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Accueil du site > Actualités > Politique > Marine Le Pen et l’effet majoritaire

Marine Le Pen et l’effet majoritaire

La question est importante et se formule simplement : si Marine Le Pen était élue Présidente de la République, arriverait-elle à faire élire une Assemblée Nationale avec une majorité de députés RN ? Ma réponse est d’évidence.



Sa campagne est lancée. En déplacement dans le département de la Loire ce jeudi 3 juin 2021, Marine Le Pen a ouvertement commencé sa campagne …pour l’élection présidentielle de 2022. Certes, il y a des élections régionales dans quelques jours et elle voudrait y croire, surtout en PACA (mais pas seulement, en Occitanie aussi, par exemple), mais ces régionales, dans son esprit, ne sont qu’un tremplin pour la présidentielle. D’ailleurs, pour éviter tout accroc, elle s’est bien gardé de concourir cette fois-ci, laissant à d’autres le soin de risquer l’échec.

Soyons clairs : Marine Le Pen n’est pas plus compétente en 2021 qu’en 2017 pour assurer le job de Président de la République. Elle n’a pas plus appris en économie, en finances publiques, en entreprises françaises, en droit européen… mais elle jouit d’un paysage politique dévasté par l’absence totale de leadership de ses concurrents de l’opposition. Elle a beau avoir eu des défections chez elle, par exemple, Florian Philippot, c’est bien la marque Le Pen qui fait vendre, et Bruno Mégret l’a compris à ses dépens, lui qui avait réussi à emporter plus de la moitié des cadres dirigeants du FN en décembre 1998 dans son putsch contre Jean-Marie Le Pen. Le résultat, ce fut …Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle en 2002 !

Cela me fait sourire d’entendre des responsables du parti socialiste dire que le Président Emmanuel Macron joue un jeu dangereux en voulant placer Marine Le Pen en face de lui lors du prochain scrutin présidentiel. Emmanuel Macron n’y est pour rien, pas plus qu’en 2017, que les autres soient plus nuls que lui. Il jouit, lui aussi, de ce paysage dévasté par un PS incapable de redevenir un parti de gouvernementaux. Les deux anciens grands partis risquent de ne se transformer qu’en partis d’élus locaux, et rappelez-vous que c’était aussi l’évolution de deux anciens grands partis, le parti radical et le parti communiste français.

Je comprends donc bien Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, tenter le 30 mai 2021 de rompre ce duel tant annoncé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Selon lui, si ce duel persévérait au second tour de l’élection présidentielle de 2022, ce serait Marine Le Pen qui gagnerait. Parce qu’il y aurait plus de rejet d’Emmanuel Macron que de Marine Le Pen.

J’approuve l’avertissement fait ici que la victoire de Marine Le Pen est possible. Il faut arrêter d’imaginer qu’une victoire soit impossible, et l’on a suffisamment démontré que ce que valaient les plafonds de verre tant professés : les Britanniques ne pouvaient pas voter pour le Brexit, les Américains ne pouvaient pas élire Donald Trump. Les Français ne pourraient-ils vraiment pas élire Marine Le Pen ? Je suis persuadé qu’il n’y a plus de rejet moral comme il pouvait y en avoir en 2002, mais rien n’empêche encore le rejet politique, comme ce fut le cas pour François Mitterrand en 1974 même si, finalement, il est parvenu à ses fins élyséennes sept années plus tard.

Je n’approuve pas cependant l’affirmation, qui ne peut être que péremptoire, de la certitude de la victoire de Marine Le Pen dans un tel duel. J’en conçois bien la raison politicienne mais en l’exprimant, cela aussi concourt à lui donner une stature présidentielle qu’elle n’a jamais eue et qu’elle n’aura jamais. Ce qui est certain, c’est que rien n’est joué et qu’une campagne électorale sert justement à cela, à faire bouger les lignes.

Certains ne savent que se coller aux sondages, et justement, les sondages sont hésitants, et montrent à l’évidence que tout est possible. Je pense que le rejet de Marine Le Pen reste plus grand que celui d’Emmanuel Macron qui, dans le dernier sondage IFOP, réussit quand même à convaincre 41% des sondés, ce qui est beaucoup plus, au même stade de son mandat, que Nicolas Sarkozy (21%) et François Hollande (16%), pour ces deux derniers chiffres, je les cite de mémoire avec une petite réserve.

