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Accueil du site > Actualités > Politique > MACRON : les citations cultes et polémiques pour ses 100 jours

MACRON : les citations cultes et polémiques pour ses 100 jours

Faire passer le mépris pour de la franchise : la méthode MACRON

ou

Comment faire parler de soi quand nous n'avons rien à dire ? Créer la polémique.

 

Les médias et une partie des citoyens français ont été unanimes, le Président Emmanuel MACRON est un génie et nous devrions tous être honorés d'avoir un représentant aussi jeune et élégant. Un visionnaire qui sait privilégier l'intérêt des français au dépens des intérêts politico-financiers. Un révolutionnaire en « costard » cravate, incarnant le renouveau politique français. Un parangon de vertu incarné à travers la loi sur la « moralisation de la vie politique ». Or le politique n'a toujours aucune obligation de fournir un extrait de casier judiciaire vierge pour l'exercice de sa profession, cela permettra encore et toujours aux escrocs de proliférer tranquillement sous couverture de cette nouvelle loi.

MACRON est un OVNI politique, il a été de gauche, socialiste, puis plus de gauche, puis ni de droite ni de gauche, puis nul part. En comparant le profil de deux énarques présents lors des présidentielles 2017, Emmanuel MACRON et François ASSELINEAU, nous remarquons que le second a plus de trente ans d'expérience en politique tandis que son parti, l'Union populaire républicaine (UPR) existe depuis déjà 10 ans. Pourtant, nous connaissons maintenant les résultats, l'un a récolté 66% des voix et le second moins de 1%. Nous pouvons déduire que l'expérience, la longévité, la pertinence du projet n'ont que peu d'intérêts face à la puissance des médias et leurs capacités à nous orienter vers leur choix.

Mais pourquoi diable critiquer notre sauveur MACRON, lui qui a empêché l'extrême droite française d'arriver au pouvoir et de nous plonger dans un régime fasciste ? Nous devrions tous le remercier, l'admirer et vouloir lui ressembler. N'est-il pas magnifiquement magnifique en boxeur, jouant au tennis handisport, pratiquant le football avec l'OM, en sous-marinier paré au combat en standardiste de l’Élysée ou encore en danseur pro réalisant le DAB ? Être Président ce n'est pas être compétent, c'est séduire comme le métier de banquier chez ROTHSCHILD&CIE.

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Ce jeune énarque est l'archétype d'une espèce unique de marionnette politique programmée à devenir le président fantoche d'un pays satellite d'une grande puissance, mais c'est en France que cela s'est produit. A l'instar de son parti En Marche !, une véritable forfaiture intellectuelle qui n'a jamais été autre chose qu'un refuge d'opportunistes dont certains membres ont changé de bord tout au long de leur carrière politique au gré de leurs intérêts personnels. Finalement, les représentants du parti ne sont que la copie conforme de leur chef de file, MACRON le bonimenteur qui, comme nous allons le voir maintenaNt, sous couvert de franchise, s'autorise à dire des énormités ainsi qu'à mépriser la France et les français de la classe populaire.

Durant sa campagne à l'élection présidentielle 2017, Emmanuel MACRON a osé déclarer qu'il n'y avait pas « une culture française, il y a une culture en France, elle est diverse, elle est multiple », par extension nous pouvons en déduire qu'il ne doit pas exister de vin français mais simplement du vin en France ou bien encore que la langue française n'existe pas, seule une langue en France existe et elle serait diverse. Peu après cette intervention, lors d'un meeting se déroulant cette fois-ci à Londres au mois de février 2017, il a surenchéri en proclamant ne jamais avoir vu l'art français comme pour justifier sa précédente déclaration sur la culture française. Ces propos sont pour le moins douteux pour un homme qui a privilégié le cadre de la pyramide du Louvre pour scénariser son arrivée peu après son élection en tant que Président de la République.

La philosophe et intellectuelle, Bérénice LEVET, a conseillé modestement à Emmanuel MACRON « d'aller visiter le musée du Louvre, les salles du département des peintures françaises du XVIIe siècle, il y découvrira l'esthétique classique qui fait la spécificité des peintres de Louis XIII et de Louis XIV ; celles du XVIIIe qu'il gagnera à visiter escorté par les salons de Diderot ». Concernant les artistes étrangers, elle ajoute : « ces peintres émigrés ne viennent pas ''enrichir de leurs différences'' l'art français, ils viennent déjà s'en nourrir et aspirent à lui donner une suite ». Selon elle, Emmanuel MACRON se pose en « héraut du multiculturalisme », en totale opposition à l'assimilation, ainsi la France n'aurait plus aucune identité, elle ne serait plus qu'un contenant. Cette idéologie n'est ni plus ni moins que celle de l'ultra-libéralisme aussi appelée néo-libéralisme par les américains.

Il s'est illustré à plusieurs reprises par des déclarations empreintes d'un dédain manifeste envers la classe populaire de notre pays, c'est-à-dire celle qui fait vivre la France, tout en prétendant être le « candidat du travail ». Sans doute que nous ne sommes pas assez diplômés et suffisamment érudits pour appréhender toutes les subtiles prises de positions et les analyses de cet homme hors norme, après tout il sort à la fois de l'ENA et de Sciences Po, il ne peut-être que plus-que-parfait. Cependant, il a tout de même raté à deux reprises l'écrit du concours d'entrée à l’École Normale Supérieure, étonnant voire même désolant pour un individu se targuant d'être aussi supérieur. Cela ne l'a pas empêché de devenir le plus jeune Président de la République que la France ait connu à ce jour afin de parachever les orientations économiques énoncées par la commission ATTALI dont il a été rapporteur adjoint entre 2007 et 2008 sous le Président SARKOZY.

Pouvons-nous considérer le Président MACRON comme un homme, comme un mari ou comme un père ? Peut-on croire qu'Emmanuel MACRON a une quelconque notion de la famille ? Il est notable que son gouvernement ne comporte aucun ministère dédié à la famille mais cela n'a rien d'étonnant pour un homme de 39 ans incarnant à merveille la déviance qui nous touche depuis quelques années via le lobby LGBT et les adeptes de la théorie du genre. Professionnellement, peut-on le considérer comme un bon gestionnaire après avoir dilapidé tout l'argent gagné chez ROTHSCHILD&Cie en trois ans ? Apparemment nous le devons puisqu'il dirige dorénavant notre pays, nous n'avons plus guère le choix. Sa campagne basée sur le « tout sauf Marine LE PEN » faisait appel à l'émotion la plus primaire chez l'homme : la peur. Le conditionnement des masses est si intense et profond, voire quasi générationnelle, qu'il est impossible d'assister à un débat intelligible entre un quelconque candidat et un membre de la famille LE PEN. Leur nom a été associé au fascisme et au racisme depuis des décennies, peu importe les arguments avancés, il en a perdu toute crédibilité au sein du milieu politique français. Pourtant, en matière de racisme MACRON pourrait tout à fait prétendre s'aligner sur la famille LE PEN comme nous allons le voir.

Emmanuel MACRON a été épinglé plusieurs fois pour des propos racistes et rétrogrades envers le continent africain. Pourtant, c'est Marine LE PEN qui continue à tenir le mauvais rôle, incarnant la haine et la terreur dans la mémoire collective et fantasmée des citoyens français. Les citoyens français peuvent se consoler en constatant que la côte de popularité de sieur MACRON a déjà baissé de 10 points entre le mois de juin et le mois de juillet selon un sondage Ifop publié par le JDD, passant de 64% à 54% de satisfaits. Les derniers chiffres du mois d'août, correspondant quasiment aux premiers 100 jours de la présidence MACRON, sont encore plus catastrophiques puisque seulement 36% des français reconnaissent ses actions comme étant satisfaisantes. Les raisons sont nombreuses comme celles de l'éviction du chef d’État-major Pierre de VILLIERS au mois de juillet 2017 ajoutées à cela les diverses affaires ayant éreinté la confiance des français et les poussant à se désintéresser rapidement de ce « renouveau politique ». Les affaires FERRAND, BAYROU, Business France c'est-à-dire le financement sans appel d'offres du déplacement d'Emmanuel MACRON à LAS VEGAS en 2016 ou bien encore l'affaire DANONE et la plus-value d'un million d'euros de Muriel PENICAUD, dégageant un parfum de délit d'initiés selon la sénatrice Eliane ASSENSI.

Quelques mises en bouche avant de développer précisément certaines interventions médiatiques de MACRON. Tout d'abord est-ce que le rôle d'un Président de la République est de produire une sorte de « one man show » perpétuel ? Il faut croire puisque le Président MACRON nous a gratifié à de nombreuses reprises d'un mouvement de danse appelé « DAB », dans une émission sur C8, invité à la radio Beur FM, il réalise un DAB à la demande de l'humoriste NOUNOURS, son premier DAB en tant que Président a eu lieu sur les marches de l’Élysée, et le dernier en date juste avant de rencontrer les salariés de GM&S à Bellac. Le DAB provient des États-Unis, le pays où MACRON aurait dû sévir, la capitale du multiculturalisme, de la théorie du genre, du dabbing, du néo-libéralisme et des présidents fantoches.

Sur BFMTV, le 18 février 2015, le futur « candidat du travail » déclamait : « Si j'étais chômeur, je n'attendrais pas tout de l'autre, j'essaierais de me battre d'abord », sous-entendant de manière explicite que les chômeurs font preuve de mauvaise volonté, d'attentisme, pour ne pas retourner charbonner, préférant se reposer sur le système. Le roi des poncifs âgés de seulement 39 ans commençait déjà à arborer un visage très détestable vis-à-vis de la classe populaire. Le 20 janvier 2016, toujours sur BFMTV, il déclarait ceci : « la vie d'un entrepreneur elle est bien souvent plus dure que celle d'un salarié, il ne faut jamais l'oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties ». N'est-ce pas émouvant autant de sollicitudes à l'égard des courageux entrepreneurs français ? Nous pouvons ainsi comprendre pourquoi le « candidat du travail » cherche à abroger les acquis sociaux en modifiant le droit du travail afin de faciliter la vie si difficile de ces entrepreneurs. En effet, il est scandaleux qu'un entrepreneur ne puisse toujours pas se débarrasser d'un salarié comme d'un produit jetable, sans devoir rendre des comptes à qui-que ce soit. De plus, il est encore plus inadmissible qu'un salarié puisse avoir l'opportunité de faire valoir ses droits contre son employeur s'il s'estime victime en faisant appel aux institutions comme les syndicats, l'inspection du travail ou pire encore le Conseil des Prud'hommes. Il faut donc simplifier tout ce système contraignant pour les patrons et les entrepreneurs.

Dans son livre « Révolution » MACRON a placé Villeurbanne en région lilloise. Plus tard, à peine débarquée en Guadeloupe, il a commis un lapsus en évoquant la mère d'un jeune homme, « expatriée » en Guadeloupe comme s'il s'agissait d'un pays étranger au territoire français. Enfin, il nous a encore gratifié d'un cours particulier de géographie en nous apprenant que la Guyane était une île. Au micro cela donne ceci :

« Ce qui se passe en Guyane, en effet, depuis plusieurs jours est grave. C'est grave en raison des débordements et donc mon premier mot est celui d'un appel au calme parce que je crois que bloquer les pistes d'aéroport, bloquer les décollages, parfois même bloquer le fonctionnement de l'île ne peut être une réponse apportée à la situation ».

