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Accueil du site > Actualités > Politique > Liberté, égalité, sororité

Liberté, égalité, sororité

En prélude à la Journée internationale de la femme, Sœur Marie-Ségolène a sorti un joli mot des brumes du passé. Lors de son meeting à Dijon hier, elle nous a proposé une nouvelle devise pour la France : Liberté, égalité, sororité.



Evidemment, des journalistes m’ont tout de suite appelé pour me demander ce que c’était que cette nouvelle invention : un nouveau morceau de bravitude ?

Eh bien, non ! c’est un bon vieux mot de la langue française. Comme fraternité vient de frater, le frère, sororité vient de soror, sororis, sororem, la sœur (ou la cousine, d’ailleurs). En latin médiéval, sororitas désignait une communauté de religieuses (d’un ordre juste ?). En français sororité a pris le sens de relation entre sœurs, mais ce sens a disparu au XVIe siècle.

Ce n’est pas Ségolène Royal qui le remet au goût du jour en français. Il a été ressuscité (ou réinventé) par les féministes dans les années 1970 comme traduction de sisterhood que les mouvements féministes américains avaient fabriqué comme pendant à brotherhood. Il y en a des attestations dans les textes de l’époque. Mais il est vrai qu’il est resté quelque peu confidentiel en dehors des cercles féministes.

Je note quand même que Clémentine Autain avait fait cette même proposition, Liberté, Fraternité, Sororité, dans l’Humanité le 26 octobre 2000. Ségo ne semble plus s’en souvenir (petit oubli de paternité maternité entre soeurs ?)...

Je ne sais pas si les jeux lexicaux aideront la petite soeur (des riches ?) à remonter la pente dans les sondages... J’en doute. L’appel aux grands frères ne semble pas avoir eu l’effet escompté. Peut-être même a-t-il fini de décevoir de nombreux électeurs qui voyaient en elle des éléments de nouveauté. Ce matin Bayrou est donné à 24% d’intentions de vote, et elle à 25. Et s’il est au deuxième tour, il est assuré de gagner aussi bien contre elle que contre Sarkozy.

Vent de panique dans les états-majors. Il faut appeler l’épouvantail à gogos à la rescousse.

Le marquis de Condorcet se retourne de jubilation dans sa tombe.


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55 réactions à cet article    


  • nessoux (---.---.25.117) 9 mars 2007 11:12

    Agoravox a aussi sa lumière omniprésente. Ne pourrait-on pas la mettre en veilleuse cette lumière théorique des arts et des lettres ?


  • JL (---.---.73.200) 11 mars 2007 17:44

    Moi je trouve assez fin ce commentaire. Même très fin.


  • Marie Pierre 9 mars 2007 10:19

    Effectivement le terme sororité existe depuis très longtemps, même s’il est inusité.

    Cependant, tout comme l’Homme doit être pris dans son ensemble, Fraternité doit aussi être pris dans son ensemble. Alors que sororité implique une exclusion, ne s’adresse QU’aux soeurs.

    Dans l’esprit de S. Royal, comment remplacer baisers fraternels ? La fatrie est l’ensemble des frères et soeurs, si S. Royal n’a que ce genre de combat à mener, ses partisans ont de quoi s’inquiéter !


    • alpo47 (---.---.77.85) 9 mars 2007 11:20

      D’accord avec vous et j’ajoute que le fait d’avoir une communication « recherchée » vise, selon moi, d’abord à attirer l’attention sur elle, et surtout à cacher son désarroi et le fait qu’elle n’a, finalement, pas grand chose à proposer qui intéresse les foules. Banal.

      Je vois un effet « vase communicants » entre le creux de son discours et la montée de FB. Quand à N.Sarkozy, il continue (Ouf) de jouer le rôle d’épouvantail pour un grand nombre qui sont dans le « Tout Sauf Sarkozy ».

      Car finalement, plus je l’écoute et plus je la regarde, avec cette attitude que je juge personnellement « fabriquée », sans doute par ses conseillers en com, et moins j’ai envie de la voir présider ce pays.

      Alors, notre Joconde, fait ce qu’elle peut pour attirer l’attention, mais d’autres (Raffarin notamment) s’y sont essayé et se sont retrouvés le bec dans l’eau lorsque le « bon peuple » s’est aperçu qu’il n’y avait pas de contenu tangible derrière les jeux de mots.

      Plus longue et dure sera la chute .