L’histoire depuis les chocs pétroliers et la crise économique qui n’a jamais jugulé le chômage de masse depuis quarante-cinq ans, c’est qu’à l’exception notable de 2007, pas une majorité sortante n’a été reconduite dans le pays. Et pas un gouvernant n’a été confirmé par les électeurs. François Mitterrand et Jacques Chirac ne doivent leur réélection qu’au fait qu’ils étaient dans l’opposition au gouvernement, dans la situation particulière de cohabitation. Si Emmanuel Macron était réélu en 2022, ce serait alors un précédent historique. Être sortant devient plus un handicap qu’un atout dans notre monde des réseaux sociaux, des émotions, des réactions à l’emporte-pièce et des râleries.

Comme à chaque élection présidentielle, on peut d’ailleurs être sidéré par certaines motivations pour choisir tel candidat plutôt que tel autre. Ainsi, certains opposants à Marine Le Pen souhaitent malgré tout voter pour elle, pour qu’elle soit élue, qu’elle montre son incompétence, et qu’on solde définitivement l’hypothèse Le Pen. Stratégie de la terre brûlée qui n’a rien de constructif. C’est typiquement la réaction du type qui a le vertige et qui saute dans le vide. Tant qu’à faire, écartons-nous plutôt du précipice ! La France ne peut pas se permettre cinq ans d’incompétence dans un monde qui va si vite. On a vu ce que cela a donné sous François Hollande, tous les pays voisins ont prospéré pendant que nous, Français, sous prétexte idéologique et électoraliste, nous ruminions nos 30 milliards d’euros de hausse des impôts et taxes et notre incapacité à sortir de la stagnation économique.

Je conçois le mal être des crypto-gauchistes qui ont une haine morale contre Marine Le Pen et une haine idéologique contre Emmanuel Macron. Qui peut gagner dans ce dilemme, quelle haine peut submerger l’autre ? Alors, certains y vont avec leur bonne conscience. Enfoncer Emmanuel Macron, cela leur ferait trop plaisir, ce serait enfoncer le grand capital, les méchants patrons, les suppôts de l’impérialisme (américain), etc. Cela les soulagerait, à l’évidence, et puis, ils affirment ensuite qu’élire Marine Le Pen à l’Élysée ne fait rien risquer politiquement puisque tout se décide …au Parlement.

Sur l’idée générale, ils ont raison et la cohabitation a prouvé que c’était effectivement la majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale qui dirigeait la politique de la nation, quel que fût le locataire de l’Élysée. Ce qui confirme que la Cinquième République est avant tout un régime parlementaire. Mais ils ont tort s’ils vont jusqu’au bout de leur pensée, à savoir que le Rassemblement national serait incapable d’obtenir une majorité à l’Assemblée Nationale.

Mon article ici veut plus se porter sur les institutions que sur la politique en elle-même.

Ceux qui pensent que l’élection de Marine Le Pen est impossible se trompent éperdument, mais faut-il vraiment argumenter : c’est surtout qu’ils n’ont rien compris au principe de la démocratie et du peuple, qui veut que rien n’est jamais joué d’avance dans une élection libre et sincère tant que les urnes ne sont pas closes.

Mais ceux qui pensent qu’en cas d’élection de Marine Le Pen, il lui serait impossible d’obtenir une majorité parlementaire RN, alors, à mon sens, ils se trompent encore plus, parce qu’ils n’ont rien compris à nos institutions. Mais vraiment rien.

Retournons en arrière. En 1981, François Mitterrand a été élu Président de la République. Bien que source de démocratie, l’alternance est une preuve de démocratie, comme on parle de preuve d’amour, cette élection était loin d’être pronostiquée à un moment où Michel Rocard était nettement plus apprécié et populaire et où la réélection de Valéry Giscard d’Estaing ne semblait pas engendrer le moindre doute, du moins chez le principal concerné.

