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Mai 68 : 50 ans après, que peut-on dire de Daniel Cohn-Bendit ?

Il fut “Dany le Rouge”, puis “Cohn-Bendit le vert”, il est à présent “Daniel Cohn-Bendit l'européen”. Pour les uns il a trahi ses idées, pour d'autres bien au contraire, il est depuis un demi-siècle le porte-drapeau incontestable des droits universels. Une chose est certaine : Daniel Cohn-Bendit ne laisse pas indifférent, et quoi que nous puissions dire de lui, chaque année au mois de mai, les médias occultent les presque 10 millions d'ouvriers et d'étudiants grévistes qui firent de mai 68 le plus grand conflit social de l'histoire, pour ne retenir qu’un seul nom : Cohn-Bendit.

Partant de ce constat, n’est-ce pas dès lors souhaitable, en rassemblant des éléments factuels, de comprendre pourquoi depuis tant de temps la presse accorde autant d'intérêt à Daniel Cohn-Bendit ? Comment, moins de 25 ans après la Libération, a-t-il pu devenir la figure de proue de la révolte étudiante ? De quelle manière parvient-il à rester crédible aujourd'hui, alors que si nous suivons ses déclarations, il semble toujours dire simultanément une chose et son contraire ? Pour essayer de répondre à ces questions, revenons sur quelques événements, médiatisés ou pas, qui ont marqué l'histoire de Daniel Cohn-Bendit.
 

Libéral pour bourgeois, libertaire pour bohème.

En 1999, Daniel Cohn-Bendit déclare être "libéral-libertaire" reprenant ainsi à son compte un concept créé en 1972 par le sociologue Michel Clouscard. A partir du plan Marshall, Clouscard nous enseigne que le capitalisme a besoin d'éviter une crise de surproduction. Le capitalisme a également intérêt à contenir la menace communiste. Quant à Charles de Gaulle, il semble acquis que sa résistance au diktat américain ne fut pas du goût de tout le monde. L'émergence d'une nouvelle industrie (légère) voit apparaître un nouveau mode de consommation. La société des gadgets est née. En conséquence de quoi le capitalisme peut user d'une nouvelle arme (la séduction). Cette stratégie vise à liquider la question sociale et tuer dans l'oeuf le socialisme. Mais la consommation ce n'est pas pour toutes les strates de la population, remarque Michel Clouscard. La société libérale est répressive envers les producteurs (le prolétariat) et elle est permissive envers les consommateurs (la bourgeoisie). De ce fait la consommation des uns est le travail des autres.

Clouscard souligne ainsi l'importance de distinguer le mai 68 bourgeois et sociétal du mai 68 social des Accords de Grenelle. Il insiste sur le fait que contrairement aux apparences il y a des collusions d'intérêts entre les tenants du jouir sans entrave et les responsables de l'économie capitaliste. La consommation libidinale et ludique est réservée à une élite. En somme, la classe ouvrière doit, elle, se contenter de rêver. Cette nouvelle consommation qu'il faut dissocier des biens d'équipement (lave-linges, automobiles...) s'appuie sur une nouvelle morale qui fait que la liberté devient liberté d'entreprendre (liberté du patron). L’éthique, elle, en est réduite à une morale de l'avoir. La quête du sublime devient une affaire de goût. Cette remise en cause fait que les avancées révolutionnaires de 1789 sont balayées d'un revers de la main. Le "suivre les coutumes de son pays" de la morale provisoire de René Descartes, que l'on peut rapprocher du “discours parental” de De Gaulle, n'est également plus à l'ordre du jour. A présent le discours dominant est sociétal, progressivement les problèmes économiques et sociaux sont relégués au second plan. Les termes “lutte des classes” ou encore “prolétariat” ne font plus partie du vocabulaire de ce qu'il convient d'appeler la gauche mondaine, une néo-gauche qui petit à petit a fait de la classe ouvrière la classe fantôme.

Selon Clouscard, le capitalisme veut à l'évidence un comportement d'individualisation. Ce qui a pour effet immédiat l'atomisation du corps social et par conséquent la fin de la société traditionnelle. La sphère des médias, du divertissement et de l'audiovisuel va s'avérer être une formidable structure de rayonnement de la propagande libérale-libertaire. En se présentant “plus à gauche que la gauche”, la pseudo rébellion libérale-libertaire va effacer des consciences l'idée même de lutte des classes. Le prolétariat n'est plus le sujet de l'histoire. Le Contrat Social défini par Rousseau, dans lequel chacun renonce à sa liberté naturelle au profit de la liberté civile (l'intérêt général) est expédié aux oubliettes. Kant est lui qualifié par Clouscard de « Newton de la Morale ». Il sera amputé par la nouvelle intelligentsia de sa dimension morale et politique, très probablement parce que ce dernier développe l'idée que l'individu dans l’État doit abandonner sa liberté primaire, sauvage, pour accéder à un statut juridique. Sa liberté “d'être social” peut ainsi totalement s'accomplir, puisque celle-ci est issue de sa propre volonté législatrice. En bref, comprenons que le "jouir sans entraves" prôné par les partisans du libéralisme-libertaire est inconciliable avec l'impératif catégorique de la morale de Kant qui au contraire préconise : "Agis de telle sorte que tu traites l'humanité comme une fin, et jamais simplement comme un moyen"

En substance, Michel Clouscard suggère qu'à la vue de l'émergence du socialisme, le libéralisme-libertaire est une contre-révolution parfaite. Premièrement, la néo-féodalité qui s’incarne de facto dans le grand capital et la rente foncière, a poursuivi son entreprise de pourrissement via ses courroies de transmission que sont les médias. Deuxièmement, la nouvelle bourgeoisie qui s’incarne dans l'élite intellectuelle, l'élite entrepreneuriale et le star-système, a généré des stratégies de diversion pour garantir ses privilèges.

Par delà les apparences, que dit vraiment Cohn-Bendit ?