 

N'a-t-il pas suivi un cursus à l'ENA et à Sciences Po ? Visiblement il ne lui a pas été enseigné que le Brésil avait une frontière commune avec cette « île » à l'instar du Suriname. Une île avec des frontières, ça c'est une première, vous en aviez rêvé, MACRON l'a fait. Sinon, en Seine-Saint-Denis nous avons aussi l'Île-Saint-Denis, et à Paris, l'île de la Cité, les deux sont respectivement situées sur la Seine. Il ne faut pas s'inquiéter outre mesure, pour les déplacements du Président, il a une voiture de fonction avec chauffeur et un pilote de train ou d'avion pour les longs trajets, en revanche il est en capacité de recourir à l'utilisation de l'arme nucléaire et là ça devient très problématique.

En visite à l’Institut national de recherche dédié au numérique « INRIA Grenoble Rhône-Alpes », le 14 avril 2017, le candidat MACRON a critiqué vertement l'équipe qui a préparé son discours, face à la communauté de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

« Mon équipe m'a préparé un texte dont la subtilité mériterait que je le lise comme un entomologiste pour ne froisser personne mais donc comme je n'arrive pas (applaudissements) à être convaincant en annonant des textes lus, je suis obligé d'être sincère et de vous dire ce que je pense et ce que je vais faire si je suis élu ».

 

MACRON est un énarque connaissant approximativement sa géographie mais il possède une excellente faculté à réagir lorsqu'il se retrouve en posture indélicate grâce à l'humour, son sourire et sa vivacité d'esprit. Mais ce n'est pas fini puisque plus loin il recommençait : « Là c'est pareil on m'a préparé un truc qui est absolument illisible sur l'évaluation... » poursuivant son discours « je vous lis ce qu'on m'a mis […] initialement je n'ai pas compris cette phrase (rires de l'assistance) ».

Il semblait découvrir son speech auquel cas il aurait pu y apporter des modifications avant de monter sur scène pour ne pas être ridicule en découvrant l’incongruité de son propos. Il s'est ainsi distingué par son manque de professionnalisme et nous a confirmé qu'il était juste un bonimenteur, un acteur récitant sa répartie, mais encore faut-il que le scénario soit bien huilé afin d'éviter tout bide auprès des oreilles averties.

Durant le fameux meeting de Bercy, le 17 avril 2017, MACRON nous a offert une autre perle : « je veux un président qui préside et un gouvernement qui gouverne », pourquoi pas une voiture qui roule ou un avion qui vole. Lors de ce rassemblement, un fan de la rock star MACRON a d'ailleurs hurlé : « Je t'aime monsieur MACRON », ce fan a sûrement été touché spirituellement par les divins pléonasmes de son idole. Cela a été un moment très particulier pour MACRON, il a déposé sa main sur son cœur pour témoigner de toute son émotion à l'égard de ce témoignage d'amour et a ensuite envoyé des baisers volants à son fanatique supporter. Bref, ces propos communs sont la marque de fabrique d'Emmanuel MACRON, amateur de truisme et autre poncif. MACRON comme LE PEN a parlé de sujets de société durant sa campagne présidentielle alors que le rôle du « président qui préside » est d'incarner la France au niveau international ? La politique intérieure est de la responsabilité du Premier ministre et la politique internationale de la responsabilité du Président de la République, cela va de soit. Un homme a régulièrement rappelé aux français que le discours d'un candidat à la présidentielle ne concernait pas les débats de société mais la place de la France dans le monde donc dans l'Europe. Ce candidat était contre l'Union Européenne puisqu'il proposait de quitter l'Europe avec le FREXIT, c'était François ASSELINEAU.

Dans la même veine, « l'agriculture, ce sont les femmes et les hommes qui nous nourrissent chaque jour  », pendant ce temps-là la poule pond un œuf, oui c'est bien cela la transcendance en politique grâce à MACRON nous le redécouvrons. Ce Président saura nous élever spirituellement et nous protéger des conflits armés car « aussi longtemps que la diplomatie permet d'empêcher la guerre, elle est préférable ».

La prochaine anecdote illustre encore l'absence de professionnalisme ou le surplus d'assurance du Président MACRON. Le 7 mai 2017 à 21h00, environ une heure après son élection en tant que Président de la République française, des images diffusées en direct sur la chaîne anglaise Sky News nous ont offert un savoureux moment. MACRON s'adressait au réalisateur pensant régler les derniers détails d'ajustement avant le direct : « Déroule le prompteur rapidement deux secondes... continue, continue, attends remonte un peu deux secondes, continue, continue... ok continue » puis concluant « Là, si je passe en ce moment sur toutes les chaînes en disant cela, j'aurai l'air intelligent, faudrait peut-être pas ouvrir le canal », tiens donc ? Vous aurez juste l'air vous même, naturellement trop sûr de vous. Le technicien lui a répondu : « Nous on a ouvert hein monsieur MACRON, Président... ». Et oui, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes « cher Président », d'autant plus au regard de votre fonction suprême.

Nous allons maintenant entrer dans le vif du sujet en essayant de décortiquer chacune des citations ayant été jugé indécentes à l'égard d'une majeure partie de la population française. Pour cela, il faut impérativement développer autour du contexte dans lequel ont été prononcées les diverses déclarations d'Emmanuel MACRON.

Pour sa première interview en tant que ministre de l’Économie, le 17 septembre 2014, Emmanuel MACRON était l'invité d'Europe 1 dans l'émission de Jean-Pierre ELKABBACH. Cette première est aussi restée dans les annales comme sa première déclaration officielle en tant que ministre de l’Économie. Ainsi, il s'est exprimé au sujet des ouvriers de l'abattoir de GAD de Josselin placé en liquidation judiciaire, déclarant ceci : « Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées ». Vivre l'illettrisme n'est-il pas une chose suffisamment complexe, contraignante et taboue, au point que MACRON puisse vilipender gratuitement des centaines de personnes qui, elles, n'avaient rien demandé ?

Les médias ont soutenu le ministre de l’Économie au prétexte que les chiffres relatifs à l'illettrisme démontraient qu'il avait raison. Or, l'intelligence doit permettre à un individu de faire preuve de discernement et de respect vis-à-vis de ses semblables, d'autant plus lorsque ledit individu occupe une position aussi importante dans la société que celle de Ministre. Il incarne un modèle et si ce modèle est d'un cynisme inqualifiable, il ne faudra pas s'étonner que ces partisans ou même ces opposants le deviennent aussi. De plus, faut-il rappeler à monsieur MACRON que les membres de son parti LREM sont loin d'être des foudres de guerre et encore moins des gens élus pour leur compétence ? Les journées à l'Assemblée nationale sont autant de sketchs improvisés, stress intense au micro, non-respect du règlement, mauvais timing pour les votes ou des applaudissement à l'attention d'un député En Marche ! comme s'il s'agissait d'une star qui montait sur scène alors qu'il n'avait « encore rien dit ».

Enfin, cette déclaration radiophonique n'était en aucun cas pour s'appesantir sur le sort des salariés de GAD ou l'illettrisme d'une partie d'entre eux mais pour évoquer une réforme concernant le permis de conduire. Le Gouvernement souhaitait réduire les frais et le délai d'attente pour l'obtention du permis conduire. Voilà comment le génie MACRON faisait donc la promotion d'une future réforme à la radio, il avait pour cela besoin de stigmatiser voire d'humilier une partie des salariés de GAD dans le seul but de vendre un quelconque projet de loi relatif au permis de conduire. A ce jour, cette réforme de la loi MACRON n'a toujours pas été appliquée. L'Autorité de la concurrence a « émis un avis réservé concernant la méthode de répartition des places d'examen entre auto-écoles ». C'est pourquoi « L'Autorité recommande que la méthode de répartition des places d'examen ne repose pas sur l'activité passée de chaque établissement – ce qui fige la dynamique du marché - mais sur les besoins présents des candidats ». En résumé, présentement la réforme du permis de conduire est au statu-quo mais elle a le mérite d'exister...

Le 15 octobre 2014, à Bercy, Emmanuel MACRON faisait la promotion d'une autre réforme relative à la libéralisation des transports longues distances concernant les autocars. Il était prévu la création de 22.000 emplois grâce à ce changement, MACRON déclarait alors :

« Pour qui cette réforme est-elle bonne ? Elle est bonne pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer dans les transports en commun parce que le train est trop cher. Donc quand on me dit, ''les pauvres voyageront en autocar'', j'ai tendance à penser que c'est une caricature, mais les pauvres qui ne peuvent pas voyager voyageront plus facilement [...] parce que l'autocar c'est 8 à 10 fois moins cher ».

 

Nous sommes en présence d'un homme qui n'a décidément que peu de considérations pour les personnes aux revenus modestes alors qu'il sort le grand jeu quand il s'agit de communiquer pour les grands patrons, son enthousiasme et sa verve sont alors à leur paroxysme. Vous prenez l'autocar donc vous êtes pauvres et vice-versa, attention si vous n'êtes pas pauvres mais que vous prenez l'autocar alors vous prenez le risque de croiser des pauvres, soyez prévenu !

Un article du Figaro nous signale qu'environ 1.430 emplois ont été créé en 2016 contre 22.000 annoncés, ajoutant à cela une concentration du secteur passant de cinq à trois prestataires (FLIXBUS, ISILINES et OUIBUS). Mais les supporters de MACRON se gargarisent par le fait que le nombre de voyageurs en autocar a largement augmenté, laissant supposer qu'un nombre considérable de personnes ne bougeaient pas de leur domicile avant cette réforme, cela reste encore à démontrer. Il serait plus pertinent d'affirmer qu'un certain nombre de personnes ont fait des économies sur leur budget relatif à leurs déplacements plutôt que de prétendre que cette réforme leur a permis à tous de découvrir les joies du voyage.

Au mois de Novembre 2015, Emmanuel MACRON était invité par la rédaction de Media Part afin de répondre à plusieurs questions de divers journalistes. Notamment celles de la journaliste Rachida EL AZZOUZI qui estimait que la société américaine UBER exploitait ses salariés en les payant au SMIC pour travailler plus de 60 heures par semaine, MACRON lui rétorquait : « Allez à Stains, expliquer aux jeunes qui font chauffeur Uber, de manière volontaire, qu'il vaut mieux tenir les murs ou dealer. [...] Ils trouvent un travail, ils mettent un costume, une cravate. Ils montent dans une voiture ». Mais qu'a proposé MACRON pour éradiquer le trafic de stupéfiants ? Peut-être une visite au Maroc, dans la région de Rif, chez le spécialiste de la lutte anti-drogue, le roi Mohammed VI ? Sarcasme mis à part, le Président MACRON avait souligné lors de son escapade marocaine que « le roi du Maroc est préoccupé du sort de cette région qui lui est chère et où il a l'habitude de passer du temps ». Le Rif est un endroit réputé pour la culture de la drogue et ne présente à priori aucun autre intérêt pour le roi du Maroc.