La surprise ou l’émotion passées, sont arrivées des élections législatives anticipées. Avant l’élection présidentielle, la majorité sortante ne cessait de clamer l’impossibilité du candidat socialiste à obtenir une majorité socialiste. Pas de surprise sur la tenue de ces législatives, le candidat avait annoncé la couleur bien avant son élection qu’il dissoudrait l’Assemblée Nationale pour demander aux Français une nouvelle majorité. Démarche tout à fait logique qui a manqué tant à Valéry Giscard d’Estaing qu’à Jacques Chirac à leur propre élection en 1974 et en 1995 (si bien que l’idée de rouspéter contre une supposée inversion du calendrier électoral me fait sourire : un nouveau Président a forcément besoin d’une majorité à ses couleurs, même si la majorité sortante reste politiquement compatible avec le nouveau Président).

Les plus légitimistes étaient à l’époque les gaullistes : gros problème lorsqu’ils se sont retrouvés dans l’opposition. C’est peut-être cela qui a fait que le parti gaulliste est devenu un parti comme les autres, juste une écurie pour conquérir le pouvoir. En tout cas, j’avais des amis gaullistes, genre RPR droite musclée, qui, par légitimisme, ont voté aux élections législatives de juin 1981 pour le candidat du parti socialiste. Leur argument : il était normal que le nouveau Président de la République puisse gouverner, donc, il fallait lui apporter une majorité parlementaire conforme.

Cette abnégation dans le légitimisme devait finalement être rare (je ne crois pas qu’il y a eu une étude sur le sujet), mais en 2017, un tel légitimisme s’est plutôt traduit par l’abstention : j’ai perdu à l’élection présidentielle, je les laisse choisir leurs députés, car je ne suis plus dans la boucle. Cela peut être du légitimisme, de la bouderie, de la colère, de la tristesse mélancolique, qu’importe, Emmanuel Macron a eu une majorité absolue de députés LREM dont la plupart étaient complètement inconnus de leurs électeurs et du monde politique en général.

La preuve, c’est que la plupart des arguments des candidats aux législatives qui avaient perdu à l’élection présidentielle, c’était souvent ceux de la revanche, de l’équilibre, de la complémentarité, de l’opposition, mais aucun de ces arguments n’a porté véritablement. En tout cas, Emmanuel Macron a fait la démonstration que tout est possible avec nos institutions et a répondu à un vieil argument de 2007.

À cette époque, François Bayrou, le candidat centriste, était monté en mars 2007 jusqu’à 21% d’intentions de vote dans les sondages (il termina à 18,4%, c’était pas mal mais insuffisant pour aller au second tour). Il mettait surtout en péril la présence de Ségolène Royal au second tour en la talonnant. Ses concurrents l’ont donc noyé de son incapacité à gouverner, donc de l’inutilité à voter pour lui (remarquons que maintenant, on retourne l’argumentation en disant qu’on peut voter pour Marine Le Pen puisqu’elle ne pourrait pas faire de mal, même élue Présidente ; tout cela pour assouvir tranquillement sa rage et sa haine contre Emmanuel Macron).

Ainsi, le principal argument pour dégommer la candidature de François Bayrou, ce fut de dire qu’il serait incapable d’obtenir une majorité centriste à l’Assemblée Nationale. Du reste, François Bayrou avait confirmé cette idée lui-même lorsqu’en 2017, il disait qu’il était impossible qu’il fût désigné Premier Ministre car il ne représenterait qu’une faible partie de la majorité et jamais une forte. Dans ce concert d’hypocrisie bien comprise, seul, un homme avait à l’époque fait une déclaration dissonante, Jean-Luc Mélenchon, qui disait : si François Bayrou était élu Président, bien sûr que oui qu’il aurait une majorité à l’Assemblée. Tous les élus proches de l’UMP retourneraient leur veste pour donner des gages de loyauté au nouveau Président.

Si on regarde dans l’histoire complète de la Cinquième République, à quasiment aucune occasion un Président fraîchement élu ou réélu n’a pas pu obtenir de majorité parlementaire. J’ai écrit "quasiment" car en juin 1988, après la réélection de François Mitterrand, aucune majorité absolue n’a été élue. Mais ici, c’était peut-être voulu car François Mitterrand espérait ne plus avoir d’hégémonie du PS, dans la mesure où il ne le contrôlait plus. Le "quasiment" peut être supprimé si je reformule ainsi : à aucun moment, un Président fraîchement élu ou réélu n’a pas pu obtenir la majorité parlementaire de ses vœux à l’Assemblée Nationale, et dans le cas de 1988, le vœu présidentiel, c’était de ne pas dégager de majorité absolue clairement délimitée.