Eric Zemmour se présente comme conservateur. De ce fait il est pour Daniel Cohn-Bendit le faire-valoir idéal. La démagogie libérale-libertaire, fond de commerce de Daniel Cohn-Bendit, a l'avantage d'être orientée en direction de l'avenir. Zemmour se considère lui conservateur, et parfois bonapartiste ou encore gaullo-bonapartiste, des références résolument tournées vers le passé. A cette terminologie, Zemmour ajoute une forte dose d'obsessions identitaires. Rien de mieux pour Cohn-Bendit, qui peut ainsi à sa guise prétexter qu'il représente la pensée progressiste. L'accueil des migrants est en ce moment le sujet favori de Cohn-Bendit, un thème qu'il partage avec ses amis de la galaxie néocon, en particulier Bernard Kouchner, Raphaël Glucksmann et Romain Goupil, le cinéaste qui se sent libéral-libertaire, et qui “emmerde ceux que le terme effraie”. C’est que la pudeur n'a jamais été le point fort de ces derniers, qui ne l'oublions pas, furent les promoteurs des guerres qui ont embrasé une grande partie du Monde. Des guerres de déstabilisation à l’origine des nouvelles migrations. Dans un article antérieur, nous avions noté qu'une fois une campagne militaire terminée, le type de manipulation qui consiste à émouvoir un public le plus large possible peut s’apparenter à la phase 2 de la propagande de guerre. A ce stade de la désinformation, l’agresseur se fait passer pour un bienfaiteur désintéressé. Or Daniel Cohn-Bendit fut avec d'autres illustres va-t-en-guerre à l'origine de la pétition "Oui, il faut intervenir en Libye et vite !". Aujourd'hui nous mesurons pleinement l'ampleur de la catastrophe “La Libye est devenue la plaque tournante d’un gigantesque trafic d’êtres humains”.

Face à Eric Zemmour (son meilleur ennemi) sur le plateau de “Zemmour & Naulleau”, Daniel Cohn-Bendit s'exclame "Moi je préfère l'humanitaire à l'arrogance de 1938 où on a laissé crever les juifs". Le retour des années 30 est sa botte secrète, le coup imparable : que peut-on lui opposer quand sans le moindre scrupule il se transporte en 1938 pour sous-entendre qu’il est du bon côté de l’Histoire ? Il est en effet très simple de faire appel au point Godwin, qui permet, dans une discussion, d’assimiler l’adversaire au nazisme.

Si l’accusation d’antisémitisme est parfois utilisée par Cohn-Bendit pour tenter de discréditer des adversaires politiques, son grand coeur reste pourtant de pierre dans des cas d’antisémitisme réellement avérés. Pour s’en convaincre, il suffit de prendre connaissance de ses analyses sur la situation en Ukraine. Nous pouvons constater que lorsqu’une extrême droite ouvertement antisémite est au service d'un pays allié à l'OTAN, elle semble poser beaucoup moins de problème à Dany. Comble de l'ironie : la seule chose qu’il sait nous dire sur le néo-fascisme en Ukraine tourne à la critique ciblée : "Mélenchon est scotché dans les années 30" pour avoir écrit : "En Ukraine : un pouvoir putschiste aventurier, dans lequel les néonazis ont une influence tout à fait détestable (...)". Des propos confortés par les faits. Nous avons vu ici que si les journaux britanniques en matière de politique étrangère sont globalement rangés derrière leur gouvernement, malgré tout ils relatent fréquemment le rôle majeur des bataillons ouvertement néo-nazis au service du nouveau pouvoir de Kiev. Pour preuve : The Guardian, The Telegraph, The Independent, The Sunday Times, BBC News. Des articles corroborés par Amnesty International qui dès septembre 2014 alertait les opinions publiques sur les crimes perpétrés par les troupes paramilitaires ukrainiennes.

Et ce deux poids - deux mesures est chez lui une véritable prérogative : en 2008, Robert Ménard fut à la pointe de la campagne anti-Jeux Olympiques de Pékin. Dans son sillage Daniel Cohn-Bendit appelait à boycotter l'ouverture des jeux chinois. Après tout, pourquoi pas nous dira-t-on puisqu'il s'agit des droits de l'homme. Seulement que faisait notre “droitdelhommiste” en 2005, le jour où il fut décidé qu'en 2012 les JO se dérouleraient à Londres alors que le criminel de guerre Tony Blair s’était engagé malgré des manifestations populaires massives, aux côtés d'un autre criminel de guerre nommé George W. Bush, dans la seconde guerre illégale d’Irak ?
 

Israël - Palestine : le contorsionniste

En 2010, Daniel Cohn-Bendit qualifiait le boycott d'Israël d'"inutile", et d'"erreur", à peine un an après l’opération “Plomb Durci” qui avait coûté la vie à 1330 Palestiniens dont près de 900 civils. Cela ne mérite-t-il pas d’examiner pourquoi et comment Daniel Cohn-Bendit se préoccupe du sort des Palestiniens ?

La même année, l'icône des indignés Stéphane Hessel avait été l’invité de la convention d'Europe Ecologie. Personnalité incontestable dans les milieux de gauche, Hessel sera élu personnalité de l'année 2011 par les lecteurs du Monde. 2010 est aussi l'année où Hessel écrivit “Indignez-vous !”. Dans ce petit essai l'ancien résistant s'indigne entre autre contre Israël qui bénéficie d’une impunité scandaleuse nous dit-il. Contrairement à Daniel Cohn-Bendit, Hessel appelait lui dès 2010 au boycott d’Israël.

D’autre part, en avril 2002 José Bové et ses compagnons de la Confédération paysanne furent expulsés d'Israël pour le simple motif d'avoir rendu visite au leader palestinien Yasser Arafat. Cet évènement atteste que José Bové et son organisation étaient alors réellement impliqués dans la cause palestinienne. Et en 2009 le leader paysan choisira d'être l'une des têtes de liste d'Europe Écologie, une formation politique fortement influencée par Daniel Cohn-Bendit, à qui beaucoup de militants reprocheront son manque d'opiniâtreté quand il s'agissait de dénoncer les crimes de l’État israélien.

Toujours dans cette période, les cadres de la gauche et donc de la gauche écologiste se préoccupaient ou semblaient se préoccuper de la question palestinienne. Ainsi Noël Mamère planta un olivier à Bègles, Manuel Valls en a fait de même à Evry, et au bout du compte une cinquantaine de villes participeront à l'initiative baptisée "un olivier pour la paix", tandis qu’en octobre 2010 une mission d'information française « Géopolitique de l'eau » présidée par le député socialiste Jean Glavany accusera Israël de priver les Palestiniens d'eau. Jean Glavany emploiera même le terme «  apartheid  » pour caractériser la façon dont sont gérées les ressources dont disposent les deux populations d’Israël et de la Palestine. Dans ce contexte où les gauches étaient plutôt sensibilisées à la cause palestinienne, en septembre 2011 au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit plus théâtral que jamais condamnera à son tour la politique d'Israël. Mais ne voyez pas dans cette prestation un acte totalement honorable. Daniel Cohn-Bendit ne fera que réciter en hurlant le projet hypocrite de l'UE, prenant soin malgré tout de ne pas trop égratigner Israël, qui selon lui est une “grande démocratie”. Et le député européen sera bien sûr très élogieux envers Mahmoud Abbas, le président plus que contesté de l'Autorité palestinienne, devenu le protégé des Occidentaux depuis la disparition de Yasser Arafat.

