ne vaut plus rien. Pour parvenir à cela il fait ou renationaliser les banques ou aller prendre la Bastille, c’est à dire la BCE. Bien du courage camarade. Cordialement ddacoudre overblog.


                        • ribouldingue ribouldingue 14 juin 23:03

                          Le capitalisme est sur le point de gagner son pari. Comment ? certaines personnes sensées se le demanderont. C’est pourtant simple à comprendre. Auparavant, vous aviez des usines qui abritaient, à elles seules, des milliers de salariés. C’était alors, l’âge d’or des syndicats de salariés, et le patronat était obligé de négocier avec les syndicats s’il ne voulait pas se retrouver avec des grèves pouvant bloquer une production. Pour parer à cette lacune, le capitalisme inventa les succursales. Au lieu d’avoir une usine avec des milliers de salariés les patrons ouvrent des dizaines de succursales et embauchent non plus des milliers de salariés dans une seule et même usine mais des dizaines de salariés éparpillés dans les différentes succursales et voilà la naissance du divisé pour mieux régner. Maintenant, allez expliquer aux salariés qui ne sont pour la plupart pas syndiqués, qui ne connaissent pas leurs droits et de surcroît surendettés en ne fonctionnant qu’à crédit en vivant très en deçà de leurs moyens, dans le rouge perpétuel sur leur compte bancaire, que l’UE ultra libérale les rends serviles, corvéables à merci que c’est pas bien pour leur porte-monnaie et à leur épanouissement personnel ; et qu’il faut revenir aux fondamentaux du CNR pour défendre la retraite, la sécurité sociale, les hôpitaux, les écoles etc... et qu’une fois que tous ces services publics seront privatisés il ne restera plus que les yeux pour pleurer aux pues la sueur pour se soigner, pour payer, des études aux bambins et qu’il faudra qu’ils bossent toute leur vie pour ne pas crever la dalle. Quant aux jeunes, qui ne pensent pour la plupart, qu’à obtenir le dernier téléphone ou ordi dernier cri de chez la pomme, les faire sortir dans la rue, ne serait-ce que pour défendre la réforme du bac, on voit bien que les syndicats n’arrivent plus à mobiliser, et lorsqu’ils peuvent encore motiver certains contestataires, des infiltré(e)s vendu(e)s et/ou achetés , au choix, se greffent dessus pour casser les mouvements et cela concerne aussi bien les syndicats de lycéens, d’étudiants et de salariés. Lorsque je dis que le capitalisme est sur le point gagner, c’est tout simplement parce que le monde gravite autour des banques. Eh oui ! C’est triste à dire, mais ce sont elles pour le moment qui détiennent le pouvoir. Observez et analysez bien les choses. N’importe qui peut ouvrir un compte en banque et avoir une carte bleue. Pour ce faire, il suffit d’être majeur, de se rendre au tabac du coin pour avoir le pied prit dans l’engrenage et ce ne sont pas les opportunités qui manquent pour claquer du fric. Les banques avec les maisons de crédits ont plus d’un tour dans leurs filoches pour appâter le simplet et ferrer le couillon à la première occasion, puisque ce sont ces mêmes requins, qui les foutent dans la mouise en leur mettant la carotte devant le nez tel le baudet pour le faire avancer. Le nouveau parti politique qui intéresse le plus la populace s’appelle : le distributeur de biffetons, cetelem, sofinco et autres cartes révolving pour s’acheter toutes sortes de choses dont certains ne se posent même pas la question de la réelle utilité des nouveaux jouets qui les font bleffer comme des enfants gâtés. Comment réveiller tous ces lobotomisés individuels égoïstes ? En leur expliquant peut-être que l’union fait toujours la force, et que l’entraide entre les peuples, est plus puissante que le capitalisme.


                          • alinea alinea 15 juin 08:21

                            @ribouldingue
                            La bonne nouvelle, c’est que les banques vont très bientôt se casser la gueule, le pouvoir absolu ne peut pas durer !


                          • Jonas 15 juin 08:20

                            A l’auteur 

                            Votre lettre devrait signifier a Mélenchon de donner sa démission . La France n’est pas le Venezuela., lorsque on perd les élections , avec un score de 6,3%, alors que l’on prétend être le premier opposant à Macron ,on rentre au bercail.

                            Beaucoup de militants de la première heure ont fui Mélenchon « La République c’est moi ! C’est moi qui suis parlementaire ». Cette phrase n’a pas été d’un bon effet. sur les électeurs , lors des perquisitions . Quelques noms de ceux qui ont fui le bateau de Mélenchon :

                            Thomas Guénolé, François Cocq ,Djodje Kuzmanovic ,Sylvie Heyvaerts,et enfin la cerise sur le gâteau le départ d’ Andréa Kotarac pour Marine Le Pen 


                            • Sparker Sparker 15 juin 10:15

                              @Jonas

                              Jojo, t’as oublié Charlotte Girard, pas bien ça en plus c’était une des fondatrices... Là faudrait le pendre le Mélenchon et l’écarteler ensuite et et , si t’as une idée pour le finir on est preneur....


                            • Jonas 15 juin 21:12

                              @Sparker
                              Effectivement , j’ai oublié Charlotte Girard, ancienne porte-parole de la présidentielle de 2017, et co-auteure du programme de LFI en 2016. Merci de me l’avoir rappelé. 

                              Pour le reste , Mélenchon , lors de ses déprimes , va se ressourcer en Amérique Latine. Un séjour chez Maduro ,pourrai l’achever , politiquement s’entend . a 67 ans dont 40 ans en politique soit l’âge de Macron. Il peut prendre sa retraite. 


                            • Sparker Sparker 17 juin 12:58

                              @Jonas

                              Je vous pardonne par car vous ne savez pas ce que vous dites...


                            • izarn izarn 15 juin 16:34

                              « On la change ou on la quitte »

                              Dilemne idiot : On ne peut pas changer l’UE.

                              La France Insoumise aurait du dire :

                              « On désobéit, ou on subit »

                              Désobéir à l’UE, c’est dans le fond, la mettre par terre...Donc bien pire.

                              Ou, bien mieux !

                              Mélenchon est un européiste, c’est tout !

                              Il y a rien à en tirer.

                              Il ne pourra jamais changer l’UE.

                              Il ne sortira jamais de l’UE.

                              Bla bla bla...

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