Revenons à la ville de Stains située en Seine-Saint-Denis, en écoutant MACRON nous apprenons que la jeunesse stanoise a le choix entre dealer et s'enrichir ou alors s'escrimer pour un modeste SMIC, sinon rien, leurs options sont décidément très limitées. De plus, pouvons-nous sérieusement considérer que toute la jeunesse stanoise correspond à l'exemple énoncé par MACRON ou est-ce encore là une caricature de notre cher Président ? Paradoxalement, quelques mois auparavant, le 7 janvier 2015, dans Les échos nous avons pu lire : « il faut des jeunes français qui aient envie de devenir des milliardaires ». De quels français parlaient-ils ? Ceux de Stains ou ceux qui ont déjà tout ? Finalement, la jeunesse stanoise qui deale ne cherche t-elle pas elle aussi à devenir milliardaire à travers le trafic de drogue ? Et que compte faire le Président MACRON avec les flics ripoux comme ceux de la BAC de Stains ? Un des leurs a été écroué pour trafic de drogue à Stains et quatre autres placés sous contrôle judiciaire en mars 2015.

Le 27 mai 2016, le ministre de l’Économie était en déplacement à Lunel pour une rencontre avec les stagiaires de BEWEB à l'école numérique. A sa sortie, il était attendu par une poignée de manifestants, certains représentant le mouvement Nuit debout, et un autre venu de Nîmes était membre du syndicat Sud éducation. MACRON s'est permis de rabaisser ce citoyen français car son égocentrisme est tel qu'il n'a pas accepté d'être tutoyé et malmené verbalement. Ce sont les raisons qu'il a explicitement invoqué face aux journalistes de Media Part lors d'un long entretien pour justifier cet écart de conduite. Pourtant, à travers ce jeune homme s'exprimait à la fois la souffrance et le désarroi de nombreux autres français, MACRON a préféré tout rejeter.

Selon MACRON, il existe deux France, celle qui « bloque le pays » en tee-shirt et celle qui travaille en « costard », des propos ubuesques venant d'un homme pistonné depuis sa sortie de l'ENA et dont l'expérience professionnelle, en terme d'années, se compte sur les doigts d'une main. Mais que figurait sur ce tee-shirt pour que cela interpelle à ce point ce politicien ? Sur le tee-shirt noir apparaissait la mention « Freedom Palestine » ce qui a semblé passablement agacé MACRON qui, comme nous le savons depuis les commémorations de la rafle du Vél d'Hiv, apprécie énormément son « cher Bibi ». L'extrême droite israélienne est d'ailleurs plus fréquentable que le Front National semble t-il, encore un des nombreux paradoxes qui caractérisent notre Président.

Voici l'échange auquel nous avons pu assister, MACRON s'adressait à un jeune homme portant le fameux tee-shirt noir sur un ton péremptoire et nerveux : « Attendez, moi je n'ai pas de leçon à recevoir, si vous n'aimez pas que la France soit bloquée arrêtez de la bloquer », réponse d'un syndicaliste : « Non, ce qui a bloqué la France c'est le 49.3 monsieur MACRON ». Ce dernier ignorait la réponse et continuait à s'adresser au jeune homme portant le tee-shirt noir : « Vous n'allez pas me faire pleurer avec votre Tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler ». Ce à quoi l'intéressé, indigné, répondait : « Depuis l'âge de 16 ans, je travaille monsieur ». A cet âge, MACRON était encore sur les bancs du lycée, déjà amoureux de Brigitte AUZIERES, ce qui ne l'empêche pas de vouloir prodiguer des leçons à tout le monde alors que son expérience personnelle se résume à s'imprégner de la vie des gens par procuration, en visitant leur logement comme dans le Nord-Pas-de-Calais, en faisant des selfies, en serrant des mains, en mimant le DAB pour satisfaire de jeunes citoyens ou en prétendant vouloir jouer au professeur comme à Lunel.

De plus, MACRON semble associer le port du costard à l'activité professionnelle, tout un symbole, mais quelle est la proportion d'emplois nécessitant l'utilisation du fameux costume si cher à notre Président ? La police, la gendarmerie, les pompiers, les docteurs, les infirmiers, les avocats, les chauffeurs de train, de métro, de bus, les enseignants, les éducateurs, les boulangers, les bouchers, les poissonniers portent-ils un costume, un uniforme ou des tee-shirts ? Il existe bien une catégorie de personnes souvent vêtues d'un «  costard  », oui, ce sont les cadres. La seule expérience professionnelle d'Emmanuel MACRON, un poste chez ROTHSCHILD&Cie obtenu grâce à ses relations, n'a rien d'un métier conventionnel comme celui exercé par le français moyen. De plus, voici ce que pense Emmanuel MACRON du métier de banquier : « Nous sommes comme une sorte de prostituée. Le job, c'est de séduire », des propos tenus dans une interview au Wall Street Journal le 8 mars 2015. Tous nos conseillers bancaires seront sûrement ravis de l'apprendre car là encore il existe un fossé entre le banquier MACRON et le banquier lambda.

Retour à Lunel, la fin de l'échange entre l'homme au tee-shirt tagué pro palestinien et MACRON s'est achevé en ces termes, le jeune homme balbutiant : « Prenez garde en tout cas... », MACRON lui coupant rapidement et sèchement la parole, jugeant ces propos comme une menace, il lui répondit : « Moi je ne vous menace pas alors vous ne me menacez pas », le jeune homme terminait sa phrase : « Prenez garde en tout cas car la jeunesse est désespérée ». MACRON s'est senti menacé par des propos aussi anodins alors qu'il était accompagné par son escorte et un pool de journalistes. Son comportement est à la fois surréaliste, infantile et grotesque. Il n'est donc pas étonnant d'avoir entendu un économiste tel que Frédéric LORDON critiqué le « Mozart de la finance » en ces termes :

« MACRON a été élevé comme une tomate hydroponique, il est totalement hors-sol, c'est une bouffonnerie sondageo-médiatique ».

 

Effectivement, depuis MACRON n'est jamais redescendu de son piédestal et cela n'est pas près de se produire après avoir été élu Président de la République française, monsieur dispose et impose à sa guise comme un enfant capricieux. Le jeune homme au tee-shirt qui s'était montré virulent a ensuite totalement disparu de la scène alors qu'Emmanuel MACRON et sa cohorte se sont éternisés une bonne vingtaine de minutes à proximité, dans les rues de Lunel, entourés de gardes du corps et d'officiers de police. Ce citoyen a très probablement été invité ailleurs, c'est-à-dire à circuler, alors qu'il avait fait le déplacement pour exprimer son mécontentement.

Le 13 janvier 2017, lors d'un déplacement à Noeux-les-Mines, Emmanuel MACRON a provoqué l'indignation des personnes originaires du Nord-Pas-de-Calais en déclarant que « l'alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin-minier », sans préciser que l'activité du secteur minier a commencé à décliner dans les années 1960. La brutalité de ces propos était-elle nécessaire et surtout véridique en terme de statistiques ? La réponse est non, le Nord-Pas-de-Calais ne mérite pas une telle étiquette, encore aurait-il fallu pour cela être en tête de tous ces indicateurs ce qui n'est absolument pas le cas. Paradoxalement, lors de son meeting à Marseille, la capitale de l'apéro au pastaga, nous n'avons entendu aucune remarque de MACRON ressemblant de près ou de loin à celle généreusement partagée avec les nordistes.

L'hygiène de vie est l'une des variables à mettre en corrélation avec l'importance du niveau du chômage. De plus, une inactivité prolongée peut engendrer une décompensation contribuant à l'adoption ou à l'augmentation de ces conduites addictives chez le chômeur. L'alcool et le tabac sont deux pourvoyeurs de morts, et pas seulement en France et dans le Nord-Pas-de-Calais mais dans le monde entier. D'un point de vue sanitaire, il est évident que cela entraîne des pathologies et donc des morts. Ces deux produits nocifs sont d'ailleurs outrancièrement taxés par l’État français qui se voudrait être à la fois garant de notre santé et bénéficiaire des taxes que lui rapportent cette manne financière. L'activité de mineur qui s'exerçait dans le bassin-minier était un métier ne nécessitant pas de formation particulière autre que le courage, l'endurance et une part de chance pour éviter les accidents. Une vie de mineur dans le noir, par obligation, pour gagner sa vie dans le noir, par dévotion, toute sa vie sans jamais pouvoir trouver une issue vers la lumière. Il n'est donc guère étonnant que le taux de scolarisation soit inférieur à la moyenne nationale. Considérant ce manque de d'apprentissage et de connaissance conjugués à des revenus précaires, il n'est pas surprenant d'avoir une propension de personnes qui se soignent mal, soit par ignorance soit par défaut.

Alors qu'a voulu nous apprendre Emmanuel MACRON car si ses inquiétudes sont si sincères d'un point de vue sanitaire pourquoi se préoccupe-t-il uniquement d'un cas régional et non de l'ensemble du territoire français ? Pierre LE TEXIER, membre de l'équipe digitale d'Emmanuel MACRON, avait riposté illico presto sur son compte twitter après la déclaration de son chef de file, en partageant une carte illustrant la prévalence régionale de la consommation d'alcool parmi les 15-75 ans et dont la provenance serait l'INPES. Oui, « serait » car les chiffres sont différents de ceux fournis par le baromètre santé de l'INPES en 2010, ce qui laisse songeur... Il existe environ une cinquantaine de cartes représentant les statistiques de l'alcoolisme et du tabagisme pour l'année 2010 mais aucune ne ressemble à celle de Pierre LE TEXIER. C'est aussi la seule carte qui positionnerait le Nord-Pas-de-Calais comme étant la région la plus consommatrice d'alcool en France, voilà qui est bien commode, et ceci malgré les dernières données chiffrées de l'INPES datant de 2010. Nous voici face à une énigme, trouvez la provenance de la carte LE TEXIER. A vous de jouer !

Mais que nous disent réellement les chiffres de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) placé sous la tutelle du ministère de la Santé ? Dans son rapport portant sur l'analyse régionale du Baromètre santé INPES 2010, nous apprenons que le cas du Nord-Pas-de-Calais est loin d'être le plus préoccupant. Ainsi, le Languedoc-Roussillon se positionne en tête du classement des régions fortement consommatrices d'alcool parmi les 15-75 ans suivie par les Midi-Pyrénées, le Pays-de-la-Loire et enfin, en quatrième, le Nord-Pas-de-Calais. Or, l'usage à risque chronique d'alcool est localisé dans les trois régions précitées, pas dans le Nord-Pas-de-Calais. Après avoir pris connaissance de ces données, il apparaît donc évident que les « alcooliques » sont finalement plus localisés dans le Sud, proche du soleil, des vignes et du terroir français que dans le Nord. Ceci est confirmé par l'étude de l'INPES 2010 en ces termes :

« Le Nord reste la partie de la France la moins consommatrice, un constat qui pourrait s’expliquer par l’absence d’exploitations viticoles, contrairement au Sud où les régions les plus concernées par la consommation de vin sont le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ».

 

Concernant le tabagisme, les chiffres s'opposent également à la caricature dressée par Emmanuel MACRON et ses partisans. Notons que « les régions Languedoc-Roussillon (35%), Provence-Alpes-Côte d’Azur (33%) et Aquitaine (32%) sont celles où la proportion de fumeurs quotidiens est la plus élevée ». D'ailleurs Pierre LE TEXIER ne s'était pas attardé sur le facteur tabagique. Le cannabis ou l'usage quotidien d'une drogue n'ont pas été évoqué par MACRON dans sa déclaration, relevons tout de même que le Nord-Pas-de-Calais fait partie des régions les moins touchées. Les mauvais élèves étant le Languedoc-Roussillon, la Provence-Alpes-Côte-D'azur et l’Île-de-France. En conclusion, la région du Nord-Pas-de-Calais n'entre dans aucune des cases auxquelles MACRON a tenté de l'intégrer en revanche d'un point de vue statistiques, nous aurions de quoi nous étendre sur la région Languedoc-Roussillon ou PACA mais que nenni, ça n'intéresse personne.