D’une façon générale, concernant le conflit israélo-palestinien, Daniel Cohn-Bendit déclarera en de nombreuses occasions “qu’Israël se trompe et doit faire le premier pas”, et "qu’il faut deux États". Mais parler de deux États ne mange pas de pain. Alain Finkielkraut lui aussi nous parle bien de deux États. Tandis qu’à aucun moment Daniel Cohn-Bendit ne pointe les crimes israéliens récents. Il se contente pratiquement d'un 50/50 en glissant insidieusement des expressions telles que “terrorisme”, “tir de roquettes”, “tir de missiles” dans son discours lorsqu’il évoque l'insoumission des Palestiniens.

En octobre 2014, une info “illumine son humeur”, rapporte-t-il sur Europe 1. Ce jour là, il "félicite le président israélien Reuven Rivlin (un homme de droite très lié aux ultras orthodoxes colons) qui a osé aller à Kafr Qassem commémorer le massacre (56 morts) perpétré par l'armée israélienne en 1956 envers des civils arabes”. Mais Reuven Rivlin est Président de l'État d'Israël, et il est en fonction depuis le 24 juillet 2014. Or en 2015 Amnesty accuse Israël de « crimes de guerre » pour des exactions commises dans la bande de Gaza à l’été 2014 (opération Bordure Protectrice). Ainsi au début de la mandature de Reuven Rivlin, les 2200 Palestiniens tués rendent ipso facto ce président israélien co-responsable du crime. Et qu'a “osé dire” Daniel Cohn-Bendit sur un tel crime, à la fois factuel et précis ? Cette fois encore, rien.

 

Échanges cordiaux avec Finkielkraut

Compte tenu du fait qu'Eric Zemmour et Alain Finkielkraut partagent les mêmes obsessions identitaires, et qu'à l'écouter Daniel Cohn-Bendit ne supporte pas la xénophobie, comment expliquer le fait qu'il soit timoré, voire même complice avec Alain Finkielkraut alors qu'il est notablement virulent avec Eric Zemmour

Pour illustrer notre propos, revenons sur Zemmour qui déclare : "L'Allemagne, elle gagnait quand il n'y avait que des dolichocéphales blonds. C'est comme ça. C'est peut-être le hasard". Et dans un style similaire Finkielkraut qui affirme "l'équipe de France est aujourd'hui black-black-black, ce qui provoque des ricanements dans toute l'Europe.” Ces deux exemples démontrent que la radicalité de Finkielkraut n'a rien à envier à celle de Zemmour. A la différence de Finkielkraut, Zemmour voue un culte à la Russie de Poutine. Et ajoutons que Cohn-Bendit partage avec Finkielkraut un atlantisme exacerbé. Ce dernier va jusqu'à estimer que l'Amérique est un bouc émissaire à qui l’opinion publique reproche des fautes complètements infondées.
 

L'arme du faible : vociférer

Avec un débatteur de la qualité d'Emmanuel Todd, s’il veut faire illusion, Daniel Cohn-Bendit ne peut pas fonctionner comme avec Eric Zemmour. La technique du merle moqueur n'a pas beaucoup d'incidence sur l'éloquence de Todd. Cohn-Bendit n'a donc pas d'autre alternative que de pourrir le débat. Ainsi l'oiseau chanteur devient Dany l'acariâtre. En septembre 2017 sur France 2, notre roublard aura sans vergogne usé de ses combines habituelles quand il n'a pas la maîtrise des échanges. Globalement Todd reproche à l'Allemagne une volonté hégémonique. Manifestement sans trop de succès, Cohn-Bendit protestera par des jérémiades et des moqueries : "Tu es obsédé par l'Allemagne, tu radotes, c'est une maladie mentale, j'aurais pas du venir, c'est toujours pareil, la prochaine fois (...) je vais m'en aller, ça ne change pas, ça va pas la tête, tu n'es pas Dieu le père.” L'un des intervenants finira par lui dire "Monsieur Cohn-Bendit vous me faites peur quand vous répondez à Emmanuel Todd. Vous le faites toujours en psychiatrisant ses désaccords".

Sur la forme, que faut-il retenir de la confrontation Cohn-Bendit / Todd qui fut au centre du débat ? Comme à son habitude Daniel Cohn-Bendit a réduit, insinué, caricaturé les paroles de son adversaire. Quant à Emmanuel Todd, même s’il est très difficile de vérifier le bien fondé de sa théorie, nous pouvons malgré tout dire qu'il se sera montré relativement didactique dans la manière d'exposer ses idées. Sur le fond, Emmanuel Todd dénonce les effets pervers du libéralisme qui est à la base de la structure européenne, alors que pour Daniel Cohn-Bendit, l'Europe fonctionne, mais pas assez bien, et à ce titre il défend la politique de l'actuel gouvernement Philippe. Ainsi, concernant la suppression de l'impôt sur la fortune, l'ex-leader de 68, incapable d'exposer ses idées clairement lorsqu'il s'agit “de fric”, s'est contenté d'une formule ambigüe : "Je ne suis ni pour ni contre, je suis dubitatif".


 

En quoi Dany a-t-il marqué les écolos ?

Seulement 3 ans après l'union d’Europe-Écologie et des Verts aux élections européennes de 2009, Daniel Cohn-Bendit quitte officiellement ce parti le 7 décembre 2012. A ce moment là, les élections législatives de juin 2012 avaient permis à EELV d’emporter 17 sièges, suffisants pour constituer un groupe à l'Assemblée. En 2017, 1 seul député sera élu, finalement recruté par "La République en Marche". A ce jour donc, il n’y a aucun député EELV à l’Assemblée Nationale. Fin 2012, deux ans seulement après la fondation d’EELV, Daniel Cohn-Bendit annonce qu'il n’en fait plus partie alors qu'il avait fait des pieds et des mains pour réunir (derrière lui) la quasi-totalité des forces qui constituaient jusqu'alors “l'écologie plurielle”. Le résultat final est sans équivoque : après avoir unifié les différents courants de l'écologie politique, il a phagocyté l'ensemble de la mouvance écologiste qui est devenue une pâle copie de son projet initial.