    • Cosmic Dancer (---.---.174.151) 9 mars 2007 11:54

      @ Marie-Pierre

      En effet, « sororité » est un très joli terme. Mais certainement pas dans la bouche de Ségolène Royal qui espère sans doute, en appelant à une hypothétique et aberrante solidarité de genre, s’assurer de votes féminins en plus grand nombre.

      Tout l’inverse de l’universalisme républicain. Une honte !


    • filou51 9 mars 2007 14:23

      j’etais present au discours : elle a prononcé : liberté, égalité, fraternité, j’ajouterais sororité... soit une extension et non une exclusion...

      prendre parti est légitime mais ne saurait exclure l’esprit critique éclairé par la raison qui lui est un réel héritage des lumières, ma foi trop souvent oublié dans ces tribunes, surtout par ceux qui se réclament de Condorcet !

      L’essenciel, le message du discours de Segolene Royal est de marteler qu’en luttant contre les discriminations faites aux femmes, elle lutte contre toutes les discriminations. Ce propos est novateur en France, en tous cas dans la bouche d’un(e) prétendant(e) à la présidence de la République. Il est corroboré par un ensemble de mesures qu’elle a réussi à articuler dans son discours (bas salaires, faibles pensions de retraite, travail a temps partiel contraint, service public a la petite enfance, regroupement de tous les textes concernant les violences à l’encontre des femmes dans une seule loi cadre afin de clarifier le droit). Pourquoi ne pas débattre de ceci ?

      S’il vous plait, ne nous abaissons pas au niveau des journalistes en quete de la petite phrase et debattons des idees.


    • Fred68 (---.---.64.1) 9 mars 2007 10:32

      Je me demande si la castration des mâles fait partie du problème Royal... Ce qu’elle peut être sexiste quand même...


      • Fred68 (---.---.64.1) 9 mars 2007 10:33

        du « programme » Royal, pas du « problème », quoique...


      • bouli (---.---.85.5) 9 mars 2007 15:15

        En tout cas, faut faire quelque chose pour les imbéciles... et vite...


      • (---.---.145.3) 9 mars 2007 15:23

        Vous croyez ?

        Quelqu’un a dit : « Je ne parle pas aux cons, ça les instruit ! »

        Et un autre : « Je ne suis pas le médecin des incurables. »


      • Fred68 (---.---.64.1) 9 mars 2007 15:45

        ouais et pour les gens trop stressés aussi...


      • JL (---.---.73.200) 11 mars 2007 17:50

        Le commentaire de Fred68 ne vous paraît-il pas un peu relou ?

        L’ironie est un genre difficile à manier, ici comme ailleurs...

        Alors, laissez ça aux artistes !?

        Pour ma part je parle aux imbéciles quand je crois que ça peut les instruire.


      • (---.---.38.189) 9 mars 2007 10:35

        Un mot juste pour excuser un néologisme, faire parler de soi et tenter de rattraper par la sémantique les voix qui justement s’en sont allées. Quel progamme !


        • Briseur d’idoles (---.---.168.138) 9 mars 2007 10:54

          On pourrait rajouter aujourd’hui, islamophobie et sionophilie !! smiley


        • Bill Bill 9 mars 2007 11:19

          Je m’étais beaucoup amusé à la lecture du blog d’Yves Daoudal, sur ce sujet (http://yvesdaoudal.hautetfort.com/), à la lecture de son commentaire sur cette visite, je le retranscris ici :

          "C’est la Journée des femmes : cérémonie communautariste laïque et obligatoire. Cette année, naturellement, elle est particulièrement célébrée par celle qui a réussi à faire croire aux médias qu’elle était la seule femme à se présenter à la présidentielle, et dont l’un des axes de campagne est que les critiques qui lui sont faites sont sexistes, donc non recevables et scandaleuses.

          Hier soir, à Dijon, elle a fait l’apologie d’Olympe de Gouges, qu’elle fera entrer au Panthéon, « ce monument si peu accueillant aux femmes qu’il porte en son fronton : Aux grands hommes la patrie reconnaissante ». Car bien entendu Bécassine ne sait pas que le mot « homme », du latin homo, désigne l’espèce humaine, comme cela se voit dès la Genèse : Dieu créa l’homme à son image, homme et femme il le créa.

          Bécassine conclut ainsi son couplet sur le combat féministe d’Olympe de Gouges : « Le tribunal lui reprocha d’avoir oublié, je le cite, les vertus qui conviennent à son sexe. On la guillotina. » La vérité historique est que Marie Gouze (tel était son vrai nom) fut guillotinée, non pas du tout pour ses thèses féministes, mais parce qu’elle était girondine et s’opposait à la Terreur.