Le 9 février 2017, point de mépris, ni de propos tendancieux ou dédaigneux cette fois-ci, nous sommes loin des caricatures habituelles, l'entretien de MACRON chez World Wide Fund for Nature France (WWF France) est très sérieux. Voici un extrait de la pensée profonde et insondable de MACRON lors de ce grand oral écologique. Chaque candidat à la présidentielle 2017 s'est entretenu avec Pascal CANFIN, directeur général de WWF France, et a répondu à des questions relatives à leur programme en matière d'environnement. Au micro, Emmanuel MACRON s'exprime librement avec un Pascal CANFIN médusé par tant de clairvoyance :

« Et donc parce que nous nous sommes des enracinés, il y a des arbres à côtés de nous, il y a des rivières, il y a des poissons, il y a des frères et des sœurs ».

 

De la pure poésie champêtre, c'est certainement l'influence du philosophe Paul RICOEUR qui lui a permis d'aboutir à la construction d'une pensée aussi riche. Oui ! Continuons, c'est exaltant, MACRON déclare ensuite sans ambages que « L'argent ne se mange pas, il ne se mange pas, je confirme » puis « il ne se respire pas [...] il ne s'aime pas... ». Transcendant, inaccessible, nous sommes en présence du grand visionnaire que les médias nous ont décrit, une pensée complexe qui froisse le cortex de tous les prolétaires. Mais, surtout, rappelez vous que « l'argent ne se mange pas » ! Veillez à ne pas assaisonner votre assiette avec de la menue monnaie !

Durant son meeting de Londres, le 21 février 2017, MACRON a lancé une subtile remarque afin de s'opposer aux vieux routiers de la politique qu'ils jugent corrompus dans les affaires ou pris en otage par des conflits d'intérêts. Ainsi il a déclaré : « Je revendique l'immaturité et l'inexpérience politiques ». Cette formule de distanciation avec le milieu politique était une manœuvre pour prétendre que lui était un homme clean voire méritant tel un self made man. Il voudrait aussi nous faire croire qu'il est devenu Président de la République à la sueur de son front, seul contre tous comme tout révolutionnaire digne de ce som. Henry HERMAND il ne connaît pas, Michel ROCARD il ne connaît pas, Jean-Pierre JOUYET il ne connaît pas, François HENROT il ne connaît pas, David de ROTHSCHILD il ne connaît pas, Jacques ATTALI il ne connaît pas et enfin François HOLLANDE il n'en a jamais entendu parlé. Bref, cette assertion relève de la bêtise inqualifiable autant sur le fond que sur la forme. Que peut-on ajouter à propos d'un homme qui a prétendu ne pas être ministre quand SFR a été vendu, puis avoir sauvé ARC INTERNATIONAL en autorisant la cession aux américains et qui a affirmé ne pas avoir cédé STX aux italiens de FINCANTIERI face à Marine LE PEN durant le grand débat des présidentielles ? Ce sera sans surprise que nous découvrirons par la suite l'implication de MACRON dans diverses affaires judiciaires tandis que ses choix politiques seront orientés et minés par les conflits d'intérêts puisque l'ancien patron de Bercy n'est qu'un clône de ses prédécesseurs.

Le 23 avril 2017, les partisans du candidat MACRON se sont réunis à la brasserie de Montparnasse, La Rotonde, pour fêter leur victoire au premier tour. Cela a été jugé pour beaucoup inopportun et indécent. A mi-parcours, ils claironnaient comme si la présidentielle avait déjà été remporté, c'était faire preuve d'une grande arrogance et d'un mépris inqualifiable envers l'adversité. MACRON s'est ensuite exprimé au micro des journalistes pour signifier son agacement vis-à-vis des critiques qui comparaient cet événement à celui du FOUQUET'S de SARKOZY. Pour faire diversion, certains de ses partisans ont conjecturé sur le tarif de l'addition alors que ce n'était décemment pas le sujet du débat. Il s'agissait plutôt d'évoquer la prétention à la fois débordante et ricanante affichées sans vergogne par MACRON jusque dans les médias. L'un de ses responsables en communication, Sylvain FORT, a profité de cette occasion pour nous rappeler que « ça fait neuf mois qu'on mange des sandwichs, on était contents d'aller au restaurant ». Pourtant, il apparaît qu'à l'époque, l'ancien ministre de l’Économie aurait dilapidé 80% de l'enveloppe annuelle dédiée à son ministère, soit une somme de 120.000€ en huit mois. Cet argent public était réservé pour les frais de représentation c'est-à-dire les repas organisés dans le cadre de sa fonction. Il a été soupçonné d'avoir utilisé ce pécule pour le lancement de son parti EM.

MACRON, sortant de La Rotonde, s'arrêtait pour répondre aux sollicitations médiatiques, un journaliste lui posait alors cette question : « Monsieur MACRON, La Rotonde c'est votre FOUQUET'S » ? Le candidat ni à droite ni à gauche a aimablement pris sur son précieux temps pour nous répondre ceci :

« Cher ami, si vous n'avez pas compris que c'était mon plaisir ce soir, d'inviter mes secrétaires, mes officiers de sécurité, les politiques, les écrivains, les femmes et les hommes qui, modestement, depuis le premier jour m'accompagnent, c'est que vous n'avez rien compris à la vie. Donc c'est c'que vous voulez mais c'était mon moment du cœur, vous voyez ? Mais je crois qu'au FOUQUET'S il n'y avait pas beaucoup de secrétaires, pas beaucoup d'officiers de sécurité […] moi j'n'ai pas de leçons à recevoir du p'tit milieu parisien ».

 

Notons tout de même la présence de personnalités comme Jacques ATTALI, Stéphane BERN, Pierre ARDITTI, Line RENAUD, l'écrivain Erik ORSENNA, François BERLEAND, Daniel COHN-BENDIT, entre autres, qui avaient rejoint La Rotonde autour de MACRON, ceux qu'il avait réduit à la simple fonction de valets auprès des médias. Enfin, le FOUQUET'S, contrairement à la réunion de La Rotonde, fêtait la victoire aux présidentielles, non pas la qualification pour le second tour.

Le 1er mai 2017, en meeting à la Villette, MACRON instrumentalisait la peur des français en débitant un scénario complotiste digne des envahisseurs ou de X-Files :

« Ils sont là. Ce sont eux, nos vrais ennemis, puissants, organisés, habiles, déterminés. Vous les croisez dans les rues, dans les campagnes ou sur la toile, bien souvent masqués, aussi haineux que lâches. Vous les connaissez. Le parti des agents du désastre. Les instruments du pire... » Oui, MACRON nous met en garde alors attention car « l'extrême droite française elle est là » !

 

Le 29 juin 2017, MACRON célébrait l'inauguration de la station F, une ancienne gare de marchandises parisienne réaménagée, devenue le plus grand incubateur de start-up au monde, fondé et financé à hauteur de 250 millions d'euros par Xavier NIEL. Le boss de FREE était présent lors du discours inaugural du Président MACRON, en compagnie de sa femme Delphine ARNAULT, de la maire de Paris Marie HIDALGO et du Secrétaire d'état au numérique Mounir MAHJOUBI. Un millier de start-up serait prévu en ces lieux pour « inventer la France de demain » selon les mots du Président MACRON. Il a également profité de l'occasion pour saluer « l'intelligence et la générosité de Xavier NIEL », l'un de ses importants soutiens durant sa campagne à l'élection présidentielle 2017. C'est ensuite que le Président MACRON prononçait une autre formule magique pleine de perlimpinpin : « Une gare c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ». Quel être humain vivant se définit-il par rien ? Qu'est-ce-que la vie dans ces conditions ? Serait-ce encore l'influence de Paul RICOEUR qui hante le Président de la République et ses brillantes pensées ?

Les gens qui « ne sont rien », aux seuls yeux de MACRON doivent être ceux qui produisent peu et consomment peu car ils n'ont aucun impact sur l'économie et par voie de conséquence ils sont une charge sociale pour les autres citoyens. Qui n'est rien ? Sont-ce les illettrées, les alcooliques et les fumeurs du Nord-Pas-de-Calais ? Sont-ce ceux qui ne portent pas de « costard » et qui ne sont pas encore millionnaires ? Sont-ce les comoriens qui meurent parfois noyés en espérant rallier l’île de Mayotte à bord d'un kwassa-kwassa  ? N'importe laquelle de ces personnes peut sauver une vie, une vie est une vie. Peu importe comment ces gens sont désignés par le Président de la république, une chose est certaine, ces personnes qui ne sont rien peuvent sauver la vie de n'importe qui, par un geste, et devenir le héros d'un jour et le héros d'une vie pour la victime.

Ceux qui ne sont rien le savent pertinemment lorsqu'ils se rendent au commissariat leur plainte ne sont pas prises en considération par les officiers de police judiciaire au prétexte qu'elles seraient classées par le Procureur de la république. En effet, le sénateur du Val d'Oise, Hugues PORTELLI, avait interpellé le ministre de l'Intérieur en 2013, lui faisant remarquer qu'il arrive « de plus en plus fréquemment que des justiciables se rendent au commissariat pour déposer plainte et qu'ils se voient refuser ce droit ». Ce qui constitue une violation du code de procédure pénal prévoyant que « la police judiciaire est tenue de recevoir les plaintes déposées par les victimes d'infractions à la loi pénale et de les transmettre, le cas échéant, au service ou à l'unité de police judiciaire territorialement compétent ». A ce jour, trois plaintes ont été déposé par la galaxie En Marche !, Thomas CAZENAVE contre X pour menaces de mort, le parti EM contre la Lettre A pour recel d'atteinte à un système automatisé de données, et le Président MACRON contre un paparazzi pour harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée.

Ceux qui ne sont rien le savent lorsqu'ils se rendent aux urgences à l'hôpital, déjà souffrant, les heures passant sur un brancard dans un couloir, puis à l'agonie, avant une prise en charge effective, nous avons pu constaté que nous n'étions rien. Une vie peut basculer en quelques secondes, le bon diagnostic et une bonne prise en charge peuvent minimiser les séquelles voire même sauver une vie. En moyenne, 54% des patients, soit plus de la moitié, passent plus de deux heures dans un service d'urgence dont 23% d'entre eux attendent plus de quatre heures. Monsieur le Président ne devrait plus jamais connaître ce genre de désagréments, l'eût-il déjà connu ? Lorsque nous faisons appel à la justice et qu'elle ne remplit pas son rôle en laissant des délinquants libres ou en maintenant dans leur lieu de vie originel des enfants maltraités ou négligés au lieu de les confier au parent de bonne foi ou quand cette justice détermine un non lieu dans l'affaire du sang contaminé, nous avons remarqué que nous n'étions rien.

Un handicapé qui n'a aucune visibilité dans la société n'est rien, bien souvent il consomme peu et ne produit rien car le monde n'est pas adapté à leurs capacités et à leurs besoins. Quand la misère, la précarité deviennent le quotidien d'un rien, quand la survie supplante la vie, que nous reste t-il, à nous autres, les « rien », nous aurons toujours nos valeurs, notre dignité humaine, le respect et l'espoir de pouvoir être un jour ce que nous désirons être, c'est cela la réussite, ce n'est pas celle du Président MACRON, c'est la notre.