Et le désastre va même plus loin : les membres d’EELV ne sont-ils pas devenus les meilleurs soutiens des politiques européenne et étrangère de nos 3 derniers présidents ? Car nous retiendrons surtout que dans l'intervalle où Cohn-Bendit a fait main basse sur la mouvance écologiste, celle-ci a modifié progressivement sa ligne politique : tout d'abord revenons en 2005. A cette époque antérieure à EELV, Cohn-Bendit est coprésident du groupe Les Verts au Parlement européen. Ce poste ne l’a pas empêché de désavouer José Bové et la majorité des Verts, puisque il fit campagne pour le oui au traité (libéral) européen aux côtés des députés UMP Michel Barnier et UDF François Bayrou. En 2011 également, souvenons-nous : Eva Joly, future candidate EELV à la présidentielle, prendra parti en faveur d'une intervention en Libye dans la roue de MM. Sarkozy, Juppé et BHL, alors que quelques mois plus tard en 2012, le magazine de Canal Plus "Spécial investigation" révélera au travers de témoignages anonymisés de membres de nos services du Renseignement que la France a mené la guerre en Libye pour le pétrole et le gaz avec le soutien intéressé du Qatar. Enfin en 2016, le député européen EELV Yannick Jadot s'associe à Raphaël Glucksmann pour condamner la Syrie et la Russie. Selon eux "la communauté internationale regarde, hébétée, les bombardements de Poutine et Al-Assad sur la ville d'Alep". En dehors du fait que les bombardements de la coalition occidentale sur Mossoul et Raqqa semblent avoir été au moins aussi meurtriers que les bombardements russes sur Alep, retenons que Jadot fait le choix d'un rapprochement avec un néoconservateur historique. En effet, Raphaël Glucksmann fut avec son père André membre du Cercle de l'Oratoire, un think-tank pro-américain, pro-Bush et cela va de soi pro-guerre en Irak. Une « guerre contre le terrorisme » artificielle, promue par les adeptes de la doctrine Bush qui occasionnera 1,3 million de morts dans trois pays : Irak, Afghanistan et Pakistan. Les associations à l'origine du rapport cité en lien parlent d’un « crime contre l’humanité proche du génocide ».
 

Les paradoxes de Dany

Selon les circonstances, les postures de Dany peuvent-être radicalement différentes. Pour clarifier notre propos, revenons sur François Hollande qui remis la Légion d'honneur au prince héritier d'Arabie saoudite Mohamed Ben Nayef, évincé depuis par un putsch au profit de Mohamed Ben Salmane, fils du Roi Salmane, dans un pays qui au nom de la charia inflige à sa population mais également à certains ressortissants étrangers des châtiments cruels, inhumains ou dégradants. Sur ce point précis et factuel, Dany est resté complètement silencieux. Il n'a rien dit non plus fin 2015 quand Hollande s'est rendu aux obsèques du roi Abdallah d’Arabie : « un homme d’Etat dont l’action a profondément marqué l’histoire de son pays et dont la vision d’une paix juste et durable au Moyen-Orient reste plus que jamais d’actualité  », nous chante le communiqué indécent de l’Elysée. Réaffirmons une fois encore que l'Arabie saoudite, à la tête d’une coalition auto-proclamée, a lancé au Yémen depuis le 26 mars 2015 des attaques aériennes délibérées contre des civils, mais aussi inflige à ses prisonniers de guerre la torture, le meurtre ou les mauvais traitements.

Si M. Daniel Cohn-Bendit peut parler ici ou là d'une “dictature alliée à l'Occident”, cela reste toujours lapidaire, noyé dans un flot d'informations, et surtout il ne dénonce jamais les liens qui unissent les oligarques occidentaux aux dirigeants des pétromonarchies du Golfe. En revanche, il profite allègrement des supports que le monde médiatique lui offre (radios, journaux) pour tirer à boulets rouges sur les pays mis à l'index par les Etat-Unis en visant leurs soutiens. Et là, il n'y va pas “avec le dos de la cuillère”. "Cohn-Bendit attaque Mélenchon sur ses vacances passées avec Chavez". A propos de Mélenchon toujours : "Va te faire voir et va tutoyer Castro". Et Daniel Cohn-Bendit s'en prend à Ségolène Royal, présente à Cuba lors des funérailles de l'ancien président Fidel Castro.

Au printemps 2016, nous avons assisté en France à des mouvements d'opposition à la Loi Travail portée par la ministre Myriam El Khomri. Suite à une des manifestations, “29 policiers furent blessés dans de violents affrontements en marge de la manifestation”. Quelle aubaine pour Daniel Cohn-Bendit qui insidieusement profitera de l'occasion pour amalgamer le mot “crime” à l'acronyme “CGT”. Petit extrait de son discours confusionniste, tendancieux et indigeste : « On est pour ou contre les manifestations de la CGT, j’en n’ai rien à cirer ce matin. Ce que je veux dire, c’est que ceux qui manifestent encore après ce crime horrible, et qui disent ’tout le monde hait la police’, ils sont frappadingues  ». Même s’il prend soin une fois encore de masquer son jeu, Daniel Cohn-Bendit a toujours été pour la déréglementation du droit du travail. Son astuce est de détourner l’attention avec par exemple cette déclaration ronflante “Le gouvernement a tout faux sur la loi El Khomri“. Mais dès que nous consultons la totalité de l’article, nous nous apercevons que pour lui la réforme vient trop tard, et qu'il faut négocier uniquement avec la CFDT. Et pour cause, la CGT qui compte plus d'adhérents que l'ensemble des partis politiques, est totalement méprisée par ce “grand démocrate“ soi-disant “de gauche”, qui est favorable au travail le dimanche et à la privatisation des services publics. Pour lui « Des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’État ». Dans les colonnes de Libération il déclarait déjà en 1999 : «  Je suis persuadé que si on dit non à l’économie planifiée socialiste, on dit oui à l’économie de marché. Il n’y a rien entre les deux ».


Sous les pavés, Macron !

Début 2016, Daniel Cohn-Bendit avait décidé de rallier le camp d'Alain Juppé en vue de la présidentielle de 2017. Fin 2016, nouveau changement de cap avec pour alibi la lutte contre le Front National. Daniel Cohn-Bendit soutient finalement le banquier d'affaire Emmanuel Macron. Jusqu'alors Dany et ses amis nous faisaient le coup du “rassemblement républicain”, mais seulement à partir du second tour. A présent, face à la jeunesse du candidat des réseaux du patronat, il n'est pas question que son nouveau poulain coure le moindre risque, il doit à coup sûr passer l'obstacle du premier tour. Pour ce faire quoi de mieux que le Front National, qui à chaque nouvelle élection remplit à souhait son rôle de monstre utile ?