          Olympe de Gouge avait rédigé une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, où l’on pouvait lire dans le Préambule : « Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. »

          C’est sans doute inspirée par ce (réel) sexisme que Marie-Ségolène Royal en est venue à s’exclamer : « Liberté, égalité, fraternité, aujourd’hui à Dijon j’en appelle à la sororité. »

          Mais une fois de plus, Bécassine ne sait pas de quoi elle parle. Le mot sorority est aux Etats-Unis le pendant féministe de fraternity. Ici Fraternity ne veut pas dire fraternité (en anglais cela se dit plutôt brotherhood), mais désigne une prétendue « société secrète » d’étudiants (qui se désigne par des lettres grecques, cachant le véritable nom qui est « secret »). De telles associations ont été constituées par des étudiantes, et c’est l’une d’elles, ΓΦΒ (gamma-phi-bêta), qui a inventé le mot sorority pour qualifier ces fraternités exclusivement féminines.

          On voit qu’on est très loin de la devise de la République.

          Cela dit, l’exclamation de Marie-Ségolène est d’abord un clin d’œil au « féminisme » le plus subversif : « Liberté, égalité, sororité », c’est par exemple sous ce slogan que la dessinatrice Mad Meg (sic) range, sur son site internet, ses liens vers les Chiennes de garde, les Pénélopes, le Collectif national pour les droits des femmes (CNDF, lié à la CADAC , etc.), La Meute , Les fées du logis (revue des gouines en moufles...), Act-up...

          Sans doute Marie-Ségolène a-t-elle vu « Liberté, égalité, sororité » sur le site de l’association André Léo (féministe communarde qui avait pris un nom d’homme..), site créé grâce à une subvention accordée par... la présidente du conseil régional Poitou-Charentes.

          Et c’est cela que les socialistes veulent mettre à l’Elysée ?"

          Retranscris par Bill


          • Manuel Atreide Manuel Atreide 9 mars 2007 13:50

            « Et c’est cela que les socialistes veulent mettre à l’Elysée ? »

            « Cela ». Est-ce un mot pour parler de quelqu’un ? On parle d’une candidate (donc femme) qui s’exprime lors de la journée INTERNATIONALE des femmes, elle fait un jeu de mot pour parler de « sororité » et non de « fraternité » et tu emploies un tel vocabulaire ?

            Je pense que Ségolène Royal est suffisament intelligente pour connaitre le sens du mot « fraternité » dans la devise de la République. Je pense aussi que ce mot contient quand même une allusion au masculin, qu’elle a cru bon de mettre en lumière.

            Vois tu, je suis gaucher. j’emploie comme tout le monde les mots « adroit », « sinistre », « droiture », « gauchir » ... Ces mots ont tous un sens bien particulier, je ne te ferai pas l’insulte de te les rappeler.

            Pourtant, ils sont tous basés sur un meme fait ET une même croyance. Dans le monde, il y a 20% de gauchers et 80 de droitiers. Ca c’est le fait. La croyance, c’est qu’il vaut mieux être droitier que gaucher.

            Ca n’a rien de dramatique, c’est même amusant en ces temps où la croyance n’est plus que résiduelle, mais j’aime de temps en temps à le rappeler simplement, afin de montrer aussi qu’au delà du sens premier, les mots ont des racines, que ces racines ont elles aussi un sens.

            Et si Ségolène Royal avait juste voulu rappeler cela ? Les racines « masculines » d’un des trois termes de la devise de la République ?

            Ce fait vaut-il un « cela » ?

            Bien à toi.

            Manuel Atréide.


          • Bill Bill 9 mars 2007 14:35

            Bonjour Manuel

            Je ne suis pas l’auteur du texte, que je n’ai fait que retranscrire, mais je crois que « Et c’est cela que les socialistes veulent mettre à l’Elysée ? » concerne le discours politique et son contenu, plus que la personne...

            Bien à toi

            Bill


          • Gasty Gasty 9 mars 2007 11:24

            Si ma sororité en avait :

            * En français médical : bourses ; * En français littéraire : attributs virils ; * En français familier ou vulgaire : coucougnettes, couilles, parties, rognons, bonbons, noisettes, roupettes, roustons, roubignolles, roustignolles (ce dernier mot a été forgé à partir des deux précédents par Louis-Ferdinand Céline), gosses (Québec), chnolles (Québec), bijoux de famille... * En français argotique : glaoui (de l’Arabe), échalotes, olives, prunes, (du fait de leur formes ovaloïdes), burnes, joyeuses, valseuses


            • jerome (---.---.46.68) 9 mars 2007 11:31

              @ Bill : à citer Daoudal sur AV , vs allez vous faire kalachnikover , non ?