Dans ce que je viens d’écrire, il y a une partie floue : j’écris parfois "majorité" et parfois "majorité absolue". La majorité absolue est sans doute la configuration la plus aisée, la plus confortable, la plus stable d’un gouvernement. Mais la Cinquième République est bien plus subtile que les précédents : la majorité relative suffit à gouverner. Pourquoi ? Parce que l’important, ce n’est pas d’avoir une majorité absolue de députés prêts à faire confiance au gouvernement, l’important, c’est dans le système à l’envers, qu’il n’y ait pas une majorité absolue de députés prêts à défier le gouvernement, prêts à proposer une autre possibilité de gouvernement. Contrairement au régime des partis, cette notion de motion de censure qui nécessitait de bâtir une majorité absolue autre a rendu très stables les gouvernements depuis 1959. S’il y a une instabilité, elle n’est ni politique ni électorale, mais selon le bon caprice du prince.

Donc, pour gouverner, Marine Le Pen n’a pas besoin d’une majorité absolue RN, elle a juste besoin d’une majorité relative RN. C’est-à-dire que ne se forme pas, contre elle, d’autre majorité. Je ne dis pas que c’est impossible, mais que c’est oublier la logique électorale de nos institutions : l’élection de Marine Le Pen, malgré ce qu’elle représente, ferait lever un vent d’espoir que beaucoup ressentiront avec un peu de retard à l’allumage. Et ils rejoindraient imprudemment les nouveaux vainqueurs.

Au-delà des inévitables transfuges, et on voit que Les Républicains se posent la question publiquement sur son éventuelle lepenocompatibilité, il y aurait inévitablement des centaines de nouveaux députés RN élus. Comme ce fut le cas en juin 2017 avec le parti LREM, un parti qui existait seulement depuis quatorze mois.

Alors, méfiez-vous des stratégies à la mords-moi-le-nœud, Si Marine Le Pen était élue Présidente, rien ne s’opposerait à l’élection d’une majorité RN à l’Assemblée Nationale, et rien ne s’opposerait à ce qu’elle puisse, juridiquement, gouverner sans partage pendant cinq ans. C’est pourquoi avant d’être naïf et bisounours, il faut bien réfléchir à cette logique majoritaire de la Cinquième République : elle est implacable, et fonctionne dans tous les types d’alternance…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (03 juin 2021)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La proportionnelle en 2021 ?
Vive la Cinquième République !
Marine Le Pen et l’effet majoritaire.
Les Républicains et la tentation populiste.
Marine Le Pen piégée par des militaires apprentis sorciers.
La Vaine Le Pen.
Jean-Marie Le Pen.
Rassemblement oxymore.
La création de Debout la Patrie.
Le débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen du 3 mai 2017.
Les nationautes de la Marine.
Marion Maréchal.
Patrick Buisson.
Florian Philippot.
Des sénateurs FN.
Nicolas Dupont-Aignan.
Ensemble pour sauver la République.
Choisis ton camp, camarade !
Fais-moi peur !
Peuple et populismes.
Les valeurs de la République.
Être patriote.

_yartiLePenMarine2019A03
 


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34 réactions à cet article    


  • Lonzine 4 juin 12:03

    Vous savez très bien qu’elle ne sera jamais élue...

    Il vaut mieux s’occuper du bordel actuel, qui est ministre de l’intérieur ? qui est garde des sots ?


    • Fergus Fergus 4 juin 19:39

      Bonjour, Lonzine

      Je partage votre avis.

      Qui plus est, lorsque l’auteur écrit « Si on regarde dans l’histoire complète de la Cinquième République, à quasiment aucune occasion un Président fraîchement élu ou réélu n’a pas pu obtenir de majorité parlementaire », il se trompe lourdement.