Quant à ceux qui ont tenté de faire un parallèle fallacieux avec des paroles similaires qui ont été prononcées par François MITTERRAND en 1993, il mériterait un énorme soufflet à la fois pour avoir tenté de manipuler l'opinion publique et pour leur rappeler qu'un mort ne peut répondre à de telles fadaises. Est-il pertinent de comparer l'inauguration d'un site dédié à l'entrepreneuriat par le Président MACRON et une interview accordée sur Europe 1 par le Président François MITTERRAND, le 19 octobre 1993, abordant le thème de la misère et l'exclusion sociale ? En effet, François MITTERRAND répondait à la question suivante : « Monsieur le Président, j'aimerais savoir la définition que vous donneriez aujourd'hui de la misère » ? Il évoquait la misère et la pauvreté en ces termes :

« C'est-à-dire ceux qui n'ont rien ou qui n'ont pas le moyen de se faire reconnaître, ni pour vivre, ni pour faire vivre ceux qu'ils aiment, ni même enfin pour se développer, bien entendu ; ils ne sont rien, ils restent rien. Cela me paraît être la plus grande misère : n'être rien et ne jamais pouvoir devenir quelqu'un, n'avoir pas d'identité. Ils sont malheureusement de plus en plus nombreux, l'humanité s'accroît et en même temps la société industrielle crée beaucoup de laissés pour compte. Je crois que le nombre de ceux qui ne sont rien, qui ne sont reconnus par rien ».

 

Chacun pourra se faire sa propre opinion mais il apparaît que les contextes n'ont absolument rien en commun et que les propos de feu MITTERRAND ont été dévoyé pour soutenir l'inconséquence du Président MACRON.

Lors d'une réunion du G20 programmée à Hambourg, le 8 juillet 2017, le Président MACRON a été invité à s'exprimer sur le développement de l'Afrique. Face aux journalistes et aux citoyens du monde entier, l'image à l'internationale de la France, le Président MACRON, a exposé divers arguments pour définir les raisons qui ont plongé ce continent et l'ont maintenu dans un retard de développement inique au regard des richesses existantes sur ces terres.

Ainsi, le défi de l'Afrique est différent et beaucoup plus profond, il serait «  civilisationnel  » selon le Président de la République française, il n'existerait alors aucune corrélation avec le colonialisme, l'impérialisme ou l'esclavagisme. Voici comment l'occident pratique le négationnisme et le révisionnisme allègrement sans être inquiété par un quelconque lobby. Ces concepts historiques et authentiques expliquant la situation africaine, le Président MACRON les a remplacé par les « États faillis, les transitions démocratiques complexes et la transition démographique », ce « défi essentiel de l'Afrique  », sans oublier les « multiples routes des trafics (drogue, arme, humain, bien culturel) et le fondamentalisme islamiste ».

C'est à la suite d'une question d'un journaliste, relative à la faisaibilité d'un plan de financement pour l'Afrique calibré sur le modèle du Plan Marshall, que le Président a tenu des propos tendancieux dégageant un parfum colonialiste voire discriminatoire. Le précédent des « kwassa-kwassa » était déjà relativement questionnant mais cela venait finalement faire écho aux truculentes analyses de MACRON sur l'Afrique dont voici la teneur :

« Quand des pays ont encore aujourd'hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien ».

 

Des propos approximatifs et singulièrement inexacts puisque si l'Afrique subsaharienne possède le taux de fécondité le plus important au monde, elle possède également le taux de mortalité infantile le plus élevé. Sur les 50 nations du continent africain, seul le Niger présente un taux de fécondité de 7.6 enfants par femme, comme l'a avancé messié MACRON, empereur de la stigmatisation. Il s'agit là d'une exception ! Le taux de fécondité en Afrique subsaharienne s’élevait à 5 enfants par femme en 2016. En effet, aucune région du monde, aucun continent ne présente un taux de fécondité tel que celui cité par le Président MACRON. De plus, les différents travaux et recherches réalisés sur le sujet tendent à démontrer que le sous-développement est la cause de la surpopulation et non l'inverse. Pour preuve, voici quelques taux de fécondité hors continent africain largement supérieur à la moyenne mondiale de 2,5 enfants par femme :

 

  • Afghanistan : 5,3 soit le double de la moyenne pour cette région du monde soit 2,8 enfants par femme.

  • Irak : 4,2.

  • Les territoires palestiniens : 4,1.

  • Yemen : 4,2.

 

Ces pays ont tous un point commun, ils sont la cible de conflits militaires qui s'échelonnent depuis des décennies. Israël et l'ingérence occidentale catalysent à eux seuls les problèmes de cette région riche en ressources pétrolifères.

La Chine est le pays le plus peuplé au monde, dépassant allègrement le milliard de citoyen chinois, et elle se présente aujourd'hui à l'horizon comme la première puissance économique au monde, ceci avec une devise inférieure à l'euro. Voici des faits qui viennent brouiller la pensée dominante propagée par les énarques, ces pingouins en « costard » cravate, experts en poigne de main, tour de manchette, sourire et discours de propagande.

Le 16 juillet 2017 se déroulait le 75e anniversaire de la « rafle du Vél d'Hiv », le Premier ministre israélien aux mains propres, Benjamin NETANYAHOU, surnommé « Bibi » par ses proches supporters, était pour la première fois l'invité privilégié de cette cérémonie. Ainsi, le « Cher Bibi » à son MACRON a pu se délecter en écoutant le Président de la République condamner l'antisémitisme et le racisme, qui sont au passage une seule et même forme de discrimination pour les adeptes d'une réflexion faisait appel à la raison, non aux sentiments ou aux intérêts personnels brouillant tout sens du discernement. Le concept de discrimination est suffisamment éclairant à lui seul pour éviter que certaines communautés ne revendiquent une hiérarchisation des souffrances car à ce drôle de petit jeu morbide, l'Afrique devrait être numéro un, loin devant les autres. Esclavagisme et colonialisme n'ont apparemment pas suffit au peuple noir pour mériter le rôle de martyre comme la communauté juive.

Peu de personnes informées iront contester le Président MACRON sur le fait que « c'est bien la France qui organisa la rafle puis la déportation et donc pour presque tous la mort », encore faut-il ne pas éluder la coresponsabilité et le rôle majeur joué par le voisin allemand. La France agissait sous leur commandement. Un rôle passé sous silence par le Président MACRON. Une délicate attention de sa part que d'avoir ménagé la susceptibilité d'Angela MERKEL. Il ne faudrait pas froisser le patron de l'Europe en l'incriminant puisque comme nous le savons, c'est l'Allemagne qui est à l'origine du nazisme, non la France. Le premier Président de la république française à avoir reconnu la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d'Hiv est Jacques CHIRAC.

Ensuite, le Président MACRON élu par une poignée de français a déclaré ceci : « Nous ne céderons rien aux messages de haine, nous ne céderons rien à l'antisionisme car il est la forme réinventée de l'antisémitisme ». Voilà de quoi laisser pantois n'importe quelle personne dotée d'un minimum de capacité de réflexion. Un tel sophisme relayé par les médias est pour le moins choquant, nous apprenons grâce au génie MACRON que l'antisionisme est une invention des antisémites. Est-il toujours interdit de critiquer la politique colonialiste du « Grand Israël », corollaire du sionisme ? Ou faut-il comprendre que les juifs sont plus persécutés en France que les noirs ou les arabes ? Est-ce de l'humour noir sioniste ? Est-il normal qu'une minorité au sein même de la minorité des juifs français puissent faire autant de tapage, c'est-à-dire moins de 1% de la population juive française qui représente elle-même moins de 1% de la population française ? Soit une minorité dans la minorité incarnant une partie infinitésimale des français. S'il fallait donner une couleur, une race, une origine au mal qui nous ronge, il ne serait pas juif même si la politique de l'état sioniste doit être remise en question, d'ailleurs elle n'aurait aucuni couleur ni race ou origine. S'il fallait lui donner un nom, ce serait la misère humaine car c'est au mépris des droits de l'homme que sont menées des idéologies tels que le sionisme, le colonialisme ou encore l'islamisme extrémiste.

Cet état des lieux vient d'être renforcé par un amendement de la loi rétablissant la confiance dans l'action publique ou plus généralement nommé par les médias comme la loi sur la moralisation de la vie publique. Cet amendement a été voté dans la nuit du 27 juillet 2017 et se présente comme une importante entrave à la liberté d'expression puisque toute personne ayant été condamné pour les motifs énumérés ci-dessous, serait considérée comme inéligible pendant une période de 10 ans. Une manière efficace de museler les langues les plus acerbes. En effet, ne seront plus éligibles, les auteurs de propos qualifiés comme étant raciste, antisémite, négationniste, homophobe ou d'inciter au terrorisme, de faire l'apologie de crime contre l'humanité et de toute forme de discrimination. Il faudrait commencer par surveiller de près le Président MACRON pour ces déclarations licencieuses sur l'Afrique car il frise déjà avec l'inéligibilité.

Les islamistes extrémistes veulent régner sur le monde musulman comme les fanatiques sionistes avec les juifs. Nos dirigeants utilisent les mêmes subterfuges pour imposer leur idéologie et empêcher l'opposition de s'exprimer. Faut-il rappeler l'affaire Dieudonné, cet humoriste a toujours raillé toutes les communautés tout au long de sa carrière mais il a été harcelé judiciairement et banni du petit écran après un sketch contre l’État sioniste ? Avant cela rien. Les partisans du sionisme sont de tristes sbires qui piétinent allègrement la liberté d'expression au seul motif qu'il ne faut pas critiquer la politique colonialiste israélienne. Lors de son déplacement en Algérie, le Président MACRON a condamné la colonisation comme étant un « crime contre l'humanité » mais quand il s'agit d'Israël, la fermeté et l'extravagance ne sont plus de rigueur, il devient très modéré voire partisan à l'égard de ceux qui mériteraient d'être condamnés tout aussi fermement.

Pour conclure, voici un pot pourri, un florilège de déclarations outrancières du plus jeune Président de la République française. Le 2 juin 2017, l'anecdote du kwassa-kwassa flirtait avec le racisme, à la fois cynique et totalement indécent car il savait qu'il était filmé. Le Président MACRON a ainsi déshumanisé les personnes originaires des Comores les faisant passer pour de la marchandise et a raillé la mémoire de leurs morts. Quelques jours plus tard, les salariés de GM&S apprenaient que MACRON n'était pas « le Père noël » et qu'il ne pouvait donc rien faire pour eux. Une manière bien infantilisante d'exprimer son impuissance face au destin compromis de cette entreprise sur le long terme. Lors de sa démission du ministère de l’Économie, MACRON s'est exprimé au micro de TF1, très désireux de se défendre des accusations dont il était alors la cible, à savoir celles concernant les dépenses relatives à son ministère. Il déclarait notamment ceci pour se justifier : « Je n'ai jamais eu de collaborateur en charge de ma circonscription », une allusion explicite aux déboires judiciaires de François FILLON qui faisant de lui le premier député fictif de France. MACRON n'ayant jamais eu de mandat local ou national, il ne pouvait décemment pas avoir de circonscription à gérer. De la prophylaxie linguistique pour éviter de répondre à la question posée, pour cela il divertit l'opinion publique en la réorientant sur l'affaire FILLON, ensuite il endort les critiques en créant une nouvelle polémique avec cette déclaration dont il sait pertinemment qu'elle est fausse.