              • Bill Bill 9 mars 2007 11:48

                @ Jérome,

                Bah, comme cela est noté dans le Rioufol aujourd’hui : « la remarque de Montherlant : « Les amis de la vérité n’ont pas d’amis. » »

                J’adore sa phrase d’introduction : Les Français ne sont pas sortables... En voici le début :

                « Décidément, les Français ne sont pas sortables : 51 % d’entre eux ne voient pas l’immigration comme une chance (sondage Ifop du 5 mars 2007), alors que cela fait plus de vingt ans que le slogan leur dit le contraire. Le philosophe Marcel Gauchet remarquait (Le Point, 17 août 2006) : « Il n’est pas possible de suggérer que l’immigration pose des problèmes sans être taxé de »lepénisme* et de »fascisme* ». Voir l’opinion passer outre à ces intimidations devrait inciter les candidats à écouter plus attentivement le pays qui gronde. »

                http://www.lefigaro.fr/debats/20070309.FIG000000032_ecouter_la_france_qui_g ronde.html

                Yvan Rioufol, tous les vendredi, c’est un vrai régal !!!

                Bill


              • (---.---.30.125) 9 mars 2007 12:34

                excellent Bill, merci pour ce lien


              • mcm (---.---.121.69) 9 mars 2007 11:33

                Elle ferait mieux de déclarer correctement son patrimoine cette ..... .

                Sortir de l’ENA pour ne même pas savoir évaluer ses biens ! Avec une gestionnaire pareille on n’est pas sortis de l’auberge !


                • Rocla (---.---.0.123) 9 mars 2007 12:08

                  Si j’ ai bien compris la soeur d’ un hareng saur est une harengue saure sorore .

                  Rocla


                  • LE CHAT LE CHAT 9 mars 2007 12:24

                    ouf , on a échappé à la sororitude ! smiley


                    • Gasty Gasty 9 mars 2007 12:40

                      Est-ce que Liberté , égalité, chatrité ça peut le faire ?


                    • LE CHAT LE CHAT 9 mars 2007 13:09

                      @gasty

                      félinité , croquettité , ronflossité ça serait pas mal pour nous smiley


                    • docdory docdory 9 mars 2007 13:09

                      Encore une fois , Soeur Marie Ségolène de la Royalitude nous époustouffle par sa sottisité !

                      A force d’inventationner des néologitudes , le peuple va croire qu’elle essaie de postulatiser pour le prix Ig Nobel de Littération et non point pour la Magistratude Suprêmationnelle !

                      Tout cela est évidemment de nature à apporter grande satisfactance élective au Père François ( je parle de Bayrou , bien sûr , et non du résident permanent du Boulevard des allongés à Jarnac , qui doit s’en retourner dans sa tombe , le pauvre , lui qui aimait tant les belles-lettres ! )


                      • COLÈRE (---.---.202.191) 9 mars 2007 13:43

                        Flot de haine sexiste, flot de délires misogynes... Relisez-vous messieurs, cette page de forum est exemplaire. Il faudra la garder en archives, à relire dans 50 ans, comme lorsqu’on relit aujourd’hui la presse nauséeuse des années « Je suis partout » et que l’on se demande comment c’était possible. Eh oui, c’était possible, la preuve, c’est aujourd’hui et ça arrive.

                        La candidature de Ségolène Royal aura au moins servi à ça : nous faire réaliser qu’une fraction de la société, ceux qui savent taper sur leur clavier et aller sur internet, a ouvert les vannes de la pathologie anti-femme et en a révélé la profondeur, jusque là bien enfouie.

                        Cet article (et les commentaires qui vont avec) suinte la répugnance misogyne. Aucun argument, il suffit de dire « Marie-Ségolène », la tarte à la crème des imbéciles, et le beau peuple internaute de s’esclaffer.

                        « Evidemment, des journalistes m’ont tout de suite appelé pour me demander ce que c’était que cette nouvelle invention » !

                        Diantre ! fichtre ! la fatuité le dispute au crétinisme. C’est vrai que les journalistes ne doivent pas savoir ouvrir un dictionnaire et ont eu besoin d’appeler le trrrrrès grand spécialiste logorrhéique. A priori, le mot « sororité » est très connu par tous ceux qui s’intéressent au pouvoir des mots dans la société, et surtout ceux dont c’est le métier, comme les journalistes.