Évidemment, beaucoup voient dans le FN une menace sérieuse, et qu'au vu de ce risque potentiel, ils justifient la trajectoire sinueuse de Cohn-Bendit. Et il est vrai que concernant le FN, Dany est toujours très démonstratif voire même théâtral. Cependant, ne perdons pas de vue que dans le domaine de la lutte contre les extrêmes notre homme est plutôt du genre indigné sélectif. Il y a les extrêmes dont il parle beaucoup, et ceux dont il omet de parler, par exemple les nazis ukrainiens. Ce roublard trouve toujours de bonnes excuses (FN, Union européenne) pour flatter ou s'associer à la droite. Nous avons évoqué François Bayrou, Michel Barnier et Alain Juppé mais il y eu également Jean Claude Juncker ou encore Angela Merkel, chancelière du pays aux 17 % de pauvres.

C’est que la pratique du grand écart est une autre facette de notre écolo-tartuffe. Après s'être associé au militant altermondialiste José Bové à la fin des années 2000, “le faucheur de champs d’OGM”, le “champion anti-McDo” qui prônait à cette époque la désobéissance civile, nous retrouvons Daniel Cohn-Bendit quelques années plus tard en train de soutenir son nouveau jeune poulain Emmanuel Macron drivé par Jacques Attali, qui fut lui même employé par Nicolas Sarkozy comme Rapporteur de sa Commission sur la croissance économique. Son rapport allait servir de corpus idéologique au quinquennat de Nicolas Sarkozy. Est-ce bien utile ici de rappeler son orientation économique et sociale ? Macron a ainsi été propulsé à moins de 30 ans rapporteur adjoint de cette fameuse Commission Attali, sans que cela n’ait posé depuis le moindre problème éthique à notre Caméléon en chef. Ajoutons à cette aberration le commentaire récent du journal l'Humanité, qui nous signalait que le jeune Macron ne se souciait nullement de l'enjeu climatique, alors que si nous en croyons ses dires, ce serait pourtant le leitmotiv de Daniel Cohn-Bendit, décidément passé maître dans l'art de l'enfumage.
 

Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es

En peu de temps, Emmanuel Macron aura créé autour de lui un réseau de think-tanks qui ont pour point commun d’être soutenus par des groupes industriels cotés en bourse et favorables à la déréglementation économique. Certains de ces cercles d'influence favorables à Emmanuel Macron offrent à Daniel Cohn-Bendit depuis plusieurs années des tribunes régulières. C'est le cas notamment de Terra Nova (financé par Vivendi, Areva et d’autres) et de la Fondation Jean-Jaurès (financée par des fonds publics). Toujours “du côté du manche-Macron”, Daniel Cohn-Bendit et la totalité des membres de ces think-tanks partagent en commun un mépris viscéral des classes populaires. Ainsi, quelques mois avant son investiture, alors qu’il était ministre du gouvernement Valls II, notre nouveau président s’est fait connaître du grand public avec ses propos sur les employés des abattoirs Gad : "Il y a dans cette société (Gad), une majorité de femmes, il y en a qui sont pour beaucoup illettrées". Dans un autre style, Daniel Cohn-Bendit lui, profère "Il faut arrêter de dire que le peuple a toujours raison". Ce jour là Daniel Cohn-Bendit fut fortement contrarié par le résultat du Brexit. Il fustigea la décision des Anglais avec ce type d'arguments : "Quand un peuple vote pour l'extrême droite, quand un peuple vote pour le nazisme, il n'a pas raison, même si c'est le peuple !". Ou encore : "Si le peuple veut la peine de mort, je suis contre le peuple". Or primo, nous avons vu que l'extrême droite et partiellement le nazisme étaient désormais au pouvoir en Ukraine après un putsch cautionné par les élites européennes et états-uniennes. Secundo, après des présidents tels que Bill Clinton ou Barack Obama, qui sont des références pour les élites françaises, la peine de mort n'a pas été abolie aux États-Unis, pays où plus de 4% des condamnés à mort seraient innocents. Enfin tertio, “démocratie” ne veut pas dire que le peuple ou la majorité ont raison. La démocratie est simplement un système politique dans lequel la souveraineté émane du peuple. Les autres systèmes sont le pouvoir d'une minorité (oligarchie) et le pouvoir d'un seul (despotisme).

Le sacre de l'enfant-roi

Pour fêter les résultats du premier tour de l'élection présidentielle, Daniel Cohn-Bendit fut l'invité d'Emmanuel Macron dans une brasserie parisienne. En acceptant de participer avec quelques personnalités du Tout-Paris à une soirée “bling-bling" organisée de surcroît par le nouveau “président des riches”, Daniel Cohn-Bendit venait de franchir un nouveau palier. Lui qui habituellement a l’art et la manière de faire passer ses injonctions pour des lois universelles, ne peut plus dire que son choix politique est circonstanciel à l'histoire. L'excuse du “je vote pour lui à cause de Le Pen” ne tient plus. Bref, ce soir là Daniel Cohn-Bendit a implicitement admis qu'il était macronien avec tout ce que cela implique.

Ainsi, au côté d’Emmanuel Macron et Daniel Cohn-Bendit, nous constatons sans trop de surprise la présence éminemment symbolique de Stéphane Bern, l'animateur pro-monarchies qui profite de la télévision publique pour nous vendre une fable qui glorifie les nobles. Ce dernier est même devenu après l'élection de Macron « Monsieur Patrimoine ». Indéniablement séduit par les symboles de puissance royale, en 2017 Emmanuel Macron a fêté ses 40 ans à Chambord. Après tout, le nouveau président Macron s'inscrit dans une certaine logique puisqu'il avait commencé sa campagne électorale chez Philippe de Villiers, la tête de gondole de l’anti-républicanisme. Et quelques mois auparavant n’avait-il pas déclaré : "il manque un roi à la France"  ? Après ces déclarations, comprenons que “La République en Marche”, le parti d’Emmanuel Macron, aurait du s'appeler “La Contre-Révolution en Marche”, tant les convergences entre le pôle vieille France ravivé par Emmanuel Macron, et notre illustre représentant de l'idéologie libérale-libertaire sont nombreuses.