      Non sur les constats qu’il fait, mais sur le fait que le même schéma puisse s’appliquer à Le Pen. Et pour cause : les majorités en question ont été issues d’un large corpus politique dont les composantes étaient plus ou moins compatibles. Or, rien de tel avec le RN qui ne pourrait s’appuyer que sur l’aile ultradroitière de l’électorat de LR.

      Qui plus est, le système législatif tel qu’il existe ne favorise pas le parti de Le Pen mais au contraire l’émergence dans de très nombreuses circonscriptions de « fronts républicains » locaux.

      Ajoutez à cela que le RN n’est très bien implanté que dans une petite minorité de circonscriptions, ce qui aurait pu être suffisant dans le cas d’une proportionnelle, mais ne peut pas l’être dans le cadre du scrutin uninominal majoritaire en vigueur.


    • ASTERIX 4 juin 20:22

      @Lonzine
      LE PETIT MARQUIS fou et poudré de l ’élysée a encore « frappé » maintenant il change d’avis 2 fois par jour COVID on pourra venir en France avec l ’attestation VACCIN l ’apm c’est non on ne pourra pas

      RETRAITE HIER C ETAIT NON AUJOURDHUI C EST OUI on verra cet été

      LE PLUS GRAND CLOWN DE L HISTOIRE DE FRANCE AVEC SES MINISTRES BIDONS COMME DAR MANIN SANQUER MORETTTTTTTTTTTTTTTTI
      2 SEULS TIENNENT LA ROUTE
      LA DEPUTEE LA PLUS CON A LA SANTE GENETER INCOMPETENTE NOTOIRE PLEIN DE GUEULE  !!!!!!!prix de la nullité de la « ’semaine »

      et bande d’incapables ET LE BEBE DE 28 MOIS QUI EST MORT VOUS Y PENSEZ §§§§§ VOYOUS ASSASSINS §§§§§ STEPHANE RICHARD qui a atteint le seuil de PETER niveau maximum d ’incompétence VIREZ LE ET APRES DEMISSIONNE Z POURRIS  !!!!!!!!!!!!!!! NON LA SOUPE EST TROP BONNE §§§


    • Ouam (Paria statutaire non vaccinné) Ouam 6 juin 00:55

      @S Rokotistan...
      C’est sur que si bcp lisent vos articles regulierement...
      Un jour elle va finir par l’etre ...
      La question que je me pose toiut haut..
       
      Vous lui ferez d’aissi beaux articles de propagande que pour la macronie ?
      Parce que elle vous dis bcp vous avez pour son recrutement électoral...


    • Attila Attila 4 juin 12:07

      « Enfoncer Emmanuel Macron, cela leur ferait trop plaisir »

      Tout est dit.

      .


      • ETTORE ETTORE 4 juin 12:13

        Dites, RakotoLeBienInformé

        Savez vous, si la COVID, feras partie des stratégies mises en place, pour la pièce de théâtre qui vas se jouer, incessamment sous peu, et quelles sont les rhétoriques prévues, entre qui et qui ?

        Mais si vous savez ! : Allez ! : Un bon geste que diable !

        Depuis le temps que vous nous laissez subodorer que vos nartics sont écrits sur le guéridon du schnouffé Elyséen, devez bien avoir un brouillon de phrase, en boule dans une poubelle ?

        Allez un bon geste !

        Et puis, même si il devait arriver, ce bon geste, mais un peu plus tard ( histoire de stratégie à deux balles), vous êtes certain que cela changeras quelques chose aux nombres d’entrées ?

        Parce que vu l’affiche promotionnelle, on sait pertinemment bien, que les talents d’acteur de votre metteur en Ob-scène, laissent à désirer....

        Allez, jouez là un peu moderne, streamez nous la 5ème saison !


        • Gégène Gégène 4 juin 13:33

          Un truc me fera probablement voter pour MLP :

          tous ces crétins qui ont affirmé bien fort que si elle était élue, ils se casseraient 

          de mon pays  smiley


          • Coriosolite 4 juin 14:11

            Bonjour,

            On sait depuis les septennats Mitterrand et Chirac que le Président, ou une éventuelle Présidente, ne peut mener sa politique qu’avec une majorité de députés de son camp.

            En cas de majorité de députés d’un camp adverse, c’est le 1er Ministre, issu de ce groupe, qui décide de la politique menée. On a appelé ça « cohabitation ».