                        J’espère que le jour de l’élection présidentielle, et au deuxième tour, il y en a ici qui vont prendre une belle raclée ! déculottée, même, et que le grand cric les croquent !


                        • (---.---.30.125) 9 mars 2007 13:53

                          dis donc COLERE, tu devrais apprendre à lire un peu où vois-tu du sexisme ? pour ton information personnelle Marie-Ségolène est son nom, si si, celui donné par ses parents (tu sais le colonel qui n’est pas mort en Algérie comme elle l’a honteusement dit pendant la première guerre du Golf mais d’un cancer en 1981 et sa femme) mais il ne faisait pas assez peuple donc elle l’a changé pour faire de la politique (avant elle n’y voyait aucun inconvénient !)

                          ensuite l’article est très pertinent sur l’histoire de ce nouveau mot à la mode chez les ratisseurs (ses) de voix du vote féministe et montre une grande méconnaissance de ces sujets par MSR.

                          toujours pour ton info. Bécassine n’est pas plus sexiste que Sarkoléon ou Caribayrou !


                        • bisounours (---.---.253.56) 9 mars 2007 14:08

                          Pfff, bien au contraire, j’ai l’impression que c’est vous qui incarnez ici plus que quiquonque, le sexisme, un sexisme inversé encore plus oppressant que le machisme d’antan.


                        • filou51 9 mars 2007 14:35

                          Quand on veut debattre des idees, on evite d’utiliser des procédés aussi bas que Soeur Marie-Segolene ou Becassine... je ne suis pas contre l’humour ou la satyre mais enfin le propre de la satyre est de s’afficher en parlant en tant qu’auteur satyrique et nom en temps qu’ « expert linguistique »... dans ce cas, je n’aurais point à votre place mélangé les genres, et utilisé un pseudonyme.

                          Le mélange des genres entraine la confusion qui elle-même nuit au débat, alors je me demande simplement ce que ce type d’article, ostensiblement partisan, n’apportant aucun élément novateur (la sororité et son origine ont été explicité dans tous les journaux ayant parlé du discours de Ségolène Royal) est publié dans Agora Vox.

                          Certaines personnes disposeraient-elles d’un passe-droit vis a vis de l’equipe de modération ?


                        • Gerardhy (---.---.112.35) 9 mars 2007 23:25

                          Pas la peine d’attendre 50 ans pour le relire, cet article.

                          Il faudra le ressortir au soir du 1° tour, lorsque Marie-Ségolène aura pris la claque de sa vie, et s’en délecter paisiblement smiley


                        • Marie Pierre (---.---.1.180) 13 mars 2007 23:40

                          @ Colère,

                          Bon, faudrait tout de même pas prendre le mors aux dents parce qu’on critique une femme, et traiter tout le monde de sexiste. Quand on traitait je ne sais plus qui de « couilles molles » (Balladur ?), personne n’a hurlé au sexisme, et pourtant, en faisant le parallèle ....


                        • N-Y (---.---.183.164) 9 mars 2007 14:12

                          quelqu’un peut-il me dire : elle en fait exprès ou c’est juste pour se faire plaindre ?


                          • docdory docdory 9 mars 2007 14:26

                            @ colère

                            Non , mon commentaire n’est pas sexiste , je me suis d’ailleurs moqué du langage de Sarkoléon Premier sur d’autres fils de discussion , je me fiche complètement qu’un candidat soit une candidate , la preuve en est que j’hésite entre deux personnalités pour mon vote , dont l’une est Corinne Lepage ( si elle a ses 500 signatures ) . En voilà une ( Corinne Lepage ) qui , bien que cataloguée à droite , a des propositions par certains cotés , ( en particulier laïcité ) , bien plus à gauche que Royal , et qui s’exprime en français correct ! Quand on brigue la présidence d’un pays , le minimum à faire , c’est de ne pas massacrer sa langue !


                            • COLÈRE (---.---.201.246) 9 mars 2007 14:58

                              Les machistes adorent dire qu’ils votent pour des femmes quand elles n’ont aucune chance d’être élues et même risquent de ne pas pouvoir participer (signatures).

                              Si Corine Lepage était à 25% d’intentions de votes et en passe de prendre le pouvoir suprême, on entendrait une autre chanson !

                              Quand elle était juppette, elle a pas fait long feu dans les arcannes du pouvoir !