Conclusion

Dès l'après mai 68, Michel Clouscard attire notre attention sur le véritable rôle des nouveaux faiseurs d'opinion. Selon lui, ils sont les idéologues d'une doctrine anti-révolutionnaire qu'il qualifie de libérale-libertaire. Par son style libertaire et ses idées franchement libérales Daniel Cohn-Bendit est assurément la figure emblématique de la contre-révolution bourgeoise. Si l'indélicatesse est son principal attribut, un examen de ses états de service nous indique qu'il est inutile de rechercher chez lui une quelconque traîtrise. Daniel Cohn-Bendit est tout simplement devenu ce qu'il a toujours été : un bourgeois astucieux et élitiste soucieux de conserver ses privilèges. Quelle que soit la couleur de son maquillage, le mépris des classes populaires est une constante dans son parcours politique. Par conséquent, il n'a jamais supporté les structures politiques (syndicats et partis) qui à travers l'histoire des luttes sociales ont participé à l'émancipation de la classe ouvrière. Sa version des droits de l'homme n'est qu'un vulgaire détournement qui a pour objectif la justification des guerres que mène l'Occident pour des intérêts à la fois économiques et géostratégiques. Enfin, il est européiste car l'Europe au demeurant atlantiste, est totalement assujettie aux puissances de l'argent. Ainsi, toujours du bon côté du rapport de force, il est l'homme que les médias consultent pour tout et n'importe quoi. Une position qui lui a sans nul doute permis de contribuer à l'élection d’Emmanuel Macron en 2017, un nouveau Président qui illustre parfaitement le “mix” entre le libéralisme - libertaire et la nostalgie de l'ancien régime.


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92 réactions à cet article    


  • Jonas 10 mars 11:36

    La gauche socialiste libertaire de mai 68, avec son slogan, « il est interdit d’interdire », est révolue.
    Elle a longtemps milité pour la légalisation de la pédophilie utilisée comme arme de destruction de la cellule familiale traditionnelle catholique et de l’ordre établi, comme on pouvait le lire dans les articles du journal le « Monde » ou « Libération » (qui déclarait le 7 mai 1977 que « La tyrannie bourgeoise fait de l’amoureux des enfants un monstre de légende qui croque les chaumières. Nous casserons ensemble monstres et chaumières. »).
    « l’amour des enfants est aussi l’amour de leur corps. Le désir et les jeux sexuels librement consentis ont leur place dans les rapports entre enfants et adultes. Voilà ce que pensait et vivait Gérard R. avec des fillettes de 6 à 12 ans dont l’épanouissement attestait aux yeux de tous, y compris de leurs parents, le bonheur qu’elles trouvaient avec lui ».
    Pétition publiée dans le journal « Libération » en mars 1979 et signée par Georges Moustaki entre autres, pour demander la libération du pédophile Gérard R.
    Kouchner, Sartre, Aragon, André Glucksmann, Jack Lang, Françoise Dolto, Jacques Dérrida, Frédéric Mitterand militaient pour la légalisation de la pédophilie, et Daniel Cohn-Bendit, militant emblématique de mai 68, se vantait de déclarer dans l’émission « Apostrophes » de Bernard pivot, devant un public hilare, que « quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller, c’est fantastique ! C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque » !

    http://www.medias-presse.info/40-ans-pour-liberation-le-journal-qui-faisait-la-promotion-de-la-pedophilie/1772/
    http://www.altermedia.info/france-belgique/nouvelles-de-france/la-delicate-question-des-reseaux-pedocriminels-26_114086.html
    http://www.thomas-aquin.net/Pages/Forum/Ministres_pedophilie.pdf
    http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2011/07/le-passe-pedophile-de-la-gauche.html

    Aujourd’hui, ces militants qui continuent leur combat d’arrière-garde sont en fait has been et vont droit dans le mur.

    Le vrai défi politique oppose ceux qui croient à la mondialisation, à l’ouverture totale de la circulation des biens et des personnes (mondialisation, globalisation), à ceux qui veulent préserver et protéger l’identité culturelle, cultuelle et identitaire des peuples des nations.


    • Cateaufoncel 10 mars 14:33

      @Jonas

      « Elle a longtemps milité pour la légalisation de la pédophilie… »

      En 1977 également, Mario Mieli (1952-1983), icône marxiste de la jaquette italienne, écrit : « Nous les fiottes (checche en v.o.) révolutionnaires, nous savons voir dans l’enfant bien moins l’Oedipe, ou le futur Oedipe,  que l’être humain potentiellement libre. Nous, oui, nous pouvons aimer les enfants. Nous pouvons les désirer érotiquement en répondant à leur désir d’Eros, nous pouvons cueillir à visage et à bras ouverts la sensualité ennivrante qu’ils prodiguent, nous pouvons faire l’amour avec ceux.

      Profondément dépressif (tu m’étonnes !), ce rejeton d’une famille industrielle juive (Wikipedia) qui le fera interner un temps en asile psychiatrique, était également coprophage, et il se pose en précurseur de la théorie du genre, en inventent le concept de “transexualisme universel”. Sans être un travesti, il porte fréquemment des habits féminins. Il se suicide moins de deux mois avant son trente-et-unième anniversaire.

      « Aujourd’hui, ces militants qui continuent leur combat d’arrière-garde sont en fait has been et vont droit dans le mur. »

      Je ne partage pas votre optimisme. Les militants pédophiles subissent encore l’onde de choc de l’affaire Dutroux. La pédophilie – qu’il serait plus correct d’appeler « pédomanie » - se porte on ne peut mieux par l’intermédiaire du web. Et j’ai l’impression à observer certaines orientations de l’Education nationale, que certains y préparent le terrain pour de futurs et progressifs abaissements de l’âge du consentement sexuel.


    • V_Parlier V_Parlier 11 mars 18:20

      @Jonas
      Ils ne sont pas si has been que ça, hélas : Les anciens trotsko-libertins se sont mués en libéraux mondialistes, et leur mentalité de fond (débauche et perversion sans limites comme philosophie) n’a absolument pas changé. Il suffit de voir le show-business américain dépravé positionné sur la même ligne (*), ainsi que la gauche moderne et néo-libérale française (aka le PS).

      (*) Ex. ces chanteuses milliardaires allumées comme K.Perry, L.Gaga, Madonna, Keysha, N.Minaj (et j’en oublie) qui s’affirment parfois « de gauche » juste parce-qu’elles sont contre toute morale et toute tradition, et font même de la provocation explicites avec leurs sectes de déjantées. D’ailleurs la « gauche américine » c’est une expression assez amusante. Mais c’est aussi pourri que le trotskisme, pas besoin de chipoter. C’est peut-être même plus dangereux parce-que ça avance masqué...