            En cas de victoire de MLP il est peu probable qu’elle dispose d’assez de députés RN ou assimilés pour mener sa politique, bien que tout soit bien sûr possible.

            En fait, si il existe une vraie possibilité pour que MLP Présidente puisse mener les réformes qu’elle juge essentielles, c’est grâce à un accord préalable entre toutes les composantes de droite -LR, DLF, RN etc. 

            En premier lieu accord de désistement au second tour des Législatives, puis accord de gouvernement sur les quelques réformes jugées essentielles et urgentes par toutes les composantes de la droite.

            La voie est étroite pour MLP, mais elle existe. Et si les dirigeants de LR persistent à refuser tout compromis avec le RN, ce seront peut-être les électeurs LR qui trancheront contre les caciques de leur parti.


            • Ouam (Paria statutaire non vaccinné) Ouam 6 juin 00:57

              @Coriosolite
              "...En cas de victoire de MLP il est peu probable qu’elle dispose d’assez de députés RN ou assimilés pour mener sa politique, bien que tout soit bien sûr possible.

              ..« 

              Ah ouais...
              Et la gouvernance de la macronie en »etat d’urgence permanente" depuis un an, vous rangez cela dans quoi les decisions unilatérales à 4 dans un bureau ?


            • Albert123 4 juin 14:48

              « Marine Le Pen n’est pas plus compétente en 2021 qu’en 2017 pour assurer le job de Président de la République. »


              non c’est certain, sa fonction en tant que politicarde de la république c’est d’être élue pas d’être opérationnelle, à ce niveau là elle n’est ni meilleure ni pire que les autres


              mais si elle obtient la victoire, la gueule de zombie qu’aurait tout un ensemble de gens pour lesquels je n’arrive plus à ressentir rien d’autre que du mépris, ça, ça n’a pas de prix.





              • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 5 juin 15:57

                @Danièle Dugelay Je voulais vous faire profiter de quelques photographies, des petits trésors que je conserve depuis longtemps : Marine et son père, Marine avec de jeunes néo-nazis aux croix gammées, mais ce n’est pas possible de copier des photos ici. Dommage, vous ne pourrez pas apprécier.
                Au 2ème tour en 2017, j’ai voté blanc, refusant de choisir entre la dictature d’un FN devenu RN sans que cela change quoi que ce soit et l’autre dictature du monde de la finance et des milliardaires internationaux.
                Pour mloi, un seul cri  :
                 
                 NI MACRON, NI LE PEN AU PREMIER TOUR  !


              • foufouille foufouille 5 juin 17:20

                @Danièle Dugelay
                il suffit de mettre un lien pour les photos même si on s’en fout des erreurs de jeunesse.


              • HELIOS HELIOS 7 juin 17:41

                @Danièle Dugelay

                ... et vous savez qui mettre ?
                Un de ceux qui ont foutu la France dans l’etat actuel ? parce que depuis 1985 ce n’est ni LREM OK il contribue maintenant  ou le RN....

                objectivement depuis Giscard, droite, centre gauche, tous ont participé a un gouvernement et y sont allés de leur reformettes plus douloureuses les unes que les autres

                 qui a ringardisé la banque de France ?
                 qui a transformé l’immigration de travail en immigration de peuplement (colle si nous etions le far west)
                 qui a supprimé nos missiles du plateau d’Albion  petits missiles peut etre , mais l’hypothèse d ’en prendre un sur le coin de la gueule est bien suffisante.
                 qui a supprimé toute souveraineté a notre pays en en particulier la supériorité des traites de l’UE sur notre constitution. ça vous parle, ça ?
                Qui a soumis l’armée françaises au militaires américain de l’OTAN
                 qui vend a l’encan les plus beaux fleurons industriels de notre pays. les français l’ont decouvert avec Pechiney ’Aluminium) et apres tout ce dont nous nous sommes separes nous vendons maintenant les barrages alors que nous avons vendu la derniere societe capable de faire des alternateurs pour nos centrales aux américains (Alstom)
                 qui fait le tour de pays les plus corrompus, les moins démocratiques pour s’excuser de les avoir colonisés en contruisant des infrastructures, des hopitaux, des ecoles, des routes, des reseaux etc...
                  qui a été obligé de faire un referendum ( c’est la constitution) et s’est assis sur le résultat

                . et quand on voit l’etat de notre société où la justice est a genoux, la santé moribonde, l’école resignée a la mediocrité, la police démoralisé et ce n’est pas tout... qui demonte toutes les institutions dont la cohérence etait bien étudiée pour en faire des centres administratifs kafkaïens

                Et je n’ai pas le temps de tout ecrire, il y en a des pages et des pages... et vous voulez inclure dans cette catastrophe le RN et Marine Le Pen ?