Lors de son déplacement à Montpellier fin 2016, MACRON a stigmatisé une partie des habitants de la Paillade qu'il avait rencontré dans les locaux de l'association Solidarité DOM-TOM. S'adressant à ces personnes, pour beaucoup, de confession musulmane, il leur avait fait remarquer qu'il préférait les voir réunit sous l'étiquette associative plutôt que sous la bannière salafiste : « j'préfère ça, à voir les salafistes ». Sans doute un moment d'égarement, avait-il oublié qu'il parlait à des citoyens français plutôt qu'à ses lieutenants ? « Un salafiste est un citoyen comme un autre », lui avait alors lancé un habitant. Est-ce que MACRON aurait seulement osé prononcer les mêmes mots à l'égard de potentiels sionistes réunis dans une association juive ?

 

Enfin, pour terminer, selon le Canard Enchaîné, le 26 juillet 2017, lors d'une réunion avec les chefs de la majorité le Président MACRON aurait déclaré ceci au sujet de l'annonce de la baisse de l'Aide Pour le Logement : « C’était une connerie sans nom ! Pas la peine de se retrouver dans des débats complètement dingues qui n’ont fait l’objet d’aucun engagement ». Comme dirait le Président MACRON : « La conclusion logique [...] c'était d'en tirer des conclusions ».

 

 

Sources :

 

Le Parisien : « Moralisation de la vie publique : l'Assemblée renonce au casier vierge », 25 juillet 2017.

En Marche : La France En Marche ! Rassemblement de Lyon, discours d'Emmanuel MACRON, 4 février 2017.

Le Figaro : « Bérénice Levet : ''Emmanuel Macron ne voit ni l'art, ni la culture, ni la France'' », Alexis FEERTCHAK, 24 février 2017.

Le Parisien : « Macron, ''candidat du travail''', en démonstration de force à Paris  », 10 décembre 2016.

JDD : « Macron, 2e plus forte chute de popularité en trois mois après Chirac », Gaël VAILLANT, 23 juillet 2017.

L'Express : « 100 jours à l'Élysée : Macron moins populaire que Hollande à la même époque », AFP, 12 août 2017.

Paris Match : « Quand Emmanuel Macron, "trop amoureux", échouait à Normale Sup », Emilie CABOT, 16 février 2017.

Sud-Ouest : « Bordeaux : un prof de lycée condamné pour une relation avec une élève », Jean-Michel DESPLOS, 3 février 2017.

Gala : « Emma­nuel Macron fait un “dab” après son inves­ti­ture à l’Ely­sée », 17 mai 2017.

Europe 1 : « Emmanuel Macron dabe... encore ! », 10 juin 2017.

C8 : « Présidentielle : candidats au tableau », mars 2017.

Internet site du parti En Marche ! https://en-marche.fr/article/emmanuel-macron-actu-toi-beur-fm en direct sur BeurFM, le 14 avril 2017.

BFMTV : « Macron : "Si j'étais chômeur, je n'attendrais pas tout de l'autre'' », Hélène FAVIER, 18 février 2015.

Libération : « Non, monsieur Macron, la vie d'un entrepreneur n'est pas ''plus dure'' que celle d'un salarié », Amandine CAILHOL, 20 janvier 2016.

 

20 Minutes : « Quand Emmanuel Macron situe Villeurbanne... en région lilloise », 30 novembre 2016.

Le Parisien : « Présidentielle : la gaffe de Macron sur la Guadeloupe et les « ''expatriés'' » 16 décembe 2016.

Le Point : « "Mère expatriée en Guadeloupe" : la bourde d'Emmanuel Macron », 6MEDIAS, 16 décembre 2016.

 

YOUTUBE : chaîne En Marche, la chaîne d'Emmanuel MACRON - Discours sur l'enseignement supérieur et la recherche, 14 avril 2017.

Ouest France : « Quand Macron ne comprend pas un discours préparé par son équipe », 17 avril 2017.

En Marche : Discours de Quimper, 16 janvier 2017.

En Marche : Discours de Lille, 14 janvier 2017.

L'Express : « VIDÉO. Oups... Macron s'aperçoit qu'il est en plein direct sur Sky News », 8 mai 2017.

 

Challenges : « Gad mis en liquidation judiciaire, Intermarché seul repreneur », Miguel MEDINA/AFP, 12 septembre 2014.

Europe 1 : « Macron attendu de pied ferme par les anciens de Gad », Lionel BONAVENTURE/AFP, 23 janvier 2015.

Autorité de la concurrence : Communiqué de presse relatif à la réforme du permis de conduire, 9 mars 2016.

L'OBS : « 5 sorties d'Emmanuel Macron qui disent son mépris de classe », Maïté HELLIO, 30 mai 2016.

 

Le Parisien : « ''Les pauvres'' et les autocars : les mots de Macron font réagir », 15 octobre 2014.

Le Figaro : « Un an après, les ''autocars Macron'' affichent un bilan en demi-teinte », Pauline CHATEAU, 6 octobre 2016.

L'Humanité : « Libéralisation, dérégulation, la sortie de route des cars Macron », Marion D'ALLARD, 17 novembre 2016.

 

Le Point : « Rif - Macron : ''Le roi du Maroc est préoccupé par la situation''' », Aïda HADDAD, 15 juin 2017.

Le Parisien : « Policiers ''ripoux'' de Stains : comment Stifler et ses collègues ont dérapé », 13 novembre 2015.

 

Paris Match : « Quand Macron répond sèchement à un gréviste », 28 mai 2016.

Wall Street Journal : « France’s Hollande Casts Fate With Ex-Banker Macron », Stacy MEICHTRY et William HOROBIN, 8 mars 2015. (« You’re sort of a prostitute », he says. « Seduction is the job »).

 

Le Courrier Picard : « Macron déplore que ''l’alcoolisme, le tabagisme et l’échec scolaire se soient installés dans le bassin minier'' », 16 janvier 2017.

INPES : « Alcool, tabac et drogues illicites : Géographie des pratiques addictives en France », dossier de presse novembre 2013.

Marianne : « Chômeurs fainéants, nordistes alcooliques : le strike de Macron », Etienne GIRARD, 15 janvier 2017.

 

Challenges : « Présidentielle : Macron passe son grand oral écologique », Kira MITROFANOFF, 9 février 2017.

 

Sud-Ouest : « Soirée à La Rotonde : Macron "n’a pas de leçon à recevoir du petit milieu parisien" », 23 avril 2017.

Europe 1 : « Présidentielle : la soirée de Macron à La Rotonde fait polémique », 24 avril 2017.

L'Express : « Macron a-t-il utilisé l'argent de Bercy pour lancer En marche ! ? », AFP, 24 janvier 2017.

JDD : « Emmanuel Macron et les 120.000 euros de Bercy », Anne-Charlotte DUSSEAULX, 26 janvier 2017.

20 minutes : « Les arguments étonnants d’Emmanuel Macron sur son utilisation de l’argent public », Olivier PHILIPPE-VIELA, 2 février 2017.

 

En Marche : Discours du 1er mai d'Emmanuel MACRON, Porte de la Villette, 1er mai 2017.

 

Ouest-France : « Start-up. Station F, le plus grand incubateur au monde, lancé à Paris », 30 juin 2017.

Les Echos : « Macron ovationné par les entrepreneurs à Station F », 29 juin 2017.

Sénat : « Obstruction au droit de déposer plainte », question écrite n°09285, Hugues PORTELLI, 21 novembre 2013.

Le Point : « Thomas Cazenave et Gaspard Gantzer menacés de mort », AZIZ ZEMOURI, 31 mars 2017.

Le Monde : « ''MacronLeaks'' : En marche ! porte plainte contre un article de ''La lettre A'' », 29 mai 2017.

La Dépêche : « Darmanin porte plainte contre Mediapart après un article sur ses vacances en Corse », AFP, 16 août 2017.

Ouest-France : « "On n'est pas suicidaire" : le paparazzi contre lequel Macron a porté plainte se défend », AFP, 16 août 2017.Le Monde : « Combien d'heures d'attentes aux urgences ? », Marine MESSINA, 31 juillet 2014.

Europe 1 : Interview François MITTERRAND 1993.

 

L'Express : « G20 : les propos de Macron sur les "7 à 8 enfants" par Africaine passent mal », 11 juillet 2017.

Population Reference Bureau : 2016 World Population Data Sheet, pages 10 à 14.

 

Le Figaro : « La rafle du Vél' d'Hiv', symbole de la collaboration avec le régime nazi », Esther PAOLINI, 16 juillet 2017.

Europe 1 : « Amendement antiraciste, une arme politique dangereuse », Antonin ANDRE, 28 juillet 2017.

 

20 minutes : « Montpellier : Echange musclé entre Emmanuel Macron et un habitant à propos du salafisme », Jérome DIESNIS, 19 octobre 2016.

En Marche : Interview d’Emmanuel Macron au journal télévisé de Gilles BOULLEAU sur TF1, 30 août 2016.

Le Figaro : « Jamais élu, Macron évoque pourtant ''sa'' circonscription en direct à la télé », Arthur BERDAH, 2 février 2017.

Sud-Ouest : « La baisse des APL, "une connerie sans nom", s’énerve Macron », 2 août 2017.

20 minutes : « Baisse des APL : Furieux, Emmanuel Macron aurait assuré que la mesure était ''d'une connerie sans nom'' », 2 août 2017.

 

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37 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 21 août 09:03

    La France a toujours fait les poubelles pour se trouver un président ......


    • Abou Antoun Abou Antoun 21 août 11:50

      @zygzornifle
      Oui, à présent elle les prend dans la poubelle, se lamente pendant toute la durée du mandat, puis les rejette à la poubelle.
      Bande de crétins décervelés, avachis, abrutis de télé ! Que la punition soit à la hauteur de la faute.
      L’article est un peu long mais formidablement documenté. Le personnage est parfaitement bien décrit. En fait inexistant, inconsistant, un pur produit publicitaire à qui on a réussi à faire croire qu’il était une pointure.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 août 11:57

      @zygzornifle

      Dans une élection, il y a un choix entre plusieurs.

      Si tous sont du niveau caniveau, forcément, le vainqueur ne volera pas haut.

      Euh, rassurez-moi, « les autres » ils étaient pas mieux ?
      Si ?


    • gogoRat gogoRat 22 août 15:02

      un peu compliqué pour des ’rien’ sans dents, qui s’arrêteront certainement comme moi à rêvasser sur des invocations bizarres comme ’rot child’ ou ’sciences pot’ dont il faut d’abord trouver la traduction ...


    • Parrhesia Parrhesia 21 août 10:17
      Bonjour zygzornifle,

      D’après vous, de Gaulle aurait-il été également trouvé dans une poubelle ???
      Les anciens savent bien que c’est là l’opinion généralement répandue dans la caste des soixante-huitard, laquelle s’étendait depuis le PCF jusqu’à l’OAS et Le Pen, en passant par les agents du Mossad et de la CIA...
      Si telle est votre sentiment, c’est votre droit, et c’est également votre droit de la divulguer.

      Mais, s’il vous plait, soyez assez aimable pour nous le confirmer afin que les Français puissent affiner leur jugement sur l’ensemble de vos posts...
      Merci d’avance et bonne journée...