    • V_Parlier V_Parlier 11 mars 18:21

      @V_Parlier
      (Une partie de l’électorat mélenchonien n’est pas épargnée, siphonnage du PS oblige)


    • mmbbb 10 mars 11:41

      Con Bendit le copain de Giscard un liberal a la francaise qui coute quelque deux millions aux contribuables C ’est cela le liberalisme Quant a Con Bendit, il n a jamais eu des responsabilites un peu facile d etre dans la critique Il est pour la dissolution de la nation, une negation de la culture francaise et l diot utile des patrons immigration sans sans controle C ’est deja le bordel dans ce pays et ce sera encore plus vrai demain Quant a l ecole , la selection n a jamais ete aussi rude et le monde petit bourgeois s en tire mieux, la societe francaise n a jamais ete autant fracturée et il est vrai que le liberal libertaire Con bendit refuse de voir la part d ombre de son ideologie sur consommation , famille disloquée , souffrance de beaucoup d enfant mais comme il est un bon bourgeois cette salope ne veut ne pas voir les mefaits .Quoi qu il en soit je suis autant charcutier traiteur qu il est ecolo


      • V_Parlier V_Parlier 11 mars 18:24

        @mmbbb
        Un trotskyste ne peut être que pour la destruction de sa nation. Même s’il change de couleur politique officielle plus tard, ça reste profondément ancré dans son esprit.


      • Clocel Clocel 10 mars 11:48

        Cohn-Bendit ? Cohn-Bendit ?

        - Est-ce ce sbire qui aimait à se laisser « considérer » le zeppelin par des juvéniles ???

        A quel age ils prennent leur retraite à la CIA ?


        • pallas 10 mars 12:06
          Observatoire du NéoConservatisme

          Bonjour,

          Ce personnage est l’image de cette « génération 68 », menteur, tricheur, voleur, criminel.

          On peut regarder à froid l’héritage laissé : le chaos, la violence, décadence, guerre civil multi ethnique.

          Une petite bande vieillards maintenant devenu, sénile, et toujours aussi nase, leurs existences n’est rien d’autre que la stupidité.

          La pire Génération de l’histoire de France, Dany le rouge en est leurs visage et penser.

          La Génération Mai 68 est en effet « ultime », elle n’aurait jamais du naitre, la calamité de notre civilisation.

          Salut


          • capobianco 10 mars 13:35

            @pallas
            Vous avez pensé au suicide ? Un tel niveau de connerie c’est rare !

            « La Génération Mai 68 est en effet « ultime », elle n’aurait jamais du naitre »

            Et vous ils se sont mis à deux ? Le résultat devant votre glace, ce que vous appelez la décadence ... Je vois que vous souffrez beaucoup, pauvre petit...


          • pallas 10 mars 14:00

            @capobianco

            Bonjour,

            A mon humble avis, vous manquez sérieusement de correction.
            Je n’est que faire de votre existence à vrai dire.

            La réalité est chose non modifiable, ce qui est le contraire de la vérité toute personnel.

            La France est morte, La Génération 68 au pouvoir, il y a eu boum de la criminalité (sexuel surtout), destruction de l’environnement et le multi culturalisme.

            Je suis très froid et poser, ma pensée est simple « Le Fort Survie et Le Faible Disparait »

            Si La France à fait jour de cette Génération 68, l’ultime faiblesse, alors notre civilisation ce doit de disparaitre, c’est la simple règle « Loi de la Nature ».

            Salut


          • Le Comtois 10 mars 16:43

            @pallas


             Tu as vite fait de juger ce que tu n’as pas connu, 68 n’a pas été qu’une mini révolution de jeunes bourgeois parisiens, mais aussi un formidable mouvement social ouvrier, ça aussi tu le condamnes ? Quand à la suite, à voir des gens comme toi, il est certain que l’on aurait pas du faire d’enfant !

          • pallas 10 mars 17:27

            @Le Comtois

            Bonjour,

            Je pense que vous n’avez pas saisie la situation smiley.

            L’heure est de payer monnaie au diable, il ne fait pas crédit.

            Votre existence m’indiffere sincèrement, elle n’a pas le mérite de réflexion.

            Place à celui de la loi du plus fort, le faible se faisant dévorer.

            La Génération Mai 68 à ouvert la porte des Enfers smiley

            C’est la vie smiley

            Salut


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 mars 19:01

            @Le Comtois
            Vous vous trompez sur Mai 68, c’était sans doute la 1ere révolution colorée, dont l’objectif était de faire partir de Gaulle, le seul opposant en Europe à la construction européenne anglo saxonne .

            « Le mai 68 dont les médias n’ont pas voulu parler »


            « Mai 68, Cohn Bendit et la CIA »

            « Mai 68, révolution orange, de Gaulle sauvé par l’URSS et la CGT »

          • capobianco 10 mars 19:34

            @pallas
            « Je n’est que faire de votre existence à vrai dire »

            Je vous retourne le compliment croyez bien que vos sales propos n’incitent pas à vous connaître dans la vraie vie. 

            « Je suis très froid et poser, ma pensée est simple » Pour être simple elle est simple, vous pourriez même dire qu’appeler çà une pensée montre bien vos limites.

            «  Le Fort Survie et Le Faible Disparait » » Ah bon ? Vous vous situez où ? Attention à ne pas disparaître avant les vieux de 68, comme vous le dites , « « Loi de la Nature ». » . Elle est imprévisible la loi de la nature.... Soyez prudent !


          • pallas 10 mars 19:57

            @capobianco

            Ton existence n’a pas mérite d’expérience.

            Vous ne faites qu’augmenter ma haine.

            Il n’y aura pas de Dieu et d’Anges ou démons et bêtes, c’est chose entre formes humaines et moi smiley

            Ma Haine est parfaite, absolument pure, j’ai faim, mes crocs grands ouverts, salivant de ma langue.

            Dégage de ma vue.

            Salut


          • alain_àààé 11 mars 13:50

            @Fifi Brind_acier j ai encore un commantaire supprimé sur cet pédophile qui se faisait masturber par des enfants de 8 a 10 ans et lui leur sucait leur sexe.j ajouterais qu il avait un contrat sur sa téte.IL est devenu responsable des verts en jouant aux chantage de la déportation que les allemands avaient fait.je terminerais en écrivant que sa commence a bien faire de parler de ce type.je te rejoind c est vrai que lURDD et la CGT ont sauvé DEGAULLE.mais on quand méme permis que les juifs rotchilds dont pompidou a été élu président et nous a depuis envoyé dans le mur par les préts que nous devons faire aux banque.commantaire d un membre de déporté et de gitans membres de ma famille mais dont karfel n as rein fait pour eux ce avocavallion kerfel.


          • capobianco 11 mars 14:53

            @pallas
            « Vous ne faites qu’augmenter ma haine. »

            Bauf, que voulez vous que cela me fasse ? Votre commentaire prétentieux et ridicule est à l’image sans doute de votre egos.