                Vous rendez vous compte un peu de votre aveuglement... même Arlette Laguiller aurait été meilleure que les Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron réunis

                Marine Le Pen est la seule, quelles que soient ses competences, elle aura tous les specialistes techniques et politiques pour mener une présidence dans l’interet de la France, de notre Nation dans un monde on le renoncement ne pardonne pas.

                Elle au moins, pensera aux français et à la France en priorité, comme tout président d’un grand pays devrait le faire, et au final c’est elle « la chance » pour la France, si vous comprenez où se trouvent les vrais dangers aujourd’hui.


              • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 4 juin 15:55

                « Marine Le Pen n’est pas plus compétente en 2021 qu’en 2017 pour assurer le job de Président de la République. »

                 

                La démocratie n’est pas plus capable en 2021 qu’en 2017 de faire élire un bon Président pour la France.

                Donc, vive le Roy.


                • amiaplacidus amiaplacidus 4 juin 18:23

                  @Daniel PIGNARD

                  Si vous n’existiez pas, il ne faudrait pas vous inventer.


                • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 5 juin 10:22

                  @amiaplacidus
                  Mais pourquoi m’avez-vous lu et répondu alors ?


                • Mellipheme Mellipheme 4 juin 18:25

                  Quel article verbeux et vide smiley

                  C’est un exemple typique du mépris de la démocratie : si les français élisent MLP, c’est qu’ils sont naïfs et bisounours.

                  N’importe quoi ...


                  • cétacose2 4 juin 20:51

                    Vous pouvez lui reprochez ce que vous imaginez mais c’est la seule qui aime la France et qui est prête à ce sacrifier pour cette masse de crétins qui sont indignes de vivre dans une vrai démocratie....


                    • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 5 juin 16:01

                      @cétacose2
                       Vous considérez certainement que vous faites de cette masse de crétins, en tout cas c’est à envisager...


                    • cétacose2 5 juin 20:32

                      @Danièle Dugelay
                       Bonsoir , en tous cas j’évite de le devenir en refusant d’être vaccinifié.....


                    • Michel VIDAL Michel VIDAL 5 juin 00:05

                      Bonsoir,

                      Je ne crois pas à l’élection de MLP.

                      Il va se passer quelque chose à laquelle on ne s’attendait pas...

                      Même si MLP arrive au pouvoir, tout sera mis en œuvre pour lui mettre les bâtons dans les roues ;

                      syndicats, socialistes, gauche plurielle toute entière, centristes, ultragauche, antifas, communistes, écologistes, magistrats, patrons, parlementaires, etc....

                      La grève générale sera historique...

                      MV


                      • Attila Attila 5 juin 00:23

                        @Michel VIDAL
                        Avant les élections de 2017, le NouvelObserviteur avait révélé que les saucialistes avaient fomenté un sabotage du mandat présidentiel de Maine Le Pen si elle avait été élue.

                        .


                      • L'apostilleur L’apostilleur 5 juin 00:29

                        @Michel VIDAL
                        « ... Je ne crois pas à l’élection de MLP.

                        Il va se passer quelque chose à laquelle on ne s’attendait pas...

                        Même si MLP arrive au pouvoir, tout sera mis en œuvre pour lui mettre les bâtons dans les roues ... »


                        En 1981 qui croyait à l’élection de F Mitterand ? Qui croyait qu’il pourrait gouverner avec le PCF ?

                        Quand Bayrou se présentait, personne ne voyait avec qui il pourrait gouverner s’il était élu. Macron à démontrer qu’il aurait bien pu.