      • Parrhesia Parrhesia 21 août 11:35

        @Parrhesia
        Merci de lire : « si telle est votre conviction... »


      • zygzornifle zygzornifle 21 août 12:27

        @Parrhesia


         l’époque de De Gaulle n’était pas comparable car il était le libérateur de la France , c’était un héros , les suivants ne libéraient plus rien du tout et étaient des zéros .....

      • francois 21 août 16:51

        @zygzornifle
        Disons surtout que De Gaulle a surfé sur les avcancés sociales du CNR et qu’il avait une culture historique que seul Poutine a aujourd’hui.


      • mmbbb 27 août 16:06

        @francois le parallèle est intéressant J ’ai ecoute Poutine Il affirme qu aucun des dirigeants n avaient la parole libre Ils étaient tous inféodes aux USA ; Il est évident qu un de Gaulle aurait une autre approche personnelle et faisant valoir avant tous les interets de la France. Il est vrai que depuis Sarko la fonction presidentielle a ete largement degradee mélangeant les genres Vie publique vie privéee histoire de cul venant faire l buzz . Hollande appartient a un think tank
         http://www.agoravox.fr/spip.php?page=forum&id_article=195959&id_forum=4979051&idf=4979400
        je ne pense pas que De Gaulle aurait eu besoin d un laboratoire d idee et pour clore le ban

        « Il n’y a plus de réflexion au sein des partis politiques »

        Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne


      • francois 21 août 11:42

        De Gaulle « Les français sont des vaux ».

        +1 zygzornifle


        • Abou Antoun Abou Antoun 21 août 13:12

          @francois
          « Les français sont des vaux »
          Atteignant paradoxalement des sommets de bêtise.


        • francois 21 août 16:47

          @Abou Antoun

          Ii mnequerait plils que je me rlise sur avgroavxp


        • canard 54 canard 54 21 août 12:37

          Normal que Macron connaisse le DAB pour un ex banquier (distributeur automatique de billets) mais lui ne distribue pas , il raffle !!!


          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 août 12:55

            Je pense qu’avant la fin de l’année, le Président Macron ne représentera plus grand-chose aux yeux des Français, pour ne pas dire RIEN du tout. La Loi travail se chargera de mobiliser dans la rue, les victimes de son mépris récurrent envers le peuple,celui d’un pur représentant de la ploutocratie aux commandes de la république bananière qu’est devenue la France.

            Actuellement, il faut bien se dire que tout ce qu’entreprend cette ploutocratie grossière et vulgaire, aux commandes se solde par des échecs cuisants. Ce n’est qu’un début.


            • francois 21 août 16:49

              @Nicole Cheverney
              Nicole, Qu’a donner la précédente opposition manifestante à l’ancienne loi travail. ?


            • mmbbb 27 août 16:12

              @Nicole Cheverney il a ete elu pour cinq ans il suivra la voie d Hollande il ne se representera pas . Les francais ont voulu l Europe, ils ont désormais un gouvernement de la quatrième république. Le gouvernement de Macron ne fait qu appliquer les directives europeenes, l assemblée nationale n est plus qu une chambre de retranscription du droit anglo saxon. Il faudrait eviter de se mettre une burka sur le visage . Quant a Macron il a un merite il fait noircir du papier et donne du grand a moudre pour les journalistes


            • bob14 bob14 21 août 13:09

              Les « Tas » Français c’est lui...Une erreur de la nature ayant le bouton rouge ?


              • Montagnais Montagnais 21 août 13:12

                Quel bon boulot de documentation ! facts & figures


                Quelles belles révélations à propos de notre petit roi Ubu ! 

                Mais bof .. Macron est tellement à l’image et à la hauteur de l’époque et du système qui l’a mis « au pouvoir » que tout va pour le mieux dans le pire des mondes

                Et pis .. pas oublier que Macron a sauvé la Frounze & les Frounzais du Nazisme ! 

                Jamais oublier ça ! pas de ça ! pas de ça ! pas de ça , jamais ça ! (je le cite, animé d’un juste courroux, déclenchant des torrents d’acclamations )

                Et pis .. mieux vaut Macron que Sarkozy, non ?

                Oui

                Bien cordialement

                • lloreen 21 août 17:42

                  @Montagnais
                  « pas oublier que Macron a sauvé la Frounze & les Frounzais du Nazisme ! »

                  J’ignorais ce haut fait... C’est étrange, en tant que président d’une des corporations de l’union européenne créée par les nazis, je n’avais jamais entendu dire qu’il voulait en sortir !
                  https://michelduchaine.com/2014/06/25/livre-numeriqueles-racines-nazies-de-lunion-europeenne-de-bruxelles-par-dr-mathias-rath/


                • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 août 13:38


                  Démission du Général Pierre de Villiers.


                  Quelques infos sur la caractère tortueux de notre petit ( tout petit ) caporal chef E. Macron.


                  La semaine dernière, le général Faugère procédait sur le site MAGISTRO à une analyse très fine de la crise dont le Président de la République et l’ancien CEMA furent les protagonistes
                  1. Cette analyse dit bien, me semble-t-il, ce que les militaires de tous grades peuvent ressentir après l’humiliation volontairement infligée par le chef de l’État à l’un des meilleurs CEMA que les armées aient connus. Comme clé possible de compréhension de ce comportement apparemment inexplicable, l’auteur évoque un possible cynisme de la part du chef de l’Etat mais sans vraiment explorer cette voie. Pour ma part, je suis convaincu que seul un cynisme absolu éclaire ce triste épisode : les jours du général de Villiers comme CEMA étaient comptés dès avant l’élection d’Emmanuel Macron. Pour en comprendre les raisons, il faut évoquer en effet la crise qui s’est produite en 2014, lorsque ce dernier était ministre de l’économie et Pierre de Villiers, CEMA depuis quelques mois. Le directeur de cabinet de Bercy de l’époque est devenu depuis le Secrétaire général de l’Elysée ! Comme à l’accoutumée, Bercy avait imaginé d’effectuer une énième ponction sur le budget de la défense pour boucher le tonneau des Danaïdes des finances publiques. Pour manifester leur opposition devant cette pratique insupportable, le général de Villiers et les trois chefs d’état-major d’armée, soutenus en sous-main par J-Y Le Drian, leur ministre de tutelle de l’époque, avaient menacé de démissionner en bloc, menace qui ne s’était jamais vue jusqu’alors. Devant pareille bronca, le Président Hollande avait alors arbitré en faveur des armées, désavouant ainsi Bercy et son ministre. Cet épisode ne pouvait qu’avoir impressionné très défavorablement quelqu’un qui, visiblement, nourrit une conception très centralisée, pour ne pas dire autocratique de l’exercice du pouvoir. Comment un simple « technicien » de la défense pouvait-il avoir l’outrecuidance de prétendre s’opposer à une décision d’ordre politique ! Élu président, Emmanuel Macron ne pouvait donc pas garder comme CEMA un officier de la trempe de Pierre de Villiers, dont il savait d’expérience qu’il s’opposerait de toutes ses forces à l’effeuillage continuel du budget des armées. Il fallait donc s’en débarrasser, mais sans en prendre l’initiative pour ne pas porter la responsabilité de la rupture. En effet, il lui fallait absolument éviter le reproche de « politiser » la relation PR/CEMA, ce que ses prédécesseurs à l’Elysées s’étaient
                  toujours abstenus de faire, les militaires étant ontologiquement neutres à l’égard du pouvoir, quelle qu’en soit la couleur politique. L’éviction du CEMA allait donc se faire en trois actes, selon un plan parfaitement machiavélique. Premier acte  : La prolongation du CEMA dans ses fonctions était annoncée. Faisant suite aux mises en scène militaro-théâtrales qui s’étaient succédées depuis la prise de fonction du nouveau PR, elle devait témoigner de la confiance supposée de celui-ci à l’égard de la chose militaire. Quand on connait la rigueur morale de Pierre de Villiers, il n’y a aucun doute qu’il n’ait préalablement obtenu du PR les garanties budgétaires nécessaires sans lesquelles il n’aurait jamais accepté cette prolongation. Deuxième acte : Mettant à profit les fuites (organisées par qui ? Personne ne s’en est soucié !) de l’audition à huis-clos du CEMA devant les députés de la Commission de la Défense, le PR sort du bois le 13 juillet, en humiliant outrageusement le CEMA, selon la manière indigne que l’on sait. La date retenue sciemment permettait de donner un écho maximum à la mise en accusation publique d’un CEMA devenu déloyal. Quand on sait l’intelligence d’EM, on ne peut avoir aucun doute sur le but d’une pareille charge. La violence de l’attaque était parfaitement proportionnée à l’effet recherché, à savoir une démission forcée d’un CEMA que l’on avait fait semblant de vouloir conserver, mais à la seule « initiative » de ce dernier. Et pour le cas où Pierre de Villiers n’aurait pas compris ce que l’on attendait de lui, le Premier ministre en remettait une louche dès le lendemain en précisant que, bien sûr, il « pouvait » rester CEMA, façon à peine déguisée de lui signifier qu’on ne le souhaitait pas. Et EM portait l’estocade dans le Journal du dimanche en agressant à nouveau sa cible avec une violence telle que celui-ci ne pouvait pas ne pas démissionner. Et qui croira que le porte-parole du gouvernement déversa son flot de propos injurieux sans l’assentiment du PR ? Troisième acte : Le général de Villiers démissionne en effet, mais en reprenant la main. Sans attendre d’être congédié comme un malpropre lors d’une « entrevue » prévue le vendredi suivant, il prend le PR de cours en annonçant sa démission selon une forme où l’on retrouve son légendaire sens de l’honneur et de la dignité. L’opinion publique est stupéfaite et indignée. Les media, qui ont tant contribué à son élection, sont sidérés. Conclusion : Si la démission espérée a bien été obtenue, c’est au prix d’un désastre de la communication présidentielle. La confiance est durablement rompue entre le chef des armées et celles-ci. Cet épisode a révélé à la fois un cynisme démesuré, un amateurisme confondant, mais par-dessus tout, un mépris de la chose militaire apparu au grand jour. Il convient de noter que les quatre principales « têtes pensantes » du ministère des armées ont été écartées : l’ancien ministre Le Drian, son ancien directeur de cabinet Levandovski, l’ancien directeur de la DGA et maintenant le CEMA. La voie est libre désormais pour quoi ? Nul ne le sait. Moralité : S’il faut des années pour construire la confiance, une seconde suffit pour la ruiner durablement.


                  1- voir l’article du général Faugère du 28 juillet 2017 Leçon d’une crise à la tête des armées 


                  [http://www.magistro.fr/index.php/template/lorem-ipsum/du-cotedes-elites/item/3212-lecon-d-une-crise-a-la-tete-des-armees]


                  Bonne lecture.


                  @+ P@py


                  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 août 13:58

                    Concernant les photos du style : Martine …. nos merdias ( aux ordre ) s’empressent rapidos de les publier, si non pour eux c’est cette direction  !