            Je vous conseillerai bien de voir un psy mais vu la gravité ....


          • gotjy gotjy 12 mars 23:52

            @pallas
            Je suis heureux et fier d’avoir participé à cet évènement et je vous plains de n’être rien,vos propos démontrent bien le néant qui vous habite,au moins avec vous on ne risque pas de bouger les choses qui se passent actuellemmentet qui sont irréversibles.


          • Cadoudal Cadoudal 12 mars 23:56

            @gotjy
            Effectivement, tu as même du passer ton bac cette année là...

            D’où tes lacunes sur l’irréversibilité de l’Histoire...

            L’important est que tu ai pu avoir une belle carrière au service du bien...


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 mars 00:35

            @gotjy L’Irreversible c’est quoi ? Un naïf .


          • Cadoudal Cadoudal 13 mars 00:48

            @Aita Pea Pea
            Un éleveur de punks à chien zadistes antifa...

            Il travaillait pour l’éducation nationale, impossible de le caser sur le marché du travail, petit bras, idées courtes et fainéant comme un pou...

            Un atome de mammouth...


          • Albert123 13 mars 16:13

            @Le Comtois


            « 68 n’a pas été qu’une mini révolution de jeunes bourgeois parisiens, mais aussi un formidable mouvement social ouvrier »

            et donc 50 ans après on célèbre le « formidable mouvement ouvrier » ou plutôt « la mini révolution des bourgeois » ?

            combien d’ouvriers pour nous présenter le JT en 2018 ?

            les adeptes du « grand soir » sont bien gentils, mais les faits ne sont pas avec eux. 















          • Toldo 13 mars 17:33

            @Albert123

            Juste pour rajouter .Au cours de 1967 et le début de 1968 on assiste à une montée des conflits sociaux : 4 000 000 à 4 500 000 journées de grève au cours de l’année 1967, un chiffre record depuis le début de la 5ème République. voir le doc ci-dessous 





          • Qu’il adorait péter et allumer un briquet : VIVA LA REVOLUCION !!!!


            • Durand Durand 11 mars 13:46

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.


              Oui, après la révolution qui fait pchit, la révolution qui fait prout !



            • @Durand
              https://www.google.be/search?q=cohn-bendit&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwiHve6Lt-TZAhVBoywKHd_vDXwQ_AUICigB

              Photo connue. La victoire (ou meurtre du père) fut de courte durée. Regression au stade homosexuel anal-libéral vert caca avec Guy Verhofstadt (sous la gouvernance duquel fut légalisé « le mariage homo »)....https://www.google.be/search?q=cohn-bendit&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwiHve6Lt-TZAhVBoywKHd_vDXwQ_AUICigB

            • @Durand


              Je voulais passer la photo où il affronte le flic avec le sourire de la VICTOIRE....Avait pas les couilles,...

            • Durand Durand 11 mars 22:00

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.


              Aucune importance pour la photo, en lisant son nom dans le titre, j’ai déjà vomis...

              C’est le PS socialo-sociétal qui à propulsé cette clique pédophile malfaisante et profanatrice. 

              Ce n’est pas un hasard si l’asile est dirigé par des fous car ceux-ci ont une particularité : ils aiment l’argent et les grands financiers le savent.



            • Attila Attila 10 mars 12:17

              Dans un film, un témoignage relate qu’une rencontre fut organisée entre Daniel Cohn-Bendit et . . . Georges Pompidou !
              A la fin de la rencontre, Georges Pompidou aurait dit à Daniel Cohn-Bendit : « Finalement, nous avons beaucoup de points en commun. »
              Prémonitoire !
              Tout est permis mais rien n’est possible (le téléchargement du film coûte 6€)

              .


              • phan 10 mars 13:40

                @Attila
                Et le général de Gaulle de confier à André Malraux au soir de sa vie : « La Révolution ? Le seul révolutionnaire,c’était moi ! » (En 68, le seul révolutionnaire, c’était de Gaulle)


              • Jean Roque Jean Roque 10 mars 12:21

                Le collabo gauchiste, ce révolutionnaire devenu ministériel, comme dit Clouscard.
                 
                Barroso le maoïste, du sérail officieux de l’UE au bordel officiel de Goldman-Sachs
                 
                Gauchiste, le traître. Le négrier au service de l’oligarchie mondialiste.


                • Cateaufoncel 10 mars 12:50

                  Qu’en dire ? Que grâce à sa médiatisation, il y a 50 ans, il s’est assuré une existence de feignant aisé et de politicien dilettante professionnel, passionné de football.

                  Tout ça parce qu’un CRS n’a pas eu le temps de lui mettre un bourre-pif, avant que le photographe n’appuie sur le déclencheur.

                  A quoi tiennent les choses de la vie...


                  • Ami de Guy Verhofstadt, le traître par excellence,.....


                    • Gatling Gatling 10 mars 14:03

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.


                      Membre de ’ l’Open Vld ’ aussi appelé ’Open bar ! ’  smiley

                    • @Gatling

                      Il est rare que j’ai de l’antipathie pour quelqu’un étant d’un naturel bienveillant. Mais lui, c’est vraiment ma tête de turc. Et dire qu’il passe ses vacances en Toscane. Salissant ma région préférée de ses semelles de flamouche,....beurk,...

                    • @Gatling


                      et en plus son prénom est GUY. UN COMBLE,...

                    • Xenozoid Xenozoid 10 mars 14:33

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                      verhofdadt est vachement hollandais


                    • joelim joelim 10 mars 13:30

                      Très bon article, merci.


                      Après, le mystère reste entier sur sa conscience ou pas de ses contradictions et de sa noirceur, à l’instar d’une trajectoire un peu similaire comme Romain Goupil le va-t’en-guerre néo-con néo-trotskiste.

                      Sont-ce juste des imbéciles ? Des cyniques ? Je dirais plutôt des pervers-narcissiques communs. Mais dont les dégâts sont multipliés par les médias toujours là pour propulser les idées les plus torves et les plus crasseuses.

                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 mars 19:10

                        @joelim
                        Cohn Bendit est vice-président du Mouvement européen-France depuis février 2007 ( Wikipedia).

                        Le Mouvement européen est une association qui existe depuis 1949, dont la vocation est de promouvoir une Europe fédérale.

                        Il est aussi le créateur des Young Leaders européens.


                      • Jeekes Jeekes 10 mars 13:40

                        ’’Que peut-on dire à ce con de benne dite ?’’
                         
                        Personnellement je lui dirais bien d’aller se faire enculer.
                         
                        Mais ça risque de lui faire plaisir...
                         
                         smiley
                         

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