                        On lit ici beaucoup de certitudes quand à l’échec de MLP, les prochaines élections ne pourraient-elles pas les miner ?


                        Si ses opposants ne prennent pas au sérieux ses thèses porteuses en apportant des solutions, ils pourraient lui laisser des électeurs même peu convaincus. 


                      • chantecler chantecler 5 juin 07:57

                        @Attila
                        Ah oui mais en 2012 le FN a saboté le quinquennat du candidat élu.
                        Finalement tout s’explique : quand il y a échec c’est forcément la faute à quelqu’un ,à un groupe etc etc ...


                      • Emohtaryp Emohtaryp 5 juin 14:55

                        @Michel VIDAL

                        Il va se passer quelque chose à laquelle on ne s’attendait pas...

                        C’est exactement ce que je pressens  !! 

                        Genre ni macro ni lapine ne pouvant se représenter ?


                      • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 5 juin 16:05

                        @L’apostilleur
                         Si je peux vous donner un conseil  : plutôt que lire ses propositions de campagne, cherchez les votes des élus de son parti. C’est édifiant !


                      • Aimable 5 juin 22:52

                        @Attila
                        Probablement comme ils ont saboté le poste de leur 1ere ministre a une certaine époque , plus salopards tu ne trouve pas .


                      • Attila Attila 5 juin 23:17

                        @Aimable
                        Je voulais dire que si un jour on arrive à faire élire un président et un gouvernement qui défend l’intérêt des français, il faut s’attendre à ce que la caste des très riches n’accepte pas le verdict des urnes et entreprenne des actions de sabotage.

                        .


                      • BA 5 juin 09:15

                        Réforme des retraites : le départ à 64 ans refait surface.


                        L’Elysée songe à une grande conférence sociale au début de l’été pour dévoiler les contours d’une nouvelle réforme des retraites. Le système à points serait abandonné, mais le recul de l’âge légal de départ est à nouveau envisagé.



                        https://www.leparisien.fr/economie/retraites/reforme-des-retraites-le-depart-a-64-ans-refait-surface-04-06-2021-YSFJ6MGATZB4LKNR2F5JCB4G3Q.php



                        • quijote 5 juin 13:38

                          Ex-sympathisant d’extrême-gauche ( j’ai été jeune et con comme tout le monde ), je vais me réinscrire sur les listes électorales pour apporter ma modeste pierre à l’éventuelle élection qui ferait chialer les représentants du Bien sur terre. On est un petit paquet comme ça, me suis-je laissé dire...

                          Imaginez nos amis journalistes de France Inter en une funeste soirée ( pour eux... ) comme celle-là... Il faut vivre ça une fois dans sa vie. Les Rosbifs l’ont vécu, les Amerloques l’ont vécu, il ne tient qu’à nous que ça arrive aussi en France. Plus personne ne marche dans la combine de la culpabilisation, alors pourquoi pas ?


                          • zygzornifle zygzornifle 5 juin 15:05

                            On a eu la droite pisse vinaigre et crapuleuse pompant le pognon comme une mouche verte le caca et cela pendant des décennies, la gooooche socialiste de droite molle et stupide bouffant son caviar a la louche et se rinçant ses chicots au champagne, le Macron plus de droite que la droite avec son Benalla lui soufflant a l’oreille voire ailleurs et incapable de ne pas se contredire 2 fois par jour alors pourquoi ne pas essayer MLP, ça ne pourra jamais être pire ....   


                            • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 5 juin 16:09

                              Avec le soutien d’une majorité de policiers et d’un nombre important de militaires, vous ne croyez pas que le pire pourrait arriver ?


                              • HELIOS HELIOS 7 juin 17:53

                                @Danièle Dugelay

                                Le pire ? mais ce qu’est un Macron UE-idolatre qui demande aux français de changer de trottoir pour bosser ?
                                N’oubliéz pas qu’il a viré le general DeVilliers  (chef d’etat major des armées) — et si on regarde en détail ses nominations l’image n’est pas brillante, il n’a mis en place que des lèche-cul !

                                Le pire serait la re-élection de Macron !

                                Alors, si la police et les militaires veulent aussi participer au choix, pourquoi pas... les media le font bien et leurs armes sont tout aussi puissantes !

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