                    @+ P@py


                    • lloreen 21 août 17:21

                      @Gilbert Spagnolo dit P@py

                      L’épisode du général de Viliers est une péripétie de plus dans les plans des prédateurs de l’ombre dont le but est à présent le déclenchement de la guerre civile.
                      Macron est un pion qu’il faut renverser pour ces gens et dans l’arrière-cour, certains généraux sont embusqués pour mener un putsch contre ce pion, sans doute consentant, des Rothschild.
                      L’homme a accumulé assez de biens et de fortune pour être à l’abri du besoin ... loin des yeux de la plèbe et du bas peuple, lequel à force de se serrer la ceinture n’aura plus guère comme choix extrême de s’en servir pour abréger ses misères au cas où le plan serait mené à bien.

                      Tout est fait pour accentuer l’impopularité de l’associé-gérant des Rothschild qui servent bien d’autres maîtres en plus du veau d’Or.
                      Le plan est de pousser les français à bout, de façon à accepter le putsch comme une bénédiction qui serait de courte durée car cette épopée servira à déclencher la « guerre contre l’islamisation » qui arrivera comme du pain béni pour instaurer définitivement la tyrannie en France.
                      Le premier objectif sera d’embraser les cités, dont tout un chacun sait que nombre d’entre elles sont devenues des zones de non-droits aux mains de chef de bandes qui vivent et prospèrent grâce au crime organisé.
                      Y dénicher des jeunes désoeuvrés sans aucun autre futur que vivre de différents trafics, perméables à toutes les idéologies plus folles les unes que les autres, prêts à se laisser embrigader par les premiers qui leur proposeront la gloire et le paradis (pour assassins ?) sera un jeu d’enfants pour des agents dont la profession consiste à manipuler et tromper. La ribambelle d’attentats qui ont eu lieu un peu partout sont la preuve de cette instrumentalisation puisque ceux qui y ont participé de près ou de loin ont toujours servi de boucs émissaires abattus sinon dans l’heure qui a suivi au moins quelques jours ou semaines plus tard. Quant aux donneurs d’ordre et aux organisateurs, ils continuent à rester dans l’ombre.

                      La preuve que tout ce scénario était préparé et la fin connue d’avance fut le fait que dans la foulée, le successeur du général de Villiers était nommé...


                    • HELIOS HELIOS 21 août 15:46

                      ... ce n’est pas pour parler en l’air et encore moins que pour defendre Macron ! j’aurais préféré d’autres personnages a sa ^place.


                      Mais, actuellement, plutot que de bavasser sur ce qui nous sert de président de la république, je préfererai qu’on sorte des arguments, - valables, evidement - 

                      Macron est là, pour et l’instant il n’a rien fait, sauf pour l’occupation de sa femme.

                      • francois 21 août 16:45

                        @HELIOS
                        Peut-on avoir une traduction SVP.


                      • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 août 21:48

                        @francois

                        Je sais pas moi, « ceux qui brassent du vent sur la médiocrité de notre président sont aussi médiocres que lui », par exemple


                      • lisca lisca 27 août 16:56

                        @HELIOS
                        il avait beaucoup nui avant d’être président.
                        Et depuis qu’il est là, il a réussi à ponctionner l’Armée et se la mettre à dos, imposer le TAFTA déguisé en machin canadien, etc.
                        Bien sûr, lui, c’est Micronuscule, car la décision est prise par les grands collectifs néfastes attaliens qui nous persécutent dans l’ombre.
                        Mais enfin, ce prête-nom ne dit pas non.
                        Rêvons : et s’il se sentait français tout à coup ?
                        Il serait un vrai président.


                      • lloreen 21 août 16:48

                        Parler de Macron, c’est perdre son temps.A moins de faire partie de son équipe de communication (propagande) pour qui le temps, c’ est de l’argent, ce qui tombe à pic pour l’associé-gérant des Rothschild, arrivée pratiquement au but, après quelques détours et virages plus ou moins serrés.
                        La fine équipe peut dorénavant sortir du bois et sourire aux caméras : mission accomplie ! Depuis l’avènement d’un de leur ex-directeur de la banque propulsé dans le fauteuil présidentiel de la république, les Rothschild ont dorénavant les mains libres et tous ceux qui atteint les sommets à force de tout écraser sur leur passage aussi. Aucun tabou ni la langue de bois n’est nécessaire pour afficher les objectifs poursuivis:la politique bulldozer est en marche, à la vitesse « V » et l’heure est aux raclements de fonds de tiroirs.

                        Les français (et tous les autres) sont pris au piège, pris à leur propre jeu à force de n’avoir toujours rien compris et d’attendre un sauveur dont ils devraient bien remarquer que non seulement il est aux abonnés absents mais que tous ceux qui se prêtent au jeu et acceptent de jouer le rôle , le font de mal en pis.

                        Certains ont compris qu’il n’y a plus rien à attendre de ces prophètes d’eau saumâtre et ont crée un conseil national de transition le 18 juin 2015, un outil juridique reconnu au niveau du droit international seul organe légitime mis à la disposition des peuples pour (re)trouver leur souveraineté, conformément à l’article 35 de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
                        https://www.conseilnational.fr/

                        Le 8 août 2017, le conseil national de transition a proclamé la création d’une Cour Suprême.
                        https://conseilnational.blogspot.fr/2017/08/cour-supreme.html
                        https://www.youtube.com/watch?v=JPpmZ9LOiy8

                        Les français ont dorénavant toutes les cartes en main.
                        Les allemands ont crée une assemblée constituante, les islandais ont repris leur souveraineté et d’autres suivent ou suivront la même voie.


                        • FreeDemocracy 21 août 17:06
                          Bonjour aux visiteurs et aux commentateurs,

                          En espérant que les gens prendront le temps de tout lire, même en plusieurs fois, je trouve ça ludique, moi je ne représente rien sauf moi même alors MACRON ou un autre ok c’est pareil.

                          Sauf que lui a 39 ans... il a un profil très singulier en tout point de vue, il sort de l’ordinaire... il a du talent, c’est certain, il séduit beaucoup de personnes, « séduire », mais la politique ce n’est pas de la séduction, ce sont des paroles et des actes. Les paroles de MACRON sont ci-dessus dans l’article.

                          Les faits avant tout, ce n’est pas toujours marrant de tout vérifier mot à mot mais faut le faire car bon nombre des citations sont sorties du contexte et parfois avec le contexte c’est pire.., il n’a pas eu toujours tort mais cette manière de s’exprimer est pour le moins méprisable


                          Au fait sur les vus et les commentateurs qui a vraiment lu en entier ? Pas beaucoup car personne n’a vu le jeu formule inclusive dans l’article ?


                          • zygzornifle zygzornifle 21 août 17:29

                            Ce soir je vais me décapsuler une Macronenbourg une bière jupitérienne brassée et mise en bouteille par des sans dents sans costumes illettrés et Comoriens ..... Après je regarderai sur les chaines Drahi Macron boxer et taper dans le ballon , quelle belle soirée en perspective , ensuite j’irai gerber avant de me coucher histoire de ne pas trop cauchemarder .... 


                            • canard 54 canard 54 21 août 19:24

                              @zygzornifle

                              Garde la canette vide pour lui mettre dans le fion au Jupiter avec une poignée de sable en plus......


                            • canard 54 canard 54 21 août 19:30

                              @canard 54

                              @zygzornifle

                              Vide en plusieurs ils sont nombreux au gouvernement chacun sa part !!!!


                            • Le421 Le421 21 août 18:52

                              Analyse bonne mais longue, basée sur des constats que nous avons fait maintes fois, nous, les « riens » !!
                              Un bémol à tout ça.
                              J’ai regretté que François Asselineau et ses groupies se soient ingéniés à hurler avec les loups et de participer sans limite au massacre du seul candidat qui représente une véritable opposition crédible. Et encore là à l’assemblée, sinon, je me demande qui contesterait... Le reste du PS et des LR est quasiment dans la roue de LREM... Busards !!
                              Je ne fais pas ce reproche qu’à l’UPR, d’ailleurs...

                              Et je n’ai toujours pas compris si ce parti était de droite ou de gauche.
                              Et quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup !!


                              • Ar zen Ar zen 21 août 19:30

                                @Le421

                                Il y a une majorité de gauche à l’UPR, des électeurs Mélenchon 2012 qui ont voté Asselineau. Pourquoi ?

                                Parce qu’il est impossible d’imposer une politique nationale dans le cadre des traités. Si vous avez un peu de temps libre, lisez le livre de Christophe Beaudouin. C’est son travail de thèse de doctorat. 

                                En aurez vous le courage ?

                                Parce que la réponse de la « désobéissance » est une fable. Si désobéir était possible depuis longtemps la dette française aurait été annulée et les compteurs remis à zéro. S’il est impossible de désobéir à des banquiers et à des fonds de pension, alors, désobéir aux autres Etats, c’est pas demain la veille. 

                                Si l’on est pas satisfait des traités européens, il faut sortir parce que les modifier ce n’est plus possible pour des raisons d’unanimité. Mais c’est vrai que l’unanimité vous passe par dessus la tête le 421. 

                                En attentant, paru sur Agorvox : 




                              • FreeDemocracy 21 août 20:45
                                @Ar zen

                                Bonjour,

                                long oui mais nécessaire, il en dit pas mal de phrases étonnantes en si peu de temps... si vous avez tout lu alors le passage avec la WWF est pour mois le plus aérien... pas très connu cet épisode

                              • FreeDemocracy 21 août 20:44
                                bonjour,

                                Personnellement, cet article c’était long... bref

                                Je suis déçu de voir que La vilaine LuLu ne passe pas la modération.... je tiens à dire aux potentiels modérateurs qui passent par ici ceci :

                                1/ j’ai d’abord entrepris le corps du texte
                                2/ puis j’ai acheté la BD, je l’ai en ma possession, ce n’est pas un miracle, c’est 20 balles mais c’est pour dire que je m’appuie largement dessus puisque sont résumées les 23 historiettes dans mon article tous aussi odieuses les unes que les autres.

                                Il faut un débat autour de ce thème, rien n’est tabou, aucune accusation dans cet article, c’est appuyé par le code pénal ... la vilaine lulu favorise et facilite la corruption de mineur, ça me parait difficilement contestable. La vilaine Lulu est entouré de pédophiles tout au long de l’histoire alors comment ne pas l’évoquer ?


                                Concernant, cet article sur macron j’ai expurgé une partie sur son couple... apparemment certains considèrent qu’il n’a pas été victime de corruption de mineur...

                                DONC en résumé, faisons simple, pas vu pas pris ? SI je tue quelqu’un mais qu’on ne me retrouve pas je suis donc innocent de mon crime ? 

                                Je trouve dommage cette auto censure ?



                                • alinea alinea 21 août 21:46

                                  Je ne suis pas sûre qu’il soit si dépensier ; je ne m’étonnerais pas qu’on trouve ses millions dans un paradis ; mon idée était que c’est lui qui a financé l’achat de la SOFRES ( si ce n’est ça, c’est un autre organisme de sondage de cette importance) acquise par son beau-fils !
                                  Sinon, j’espère qu’on ne passera pas nos cinq années à venir à détailler ses saillies ; quelque chose me dit qu’il n’a pas jusqu’ici donné toute sa mesure ! Parce que le jour où il sera vraiment mis à mal par le peuple tout entier, il ne s’en sortira pas avec des pirouettes, il montrera son vrai visage et tout sera dit.


                                  • FreeDemocracy 23 août 21:20
                                    @alinea

                                    Bonsoir,

                                    C’est de l’ironie quand nous disons qu’il a dépensé 1 smic par jour pendant X temps car tout simplement l’argent a disparu donc dans les 2 cas c’est un nanard... 

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