                              Quant à « Marie-Ségolène », oui, c’est son prénom d’état civil. Vous devez être du genre à donner du Gérard aux ex-hommes qui se font appeler Sylvie parce qu’ils ont changé de sexe. Bravo ! bel académisme.


                            • docdory docdory 9 mars 2007 15:43

                              @ colère

                              Au premier tour , on choisit , au deuxième on élimine . S’il y a un deuxième tour Royal contre Sarkozy , je voterai Royal sans l’ombre d’une hésitation . Vous me faites un procès d’intention complètement déplacé !


                            • tvargentine.com michel lerma 9 mars 2007 14:56

                              Le parti socialiste n’aura pas survécu au départ de JOSPIN.

                              JOSPIN,en 2001,aurait du se rapprocher de ses électeurs de 1997 (oui ,déjà 10 ans !)

                              1997,époque formidable au souvenirs inoubliables

                              Au lieu de cela,il a laissé les représentants du marketing politique faire son projet présidentielle avec le résultat que nous savons.

                              Depuis son départ,le PS a perdu la culture des idées politiques.

                              Aujourd’hui le marketing-politique reproduit le même shéma avec le programme de Sègolène Royal.

                              Vendre « je suis une femme,une mère de famille.... »

                              Voila,ou en est reduit le parti socialiste aujourd’hui !

                              Voila pourquoi,le mieux,pour un ex-électeur socialiste est de voter BAYROU,lui au moins,il à un projet,une vision et des idées.

                              Rien a voir avec les 35h Aubry qui ont fabriqué les travailleurs français en smicards ,en travailleurs pauvres avec des salaires bloqués.


                              • (---.---.85.5) 9 mars 2007 15:10

                                Pour reprendre les excellents propos de Manuel Atreide et l’ire justifiée de Colère :
                                - Ségolène Royal voulait rappeler par là que beaucoup de termes génériques employés dans la langue française ont des racines masculines. Certes, on ne peut pas tout changer, et là n’est pas le but mais simplement rappeler de temps en temps que toute notre société est fondée sur le masculin. Ségolène Royal ne cherche pas à se battre pour 3 mots de vocabulaire, bien sûr, mais fait par là une piqure de rappel et on ne peut que la remercier.

                                - Accuser Ségolène Royal de sexisme est complètement absurde. Pourquoi ? Elle prône l’égalité homme-femmes dans la société, ce qu’une bonne majorité d’entre nous attend ! Elle ne veut pas vous rabaisser messieurs, non, simplement élever les femmes au même rang pour une égalité de traitement (en tirant l’ensemble vers le haut naturellement sinon ça ne sert à rien). Quelles mesures, quels propose a-t-elle tenu qui pourrait être qualifiés de sexiste ???


                                • Reinette (---.---.28.233) 9 mars 2007 15:21

                                  Rapport Henrion - février 2001 Ministère de la Santé

                                  Sur 652 femmes victimes d’homicides entre 1990 et 1999, sur Paris et sa proche banlieue, la moitié a été tuée par leur mari ou leur compagnon. Un chiffre terrifiant, révélé par un rapport sur les violences conjugales.

                                  « En France, une femme meurt de violences conjugales tous les 5 jours », explique le professeur Roger Henrion, membre de l’Académie nationale de médecine et responsable de cette étude pour le ministère de la Santé.

                                  L’équipe du professeur a interrogé au hasard un échantillon de 7000 femmes, âgées de 20 à 59 ans, habitant la capitale et sa petite couronne. Il ressort que 10% d’entre elles ont subi des violences conjugales au cours des douze derniers mois. Insultes, harcèlement moral, agressions physiques, viols, la liste est longue de ces sévices commis dans l’intimité des couples.

                                  Parmi les victimes présentées dans le rapport, 30 % ont été poignardées, 30 % ont été abattues par arme à feu, 20 % ont été étranglées et 10 % ont été rouées de coups jusqu’à la mort", précise le professeur Henrion.

                                  Le profil de l’agresseur n’est pas toujours celui que l’on s’imagine. « Il s’agit en majorité d’hommes bénéficiant par leur fonction professionnelle d’un certain pouvoir. On remarque une proportion très importante de cadres (67%), de professionnels de la santé (25%) et de membres de la police ou de l’armée », commente Roger Henrion.

                                  Un site Internet (www.sivic.org) est mis à la disposition des médecins pour se former à l’ensemble de ces problèmes.

                                  Le texte du rapport est disponible en intégral sur le site du Ministère de la Santé.

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